Remoulins

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Remoulins
Église Notre-Dame-de-Bethléem
Église Notre-Dame-de-Bethléem
Blason de Remoulins
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton Remoulins
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pont du Gard
Maire
Mandat
Gérard Pedro
2008-2014
Code postal 30210
Code commune 30212
Démographie
Population
municipale
2 381 hab. (2011)
Densité 289 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 56′ 25″ N 4° 33′ 52″ E / 43.9403, 4.5644 ()43° 56′ 25″ Nord 4° 33′ 52″ Est / 43.9403, 4.5644 ()  
Altitude Min. 6 m – Max. 122 m
Superficie 8,24 km2
Localisation

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Grotte de la Salpêtrière à proximité du Pont du Gard
Restes des remparts

Remoulins, en occitan Remolins, est une commune française, située dans le département du Gard en région Languedoc-Roussillon. Elle se situe à 28 km de Nîmes par l'Autoroute A9 et à 20 km d'Avignon par la départementale D6100. Ses habitants se nomment les Remoulinois. C'était aussi la capitale de la cerise.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le Gardon ou Gard. Plus en amont sur la commune de Vers-Pont-du-Gard, l'aqueduc romain de Nîmes franchit la rivière sur le Pont du Gard. Le Gardon a découpé sa vallée dans le massif calcaire urgonien. Remoulins est situé dans une région de climat méditerranéen, relativement chaud et humide, la pluviométrie étant importante d'octobre à novembre.
La crue du 16 octobre 1907 a atteint la côte 7,50 m, soit 23,89 NGF. La crue centennala a été fixée au niveau 24,80 NGF, soit la côte de 8,40 m. Le Gardon était franchit à Remoulins par un bac jusqu'à la construction du premier pont suspendu en 1830.

Histoire[1][modifier | modifier le code]

Temps préhistoriques[modifier | modifier le code]

La grotte du Pont du Gard, dite Balme Salpêtrière (Grotte de la Salpêtrière), fut habitée par des tribus contemporaines de l’âge du Renne. La baume Sartanette et le plateau de Mardieul sont habités par des tribus de l’âge de la Pierre Polie.

Époque celtique[modifier | modifier le code]

  • IVe siècle av. J.-C. : une tribu de Volques Arécomiques fonde l’oppidum de Mardieul ou Marduel (Oppidum, dit "le Mardieul" ou "Sainte Colombe" avec enceinte de pierres sèches, situé au sommet d'un mamelon à Saint Bonnet)

Époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

  • IVe siècle av. J.-C. : les Romains s’établissent à Lafoux ou Ste Colombe et construisent le Pont Romain.
  • 19 av. J.-C.: construction du Pont du Gard sous le règne d’Auguste et d’Agrippa.

Moyen Âge et temps modernes[modifier | modifier le code]

  • IXe ou Xe siècle : construction de la chapelle Saint Martin de Ferlières et du moulin de Ferregut.
  • XIe siècle : construction des Remparts et tours de Remoulins : Tour Bamastière, du Portail, des Escaravats, des Pastis et du Donjon.
  • XIIe siècle : construction de l’église paroissiale Notre-Dame-de-Béthléem.
  • 12 avril 1229 : le Comté d’Uzès comprenant Remoulins est réuni par Raymond VII à la couronne de France en vertu du traité de Paris ou de Meaux.
  • 11e des Kal. d’octobre 1282 : Raymonde de Remoulins, veuve de Pierre III et aïeule de Pierre IV fils d’Albert de Remoulins vend à Rostaing de Beaumont damoisel de Remoulins une partie de cette seigneurie.
  • 1290 : Pierre de Flaux fonde l’hôpital sous le nom de Malautiero ou Maladrerie.
  • 7 mars 1290 : Philippe le Bel cède à Bernard III d’Uzès la seigneurie de Remoulins en échange de salins de Pacais.
  • 16e des Kal. de juillet 1293 : Raymond Million, seigneur de Saint Privat, cède en emphytéose aux habitants de Remoulins le tènement de la Garogne ou Coasse.

[l'île Garogne, autrement appelée Coasse, situé au-dessous du Pont du Gard et s'étendant à partir du dit Pont jusqu'au lieu appelé la Fons de Saint Bonnet]

  • 1296-1298 : St Gérard, fils de Géraud Amic IV, baron de Rochefort, se retire à l’Ermitage de la Valleurière ou Balauzière près du pont du Gard.
  • 1350 : Azalaïs de Remoulins, dernière descendante des seigneurs de Remoulins et veuve de Blaise des Arbres, coseigneur d’Aramon, épouse Philippe Bras-Fort, coseigneur de Nïmes et chevalier des Arênes dont l’arrière-petit-fils, Pierre de Bras-Fort mourut sans postérité.
  • 21 mars 1356 : réparation des remparts de Remoulins à l’approche des Routiers (Grandes compagnies) et construction des mâchicoulis par les maçons d’Avignon.

[Du Guesclin, dont la rançon avait été fixée à 100 000 livres, se chargea de débarrasser les provinces des grandes compagnies. Le roi l'avait autorisé à employer au besoin toutes les forces du royaume pour les exterminer, car on les savait appuyées par le roi d'Angleterre et le roi de Navarre. Du Guésclin fit demander aux principaux chefs un sauf-conduit et alla les trouver dans les plaines de Chalon-sur-Saône, où ils avaient établi leur quartier général. « La plupart d'entre vous, leur dit-il, ont été autrefois mes compagnons; vous êtes tous mes amis. Vous n'êtes point faits pour ravager et ruiner des provinces, mais pour les conquérir et pour les conserver. Je sais où la nécessité peut porter les hommes les plus vertueux. Je viens vous donner les moyens, en subsistant avec honneur, de combattre avec gloire : l'Espagne presque entière gémit dans les fers des Sarrasins ; vous aimerez mieux être les libérateurs d'un grand peuple que de ruiner une nation entière. Au reste, pour vous aider à faire ce voyage, le roi vous fait don de florins d'or. Nous trouverons peut-être quelqu'un sur la route qui nous en donnera autant, car je prétends être du voyage avec mes amis. Le quelqu'un dont il s’agit était le pape d'Avignon, qu'on se proposait de dévaliser avant d’entrer en Espagne. Les malandrins acceptèrent avec reconnaissance les propositions de Du Guesclin. On le prit pour général en chef, et l'élite de la noblesse de France s'empressa d'aller se ranger sous ses ordres; C'était une sorte de croisade. Arrivée à la hauteur d'Avignon [1365], l'armée demanda au pape l'absolution de ses péchés, plus 200 000 livres. On ne pouvait pas faire moins pour des gens qu'on voulait absoudre. Le pape offrit l'absolution, mais d'argent point. L'incendie des environs d'Avignon décida le souverain pontife à transiger. On convint qu'il donnerait 100 000 livres, lèverait l'excommunication lancée contre les grandes compagnies, et qu'on s'en irait tranquillement, ce qu'on fit, car, au bout de quelques mois, l'année française avait traversé le Languedoc et l'Aragon pour se rendre en Castille Du Guesclin allait défendre le bâtard Henri de Trastamare contre son frère, Pierre le Cruel (Pierre Ier de Castille), roi légitime de Castille[2]]

  • 20 décembre 1392 : Raymond de Prohines vend le tènement de la Coasse aux habitants de Remoulins pour 60 livres tournois.
  • 10 juin 1435 : Rostaing II Rabasse, fils de Raymond II et petit-fils de Azalaïs de Remoulins fait amende honorable à Robert II d’Uzès, son souverain pour avoir pris à tort le titre de seigneur de Remoulins.
  • 24 mars 1449 : Traité passé entre les habitants de Remoulins et Jehan d’Uzès, au sujet des droits de pêche et d’épaves sur le Gardon.
  • 15 avril 1452 : Transaction onéreuse consentie par les habitants de Remoulins en faveur des seigneurs de St Privat au sujet de la Coasse.
  • 25 avril 1487 : Anne de Brancas, vicomtesse d’Uzès, vend à Jehan de Laudun le Castel Vieux ou Salvetat, revendu en 1521 à Simone Blanchon, dame de St Privat.
  • 23 octobre 1538 : Jehan de St Gelais, évêque d’Uzès, réconcilie (bénit de nouveau) l’église de Béthléem et son cimetière à la suite des meurtres commis dans ce cimetière et cette église par les protestants ayant à leur tête Honorat Faret, seigneur de St Privat.
  • 29 novembre 1563 : Ordonnance de Montmorency Damville qui interdit aux protestants l’exercice de leur culte dans l’église de Remoulins.
  • Mai 1565 : Lettres patentes de Charles IX qui érigent le Vicomté d’Uzès en Duché et la seigneurerie de Remoulins en Baronnie.
  • Septembre 1567 : La maison claustrale et la chapelle Saint Martin de Ferlières sont ruinées par les protestants de Remoulins.
  • 12 février 1587 : Alphonse d’Ornano, colonel des bandes corses, met une garnison dans Remoulins sous les ordres de Danenico ou Danerque, son neveu, qui s’enferme dans la place avec 250 hommes.
  • 8 juin-25 juillet 1587 : Le maréchal de Montmorency Damville (Henri Ier de Montmorency) assiège Remoulins avec 5 000 hommes pendant 46 jours
  • 25 juillet 1587 : Trêve signée à Remoulins entre catholiques et protestants.
  • 25 avril 1589 : Les protestants prennent Remoulins par escalade et passent la garnison au fil de l’épée.
  • 1590 : Démantèlement de Remoulins à l’exception du Bastion sur le Gardon, la tour des Escaravats et celle du Portail.
  • Septembre 1628 : Le duc Henri II de Rohan investit Remoulins qui capitule moyennant 3 000 livres de rançon
  • 4 septembre 1632 : Les troupes du duc d’Elbeuf (Charles II d'Elbeuf) sont mises en déroute près de Remoulins par le maréchal de la Force

[LA FORCE (Jacques-Nompar DE CAUMONT, duc de, maréchal de France, né en 1558, mort en 1652. Il était fils de François de Caumont, qui fut massacré à la Saint-Barthélémy. Lui-même n'échappa à la mort, dans cette circonstance, qu'en feignant d'avoir été frappé, et en se laissant tomber au milieu des cadavres de son père et des autres membres de sa famille. C'est de lui que Voltaire a dit :

De Caumont, jeune enfant, l'étonnante aventure
Ira, de bouche en bouche, à la race future.

Le souvenir de ces scènes affreuses, dont la relation détaillée se trouvait dans, un manuscrit longtemps conservé dans les archives de la maison de La Force, laissa une ineffaçable empreinte dans l'âme du jeune de Caumont ; aussi, lorsque Henri IV se mit à la tête dès protestants, il fut un des premiers à se ranger sous ses drapeaux, et il se distingua eu plusieurs occasions. Lorsque Louis XIII monta sur le trône, il se joignit aux réformés soulevés, et défendit vigoureusement Montauban contre le roi en personne (1621). L'année suivante, il s'empara de Sainte-Foy, et n'en ouvrit les portes à Louis XIII que moyennant une indemnité de 20 000 écus et le bâton de maréchal. Tous ces chefs de parti grands seigneurs ne se piquaient pas, comme, on sait, d'être incorruptibles. Envoyé en Piémont, il prit Saluées, en 1630, et battit les Espagnols à Carignan. De 1631 à 1633, il envahit plusieurs fois la Lorraine, se distingua encore dans d'autres campagnes en Allemagne, et fut créé duc et pair en 1637. À l'âge de quatre-vingt-dix ans, il se remaria; et ce vieux habitué des guerres civiles se déclara pour le prince de Condé ; il mourut peu de temps après. Jacques de Caumont eut huit fils, dont quelques-uns se distinguèrent dans les armées. Il avait laissé des mémoires qui restèrent longtemps inédits. Ils n'ont été publiés que de nos jours par le marquis de Lagrange, sous ce "titre ; Mémoires authentiques de Jacques-Nompar de Caumont, duc de La Force, maréchal de France, et de ses deux fils, les marquis de Montpouillan et de Castelnau, (Paris, 1843, 4 vol. in-8)[2].]

  • 16 septembre 1632 : Louis XIII venant d’Uzès couche à St Privat en allant prendre les eaux de Meynes.
  • 1620-1640 : Construction du château de Rabasse par Charles Ier Faret, seigneur de St Privat, Fournès et Jalon.
  • 1660 : Pose de la cloche de l’ancienne église fournie par les chanoines de St Didier d’Avignon, prieurs de Remoulins.
  • 11 novembre 1707 : Réconciliation de la chapelle de St Martin de Ferlière ruinée par les protestants en 1567.
  • 31 août 1720 : Mehémet Effendi, ambassadeur du sultan Ahmet III, couche à Remoulins.
  • 1743-1747 : Construction du pont moderne accolé au Pont du Gard, par l’ingénieur Pitot d’Aramon[3].
  • 1788 : Construction de la grande route d’Avignon dont les remblais recouvrent l’ancienne source Marnèje.
  • 1788-1789 : Construction du nouveau presbytère.
  • 11 novembre 1791 : Bagarre à St Martin par l’arrivée de Charles François Delormes, curé constitutionnel.
  • 14 septembre 1792 : Pierre Rebuffat, curé de Remoulins, s’embarque à Aigues-Mortes sur la tartane St Joseph et émigre en Italie.
  • 1811-1817 : Construction de la nouvelle église sur l’emplacement du cimetière de l’Hôpital ou des Etrangers.
  • 1828 : Après une enquête publique qui a entraîné des remarques des habitants, la concession du pont a été adjugé le 7 octobre à MM. Jules Seguin, Montgolfier d'Annonay.
  • L'ordonnance royale du 26 mars 1829 accorde la construction et la concession pour 98 ans des ponts suspendus de Beaucaire sur le Rhône et de Remoulins sur le Gardon aux sieurs Jules Seguin et Mongolfier d'Annonay. La construction a été faite suivant les principes définis par Marc Seguin[4]
Vestiges du pont suspendu de 1830 en rive gauche
  • 1830 : Construction du pont suspendu sous la direction de l’ingénieur Seguin avec des pylônes de style "dorique grec". Après les épreuves du pont faites en mai avec une charge de 200 kg/m², le préfet du Gard autorise l'exploitation du pont le 5 juin 1830 : Messieurs Jules Seguin, Montgolfier et Compagnie, concessionnaires des ponts de Beaucaire et de Remoulins, sont et demeurent autorisés à ouvrir au public ce dernier pont, comme aussi à percevoir les produits de péage sur ce même pont tels qu'ils sont fixés par le tarif annexé à l'Ordonnance Royale sus relatée ; et ce à partir du 6 juin courant au lever du soleil pour ces passages et perceptions être continuer pendant quatre vingt dix huit ans à partir du dit jour.
Portée du pont : 120 m
Largeur du tablier en bois entre garde-corps : 4,30 m
Largeur de chaussée : 2,70 m
Largeur des trottoirs : 0,80 m
  • 1834 : Construction de la tour de l’Horloge sous la direction de M. Pralong, agent voyer [agent des Ponts et Chaussées chargé de surveiller l'état des voies de communication des villes] de l’arrondissement d’Uzès.
  • 1847 : Érection de la Croix de Mission au pied de la Tour des Escaravats.
  • 1850 : À la suite de l'accident du pont de la Basse-Chaîne d'Angers le 24 mai 1850, des contrôles sont faits sur le pont de Remoulins pendant l'été. Le concessionnaire est autorisé à en continuer l'exploitation.
  • 1857 : En décembre, les Remoulinois obtiennent la gratuité de l'usage du pont suspendu qui était prévue sur le contrat de concession.
  • 1859 : Érection du monument de l’Immaculée Conception par M. Henri Révoil, architecte.
  • 1901 : Premier avant-projet pour un nouveau pont. D'autres projets vont être étudiés en faisant varier l'emplacement du nouveau pont et sa structure. À partir de 1928, l'ingénieur des Ponts et Chaussées s'inquiète de l'état du pont qui voit passer 272 véhicules par jour.
  • 1928 : En février, le passage d'un camion de 5 tonnes entraîne des déformations permanentes du tablier du pont. Les autorités décident en 1930 de reconstruire le pont. Une commission est nommée en novembre 1932 pour choisir le projet de nouveau pont. Le 11 mai 1934, la commission choisit le projet pont suspendu de l'entreprise Baudin. Seule la travée centrale est suspendue.
  • 1935 - 1937 : Le chantier de construction du nouveau pont commence en juin. Les épreuves sont réalisées en juillet 1937. Le pont est ouvert au trafic le 31 juillet 1937.
Portées des travées : 25,50 m - 122,50 m - 25,50 m
Largeur du tablier entre garde-corps : 8 m
Largeur de la chaussée : 6 m
Surcharges de calcul : 500 kg/m²
Coût de la construction : 3 088 438 francs
  • 1938 : Le tablier du pont suspendu des frères Seguin est démonté.
  • 1939 : 30 décembre, les colonnes doriques et les pavillons du péage sont classés à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques.
  • 1958 : Une suite de crues va entraîner la ruine du pont. Celle du 30 septembre a atteint le niveau de 24,59 NGF, soit une côte de 8,20 m. Une autre le 2 octobre.Celle de la nuit du 4 au 5 octobre entraîne, à 4 heures du matin, un tassement de 1 m du massif de fondation de 5 175 tonnes, un mouvement de la culée amenant une torsion du tablier central. La circulation est interdite sur le pont. Auparavant il passait environ 1 600 000 véhicules par an.
  • 1959 : L'importance du pont pour l'économie locale a conduit à construire un pont Bailey provisoire de quatre travées et de 128,70 m de longueur totale au droit de l'ancien pont suspendu. Le projet étant dessiné le 4 février, le pont provisoire est mis en service le 25 mars 1959. Ce pont provisoire est démonté à la fin de 1961.
  • 1959 : Des opérations de remise en état du pont suspendu sont faites en 1959. Le pont est remis en service le 16 avril 1960.
Pont sur le Gardon
Pont sur le Gardon
  • 1985 : L'effondrement du pont suspendu de Sully-sur-Loire a conduit à une enquête qui a déduit qu'il était dû à la mauvaise qualité de l'acier fabriqué après la Seconde guerre mondiale. Ce même acier ayant servi pour reconstruire le nouveau pont suspendu. Il est placé sous haute surveillance en 1986.
  • 1988 : 24 juin, décision de reconstruire le pont.
  • 1993 - 1994 : Les entreprises Chantiers Modernes et Eiffel sont déclarées adjudicatairs le 15 décembre 1992. Le marché du nouveau pont est signé au début en 1993 et l'ordre de service de commencer les travaux le 26 avril 1993. Les travaux de construction sont terminés à la fin de 1994. L'ouvrage est du type pont bi-poutre mixte acier-béton à trois travées :
Portées : 51 m - 66 m - 47 m
Largeur totale du tablier : 11,30 m passant à 16,12 m au droit des piles
Largeur de chaussée : 7,50 m
Deux trottoirs de largeur 1,45 m

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
18.. 18.. Fabre   Notaire
Conseiller général du Canton de Remoulins
Chevalier de la Légion d'honneur
    René Plan PS Conseiller général du Canton de Remoulins (1988-1994)
mars 2001 en cours Gérard Pedro PS Président de la Communauté de communes du Pont du Gard
Trésorier de l'Association des maires du Gard
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 381 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
884 884 947 1 192 1 219 1 305 1 370 1 370 1 444
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 507 1 403 1 425 1 452 1 380 1 477 1 350 1 375 1 323
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 362 1 345 1 279 1 247 1 221 1 269 1 301 1 302 1 468
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 510 1 752 1 898 1 845 1 771 1 996 2 296 2 381 2 381
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6])
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Vestiges de l'aqueduc de Nîmes[7] : arche de la Combe Pradier, culées de l'arche de la Combe Joseph, arche de la Combe Roussière.
  • Ancienne porte de ville.
  • Ancienne église Notre-Dame de Bethléem et tour dite des Gardes[8]
  • Moulins à huile d'olive et à farine de Pierre Celon construits au milieu XIXe siècle[9]
  • Grotte de la Salpêtrière
  • Orgues de l'église Saint Martin construites par Prosper-Antoine Moitessier en 1851, classées au titre des Monument Historiques, restaurées par Jacques Nonnet (Orgues Giroud Successeurs) et inaugurées en 2007

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Ferdinand Gazagne, né à Remoulins en 1815, fut sénateur et conseiller général du Gard.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Tableau historique réalisé par G. Charvet en 1876, affiché dans la Mairie de Remoulins
  2. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées gdu19.
  3. Sous la direction de Jean-Marie Pérouse de Montclos, Guide du patrimoine Languedoc Roussillon, p. 459, Hachette, Paris, 1996 (ISBN 2-01-242333-7)
  4. Marcel Prade, Les ponts Monuments historiques, p. 177, Librairie Brissaud, Poitiers, 1988 (ISBN 2-902170-54-8)
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  7. « Notice no PA30000021 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Aqueduc de Nîmes
  8. « Notice no PA30000030 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Ancienne église Notre-Dame de Bethléem et tour dite des Gardes
  9. « Notice no IA00128506 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Moulins à huile d'olive et à farine, filature de soie, distillerie d'eau de vie Celon

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]