Florence

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne la ville italienne. Pour les autres significations, voir Florence (homonymie).
Florence
Blason de Florence
Héraldique
Drapeau de Florence
Drapeau
Vue générale de Florence
Vue générale de Florence
Noms
Nom italien Firenze
Nom allemand Florenz
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Flag of Tuscany.svg Toscane 
Province Provincia di Firenze-Stemma.svg Florence  
Maire Dario Nardella
(ad interim)
Code postal 50100
Code ISTAT 048017
Code cadastral D612
Préfixe tel. 055
Démographie
Gentilé Florentin, Florentine
Population 371 282 hab. (31-12-2010[1])
Densité 3 640 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 46′ 18″ N 11° 15′ 13″ E / 43.771667, 11.253611 ()43° 46′ 18″ Nord 11° 15′ 13″ Est / 43.771667, 11.253611 ()  
Altitude Min. 50 m – Max. 50 m
Superficie 10 200 ha = 102 km2
Divers
Saint patron Saint Jean le Baptiste
Fête patronale 24 juin
Localisation

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Florence
Liens
Site web http://www.comune.firenze.it

Florence (en italien : Firenze prononcé /fi'rɛnʦe/) est une ville d'Italie, capitale de la région de Toscane et chef-lieu de province. Située au pied de l'Apennin du Nord, elle est traversée par le fleuve Arno.

Berceau de la Renaissance en Italie, capitale du royaume d'Italie entre 1865 et 1870, inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco, Florence présente une très grande richesse artistique (églises, musées, palais). Capitale de la Toscane, la puissante cité des Médicis cache des trésors artistiques de la Renaissance derrière la barrière de ses palais fortifiés ou de ses églises, où joue l'éclatante lumière d'Italie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Florence et le fleuve Arno. En face du pont Santa Trinita, à droite, le palais Spini-Ferroni (1290) avec son toit en créneaux.
Article détaillé : Histoire de Florence.

Florence a été fondée pendant l'époque romaine, en 59 av. J.-C., près du fleuve Arno. Elle n'a été qu'une simple bourgade jusqu'au XIIe siècle, début de son essor économique et artistique qui dura jusqu'au XVIe siècle.

Du XIIe au XIVe siècle, Florence connaît de profonds bouleversements politiques et sociaux avec l'essor des riches familles de marchands groupées au sein du popolo, et le conflit entre les Guelfes et Gibelins qui partage l'Italie et Florence en deux. Ces deux processus accompagnent le développement de la commune qui, comme dans les autres villes de l'Italie septentrionale, désigne l'émergence de gouvernements autonomes qui ont acquis leur souveraineté après une lutte féroce débouchant sur la paix de Constance, octroyée par l'empereur Frédéric Ier en 1183. Les communes italiennes y ont acquis des droits souverains qui en faisaient de véritables cités-États.

La commune florentine, qu'on connaît alors sous le nom de Fiorenza, naît environ un siècle après celle de Pise ; elle est attestée dès 1081. Faut-il voir là l'absence d'une noblesse urbaine qui créait les premières communes partout en Italie ? En tout cas, le popolo des marchands cherche rapidement à faire partie des instances de la commune : le conseil exécutif du consulat, puis du podestat, une assemblée délibérative qui aura plusieurs noms. Florence connaît le combat des factions, avec les Gibelins qui triomphent dans les années 1240, avec le vicaire impérial Frédéric d'Antioche, bâtard de l'empereur Frédéric II. Les Guelfes sont au pouvoir en 1250 puis en 1266, quand ils prennent Florence avec l'appui de Charles d'Anjou, frère du roi de France appelé comme roi de Naples par le pape. Ces Guelfes sont soutenus par le popolo : ils créent la charge de capitaine du peuple en 1250, puis élaborent une nouvelle forme institutionnelle, la seigneurie (Signoria), en 1282 : un conseil de prieurs, appartenant aux corporations des marchands, les fameux 7 arts majeurs des Arti (laine, draps, changeurs, juges et notaires, etc.), auxquels sont juxtaposés un « gonfalonnier de justice » (Gonfaloniere di Giustizia (it)) et des gonfalons (étendards) de quartiers, et ce alors que le podestat et le capitaine du peuple continuent d'exister.

Le florin, principale monnaie du Moyen Âge, est créé en 1252 par la corporation des changeurs et banquiers (Arte del Cambio) de Florence, l'une des cinq corporations majeures et contribue au succès de la ville, succès qui l'impose en Europe.

La faction guelfe se structure, reçoit même, pour les gérer, les biens des 4 000 Gibelins qui ont fui la ville. Dans les années 1290, les lois anti-magnatices entrent en vigueur : c'est la revanche des corporations de marchands qui interdisent aux nobles l'accès aux charges et limitent la taille des tours qu'ils avaient érigées.

Au début du XIVe siècle, Florence expérimente, tout comme les autres villes d'Italie (ex. les Della Scala à Vérone à partir de 1273), les seigneuries personnelles : Charles de Calabre la gouverne en 1323, suivi par le duc d'Athènes en 1343. Florence connaît une véritable crise au milieu du XIVe siècle : révolte du peuple, faillite des Peruzzi (grande banque) en 1343, peste noire qui fait disparaître la moitié de la population de la ville en 1348.

Église San Miniato al Monte.

La ville est ensuite dominée par différents clans qui se disputent le pouvoir. En 1434, ce sont les Médicis qui deviennent maîtres de la ville. Puis, à leur chute, nombre de grandes familles s'exilent en France et y font fortune. Les Gadagne quittent Florence vers la fin du XVe siècle, et détiennent la première place des banques lyonnaises, tandis qu'Albisse Del Bene, un autre banquier florentin, contrôle la levée des impôts dans toutes les régions de France.

En 1569, Florence devient la capitale du grand-duché de Toscane. La ville garde de cette époque de nombreux monuments, dont l'église San Miniato al Monte (1018), l'église Santa Maria Novella, l'église Santa Croce, la cathédrale Santa Maria del Fiore (il Duomo, dont la coupole est réalisée par l'architecte Brunelleschi), abritant des œuvres de Giotto, Donatello ou encore Michel-Ange (voir les renvois sur tous ces monuments classés par genre).

Florence a été le chef-lieu de l'Arno, département français créé le 25 mai 1808, à la suite de l'annexion du royaume d'Étrurie à l'Empire français par les troupes napoléoniennes. La ville connait ensuite une période de lent déclin jusqu'en 1865, date à laquelle elle devient capitale du Royaume d'Italie. Elle perd ce statut en 1870, au profit de Rome.

Quelques dates[modifier | modifier le code]

Du XIe au XIIIe siècle[modifier | modifier le code]

  • 1059 : Consécration du Baptistère de Florence.
Le Duecento pour les Italiens.
  • 1295 : Construction de Santa Croce, église des Franciscains, à Florence. .
  • 1296 : Début de la construction de la cathédrale de Florence.

XIVe siècle[modifier | modifier le code]

Le Trecento pour les Italiens.
Statue de Donatello au piazzale des Offices.

XVe siècle[modifier | modifier le code]

Le Quattrocento pour les Italiens.
Savonarole
  • 1403 : Le sculpteur italien Lorenzo Ghiberti commence à travailler sur les portes de bronze du Baptistère de Florence.
  • 1406 : La cité-État de Pise est vaincue par Florence.
  • 1421 : Le premier brevet connu est délivré à Florence.
  • 1429 : À Florence, activité de l'atelier de Luca della Robbia (sculpteur et céramiste).
  • 1434 : Cosme de Médicis devient le maître de Florence.
  • 1436 : Brunelleschi et Donatello terminent la coupole du Dôme de Florence.
  • 1440 : À Florence, Donatello fond le bronze David.
  • 1458 : La construction du Palais Pitti commence à Florence.
  • 1469 : Début du principat de Laurent le Magnifique (Lorenzo Medici) à Florence, qui dure jusqu'en 1492
  • 1478 : Conjuration des Pazzi. Assassinat de Julien de Médicis, frère de Laurent, dans la Cathédrale de Florence. Laurent échappe à l'attentat.
  • 1485 : Le peintre florentin Sandro Botticelli peint à Florence la Naissance de Vénus.
  • 1494 : Succès d'un soulèvement populaire contre les Médicis à Florence. Charles VIII, roi de France envahit l'Italie et entre à Florence, les guerres d'Italie commencent. Le moine Savonarole, maître de la cité, installe un gouvernement théocratique.
  • 1498 : Savonarole est renversé et exécuté ; avec lui, Florence a défié la papauté romaine.

XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Le Cinquecento pour les Italiens.
Une galerie aux Offices
  • 1512 : Les Habsbourg réinstallent les Médicis à la tête de Florence.
  • 1527 : Les Médicis chassés de la ville, retour de la République.
  • 1530 : Après le siège de la ville par les Impériaux, retour des Médicis et naissance du duché.
  • 1541 : Création de l'Accademia degli Umidi, qui devient aussitôt Accademia fiorentina sous le patronage du Grand-duc.
  • 1560 : La construction du Palais des Offices commence à Florence.
  • 1563 : Création par Vasari de l'Académie du dessin de Florence, première académie artistique en Europe.
  • 1569 : Cosme Ier est nommé par le pape Grand-duc de Toscane.
  • 1582 : L'Accademia della Crusca, première académie de langue italienne est fondée à Florence.
  • 1597 : Création à Florence de Dafne de Jacopo Peri, considéré comme le premier opéra de l'histoire dont la musique a été perdue.
Copie du David de Michel-Ange, sur la Piazza della Signoria. L'original de la statue est exposé à l'Académie de Florence.

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Les apports de la Renaissance se diffusant dans toute l'Europe, ils cessent d'être l'apanage de l'Italie (et de Florence) et peu de choses sont à dire de cette époque.

L'apogée de la marqueterie de pierres dures, le second art florentin organisé par l'Opificio delle pietre dure.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

La Toscane n'intègre pas les territoires de la Maison Impériale. Elle est remise au fils puîné de François-Étienne à la mort de celui-ci. Néanmoins la Toscane devient un territoire satellite de la couronne autrichienne tout en restant géographiquement séparée.

La dynastie grand-ducale Lorraine-Habsbourg règne calmement sur la ville, en lui accordant des libéralités : pendant que Livourne devient un port franc parmi des plus actifs de la Méditerranée, le grand-duc Pierre-Léopold entame la réforme agricole et est le premier souverain européen à abolir la torture et la peine de mort. Il tente même de faire de la Toscane la première monarchie constitutionnelle mais en est empêché par son frère l'empereur Joseph II du Saint-Empire. Sa réputation de monarque éclairé lui fit gagner l'estime du siècle des Lumières.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

  • 1801 : Chassé par les troupes françaises, le grand-duc Ferdinand III reçoit en compensation le Grand-duché de Würzburg tandis que Napoléon Bonaparte transforme la Toscane en Royaume d'Étrurie qu'il donne au gendre (et neveu) de son allié, le roi Charles IV d'Espagne Louis de Bourbon-Parme, lui aussi chassé de ses états par l'armée Française.
  • 1807 : Avec l'accord de l'Espagne, annexion du Royaume d'Étrurie par les troupes napoléoniennes et constitution du département de l'Arno avec pour chef-lieu la ville de Florence. Reconstitution du grand-duché de Toscane donné à Elisa Bonaparte, sœur de l'empereur des Français.
  • 1814 : Le Congrès de Vienne recrée le grand-duché de Toscane et le redonne à Ferdinand III.
  • Dans la seconde moitié du XIXe siècle, la communauté étrangère arrive à représenter le quart de la population et de cette période remonte la vision romantique de la ville par les écrivains comme James Irving et des artistes préraphaélites et qui laisse en héritage à la ville de nombreuses villas de magnats (surtout anglais) avec leurs éclectiques collections d'art, qui aujourd'hui sont des musées : le Musée Horne, le Musée Stibbert, la Villa La Pietra, etc.
  • 1860 : Après l'abdication du grand-duc Léopold II, son fils Ferdinand IV est chassé par les troupes sardes. La Toscane est intégrée au Royaume d'Italie.
  • 1865 : Pour se rapprocher du centre historique de la péninsule Victor-Emmanuel II d'Italie fait de Florence sa capitale politique et son lieu de résidence.
  • 1870 : La conquête de Rome par les troupes Italiennes fait perdre à Florence sa place de capitale du pays.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

  • La population de Florence qui avait doublé au siècle précédent, triple au XXe siècle avec la croissance du tourisme, du commerce, des services financiers et de l'industrie.
  • Pendant la Seconde Guerre mondiale la ville est occupée des Allemands entre 1943 et 1944. Elle résiste à l'occupation nazi et fasciste, avec son point culminant à l'insurrection d'août 1944 et dans la bataille épaulée par les forces des partisans pour la libération de la ville le 11 août 1944.
  • Le , une crue catastrophique du fleuve Arno provoque des dommages considérables dans toute la ville, qui entraînent la solidarité internationale.
  • En 1986 Florence est élue Capitale européenne de la culture.
  • Le , un attentat mafieux contre la Galerie des Offices fait 5 morts et de nombreux dégâts à l'intérieur du musée.

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Art : architecture et connaissances intellectuelles[modifier | modifier le code]

Académies[modifier | modifier le code]

Les premières académies d'Europe ont été fondées à Florence :

Bibliothèques[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

Les ponts[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ponts de Florence.
Le Ponte Vecchio, Florence

Seul le Ponte Vecchio a échappé aux destructions de la Seconde Guerre mondiale (bombardements et minages allemands). Les autres ont tous été reconstruits depuis, plus ou moins à l'identique.

Les églises[modifier | modifier le code]

Santa Maria del Fiore et son campanile.
Parvis de Santa Maria Novella.
  • Le Baptistère Saint-Jean (battistero di San Giovanni) est considéré comme le plus ancien bâtiment de la ville. Situé face au Duomo, il est connu pour ses magnifiques portes de bronze.
  • La Basilique de Santa Croce (Basilica di Santa Croce), dont la construction commença le 3 mai 1294 sur les fondations d'une petite église, est située sur la Piazza Santa Croce. Elle est la plus grande église franciscaine au monde et elle est une sorte de panthéon, au regard des illustres personnages qui y reposent : Michel-Ange, Machiavel, Galilée…
  • L'église San Lorenzo commencée par Brunelleschi, continuée par Antonio Manetti, façade intérieure de Michel-Ange. La Biblioteca laurenziana est accessible par son cloître.
  • L’Église Santa Maria Novella est la première grande basilique de Florence. Construite au XIIIe siècle par les Dominicains ; elle possède une remarquable façade en marbre du XIXe siècle (comme le Duomo), et à l’intérieur, de superbes fresques.
  • L'église Santa Maria Assuntanella (de l'Assomption) dite Badia Fiorentina et son Apparition de la Vierge à saint Bernard de Filippino Lippi. Plus ancienne abbaye bénédictine de Florence, construite en 978.
  • L'ancienne église Orsanmichele, devenue ensuite loggia des Arti et entrepôt dans les étages, puis chapelle et ses statues des saints protecteurs des corporations dans les niches du pourtour de ses murs extérieurs dont Les 4 saints couronnés de Nanni Di Banco.
  • La Basilique Santo Spirito, dans le quartier Oltrarno, avec ses 36 chapelles familiales et son crucifix du Michel-Ange jeune.

Les palais[modifier | modifier le code]

La piazza de' Pitti devant le Palais Pitti.
  • Le Bargello (Palazzo Bargello) est un palais construit en 1255 qui abrite depuis 1865 un musée national, le Museo Nazionale del Bargello. Ce bâtiment austère, qui est surplombé par une tour de 60 m, fut à son origine le palais du podestat, puis tribunal, prison et enfin musée depuis 1859.
  • Le Palazzo Vecchio qui se trouve sur la Piazza della Signoria, est l'Hôtel de ville de Florence. Construit à la fin du XIIIe siècle par Arnolfo di Cambio, il fut entre autres, le siège de la Chambre des députés du Royaume d'Italie durant cinq ans lorsque la ville était la capitale du pays (1865-1870). Le palais abrite également un musée.
  • Le Palais Bartolini (Palazzo Bartolini o Palazzo degli Sportici) est l'hôtel le plus vieux de la ville (première mention en 1386). L'actuel palais fut construit par Baccio d'Agnolo autour de 1520, au même emplacement qu'il occupait depuis le XIIe siècle probablement. Il abrite en ses murs une tour du XIIe siècle, la torre Monalda [2], des verrières [3] de Ulisse de Matteis du début du XXe siècle. Il est par ailleurs en plein centre de la ville, dans un quartier prestigieux, et entouré d'autres palais historiques (Palazzo Davanzati, Palazzo Strozzi, Palazzo Strozzino… )

Les jardins[modifier | modifier le code]

Jardin de Boboli
  • Le Jardin de Boboli (Giardino di Boboli) est adjacent au Palais Pitti et au Forte Belvedere. Le jardin, construit pour Éléonore de Tolède, est remarquable pour sa collection de sculptures, qui vont de l'Antiquité romaine aux XVIe et XVIIe siècles.
  • Parco delle Cascine.
  • Giardino Bardini dans l'Oltrarno.

Les musées[modifier | modifier le code]

La Galerie des Offices avec, au fond, le Palazzo Vecchio
  • Le Museo Nazionale del Bargello (Bargello), considéré comme le deuxième musée de Florence par importance bien que moins connu des touristes que l'Accademia, abrite un grand nombre de sculptures médiévales et de la Renaissance, parmi lesquelles des chefs-d'œuvre de Donatello et de Michel-Ange, et une riche collection d'objets d'art.
  • La Galerie de l'Académie (Galleria dell'Accademia) est l'un des musées incontournables de Florence. Il est abrité par l'Académie du dessin de Florence créée en 1562, transférée dans ses bâtiments en 1784 et comporte, depuis 1873, plusieurs œuvres de Michel-Ange, notamment le célèbre David, les quatre prisonniers et la Pietà da Palestrina ; une collection importante des peintures byzantines des peintres florentins.
  • La Loggia dei Lanzi (loge des Lansquenets) qui comprend nombre de statues (originaux ou copies) dont le Persée de Cellini, l'Enlèvement des Sabines et Hercule luttant avec le Centaure de Giambologna, le viol de Polyxène de Pio Fedi.
  • La Galerie Palatine (Galleria Palatina), est un musée situé au Palais Pitti. Construit sur ordre de Ferdinand II de Médicis, il fut décoré par Pierre de Cortone. Il regroupe les œuvres des collections Médicis et Lorraine. Les œuvres exposées couvrent principalement la période comprise entre les XVIe et XVIIIe siècles.

Les loggias[modifier | modifier le code]

Bâtiment ouvert, la loggia accueille beaucoup des activités des Florentins, marchés couverts ou lieux d'exposition ouverts jour et nuit :

Les fontaines[modifier | modifier le code]

Les places[modifier | modifier le code]

Piazza della Signoria
Piazza della Repubblica

L'architecture militaire[modifier | modifier le code]

Les cafés historiques[modifier | modifier le code]

Art dans la ville[modifier | modifier le code]

Article détaillé : art de Florence.

Événements[modifier | modifier le code]

Festivals[modifier | modifier le code]

Folklore[modifier | modifier le code]

  • Le Scoppio del Carro, l'explosion du char chaque année devant la cathédrale Santa-Maria del Fiore pour le dimanche de Pâques.
  • Le tournoi de calcio, qui a lieu chaque année devant la basilique Santa-Croce, qui maintient la tradition de jeu de balle au pied florentin hérité du Moyen Âge.
Le Lys de Florence, d'argent, à la fleur de lys florencée de gueules.

Blason[modifier | modifier le code]

Le lys rouge (il Giglio), distinct des lys de l'Emblème des Rois de France, symbolise la cité de Florence.

Article détaillé : Lys de Florence.

Il est nommé « fleur de lys florencée » et est semblable au meuble présent dans les armes de Lille. Ce symbole figure sur l'ancienne monnaie de la cité-État, le florin (fiorino à rapprocher tant de fiore - fleur - que de Fiorentia - ancien nom toscan de la cité), et lui donne son surnom littéraire, la Cité au lys rouge.

Économie[modifier | modifier le code]

Florence a une économie diversifiée active surtout dans le secteur tertiaire. Important centre ferroviaire et routier, la ville est aussi le siège d’une activité industrielle mécanique (comme les Officine Galileo ou la Nuovo Pignone), chimique, pharmaceutique (Eli Lilly par exemple), le travail du cuir, de l’habillement (souvent dans le secteur du luxe, comme Roberto Cavalli, Gucci et Ferragamo), du mobilier. Il y a de nombreuses entreprises typographiques et éditoriales ainsi qu’un artisanat florentin, d’antique réputation, surtout dans le secteur mobilier (ébénisterie), de la carte décorée, du bronze et de l’orfèvrerie.

Une ressource importante de la ville est le tourisme, avec à peu près 35 000 chambres d’hôtes et 23 000 emplacements hors hôtel (campings, locations de chambre ou gîtes). Le nombre annuel de nuitées s’élève à 10 millions, un tiers des touristes sont italiens, 20 % américains, 13 % allemands, 8 % japonais, 7,8 % anglais, 5,7 % français et 5 % espagnols. La galerie des Offices reçoit 1 400 000 visiteurs. La fréquentation de Florence liée aux congrès et aux foires s’est largement développée grâce au réaménagement au cours des années 1990 du centre des congrès[3].

Dans le secteur du service, le secteur bancaire (Banca Toscana, Banca CR Firenze) et des assurances (La Fondiaria) est important.

Commerce[modifier | modifier le code]

La ville est un centre important du commerce, avec une activité de haute spécialisation et très diversifiée. Le centre de la ville, outre l’activité liée au tourisme et à l’accueil, est l’hôte de nombreuses activités traditionnelles (travail du cuir), magasins de produits artisanaux et produits typiques. Les dernières années du XXe siècle ont vu l’érosion de l’activité artisanale au profit des grandes chaines internationales actives surtout dans le secteur de la mode, qui par des magasins associés aux marques les plus importantes du secteur, ont créé (surtout via de’ Tornabuoni, via della Vigna Nuova, via degli Strozzi) un quartier de commerce de luxe.

La grande distribution est active dans la zone externe au centre urbain et près de l’aéroport de Peretola, Osmannoro concentre de nombreuses activités industrielles.

Transports[modifier | modifier le code]

Florence se trouve sur l'axe principal de la liaison nord-sud de l'Italie et elle est raccordée au principal réseau d'infrastructure et de transport.

Transports urbains[modifier | modifier le code]

En ville, il existe des pistes cyclables mais leur entretien laisse à désirer ainsi que les liaisons entre les différentes pistes. Utiliser le vélo en dehors du centre historique s’avère assez dangereux à cause de l’importance du trafic.

À Florence, il existe un service de covoiturage.

Bus[modifier | modifier le code]

Minibus

Les transports urbains à Florence sont constitués de lignes d’autobus et minibus (utilisés dans le centre de la ville) administrés par l’ATAF (site) qui gère aussi deux lignes touristiques avec des autobus à double étage découverts.

Il existe aussi un réseau d’autobus long parcours, les principales agences sont SITA, Copit, CAP et Lazzi.

Tramway[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tramway de Florence.
Tramway

Pour lutter contre l’engorgement chronique des rues à cause du trafic, la ville s'est lancée dans la construction d'un réseau moderne de tramway. Cependant un certain nombre de citoyens opposés au projet ont réclamé un référendum qui s’est tenu le [4]. La majorité des votants a toutefois approuvé le projet. Une première ligne reliant la gare centrale à Scandicci a été inaugurée le 14 février 2010[5]. Elle a 14 stations sur une longueur de 7,8 kilomètres[5]. La ville espère accueillir 9,8 millions de passagers par an à bord de cette première ligne[5]. Après appel d'offre, l'exploitation et la maintenance ont été attribuées pour une durée de 30 ans à RATP Dev, filiale de la RATP[5]. RATP Dev travaille également à la conception de deux autres nouvelles lignes de tramway (lignes 2 et 3)[5].

Zone à trafic limité (ZTL)[modifier | modifier le code]

Carte de la ZTL

Le centre historique de la ville est fermé au trafic à l’exception des autobus, des taxis et des résidents en possession d’un permis. Cette zone est appelée « ZTL » (Zone à Trafic Limité) et est divisée en cinq secteurs. L’entrée est protégée par une porte télématique. L’interdiction d’accès de la ZTL est de 7 h 30 à 19 h 30 les jours fériés et le samedi jusqu’à 18 h. L’été, l’interdiction est étendue la nuit de 22 h 30 à 3 h les jeudis, vendredis et samedis. La traversée est possible aux véhicules à traction animale, aux bicyclettes, aux cyclomoteurs et aux motos. À l'intérieur du centre historique, des zones piétonnes sont strictement réservées aux piétons et aux cyclistes.

Zone à stationnement contrôlé (ZCS)[modifier | modifier le code]

En dehors du centre historique, ZCS (Zone à stationnement contrôlé) se compose de 14 zones correspondant aux autres parties de la ville. La ZCS est gérée par la société Servizi alla Strada S.P.A.[6] qui s’occupe de contrôler les parkings de la ville. Les résidents peuvent demander à la commune un permis afin de pouvoir stationner leur véhicule dans leur zone résidentielle ; en dehors de la zone, le stationnement est payant pour les Florentins comme pour les étrangers.

Routes et autoroutes[modifier | modifier le code]

La ville est desservie par deux autoroutes, l'A1 et l'A11, qui la relient à la côte toscane et au nord et au sud de l'Italie. De plus, d'autres routes nationales et régionales l'unissent au reste de la Toscane et à l'Émilie-Romagne, la ville est reliée par deux grandes voies respectivement à Sienne et au Valdarno inférieur vers Pise et Livourne.

Important nœud routier, Florence est le point de départ et de passage de plusieurs routes nationales dont la Via Cassia qui conduit à Rome et la Via della Futa qui rejoint Bologne.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Trenitalia est l'unique gestionnaire des transports ferroviaires sur Florence. Les gares sur le territoire communal sont :

  • Campo di Marte (transport local et national)
  • Cascine (transport local) (non active)
  • Castello (transport local)
  • Rifredi (transport local et national)
  • Rovezzano (transport local)
  • Santa Maria Novella (transport local, national et international) chef-d'œuvre du mouvement moderne en architecture.
  • San Marco Vecchio (transport local)
  • Statuto (transport local)
  • Le Cure (transport local)
  • Piaggie (transport local)
  • Salviati (transport local) (non active)

Train à grande vitesse (TAV)[modifier | modifier le code]

Avec l'entrée en fonction du train à grande vitesse TAV, la ville sera desservie selon l'axe principal Turin-Milan-Naples et traversée par une ligne souterraine qui atteindra la nouvelle gare de Florence Belfiore.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Aéroport de Florence-Peretola.

Florence dispose d'un aéroport qui se trouve sur le territoire de la commune de Sesto Fiorentino à 4 km au nord-ouest du centre ville. Il existe des liaisons avec le plus grand aéroport toscan, l'aéroport Galileo Galilei de Pise.

Administration[modifier | modifier le code]

Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1975 1983 Elio Gabbuggiani PCI  
1983 1984 Alessandro Bonsanti PRI  
1984 1985 Lando Conti PRI  
1985 1989 Massimo Bogianckino PSI  
1989 1995 Giorgio Morales PSI  
1995 1999 Mario Primicerio Indépendant  
1999 2009 Leonardo Domenici DS  
2009 2014 Matteo Renzi PD  
Les données manquantes sont à compléter.

Hameaux ou quartiers[modifier | modifier le code]

Galluzzo, Settignano, Le Piagge, Brozzi, Gavinana, Isolotto, Trespiano, Legnaia, Soffiano, Ponte a Greve, Rovezzano, Novoli, Careggi, Peretola, Sollicciano, Rifredi, Borgo San Frediano, Oltrarno

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Bagno a Ripoli, Campi Bisenzio, Fiesole, Impruneta, Scandicci, Sesto Fiorentino

Démographie[modifier | modifier le code]

Comme beaucoup d'autres villes en Italie, la population de retraités est bien supérieure à celles de jeunes (moins de 14 ans) et en constant vieillissement. Les chiffres suivants sont de mai 2006 (font:Ufficio comunale di statistica).

Structure par âge[modifier | modifier le code]

Quartier 0-14 15-64 65+
1 7 026 45 380 14 635
2 9 829 53 815 24 844
3 4 854 24 371 11 654
4 7 580 42 067 16 921
5 11 811 65 063 26 772
Total Commune (%) 41 100 (11 %) 230 696 (63,2 %) 94 826 (25,8 %)

Famille[modifier | modifier le code]

Quartier 1 membre 2 membres 3 membres 4 membres 5 membres 6 membres 7+ membres Total famille Nombre moyen Couples en cohabitation
1 20 304 7 723 4 752 2 740 617 182 83 36 401 1,8 1.376
2 18 342 11 555 7 228 4 438 975 212 91 42 841 2,1 878
3 6 984 5 348 3 575 2 079 518 122 60 18 686 2,2 411
4 10 308 8 496 6 065 3 622 852 204 101 29 648 2,2 402
5 19 909 13 475 8 684 5 209 1 143 325 207 48 952 2,1 662
Total Commune 75 847 46 597 30 304 18 088 4 105 1 045 542 176 528 2,1 3 729

Profil ethnique[modifier | modifier le code]

La population de Florence est à peu près à 91,5 % d’origine italienne. La population étrangère comprend 33 603 individus dont :

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Habitants recensés


Sports[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Jumelages, pactes d'amitié et pacte de fraternité[modifier | modifier le code]

La ville de Florence est jumelée avec[7]:

La ville a signé des pactes d'amitié avec[7]:

Florence entretient aussi un pacte de fraternité avec[7]:

Vues[modifier | modifier le code]

Vue générale depuis l'esplanade Michel-Ange ou Piazzale Michelangelo
Vue sur l'Arno et 4 ponts depuis celui du Ponte Vecchio

Quartieri di Firenze.gif

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) Popolazione residente e bilancio demografico sur le site de l'ISTAT.
  2. L'Italie de la Renaissance à la fin du XVIIIe siècle, Jean Delumeau, Armand Colin 1974, p. 105
  3. Tout le paragraphe sur les données du tourisme provient de Turismo 2000, dati sugli aspetti essenziali del movimento turistico nella provincia di Firenze, Agence pour le tourisme Florence 2001.
  4. (it) Referendum tramvia, page créée le 18 février 2008, consultée le 6 avril 2008
  5. a, b, c, d et e « La RATP met en service le tramway de Florence », sur lesechos.fr, Les Echos (consulté le 5 mars 2011)
  6. site de la Servizi alla Strada S.P.A.
  7. a, b et c Patti di gemellaggio, amicizia e fratellanza
  8. [1]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]