Front national (Résistance)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Front national et FN.

Le Front national, ou Front national de lutte pour la libération et l'indépendance de la France, est une organisation de la Résistance intérieure française de la Seconde Guerre mondiale. Il a été homologué par décision ministérielle après la Libération (J.O. du 22 juillet 1948, page 7173), puis mis en liquidation par ses membres, n'ayant plus de raison d'être, après avoir accompagné les demandes de reconnaissance des droits de ces résistants et des familles des disparus. Son nom évoque le Front populaire, alliance politique des partis de gauche de la fin des années trente, dont l’opposition au fascisme fut l’un des mots d’ordre fondateurs. Il n’a aucun lien avec le parti politique créé en 1972, dit aussi « FN », et toujours existant.

Sommaire

[modifier] La Résistance

Créé le 15 mai 1941 par le Parti communiste français (Jacques Duclos, Pierre Villon), il était destiné à être la représentation « politique » des groupes de lutte armée : les Francs-tireurs et partisans français (FTPF). Par la création du Front national, le Parti communiste mettait son organisation clandestine, déjà bien structurée, ainsi que l’expérience de ses militants, au service d’un large rassemblement de résistants, ouvert à tous les Français, «hormis les capitulards et les traîtres». Les communistes furent les plus nombreux mais des adhésions vinrent de partout. Il compta parmi ses militants et ses cadres des membres de la SFIO, comme Claude Jordery, ancien député socialiste. Parallèlement à la lutte armée des FTPF, il se consacra à la propagande, à la fabrication de faux-papiers, au soutien logistique des clandestins et au sabotage.

Ce Front national a participé au Conseil national de la Résistance (CNR). On reconnaît son influence et celle du Parti communiste dans les mesures économiques et sociales portées dans le programme du CNR et appliquées après la Libération.

Pendant la guerre, on a également nommé « Front national » :

  • Un organe du comité directeur du « Front national de lutte pour la libération et l'indépendance de la France » ;
  • Différentes revues clandestines liées à ce mouvement de résistance ;
  • Par extension, le terme désignait différents groupes de résistants à l'occupation nazie, disséminés à travers la France.

[modifier] Les publications clandestines du Front national

Le Front national publia un grand nombre de journaux et de feuilles clandestines :

  • Les Lettres françaises
Revue des écrivains français regroupés en Comité national des écrivains. Fondée en octobre 1941 par Jacques Decour et Jean Paulhan, 25 numéros seront publiés. Les Lettres françaises paraîtront après la Libération, jusqu'en 1972.
  • L’École laïque (1941) ;
  • Le Médecin français (mars 1941) animé par le docteur Raymond Leibovici ;
  • Musiciens d’Aujourd’hui, feuille clandestine tirée à 2500 exemplaires, dont André Fougeron a réalisé la maquette, qui devient Le Musicien d’Aujourd’hui lorsqu’elle est intégrée aux Lettres françaises clandestines ;
  • L’Université libre (104 numéros, de novembre 1940 à octobre 1944), animé par Georges Politzer, Jacques Solomon (gendre de Paul Langevin) et Jacques Decour ;
  • Les Allobroges (1942), région Isère-Hautes Alpes ;
  • L’Étudiant patriote (1941).

[modifier] Après la Libération

Après la Libération, le Front National tente de porter le projet d'un mouvement « patriotique et civique » pour la « renaissance » du pays. Il est le pendant du Mouvement de libération nationale qui regroupe des mouvements de résistance spécifiquement non communistes. Repris en main par le PCF en décembre 1945, il entre en déshérence à partir de 1949[1].

[modifier] Membres

(liste non exhaustive)

[modifier] Voir aussi

[modifier] Article connexe

[modifier] Bibliographie

  • Daniel Virieux, Le Front National de Lutte pour l'Indépendance de la France, un mouvement de Résistance – Période clandestine (mai 1941-août 1944), thèse de doctorat en histoire (à paraître), Claude Willard (Dir.), Université Paris VIII « Vincennes – Saint-Denis », 1995.

[modifier] Références

  1. Daniel Virieux, article Front national, dans Dictionnaire historique de la Résistance, dir. François Marcot, Robert Laffont, 2006, p.124


Outils personnels
Espaces de noms
Variantes
Actions
Navigation
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils
Autres langues