Cugnaux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d’aide sur l’homonymie Pour l’article homophone, voir Cugnot.
Cugnaux
Église de Cugnaux
Église de Cugnaux
Blason de Cugnaux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Haute-Garonne
Arrondissement Toulouse
Canton Tournefeuille
Intercommunalité Communauté urbaine de Toulouse Métropole
Maire
Mandat
Alain Chaléon
2014-2020
Code postal 31270
Code commune 31157
Démographie
Gentilé Cugnalais, Cugnalaises
Population
municipale
16 049 hab. (2011)
Densité 1 234 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 32′ 19″ N 1° 20′ 40″ E / 43.538611111111, 1.3444444444444 ()43° 32′ 19″ Nord 1° 20′ 40″ Est / 43.538611111111, 1.3444444444444 ()  
Altitude Min. 150 m – Max. 170 m
Superficie 13,01 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Haute-Garonne

Voir sur la carte administrative de Haute-Garonne
City locator 14.svg
Cugnaux

Géolocalisation sur la carte : Haute-Garonne

Voir sur la carte topographique de Haute-Garonne
City locator 14.svg
Cugnaux

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Cugnaux

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Cugnaux
Liens
Site web Site officiel

Cugnaux (en occitan Cunhaus) est une commune française, située dans le département de la Haute-Garonne en région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Cugnalais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Toulouse située dans son pôle urbain sur le Canal de Saint-Martory et l'Ousseau dans l'agglomération Sud-Ouest de Toulouse.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Cugnaux
Tournefeuille Toulouse
Plaisance-du-Touch Cugnaux Portet-sur-Garonne
Villeneuve-Tolosane

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

En occitan, Cugnaux se dit Cunhaus (le "nh" occitan se prononce comme le "gn" français). Ainsi, le nom de Cugnaux viendrait du mot « cunh » qui signifie en gascon « coin », l'instrument à fendre le bois.

Cette origine étymologique atteste de la caractéristique forestière du paysage cugnalais et du souci de défrichage des forêts durant le Moyen Âge ; ce défrichage qui permettait l'installation et la multiplication de nouveaux villages, de villes nouvelles, de villes... neuves.

Le « litige paroissial » entre Cugnaux et Villeneuve[modifier | modifier le code]

Cugnaux possédait depuis 1239 une église paroissiale couvrant les territoires actuels de Cugnaux et Villeneuve-Tolosane, 2 communes qui n'en faisaient donc qu'une en ce qui concerne le domaine religieux. Cette ancienne église était située dans le cimetière lui aussi commun aux frontières des communes qui s'en disputaient donc la possession bien que les documents officiels aient toujours mentionné « paroisse Saint-Laurent de Cugnaux ».

Le litige fut vivace jusque dans la nuit du 4 au où un incendie (criminel ?) ravagea l'église. Depuis, dans le cimetière toujours commun, fut construite la chapelle Notre-Dame des Champs, de 1869 à 1876, à l'initiative de Paul de Boyer Montégut, propriétaire du château de Maurens et maire de Cugnaux.

Cette chapelle est dédiée à la Vierge car la tradition locale lui donne pour origine la découverte miraculeuse par un paysan d'une statue à cet endroit même. La statue est postée depuis sur un piédestal en arrière du tabernacle dans la chapelle.

L'église Saint-Laurent de Cugnaux[modifier | modifier le code]

Après l'incendie de la première église en 1824, à Cugnaux, une délibération décida l'acquisition d'un verger situé au carrefour des routes de Toulouse et de Plaisance-du-Touch. C'est au mois de novembre 1824 que l'ingénieur toulousain Julien Rivet dépose plan et devis de la nouvelle église dont on prévoit le coût à 44 200 francs. Les travaux débutent en mars 1825 soit un an après l'incendie de l'ancienne église.

Pour la construire, la commune emprunte 6 000 francs remboursés par un impôt exceptionnel et l'État subventionne à hauteur de 1 000 francs. Pour arriver au compte il fallait rajouter la vente de biens communaux et une souscription auprès des paroissiens.

Comme l'ancienne, la nouvelle église est dédiée à Saint Laurent et livrée au culte en 1827. Devenue trop petite face à la croissance déjà importante de la population à Cugnaux, l'église est agrandie dès 1853 . À la fin du XIXe siècle, 2 salles de service sont rajoutées et ce n'est qu'en 1936 que la façade sera achevée par l'architecte toulousain Jean Louis Gilet.

Les briques roses que nous connaissons sont restées couvertes de crépis blanc jusqu'en 1975.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Cugnaux

Son blasonnement est : Coupé : au premier d'argent aux dix vergettes de sable brochantées d'un rameau d'olivier de sinople, au second d'azur à trois coins d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la septième circonscription de la Haute-Garonne et du canton de Tournefeuille

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2014 en cours Alain Chaléon UMP Médecin
2001 2014 Philippe Guérin PRG conseiller en entreprise, Conseiller régional
1989 2001 Michel Aujoulat RPR chef d'entreprise
1983 1989 Christian Blanc PS médecin
1977 1983 Jean-Paul Faivre   avocat

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 16 049 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
633 690 779 902 882 919 854 916 918
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
907 945 964 964 982 1 016 1 062 1 016 966
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 012 1 021 882 904 1 026 1 097 2 033 1 576 3 040
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
2 989 5 228 9 516 9 461 11 311 12 997 16 019 16 049 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2])
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Vie locale[modifier | modifier le code]

Église du père Joseph

Insolite[modifier | modifier le code]

En 2007[3], le maire de Cugnaux, Philippe Guérin, a pris un arrêté «interdisant à toute personne ne disposant pas de caveau (...) de décéder sur le territoire de la commune», et menaçant les contrevenants de sévère sanction.
Un arrêté similaire a été pris à Sarpourenx, dans les Pyrénées-Atlantiques.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville compte quatre écoles maternelles (Jean Jaurès; Christian Blanc; Léon Blum; Eugène Montel), quatre écoles primaires (Jean Jaurès; Christian Blanc; Léon Blum; Eugène Montel), un collège (Montesquieu) et un lycée d'Enseignement Général et Technologique (Henri Matisse) proposant également quelques BTS.

Culture[modifier | modifier le code]

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Sur la commune de Cugnaux, une décharge non autorisée de pneus usagés a été établie par la société Press'Pneu, mise en liquidation judiciaire en 2002, abandonnant sur le site 8 000 à 10 000 tonnes de pneus usagés[4]. Une partie du dépôt a été évacuée en 2004, les opérations étant financées par l'ADEME, en 2005, il restait encore sur site 4 000 tonnes de pneus auxquels s'ajoutent une quantité indéterminée utilisée en remblaiement, l'administration étant en contentieux avec les producteurs, les Sociétés Norauto, Feu Vert et Euromaster.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]