Châteaubriant

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Châteaubriant
Vue sur les toits du centre-ville depuis le château.
Vue sur les toits du centre-ville depuis le château.
Blason de Châteaubriant
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Châteaubriant (chef-lieu)
Canton Châteaubriant (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Castelbriantais
Maire
Mandat
Alain Hunault
2014-2020
Code postal 44110
Code commune 44036
Démographie
Gentilé Castelbriantais
Population
municipale
12 007 hab. (2011)
Densité 357 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 43′ 04″ N 1° 22′ 30″ O / 47.7177777778, -1.375 ()47° 43′ 04″ Nord 1° 22′ 30″ Ouest / 47.7177777778, -1.375 ()  
Altitude Min. 48 m – Max. 107 m
Superficie 33,62 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairie-chateaubriant.fr/

Châteaubriant est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire). Sous-préfecture, elle est le chef-lieu de l'arrondissement de Châteaubriant, et le siège de la communauté de communes du Castelbriantais.

Elle fait partie de la Bretagne historique et du pays de la Mée.

Entourée d'un paysage à dominante rurale, elle s'est développée autour de son château qui fut le théâtre de combats liés à l'affrontement entre la Bretagne et la France. Son économie s'est longtemps articulée autour de l'agriculture et du commerce de bétail, son rôle commercial étant symbolisé par la quasi-millénaire foire de Béré. L'industrie métallurgique s'est développée au XIXe siècle, suivie à la fin du siècle suivant par la plasturgie.

Ses habitants s'appellent les Castelbriantaises et Castelbriantais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Châteaubriant dans le département de la Loire-Atlantique

Châteaubriant est situé au nord du département de la Loire-Atlantique à 55 km au sud de Rennes, 70 km au nord-est de Nantes, 50 km au nord d'Ancenis et 73 km au nord-ouest d'Angers[1].

Les communes limitrophes de Châteaubriant sont (dans le sens inverse des aiguilles d'une montre) Rougé au nord-ouest, Saint-Aubin-des-Châteaux, Louisfert, Erbray et Soudan[2].

Selon le classement établi par l'Insee, Châteaubriant est une commune urbaine, la seule commune de son unité urbaine. Elle forme le pôle de l'aire urbaine de Châteaubriant, qui fait partie de l'espace urbain de Rennes (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique). Elle est située au cœur géographique de la communauté de Communes du Castelbriantais regroupant 19 communes.

Relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

L'étang de la Torche, alimenté par la Chère et situé au pied du château.

La ville s'est construite dans une cuvette par laquelle passe la rivière, la Chère, dans laquelle se jettent le Rollard, le Choisel et le ruisseau du Pont Pirraud (limite nord-ouest). Le reste du paysage est composé de collines constituant les restes de l'axe central des reliefs du Massif armoricain breton. Les collines alentour montent jusqu'à 107 mètres. Au nord-ouest se trouvent le coteau de Béré, les hauteurs de Croquefer, du Grand Reinier et de Javardon. Au sud-est le territoire de la commune est bordé par le coteau de Saint-Michel et les hauteurs des Briotais[U 1].

Les ruisseaux et rivières s'écoulent doucement, avec un lit ondulé et la présence d'étangs et d'une station de pompage. L'étang de Deil est situé au nord de la ville, ainsi que celui de Choisel. La Chère passe d'une altitude de 59 à 51 mètres en traversant la commune.

Géologie[modifier | modifier le code]

Les sous-sols de la commune font partie de la Bretagne centrale ou domaine centre-armoricain. Ils sont sédimentaires et très anciens (schistes, grès...) : il s'agit de dépôts ayant eu lieu après la mise en place de la chaine cadomienne, durant une période géologique calme[3]. Une grande faille allant d'Angers à Quimper passe au sud de la ville et de la Chère (cisaillement sud-armoricain). Elle correspond à la mise en place de la chaine hercynienne. Les dépôts ont été transformés, pliés par des déformations tectoniques liées à l'apparition de cette chaine. La ville est ainsi située sur le résultat de ces transformations : un anticlinal (couche la plus ancienne du Briovérien, fin de l'aire Protérozoïque) entouré de deux synclinaux laissant apparaitre des couches plus récentes (Ordovicien, Silurien). Ces couches se situent au nord de la commune, sur l'axe de la D36 entre Rougé et Noyal-sur-Brutz, et au sud-ouest, autour de Saint-Vincent-des-Landes. Des sédiments plus récents, du Pliocène, ont été déposés par la rivière sur le territoire communal ainsi que plus à l'est[4].

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat de la Loire-Atlantique.

Le climat est de type océanique. Il est caractéristique des départements de l'ouest de la France situé en bordure Atlantique. Les pluies sont fréquentes mais peu intenses. Les températures sont douces avec des variations relativement modérées. Les températures maximales moyennes annuelles sont voisines de 16 °C tandis que les températures minimales moyennes annuelles sont entre 6 et 7 °C[5].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Le paysage est à dominante rurale propice à la culture fourragère (herbe), céréalière (blé, orge, colza, pois) sur la grande partie nord de la commune grâce à une bonne qualité des sols. La plupart de ces exploitations agricoles sont spécialisés dans l'élevage bovin et la production laitière.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La ville de Châteaubriant est desservie par plusieurs routes départementales[6] :

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Le « Castelbus » est le moyen de transport urbain composé de minibus de la ville de Châteaubriant desservant 30 arrêts répartis dans l'agglomération[7]. Ce service est géré par le Conseil général de la Loire-Atlantique, dans le cadre du réseau Lila (réseau d'autocars départementaux), lequel permet également de relier Châteaubriant au reste de la Loire-Atlantique.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare de Châteaubriant est située sur la ligne de Nantes-Orléans à Châteaubriant construite par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO) en décembre 1877 et la ligne de Châteaubriant à Rennes inaugurée en 1881.
Si cette dernière liaison a toujours été quotidiennement desservie par plusieurs TER, la ligne vers Nantes a été fermée au trafic (voyageur et fret) en 1980, avant d'être de nouveau exploitée sous la forme d'un tram-train depuis le 28 février 2014[8].

Transport aérien[modifier | modifier le code]

Châteaubriant ne possède pas d'aéroport, mais les plus proches sont ceux de Rennes - Saint-Jacques et de Nantes Atlantique qui proposent des vols réguliers intérieurs et internationaux. Le projet d'aéroport du Grand Ouest à Notre-Dame-des-Landes (dans l'arrondissement de Châteaubriant) rapproche considérablement la ville des transports aériens[9].

La commune dispose également de l'aérodrome de Châteaubriant - Pouancé[10].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La rue Aristide-Briand, principale rue du centre-ville.

Après la mise en place de la seigneurie de Brient en 1050, deux bourgs se développent parallèlement : Béré et la bourg castral près de la résidence du seigneur, Castro Brienti. Le site de Béré a deux sites défensifs sur des hauteurs. De même, le château de Brient est situé sur un éperon rocheux dominant les vallées de la Chère, du Rollard et du Choisel. Le marais aux pieds de l'édifice sera un souci permanent pour les habitants du bourg[B 1].

Châteaubriant se développe autour de l'axe qui va du château à Béré, et qui va devenir la Grande rue. Au centre la cohue (halle seigneuriale) et sur une hauteur la chapelle Saint-Nicolas (1180). Au XIIe siècle on construit l'enceinte du château. Les remparts de la ville close apparaissent entre la fin du XIIe siècle et le milieu du XVe siècle[B 2]. Ils sont pourvus de quatre portes : porte de Couéré vers Béré et Rennes, porte Saint-Michel-des-Monts vers Angers[B 2], porte de la Torche vers Soudan et Paris, porte Saint-Nicolas vers Nantes. La ville close avec ses faubourgs à chacune des quatre portes et le bourg de Béré forment la ville jusqu'au XIXe siècle[B 3].

En 1851 la construction de la halle-mairie entraîne la percée d'une ouverture de la muraille, deux nouvelles voies donnant des axes de développement au nord : la rue de Fercé et l'avenue du Gaz (devenue rue Jean-Jaurès). Les halles du centre sont détruites en 1865[B 3]. 1867 voit la création d'un grand boulevard sur la route de Saint-Aubin (devenu boulevard de la République). En 1877 le maire Michel Grimault lance un plan d'alignement réalisé par le géomètre Pinson, mis en application entre 1879 et le lendemain de la Deuxième Guerre mondiale. La même année a lieu l'inauguration de la gare, un quartier se développe autour. Dans les années 1880 le boulevard Saint-Luc (devenu rue Alsace-Lorraine) voit le jour[B 4]. En 1881-1882 la grande tranchée bouleverse le centre de la ville close, poursuivie jusqu'en 1885 vers le sud, donnant un nouvel itinéraire vers Angers et la création d'un nouveau quartier sud entre 1885 et 1914. En 1900 s'ouvre le marché couvert[B 3].

C'est en 1907 que l'usine Huard est fondée aux Vauzelles. Autour d'elle un quartier se forme, suivi de celui de la Grenouillère. Au cours des années 1920, dans le quartier de la Trinité, apparaît le premier lotissement aux Cohardières. La cité de Carfort est elle bâtie entre 1927 et 1937[B 4].

À partir des années 1950, comme dans la plupart des villes françaises, une forte croissance se fait sentir à Châteaubriant[B 4]. Cette extension est majoritairement constituée de lotissements (bâtiments collectifs et maisons particulières) et de zones industrielles. Le fort accroissement démographique au détriment des campagnes environnantes conditionne la nouvelle forme de la ville. Ces opérations débutent en 1952-1953, et connaissent une amplification sous la conduite du maire Xavier Hunault entre 1959 et 1980. Un plan de développement est établi entre 1959 et 1962, base du plan d'urbanisme de 1969. Les quartiers servent de base au développement : quartiers de Béré, Renac, Saint-Michel-des-Monts, Ville aux Roses, Vitré, etc. La Mairie acquiert la zone abattoir foirail en 1960, la zone industrielle de la route de Saint-Nazaire en 1966[B 5].

Logement[modifier | modifier le code]

Châteaubriant comptait 5 181 logements en 1999. Les constructions neuves sont peu présentes puisqu'en 1999, seulement 7,3 % des résidences principales étaient postérieures à 1990. À contrario, les constructions antérieures à 1949 représentaient 29,2 % du parc. La plupart des habitations ont été construites entre 1949 et 1974 (39,6 %). Ces habitations se répartissent sur plusieurs quartiers résidentiels tels que le Domaine du lac, la Hulotte, le secteur de Deil ou celui de la route de St Aubin-des-Châteaux. La commune a fait construire plusieurs lotissements comme la Ville-aux-Roses ou Renac.

92,9 % des logements sont des résidences principales, réparties à 66,3 % en maisons individuelles et à 33,7 % en appartements (respectivement 73,3 % et 26,7 % dans la région). 55,7 % des habitants sont propriétaires de leur logement, contre 42,1 % qui ne sont que locataires (respectivement 61,1 % et 36,3 % dans la région)[11],[12].

À noter qu’avec 949 logements HLM soit 18,3 % du parc en 1999 (13,9 % dans la région), la ville ne respecte pas les dispositions de l’article 55 de la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) de décembre 2000 fixant à 20 % le taux minimum de logements sociaux pour les communes les plus importantes. La ville dispose d'un parc de logements sociaux (immeubles et pavillons locatifs), gérés par le service logement du CCAS (Centre Communal d'Action Sociale).

La plupart des habitations possèdent 4 pièces (58,8 %), ou 3 pièces (23,3 %), puis 2 pièces (13,3 %). Les petits logements restent peu nombreux (studios : 4,6 %). La ville possède par conséquent des logements de taille importante du fait de l'espace immobilier non restreint, permettant de grandes constructions, et du fait de la demande faible en petits logements[13],[14]. Enfin il faut préciser que ces logements sont bien dotés puisque 93,9 % ont le chauffage central et 57,6 % possèdent un garage, box ou parking (respectivement 86,8 % et 67,6 % pour la région). En outre le nombre de logements vacants était peu important en 1999 avec 5,7 % du parc contre seulement 5 % dans la région.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Châteaubriant[modifier | modifier le code]

La commune tient son nom de Brient, le seigneur qui a fondé le château au XIe siècle. Une telle origine est assez courante en France, et d'autres villes apparues à la même époque portent aussi le nom de leur premier seigneur, comme Château-Gontier, Châteauroux (« le château de Raoul »), ou encore Laval, qui s'est primitivement appelée Laval-Guyon (« la vallée de Guy »). Au Moyen Âge, les textes sont surtout écrits en latin, et Brient est traduit Brientii ou Brieni, et le nom Castrum Brieni ou Castrum Brientii apparaît. L'écriture avec le t l'emporte alors. En 1266, la première mention en français laisse apparaître le nom du baron Geffrey de Cheteau Brient. La graphie Chasteau Brient est la plus utilisée à l'époque. Au XVe siècle le « e » de Brient se mue en « a », la terminaison en « t » ou « d » dépend des auteurs[O 1]. Au XVIIe siècle le « s » cède progressivement la place à l'accent circonflexe, transformation achevée au siècle suivant, alors que le « d » de fin l'emporte. La tendance s'inverse au XIXe siècle, le « t » s'impose en fin de mot et remplace le « d » ; au cours du même siècle, l'accent circonflexe a tendance à disparaître[O 2].

En latin moderne, le nom de la ville est traduit en Castrobriandum, mais les appellations médiévales Briandi Castrum ou Brientii Castrum restent acceptées[15]. La traduction bretonne est Kastell-Briant et la ville possède aussi un nom en gallo, la langue d'oïl locale : Châtiaoberiant en écriture ABCD, Chastèu-Beriant en ELG, tous deux prononcés [ ʃɑ.tjaw.bɘ.ʀjã])[16],[17].

Béré[modifier | modifier le code]

Au début du XIe siècle, Béré est désigné sous diverses formes : Beriacum, Beriacus, Bairiacum, Bairiacus avec les déclinaisons grammaticales Beriacensi, Beriacensis, Bairiensis. L'hypothèse la plus couramment admise donne pour origine à ce nom Berius, soit le nom d'un gaulois, auquel se serait adjoint le suffixe -acum. À partir de 1150 apparaît la forme Bereio, Berei. En 1252, lorsque la paroisse Saint-Pierre est rattachée à la paroisse Saint-Jean, la nouvelle paroisse est baptisée Sancti Johannis baptiste de Bereio, Saint-Jean-Baptiste-de-Béré, nom conservé jusqu'à la révolution[O 3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

La région autour de Châteaubriant recèle des traces d'occupation ancienne. Malgré l'action de l'abbé Cotteux, surnommé le « grand destructeur de menhirs », qui a bâti le calvaire de Louisfert en puisant sa matière première dans plusieurs de ces monolithes, il reste des menhirs aux alentours de Châteaubriant[U 1]. On en trouve à Rougé, dans le village de la Houssais, sur la route de Sion-les-Mines à Treffieux, à Lusanger et Saint-Aubin-des-Châteaux[U 2].

Des haches de l'âge de la pierre polie ont également été découvertes, notamment sur le territoire de Châteaubriant, à la Borderie, au nord de l'ancien champ de course de Béré[U 2]. Béré (actuel quartier de Châteaubriant) serait un village d'origine gauloise, situé sur un sous-sol riche en fer, dont l'exploitation a laissé des traces très anciennes[F 1]. Les coteaux de Béré auraient donc hébergé des gaulois, dont on ignore l'origine : la région se trouve en limite de peuplement des Andécaves, des Redones, des Vénètes et des Namnètes[U 3].

Le nom de Béré serait issu d'un mot celte signifiant « hauteur », latinisé en Bairacus, devenu Bereus puis Béré[U 4]. Des vestiges de constructions romaines ont été découvertes en 1876 au champ de foire. Les voies romaines liant Condeium (Candé) et Condevicnum [18] à Condate [19] se croisaient à ce niveau[U 5].

Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au VIe siècle la région connaît l'invasion Bretonne, puis son intégration au royaume breton. La Bretagne féodale est divisée en tierns, tenus par de petits seigneurs. Il n'y a pas de trace écrite concernant ceux de la région de Béré[U 6].

Au début du Moyen Âge, ce village connaît un développement important. Un sanctuaire double y est consacré à saint Pierre et saint Jean-Baptiste. Un atelier monétaire y est construit. Béré est le centre d'activités agro-pastorales, métallurgiques et commerciales[B 6].

Bas Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Après l'an mil, sur des biens donnés probablement par Gautier II, évêque de Nantes, la famille de Brient s'installe sur le double sanctuaire. Il s'agit d'une action politique, l'évêque s'attirant l'appui de nobles dans sa lutte contre les comtes de Nantes et d'Anjou, opposés au comte de Rennes[B 6].

Le donjon médiéval

L'histoire de Châteaubriant commence au début du XIe siècle quand Brient (allié du comte de Rennes) édifie une forteresse[O 4] sur une motte au confluent de la Chère et du Rollard, celle-ci faisait partie des Marches de Bretagne avec Vitré, Fougères, Ancenis, Clisson, Machecoul, frontière chargée de défendre la Bretagne face au royaume de France. Il fonda plus tard le prieuré Saint-Sauveur à Béré[20] pour les moines de Marmoutier[21], qui fut d'ailleurs le premier noyau de la cité, étendue vers le sud-est par la création de la paroisse Saint-Jean-Baptiste au XIe siècle et du couvent Saint-Michel au XIIIe siècle. La paroisse Saint-Pierre est plus ancienne puisqu'elle remonte au Xe siècle. La ville de Châteaubriant s'est développée par la suite au XIIe siècle sur le flanc ouest du château[22].

Le 3 mars 1222, Béré est le théâtre d'une bataille qui opposa le duc de Bretagne Pierre Ier à des barons insurgés, conduits par Amaury de Craon, sénéchal d'Anjou[23]

Le château étant une place stratégique, la ville est soumise aux combats et aux invasions. Le siège le plus important est sûrement celui commandé par le roi de France Louis IX en 1235[U 7]. L'insécurité conduira les seigneurs à faire élever des remparts, construits du XIIIe siècle au XVe siècle[O 5].

Entre le XIIIe siècle et le XVe siècle, la ville médiévale est protégée par un mur de défense entouré de douves alimentées au nord par la Chère et au sud par le Rollard dont le cours principal traverse la cité dans sa moitié orientale. Les murs étaient percées de cinq portes : la « porte Saint-Jean » au nord-ouest, la « porte de la Torche » au nord-est, la « porte de la Poterne » au sud, la « porte Neuve » et la « porte Saint-Michel » au sud-est. Deux axes principaux se croisaient : la rue de Couéré et la Grande Rue[B 2].

Plusieurs faubourgs entouraient Châteaubriant. Au nord-ouest, celui de Couéré la reliait à Béré qui formait le noyau primitif de la ville. Au sud-ouest, se trouvait celui de la Barre, tandis que le sud-est était occupé par celui de Saint-Michel. Enfin, au nord-est, se trouvait le faubourg de la Torche[22].

La ville médiévale était parcourue par la rue de Couéré et la Grand-Rue, entourée de plusieurs faubourgs. Le cœur de la ville était marqué par une halle en bois[22], détruite en 1865. La famille Briant, qui fonda Châteaubriant puis l'éleva au rang de baronnie, s'éteint au XIVe siècle. Elle est aussitôt remplacée par la famille de Dinan, à laquelle succéda la famille de Laval[F 1].

Les Français commandés par Louis II de la Trémoille assiègent Châteaubriant à partir du 15 avril 1488. Le Château de Châteaubriant est alors démantelé[20] et Jean de Laval est gardé en otage. C'est le début d'une campagne militaire qui verra successivement tomber différentes places fortes bretonnes comme Ancenis, Clisson, Redon ou encore Guingamp, et qui finira par la défaite de Saint-Aubin-du-Cormier (pour plus de détails voir l'article Siège de Châteaubriant).

Renaissance[modifier | modifier le code]

Le XVIe siècle est marqué par les actions de Jean de Laval, gouverneur de Bretagne de 1531 à 1542, qui fit construire les ailes Renaissance du château pour sa femme Françoise de Foix[24]. Jean de Laval lègue sa baronnie à Anne de Montmorency.

Les barons de la Renaissance accueillirent successivement François Ier, Henri II et Charles IX.

La fin du siècle est marqué par la prise de la ville par la Ligue de 1590 à 1597, dirigée par le duc de Mercœur. Au XVIIe siècle la Maison de Condé obtient Châteaubriant, mais n'y réside pas[20]. À la même époque, en 1680, est construit l'hôpital.


En 1789, Châteaubriant compte huit Confréries, les plus anciennes du Rosaire et de Sainte Catherine datent du XVe siècle, la plus récente de Saint-Blaise est érigé en 1680[25].

Révolution[modifier | modifier le code]

Carte Cassini de Châteaubriant au XVIIIe siècle.

Durant la Révolution, Châteaubriant devient en 1790, chef-lieu de district, et devient le théâtre, surtout à partir de 1793, de violents affrontements entre Républicains et Royalistes[26]. Le frère de François-René de Chateaubriand, célèbre écrivain Français, Jean-Baptiste-Auguste de Chateaubriand, Capitaine de cavalerie est guillotiné comme contre-révolutionnaire le 3 floréal (22 avril) 1794 à Paris à l'âge de 34 ans.En 1800 la ville est instituée sous-préfecture.

C'est à cette époque que Joseph Léopold Sigisbert Hugo rencontre Sophie Trébuchet, nantaise exilée depuis la Terreur, dans la ville chez sa tante Françoise Trébuchet. Ils eurent un fils : Victor Hugo[20]. La maison de Sophie Trébuchet, existe encore, elle est située à proximité de la Maison de l'Ange qui abrite maintenant l'Office de tourisme.

De 1815 à l'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Au cours du XIXe siècle, Châteaubriant se modernise avec la démolition des moulins et du mur d'enceinte (quelques tronçons du rempart au nord et au sud de la ville, sont conservés au niveau de la porte Neuve, de la tour du Four à Ban à l'angle sud-ouest et de la tour de Couéré à l'angle nord-ouest)[22], des boulevards sont percés (tel l'actuelle rue Aristide Briand entre 1845 et 1871), l'Hôtel-de-Ville élevé, l'hôpital et l'église Saint-Nicolas (devenue siège de la paroisse) sont reconstruits. Dans le château, alors inoccupé, sont installés la sous-préfecture et le tribunal.

Les faubourgs, qui s'étendent de plus en plus, reçoivent les premières usines, il s'agit d'une fonderie (datant de 1856), localisée rue Armand Franco, et d'une fabrique d'outils agricoles (la société Huard), située rue des Vauzelles[22]. Le fer est extrait dans les mines proches de Rougé, Teillay ou Sion.

De 1877 à 1887 sont inaugurées trois lignes de chemin de fer, elles relient Châteaubriant à Nantes, Sablé-sur-Sarthe, Redon, Rennes et Ancenis. La ville est alimentée en gaz dès 1876 et en eau courante en 1928[27].

Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En octobre 1941, 27 otages (internés sous la IIIe République durant la drôle de guerre ou par la police de Vichy à l'automne 1940) du camp de Châteaubriant sont fusillés par les Allemands , en représailles de l'exécution du Feldkommandant de Nantes le 20 octobre 1941, le lieutenant-colonel allemand Karl Hotz. Le plus jeune des 27 otages, Guy Môquet, avait 17 ans. Le lieu de l'exécution, connu depuis sous le nom de « Carrière des Fusillés » ou « La Sablière », est l'un des principaux lieux de mémoire de l'occupation nazie dans la région, auquel une sculpture monumentale de Antoine Rohal rend hommage. En 1944, la ville est bombardée par les Alliés ; l'opération visait les fonderies, mais toucha également une partie du château et du centre-ville[28].

La reconstruction d'après guerre permit la création dans les années 1960 d'une zone industrielle le long de la route nationale 775 (l'actuelle RD771) allant vers Saint-Nazaire, grâce à laquelle l'agglomération continua son expansion vers le sud[22].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Hôtel de Ville

La commune de Châteaubriant dépend de la région des Pays de la Loire, et fait partie de la sixième circonscription de la Loire-Atlantique, département dont elle est une des trois sous-préfectures ; elle est également chef-lieu du canton de Châteaubriantet membre de la Communauté de Communes du Castelbriantais.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Le décompte des votes du 1er tour de l'élection présidentielle 2007 a révélé à Châteaubriant un taux d'abstention de 16,32 %[29], très légèrement supérieur au taux national[30]. Les électeurs castelbriantais ont principalement voté pour N. Sarkozy 31,24 %, S. Royal 26,97 %, F. Bayrou 19,60 %, J.-M. Le Pen 6,98 % et O. Besancenot 4,93 %[29]. M. Sarkozy obtient le même score qu'au niveau national, Mme Royal 1 % de plus[30]. Cette tendance se confirme au second tour, car pour une abstention équivalente à celle du pays entier, Châteaubriant vote majoritairement pour M. Sarkozy (51,08 %), devant Mme Royal (48,92 %)[29], avec un écart inférieur à celui de l'ensemble du pays (respectivement 53,06 % et 46,94 %)[30].

Le député de Châteaubriant est M. Michel Hunault (majorité présidentielle) qui, lors des élections législatives de 2007, arrive nettement en tête des votes castelbriantais devant son opposant M. Pascal Bioret (PS) avec 52,33 % contre 32,13 % au premier tour et 56,54 % contre 43,46 % au second tour. L'abstention a été respectivement de 35 % et 36,81 %. Au premier tour, aucun autre candidat ne dépasse les 5 %[31].

Investi par le PS pour les Élections législatives de 2012 dans la 6e circonscription de Loire-Atlantique Yves Daniel bat Michel Hunault, député sortant, avec 52.68 % des voix. Il est membre de la Commission des Affaires Étrangères.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal compte 33 élus. Le maire, M. Alain Hunault, est entouré de adjoints. Parmi les autres conseillers municipaux, 17 font partie de la majorité et 6 de l'opposition[32].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1900 1904 Louis Aubin    
1904 1908 Jules Huard    
1908 1912 Armand Franco    
1919 1941 Ernest Bréant Républicain modéré conseiller général (1925-1931), député (1928-1936), sous-secrétaire d'État à l'Intérieur (1930-1931)
1941 1944 François Noël    
1944 1959 Paul Huard DVD  
1959 1989 Xavier Hunault DVD conseiller général (1964-1988), député (1962-1993)
1989 2001 Martine Buron PS conseillère générale (1988-1994), députée européenne (1988-1994)
2001 en cours Alain Hunault[Note 1] UMP notaire
Les données manquantes sont à compléter.

Fiscalité[modifier | modifier le code]

Taux et produits des impôts locaux à Châteaubriant en 2009[33], [34]
Taxe Taux appliqué (part communale) Recettes dégagées en 2009 et en €
Taxe d'habitation (TH) 14,86 % 1 589 000
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 18,20 % 2 187 000
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 38,87 % 72 000
Taxe professionnelle (TP) 0,00 % 0

Budget[modifier | modifier le code]

Évolution de l'endettement (en milliers d’€)[35]

Évolution des dépenses d’équipement (en milliers d’€)[35] :

Sécurité, instances judiciaire et administrative[modifier | modifier le code]

La gendarmerie de Châteaubriant est basée dans la caserne Pierre Marionneau et comprend une compagnie, une brigade territoriale, une brigade de recherche, et un peloton de surveillance et d'intervention. Une des brigades de la compagnie est basée dans la commune, il s'agit de la compagnie Châteaubriant-Rougé[36].

La police municipale dispose en 2010 d'un effectif de 13 agents en tenue et de 5 vacataires chargés de la sécurité et de la circulation aux entrées des écoles[37].

La commune dépend de la cour d'appel de Rennes, du tribunal de grande instance et d'instance ainsi que du tribunal de commerce et du conseil de prud'hommes de Nantes. Une maison de justice et du droit est implantée à Châteaubriant[38].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Châteaubriant est le siège de la communauté de communes du Castelbriantais, qui regroupe 19 communes. Le conseil communautaire compte 47 élus, dont 8 désignés par le conseil municipal de Châteaubriant[39]. En 2010, le président du conseil communautaire est le maire de Châteaubriant, M. Hunault[40].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Châteaubriant est jumelée avec plusieurs villes[41] :

En outre, des échanges ont eu lieu avec Tigzirt (Algérie)[45].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 12 007 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 324 3 049 2 768 3 274 3 709 3 634 3 732 3 867 4 064
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 287 4 636 4 834 5 111 5 228 5 564 6 177 6 523 7 001
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 234 7 169 7 479 7 692 7 989 8 112 8 271 9 276 9 284
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
10 852 11 986 13 231 14 023 12 783 12 065 12 390 12 007 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[46] puis Insee à partir de 2004[47]. , pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[48])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (29,1 %) est en effet supérieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,9 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,9 %).

Pyramide des âges à Châteaubriant en 2009 en pourcentage[49]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
1,1 
9,3 
75 à 89 ans
14,1 
15,0 
60 à 74 ans
17,7 
21,8 
45 à 59 ans
20,1 
16,4 
30 à 44 ans
15,9 
18,7 
15 à 29 ans
15,3 
18,6 
0 à 14 ans
15,7 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[50]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Châteaubriant dépend de l'académie de Nantes. En 2008, la ville recensait 5 000 élèves[51]. La commune compte six écoles maternelles et élémentaires[51], trois collèges (un privé[52], deux publics[53]), deux lycées généraux et professionnels (un public, le Lycée polyvalent Guy Moquet - Étienne Lenoir [54], et un privé, le lycée Saint Joseph Nazareth[55]), ainsi qu'une Maison familiale rurale, un institut de formation en soins infirmiers, un centre Greta, un centre d'aide par le travail, un institut médico-éducatif[51].

Santé[modifier | modifier le code]

Châteaubriant est un pôle de santé important au nord du département. Sa zone médicale est estimée à 80 000 personnes. Le pôle santé de Choisel, qui concentre les services du Centre hospitalier et de la clinique Sainte-Marie emploie 800 personnes[56].

En 2003, la Clinique Sainte-Marie est rattachée à l'hôpital de Châteaubriant pour former le Pôle Santé de Choisel.

Environnement et recyclage[modifier | modifier le code]

La mairie de Châteaubriant mène plusieurs actions visant à respecter les exigences environnementales. Des panneaux photovoltaïques sont installés sur les bâtis existants, il est procédé à des diagnostics énergétiques, les nouvelles constructions répondent aux normes de Haute qualité environnementale. La promotion des déplacements doux est faite via la réalisation d'un « plan vélo ». Les nouveaux lotissements répondent à de nouvelles normes environnementales sur la récupération des eaux pluviales, les espaces verts, la dimensions des voies publiques. Le mobilier urbain est choisi en fonction de sa composition en matériaux recyclés. La gestion des espaces verts est adaptée, notamment concernant l'utilisation les méthodes douces de désherbage ou la création de zones de prairies fleuries. En termes d'économie d'énergie, un projet de chaudière-bois est lancé en 2010, tandis qu'un chauffe-eau solaire a permis une diminution de 50 % des dépenses de gaz du camping municipal en 2009. Des mesures sont prises également sur la consommation d'eau, la consommation électrique de l'éclairage[57].

Châteaubriant est associée au projet de construction d'une usine de méthanisation de Valdis. Le site retenu est celui de Grand Lande à Issé. Cette usine, qui permettrait la création de 23 emplois, produirait des fertilisants naturels et de l'énergie non consommatrice d’énergies fossiles exclusivement à partir de déchets organiques. La production électrique de l'unité correspondrait à la consommation annuelle de Châteaubriant. La production de chaleur, destinée à l'industrie, équivaudrait à 1 600 tonnes de pétrole par an. Les fertilisants produits correspondraient à 220 000 unités d'azote pour 2 200 hectares de culture. Les actionnaires du projet sont : le groupe SARIA (51 %), Terrena (34 %), Castel Viande (9 %), Verdesis (5 %) et SAS Agrosynergie Partenaires (1 %)[58]. Les travaux débutent en décembre 2010, la mise en route devrait avoir lieu au cours du second semestre 2011[59]

Manifestations culturelles et festives[modifier | modifier le code]

Les arts du spectacle bénéficient à Châteaubriant du « Théâtre de Verre »[60], d'un cinéma de quatre salles[61] et d'un conservatoire intercommunal de musique, de danse et d'art dramatique[62].

La ville est animée par la Foire de Béré, en septembre, mais également par la Fête de la musique, les rando-rollers, le trophée « éclat sportif » en novembre, les illuminations de Noël[63]. Le Festival Anne de Bretagne, itinérant dans une ville différente de la Loire-Atlantique chaque année, s'est déroulé à Châteaubriant en 1998 et en 2004.

Châteaubriant possède également un cercle celtique pour apprendre à danser les danses traditionnelles, ainsi qu'un bagad.

Sports[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une piscine, d'un hippodrome, d'un bowling, un skate-park et d'un vélodrome[64]. Le centre municipal des sports dispose de quatre salles accueillant la pratique du handball, du badminton, du tennis de table, de la gymnastique, du tir à l'arc, du Tai Chi Chuan et du Qi Gong. Le gymnase Guy Môcquet héberge les adeptes de basket-ball et roller-hockey. Les Castelbriantais peuvent pratiquer la boxe, la musculation, l'escrime au Centre Bretagne, le tennis et le squash à la halle de tennis Maurice Deniaud, les arts martiaux à la salle de judo et karaté, la pétanque dans le boulodrome couvert, le football et le rugby dans les cinq stades de la ville. Les adeptes d'équitation ont accès à un parcours de saut d'obstacles au parc de Choisel[65]. De Plus Chateaubriant dispose maintenant d'une salle de fitness L'Orange bleue ainsi qu'un centre de soccer, football en salle sur herbe synthétique.

De nombreux clubs sportifs existent, dont les Voltigeurs de Châteaubriant, club de football créé en 1907, le club de rugby Sport athlétique castelbriantais créé en 1912 et Les Grizzlis, club de roller-hockey fondé en 2002. L'Amicale laïque Chateaubriant, club omnisports, existe depuis 1941. L'association est née de la fusion entre l'Amicale laïque et l'Amicale cheminote. À l'époque l'association s'appelait l'ALCC (Amicale laïque et cheminote castelbriantaise).

Médias[modifier | modifier le code]

En plus des journaux quotidiens régionaux (Ouest-France et Presse-Océan), il existe deux hebdomadaires  : L'Éclaireur[66] et La Mée[67], tandis que la mairie édite les bulletins Châteaubriant-Magazine et Mairie-Infos.

Un site d'informations du Pays de Châteaubriant, Châteaubriant Actualités[68], depuis 2005.

Il existe deux radios locales, Radio Château, qui est situé sur le site d'Hochepie, à Soudan (6 km) est accessible sur Radio Château 99.7 FM et Zénith FM 87.7, basée à une vingtaine de kilomètres.

Depuis le 13 septembre 2008, une web télé de pays a été mise en place : Pulceo[69]. Suite à l'arrêt de CLA9, chaîne de télévision câblée municipale, la ville de Châteaubriant propose ses vidéos sur son propre site[70].

Cultes[modifier | modifier le code]

Les seuls lieux de cultes de la commune sont consacrés à la pratique de la religion catholique. Le territoire de la ville fait intégralement partie de la paroisse Sainte Croix en Châteaubriant, qui dépend du diocèse de Nantes (province ecclésiastique de Rennes). Le culte est pratiqué dans les églises Saint-Nicolas et Saint-Jean-de-Béré[71].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population[modifier | modifier le code]

En 2008, le revenu fiscal médian par ménage était de 15 705 €, ce qui plaçait Châteaubriant au 23578e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[72].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2007, 7 498 Castelbriantais avaient entre 15 et 64 ans. Les actifs ayant un emploi représentaient 60 % de la population, les retraités en représentaient 9,1 %, tandis que 11,8 % des Castelbriantais étaient considérés comme autres inactifs. La population estudiantine représentait 9,1 % des Castelbriantais[73].

La même année l'Insee recense 750 chômeurs, ce qui donne un taux de chômage de 10 % pour la commune[73] contre 9,3 % pour le département[74].

Répartition des emplois par domaines d'activité en 2007

  Agriculture Industrie Construction Commerce Services
Châteaubriant 0,8 % 22,8 % 6,0 % 37,8 % 32,5 %
Moyenne nationale 3,48 % 15,40 % 6,45 % 13,32 % 61,40 %
Sources des données : Insee[75]

Répartition des emplois par catégories socioprofessionnelles en 2007

  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d'entreprise
Cadres, professions
intellectuelles
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Châteaubriant 0,8 % 4,9 % 9,1 % 23,1 % 29,8 % 32,4 %
Moyenne Nationale 2,4 % 6,4 % 12,1 % 22,1 % 29,9 % 27,1 %
Sources des données : Insee[75]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Châteaubriant possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Nantes et de Saint-Nazaire. La ville concentre de nombreux services, commerces, etc. Ce sont au total 1 105 établissements qui y sont actifs dont 76 dans l'industrie, 96 dans la construction, 236 dans le commerce et 697 dans les services. L'industrie est dominée par l'agroalimentaire (son foirail le deuxième marché bovin national, l'entreprise Castel-viande y est implantée), la métallurgie (charrue Kuhn-Huard, ABRFI du groupe AORF, Pebecco, etc.) et la plasturgie (Novembal, Team Plastique, Promoplast, etc.)[76].

La foire de Béré[modifier | modifier le code]

La foire, créée en 1050, est l'une des plus vieilles foires de France et encore aujourd'hui un grand événement pour la région. Elle réunit, durant quatre jours, le 2e week-end de septembre, des exposants de matériel agricole, d'ameublement, d'aménagement de loisirs, d'automobiles, etc. La foire est toujours accompagnée d'une fête foraine et accueille chaque année près de 45 000 visiteurs payants, auxquels il convient de joindre les exposants, les enfants de moins de 14 ans et les invités, ce qui permet d'établir à 55 000 le nombre de visiteurs. La fête foraine connaît une fréquentation de près de 100 000 personnes. Depuis 2006, la foire commerciale est intégrée au club des 36 foires labellisées « Foires de France » en respectant le référentiel de la Fédération des Foires, Salons et Congrès de France[77].

Pour 2012, le bassin de population potentiellement concernée représente 180 000 habitants issus de la Loire-Atlantique, de l'Ille-et-Vilaine, de la Mayenne et du Maine-et-Loire. Le site s'étend sur 32 hectares dont 10 pour la foire, la surface de stationnement des véhicules (12 000 places gratuites) représente 22 hectares. Cinq restaurants proposent 2 000 places. La foire commerciale proprement dite est assurée par 430 exposants répartis sur 9 hectares, tandis qu'un espace marché regroupe 120 commerces non sédentaires sur 5 000 m2. L'espace élevage accueille plus de 300 bovins et 150 ovins[77].

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le château de Châteaubriant intégrait le système de défense des Marche de Bretagne au Moyen Âge. La construction de la forteresse d'origine date du XIe siècle. Son évolution en château-fort se déroule jusqu'au XVIe siècle. Il est habité par les seigneurs de Châteaubriant. Par la suite, on verra apparaitre des ajouts et modifications de style Renaissance. Au cours du XVIIe siècle, le château passe sous le contrôle de la famille des Bourbon-Condé jusqu'à la Révolution française.

Acquis par le conseil général de la Loire-Atlantique en 1853, les bâtiments du château abritent ensuite la sous-préfecture, le Trésor public et le tribunal d'instance. Le château fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 11 juillet 1921[78].

La vieille ville est riche de maisons, de manoirs et d'hôtels anciens, dont certains furent construits au XVe siècle. Certains édifices, comme la maison de l'Ange[79], la maison du Sabot-Rouge[80] ou encore l'hôtel de la Houssaye[81] sont inscrits aux monuments historiques. Le centre-ville conserve quelques vestiges des remparts, dont la plus grande partie fut détruite au XIXe siècle. La Porte-Neuve, reconstruite au XVIe siècle est la seule encore debout, mais des portions de murailles et plusieurs tours sont bien conservées[F 2].

La halle, construite en 1900, à quelques mètres de l'emplacement de la vieille halle en bois, accueille régulièrement des expositions sous son ossature métallique. L'hôtel de ville a été construit vers 1850. L'édifice devait au départ uniquement servir de halle, afin de remplacer celle en bois. Finalement, une prison, puis une remise de pompiers furent installées et enfin des bureaux pour la mairie. Le rez-de-chaussée fut réaménagé en bureaux lui aussi après qu'une autre halle fut construite en 1900[82].

La carrière des Fusillés est une ancienne carrière, aménagée en mémorial, évoquant la mémoire des 27 otages fusillés en ce lieu le 22 octobre 1941 en représailles contre l’exécution, deux jours auparavant, du lieutenant-colonel Holtz par trois jeunes résistants, à Nantes[F 3].

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Légendes[modifier | modifier le code]

Il existe de nombreuses légendes traditionnelles. La plus connue est sans doute celle de la « Bête de Béré » : une bête étrange roderait la nuit dans le quartier, parfois décrite comme un loup, un porc ou encore un gros chat. Cette bête protégerait une jeune fille qui serait enfermée depuis des siècles sous le prieuré[84].

Gastronomie[modifier | modifier le code]

D'après le dictionnaire de l'Académie des gastronomes, le châteaubriant, pièce de bœuf prise dans le filet, aurait été inventé par Montmirail, cuisinier de François-René de Chateaubriand, à partir d'une recette inventée dans la ville. Tradition bretonne oblige, la galette de blé noir est le plat traditionnel favori, tandis que la pâtisserie et la chocolaterie évoquent l'histoire de la ville au travers des noms des productions locales : Françoise de Foix, gourmandise de Brient, pavé Saint Nicolas, Jean de Laval, Duc d'Aumale[85] , etc.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Châteaubriant

Parti : au premier, d'azur aux trois fleurs de lys d'or et au bâton péri en bande de gueules ; au second, d'hermine plain ; sur le tout, un écusson de gueules semé de fleurs de lys d'or.
Le premier parti représente les armes de Bourbon-Condé (d'azur aux trois fleurs de lys d'or et au bâton péri en bande de gueules), le second parti représente les armes de Bretagne (l'hermine évoque le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance passée de la ville au duché de Bretagne). Délibération municipale en 1890.

Armes des seigneurs de Châteaubriant

L'écusson de gueules semé de fleurs de lys d'or représente les armes originelles des seigneurs de Châteaubriant (et de la ville), concédées par le roi de France Louis IX (Saint Louis). À l'origine, Les Châteaubriant portaient soit de gueules semé de pommes de pin d'or, soit papelonné d'or. Après la bataille de Mansourah (1250), le seigneur Chotard de Châteaubriant sauva Saint Louis d'un dard et répandit son sang sur les armes du monarque. Pour le remercier, le roi de France l'autorisa à transformer les pommes de pin d'or des armes de Chotard de Châteaubriant en fleurs de lys, et le blason de la ville devint ainsi de gueules semé de fleurs de lys d'or.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article..

  • Christian Bouvet, Châteaubriant - Histoire millénaire des noms de lieux et des rues, Histoire et patrimoine du pays de Châteaubriant,‎ 2008, 240 p. (ISBN 2-9519223-9-6) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Christian Bouvet, Châteaubriant histoires, Histoire et patrimoine du pays de Châteaubriant,‎ 2002, 191 p. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Marcel Buffé, Châteaubriant, une cité dans l'histoire - De la préhistoire à nos jours, Nantes, Éditions Cid,‎ 1983, 679 p. (ISBN 2-904633-03-0) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Jean-Luc Flohic, Éric Brochard et Véronique Daboust, Le Patrimoine des communes de la Loire-Atlantique, vol. 1, Charenton-le-pont, Flohic éditions,‎ 1999, 1383 p. (ISBN 2-84234-040-X), p. Canton de Châteaubriant Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Arthur Le Moyne de la Borderie, Histoire de Bretagne, vol. 3, Paris, Joseph Floch,‎ 1972 (1re éd. 1899) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Histoire de Châteaubriant, baronnie, ville & paroisse. Abbé Charles Goudé, avec la collaboration d'Amédée Guillotin de Corson. Oberthur et fils, Rennes, 1870. Consultable sur la bibliothèque numérique de l'Université Rennes 2

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2008 et 2014.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  • Christian Bouvet, Châteaubriant histoires, Histoire et patrimoine du pays de Châteaubriant,‎ 2002 (voir en bibliographie)
  1. p. 17
  2. p. 18
  3. p. 16
  4. p. 20
  5. p. 75
  • Christian Bouvet, Châteaubriant - Histoire millénaire des noms de lieux et des rues,‎ 2008 (voir en bibliographie)
  1. p. 7
  2. a, b et c p. 8
  3. a, b et c p. 9
  4. a, b et c p. 10
  5. p. 11
  6. a et b p. 6
  • Marcel Buffé, Châteaubriant, une cité dans l'histoire - De la préhistoire à nos jours,‎ 1983 (voir en bibliographie)
  1. a et b p. 15
  2. a et b p. 16
  3. p. 17
  4. p. 24
  5. p. 25
  6. p. 31
  7. p. 99
  • Jean-Luc Flohic, Éric Brochard et Véronique Daboust, Le Patrimoine des communes de la Loire-Atlantique,‎ 1999 (voir en bibliographie)
  1. a et b p. 257
  2. p. 264
  3. p. 273
  4. p. 270
  • Autres références
  1. « Châteaubriant », sur lion1906.com, Lionel Delvarre (consulté le 12 février 2013).
  2. Carte IGN de Châteaubriant sur Géoportail.
  3. L'histoire géologique de la Bretagne, Emmanuèle Savelli, consulté le 12 novembre 2010
  4. Carte géologique de la France
  5. « Climat de la Loire-Atlantique », Météo France (consulté le 23 février 2008)
  6. « Voies routières, métro, tramway, bus, covoiturage », Pays de Châteaubriant (consulté le 23 février 2008)
  7. « Castelbus », sur site mairie de Châteaubriant (consulté le 12 novembre 2010)
  8. Article sur www.france3.fr du 28 février 2013.
  9. « Aéroport du Grand Ouest - Notre Dame des Landes » (consulté le 12 novembre 2010)
  10. « Aérodrome de Châteaubriant - Pouancé (LFTQ) », sur guide des aérodromes, aéroports et aéro-clubs en France (consulté le 12 novembre 2010)
  11. Insee - Logements à Châteaubriant : les occupants
  12. Insee - Logements en Pays de Loire : les occupants
  13. Insee - Logements à Châteaubriant : le parc
  14. Insee - Logements en Pays de Loire : le parc
  15. François-Joseph-Michel Noël, Dictionnaire français-latin, refait sur un plan entièrement neuf, Le Normant,‎ 1841
  16. Régis Auffray, Le Petit Matao, dictionnaire gallo-français, français-gallo, Rue des Scribes,‎ 2007
  17. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 18 mars 2013)
  18. Nantes
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  20. a, b, c et d « Histoire de Châteaubriant », sur site de la mairie de Châteaubriant (consulté le 12 novembre 2010)
  21. Le Diocèse de Nantes, Yves Durand, Editions Beauchesne, 1 janv. 1985 - 310 pages
  22. a, b, c, d, e et f « Ville de Châteaubriant (44) », Patrimoine de France (consulté le 12 novembre 2010)
  23. Le Moyne de la Borderie 1972, p. 306
  24. histoire châteaubriant
  25. Le Diocèse de Nantes, Yves Durand, Editions Beauchesne, 1 janv. 1985 - 310 pages.
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