Bellegarde (Gard)

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Bellegarde
La station de pompage "Aristide Dumont", inaugurée en 1960 par le Général De Gaulle qui sert à alimenter le canal Philippe-Lamour
La station de pompage "Aristide Dumont", inaugurée en 1960 par le Général De Gaulle qui sert à alimenter le canal Philippe-Lamour
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton Beaucaire
Intercommunalité Communauté de communes Beaucaire-Terre d'Argence
Maire
Mandat
Juan Martinez
2014-2020
Code postal 30127
Code commune 30034
Démographie
Population
municipale
6 336 hab. (2011)
Densité 141 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 45′ 16″ N 4° 30′ 55″ E / 43.7544, 4.515343° 45′ 16″ Nord 4° 30′ 55″ Est / 43.7544, 4.5153  
Altitude Min. 1 m – Max. 102 m
Superficie 44,96 km2
Localisation

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Bellegarde est une commune française située dans le département du Gard en région Languedoc-Roussillon.

Étymologie : le mot germanique wart « garde, tour de garde » a été latinisé en warda (d'où l'occitan garda) ou en wardia (d'où l'occitan gardia, accentué sur la première syllabe). Ces termes ont nommé de nombreux lieux-dits plus tardivement par l'intermédiaire de l'occitan garda, gardia « lieu élevé où l'on peut observer ». Avec un adjectif épithète, garda a servi à nommer, à l'époque féodale, notre Bellegarde (Bella Garda, en 1208).

Géographie[modifier | modifier le code]

Les communes de Fourques, Beaucaire, Manduel et Garons sont limitrophes à la commune de Bellegarde. Ses habitants s'appellent les Bellegardais et Bellegardaises.

Située aux portes de la Camargue et à l'extrémité du plateau des Costières, à mi-chemin entre Beaucaire et Saint-Gilles, à 17 km de Nîmes et 15 km d'Arles, Bellegarde invite les randonneurs à découvrir son territoire et ses monuments sur un parcours de petite randonnée : la tour de Bellegarde (XIIe siècle), Broussan et sa chapelle classée monument historique (XIe siècle), ses nombreuses fontaines, ses plans d'eau et lacs, dont le plan d'eau des moulins où se déroulent de nombreuses manifestations.

Bellegarde est l'une des 79 communes membres du Schéma de Cohérence Territoriale SCOT du Sud du Gard (voir lien) et fait également partie des 41 communes du Pays Garrigues Costières.

La commune dispose d'un site de stockage de déchets d'amiante de catégorie 1 (déchets dangereux). Ce site est le seul parmi les huit français classés en catégorie 1 à être situé au sud de la Loire.

Un site de déchets solides (fluorines contaminées a l'uranium 12068 T en septembre 2000) d'EURODIFF est également implanté sur la commune.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : armorial des communes du Gard.
Blason de Bellegarde

Les armes de Bellegarde se blasonnent ainsi :

d'azur à un pont en dos d'âne de trois arches d'or maçonné de sable, surmonté de l'inscription sur deux lignes en lettres capitales d'argent PONS AERARIUS, et posé sur un marais à la berge ondée du même semé de roseaux de sable[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1995 mars 2008 Élie Bataille UMP Conseiller général du Canton de Beaucaire (2001-2008)
Président de la Communauté de communes Beaucaire-Terre d'Argence (2002-2008)
mars 2008 en cours Juan-Antoine Martinez PS Conseiller général du Canton de Beaucaire depuis 2008
Vice-président du Conseil général du Gard depuis 2011
Député suppléant de la Première circonscription du Gard depuis 2012

Président Communauté de communes Beaucaire-Terre d'Argence depuis 2014

Les données manquantes sont à compléter.

Canton[modifier | modifier le code]

Bellegarde fait partie du canton de Beaucaire, qui fait partie de l'arrondissement de Nîmes et qui dépend de la première circonscription du Gard.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 336 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
880 1 207 1 053 1 409 1 541 1 640 1 796 1 969 2 167
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 553 2 855 2 820 2 753 2 689 2 372 2 517 2 765 2 594
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 729 2 668 2 581 2 536 2 251 2 433 2 452 2 317 2 236
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
2 484 3 052 3 163 3 924 4 508 4 913 6 109 6 336 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le Prieuré Saint-Vincent-de-Broussan des XIe et XVe siècles (Classé depuis 11 octobre 1984)[4]. À voir : parties anciennes des bâtiments (corps de logis au nord-ouest et aile au nord-est de la cour), bâtiment conventuel, logis. Propriété d'une personne privée, le site est fermé au public.
  • Aqueduc romain de la seconde moitié du Ier siècle. Captage, sections visibles en divers lieux (dont la plus remarquable - avec ses 22 m de long - au site du Musée de l'eau), bassin... L'hypothèse de plus en plus confirmée, est que cet aqueduc alimentait en eau la ville d'Arles (plus précisément la partie urbaine de Trinquetaille - site où a été récemment découvert le fameux buste de César)
  • Moulin à huile du XIXe siècle. Fonctionnant courant novembre - décembre pour le public.
  • Site de la Tour (XIIe siècle) et superbe panorama sur la plaine de Petite Camargue.

Bellegarde dans la littérature[modifier | modifier le code]

Un village "Sources-la-Marine" est cité dans le poème d’Aragon, Le Conscrit des cent villages, écrit comme acte de Résistance intellectuelle de manière clandestine au printemps 1943, pendant la Seconde Guerre mondiale[5].

Aucune commune ne porte ce nom en France (DOM-TOM inclus). Le seul lieudit portant un nom approchant est le lieudit Les Sources de la Marine situé sur le ban de la commune de Bellegarde. Il s'y trouvait autrefois une gare (actuellement en ruines) sur la ligne reliant Nîmes aux Saintes-Maries-de-le-Mer.

Louis Aragon a séjourné à Arles pendant la guerre et il a placé Trinquetaille parmi les cent villages. Il est vraisemblable qu'il a connu le lieudit Les Sources de la Marine et que le nom lui plaisant, il l'a intégré dans son poème, même s'il a un peu estropié son nom.

Économie[modifier | modifier le code]

La cité a donné son nom à un vin bénéficiant d'une appellation d'origine contrôlée, la clairette de Bellegarde.

Le territoire de la commune est entièrement situé dans la zone de l'AOC Costières de Nîmes. [6]

Festivités[modifier | modifier le code]

Ville de tradition, début mai, messe en provençal au pied de la tour ; en octobre, défilé "à l'ancienne" au cours duquel les habitants s'habillent comme au temps passé et où tout véhicule à moteur est interdit, Bellegarde vit également dans le présent : en mai avec la fête de l'Europe, auto-cross et moto-cross, en juillet le Festival international de guitare. Ce festival a reçu en juillet 2007 Moustaki et Voulzy.

Tradition toujours avec les courses camarguaises qui sont proposées dans les arènes, où l'on voit des hommes en blanc (les raseteurs) face à des taureaux "camargue" équipés d'attributs entre et sur les cornes (cocarde, ficelles et glands -sorte de pompons-) qui seront "primés" lorsque les hommes les leur enlèveront.

Et tradition encore avec les "abrivado" (lâcher de taureaux camarguais dans les rues du village sur un parcours les amenant aux arènes), les "bandido" (retour des taureaux des arènes au char (camion), les encierros (lâcher de taureaux sur un parcours clos).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Bellegarde est jumelée avec

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le blason de la commune sur Gaso
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  4. « Notice no PA00103024 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. Louis Aragon, « Le Conscrit des cent villages », publié initialement dans La Diane française, consulté dans Pierre Seghers, La Résistance et ses poètes : France, 1940-1945, Paris : Seghers, 2004 (2e édition). (ISBN 2-232-12242-5), p. 373-375
  6. Cahier des Charges pour des AOC homologué par le décret 2011-1259 du 7 octobre 2011; consultable sur http://agriculture.gouv.fr/Cahiers-des-charges-pour-des-AOC,15333

Liens externes[modifier | modifier le code]

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