Histoire des transports en commun de Nantes
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Sommaire |
[modifier] Chronologie
- 1826 : premier réseau de transports en commun du monde
[modifier] Premier véhicule
À Nantes, en 1826[1], Étienne Bureau, petit-fils d'armateur[2], imagine un véhicule pour transporter les employés entre les bureaux situé dans la rue Jean-Jacques Rousseau et les entrepôts Salorges où se trouvent les services de la Douane.
Il créé alors le premier omnibus, qui doit son nom à la boutique de chapelier « Omnes », située place du port au Vin (devenue place du Commerce), où stationnaient les véhicules.
[modifier] Premier réseau de transports en commun au monde
À cette même époque, Stanislas Baudry, un ancien officier de l’Empire, désire attirer des clients dans le quartier de Richebourg où il a installé un établissement de bains chauds. Les bains sont alimentés à partir de la récupération de l’eau de condensation d’une chaudière qu’il utilise pour actionner une minoterie à vapeur [3], la « Pompe à feu de Richebourg » [4]. Il met une voiture à disposition de ses clients. Il s’aperçoit que sa clientèle préfère fréquenter sa voiture que son établissement de bains chauds[2][3]. Il demande donc à la municipalité l’autorisation d’établir un service de voitures publiques entre le quartier de Richebourg et les entrepôts Salorges, succédant ainsi à Etienne Bureau en créant la première ligne d’omnibus urbain. Le 10 août 1826, il fonde une entreprise comportant deux voitures suspendues pouvant recevoir chacune 16 personnes. L'une relie la rue de Richebourg aux Salorges où se trouve l’entrepôt des Douanes, l'autre relie le pont de la Poissonnerie à la tour de Pirmil.[5]
La même année, Stanislas Baudry s'inspire du succès de l’opéra-comique de Boëldieu, « La Dame Blanche », pour baptiser ses attelages du même nom.
En avril 1828, Stanislas Baudry crée à Paris les deux premières lignes de l’Entreprise générale des omnibus de Paris (ancêtre de la RATP).
Edme Fouquet, un autre nantais, développe en septembre 1828 à Paris la Compagnie des Dames Blanches. De retour à Nantes où la concurrence est rude entre les compagnies, Edme Fouquet, prend le monopole des omnibus en éliminant tous ses rivaux et obtient la création de nouvelles lignes. La Société des Dames Blanches perdure jusqu’à la fin du XIXe siècle.
Dès 1840, trois nouvelles compagnies s’attaquent à son monopole, les Nantaises, les Favorites (également appelées « les Chantenaisines »), et les Bretonnes. En 1845, W. Derrien devient patron des Bretonnes. En 1852, une quatrième societé arrive, les Hirondelles. Au total une trentaine d’omnibus circule à travers les rues encombrées de piétons, de diligences, etc.
La municipalité tente de réglementer l’usage des voies publiques par arrêtés municipaux, et favorise la fusion des entreprises, ainsi naît, en 1857, la Compagnie générale des omnibus dont le garage était situé rue des Olivettes. Seules les Bretonnes ne fusionne pas avec les autres entreprises.
[modifier] Le premier tramway
En 1875, la municipalité opte pour le tramway dont la réalisation est confiée à la Société des moteurs à air comprimé. Le 7 novembre 1876, la ville autorise Louis Mékarski à exploiter une ligne de tramway reliant Doulon à la gare maritime, via la place du Commerce. Nantes devient ainsi la première ville à exploiter ce nouveau genre de locomotion pour les transports en commun. Le 12 février 1879, est ouvert la ligne reliant Saint-Denis à Saint-Ouen. Louis Mékarski assiste à l’inauguration de la première locomobile à air comprimé à Nantes et présente à Paris, devant le maréchal de Mac-Mahon, président de la République, ce nouveau mode de locomotion. Les Nantais adoptent d’emblée le tramway Mékarsky et la municipalité programme une seconde ligne nord-sud traversant les ponts de la Loire. Et en 1898, les omnibus à chevaux disparaissent de Nantes. Angers, Clermont-Ferrand ou Zurich suivent l’exemple nantais. En 1911, ce sont 39 kilomètres de lignes qui desservent la ville, transportant déjà douze millions de voyageurs par an.
Le 5 mai 1911, le maire, Paul Bellamy, annonce l’électrification du réseau. La guerre est déclarée lorsque les travaux viennent de commencer. En 1915, 8 lignes sont en service, et les travaux ne s’achevèrent qu’en décembre 1919. « En 1924, les premiers autobus font leur apparition, ils sont huit à sillonner la ville sur des lignes à faible trafic. C'est ainsi que Nantes, dès 1932, dispose d’un réseau de 20 lignes desservant 14 itinéraires. Le pôle d’échange est situé place du Commerce (qui est aujourd’hui toujours le plus grand pôle d’échange de l'agglomération). A Nantes comme dans la plupart des villes de France, le bus remplace progressivement le tramway, devenu vétuste, bruyant et inconfortable. Les dernières rames qui parcouraient la ville cessent leur activité le 27 janvier 1958.
[modifier] Renouveau du tramway
Dans les années 1970, Nantes lance le tramway moderne sous le mandat d’Alain Chénard élu maire en 1977. À l’époque, l'agglomération possèdant un des plus grands réseaux de bus de France, exploitée par la SEMITAN, certains experts estiment que celle-ci comptera un million d’habitants en 2000. En 1979, est mis en place une équipe technique pour le projet de tramway. Le 15 mars 1980 l'appel d'offre est lancé auprès des constructeurs français.
- 10 février 1981 : prise en considération du projet de première ligne.
- Novembre 1981 : signature d'une convention entre l'État et l'union des constructeurs.
- 2 avril 1984 : livraison de la première rame.
- Décembre 1984 : ouverture gratuite de la ligne au public, après quelques mois d'interruption du chantier, liée à l'arrivée, en mars 1983, d'une nouvelle équipe municipale.
- 7 janvier 1985 : début de l'exploitation commerciale de la première ligne, reliant Bellevue à la Haluchère.
En septembre 1992, une deuxième ligne est ouverte reliant Orvault à Pirmil. En 2000 une troisième ligne est ouverte reliant Plaisance à Hôtel-Dieu, ainsi que le prolongement des deux premières lignes.
Aujourd’hui Nantes possède 43,5 km[réf. souhaitée] de voies de tramway réparties sur 3 lignes.
[modifier] TER
Depuis le début des années 2000, Nantes Métropole a décidé de réutiliser le réseau ferroviaire autour de Nantes, afin d'étoffer le réseau de transports en commun urbain et péri-urbain. Ainsi, la SNCF et la SEMITAN ont développé un partenariat portant sur la desserte des 11 gares de l'agglomération par les TER locaux. Les usagers de la TAN peuvent donc désormais les emprunter avec leur titre de transport de la TAN.
[modifier] Busway
Le 6 Novembre 2006, la première ligne de Busway en France est mise en service. Il s'agit d'un BHNS (Bus à Haut Niveau de Service), donc le principe est déjà utilisé dans d'autres agglomérations comme Ottawa au Canada.
[modifier] Réorganisation des terminus
En septembre 2007, le nouveau terminus Gare de Pont-Rousseau qui permet une connectivité avec la gare TER est celui de la ligne 2. L'ancien tracé de la ligne 2 est repris par la ligne 3 qui va donc jusqu'au terminus de la Neustrie.
[modifier] Projets en perspective
- Une ligne de transport en site propre (tramway ou busway, le mode n'a pas encore été décidé) empruntant les boulevards extérieurs et traversant l'Île de Nantes est actuellement à l'étude dans la troisième tranche du plan de déplacements urbains (PDU), prévu à l'horizon 2010 à 2020[6]. Le service Chronobus sera développé avant.
- Afin d'éviter de passer par le centre ville, la Connexion des lignes 1 et 2 du tramway au nord de la ville est à l'étude. La date initialement prévue pour le lancement des deux ans de travaux nécessaires, en septembre 2009, a été reportée sine die, notamment pour des raisons budgétaires[7].
- La création d'un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes.
- Deux tram-train partant de Nantes sont prévus pour 2010 :
- L'un reliant Châteaubriant avec la réouverture de la ligne ferrovaire, la réutilisation des gares de Sucé-sur-Erdre, Nort-sur-Erdre, Abbaretz et Issé, ainsi que la création de plusieurs gares à Nantes et La Chapelle sur Erdre.
- L'autre reliant Clisson sur la Ligne Nantes - Saintes, desservira toutes les gares du trajet (Saint-Sébastien-sur-Loire/Pas Enchanté, Saint-Sébastien-sur-Loire/Frêne Rond, Vertou, La Haye-Fouassière, Le Pallet et Gorges)[8].
[modifier] Notes et références
- ↑ Julien François Turgan, Les grandes usines, études industrielles en France et à l'étranger, Michel Lévy Frères, 1863 (réimpr. 1874, 1878, 1879), 50 p. (OCLC 5061811), partie Les Omnibus de Paris
- ↑ a b 10 août 1826 : premiers omnibus à Nantes
- ↑ a b Musée des Transports - Histoire générale des transports
- ↑ « », dans Revue de Bretagne et de Vendée, J. Forest ainé : Mazeau, vol. 5 « TOME 5 », 1879, p. 165 :
« [...]M. Baudry exploitait, en face d la grande gare actuelle, une minoterie à vapeur, bien connue alors sous le nom de Pompe à feu de Richebourg. »
- ↑ Musée Dobrée, exposition, Pièces d'histoire, les transports nantais, Les omnibus à traction hippomobile
- ↑ Nantes.maville.com « Transports : la ligne 5 sur une voie de garage » 27 mars 2009
- ↑ Article Nantes Maville.com du 13 décembre 2008
- ↑ Article Ouest-France du 8 novembre 2008

