Guerre de Troie

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Guerre de Troie
Combat aux vaisseaux devant Troie, sarcophage néo-attique du Musée archéologique de Thessalonique, deuxième quart du IIIe siècle.
Combat aux vaisseaux devant Troie, sarcophage néo-attique du Musée archéologique de Thessalonique, deuxième quart du IIIe siècle.
Informations générales
Date Conflit légendaire à l'historicité controversée
Lieu Troie
Issue Victoire achéenne
Belligérants
Achéens Troyens
Commandants
Agamemnon, roi de Mycènes, chef de l'expédition

Ménélas, roi de Sparte, époux d'Hélène

Achille, chef des Myrmidons

Ajax fils d'Oïlée, roi de Locride

Ajax fils de Télamon, roi de Salamine

Diomède, roi d'Argos

Nestor, roi de Pylos

Ulysse, roi d'Ithaque
Priam, roi de Troie

Anchise, roi des Dardanelles

Sarpédon, roi de Lycie

Éétion, roi de Cilicie

Penthésilée, reine des Amazones

Rhésos, roi de Thrace

Memnon, considéré parfois comme roi d'Éthiopie

La guerre de Troie est un conflit légendaire de la mythologie grecque, dont l'historicité est controversée. C'est le prince troyen Pâris qui le déclenche en enlevant Hélène, épouse du roi de Sparte. En rétorsion, Ménélas, l'époux bafoué, lève avec son frère Agamemnon une expédition rassemblant la plupart des rois grecs, qui assiège Troie et remporte finalement la victoire. La guerre de Troie et ses conséquences formaient le sujet d'un vaste cycle épique, le « Cycle troyen », dont les œuvres sont aujourd'hui perdues à l'exception de l’Iliade et de l’Odyssée d'Homère.

Elle représente une pierre fondatrice de la culture grecque puis de la culture romaine et constitue encore une source d'inspiration pour les artistes et écrivains.

Déroulement de la guerre[modifier | modifier le code]

Déclenchement[modifier | modifier le code]

Causes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Jugement du mont Ida.
Hélène et Pâris, cratère
Hélène et Pâris, cratère en cloche à figures rouges apulien, 380-370 av. J.-C., musée du Louvre (K 6)

La guerre de Troie est entreprise à la suite de l'enlèvement d'Hélène, épouse du roi de Sparte, Ménélas, par le Troyen Pâris, fils de Priam, roi de Troie, et de son épouse Hécube. En effet, Hélène avait été promise à Pâris par Aphrodite, en remerciement pour le jugement du mont Ida, lui attribuant la pomme d'or. Pâris dut alors choisir entre Héra, Athéna et Aphrodite, lui promettant respectivement la royauté, la puissance militaire et l'amour de la plus belle femme du monde : Hélène.

On peut aussi considérer l'enlèvement d'Hélène, et donc l'incitation à la guerre, comme une vengeance de la part de Priam de la précédente guerre de Troie. En effet, si Pâris est autorisé à se rendre à Sparte, c'est pour demander le retour d'Hésione, emmenée par Télamon après la guerre[1].

Coalition achéenne[modifier | modifier le code]

Les rois grecs, descendants de Pélops sont contraints par le serment de Tyndare à se joindre à la cause de Ménélas, l'époux d'Hélène. Celui-ci, accompagné de Nestor, parcourt la Grèce pour les rappeler à leur promesse[2],[3].

Étant accompagné de son frère Agamemnon et de Palamède, Ménélas alla trouver à Ithaque Ulysse, réticent à cause d'un oracle qu'il avait entendu. Pour éviter d'avoir à partir, il simula la folie : vêtu en paysan, il labourait un champ avec un âne et un bœuf attelés à la même charrue, et lançait du sel par-dessus son épaule. Palamède plaça alors le jeune Télémaque, fils d'Ulysse, devant l'attelage en marche. Ulysse tira vivement sur les rênes, montrant ainsi qu'il était sain d'esprit[4],[5]. On peut accorder une signification métaphorique à cet épisode : le bœuf et l'âne représentent Zeus et Chronos, chaque sillon ensemencé de sel signifie une année perdue, et Télémaque marque la « victoire décisive »[C 1].

Selon les auteurs tardifs, le devin Calchas avait prédit que Troie ne pourrait être prise sans Achille, fils de Thétis. Sa mère, pour le protéger de la guerre, le cacha, déguisé en fille, chez Lycomède, roi de Skyros. Mais il fut confondu par une ruse d'Ulysse, qui excita son instinct de guerrier et le poussa à se révéler en faisant sonner la trompette aux portes de la cité[6]. Cependant Homère raconte simplement que Nestor et Ulysse, étant venus à Phthie pour recruter des troupes, se virent confier Achille par son père Pélée[il 1].

D'autres rois et héros, tels que les deux Ajax, Diomède et Tlépolémos les rejoignirent encore[C 2]. Idoménée, roi de Crète, lui aussi ancien prétendant d'Hélène[7], qui avait amené un nombre considérable de navires[N 1],[8],[9], obtint le commandement des gardes[il 2]. Toutes les troupes se rassemblèrent à Aulis. Cependant, elles ne pouvaient partir sans provisions ; c'est Anios qui les fournit, grâce à ses filles, les Vigneronnes[10]. Mais Ménélas envoya Agamemnon — accompagné d'Ulysse[11] — pour emporter avec eux les Vigneronnes ; comme Anios refusait, ils les enlevèrent de force mais elles s'enfuirent[12].

Première expédition[modifier | modifier le code]

Cette flotte accoste, dans la deuxième année après l'enlèvement d'Hélène, en Mysie, non loin d'Élée. Ils affrontent d'abord Télèphe, roi de Mysie et fils d'Héraclès qui, alarmé par le débarquement d'une armée si imposante, a dépêché contre elle ses propres troupes. Après des combats acharnés, Télèphe apprend qui sont les chefs de l'armée ennemie et le combat cesse alors. La flotte grecque repart chez elle après cette première expédition, et se repose pendant huit ans. Cette première expédition était relatée dans les Chants cypriens, première épopée du Cycle troyen, attribués à Stasinos et composés au VIe siècle av. J.-C. ; cette épopée est presque entièrement perdue, mais on en connaît un résumé transmis beaucoup plus tard dans la Chrestomathie de Proclos au Ve siècle[13].

Seconde expédition[modifier | modifier le code]

Mise en place du siège[modifier | modifier le code]

Alors que l'armée grecque s'apprête, la colère d'Artémis contre Agamemnon bloque la flotte à Aulis[14]. Le devin Calchas impose le sacrifice d'Iphigénie, fille de ce dernier[15] ; c'est par la promesse d'un mariage avec Achille que les chefs achéens attirent alors la jeune fille à Aulis[16],[17].

Quand la flotte grecque arrive devant Troie, l'armée doit affronter Cycnos, fils de Poséidon et roi de Colone, qui les empêche de débarquer[18],[19] et qu'aucune arme ne peut blesser[20]. Achille parvient à le tuer en l'étranglant avec la jugulaire de son casque[21] ou d'un jet de pierre[22].

Les Grecs installent leur camp sur la plage qui s'étend devant Troie ; une ambassade achéenne pour réclamer Hélène échoue[23]. Une fois les Troyens retranchés derrière leurs murailles, Achille s'emploie à leur couper les vivres. Il attaque et réduit ainsi onze cités d'Anatolie, tributaires de Troie. C'est dans Lyrnessos[24], l'une de ces villes, lors de la dixième année de siège, qu'il reçoit pour part d'honneur Briséis[il 3], tandis qu'Agamemnon reçoit Chryséis lors du sac de Thèbe sous le Placos[il 4].

Colère d'Achille[modifier | modifier le code]

C'est à ce moment que commence le récit de l’Iliade. Une peste frappe le camp grec[il 5] et le devin Calchas, encouragé par Achille, révèle qu'Apollon a puni Agamemnon car celui-ci avait refusé de rendre la captive Chryséis à son père Chrysès, prêtre d'Apollon dans une ville de Troade[il 6]. Contraint de céder, Agamemnon furieux réclame une autre part d'honneur. Achille se récrie et Agamemnon, pour l'humilier, décide de prendre Briséis, sa captive[il 7]. En colère, ce dernier décide de se retirer sous sa tente et jure sur le sceptre d'Agamemnon, don de Zeus, de ne pas retourner au combat[il 8]. Zeus, sur sa demande, donne l'avantage aux Troyens, tant qu'il sera absent du champ de bataille[il 9].

Privés de son appui, les Grecs essuient défaites sur défaites, et alors que les Grecs sont acculés et que les Troyens menacent de brûler leurs nefs, le vieux sage Nestor, Phénix et Ulysse viennent en ambassade plaider la cause achéenne[il 10]. Achille reste ferme mais Patrocle, ému par les malheurs de ses compatriotes, obtient l'autorisation d'Achille de sauver les Grecs en portant ses armes[il 11]. La manœuvre réussit mais Patrocle, malgré sa promesse à Achille, engage la poursuite[il 12]. Il est tué par Hector, frère de Pâris, qui prend les armes d'Achille comme butin[il 13]. Furieux et humilié — trompé par Patrocle, qui en est mort et donc hors de punition [pas clair], et symboliquement vaincu par Hector —, Achille décide de se venger, malgré les avertissements de sa mère : s'il affronte Hector, il mourra peu de temps après[il 14]. Héphaïstos lui forge de nouvelles armes, avec lesquelles il sort à la recherche d'Hector[il 15].

Combat d'Achille et de Penthésilée, cratère en cloche lucanien de la fin du Ve siècle av. J.-C., Musée national archéologique de Madrid
Combat d'Achille et de Penthésilée, cratère en cloche lucanien de la fin du Ve siècle av. J.-C., Musée national archéologique de Madrid

Revêtu de son armure divine, il s'engage à nouveau dans le combat et abat un grand nombre de Troyens sur son passage[il 16], tellement que les eaux du Scamandre sont souillées de cadavres[il 17]. Offensé[il 18], le Scamandre manque de noyer Achille[il 19]. Sauvé par l'intervention d'Héphaïstos[il 20], celui-ci rencontre enfin Hector, le défie et le tue avec l'aide d'Athéna[il 21]. Il traîne sa dépouille trois fois autour de la ville avec son char[il 22] avant de la ramener dans le camp achéen.

Achille fait pourtant preuve d'humanité en laissant le roi Priam, venu dans sa tente en suppliant, emporter le corps de son fils pour lui accorder des dignes funérailles[il 23]. Il obéit ainsi à sa mère[il 24], envoyée par les dieux mécontents du traitement infligé à la dépouille du héros[il 25].

Certains racontent ensuite l'arrivée de Penthésilée, reine des Amazones, et de Memnon[Én 1], qui est selon certains roi d'Éthiopie[25],[26]. Penthésilée est défaite par Achille[27]. Mais il tombe amoureux du cadavre ; et Thersite s'étant moqué de lui, il tue ce dernier[28],[29]. Antiloque, pour sauver son père[30], s'affronta à Memnon qui le tua[27]. Achille le vengea en tuant Memnon[31],[27].

Cheval de Troie[modifier | modifier le code]

Représentation du cheval de Troie sur le col d'un vase du VIIe siècle avant J.-C. exposé au musée de Mykonos.
G. D. Tiepolo, Construction du cheval de Troie, National Gallery

Sur une idée d'Épéios[Én 2] ou d'Ulysse[32] — à moins que ce ne soit sous l'inspiration d'Athéna[33] — les Grecs construisent un énorme[Én 3] cheval en bois, dans lequel ils cachent des guerriers, au nombre desquels se trouvent notamment Ulysse, Ménélas et Néoptolème[Én 4],[34]. Puis les Achéens brûlent leur camp[34], embarquent sur leurs navires et dissimulent leur flotte plus loin, derrière l'île de Ténédos[Én 5].

En présence du cheval les Troyens sont d'abord désemparés, les avis divergeant sur le sort qu'on doit lui réserver[Én 6]. Avertis qu'il s'agit d'un présent pour la déesse Athéna[N 2],[Én 7],[35], les uns veulent le faire entrer dans la ville, les autres, menés d'abord par Thymétès[Én 8], prônent la méfiance. Survient alors Laocoon qui exhorte ses compatriotes à se débarrasser du cheval, prononçant la formule célèbre :

« Quidquid id est, timeo danaos et dona ferentes[Én 9]. »

— Virgile, Énéide

( "Quoi qu'il en soit, je redoute les Grecs, même porteurs de présents"). Et, joignant le geste à la parole, il jette un javelot dans le flanc du cheval; on entend alors des gémissements[Én 10], qui sont sans aucun doute ceux des Grecs. Un Grec resté sur la côte apparaît alors et faisant croire qu'il a été condamné par les Grecs et qu'il est donc prêt à les trahir[Én 11], tient le discours suivant :

« Calchas a voulu qu'ils fissent [du cheval] une énorme masse et que cette charpente s'élevât jusqu'au ciel, et qu'ainsi elle ne pût entrer par vos portes ni être introduite dans vos murs ni replacer le peuple de Troie sous la protection de son ancien culte[N 3]. Si vos mains profanaient cette offrande à Minerve, [...] alors ce serait une immense ruine pour l'empire de Priam et pour les Phrygiens. Mais si, de vos propres mains, vous la faisiez monter dans votre ville, l'offensive d'une grande guerre conduirait l'Asie jusque sous les murs de Pélops[N 4],[Én 12]. »

— Virgile, Énéide

Laocoon, par El Greco (1604-1614)

Comme pour confirmer ses dires, deux serpents surgissent de la mer et se jettent sur Laocoon et sur ses enfants[Én 13], puis ils se réfugient dans le temple d'Athéna[Én 14]. Le message semble clair aux Troyens : Athéna leur est farouche, il faut donc l'apaiser. Ils n'ont pas pensé que peut-être c'était en raison d'offenses personnelles que Laocoon a pu faire à la déesse qu'il était puni[C 3]. Ils décident alors d'ouvrir une brèche dans les murs de la cité pour faire entrer l'offrande[Én 15]. À plusieurs reprises, lorsqu'ils déplacent l'engin, ils perçoivent des bruits à l'intérieur, qui sont ceux des armes grecques qui s'entrechoquent[Én 16]. Si on ajoute à ce signe les prédictions que Cassandre avait déjà faites auparavant[36],[37] et le bruit du javelot de Laocoon, on voit que c'est malgré des indices nombreux que les Troyens ont accepté l'offrande. Notons que selon certains[36], Priam aurait agi de sa propre initiative, et sans l'intervention de Sinon. Une fois la nuit venue, un complice des Grecs fait des signaux lumineux depuis la cité pour les engager à attaquer. Pour les uns, c'est Hélène qui feint de mener une procession nocturne, accompagnée de flambeaux[Én 17]; pour les autres, c'est Sinon qui allume un feu[38]. D'autres encore racontent qu'Hélène s'étant placée sous un cheval et imitant la voix des femmes des guerriers, les appelle. Ceux-ci sont tentés de répondre à cette voix familière, mais Ulysse réfrène leurs désirs[39],[40].

Interprétation mythologique[modifier | modifier le code]

Récits et représentations[modifier | modifier le code]

Épopées[modifier | modifier le code]

L’Iliade et l’Odyssée sont les plus anciens récits qui nous soient parvenus au sujet de la guerre de Troie — le récit de Darès de Phrygie était censé être plus ancien, mais la version qui nous est parvenue est sans aucun doute beaucoup plus récente[C 4]. Néanmoins, à l'époque archaïque, ce sujet était l'un des préférés des aèdes et des poètes. Les œuvres épiques qui y étaient consacrées étaient donc nombreuses. L'ensemble de ces œuvres est nommé le « Cycle troyen ».

Illustration d'un manuscrit médiéval, Recueil des Histoires de Troie
Illustration d'un manuscrit médiéval, Recueil des Histoires de Troie - Bibliothèque de Blois

Pendant la période classique et surtout alexandrine, le sujet resta à la mode. De nombreux mythographes comme Proclos dans sa Chrestomathie, le pseudo-Apollodore dans sa Bibliothèque, ou Hygin dans ses Fables rédigèrent des résumés ou des analyses des événements décrits dans l’Iliade. À l'époque tardive fleurirent aussi des suites et des contre-récits. Ces derniers avaient pour but de présenter les événements sous un angle différent de celui adopté par Homère. En fait, nombre des détails ou des traditions associés pour nous à tel ou tel héros ne sont pas présentes dans l'œuvre homérique, mais proviennent de versions alternatives[N 5].

Virgile conta également dans son Énéide le récit d'un des héros troyens, Énée, fils d'Aphrodite, qui suivit sans le savoir les traces d'Ulysse, pour aller fonder une nouvelle Troie, Rome. C'est notamment par cette épopée qu'on connaît en détail l'épisode de la prise de Troie[Én 18].

Enfin, au Moyen Âge, des auteurs s'efforcèrent de mettre à la portée du public cultivé le contenu des œuvres grecques.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Dans l'Antiquité, la guerre de Troie a inspiré aux tragédiens de nombreuses pièces. Ainsi Sophocle aurait écrit entre autres Le Rapt d'Hélène, Laocoon, Polyxène, Priam, mais nous n'avons conservé aucune de ces pièces[C 5]. D'Euripide, on a la chance d'avoir conservé, à propos de la guerre de Troie, plusieurs œuvres. Iphigénie à Aulis raconte le sacrifice d'Iphigénie. Hélène s'écarte de la version homérique en racontant comment Hélène s'est exilée en Égypte durant la guerre. Les Troyennes montre le devenir des femmes troyennes après la prise de leur cité, troisième volet d'une trilogie dont les deux autres ont été perdus. On peut voir dans sa forme linéaire, sans intrigue, un glissement du tragique théâtral à la réalité de la guerre[C 6].

L'influence de l’Iliade perdure pendant la Renaissance. En 1579, Robert Garnier compose la tragédie La Troade, qui évoque le sort des Troyennes après la prise de la ville, en rassemblant les sujets de plusieurs pièces d'Euripide et de Sénèque[41].

À l'époque classique, le thème est repris par Jean Racine, dans ses tragédies profanes Andromaque (1667) puis Iphigénie (1674). Les contraintes qu'il s'impose sont les mêmes que celles des tragiques grecs, mais les thèmes mythologiques sont surtout pour lui l'occasion d'évoquer les passions des héros.

À partir du XIXe siècle, le thème de la guerre de Troie, thème de violence, devient une voie pour évoquer des sentiments profonds ou des sujets polémiques. Ainsi, dans sa Penthésilée[C 7], Heinrich von Kleist donne un récit du rôle de la reine des Amazones dans la guerre de Troie. C'est pour lui l'occasion d'évoquer les sentiments violents qui s'opposent chez la protagoniste à un ordre social contraignant et qui ne reconnaît pas l'amour. De même, dans sa célèbre pièce La guerre de Troie n'aura pas lieu[C 8], Jean Giraudoux raconte la guerre mais surtout évoque le cynisme du monde politique et défend le pacifisme.

Céramique[modifier | modifier le code]

La guerre de Troie était un sujet classique de la Céramique grecque antique. Par exemple le potier Exékias a effectué des représentations du récit. Certaines scènes du vase François montrent aussi des illustrations pertinentes.

Peinture[modifier | modifier le code]

Le peintre italien rococo Giambattista Tiepolo, parmi les fresques de la mythologie romaine qu'il peint en 1757 à la villa Valmarana, en a consacré plusieurs à des épisodes célèbres de l‘Iliade et de l‘Énéide. Son fils Giovanni Domenico Tiepolo reprendra ce thème vers 1760 avec deux tableaux consacrés au cheval de Troie, aujourd'hui exposés à la National Gallery[C 9].

Par ailleurs la guerre de Troie a bien sûr été abordée par le courant néoclassique dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Par exemple, Les Funérailles de Patrocle sont en 1779 pour Jacques-Louis David l'occasion de rendre hommage aux bas-reliefs antiques et aux maîtres de la Renaissance[C 10]. De même, Giuseppe Cades, s'inspirant du groupe du Laocoon, fait ressortir la grandeur tragique d'Achille dans son dessin Achille et Briséis[C 11].

Sculpture[modifier | modifier le code]

Le célèbre groupe du Laocoon représente l'attaque du prêtre et de ses enfants par les serpents. Elle est célèbre pour son expressivité et sa beauté, au point que Pline l'Ancien écrit[42] : « il faut préférer [cette sculpture] à toute la peinture et toute la sculpture ».

Musique[modifier | modifier le code]

La Belle Hélène, opéra-bouffe d'Offenbach de 1864, a pour thème la rencontre d'Hélène et de Pâris. En mars 1954, la comédie musicale américaine The Golden Apple s'inspire librement de l'intrigue des épopées d'Homère, transposées dans une semi-parodie qui se déroule dans l'État de Washington au début du XXe siècle

Bande dessinée[modifier | modifier le code]

En bande dessinée, l'auteur américain Eric Shanower a entrepris d'écrire et de dessiner une série, L'Âge de bronze, qui doit relater en dix volumes la totalité de la guerre de Troie[C 12] dans une version rationalisée des événements où les éléments surnaturels sont écartés au profit d'une réflexion sur la psychologie des personnages humains[C 13].

On pourra également citer Valérie Mangin qui dans La Guerre des Dieux, troisième cycle des Chroniques de l'Antiquité galactique, relate les évènements de l’Iliade dans un premier tome, et ceux de l’Odyssée dans un deuxième. Valérie Mangin se rapproche plus de la version d'Homère, car elle présente la Guerre de Troie comme dirigée uniquement par les Dieux, les hommes n'étant que des marionnettes, objets des querelles divines[C 14].

Dans un registre tout autre, la bande-dessinée Alcibiade Didascaux, dans le tome L'extraordinaire aventure d'Alcibiade Didascaux, illustre de nombreux mythes grecs fondamentaux, dont ceux relatifs à la Guerre de Troie, apportant une vision légèrement humoristique des faits[C 15].

Cinéma[modifier | modifier le code]

Le point le plus notable dans les adaptations cinématographiques de la Guerre de Troie est que parmi toutes les versions[C 16], seule une adopte le point de vue du texte homérique, L'ira di Achille[C 17], aucune celui des Achéens dans leur ensemble (les films délaissent souvent le personnage d'Achille pour se focaliser majoritairement sur celui d'Hélène), une fois sur celui d'Énée[C 18], et parfois celui de tous les Troyens.

Il faut noter que les adaptations cinématographiques de l'Iliade se détournent de son personnage principal, Achille. De fait l'épopée homérique est centrée sur les actes et les paroles du fils de Pélée. Outre qu'elle a comme thème central sa colère, c'est autour de lui, qui est la cause des fluctuations de la guerre, que s'organise tout le récit. Ainsi Zeus donne d'abord la victoire aux Troyens pour obliger Achille à se battre, puis le fait vaincre, parce que Thétis le lui a demandé[il 26]. Or, Achille est un personnage principalement préoccupé d'honneur et de gloire; de plus il manifeste une cruauté terrible notamment lors de la mort d'Hector, ce qui de nos jours n'a rien d'héroïque ni de glorieux. Aussi les cinéastes lui préfèrent les Troyens censés montrer plus d'humanité : les adieux d'Hector et Andromaque; leur tendresse pour leur fils[il 27], dont l'aspect romanesque a été accentué par Racine dans Andromaque[43]; les amours d'Hélène et Pâris touchent plus le coeur des Modernes. Quant aux héros grecs on retient plus volontiers le rôle ingrat du mari jaloux comme Ménélas ou celui de l'assassin de sa fille comme Agamemnon. Ainsi la vision des Grecs s'est-elle inversée : les héros d'Homère sont devenus des personnages troubles; ils ont maintenant le mauvais rôle.

C'est en fait le personnage d'Hélène qui a retenu le plus l'attention des metteurs en scène, renforcant ce constat d'inversion des valeurs dans la mesure où dans Homère, Hélène n'est que, si l'on s'autorise un terme anachronique, le MacGuffin de la guerre de Troie. Dans l'Iliade en effet les femmes demeurent de simples objets d'échange (une femme habile à mille travaux vaut quatre bœufs)[il 28]. Que ce soit en raison de son enlèvement comme cause de la guerre [C 19]; de ses démêlés amoureux avec Pâris[C 20]; de son intégration à Troie[C 21]; de son retour en Grèce[C 22], Hélène est devenue l'héroïne préférée des cinéastes.

Ajoutons que le personnage d'Hélène a alimenté aussi l'imagination des réalisateurs de films pornographiques[C 23].

Parmi les films notables évoquant la guerre de Troie, on peut notamment citer :

Historicité[modifier | modifier le code]

Historiographie antique[modifier | modifier le code]

Thucydide pensait lui que l’importance qu’Homère avait accordé au conflit était exagérée ; il écrit :

« la guerre de Troie elle-même, la plus célèbre des expéditions d'autrefois, apparaît en réalité inférieure à ce qu'on en a dit et à la renommée qui lui a été faite par les poètes »

— Thucydide, Guerre du Péloponnèse[44]

Dans le même état d'esprit, Hérodote dénonce l'invraisemblance du récit homérique :

« Si cette princesse[N 6] eût été à Troie, on l'aurait sûrement rendue aux Grecs, soit qu'Alexandre y eût consenti ; soit qu'il s'y fût opposé. Priam et les princes de la famille royale n'étaient pas assez dépourvus de sens pour s'exposer à périr, eux, leurs enfants et leur ville, afin de conserver à Alexandre la possession d'Hélène. Supposons même qu'ils eussent été dans ces sentiments au commencement de la guerre, du moins, lorsqu'ils virent qu'il périssait tant de Troyens toutes les fois qu'on en venait aux mains avec les Grecs, et qu'en différents combats il en avait déjà coûté la vie à deux ou trois des enfants de Priam, ou même à un plus grand nombre, s'il faut en croire les poètes épiques ; quand Priam aurait été lui-même épris d'Hélène, je pense qu'il n'aurait pas balancé à la rendre aux Grecs, pour se délivrer de tant de maux. »

— Hérodote, Histoires[45]

Pausanias, pour sa part, sans donner son avis sur la guerre tout entière, donne une version plus rationnelle de l'épisode du cheval de Troie, considérant ce dernier comme une machine utilisée pour enfoncer les murs de la cité :

« À moins de croire les Phrygiens absolument dépourvus de bon sens, on sera convaincu que ce cheval était une machine de guerre inventée par Épéus pour renverser les murs de Troie. »

— Pausanias, Description de la Grèce[46]

Ainsi, bien que pour la plupart les Grecs ne nient pas que la guerre de Troie ait eu lieu, ils ont un certain recul par rapport aux récits qui en ont été faits.

Datation[modifier | modifier le code]

Étant donné l'incertitude qui règne autour de la réalité de cet épisode, il est évident que toute datation revêt un caractère hasardeux. De nombreuses dates ont été proposées depuis l'Antiquité, toutes situées aux alentours du XIIe siècle av. J.-C.

La tradition historiographique grecque propose les dates suivantes[C 24].

Période Œuvre
1344 Douris de Samos[47]
Timée de Tauroménion[48]
1300-1290 Érétès[49]
1280-1270 Vie d'Homère[50]
Hérodote[N 7]
1222-1212 Dicéarque[51]
1218-1208 Hellanicos[52]
Éphore de Cumes[53]
Chronique de Paros[54]
1210-1200 Hécatée[Qui ?][Où ?] et Thucydide[Où ?]
1208-1198 Manéton[Où ?], Julien l'Africain[Où ?]
1202-1192 Timée de Tauroménion[55]
1200-1190 Velleius Paterculus[56]
1194-1184 Ératosthène[57]
Apollodore d'Athènes[58]
Diodore de Sicile[59]
Castor de Rhodes[60]
Denys d'Halicarnasse[61]
Eusèbe de Césarée[62]
Orose[63]
1192-1182 Girolamos[64]
1182-1172 Sosibios de Laconie[65]
1160-1150 Artémon de Clazomènes[66]
Démocrite[67]

On observe que l'intervalle le plus populaire parmi ces auteurs est situé entre 1194 et 1184 av. J.-C.. D'après les calculs d'Ératosthène, la prise de Troie par les Achéens a lieu dans la nuit du 11 au 12 juin 1184 av. J.-C. lors d'une éclipse solaire[C 25].

Historiographie contemporaine[modifier | modifier le code]

« Trésor de Priam découvert à 8 1/2 mètres de profondeur ». Troie II, avant 1880.

La découverte en 1870 par l’archéologue et homme d'affaires Heinrich Schliemann des ruines de Troie sur la butte d’Hissarlik, en Turquie, a relancé un vieux débat sur l’historicité des événements relatés par Homère. On ignore toujours à l'heure actuelle si la guerre de Troie a bien eu lieu. Carl Blegen concluait en 1963, à la suite de ses travaux réalisés à partir des fouilles de Schliemann et la découverte du trésor de Priam[C 26] :

« La guerre de Troie fut un fait historique, et pendant cette guerre une coalition d'Achéens ou Mycéniens, sous la conduite d'un roi dont la suzeraineté était reconnue, combattit contre le peuple de Troie et ses alliés. »

Cependant, il fut attesté que le trésor en question datait du deuxième millénaire avant Jésus Christ, et qu'il ne pouvait donc pas être associé à l'épisode du siège de Troie[C 27]. Malgré tout d'autres indices persistent. Par exemple, il est question d'un casque dans l'Iliade :

« Et Mèrionès donna à Odysseus un arc, un carquois et une épée. Et le Laertiade mit sur sa tête un casque fait de peau, fortement lié, en dedans, de courroies, que les dents blanches d’un sanglier hérissaient de toutes parts au dehors, et couvert de poils au milieu[il 29]. »

— Homère, Iliade

Et ce même casque a été retrouvé dans les édifices funéraires d'Argolide, d'Attique ou de Messénie, sous la forme de plaques incurvées taillées dans des dents de sanglier, et est mentionné dans les inventaires des palais de Pylos et de Cnossos[C 28].

Pour Claude Mossé, on ne pourra jamais prouver avec certitude l'existence ou non du conflit ; elle écrit [C 29]:

« Cette guerre dont l'Iliade porte l'écho amplifié ne fut peut-être dans l'histoire qu'un événement mineur : la prise par une petite bande de Grecs d'une bourgade d'Asie Mineure. »

La question est donc discutée. On pourra conclure en disant que si le caractère mythique de l'épisode de la guerre de Troie ne fait évidemment aucun doute, des travaux archéologiques récents livrent des indices indiquant qu'il repose très probablement sur un ou plusieurs événements historiques[C 30],[C 31],[C 32],[C 33],[C 34].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Idoménée adjoignit à la flotte 40 navires, et son compatriote Mérion en apporta autant.
  2. Par la rumeur, selon Virgile ; par une inscription, selon Hygin.
  3. Le culte d'Athéna avait cessé chez les Troyens depuis le vol du Palladion.
  4. C'est-à-dire jusqu'à la Grèce.
  5. Par exemple, sont cités dans cet article la folie simulée d'Ulysse, les personnages de Penthésilée et Memnon, le saccage de Troie.
  6. Il s'agit d'Hélène.
  7. Histoires [détail des éditions] [lire en ligne], II, 145. D'après ce témoignage d'Hérodote, on propose aussi les dates de 1272-1262 et 1260-1250.

Références[modifier | modifier le code]

Homère, Iliade
  1. Homère, Iliade [détail des éditions] [lire en ligne], IX, 769 et suiv.
  2. Iliade, X, 61 et suiv.
  3. Iliade, II, 688-691.
  4. Iliade, I, 364-369.
  5. Iliade, I, 43-54.
  6. Iliade, I, 92-100.
  7. Iliade, I, 130-139.
  8. Iliade, I, 223-246.
  9. Iliade, I, 350-412.
  10. Iliade, IX, 92-100.
  11. Iliade, XVI, 173-657.
  12. Iliade, XVI, 684-691.
  13. Iliade, XVI, 817-862 et XVII, 125.
  14. Iliade, XVIII, 94-96.
  15. Iliade, XIX, 349-424.
  16. Iliade, XX, 353-503.
  17. Iliade, XXI, 7-21.
  18. Iliade, XXI, 211-221.
  19. Iliade, XXI, 234-327.
  20. Iliade, XXI, 328-382.
  21. Iliade, XXII, 306-364.
  22. Iliade, XXII, 395-404.
  23. Iliade, XXIV, 440-670.
  24. Iliade, XXIV, 133-140.
  25. Iliade, XXIV, 23-76.
  26. Iliade, XV, 50-100
  27. Iliade, VI, 390-495
  28. Iliade, XXIII, 695-715
  29. Iliade, X, 260 ss.
Virgile, Énéide
  1. Virgile, Énéide [détail des éditions] [lire en ligne], I, 489-491.
  2. Énéide, II, 264.
  3. Énéide, II, 15.
  4. Énéide, II, 261-264
  5. Énéide, II, 21-24.
  6. Énéide, II, 31-39.
  7. Énéide, II, 17
  8. Énéide, II, 32.
  9. Énéide, II, 49.
  10. Énéide, II, 50-53.
  11. Énéide, II, 77-144.
  12. Énéide, II, 185-194. Traduction d'A. Bellesort.
  13. Énéide, II, 203-224
  14. Énéide, II, 226
  15. Énéide, II, 234.
  16. Énéide, II, 242-243.
  17. Énéide, VI, 518-519.
  18. Énéide, livre II. On retrouve de nombreuses autres allusions à la guerre de Troie partout dans l'épopée.
Autres références antiques
  1. Darès le Phrygien, Histoire de la destruction de Troie [détail des éditions] [(la) lire en ligne], IV.
  2. Hérodote, Histoires [détail des éditions] [lire en ligne], I, 1-4.
  3. Ovide, Héroïdes [détail des éditions] [lire en ligne], XVI, 341-350.
  4. Hygin, Fables [détail des éditions] [(la) lire en ligne], XCV.
  5. Servius, Commentaire à l'Énéide [détail des éditions] [(la) lire en ligne], II, 81.
  6. Apollodore, Bibliothèque [détail des éditions] [lire en ligne], III, 13, 8
  7. Hygin, Fables, 81.
  8. Hygin, Fables, 97, 7.
  9. Darès, De excidio Trojae historia, 14.
  10. Dictys de Crète, Éphéméride de la guerre de Troie [détail des éditions] [lire en ligne], I, 23.
  11. Homère, Odyssée [détail des éditions] [lire en ligne], VI, 164
  12. Ovide, Métamorphoses [détail des éditions] [lire en ligne], XIII, 650-661.
  13. Suzanne Saïd, Monique Trédé et Alain Le Boulluec, Histoire de la littérature grecque, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Premier Cycle »,‎ 1997 (ISBN 2130482333 et 978-2130482338), p. 51-52.
  14. Fables [détail des éditions] [(la) lire en ligne], XCVIII, 1.
  15. Fables, XCVIII, 2.
  16. Euripide, Iphigénie à Aulis [détail des éditions] [lire en ligne], 100.
  17. Euripide, Iphigénie en Tauride [détail des éditions] [lire en ligne], 24-25.
  18. Chants cypriens
  19. Pindare, Odes (Olympique II, 82 ; Isthmique, V, 39)
  20. Sophocle, Poimenes, fr. 500 R.
  21. Ovide, Métamorphoses, XII, 72-144.
  22. Apollodore, Épitomé (III, 31).
  23. Épitomé, III, 28, ES.
  24. ville proche de Thèbe sous le Placos, toutes deux villes de Cilicie de Troade, située sur le Golfe d'Adramyttion.
  25. Hésiode, Théogonie [détail des éditions] [lire en ligne], 984-985.
  26. Épitome, V, 3, E.
  27. a, b et c Fables, CXII, 4.
  28. Épitome, V, 1, E.
  29. Éthiopide.
  30. Pindare, Pythiques, VI.
  31. Éthiopide [détail des éditions] [(en) lire en ligne]
  32. Épitome [détail des éditions] [lire en ligne], V, 14.
  33. Petite Iliade [détail des éditions] [(en) lire en ligne] (fr. 1)
  34. a et b Quintus de Smyrne, Suite d'Homère [détail des éditions] [lire en ligne], XII.
  35. Fables [détail des éditions] [(la) lire en ligne], CVIII, 1.
  36. a et b Fables [détail des éditions] [(la) lire en ligne], CVIII, 2.
  37. Darès le Phrygien, Histoire de la destruction de Troie [détail des éditions] [(la) lire en ligne], 11.
  38. Épitomé, V, 15.
  39. Odyssée [détail des éditions] [lire en ligne], IV, 271-289.
  40. Épitomé, V, 19.
  41. Eissen (1993), p.  284-285.
  42. Pline l'Ancien, Histoire naturelle [détail des éditions] [lire en ligne], XXXVI, 37. Extrait de la traduction de Marion Muller-Dufeu, La Sculpture grecque. Sources littéraires et épigraphiques, Paris, éditions de l'École nationale supérieure des Beaux-Arts, coll. « Beaux-Arts histoire »,‎ 2002 (ISBN 2-84056-087-9), p. 896-897.
  43. Andromaque, III, 8, vers 1018-1026
  44. Thucydide, Histoire de la guerre du Péloponnèse [détail des éditions] [lire en ligne], I, 11
  45. Hérodote, Histoires [détail des éditions] [lire en ligne], II, 120
  46. Pausanias, Description de la Grèce [détail des éditions] [lire en ligne], XXIII, 7. Traduction de remacle.
  47. 76F41 FGrH.
  48. 566F80 et 566F146b FGrH.
  49. 242F1 FGrH.
  50. Pseudo-Hérodote, XXXVIII.
  51. Karl Müller, Fragmenta Historicorum Graecorum, 1870 (II, fr. 7).
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  56. Histoire romaine [lire en ligne], I, 8.
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  67. Diogène Laërce, Vies, doctrines et sentences des philosophes illustres [détail des éditions] [lire en ligne], IX, 41.
Références contemporaines
  1. Robert Graves, Les Mythes grecs [détail des éditions], 160, 4.
  2. Graves, Les Mythes grecs, 160, p-s.
  3. Graves, Les Mythes grecs, 167, h.
  4. Louis Faivre d'Arcier, Histoire et géographie d’un mythe. La circulation des manuscrits du De excidio Troiae de Darès le Phrygien (VIIIe-XVe s.), École Nationale Des Chartes, Paris, 2006 (ISBN 978-2-900791-79-0).
  5. P. Demont, A. Lebeau, Introduction au théâtre grec antique, LGF, collection "Livres de poche", 1996, p. 97.
  6. Jules Villemonteix, « Le sens du tragique dans les Troyennes d’Euripide », in H. Bardon, Mélanges, Bruxelles, 1985, p. 373-382.
  7. Heinrich von Kleist, Penthésilée, 1876
  8. J. Giraudoux, La guerre de Troie n'aura pas lieu, 1935
  9. (en) Sur le site de la National gallery
  10. Exposition « L'Antiquité rêvée », musée du Louvre, 2010. (fr) Commentaire en ligne
  11. "L'Antiquité rêvée", (fr) Commentaire en ligne.
  12. L'Age de bronze, Eric Shanower, Image Comics, 2001, Akileos, 2003
  13. (fr) Joseph Arouet, « Interview comics d'Eric Shanower », sur http://www.planetebd.com PlanetBD.com (consulté le 15 janvier 2011) : « De surcroît, j’ai délibérément choisi de retirer tous les aspects surnaturels du mythe. Et ainsi mettre l’accent sur l’aspect strictement humain du récit et rendre l’action « rationnelle ». Comprendre pourquoi et dans quel but agissent les personnages. »
  14. La critique sur Digital Univers
  15. L'Extraordinaire aventure d'Alcibiade Didascaux, la Grèce, langue et civilisation d'alpha à oméga, scénario par Clanet et Clapat, dessins par Clapat, Athéna Éditions
  16. Liste exhaustive.
  17. (en) La Colère d'Achille sur l’Internet Movie Database
  18. (en) La Guerre de Troie sur l’Internet Movie Database
  19. (en) Hélène de Troie sur l’Internet Movie Database (Version de 1924)
  20. (en) Hélène de Troie sur l’Internet Movie Database (Version de 1956)
  21. (en) La Chute de Troie sur l’Internet Movie Database
  22. (en) Hélène, reine de Troie sur l’Internet Movie Database
  23.  : ainsi dans La Vie érotique de Hélène de Troie, parodie pornographique italienne réalisée par Alfonso Brescia en 1973 avec Christa Linder dans le rôle d'Hélène. Cf. la liste des films sur Troie sur le site peplums.info.
  24. (fr) « Site de F. Mrugala » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), d'après F. Cassola, La Ionia nel mondo miceneo, Naples, 1957, p. 24 et suiv.
  25. (en) Steven S. Carol, Encyclopedia of Days : Start the Day with History, iUniverse,‎ 2009, p. 424
  26. Cité par P. Darcque, La Grèce mycénienne : du mythe à l'histoire ((fr) lire en ligne), sur Clio
  27. L. Godart, Le trésor de Troie ((fr) lire en ligne), sur Clio, section « Le trésor de Troie ».
  28. P. Darcque, La Grèce mycénienne : du mythe à l'histoire ((fr) lire en ligne), sur Clio, section « Épopée et archéologie ».
  29. C. Mossé, « La guerre de Troie a-t-elle eu lieu ? », in L'Histoire, no 24. Citation tirée du résumé en ligne.
  30. (en) Site consacré aux fouilles de Troie, hébergé par l'Université de Cincinnati, Ohio, États-Unis
  31. Trevor Bryce, An historian's observations on Troy and homeric tradition, in Michel Mazoyer, Association Kubaba, Université de Paris I, Homère et l'Anatolie, L'Harmattan, 2008, p. 31-46.
  32. Jacques Freu, Homère, la guerre de Troie et le pays de Wilusa, in Michel Mazoyer, Association Kubaba, Université de Paris I, Homère et l'Anatolie, L'Harmattan, 2008, p. 107-148.
  33. (en) Carol G. Thomas et Craig Conant, The Trojan War, Greenwood Publishing Group,‎ 2005.
  34. (en) Joachim Latacz (trad. Kevin Windle et Rosh Ireland), Troy and Homer : Towards a Solution of an Old Mystery, Oxford University Press,‎ 28 octobre 2004, 364 p. (ISBN 978-0-19-926308-0 et 0-19-926308-6).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sources antiques[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

  • (en) Trevor R. Bryce, « The Trojan War : Is There Truth behind the Legend? », Near Eastern Archaeology, vol. 65, no 3,‎ septembre 2002, p. 182-195
  • (en) Jonathan S. Burgess, The Tradition of the Trojan War in Homer and the Epic Cycle, Baltimore, The Johns Hopkins University Press,‎ 2001 (ISBN 0-80187890-X)
  • Ariane Eissen, Les Mythes grecs, Paris, Belin,‎ 1993
  • Moses Finley, On a perdu la guerre de Troie, Hachette, Paris, 1990, p. 31-44.
  • (en) Joachim Latacz (trad. Kevin Windle et Rosh Ireland), Troy and Homer : Towards a Solution of an Old Mystery, Oxford University Press,‎ 28 octobre 2004, 364 p. (ISBN 978-0-19-926308-0 et 0-19-926308-6)
  • Michel Mazoyer, Homère et l'Anatolie, L'Harmattan,‎ 2008
  • Claude Mossé, « La guerre de Troie a-t-elle eu lieu ? », L’Histoire, no 104,‎ 1987, p. 18-25
  • Jean-Claude Poursat, La Grèce préclassique, des origines à la fin du VIe siècle, Paris, Seuil, coll. « Points Histoire / Nouvelle histoire de l’Antiquité »,‎ 1995 (ISBN 2-02-013127-7)
  • J.M. Roberts, L’Extrême orient et la Grèce antique, vol. 2, Paris,‎ 1988
  • Annie Schnapp-Gourbeillon, « Neuf strates de ruines entre histoire et légende », Les cahiers de Science et Vie, no 70,‎ 2002, p. 22-28
  • Louise Schofield, La Grèce ancienne, Paris, Nathan,‎ 1999
  • (en) Carol G. Thomas et Craig Conant, The Trojan War, Greenwood Publishing Group,‎ 2005
  • Jean-Pierre Vernant, L'Univers, les dieux, les hommes, Seuil, coll. « Librairie du XXIe siècle »,‎ 29 septembre 1999, 244 p. (ISBN 978-2-02038227-4 et 2-02038227-X)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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