Castelnaudary
| Castelnaudary | ||
Le bassin du canal du Midi à Castelnaudary |
||
Blason |
||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Languedoc-Roussillon | |
| Département | Aude | |
| Arrondissement | Carcassonne | |
| Canton | chef-lieu de 2 cantons Castelnaudary-Nord Castelnaudary-Sud |
|
| Intercommunalité | Communauté de communes de Castelnaudary Lauragais Audois | |
| Maire Mandat |
Patrick Maugard 2008-2014 |
|
| Code postal | 11400 | |
| Code commune | 11076 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Chauriens, Chauriennes | |
| Population municipale |
11 753 hab. (2010) | |
| Densité | 246 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 165 m (min. : 145 m) (max. : 215 m) | |
| Superficie | 47,72 km2 | |
| Localisation | ||
| modifier |
||
Castelnaudary (de l'occitan Castèlnòu d'Arri) est une commune française, située dans le département de l'Aude et la région Languedoc-Roussillon. Castelnaudary se rattache à l'ancienne province du Lauragais, berceau du catharisme. La ville est connue pour son cassoulet, dont elle se réclame la capitale mondiale, et qui est célébré chaque année en aout depuis 2000[1], lors de la Fête du Cassoulet. Connue aussi pour son Grand Bassin, important port sur le canal du Midi.
Ses habitants sont appelés les Chauriens, Chauriennes.
Sommaire |
Étymologie [modifier]
Dans le nom de cette ville l’on trouve une contraction de mots d’origine occitane et basque. D’un côte castelnau est lié à l’occitan castèlnòu c’est-à-dire ‘château nouveau’, la d qui suit est toujours occitane (c'est une contraction de la préposition de) et finalement ary est le mot basque (h)arri c’est-à-dire pierre. Alors sous castelnaudary l’on cache château nouveau de pierre.
Géographie [modifier]
Localisation [modifier]
Castelnaudary est situé entre Toulouse et Carcassonne en plein cœur du Lauragais dont elle était la capitale avant la création des départements en 1790. La commune est arrosée par le Fresquel, le Tréboul et le canal du Midi. La ville se trouve non loin du seuil de Naurouze, lieu de partage des eaux de la mer Méditerranée et de l'océan Atlantique. Elle se trouve dans la plaine du Lauragais avec au nord les contreforts de la montagne Noire et au sud les collines de la Piège qui précèdent les contreforts des Pyrénées. Castelnaudary est au cœur du sillon Lauragais dans sa partie la plus large (environ 8 km)[2]. À l'ouest, le sillon se prolonge vers Toulouse et se referme au niveau du seuil de Naurouze. À l'est, il se referme progressivement jusqu'à Carcassonne. C'est aussi la plus grosse commune du Lauragais avec 11 753 habitants et elle en est aujourd'hui la capitale après que Laurac détienne ce statut jusqu'au XIVe siècle.
La superficie de la commune est de 47 km2, ce qui est une grande commune comparée aux nombreuses petites communes de l'Aude. Les communes limitrophes sont : Ricaud, Mas-Saintes-Puelles, Villeneuve-la-Comptal, Fendeille, Mireval-Lauragais, Saint-Martin-Lalande, Saint-Papoul, Issel, Peyrens, Souilhe et Souilhanels.
Voies de communication et transport [modifier]
Castelnaudary est situé sur un axe Bordeaux - Narbonne. La commune est accessible par l'autoroute A61 sortie
21 et par la route nationale 113 reliant Toulouse à Narbonne et à Nîmes. La route départementale 624 permet d'accéder au nord-ouest à Albi en passant par Revel puis par Castres. Au nord-ouest, la route départementale 103 rejoint Saissac puis Mazamet par la route départementale 118. Au sud, la route départementale 6 rejoint Mirepoix puis Foix par la route départementale 119 en Ariège. Enfin, la route départementale 623 permet d'accéder à Limoux dans le département de l'Aude. Le réseau routier autour de Castelnaudary est principalement concentré dans le sillon Lauragais avec l'autoroute A61 et la route nationale 113. Ces deux axes sont fortement empruntés pour des trajets domicile-travail. En effet, de nombreux habitants de Castelnaudary et de la région lauragaise travaillent à Toulouse augmentant un flux domicile-travail entre Castelnaudary et Toulouse en pleine croissance[3]. Cet axe est aussi emprunté en période de vacances pour de longs trajets. Mais ce flux transite essentiellement par l'autoroute. Les axes secondaires vers le nord et le sud sont moins empruntés car ils mènent vers des régions rurales en déclin[3].
Par le rail, la gare de Castelnaudary reçoit les trains (TGV, Téoz et TER) de la ligne Toulouse-Narbonne-Perpignan/Montpellier. Il existe aussi des liaisons directes de jour et de nuit Paris-Austerlitz-Castelnaudary, par Téoz ou Lunéa.
Par avion : soit l'aéroport Toulouse-Blagnac soit l'aéroport de Carcassonne Salvaza et l'aérodrome de Montagne Noire pour l'aviation légère
Géologie [modifier]
Castelnaudary se situe dans le sillon de la très fertile plaine du Lauragais. Le sol est constitué de molasse dite "de Castelnaudary".
Climat [modifier]
La ville bénéficie d'un climat à tendance méditerranéenne marquée avec une influence océanique, notamment dans la répartition assez régulière des précipitations. La commune est assez ventée avec un vent d'Autan régulier.
Héraldique [modifier]
Blasonnement des armes traditionnelles de la ville de Castelnaudary :
— Malte-Brun, la France illustrée (1882) |
Histoire [modifier]
Antiquité [modifier]
Simple station sur la voie romaine qui reliait Narbo à Tolosa. Elle se nommait alors Sostomagus et était peuplée par les Volques Tectosages.
Le Moyen Âge [modifier]
Au tout début l'on trouve un château le château neuf d’Arius ou Castellum Novum Arri, dont la première mention officielle remonte à 1103.
Lors de la croisade des Albigeois, Simon IV de Montfort, chef des croisés, y est assiégé (siège de Castelnaudary) par les comtes de Toulouse et de Foix en 1211 dont l'issue fut l'abandon du siège par les comtes de Toulouse et de Foix.
Le 31 octobre 1355, en pleine guerre de Cent Ans, la ville est mise à sac par les hordes du Prince Noir, qui, parties de Bordeaux, ravagent la Gascogne, puis le Lauragais, jusqu'à Narbonne, évitant soigneusement les places les mieux défendues. La ville est pillée, détruite et les habitants massacrés.
En juillet 1464, le roi Louis XI (1423-1483) confirma, par ses lettres patentes, les privilèges de la ville octroyées par ses prédécesseurs, de sorte qu'elle s'accroisse[4].
XVIIe siècle [modifier]
C'est devant Castelnaudary qu'a lieu la rencontre décisive entre les troupes royalistes du maréchal de Schomberg et les troupes de Gaston d'Orléans, frère du roi, et du duc de Montmorency, gouverneur du Languedoc, le 1er septembre 1632. Les deux ducs avaient conspiré avec Marie de Médicis, mère de Louis XIII contre le cardinal de Richelieu. Capturé dès le début de la bataille, Montmorency est condamné à mort et décapité à Toulouse le 30 octobre 1632.
L'armée du maréchal de Schomberg ne consistait qu'en 1000 ou 1200 cavaliers et 1000 hommes de pied, soit à peine la moitié de l'armée de Monsieur, qui avait aussi trois canons. Elle se rangea dans une grande pièce de terre labourée, nommée la Fite, environnée de larges fossés et de chemins creux, entre Castelnaudary d’un côté, et l'armée de Monsieur de l'autre. Il mit sa cavalerie au centre, et son infanterie sur les deux ailes. Les deux armées, séparées par le Fresquel, étant en présence à un quart de lieue de Castelnaudary. Le duc de Montmorency passe le Fresquel sur le pont de brique, à la tête de l'avant-garde, avec 200 cavaliers et le régiment d'infanterie de Languedoc. L'infanterie des deux armées escarmouche d'abord chacune de son poste avec beaucoup de vivacité pendant une demi-heure. La cavalerie royale, sous les ordres du marquis de Brézé, s'avance alors pour attaquer celle de Monsieur par la droite et par la gauche ; mais elle trouve de si grands fossés et une telle résistance, qu'il ne lui est pas possible de passer. Le duc de Montmorency décide alors, de façon tout à fait téméraire, de charger la cavalerie royale de ia gauche, en dépit d'un fossé large de trois à quatre toises, et sans appuis préalables de l'artillerie. A la tête d'un escadron de 100 cavaliers il s'avance jusqu'à vingt-cinq ou trente pas du camp royaliste mais essuie une si rude décharge de mousqueterie que ceux qui ne sont pas tués (une douzaine) ou mis hors de combat prennent la fuite. Le duc pousse son cheval, franchit le fossé, suivi seulement de six autres cavaliers n'ayant pas voulu l'abandonner, renverse tout ce qui íe présente et perce jusqu'au septième rang, à travers une grêle de coups de mousquet. Il est atteint de 17 blessures et son cheval tombe enfin raide mort et l'entraîne avec lui. Trois des autres cavaliers sont tués et trois autres blessés et faits prisonniers. La compagnie des gens-d'armes du duc de Montmorency ne put franchir le fossé et les tirs de l'infanterie royale pour aller à son secours. Le régiment de cavalerie du marquis de Trichasteau, à la droite de l’avant-garde, voulut alors marcher, mais La Ferté-Imbault, maréchal de camp, s'y opposa, n’ayant pas l’ordre de Monsieur. Après la capture du duc de Montmorency, La Ferté-Imbault sollicite les gendarmes de Monsieur d’aller au combat mais l’épouvante est trop grande et il n’y a pas moyen de les y faire résoudre. On ne voit de tous côtés que des compagnies toutes entières à se sauver à course de cheval. La fin du combat de Castelnaudary ne dura guère plus d’une demi heure, et il n'y eut qu’une partie de l’avant-garde de l'armée de Monsieur qui combattit, tout le reste demeura dans l’inaction. La Ferté-Imbault organise alors la retraite du duc d'Orléans.
L'époque du canal du Midi [modifier]
Deux dates importantes : commission du canal du Midi en 15 mai 1681 et construction de l'île de la Cybèle en 1754.
- Castelnaudary et le département de l'Aude
Castelnaudary est érigée en chef-lieu de district en 1790 et en sous-préfecture en 1800. Elle est supprimée en 1926.
- Le Grand Bassin
Sur la demande des habitants de la ville, Pierre-Paul Riquet, concepteur du canal du Midi (alors canal royal du Languedoc), et François Andréossy, géomètre expert, ont fait de Castelnaudary le cœur technologique de cet ouvrage, par la construction du Grand Bassin. C'est la seule étendue d'eau de cette dimension (7 hectares) entre Toulouse et Sète. Le point de vue sur la ville est admirable : d'un côté les écluses Saint-Roch sont une illustration de l'art et de la technique de l'ouvrage ; de l'autre, l'île de la Cybèle conçue, en ce pays de vent, comme brise-lames. Imaginez ce Grand Bassin couvert de gabares chargeant le grain pour Sète et la Méditerranée, ou pour Toulouse, la Garonne et l'Atlantique ! Aujourd'hui sillonné par des bateaux de plaisance, il s'ouvre au tourisme international. Exemple d'une magnifique reconversion depuis son classement en 1997 à l'inventaire du patrimoine de l'humanité, par l'UNESCO.
Administration [modifier]
Tendances politiques [modifier]
Castelnaudary cultive l'alternance politique, les électeurs ayant choisi un maire de gauche pour les élections municipales entre 1945 et 1971. Puis, entre 1971 et 1995, deux maires de droite se sont succédé. Depuis 1995, Patrick Maugard est le maire de Castelnaudary dont le parti politique est le Parti socialiste.
À l’élection présidentielle de 2002, le premier tour a vu arriver en tête Jacques Chirac avec 22,06 %, suivi de Lionel Jospin avec 21,73 %, puis de Jean-Marie Le Pen avec 18,63 % et enfin François Bayrou avec 5,25 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %. Au second tour, les électeurs ont voté à 80,50 % pour Jacques Chirac contre 19,50 % pour Jean-Marie Le Pen avec un taux d’abstention de 18,61 %, résultat assez proche des tendances nationales (respectivement 82,21 % et 17,79 % ; abstention 20,29 %) avec cependant deux points supplémentaires pour Jean-Marie Le Pen[5].
Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du 29 mai 2005, les chauriens ont voté contre la Constitution Européenne, avec 55,67 % de Non contre 44,33 % de Oui avec un taux d’abstention de 29,32 % (France entière : non à 54,67 % ; oui à 45,33 %). Ces chiffres ne suivent pas la tendance départementale de l'Aude (non à 64,62 % ; oui à 35,38 %) démontrant le caractère plus privilégié des habitants, l'électorat ayant choisi le vote positif étant, selon les analystes politiques, le fait d'une population plus privilégiée économiquement et d'un plus haut niveau d'éducation que la moyenne des Français[6].
À l’élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu se démarquer en tête Nicolas Sarkozy avec 31,86 %, suivi par Ségolène Royal avec 28,91 %, François Bayrou avec 14,84 %, Jean-Marie Le Pen avec 12,91 % et enfin Olivier Besancenot avec 3,20 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 2 %. Le second tour a vu arriver en tête 52,74 % pour Nicolas Sarkozy (national : 53,06 %) contre Ségolène Royal avec 47,26 % (résultat national : 46,94 %)[7].
Le chiffre important de la droite à l'élection présidentielle n'a pas empêché Patrick Maugard, le maire socialiste sortant, d'être réélu au premier tour des élections municipales de 2008 avec un score approchant 67 % des suffrages exprimés.
Lors de l'Election présidentielle française de 2012 , au premier tour c'est François Hollande qui est arrivé en tête avec 31,71%, suivi par Nicolas Sarkozy avec 25,75% des votes, suit Marine Le Pen qui obtient 19,62% des suffrages, Jean-Luc Mélenchon obtient 10,66% des suffrages.
Au second tour, c'est François Hollande qui arrive en tête avec 53,34% des votes contre 46,66% pour Nicolas Sarkozy.
Aux élections législatives de 2012, C'est le candidat PS Jean-Paul Dupré qui arrive en tête et qui est élu avec 59,47% des voix sur Castelnaudary et 62,95% sur la circonscription, le candidat UMP Emmanuel Bresson obtient 40,53% sur Castelnaudary et 37,05% sur la circonscription
Les maires [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 11 753 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].
Économie [modifier]
La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Carcassonne-Limoux-Castelnaudary qui gère la pépinière d'entreprises CréAude de Castelnaudary.
La principale activité économique est fondée sur l'agroalimentaire, avec les entreprises agroalimentaires : SODICAS, Arterris[11], Société Spanghero, Société Audary, Société Escourrou, Lingodoc rivière SA, La Belle Chaurienne[12].
Agriculture basée sur la culture du haricot de Castelnaudary et des céréales (maïs, blé…).
Le groupe Terreal y dispose d'une usine de production de tuiles.
Budget et fiscalité [modifier]
Le budget municipal principal 2006 totalisait 14 939 000 euros d'investissement et 8 412 000 euros de fonctionnement[13].
La taxe d'habitation prélevée par la commune était en 2006 de 12,61 %, la taxe foncière sur les propriétés bâties était de 33,66 % et la taxe professionnelle de 17,35 % (taux intercommunal)[14].
Monuments [modifier]
- La collégiale Saint-Michel[15]
- La chapelle Notre-Dame de la Pitié
Bâti à l'extérieur des remparts, cette chapelle du XVIe siècle est unique en France. Son décor du XVIII° raconte la passion du Christ sous la forme de 10 panneaux en bois sculptés absolument magnifiques.
- Le Présidial
- Le moulin de Cugarel (XVIIe siècle)
Castelnaudary est connu pour ses moulins à vent. Encore au début du XIXe siècle, de vingt à trente moulins ornaient les abords du Grand Bassin. Le moulin du Cugarel constitue un des derniers vestiges de cette époque glorieuse et offre une vue imprenable sur la ville et la plaine du Lauragais
Construite en 1783, pour les besoins de l’hôpital, l’officine abrite une remarquable collection de pots de pharmacie en faïence de Moustiers (XVIIIe siècle) et en porcelaine de style Empire du XIXe siècle. L'apothicairerie ne se visite plus aujourd'hui.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Arnaut Vidal de Castelnaudary, poète occitan du XIVe siècle
- François Andréossy (1633 - 1688), ingénieur du canal du Midi
- Philippe de Rigaud de Vaudreuil (1643 - 1725), gouverneur de Montréal et de la Nouvelle-France.
- David-Alexis Tholosé (1736-1802) général de brigade
- Jean François Aimé Dejean (1749-1824), général, puis ministre de l'Administration de la guerre sous Napoléon Ier, de 1802 à 1810.
- Antoine François Andréossy (1761-1828), général d'Empire.
- Étienne Estève (1771-1844), général des armées de la Révolution et de l'Empire.
- Louis-Joseph Elisabeth Cazals (1774-1813), général d'Empire
- Pierre François Marie Auguste Dejean (1780-1845), général d'Empire
- Alexandre Soumet (1788-1845), poète et académicien.
- Louis de Mas Latrie (1815-1897), paléographe et membre de l'Institut
- Pierre Germain (compositeur) (1817-1891), compositeur et auteur de 3 opéras (Simon de Montfort, Jeanne d'Arc, Le bâtard de Cerdagne)
- Marie-Thérèse de Soubiran (1834 - 1889), fonda la congrégation des Sœurs de Marie Auxiliatrice qui essaima à Toulouse, Paris, Lyon, Bourges, et jusqu'en Angleterre.
- Antoine Marfan (1858-1942), l'un des fondateurs de la pédiatrie en France.
- François-Henry Laperrine (1860-1920), officier général de l'armée d'Afrique
- Jacques Madaule (1898-1993), écrivain et intellectuel catholique, homme politique français.
- Georges Canguilhem (1904-1995), philosophe et épistémologue, membre de l'Académie française.
- Alain Estève (né en 1946), joueur international de rugby à XV.
- Daniel Arata (né en 1949), ancien député de l'Aude.
Vie locale [modifier]
Éducation [modifier]
L'éducation est assurée sur la commune de Castelnaudary de la crèche, en passant par l'école maternelle et l'école élémentaire, collège avec le collège privé bilingue Jeanne d'Arc de Castelnaudary [16] , jusqu'aux lycées : le lycée mixte Jean-Durand[17], le lycée Andreossy, et le lycée professionnel agricole.
En juin 2009, le lycée Jeanne d'Arc ferma ses portes après avoir vu ses élèves de terminale passer le bac. La ville abrite également une antenne de l'École nationale de l'aviation civile.
Service public [modifier]
Castelnaudary possède un établissement public de santé (centre hospitalier Jean Pierre Cassabel), un service départemental d'incendie et de secours, un pôle gendarmerie, une poste, un centre de renseignements fiscaux, une trésorerie générale, un office de tourisme, un commissariat de police
Logement [modifier]
Castelnaudary comptait 5 044 logements en 1999. Les constructions neuves sont peu présentes puisqu'en 1999, seulement 5,7 % des résidences principales étaient postérieure à 1990. A contrario, les constructions antérieures à 1949 représentaient 38,1 % du parc.
88,5 % des logements sont des résidences principales, réparties à 66,3 % en maisons individuelles et à 33,7 % en appartements (respectivement 59,1 % et 40,9 % dans la région). La ville possède donc une majorité de logements individuels contrairement au reste de la région qui est plus équilibré[18],[19]. 47,9 % des habitants sont propriétaires de leur logement, contre 47,4 % qui ne sont que locataires (respectivement 56,8 % et 37,6 % dans la région)[20],[21].
Avec 596 logements HLM soit 13,3 % du parc en 1999 (10 % dans la région), la ville ne respecte pas les dispositions de l’article 55 de la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) de décembre 2000 fixant à 20 % le taux minimum de logements sociaux pour les communes les plus importantes. On peut noter en outre que le nombre de logements vacants était assez important en 1999 avec 8,9 % du parc contre seulement 7,7 % dans la région[18].
La plupart des habitations possèdent 4 pièces (61,1 %), ou 3 pièces (21,7 %), puis 2 pièces (12 %). Les petits logements sont très peu nombreux (studios : 5,2 %). La ville possède par conséquent des logements de taille importante signe d'un territoire facile d'accès et permettant de réaliser de grandes constructions de type pavillonnaire. Enfin il faut préciser que ces logements sont bien dotés puisque 85,2 % ont le chauffage central et 55,1 % possèdent un garage, box ou parking (respectivement 76,5 % et 61,7 % pour la région)[18].
Sports [modifier]
La ville Castelnaudary est une ville très sportive où plus de 30 disciplines y sont pratiquées.
Club de rugby à XV le Rugby olympique castelnaudarien évoluant en Championnat de France de 3e division fédérale,
Club de football, le Club Olympique de Castelnaudary évoluant en division d'honneur régionale (DHR) en senior, en 1re division district en U19, en Ligue Honneur pour les U17 et U15.
La ville fut étape du Tour de France 1969
- Installations sportives
- Parc du millénaire qui comprend plusieurs salles, pour les pratiques du basket-ball, du handball, du volley-ball, du badminton, de la gymnastique, des arts martiaux, de la musculation ainsi que des sports de pleins air.
- Complexe Pierre-de-Coubertin qui comprend, un gymnase couvert des piscines avec bassins intérieur et extérieur, des terrains de tennis dont un couvert, un stade d'honneur, des aires EPS, une piste d'athlétisme et un skate-park.
- Complexe de la Giraille qui comprend, un terrain de foot, un terrain de rugby, un terrain beach volley, des terrains de tennis
- Stand de tir de Burnels, et des boulodromes : couvert et extérieur. Pétanque et pétanque lyonnaise[22]
Gastronomie [modifier]
Le cassoulet est une spécialité de Castelnaudary. La ville est la capitale mondiale du cassoulet. Il tiendrait son nom de la cassole en terre cuite émaillée fabriquée à Issel non loin de Castelnaudary. Castelnaudary est, avec Toulouse et Carcassonne, l'une des trois villes se disputant l'origine du cassoulet.
Pâtisserie, l'alléluia de Castelnaudary
Haricot de Castelnaudary
Culture [modifier]
Musée du Lauragais, théâtre des 3 Ponts, école de musique municipale, médiathèque, ateliers culturels (danse, arts plastiques, théâtre).
Berceau de l'école de la Légion étrangère [modifier]
Les 1re et 2e compagnies du groupement d’instruction de la Légion étrangère (GILE), dépendant du 1er régiment étranger quitte la Corse en 1976 et s’installent à Castelnaudary au quartier « Lapasset ». Rejointes en août 1977, par la compagnie d’instruction des cadres, ces unités deviennent le régiment d'instruction de la Légion étrangère (RILE), aux ordres du colonel Forcin, le 1er septembre 1977. Régiment école de la Légion, il a pour missions essentielles de former les engagés volontaires ; de former les spécialistes au niveau du 1er degré en matière de transmission, auto engin toutes armes, administration et restauration collective ; de former et perfectionner les cadres non-officiers, dans la branche « combat de l’infanterie » du 1er et 2e degré. Il est articulé en une compagnie de commandement et de services, trois compagnies d’engagés volontaires, d’une compagnie d’instruction des cadres et d'une compagnie d'instruction des spécialistes. Le 1er juin 1980, le ministre de la Défense nationale crée le 4e régiment étranger, par changement d’appellation du RILE. Implanté au nouveau quartier Capitaine Danjou, depuis le 15 novembre 1986. Il garde les missions de son prédécesseur et fait partie du « socle » du commandement de la Légion étrangère.
Vie associative [modifier]
La vie associative chaurienne représente aujourd'hui plus de 5 000 adhérents répartis dans 147 associations. Engagées dans le domaine du sport, de l'entraide, de la culture ou du patriotisme, elles œuvrent efficacement pour renforcer le lien social de la ville.
Les associations bénéficient d’une palette d’aides : financière, technique et logistique. Ainsi, depuis 2006, elles disposent d’un nouvel équipement : la Maison des Associations.
Musique [modifier]
- Union musicale Les Sans-Souci (créée en 1923)
En 1923, de jeunes musiciens bénévoles et amateurs, fils de familles aisées chauriennes, se regroupent et donnent pour nom à leur association "Sans-Souci", puisqu'ils n'ont aucun souci financier.
Aujourd'hui, l'Union musicale, qui vient de fêter ses 80 ans d'existence en 2003, continue de promouvoir la musique amateur, dans un esprit d'amitié et de partage autour de la musique. Elle se compose d'une soixantaine de musiciens, de tous les âges. La formation comprend un orchestre harmonie ainsi qu'une batterie fanfare. Son répertoire est donc très vaste et comprend des pièces classiques, contemporaines, militaires, de jazz, de variétés, ainsi que de la musique traditionnelle et de la musique de films. Les Sans-Souci se produisent également en défilés, au son d'airs de banda et de batterie-fanfare.
Après un classement en deuxième division en juin 2008 à Bédarieux, les Sans-Souci obtiennent un premier prix de première division le 16 mai 2010 au concours national de Quillan.
L'orchestre donne des concerts dans la région, mais aussi à l'étranger : il possède ainsi à son actif des échanges culturels avec : la Suisse, l'Italie, l'Angleterre et plus récemment le Canada (2001-2002) et l'Espagne (2004-2005).
Les Sans-Souci sont actuellement placés sous la présidence de Christophe Cazanave et la direction musicale d'Albert Todo.
L'orchestre reste étroitement lié à l'école municipale de musique, dirigée par Bernard Grimaud, avec laquelle il partage ses locaux, et qui permet aux jeunes (et moins jeunes) élèves musiciens de le rejoindre rapidement. Il est également possible, pour tous les musiciens indépendants qui le souhaitent, de faire partie des Sans-Souci.
Ceux-ci possèdent leur propre hymne, intitulé Hymne des Sans-Souci, sur une musique de l'ancien président Paul Vialette et des paroles d'Eugène Dauzat. Il est repris à la fin de chacun de leurs concerts.
Cadre de vie [modifier]
Castelnaudary a été récompensée par une fleur au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris[23]
Le port de Castelnaudary vient de se voir décerner en 2009, le label Pavillon Bleu d'Europe[24].
Marché hebdomadaire tous les lundis.
Jumelage [modifier]
Notes et références [modifier]
- "Depuis 12 ans déjà, la fête du cassoulet s'est installée dans notre ville et notre région elle a su grandir et se renouveler d'années en années grâce à son comité d'organisation, ses bénévoles et l'implication des villages alentours" , 2012, http://www.fete-du-cassoulet.com/
- [PDF] Éléments de valeur de la plaine du Lauragais p. 18
- [PDF] Chartre du Pays Lauragais p. 17
- http://books.google.fr/books?id=FZfHoyI8BKwC&pg=PA221 Lettres patentes de Louis XI, Dieppe, juillet 1464
- Scrutin présidentiel de 2002 - Castelnaudary, ministère de l'Intérieur. Consulté le 16/12/2007
- Scrutin du 29 mai 2005 sur la constitution européenne - Castelnaudary, ministère de l'Intérieur. Consulté le 16/12/2007
- Scrutin présidentiel de 2007 - Castelnaudary, ministère de l'Intérieur. Consulté le 16/12/2007
- Le maire de Castelnaudary claque la porte du PS, Le Point, 22 avril 2013.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- http://www.arterris.fr
- http://www.ville-castelnaudary.fr/fr/monopage.xml?id=134963 Industrie
- Ministère de l'Économie et des Finances : les comptes individuels des communes (budgets municipaux 2001 à 2006)
- Données taxe.com
- Yvette Carbonell-Lamothe - Deux collégiales du XIVe siècle dans l'Aude, Saint-Vincent de Montréal et Saint-Michel de Castelnaudary - p. 430-436, dans Congrès archéologique de France. 131e session. Pays de l'Aude. 1973 - Société française d'archéologie - Paris - 1973
- http://cpjeannedarc.fr//
- http://www.lycee-jeandurand.com/
- - Logements à Castelnaudary : le parc
- - Logements en Languedoc-Roussillon : le parc
- - Logements à Castelenaudary : les occupants
- - Logements en Languedoc-Roussillon : les occupants
- http://www.ville-castelnaudary.fr/fr/trombinoscoplus.xml?id=138375 le sport à Castelnaudary
- Source : Villes et Villages Fleuris
- Article du Midi libre (06/05/2009)
- Délibération du conseil municipal reconduisant le jumelage en 2011
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Liste des communes de l'Aude
- 4e régiment étranger (4e RE), régiment d'instruction de la Légion étrangère (570 hommes plus les stagiaires)
- André Desseilles, créateur des jeans C17
- Écluses du Canal du Midi
