1977

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Icône de redirection Cette page concerne l'année 1977 (MCMLXXVII en chiffres romains) du calendrier grégorien. Pour l'année -1977, voir -1977.

Années :
1974 1975 1976  1977  1978 1979 1980

Décennies :
1940 1950 1960  1970  1980 1990 2000
Siècles :
XIXe siècle  XXe siècle  XXIe siècle
Millénaires :
Ier millénaire  IIe millénaire  IIIe millénaire


Chronologies géographiques :
Afrique • Amérique (Canada (Nouveau-Brunswick, Québec), États-Unis) • Asie • Europe (France (Paris), Italie, Suisse) • Océanie


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Calendriers :
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Évènements[modifier | modifier le code]

78 mai : le G7 à Londres

Afrique[modifier | modifier le code]

Amérique[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : 1977 au Canada et 1977 au Québec.
  • Avril : dans un discours à l’OEA, Jimmy Carter annonce la signature par les États-Unis de la convention américaine sur les droits de l’homme et du traité de Tlatelolco interdisant le stationnement d’armes nucléaires en Amérique latine.
  • Juillet : plan Tupac Amaru du dictateur Morales au Pérou, destiné à renforcer une « démocratie sociale pleinement participative ». Il signifie un retour en arrière dans le sens de l’austérité économique et des conditions favorables aux investissements étrangers. Morales se heurte à une agitation sociale croissante provoquée par une baisse du niveau de vie des Péruviens. La répression employée ne fait que nourrir le mécontentement. Le 19 juillet, alors qu’une grève générale paralyse le pays, Morales fait arrêter plus de 700 dirigeants syndicaux. Soumis à la pression de la rue et des organisations financières internationales, devant faire face à des divisions au sein de l’armée, pressé par le président Carter, le dictateur annonce le 28 juillet 1977 son intention d’engager une transition vers la démocratie.
  • 7 septembre : accords Carter-Torrijos, qui abolissent le traité inégal de 1903 entre les États-Unis et Panama et prévoient un transfert progressif des responsabilités du canal de Panama jusqu’à la fin 1999. les États-Unis obtiennent le droit unilatéral de défendre la voie d’eau. Le Sénat des États-Unis fait rajouter, lors du vote de ratification (), une clause précisant que si les Américains renoncent au droit d’intervention dans les affaires intérieures de Panama, ils se réservent le droit de rouvrir le canal, au besoin par la force, au cas où il serait fermé par suite de troubles. Les accords sont accueillis triomphalement à Panama et dans toute l’Amérique latine.
  • 25 novembre : « Loi de défense et garantie de l’ordre public »[2] au Salvador (1977-1979) qui permet au gouvernement de mener une campagne de répression contre toute contestation et contre l’Église, ce qui affecte ses relations avec les États-Unis.
  • 8 décembre : enlèvement d'Alice Domon à Buenos Aires avec 11 autres membres du Mouvement des mères de la place de Mai. Léonie Duquet est enlevée deux jours plus tard.
  • Décembre, Bolivie : des femmes de mineurs emprisonnés commencent une grève de la faim pour réclamer la libération des prisonniers politiques. Le mouvement prend rapidement de l’ampleur, remettant en question le contrôle du régime sur le mouvement syndical.
  • Le président du Mexique José López Portillo resserre les liens avec les États-Unis et rétablit des relations diplomatiques avec l’Espagne.
  • Plan Chacarillos au Chili : un projet de Constitution est rédigé pour répondre aux pressions internationales (Carter) et à celle de l’Église catholique. Il prévoit un processus d’institutionnalisation sur la période 1978-1985 avec pour objectif le transfert du pouvoir au civil dans le cadre d’une démocratie contrôlée par les militaires. Ce plan ne sera jamais adopté.
  • En Argentine, une estimation fait état de 6000 exécutions et de 15 000 prisonniers politiques incarcérés.
  • Réévaluation de 85 % en Argentine entre 1977 et 1981, provoquant un fort déséquilibre des balances commerciales compensé par l’emprunt.

États-Unis[modifier | modifier le code]

  • 20 janvier : début de la présidence démocrate de Jimmy Carter aux États-Unis (fin en 1981).
    • Le démocrate Jimmy Carter entend mettre au premier plan des priorités la défense des droits de l’homme, politique taxée par ses adversaires d’idéaliste et jugée dangereuse pour les intérêts stratégiques américains. Alors que la diplomatie américaine avait soutenu des dictatures dans le passé, pourvu qu’elles soient anticommunistes, Carter fait pression pour qu’elles se libéralisent, avec des résultats variés.
  • Mars : les Soviétiques rejettent brutalement les propositions avancées par les Américains sur le « contrôle de l’armement », soit une réduction de 25 % des arsenaux stratégiques. Les négociations reprennent à l’automne.
  • Avril :
    • Plan sur l’Énergie : taxation des grosses cylindrées, hausse des taxes sur le pétrole, subvention aux énergies autres que le pétrole (charbon). Le projet se heurte aux libéraux hostiles à toute augmentation du carburant, aux Compagnies pétrolières soucieuses de bénéficier de la hausse et sur l’indifférence des Américains.
    • En raison de l’inflation, Carter retire le projet de réductions fiscales déposé en janvier.
  • 23 mai : Tax Reduction and Simplification Act. Fusion des déductions fiscales en un crédit d'impôt unique pour les bas revenus (moins de 9000$). Nouvelle hausse de la taxe sur la consommation.
  • Juin : le dialogue Nord-Sud amorcé 18 mois plus tôt avorte faute de crédits suffisants votés par le Congrès.
  • 15 août : détection du signal Wow! en radioastronomie.


  • Depuis 1969, le budget de la défense a chuté de 8,7 % à 5,5 % du PNB.
  • 7,5 % de chômeurs.
  • Le déficit public s'améliore à 2,5 % du PIB.

Asie[modifier | modifier le code]

Zulfikar Alî Bhutto, Premier ministre du Pakistan, renversé en 1977.
  • 24 février[3] : nouvelle constitution en Afghanistan. Mohammed Daoud Khan est élu au poste tout-puissant de président.
  • 10 mars : au Pakistan, le Parti du peuple pakistanais remporte les élections législatives avec 58 % des voix face à une alliance de partis politiques religieux. Zulfikar Alî Bhutto est conforté dans sa place de Premier ministre.
  • 20 mars : échec électoral et démission d'Indira Gandhi en Inde. Le Janata Party (parti du peuple), coalition hétéroclite de conservateurs prend le pouvoir après sa victoire aux élections générales. Le Premier ministre Morarji Desai, Président du Congress Organization, rétablit la démocratie. Il annonce sa volonté de rompre avec la ligne du Congrès : décentraliser, rétablir les libertés fondamentales, renouer avec le véritable non-alignement. La famille Gandhi fait l’objet d’attaques pour des affaires de malversations diverses, excès de pouvoir, népotisme, etc. Charan Singh, ministre de l’Intérieur, réclame un procès : les agents du CBI (Central Bureau of Investigation) arrêtent Indira Gandhi et la conduisent en prison. Cet épisode contribue à en faire une victime aux yeux de l’opinion, d’autant qu’elle décide d’agir en faveur des plus défavorisés.
  • 29 mai : fondation du Jammu Kashmir Liberation Front.
  • 30 juin : dissolution de l'Organisation du traité de l'Asie du Sud-Est, à la suite de la fin de la guerre du Viêt Nam.
  • 5 juillet :
    • Renversement du Premier ministre pakistanais Zulfikar Alî Bhutto, remplacé par le général Zia Ul Haq, qui institue la loi martiale.
    • Réhabilitation de Deng Xiaoping. Il récupère les postes dont il avait été chassé un an plus tôt. Avec son slogan « chercher la vérité à partir des faits », il s’oppose au dogmatisme maoïste de Hua Guofeng.
  • 20 septembre : adhésion du Viêt Nam à l'ONU.
  • 12 novembre : le gouvernement thaïlandais de Tanin Kraivixien est renversé par l’amiral Sangad Chaloryu et son groupe. Sangad instaure un nouveau cabinet dirigé par le général Kriangsak Chomanan pour essayer de panser les divisions de la société thaïlandaise et améliorer les relations avec les régimes communistes des pays voisins.
  • 31 décembre : rupture des relations diplomatiques entre le Viêt Nam et le Cambodge.
    • Le Viêt Nam lance une offensive massive contre la résistance anticommuniste des Hmongs du Laos. Plus de 30 000 soldats vietnamiens appuyés par l'aviation attaquent la région montagneuse entre Luang Prabang et Vientiane en utilisant du napalm et de la pluie jaune, un agent chimique très mortel. Bilan : 40 000 civils vont être massacrés et plusieurs dizaines de milliers de réfugiés s'enfuient vers la Thaïlande.
    • Les Khmers rouges, qui rêvent de conquérir la Cochinchine perdue au XVIIe siècle, lancent des incursions contre le Viêt Nam et s’en prennent aux Vietnamiens résidant au Cambodge.
  • À Taïwan, les trois zones franches accueillent 267 usines et emploient 71 000 personnes, parmi leurs activités : production de téléviseurs, d'objets en plastique, de confection et de bonnèterie. La seule obligation de ces entreprises est celle d'exporter la totalité de la production.

Proche-Orient[modifier | modifier le code]

  • 18 janvier[4] : émeutes du pain en Égypte. Le FMI fait pression sur l’Égypte pour qu’elle réduise ses subventions sur les produits de base. Il s’ensuit des manifestations populaires qui font 160 morts.
  • Février : Jimmy Carter relance les pourparlers de paix. Israël refuse tout entretient avec l’OLP.
  • 16 mars :
    • Jimmy Carter répond à Israël que la question palestinienne doit être résolue et que les réfugiés doivent avoir une terre (homeland). Au Caire, le XIIIe CNP examine la question de la participation de l’OLP à la conférence de Genève. Le refus de la résolution 242 est rappelé. Toutefois l’OLP affirme son intention d’être à Genève et laisse entendre qu’elle pourrait envisager la création d’un État palestinien dans les territoires occupés, signifiant l’acceptation d’une coexistence possible avec Israël.
    • Liban : assassinat de Kamal Joumblatt. Son fils Walid le remplace à la tête de la communauté druze. Le Mouvement national se désagrège au profit de l’OLP, seule organisation capable de mettre sur pied une administration semblable à celle du secteur chrétien. Israël soutient les milices chrétiennes au Liban Sud et établit une ligne rouge (le fleuve Litani) que les Syriens ne doivent pas franchir.
  • 17 mai : Menahem Begin arrive au pouvoir en Israël. Il accepte le principe de la conférence de Genève mais refuse la participation des Palestiniens. Le Likoud au pouvoir n’entend céder aucune conquête aux Palestiniens en vue de réaliser un « Grand Israël ».
  • 14 août : extension de la législation israélienne à la Cisjordanie et à la bande de Gaza.
  • 1er octobre : un communiqué américano-soviétique appelle à la tenue de la conférence de Genève, au retrait des forces israéliennes des territoires occupés en 1967, au respect des droits légitime des Palestiniens. Carter doit reconnaître un droit de veto à Israël sur la participation des Palestiniens à la conférence.
  • 9 novembre : Anouar el-Sadate déclare devant l’assemblée nationale Egyptienne qu’il est prêt à se rendre en Israël pour négocier la paix.
  • 19 novembre : visite historique de Anouar el-Sadate en Israël, à Jérusalem, il prononce un discours à la Knesset. Il y réaffirme son désir de paix et le droit des Palestiniens. Cette visite reconnaît de facto l’État d’Israël, ce qui entraîne l’hostilité des autres pays arabes.
  • 2 décembre : au sommet arabe de Tripoli, le front du refus palestinien et l’Irak s’opposent à la Syrie et à l’OLP qui souhaitent un règlement négocié avec Israël. Les participants gèlent leurs relations avec l’Égypte, qui obtient le soutien de Jimmy Carter.
    • Israël fait connaître ses propositions : évacuation du Sinaï, maintient des colons sous la protection de l’ONU et d’Israël, report de toute discussion sur les territoires occupés. Le 25 décembre, une rencontre entre Sadate et Begin aboutit à une impasse

Europe[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : 1977 en France, 1977 en Italie et 1977 en Suisse.
  • 4 septembre : déploiement des premiers SS-20 soviétiques en Europe de l'Est. Début de la crise des euromissiles : à partir de 1977, l’URSS déploie 396 missiles mobiles tactiques portant trois têtes nucléaires de 150 kilotonnes chacune, les SS-20 de portée intermédiaire, capables de frapper tous les centres urbains de l’Europe occidentale.
  • 10 septembre (France) : dernière exécution à la guillotine.
  • 5 septembre : enlèvement du président du patronat allemand Hanns-Martin Schleyer par la Fraction armée rouge.
  • 29 septembre : rétablissement de la Généralité de Catalogne. Son ancien président Josep Tarradelas est rappelé d’exil et constitue un gouvernement d’union nationale.


  • Le Pays basque espagnol est doté d’un conseil général.
  • Espagne : programme de rigueur et de déflation, dévaluation, limitation des dépenses de l’État (-10 %), augmentation des salaires.
  • La part du Royaume-Uni dans la production industrielle mondiale tombe à 9 % (20,5 % en 1955). Les dépenses publiques atteignent 48,5 % du PNB (157 milliards de %).
  • Plan d’alphabétisation des adultes au Portugal.

Océanie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 1977 en Nouvelle-Calédonie.

Chronologies thématiques[modifier | modifier le code]

Naissances en 1977[modifier | modifier le code]

Voir aussi : Catégorie:Naissance en 1977

Décès en 1977[modifier | modifier le code]

Voir aussi : Catégorie:Décès en 1977

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Notes et références[modifier | modifier le code]