Ramonville-Saint-Agne

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Ramonville-Saint-Agne
Pigeonnier de la Comtesse.
Pigeonnier de la Comtesse.
Blason de Ramonville-Saint-Agne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Haute-Garonne
Arrondissement Arrondissement de Toulouse
Canton Canton de Toulouse-9
Intercommunalité Sicoval
Maire
Mandat
Christophe Lubac
2014-2020
Code postal 31520
Code commune 31446
Démographie
Gentilé Ramonvillois, Ramonvilloises
Population
municipale
12 195 hab. (2011)
Densité 1 888 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 32′ 36″ N 1° 28′ 43″ E / 43.543431, 1.4786743° 32′ 36″ Nord 1° 28′ 43″ Est / 43.543431, 1.47867  
Altitude Min. 143 m – Max. 252 m
Superficie 6,46 km2
Localisation

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Ramonville-Saint-Agne est une commune française, limitrophe du sud de Toulouse (Haute-Garonne, Midi-Pyrénées).

Ses habitants sont appelés les Ramonvillois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Toulouse située dans son pôle urbain à cheval sur les coteaux de Pech-David, le canal du Midi et la vallée de l'Hers. La commune fait partie de la communauté d'agglomération du Sicoval (à l'origine un syndicat de communes des coteaux et de la vallée de l'Hers).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Ramonville-Saint-Agne
Toulouse Toulouse Toulouse
Pechbusque Ramonville-Saint-Agne Labège
Pechbusque Auzeville-Tolosane Labège
Auzeville-Tolosane

Transport[modifier | modifier le code]

Située en banlieue sud de Toulouse, Ramonville-Saint-Agne est accessible par le Périphérique de Toulouse sortie sortie 19. La commune est desservie par la Ligne B du métro de Toulouse, station de Ramonville - Métro tout au nord de Ramonville, séparée du tissu urbain existant, à l'instar de Balma et sa station de métro et par les Transports en commun de Toulouse.

Un projet de bus en site propre, le long de l'avenue François-Mitterrand (RN113), a été réalisé. Un site propre va de la station de métro de Ramonville jusqu'aux portes de la commune de Castanet en passant par Auzeville. À défaut d'avoir pu amener le métro dans ces communes, cela permet quand même d'y améliorer l'offre de transports en commun.

Principaux quartiers[modifier | modifier le code]

La commune de Ramonville abrite différents quartiers dont les plus connus sont :

  • La Cité "Rose" nommée ainsi en raison de la couleur de ses immeubles.
  • Les hauteurs avec la cité des "Floralies", et des zones résidentielles principalement
  • Le quartier Marnac, tout autour du centre commercial principal de la commune.
  • Port-Sud, situé à l'est et qui abrite un port de plaisance pour le canal du Midi.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une légende veut que le toponyme Ramonville vienne de Raymond IV, comte de Toulouse qui aurait possédé un château sur les hauteurs des coteaux, non loin de l'actuelle commune de Ramonville. Il aurait baptisé l'endroit à son nom quand il l'a traversé en partant en croisade en 1096.

Effectivement, ce nom de lieu procède peut-être d'un Raymond (Raimon, en occitan), nom de personne germanique basé sur ragin et mund, d'après Albert Dauzat et Charles Rostaing[1] qui ne citent pas de formes anciennes. Le second élément est l'appellatif -ville (« domaine rural » « village », issu du gallo-roman VILLA) de l'époque mérovingienne ou carolingienne. De manière exceptionnelle, au sud de la Loire, dans la région de Toulouse, on rencontre cet appellatif postposé (précédé d'un nom de personne germanique). Certes, l'élément -vielle, -viale de même origine est attesté dans le Languedoc et les Landes, mais il prend curieusement la forme -ville du français dans la région de Toulouse (conjointement à -vielle et -fielle). Des fouilles archéologiques, par exemple sur le site de L'Isle-Jourdain[2] ont mis au jour une nécropole franque de 46 sépultures du VIe siècle qui présente les caractéristiques de celles du Nord de la France. Peut-être que ces francs sont également à l'origine des toponymes en -ville dans la région ? Autre parallèle : à Aucamville, les archéologues ont trouvé une francisque et des scramasaxes dans des tombes de guerriers francs.

Homonymie avec Ramonville, à Rombas (Moselle) formé comme Ramonchamp (Vosges), plutôt avec le nom de personne germanique Radmund.

Le ruisseau Saint-Agne est une limite de la paroisse de Toulouse, et son nom fait référence à saint Aignan, patron d'Orléans qui en 451 délivra sa ville assiégée par Attila[3].

Les lieux les plus célèbres de Ramonville sont la ferme de Cinquante, qui est une ancienne ferme d'un ordre religieux dont le loyer était de 50 volailles chaque année, et le canal du Midi (canal des Deux-Mers), construit par Pierre-Paul Riquet, qui est classé au patrimoine mondial par l'Unesco.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Ramonville-Saint-Agne Blason Coupé au 1) parti au I de gueules à la croix cléchée, vidée et pommetée de douze pièces d’or et au II d’argent au pin parasol arraché de sinople, au 2) de sable au léopard tenant une pique de sa patte dextre soutenu d’un croissant, le tout d’argent.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la neuvième circonscription de la Haute-Garonne.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 1989 Francis Barousse PS  
mars 1989 2008 Pierre Cohen PS Député, ancien conseiller régional, ancien maire de Toulouse
mars 2008 en cours Christophe Lubac PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 12 195 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
439 460 454 461 498 494 500 497 397
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
505 480 484 469 469 471 509 506 479
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
441 475 460 446 484 543 547 791 971
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 251 2 214 8 699 10 561 11 834 11 696 11 738 12 195 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Le port de plaisance et le port technique sur le canal du Midi représentent une bonne part de l'activité locale.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Pont de Mange-Pommes, canal du Midi.

Vie pratique[modifier | modifier le code]

Service public[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Écoles primaires[modifier | modifier le code]

La commune de Ramonville compte 4 écoles primaires, implantées dans chacun des quartiers de la ville :

– le groupe scolaire Jean-Jaurès, qui a fusionné avec l'ancienne école de la mairie : maternelle, allée Georges-Pompidou. Élémentaire, place Charles-de-Gaulle ;
– le groupe scolaire Gabriel-Sajus : maternelle, rue des Rouges-Gorges. Élémentaire, rue des Hirondelles ;
– le groupe scolaire Pierre-Mendés France : maternelle, mail Georges-Brassens, élémentaire, 7, avenue Émile ;
– le groupe scolaire Saint-Exupéry : maternelle, rue du Salas, élémentaire, rue de l’Ancienne Batterie.

Enseignement secondaire[modifier | modifier le code]

La commune de Ramonville-Saint-Agne compte un collège public ainsi qu’un établissement spécialisé dans l’accueil des enfants handicapés.

– collège André-Malraux : avenue de Karben
– centre spécialisé d’enseignement secondaire Jean-Lagarde (collège et lycée) : parc Saint-Agne, 1 avenue Tolosane

Activités sportives[modifier | modifier le code]

- La ferme de Cinquante, propriété communale de 25 hectares de prairies. Elle comprend notamment une zone verte avec un parcours sportif aménagé, des bâtiments dont une partie a été restaurée pour servir de lieu de réunion, pour les besoins de la vie associative locale, ainsi que pour les écoles, une partie louée pour des jardins familiaux, des aires de jeux et de pique-nique, des pistes de bi-cross et skate park.

- Une section omnisports très efficace (USR) permet aux Ramonvillois (et autres) de pratiquer différents sports. La plus emblématique étant sans conteste la Section Escrime[6], qui a vu passer dans ses rangs bon nombre de bretteurs de niveau national ou international. La salle d'armes Raoul-Cléry fut créée en 1973 par le maître Louis Julien. Rapidement, Régine Boigegrain (une des premières maîtres d'armes féminines de France avec Lucette Nouailles) prit la suite. Après la disparition prématurée de celle-ci en 1993, la relève fut prise par maître Jean-Michel Nouailles, tout frais sorti major de Promotion de son École des Maîtres d'Armes (CREPS Chatenay-Malabry - 92). D'abord spécialisé au Fleuret, la pratique du sabre fut mise en place au début des années 2000 et fut arrêtée en 2010, malgré d'excellents résultats (Sabre Dame: vainqueur Coupe d'Europe des clubs, champion de France senior par équipe à plusieurs reprises). Magali Carrier, Cécile Argiolas, Pascale Vignaux toutes trois membres de cette équipe, formaient l'ossature de l'équipe de France championne du Monde de sabre dame avec Anne-Lise Touya).

Maintenant principalement tournée vers la pratique de l'épée en compétition et du fleuret en pratique loisir, la section reste un des clubs les plus performants de Midi-Pyrénées et accessoirement de France. La section escrime de l'USR est labellisée par la Fédération française d'escrime : École française d'escrime, Club Formateur, Prestige et Performance. L'équipe Cadet Masculin à l'épée a été championne de France Élite en 2011 (Benjamin Lion, Lucas Hoguet, Damien Attard et Robin Garbay). Lucas Hoguet est en Espoir national au Pôle France de Reims (CREPS).

Chez les seniors, Antoine Guinard fait partie des 20 premiers français au classement national. Il a participé à sa première Coupe du Monde en 2012. Les équipes senior homme et dame évoluent toutes les deux en Nationale 2 (16 équipes). Les garçons en 2012 ont été médaille de Bronze en Nationale 3 (Antoine Guinard, Guillaume Larrieu, Christophe Randol et maître Jean-Michel Nouailles) et les filles ont été vice-championnes de France Nationale 3 en 2013 (Audrey Cavalière, Élisabeth Maury, Clarisse Gally et Jessica Auber - - Le Saux). Ces performances leur ont permis d'accéder à la Nationale 2.

Culture[modifier | modifier le code]

Le centre culturel municipal propose également une programmation à l'année.

La péniche Didascalie propose des spectacles et du théâtre "Jeune public".

ARTO et le Festival de rue de Ramonville[modifier | modifier le code]

En 1988, la ville de Ramonville et ARTO créent un Festival des Arts de la rue[7], afin d’ouvrir les lieux publics aux créations «hors les murs» et d’introduire dans la cité des paroles d’artistes nourris de l’imaginaire urbain. Chaque année en septembre, une trentaine de compagnies internationales donne près de 100 représentations devant plus de 30 000 festivaliers. Depuis 2003, dans une recherche permanente de nouveaux espaces et de nouveaux modes d’expression, les actions d’ARTO se déploient sur le Sicoval (communauté d’agglomération du sud-est toulousain) et à Toulouse au cours d’une saison territoriale qui invite à la circulation entre espace urbain et espace naturel, et favorise la proximité entre les habitants et les artistes.

Le Bikini[modifier | modifier le code]

C'est une salle à part dans le paysage des scènes françaises, du fait d'une programmation audacieuse. Les groupes locaux tout comme les vedettes internationales sont programmés ; et c'est d'ailleurs au Bikini que les Australiens de Midnight Oil ont déjà choisi de se produire, tout comme Louise Attaque ou Yuri Buenaventura. Des artistes à présent réputés y ont fait leurs débuts : les Rita Mitsouko, les Stranglers, Pigalle et les Garçons Bouchers, Noir Désir… Le Bikini est ainsi devenu l'une des salles de concerts les plus célèbres de France. Et même si avec l'explosion de l'usine AZF, en septembre 2001, le Bikini est détruit, il renaît de ses cendres en 2007 en s'établissant à Ramonville, plus fort que jamais.

Convivencia[modifier | modifier le code]

L'association porte le Festival Convivencia[8] depuis 1996. Le Festival Convivencia est un festival navigant sur le canal des Deux-Mers, proposant à chacune de ses étapes une programmation musicale différente. Il est unique en son genre de par son action transversale, interrégionale et multipartenariale, favorisant ainsi le maillage des territoires, des publics et le « vivre-ensemble ».

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, éditions Larousse, 1968.
  2. Jean Paul Cazes, Le site de la Gravette à L'Isle-Jourdain, in l'Archéologue N° 22 Juin 1996.
  3. Site de la mairie de Ramonville-Saint-Agne
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  6. [url=http://usr.escrime.free.fr]
  7. Site du Festival de rue de Ramonville
  8. Site du Festival Convivencia

Liens externes[modifier | modifier le code]

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