Cergy

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Cergy
Aperçu de l'"Axe majeur".
Aperçu de l'"Axe majeur".
Blason de Cergy
Blason
Cergy
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise (préfecture)
Arrondissement Pontoise
Canton Chef-lieu des cantons de Cergy-Nord et Cergy-Sud
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise
Maire
Mandat
Jean-Paul Jeandon
2014-2020
Code postal 95000 et 95800
Code commune 95127
Démographie
Gentilé Cergyssois
Population
municipale
58 341 hab. (2011)
Densité 5 209 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 02′ 10″ N 2° 03′ 47″ E / 49.0361111111, 2.06305555556 ()49° 02′ 10″ Nord 2° 03′ 47″ Est / 49.0361111111, 2.06305555556 ()  
Altitude Min. 21 m – Max. 121 m
Superficie 11,20 km2
Localisation

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Cergy
Liens
Site web www.ville-cergy.fr

Cergy est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Cergyssois et ceux de la communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise, les Cergy-Pontains. La préfecture du Val-d'Oise et le Conseil général sont installés sur le territoire de la commune.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Cergy est située sur la rive droite de l'Oise, à la limite sud du Vexin français, à une distance orthodromique de 28 km au nord-ouest de Paris[1]. La ville fait partie de l'agglomération parisienne[2]. C'est plus particulièrement le principal centre de l'agglomération de Cergy-Pontoise, traversée par l'A15 vers Paris, Argenteuil ou Rouen, Vernon puis de la Francilienne vers l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, Versailles, Chantilly, Beauvais, Poissy.

Communes limitrophes de Cergy[3]
Puiseux-Pontoise Osny Pontoise
Courdimanche Cergy[3]
Vauréal Neuville-sur-Oise Éragny

Cergy est limitrophe de sept autres communes, dont le chef-lieu d'arrondissement de Pontoise est la plus importante. Deux communes limitrophes sont situées sur la rive gauche de l'Oise : Éragny et Neuville-sur-Oise. Du fait de son passé comme village rural, Cergy possède encore un vieux village et trois hameaux : Ménandon et Gency en aval, et Ham sur la rive gauche de l'Oise, près de Neuville. Les quartiers nouveaux, abritant la grande majorité des habitants, ne forment pas non plus une zone urbanisée homogène, et la continuité urbaine s'est établie avec plusieurs communes limitrophes, le développement n'ayant pas tenu compte des limites des communes. De ce fait, le quartier des Larris (Pontoise) se situe à 400 m de la préfecture de Cergy, ou la gare de Cergy-le-Haut à 300 m de Courdimanche.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le gisement chelléen de Cergy, situé sous des tufs calcaires, riche en silex remontant à l'époque des mammouths et en coquilles de palourdes asiatiques, a fait l'objet de nombreuses études au début du XIXe siècle[4].

Cergy est situé dans le bassin sédimentaire du Vexin français, dans un méandre appelé boucle de l'Oise. Son sous-sol calcaire, riche en tuf a donné lieu au XXe siècle à l'exploitation de gravières. Il est couvert de sables et d'une couche argileuse. Essentiellement ville de plaine, son altitude varie entre 21 m, pour le point le plus bas, 33 m, pour la mairie, et culmine à 121 m, dans le massif de l'Hautil. Celui-ci présente des gisements de gypse situés à moins de 15 m de profondeur, sujets à dissolution, et induisant des possibilités de mouvement de terrain, qui limite à la fois une urbanisation intensive de la zone et le recours à des solutions d'assainissement individuel des eaux usées, pour les constructions existantes[5].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Oise est l'unique cours d'eau sur la commune de Cergy. La ville tire l'essentiel de ses ressources en eau potable des nappes aquifères de son sous-sol, grâce à des points de captage. Compte tenu de sa faible altitude, et de la présence de zones inondables, le plan de prévention des risques de la Vallée de l'Oise délimité une « zone verte », dans laquelle les constructions sont interdites[5].

Climat[modifier | modifier le code]

Cergy comme toute l'Île-de-France est soumis à un climat océanique dégradé. Il se différencie du climat de Paris intra-muros par un écart de température de quelques degrés, particulièrement notable au lever du jour, et qui a tendance à s'accentuer au fil des années. Cet écart, de °C en moyenne mais qui peut atteindre °C par une nuit claire et un vent faible, s'explique par la densité urbaine qui augmente la température au cœur de l'agglomération. La température moyenne annuelle est de 11 °C, le mois le plus le froid est janvier avec +°C ; les mois les plus chauds sont juillet et août avec +19 °C (moyenne journalière)[6].

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 6 7 11 14 18 21 24 24 21 15 9 7 14,8
Températures minimales moyennes (°C) 1 1 3 6 9 12 14 14 11 8 4 2 7,1
Températures moyennes (°C) 4 4 7 10 14 17 19 19 16 12 7 5 11,2
Source : Climatologie mensuelle - Aéroport de Roissy, France[7]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Située à 30 km de Paris, Cergy bénéficie de grandes voies de communication. Depuis 1970, l'autoroute A15 dessert la ville par le nord et permet de rejoindre la Défense en 30 min en voiture. L'A 15 se termine officiellement avec la sortie n° 9 au quartier du Grand Centre, entre le centre commercial des Trois-Fontaines et le plateau Saint-Martin, à Pontoise. Cependant, la route continue sans aucune rupture de charge en tant que RN 14 jusqu'à Puiseux-Pontoise, marquant pendant un temps la limite nord de la commune de Cergy. À partir de Puiseux-Pontoise, à la sortie n° 13 près du quartier de Cergy-le-Haut, la RN 14 devient la RD 14 et continue vers Magny-en-Vexin et Rouen, en voie rapide à deux fois deux voies sur une grande partie de son parcours francilien. Quant à la RD 14, elle ne commence pas qu'à Puiseux-Pontoise, mais vient de Paris (en tant que RN 14 jusqu'à Saint-Gratien) tout comme l'A 15 avec un itinéraire proche de cette dernière, desservant au plus près les centres des différentes communes.

Tandis que l'ensemble A 15 / RN 14 / RD 14 constitue une radiale orientée dans un sens sud-est - nord-ouest, des transversales interconnectées avec la première assurent la desserte fine de l'agglomération et la relient à de nombreuses autres villes des environs. L'on peut citer notamment, d'est en ouest, la Francilienne (RN 184) vers l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle et Saint-Germain-en-Laye ; la RD 203 vers Neuville-sur-Oise et Conflans-Sainte-Honorine ; le boulevard du Port vers Pontoise et Cergy-Village (ainsi que Port-Cergy) ; la RD 915 vers Marines, Gisors et Dieppe ; le boulevard du Moulin à Vent / boulevard de l'Oise vers Courdimanche et Vauréal ; et la RD 22 vers Boissy-l'Aillerie et Courdimanche. Finalement, la RD 55 suit la boucle de l'Oise et relie Cergy-Village aux centres anciens de Vauréal et Jouy-le-Moutier ; c'est une route dont la pysionomie n'a pas été influencée par la constitution de la ville nouvelle à partir des années 1970, conservant un caractère semi-rural. Fortement urbanisé, l'ensemble du territoire communal est couvert par un réseau de voies très dense, mais du fait de l'organisation de la ville nouvelle en quartiers distincts, la plupart des rues n'ont qu'une mission de desserte locale, et l'essentiel de la circulation repose sur les routes précitées.

Depuis le 21 mars 2009, Cergy s'est doté d'un système de Vélopartage appelé VélO2. Il comprend 360 vélos répartis sur 41 stations, dont 24 à Cergy[8].

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

La gare de Cergy-Saint-Christophe, célèbre pour arborer la plus grande horloge d'Europe.

Cergy se situe en zone 5, à la fin d'une branche du RER A, se terminant en impasse à Cergy-le-Haut et desservant au passage Cergy-Préfecture et Cergy-Saint-Christophe. Les gares de Cergy-Préfecture et de Cergy-le-Haut sont des pôles d'échange avec les transports en commun et disposent d'importantes gares routières, dont celle de Cergy-Préfecture joue également un rôle majeur pour les transports interurbains sur le plan départemental (voir ci-dessous).

Les trains du RER A circulent toutes les 10 min du lundi au vendredi et toutes les 20 min le week-end. Leur origine et destination est une gare de l'agglomération de Marne-la-Vallée (des différences existent selon les heures), mais ils passent tous par La Défense, Châtelet - Les Halles et Paris-Gare de Lyon. Ils sont omnibus, sauf pendant les heures de pointe, le matin en direction de Paris et le soir au retour, quand ils sont complétés par des trains de la Ligne L du Transilien. Ces derniers sont origine et terminus Paris Saint-Lazare et desservent les mêmes gares que le RER A entre Cergy et la gare de Houilles - Carrières-sur-Seine, à raison d'un train toutes les 10 min[9].

Sans passer par Paris, des communications avec des autres lignes de banlieue sont possibles en changeant de train à Conflans-Fin-d'Oise (vers Mantes-la-Jolie et Argenteuil) ; à Maisons-Laffitte ou Sartrouville (pendant les heures de pointe) vers Poissy ; ainsi qu'à La Défense, notamment vers Versailles-Rive-Droite[10]. Certains quartiers de Cergy disposant d'une ligne de bus directe pour la gare de Pontoise peuvent également bénéficier des liaisons ferroviaires offertes par cette dernière, éloignée de moins de 2 km de Cergy. Il existe plusieurs lignes de bus de la STIVO fréquentes entre Cergy-Préfecture et la gare de Pontoise.

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Les transports urbains sont assurés par le réseau de bus STIVO, le réseau de l'agglomération de Cergy-Pontoise, dont dix-sept des dix-neuf lignes régulières desservent Cergy ou ont leur origine et terminus sur la commune. Treize lignes fonctionnent les dimanches et jours fériés. Les bus sont à plancher bas et généralement dotés de la climatisation, et l'ensemble des lignes est certifié « NF service » sur la base de la norme EN 13816 délivré par Afnor. Environ 74 000 voyageurs sont transportés chaque jour ouvrable[11]. Les horaires ne sont pas cadencés et les fréquences de la desserte varient fortement en fonction des heures de la journée et des lignes. Les sections les plus chargées sont desservies toutes les 10 min pendant les heures de pointe, alors que l'intervalle entre deux bus dépasse souvent une heure les dimanches et jours fériés. Le service commence vers 5 h 30 les jours ouvrables et se termine entre 20 h 30 et 22 h 30 en fonction des lignes et des sens de la desserte, aucun service de nuit n'étant assuré. Des correspondances concertées entre les différentes lignes n'existent pas, ce qui vaut également pour les correspondances entre le réseau STIVO et le réseau interurbain (voir ci-dessous).

Transports interurbains[modifier | modifier le code]

Car de la société CEOBUS sur la ligne départementale 95-08 Cergy - Chars, à la gare routière de Cergy-Préfecture RER.

La gare routière de Cergy-Préfecture est le point de départ de nombreuses lignes d'autocars interurbaines, que ce soit de desserte de proximité ou de moyenne distance. La plupart des lignes interurbaines font partie du réseau de bus Busval d'Oise du Conseil général du Val-d'Oise, soit treize lignes au total, exploitées par quatre sociétés différentes (CEO Bus - groupe RATP, Lacroix, TIM Bus - groupe RATP, Veolia Transport Conflans / Veolia Transport Ecquevilly). S'y ajoutent quatre lignes exploitées par les Autocars Tourneux - groupe Veolia, Veolia Transport Conflans et Veolia Transport Montesson les Rabaux. Deux autres lignes sont interrégionales et relient respectivement Gisors (Eure) (ligne 27-01) et Méru (Oise) (ligne 37E) à Cergy. Finalement, deux lignes de nuit Noctilien organisées par la SNCF desservent également Cergy-Préfecture[12]. Certains services ont comme origine ou destination Pontoise, ou passent par la gare de Pontoise et les deux autres gares de Cergy, mais ne peuvent en aucun cas être utilisés pour les déplacements au sein de l'agglomération.

Les lignes express Mobilien jouent un rôle importante dans les déplacements interdépartementaux ou sur moyenne distance, et offrent une alternative intéressante aux transports ferroviaires, car atteignant des localités non accessibles par train sans changement, et étant moins chères (un trajet = 1 ticket t+). Les véhicules sont autorisés à rouler à 100 km/h, ce qui exclut les places debout. L'on peut citer notamment les lignes 95-04, empruntant la voie rapide de la RD 14 entre Cergy-Saint-Christophe et Magny-en-Vexin ; la ligne 95-18 empruntant la Francilienne vers Roissypôle ; la ligne 16 rejoignant la gare de Saint-Quentin-en-Yvelines avec seulement quatre arrêts intermédiaires ; la ligne 27 vers la gare de Saint-Germain-en-Laye par la RN 184 avec seulement deux arrêts intermédiaires ; et la ligne 80 vers la gare de Mantes-la-Jolie. Les cars des lignes interurbaines ne sont pas encore tous accessibles aux personnes handicapées, mais certaines lignes fonctionnent déjà intégralement avec des bus à plancher bas, et sur les autres lignes, de nombreux cars disposent de lifts pour les fauteuils roulants. La quasi-totalité des autocars est climatisée.

Transports fluviaux[modifier | modifier le code]

Cergy possède un port fluvial géré par la Chambre de commerce et d'industrie de Versailles-Val-d'Oise-Yvelines. Baptisé Port-Cergy, il est situé près de Cergy-Village, et a une vocation de port de plaisance[13]. Aucun service régulier de navigation sur l'Oise n'existe à Cergy, des croisières à la journée pouvant ponctuellement être organisées pendant la saison estivale.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Urbanisme de Cergy-Préfecture.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Les quartiers anciens[modifier | modifier le code]

Cergy. Rue de Neuville. Carte postale ancienne.

Le quartier historique de Cergy s'appelle "Cergy Village" ; il comporte une série très typique de petites fermes en pierre de taille, il est bordé par l'Oise.

Cergy-Village était constitué d'une rue principale :

  • au sud, elle se divisait en deux routes, l'une vers Neuville-sur-Oise, l'autre vers Éragny sur Oise (passant à travers le Bois de Cergy). On peut d'ailleurs toujours voir un vieux panneau routier indiquant « Seine-et-Oise » ;
  • au nord, elle suivait l'Oise vers le hameau de Menandon (anc. Menaudon) puis jusqu'au hameau de Gency (ancien Jancy) ;
  • le reste de la commune n'était que champs ou bois (Hazay, Justice…)

Le développement du chemin de fer au XIXe siècle conduit à la création de la ligne de Pontoise à Poissy en 1912, mais fermée à tout trafic dès 1948. Le bâtiment-voyageurs de la gare subsiste toujours place de Verdun. À Cergy, la ligne suivait un tracé encore clairement visible aujourd'hui pour sa plus grande partie puisqu'il a été transformé en voie piétonne et en sentier de randonnée.

La Ville Nouvelle[modifier | modifier le code]

La ville nouvelle de Cergy amène une voie ferrée moderne avec le RER (et occasionnellement le Transilien) passant plus au nord du vieux village (regroupant aujourd'hui sous le nom « Bords d'Oise » l'ancien village, Port-Cergy et seul Ham quartier sur la rive gauche de l'Oise). Les déblais des galeries creusées ont par ailleurs servi à édifier la Butte du Chat-Perché. C'est d'abord la Gare de Cergy - Préfecture (centre ville) qui ouvre, desservie par le RER A ; Cergy-Préfecture et l'Orée du Bois qui se composent de plusieurs quartiers comme : la Croix Petit, les Chênes, les Paradis, la Préfecture, ainsi que les Touleuses, les Plants, les Bocages, la Croix St Sylvère, les Châteaux Saint-Sylvère et les Clairières. Au Centre de la ville se trouve le quartier des Coteaux : le Ponceau, les Linandes, la Justice, les Heuruelles. Ensuite en 1980/85 la gare de Cergy - Saint-Christophe Cergy Saint-Christophe est composé de plusieurs quartiers : la Belle Épine, le Verger, les Genottes, la Sébille, les Terrasses, la Bastide, le Gros Caillou, le Chat Perché, la Lanterne et l'Axe Majeur. En 1994 fut inaugurée la gare de Cergy - Le Haut (nouvelle ville sur les hauts plateaux de Cergy). Cergy Le Haut est composé des quartiers suivants : le Terroir, le Point du Jour, le Bontemps, l'Enclos, le Hazay, les Essarts, le Bois Lapelote et le Centre Gare.

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

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Une fausse légende (probablement urbaine) soutient que l'origine est « Y » (lire « Cergy » à l'envers : « ygrec ») désignant la forme que prend l'Oise sur les terres de la commune. Ce qualificatif lui aurait été attribué par le Roi de France lui-même. Ce trait d'esprit est contredit par les mentions anciennes car sur certaines cartes, on peut lire le nom de Sergy à côté de celui de Pontoise.

En réalité, il s'agit d'un archétype gallo-roman fréquemment attesté, composé du suffixe -acum, précédé d'un nom de personne latin Servius ou Cervius (porté par un indigène gallo-romain)[14]. Homonymie avec Sergy (Sergiacus, 1172); Sergy; Sargé (de Cerviaco XIe siècle, de Cergiaco XIIe siècle); et Sergeac (de Cergiaco 1053).

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Instances administratives et juridictionnelles[modifier | modifier le code]

Mairie de Cergy prefecture

Cergy abrite la préfecture et le Conseil général du Val-d'Oise. La ville fait partie de la juridiction d’instance, de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise. La ville accueille par ailleurs le tribunal administratif du Val-d'Oise ainsi qu'une maison de la justice et du droit (12, place des Institutions)[15],[16].

Cergy est chef-lieu de deux cantons :

Jusqu'aux élections Législatives de 2012, Cergy fait partie exclusivement de la 2e circonscription du Val-d'Oise, circonscription la plus grande de France. Depuis les récentes élections de 2012, le canton de Cergy-Sud (le village, le port, la préfecture) font partie de la 2e circonscription du Val-d'Oise, tandis que le reste, le canton de Cergy-Nord (Saint-Christophe, Le Haut) fait partie de la nouvelle 10e circonscription.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie de Cergy Village
Liste des derniers maires[17]
Période Identité Étiquette Qualité
2013 2014 Jean-Paul Jeandon PS  
1996 janvier 2013 Dominique Lefebvre PS Conseiller maître à la Cour des Comptes et député depuis le 17 juin 2012[18]
1989 1996 Isabelle Massin PS  
1987 1989 Pierre Jannin DVD  
1953 1987 Hubert Renaud DVD  

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Politiquement, Cergy est une commune de gauche[Quoi ?], les votes se portant majoritairement aux différents scrutins locaux ou nationaux sur le parti socialiste.

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du , les Cergyssois ont majoritairement approuvé la Constitution Européenne, avec 52,57 % de Oui contre 47,43 % de Non avec un taux d’abstention de 33,06 % (France entière : Non à 54,67 % ; Oui à 45,33 %). Ces chiffres sont contraires à la tendance départementale du Val-d'Oise (Non à 53,47 % ; Oui à 46,53 %) mais légèrement inférieurs aux résultats franciliens (Oui 53,99 % ; Non 46,01 %)[19].

À l’élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu très majoritairement arriver en tête Ségolène Royal avec 38,83 % (national : 25,87 %), suivi de Nicolas Sarkozy avec 24,87 % (national : 31,18 %), puis François Bayrou avec 19,95 % et Jean-Marie Le Pen avec 5,72 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 4 %. Le second tour a vu arriver largement en tête Ségolène Royal avec 60,44 %, Nicolas Sarkozy totalisant 39,56 % des suffrages Cergyssois, chiffres inverses aux résultats nationaux avec un taux d'abstention de 14,57 %, légèrement inférieur à la moyenne nationale de 16,03 %[20].

En 2008, lors de l'élection municipale, le maire sortant Dominique Lefebvre est réélu avec 51,7 % des voix face au candidat UCC (groupe Union pour Cergy et les Cergyssois, soutenu par l'UMP) Thierry Sibieude. Il est remplacé par Jean-Paul Jeandon en janvier 2013, après avoir été élu député de la nouvelle circonscription législative (10e du Val d'Oise) en juin 2012.

Dominique Lefebvre (PS) est élu depuis 2012 sur le canton de Cergy-Nord (premier Député de cette nouvelle circonscription). Axel Poniatowski (UMP) est le député depuis 2002 (depuis 2012, canton de Cergy-Sud). Il est historiquement le seul député de cette circonscription à avoir été réélu. En 2002, il fut élu face à Dominique Gillot (PS), députée sortante, et en 2007, face à Dominique Lefebvre, maire de Cergy.

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

Avec un taux de taxe d’habitation de 11,22 % en 2006, la pression fiscale pour les particuliers à Cergy est une des plus modérées du département. Ce taux est resté stable depuis 2001. Le taux départemental du Val-d'Oise était fixé la même année à 5,88 % de la valeur locative. À titre de comparaison, ce taux était (part syndicale incluse) de 15,29 % à Pontoise mais a contrario de seulement 7,92 % à Saint-Ouen-l'Aumône, qui bénéficie d'importants revenus sous forme de taxe professionnelle[21],[22].

Ville internet[modifier | modifier le code]

En 2008, la commune a reçu le label « Ville Internet @@@ »[23].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Jumelages de la communauté d'agglomération ou de certaines de ses communes :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Lorsque Cergy fut choisie pour devenir le centre d'une agglomération nouvelle, ce n'était encore qu'un village. La commune avait moins de 3 000 habitants à la fin des années 1960. Elle commença alors à se développer beaucoup plus rapidement, dépassant 10 000 habitants au milieu des années 1970 et approchant 20 000 au début des années 1980. C'est dans cette décennie que sa croissance fut la plus spectaculaire, puisque la ville dépassait 48 000 habitants en 1990. L'augmentation s'est poursuivie depuis mais à un rythme nettement ralenti, pour atteindre 56 167 selon un recensement complémentaire en 2003.

En 2011, la commune comptait 58 341 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 045 1 084 1 069 987 1 016 1 000 970 956 963
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
922 933 953 926 897 869 889 897 902
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
885 942 933 963 1 060 1 118 1 106 1 138 1 447
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
2 455 2 895 8 896 19 357 48 226 54 781 56 873 58 341 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2004[25])
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

L'ESSEC

Cinquante-quatre établissements scolaires publics dispensent l'enseignement à Cergy : quarante-six écoles maternelles et primaires[26], cinq collèges et trois lycées[27].
Le collège Les Explorateurs devrait obtenir à la rentrée 2008 un statut de collège expérimental[28].

La ville relève de l'académie de Versailles. Les écoles de la commune sont gérées par l'inspection générale de l'inspection départementale de l’Éducation nationale de Cergy-Côteaux-de-l'Oise (La Lanterne 6, avenue du Jour). La circonscription fait partie du bassin d'éducation et de formation de Cergy[29].

L'enseignement supérieur se répartit entre[30]:

  • l'Université de Cergy-Pontoise créée en 1991, son campus accueillait 10 500 étudiants en 2007
  • l'IUFM avec 8 000 étudiants en 2007 qui a intégrée l'UCP le 1er janvier 2007
  • un Institut universitaire de technologie
  • plusieurs grandes écoles :
    • EISTI (École Internationale des Sciences du Traitement de l'Information)
    • ENSEA (École Nationale Supérieure de l'Électronique et de ses Applications)
    • ESSEC (École Supérieure des Sciences Économiques et Commerciales)
    • ESCIA (École supérieure de Gestion et de Finance, membre du Groupe ITIN-ESCIA)
    • ENSAPC (École Nationale Supérieure d'Arts de Paris-Cergy)
    • ITIN (École Supérieure d'Informatique, Réseaux et Systèmes d'information)
    • IPSL (Institut Polytechnique Saint-Louis) : École de Biologie Industrielle (EBI) ; École d'Électricité, de Production et de Méthodes Industrielles (EPMI) ; École Pratique de Service Social (EPSS) ; École Supérieure d'agro-développement international (ISTOM) ; Institut Libre d'Éducation Physique Supérieur (ILEPS))

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Festival des arts de la rue et du cirque crée en 1998 et ayant lieu chaque année durant le deuxième week-end de septembre.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Le stade Salif Keita de Cergy accueille les matches à domicile du Cergy-Pontoise Football Club.

La base de loisirs de Cergy-Pontoise occupe une surface de 250 hectares dont 150 en plans d'eau, au centre de la boucle de l'Oise à Cergy et Neuville-sur-Oise. Elle permet la pratique de nombreux sports et loisirs, planche à voile, baignade, tennis, badminton, parcours de mini-golf… tout comme la simple promenade. Un stade d'eau vive, unique en Europe, et un téléski nautique permettent la pratique du rafting, kayak, wakeboard et autres sports de glisse[31]. Trois parcours de golfs sont situés à Vauréal, Jouy-le-Moutier et Saint-Ouen-l'Aumône.

La ville dispose par ailleurs de deux piscines municipales, avec bassin de 25 mètres, toboggan, pataugeoires, solarium. La piscine de l'axe majeur dispose en outre d'un jacuzzi, d'une piscine ludique et d'un centre de remise en forme avec hammam. Une patinoire accueille grand public et des sections de hockey et de patinage artistique. Dix complexes sportifs, sept stades de foot, un terrain de Baseball ainsi qu'un de pétanque sont ouverts aux 85 clubs sportifs de la ville, tandis que les adeptes de la pratique individuelle peuvent utiliser la piste de skate-board, l'un des 27 plateaux sportifs (hand, foot, basket) ou l'une des cinq pistes d'athlétisme. Les adeptes de rugby utilisent le stade de Pontoise, en bordure immédiate du centre-ville.

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Le centre commercial « Les 3 Fontaines » constitue l'un des plus importants centres commerciaux du département. Le bâtiment a été construit en 1972 par Claude Vasconi et André Georgel. Il fait partie de l'ensemble du quartier de la préfecture de la ville nouvelle, et il fut, avec la préfecture, l'un des deux axes de développement du quartier. Pour la première fois un centre commercial était à la fois relié à des voies de circulation d'un côté (Autoroute A15) et à la ville piétonne de l'autre.
Une station du RER A dessert les abords immédiats du centre commercial.

Le centre a été prolongé et agrandi dans les années 1990 (Cergy 3), augmentant la surface commerciale de deux grandes surfaces (à l'origine le Bazar de l'Hôtel de Ville ou BHV, remplacé depuis par Fnac et Fly) ainsi que 30 autres boutiques.
Le nombre de clients par jour est estimé à 35000.

Les Trois-Fontaines comptent aujourd'hui 147 commerces répartis sur trois niveaux. Parmi eux, un hypermarché Auchan. Sur 28 226 m2, il réalise 40 %[32] du chiffre d'affaires de l'ensemble du centre-ville[33].[réf. à confirmer]

Un important poste de transformation d'EDF-RTE est situé sur la commune (400 kV, 225 kV).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

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Cergy compte trois monuments historiques classés ou inscrits sur son territoire.

Article détaillé : Église Saint-Christophe de Cergy.
  • L'église Saint-Christophe (classée monument historique par arrêté du 10 février 1913, sauf la façade Renaissance nord[34] classée par arrêté du 14 avril 1947[35]), rue de Neuville : Cergy est érigé en paroisse en 1120, et les moines du prieuré de l'abbaye de Saint-Denis construisent alors une première église romane, dont ne restent que la le clocher jusqu'au second étage inclus, le transept, quelques chapiteaux et des vestiges archéologiques. Dès le début du XIIIe siècle, suit le chœur gotique au chevet plat, dont la première des deux travées est élevée sur l'ancien chœur roman. Ce chœur avec ses deux collatéraux représente l'élément principal de l'église actuelle, car la nef proprement dite à disparu. Les deux chapelles latérales nord du chœur, celle de l'orgue et la sacristie, sont ajoutées au XIVe siècle. Après les ravages de la Guerre de Cent ans, l'église nécessite une reconstruction, s'échelonnant sur une période de cinquante ans, sans pour autant trouver son aboutissement. La haute flèche en pierre atteignant 40 m à son sommet, ainsi que le portique Renaissance nord datent de cette époque. Cette façade était destinée à donner accès à la nouvelle nef, jamais construite. Le double portail est surmonté d'un tympan garni d'un bas-relief représentant l'arrivée de Jésus au jardin des Oliviers et l'abandon par ses disciples. Deux colonnes corinthiennes de chaque côté, qui commencent seulement à deux mètres du sol, supportent l'architrave avec sa frise au rinceau de feuillages. Flanquée de vases, la niche à statue tout en haut reste vide. Les deux contreforts cantonnant la façade sont surmontés de pots-à-feu. Dans le vestibule à ciel ouvert que l'on traverse avant d'entrer dans l'église, subsistent des piliers et chapiteaux de la nef. Cette dernière n'est démoli qu'au début du XXe siècle pour faciliter la consolidation du clocher[36],[37].
  • La porte fortifiée et une tour de l'ancien prieuré jouxtant l'église au sud (inscrites monument historique par arrêté du 2 novembre 1926[38]) : Le prieuré dépendait de l'abbaye de Saint-Denis, à laquelle la nouvelle paroisse de Cergy avait été donné en 1120 par Louis le Gros. Le bâtiment principal du prieuré était un modeste manoir rappelant plutôt un logis de ferme. Aujourd'hui, ne subsistent du prieuré que la porte fortifiée et une tour-colombier. Le portail sud de l'église, réservé aux moines et longtemps bouché[36], vient d'être remis en état.
  • Le menhir dit la Pierre-Fouret, menhir de Gency, ou encore le palet de Gargantua (classé monument historique par liste de 1889[39]), au hameau de Gency, rue de Vauréal, dans le jardin de la maison de retraite : Ce menhir suprend par sa largeur de 5,4 m, pour une hauteur de 3,8 m et une épaisseur variant entre 30 et 70 cm selon les endroits[40]. Le mégalithe est visible depuis la rue.

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Niche à statue de saint, à l'angle rue de Vauréal (RD 922) / rue de Courdimanche : Cette niche du XIXe siècle, en brique et pierre de taille avec deux colonnes sculptées et un petit fronton, rappelle le passé rural de la commune. Après le vol de la statue de la statue de Notre-Dame de Lorette, une statue de sainte Barbe y a été placée[41].
  • Ancienne chapelle de Gency, l'angle rue de Vauréal (RD 922) / rue de Courdimanche[41] : Son chevet à trois pans et aux fenêtres plein cintre est toujours bien reconnaissable depuis la route.
  • L'Axe Majeur, dans le quartier Axe Majeur/Horloge : Amenagement paysager et sculptural monumental réalisé par le sculpteur Dani Karavan à partir de 1980. C'est un axe aménagé dans la tradition des grands tracés des XVIIe siècle et XVIIIe siècle, prétexte à un parcours urbain monumental, avec un immense jardin à étagements successifs offrant une vue sur Paris et les tours de La Défense. Le monument des Douze Colonnes, ponctue ce parcours. L'architecte espagnol Ricardo Bofill a réalisé en 1985 l'espace semi-circulaire situé autour du point d'origine de l'axe. Écho de l’axe historique parisien, il est construit dans son prolongement, et pourrait même y être intégré s’il était encore prolongé vers l’Ouest[42].
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  • Château de Gency : Situé sur la RD 922 au hameau de Gency, il domine les bords de l'Oise, et son domaine descend de l'autre côté de la route jusqu'au chemin de halage, avec des vergers et pâturages. Le parc d'une superficie de 5 ha est une véritable miniaturisation des Buttes-Chaumont, réalisé sous le Second Empire par Alphand et Barrillet. La demeure, chargée d'histoire, a été construite en 1860 par la famille Laroque-Montillet, riches propriétaires terriens dans la plaine de Ham, et propriétaires de bois sur la côte de Fraival[43]. Aujourd'hui le château de Gency sert de lieu de réceptions.
  • Maison de Gérard Philipe, rue du Bac de Gency / ruelle du Port de Gency : Le comédien achète cette grande maison du début des années 1920 en 1954 avec sa femme, Anne, et s'occupe lui-même de son aménagement. Après la disparition précoce de Gérard Philipe, la villa reste longtemps à l'abandon, avant d'être rachetée par l'établissement public d'aménagement. C'est aujourd'hui un lieu d'expositions d'art temporaires[44], ouvert seulement quelques semaines par an à l'occasion de ces expositions[45].
  • Lavoir de la Guêpière, chemin de la Voirie : Alimenté par une petite source, ce lavoir se situe sur un terrain municipal directement sur la rive droite de l'Oise.
  • Lavoir de la fontaine Rousselette, sentier de la Rousselette : Situé à mi-hauteur du coteau entre la route et la rive de l'Oise, sur un petit sentier, c'est un lavoir couvert en forme d'atrium, avec un bassin rectangulaire et des murs partiellement ajourés. Il a été construit vers 1870 comme lavoir municipal, et son utilisation a été continué jusque dans les années 1950, principalement pour le rinçage du linge[43].
  • Croix de cimetière, au cimetière municipal, rue du Repos : Croix de style néogothique, décorée d'une riche ornementation flamboyante.
  • Ancien pont ferroviaire, chemin du Ponceau : Ce pont, passage supérieur sur le chemin du Ponceau, rappelle aux habitants que Cergy a connu une desserte ferroviaire avant l'âge du RER, avec la ligne de Pontoise à Poissy de la Compagnie des chemins de fer de grande banlieue (CGB) exploitée entre 1912 et 1948 seulement. Le recours à la meulière comme matériau de construction est caractéristique de la CGB.
  • Ancienne gare CGB, place de Verdun : Cette gare a uniquement été desservie par la voie ferrée d'intérêt local CGB de Pontoise à Poissy par Sagy et Meulan, avec correspondance pour Magny-en-Vexin à Sagy. Toutes les gares de la ligne sont munies de bâtiments-voyageurs de ce même type, avec halle à marchandises accolée[46].
  • Le Village, cœur historique de Cergy, est un lieu apprécié des promeneurs. Du fait de la construction de la ville nouvelle, l'urbanisation a contourné le centre ancien de la commune et les différents hameaux le long de la RD 922. La plupart des maisons ont été restaurées, et à l'instar d'un petit bourg rural, des commerces de proximité existent à Cergy-Village. La mairie-école de 1911, place de la Libération, fonctionne toujours.
  • Monument aux morts, place de la République : Ce monument en calcaire taillé représente Marianne et a été érigé en 1920 en l'honneur des soldats morts pour la France lors de la Première Guerre mondiale. Il diffère des monuments aux morts conventionnels, mais un monument de ce type sous la forme d'un obélisque tassé a été érigé au cimetière de Cergy en la même année[46].
  • Un port de plaisance, Port-Cergy, a été construit sur l'Oise par Bernard Spœrry en 1989. On peut y voir quelques yachts ainsi que des habitations dont les jardins donnent sur des canaux. Il est géré par la Chambre de commerce et d'industrie de Versailles-Val-d'Oise-Yvelines.
  • Au sud, dans la boucle de l'Oise, se trouve la base de loisirs de Cergy-Neuville. Étangs artificiels formés à partir d'anciennes sablières d'EDF, elle est aujourd'hui un lieu de promenade pour les habitants de l'agglomération. On s'y baigne, fait de la voile ou du pédalo, du téléski nautique… Le club de Canoë-Kayak s'y entraîne aussi, tout comme le club d'aviron de l'ESSEC.

Cergy au cinéma[modifier | modifier le code]

Cergy dans la chanson[modifier | modifier le code]

  • 2005 : Cergy, chanson d'Anis, album La chance.
  • 2009 : La Vigie, chanson de Stanislas (chanteur français), album Les Carnets de la Vigie.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • L'écrivaine Annie Ernaux réside à Cergy. Annie Ernaux est agrégée et professeure de lettres modernes, son premier roman Les Armoires vides paraît en 1974. Elle a obtenu le prix Renaudot pour son roman La Place (1984).
  • L'homme de théâtre Gérard Philipe résida également à Cergy Village dans les années 1950.
  • Le rappeur Youssoupha est originaire de la cité des Larris à Cergy-Préfecture.
  • Le basketteur Amara Sy est également originaire de la commune de Cergy et plus particulièrement du quartier du "Ponceau".
  • Le chanteur Anis demeurait à Cergy étant enfant. Il a d'ailleurs écrit une chanson sur sa ville d'origine.
  • Le cinéaste et essayiste Yves Lavandier, auteur de Oui, mais... et La Dramaturgie, habite Cergy depuis plus de vingt ans.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Cergy (Val-d'Oise).svg

Les armes de Cergy se blasonnent ainsi : De gueules à la boucle d'Oise stylisée d'azur bordée d'argent, soutenue de la Préfecture du même, au chef cousu d'azur chargé de deux fleurs de lys d'or, au porche d'argent brochant sur la partition.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Orthodromie entre Cergy et Paris », sur Localisation Interactive, Orthodromie et Navigation (lion 1906) (consulté le 21 septembre 2012).
  2. « Composition communale de l'agglomération : 95851-Agglomération parisienne (département 95) », sur Insee (consulté le 21 septembre 2012).
  3. Communes limitrophes de Cergy sur Géoportail.
  4. Joseph Déchelette, Manuel d'archéologie préhistorique celtique et gallo-romaine, Paris, Librairie Alphonse Picard,‎ 1908, txt (lire en ligne)[réf. incomplète].
  5. a et b [PDF] « Document d'orientation général du SCoT », sur Communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise,‎ 29 mars 2011 (consulté le 21 septembre 2012).
  6. Météo France - Climatologie
  7. L'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle distant de 30 kilomètres au sud-est en plaine constitue la station de référence pour le département du Val-d'Oise.
  8. « VélO2 », sur VélO2 (site officiel) (consulté le 26 septembre 2012).
  9. Horaires consultables à partir du site « Transilien - Fiches horaires », sur Transilien (site officiel) (consulté le 26 septembre 2012).
  10. Voir le plan du réseau Transilien : « Le réseau régional Île-de-France », sur Transilien (site officiel) (consulté le 26 septembre 2012).
  11. « L'entreprise », sur STIVO (site officiel) (consulté le 26 septembre 2012) ; ainsi que le plan du réseau [PDF] « Plan du réseau de bus de l'agglomération de Cergy-Pontoise », sur STIVO (site officiel) (consulté le 26 septembre 2012).
  12. « Liste des lignes au départ de la gare routière de Cergy-Préfecture », sur Vianavigo (site du STIF et de l'OPTILE) (consulté le 26 septembre 2012).
  13. « Services », sur Port-Cergy (consulté le 26 septembre 2012).
  14. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, éditions Larousse 1968. Librairie Guénégaud 1979.
  15. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  16. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  17. Liste des maires de Cergy sur www.francegenweb.org
  18. Site municipal - Le Maire
  19. Scrutin du 29 mai 2005 sur la constitution Européenne - Cergy
  20. Scrutin présidentiel de 2007 - Cergy
  21. Site officiel de la direction générale des Impôts
  22. Taxe.com - Impôts locaux
  23. Palmarès 2008 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 01/10/2009.
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  26. Site municipal - Écoles maternelles et élémentaires
  27. Site municipal - Collèges et lycées
  28. Six établissements pour les collèges Cohn-Bendit Le Café pédagogique - Expresso du 6 février 2008
  29. Inspection académique du Val-d'Oise
  30. Site municipal - Enseignement supérieur
  31. La Base de loisirs de Cergy-Pontoise
  32. 1 milliard de francs de chiffre d'affaires en 1999 (soit 150 millions d'euros environ)
  33. Cergy, le guide, C. Danis, P. Glâtre, J. Meillon, Mission écomusée du Val-d'Oise et B. Warnier, éditions du Valhermeil, 1999.
  34. « Église Saint-Christophe », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  35. « Amorce de façade Renaissance du XVIe siècle », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  36. a et b Jean Aubert, Gondret, Jean Lacassy, M. Lefèvre, Yves Mâchefert-Tassin, M. Mélique et Valérie Jacquemin, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Cergy », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ octobre 1999, p. 126-134 (ISBN 2-84234-056-6) ; p. 126-129.
  37. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Cergy, Paris, Éditions du Valhermeil,‎ 1988, 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 80-84.
  38. « Tour et porche de l'ancien prieuré », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  39. « Menhir de Gency », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  40. Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Cergy, op. cit., p. 126.
  41. a et b Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Cergy, op. cit., p. 130.
  42. Jean Gardin « La friche de l'île de Chatou, ultime frontière de l'axe historique de Paris ? », L'Espace géographique 2/2006 (Tome 35), p. 163-176.
  43. a et b Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Cergy, op. cit., p. 132.
  44. Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Cergy, op. cit., p. 134.
  45. « Maison et parc Gérard Philipe », sur Comité départemental du tourisme du Val-d'Oise (consulté le 4 novembre 2012).
  46. a et b Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Cergy, op. cit., p. 133.