Saint-Laurent-des-Arbres
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| Saint-Laurent-des-Arbres | ||
La mairie |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Languedoc-Roussillon | |
| Département | Gard | |
| Arrondissement | Arrondissement de Nîmes | |
| Canton | Canton de Roquemaure | |
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Côte du Rhône Gardoise | |
| Maire Mandat |
Michel Anastasy 2008-2014 |
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| Code postal | 30126 | |
| Code commune | 30278 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
2 511 hab. (2010) | |
| Densité | 154 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 39 m – Max. 261 m | |
| Superficie | 16,35 km2 | |
| Localisation | ||
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Saint-Laurent-des-Arbres est une commune française, située dans le département du Gard et la région Languedoc-Roussillon.
Sommaire |
Géographie[modifier]
Géologie[modifier]
Les Sables : A un kilomètre au sud-est de la commune, s'étendant sur trois kilomètres vers Lirac et Pujaut, se trouvent "les Sables", une zone vallonnée et montueuse désignée localement sous ce nom. Le terrain de cette zone est composé presque exclusivement de sable, parsemé de quelques galets. La pousse de pins maritimes ou pins parasols, y est abondante. Il a été découvert dans ces sables des troncs d'arbres fossilisés, des dents de requins, des os de mastodontes, coquilles de fossiles marins, etc. Les géologues affirment que ces sables sont les vestiges d'une ancienne grève dont l'origine remonterait au pliocène. Le premier fémur de mastodonte, trouvé à Saint Laurent des Arbres, avait fait penser qu'il s'agissait d'une partie du squelette d'un éléphant d'Hannibal, mort en cours de route au moment où le général carthaginois s'apprêtait à traverser le Rhône. Les savants ont démontré depuis qu'il n'en était rien. Ce fémur est déposé au Musée Calvet en Avignon.
Histoire[modifier]
Préhistoire : Les tribus néolithiques aux environs du Vème millénaire avant notre ère s'adonnaient à la domestication des animaux, à l'agriculture, au polissage des roches dures et à la technique de la céramique. Certaines tribus s'établirent sur le plateau voisin, aujourd'hui connu sous le nom de camp de César. La vallée du Rhône fut le carrefour où se rencontrèrent tous les envahisseurs, Ligures, Ibères, Phéniciens, Grecs, Celtes ou Gaulois. Ennemis, ils finirent par vivre ensemble.
Arbor : Des vestiges de l'âge de pierre ont été découverts sur le territoire de Saint-Laurent-des-Arbres. Le peuplement semble également avoir été favorisé par l'existence d'une nappe phréatique importante sur le territoire de la commune. Nous savons, par une ancienne charte, qu'au IXème siècle, le village était connu sous le nom de Arbor (l'arbre). Quelques cabanes disposées autour d'un grand arbre constituèrent sans doute le premier groupement humain, succédant aux populations primitives. Le village tira son nom de l'arbre qui en marquait l'emplacement : ainsi, on allait à l'arbre, on venait de l'arbre. Le langage usuel a donc créé les racines de ce toponyme.
Hannibal : Le souvenir historique le plus important que la mémoire de l'homme ait conservé dans notre région est celui de la traversée du Rhône par Hannibal en 219-218 avant notre ère. Son armée, forte de cent mille hommes, cavaliers, fantassins, et plus de 37 éléphants était partie d'Espagne, avait traversé les Pyrénées et se préparait à traverser les Alpes pour conquérir Rome. (2ème guerre punique)
D'après les historiens, il semble vraisemblable que l'armée carthaginoise ait traversé le Rhône à l'extrémité du territoire de Saint-Laurent-des-Arbres, entre l'Ardoise et Roquemaure. Source: Jc Griebel
Les Grecs de Marseille, lassés des incursions et des sévices que leur faisaient subir leurs voisins, les Saliens et les Voconces, demandèrent aux Romains, leurs alliés de les secourir. Ces derniers intervinrent à plusieurs reprises, en 143, 125 et 124 avant l'ère commune. Le proconsul romain Domitius Ahenobarbus acheva la conquête. Il vainquit d'abord les Gaulois sur la Sorgue en 121 avant l'ère chrétienne, puis les Allobroges et les Arvernes, enfin les Ruthènes qui lui abandonnèrent l'Albigeois. Désormais, Arbor, le village de l'arbre, fut inclus dans le pays conquis, la civilisation romaine s'étendit.
Histoire antique : À l'époque romaine, le plateau qui sépare Saint Laurent des Arbres de Laudun fut consacré à Jupiter et porte aujourd'hui encore le nom de plateau de Jupiter. Un siècle après Hannibal, Domitien utilisait les éléphants dans ses armées. Ces animaux épouvantèrent les Gaulois et furent pour beaucoup dans les victoires remportées par le proconsul. Le versant du plateau de Jupiter, connu sous le nom de camp Saint-Maurice, a livré quantité de tessons, de poteries, d'amphores, le tuiles romaines, de monnaies, des lampes à huile, un tombeau gallo-romain,etc. On trouve des structures de "villae" dans divers quartiers.
Histoire Médiévale : La vallée du Rhône a toujours été une zone de grands passages et de confrontations, imposant de solides défenses. Il n'est que de voir le nombre de forteresses encore figées au garde-à-vous sur les deux rives du Rhône. Dans un rayon de 10 kilomètres à vol d'oiseau de Saint-Laurent-des-Arbres, on dénombre trois puissants châteaux : Roquemaure, Lhers et Châteauneuf-du-Pape.
En 919, sous le règne de Louis l'Aveugle, Laudoin et son épouse Eigenracle cèdent à Foulques, évêque d'Avignon un domaine comprenant Lirac, avec son église Saint Pierre, la villa de l'Arbre ainsi que son église Saint-Laurent. Dans cet acte, passé publiquement devant l'église, nous trouvons la première mention de l'église de Saint-Laurent.
Une bulle du pape Adrien IV, datée de d'année 1155, confirme les droits de Geoffroy, évêque d'Avignon et de ses successeurs, et cite parmi les biens temporels de l'évêque la villa de Saint-Laurent-des-Arbres dont les seigneurs étaient des membres de la famille Sabran.
Le 12 avril 1232 Guillaume de Sabran d'Aiguèse et Rostaing de Sabran vendent le château et la villa de Saint-Laurent-des-Arbres à Bertrand, évêque d'Avignon. C'est ainsi que les évêques, qui possédaient déjà depuis 919 l'église deviennent également les propriétaires du château dont ils n'étaient alors que les suzerains.
En 1255 Decanesse, fille de Guillaume de Sabran vend une tour située à Saint-Laurent-des-Arbres et qui pourrait être la tour Ribas.
Jacques d'Euze, évêque d'Avignon de 1310 à 1312, puis pape sous le nom de Jean XXII de 1316 à 1334, fait construire à Saint-Laurent-des-Arbres un château fort surmonté d'un donjon, le tout attenant à l'église, qu'il fait également fortifier. Il en fait surélever les murs, les hissant à 16 m de hauteur, les dotant de meurtrières sur plusieurs niveaux et au sommet, d'un solide crénelage. Pour compléter, il fait créneler également le clocher carré. Une ordonnance prescrit alors aux habitants des villages voisin de se réfugier, avec leurs bestiaux et leurs biens, derrière les murs de Saint-Laurent-des-Arbres en cas de menaces pressantes. L'espace clos déterminé au dessus de la voûte de la vieille église offrait un vaste emplacement propre à abriter la population en cas de danger.
La guerre de Cent ans : Le déferlement des grandes compagnies entraîna l'installation d'une garnison dans la petite ville. En 1360 Avignon dépêcha vingt-cinq hommes pour la défense de la ville, mais deux ans après la garnison ne comptait plus que sept soldats.
Arrivés près de la vallée du Rhône, au début de 1382, les Tuchins campèrent dand les gorges de la Cèze où ils furent rejoints par des nobles dont Régis de Saint-Michel-d'Euzet, Étienne Augier , dit Ferragut du Pin, Vachon de Pont-Saint-Esprit et Verchère de Vénéjan qui prirent leur tête. Ils s’emparèrent alors de Cavillargues, Chusclan et Tresques, avant de piller les châteaux de Sabran, La Roque-sur-Cèze, Saint-Laurent-des-Arbres et Cornillon. Dans ce dernier château se trouvait le trésor de Clément VI. Son neveu, Guillaume III Roger de Beaufort, alors Lieutenant des armes du Sénéchal de Beaucaire, organisa la répression. En septembre 1382, il recruta des mercenaires et fit venir une compagnie d’arbelètiers d’Avignon. Ses troupes cantonnées à Bagnols-sur-Cèze attaquèrent alors Cornillon. Dirigées par Gantonnet d'Abzac, Commandant du Saint-Père pour le Païs de Saint-Esprit, elles semèrent la terreur. Guillaume III fit ensuite intervenir son capitaine des gardes de Bagnols, Jean Coq. Ce dernier réussit à pacifier le pays en expulsant les chefs du Tuchinat. Ce qui permit de signer la paix en février 1383[1].
Héraldique[modifier]
Administration[modifier]
Démographie[modifier]
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2007 | 2010 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| 900 | 1 847 | 2 056 | 1 403 | 1 683 | 1 743 | 2 179 | 2 511 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Économie[modifier]
Viticulture[modifier]
Après la crise du phylloxéra, Henri de Régis, propriétaire du château de Ségriès, pour mettre en valeur ses terres, décida, en 1925, de replanter un vignoble. Dans la décennie suivante, il entreprit de suivre l'exemple du combat que menait sur la rive gauche du Rhône le baron Pierre Le Roy de Boiseaumarié. Avec quelques amis convaincus, il décida de faire classer le terroir de Lirac en appellation d’origine contrôlée (A.O.C.). La demande en fut faite auprès d'un tribunal.
Le projet se concrétisa après la seconde guerre. Le 11 octobre 1945, l’appellation fit l’objet d’une reconnaissance judiciaire par le Tribunal d’Uzès. Après deux années d’enquêtes complémentaires sur le terrain (terroir, types de vins, etc.) les experts de l’INAO achevèrent la délimitation de l’aire d’appellation sur les communes de Lirac, Roquemaure, Saint-Laurent-des-Arbres et Saint-Geniès-de-Comolas. Ce qui aboutit à la reconnaissance de l’AOC Lirac définie par le décret du 14 octobre 1947. La nouvelle appellation devenait le premier cru des côtes-du-rhône à produire des vins de trois couleurs : rouge, rosé, blanc.
Huile d'olive de Provence AOC[modifier]
L'huile d'olive de Provence est protégée par une appellation d'origine contrôlée (AOC) à la suite d'une enquête diligentée par l'INAO, dont les conclusions ont été déposées auprès de la commission le 26 octobre 2006, réunie à Arles. La signature du décret parut au Journal officiel le 14 mars 2007[3]
Pour pouvoir postuler à l'AOC, l'huile d'olive de Provence doit être élaborée à base des variétés aglandau, bouteillan, cayon, salonenque ainsi que celles dénommées localement brun, cayet, petit ribier et belgentiéroise. Il faut au moins deux de ces variétés principales présentes au sein de l'oliveraie[3],[4].
Lieux et monuments[modifier]
Remarquable patrimoine du Gard Rhodanien[5]
Entre Provence et Cévennes, Saint-Laurent-des-Arbres est un village typique par son patrimoine médiéval.
Son église romane fortifiée, son donjon (féodal), la Tour Ribas et les vestiges des remparts témoignent de la richesse historique des siècles passés.
La Tour Ribas, siège de l’Office de Tourisme, abrite une maquette réalisée à partir d’archives, qui représente la cité telle qu’elle pouvait apparaître au Moyen Âge et jusqu’aux environs de 1750.
Le labyrinthe de ruelles, venelles et placettes offre aux hôtes de passage de multiples attraits touristiques. Découvertes historiques, archéologiques, géologiques; pour les amateurs de vieilles pierres et de campagne superbe. Au sud du village s’étendent de remarquables pinèdes : dans cette forêt les sentes ombragées, aires de pique-nique, parcourt de santé, sentiers pédestres et équestres conduisent au plateau de Lirac qui récompense les amoureux de la nature par une magnifique vue du Mont Ventoux.
Au nord, le Mont Cau domine les tours du village et son vignoble réputé depuis l’antiquité jusqu’à nos jours (quatre villages pour trois couleurs, rouge, rosé, blanc, selon l’appellation Lirac).
À l'est du village se trouvent deux magnifiques propriétés: le Château Deleuze-Beaupré, magnifique architecture du XVIIe siècle et la Bégude, bastide du XVIIIe siècle avec des bases médiévales, ayant appartenu aux familles Deleuze (anciens viguiers du Pape), Vigan-Braquet, Berard et Ponsoye. En face de la Bégude se situe la Chapelle romane dite de Thézan.
Chemin de grande randonnée GR42, emprunté entre autres par les pèlerins du chemin de St-Jacques-de-Compostelle.
Personnalités liées à la commune[modifier]
- Jacques Julliard, éditorialiste et journaliste, possède une maison à Saint-Laurent-des-Arbres.
Voir aussi[modifier]
Notes et références[modifier]
- Jean-Pierre Saltarelli, Les seigneurs de Cornillon au XIVe siècle, 1997, sur le site de la commune de Cornillon en ligne
- Saint-Laurent-des-Arbres sur le site de l'Insee
- (fr) Décret du 14 mars 2007 relatif à l'huile d'olive de Provence AOC, INAO
- (fr) Les variétés d'olives, sur terroirselect.info
- saintlaurentdesarbres.com
Bibliographie[modifier]
- Anastasy Régis, Saint Laurent des Arbres et Saint Geniès de Comolas, éditions Alan Sutton, novembre 2010