Nantes Métropole

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Nantes Métropole (homonymie).
Nantes Métropole
Nantes Métropole
Localisation de la communauté urbaine de Nantes en Loire-Atlantique.
Localisation de la communauté urbaine de Nantes en Loire-Atlantique.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Forme d'intercommunalité Communauté urbaine
Siège 2, cours du Champ-de-Mars
Nantes
Communes 24
Président Gilles Retière (PS)
Budget 1 038 600 000  (2014)
Date de création
Code SIREN 244 400 404
Démographie
Population 582 159 hab. (2009)
Densité 1 112 hab./km2
Géographie
Superficie 523,36 km2
Liens
Site web http://www.nantesmetropole.fr

Nantes Métropole est une communauté urbaine située dans le département de la Loire-Atlantique et la région Pays de la Loire, qui est centrée sur la ville de Nantes.

Par sa population, elle est la sixième intercommunalité française et la première du Grand Ouest.

Elle est membre du réseau Eurocities dont elle présida en 2009 le forum Culture.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de l'intercommunalité nantaise est jalonnée par de grandes dates :

  • 1967 : création de l'« Association communautaire de la Région nantaise » (ACRN) regroupant 37 communes. C'est le premier groupement institutionnel de communes de l'agglomération nantaise ;
  • 1970 : dans les années 1970, à partir de l'ACRN naissent les syndicats intercommunaux à vocation unique qui mettront en œuvre des politiques spécifiques : transport, voirie, assainissement, action pour les personnes handicapées, … ;
  • 1978 : création de l'« Agence d'études urbaines de l’agglomération nantaise » (AURAN), premier outil intercommunal global d'aménagement urbain ;
  • 1992 : création, à l'initiative de Jean-Marc Ayrault, du « District de l'agglomération nantaise » et mise en place d'une fiscalité propre ;
  • 1996 : création de la « conférence consultative d'agglomération », devenue « Conseil de développement » en 2001. Cet outil met en route un processus d'association de la société civile aux décisions intercommunales ;
  • 1998 : création de l'« Agence de développement économique de l’agglomération nantaise » (ADEAN), rebaptisée « Nantes Métropole Développement » en 2001 ;
  • 2000 : mise en place de la taxe professionnelle unique ;

Administration[modifier | modifier le code]

La communauté urbaine possède les instances administratives suivantes :

  • Un Président, chargé de l'exécutif de la communauté urbaine.
  • Un Conseil de la communauté[1], l'une des deux instances délibérantes, qui compte 113 membres, désignés tous les 6 ans après les élections municipales par les conseils municipaux des communes membres ; chaque commune possède un nombre de conseillers proportionnel à sa population (mais plafonné à 50 % du total). Le Conseil se réunit 5 à 6 fois par an. À l'issue des élections municipales de mars 2014 ce sonseil comptera 97 membres en vertu de la nouvelle loi MAPAM[2].
  • Un Bureau de la communauté urbaine, la seconde instance délibérante, qui compte 44 membres :
    • Le président de la communauté urbaine qui le préside.
    • 33 vice-présidents élus par le Conseil, dont les maires des 24 communes membres (ces derniers constituant la "Conférence des maires")
    • 10 représentants additionnels pour les communes de plus de 15 000 habitants, désignés par le conseil de la communauté.
  • 8 commissions, possédant un avis consultatif sur les dossiers relevant de leur compétence. Chaque membre du conseil peut participer à deux commissions :
    • Déplacement
    • Solidarités
    • Voirie et propreté urbaine
    • Grands services urbains et équipements d'agglomération
    • Environnement
    • Développement économique
    • Aménagement du territoire et grands projets urbains
    • Affaires générales

Compétences[modifier | modifier le code]

La communauté urbaine assure 9 domaines de compétences :

  • Aménagement et urbanisme
  • Transports et déplacements urbains (réseau de transports en commun en délégation de service public à la Semitan)
  • Espaces publics et voirie
  • Environnement
  • Eau
  • Développement économique et formation
  • Développement social
  • Développement international métropolitain
  • Maîtrise de l'énergie, production et distribution de chaleur

Réalisations et projets[modifier | modifier le code]

Les Machines de l'île, l'un des grands projets culturels portés par Nantes Métropole.

Depuis sa constitution, les principales réalisations de la communauté urbaine de Nantes ont été la construction du Zénith de Nantes Métropole, la mise en place du Bicloo, du Busway, des Chronobus, le grand projet de ville du Nouveau-Malakoff, l'édification des ponts Léopold-Sédar-Senghor et Éric-Tabarly ou encore l'aménagement de l'île de Nantes et notamment l'édification du quartier Euronantes, toujours en cours. Les Machines de l'Île constituent le projet phare dans le domaine culturel et touristique mais Nantes Métropole a également participé à la rénovation du Château des ducs de Bretagne, à la construction du mémorial de l'abolition de l'esclavage et a soutenu la tenue des éditions du festival Estuaire. Par ailleurs, la généralisation de TriSac, système suédois de collecte des déchets par sac de couleur, incombe à l'établissement public.

Les principaux projets en phase de concrétisation ou bien avancés concernent :

Parmi les projets à plus longue échéance, se trouvent :

Nantes Métropole est également associée à la réalisation de l'aéroport du Grand Ouest qui suscite une certaine opposition de la part d'élus, d'associations environnementales et d'associations de transports[9].

Organisation territoriale[modifier | modifier le code]

Le siège de Nantes Métropole est situé entre le cours du Champ-de-Mars, la rue Lefèvre-Utile, le quai Ferdinand-Favre qui longe le canal Saint-Félix et la rue de Valmy qui le sépare de la cité des congrès (vers le milieu et en allant vers la gauche sur la photo).

Le territoire de la communauté urbaine a été découpé en 7 « pôles de proximités » rassemblant de 34 000 à 72 000 habitants et dotés de missions polyvalentes (urbanisme, aménagement de l'espace public, propreté, assainissement, etc.). Ces pôles sont susceptibles d'exercer toutes les compétences communautaires et sont chargés des fonctions de la gestion de proximité avec les habitants.

Chacun des pôles est géré par un directeur, assisté de trois cadres, placés à tête d'agents municipaux détachés dont les effectifs varient notamment selon l'importance de la population desservie et le nombre de communes couvertes. L'effectif total des agents employés à Nantes Métropole est actuellement de 2 380 personnes.

De plus, chaque pôle est également doté d'une « commission locale » composée des élus communautaires du secteur (les maires des communes desservies et leurs adjoints) qui analysent les situations et les problèmes des habitants, afin de proposer des plans d'actions au pôle de proximité.

Article connexe : liste des quartiers de Nantes.
  • Le pôle Erdre-et-Cens administre un territoire bordé par le Cens au sud et l'Erdre au nord-ouest, et qui couvre les communes de La Chapelle-sur-Erdre, Orvault, Sautron, et le quartier Nantes-Nord.
  • Le pôle Erdre-et-Loire administre un territoire bordé par l'Erdre à l'ouest et la Loire au sud, et qui couvre les communes de Carquefou, Mauves-sur-Loire, Sainte-Luce-sur-Loire, Thouaré-sur-Loire, et les quartiers de Nantes-Erdre et Doulon-Bottière.
  • Le pôle Loire-Chézine administre un territoire bordé par la Loire au sud et traversé par la Chézine, et qui couvre les communes de Couëron, Indre et Saint-Herblain.
  • Le pôle Loire, Sèvre et Vignoble administre un territoire bordé au nord par la Loire et traversé par la Sèvre nantaise, contient une petite partie du vignoble nantais, et qui couvre les communes de Basse-Goulaine, Rezé, Saint-Sébastien-sur-Loire, Les Sorinières et Vertou, ainsi que le quartier Nantes-Sud.
  • Le pôle Nantes-Loire administre un territoire traversé par la Loire et l'Erdre, et qui couvre les quartiers nantais Centre-ville, Malakoff - Saint-Donatien et Île de Nantes.
  • Le pôle Nantes-Ouest administre un territoire bordé par l'Erdre à l'est et la Loire au sud, et qui couvre les quartiers nantais Bellevue - Chantenay - Sainte Anne, Dervallières - Zola, Hauts-Pavés - Saint-Félix et Breil - Barberie.
  • Le pôle Sud-Ouest administre un territoire bordé par la Loire au nord, et qui couvre les communes de Bouaye, Bouguenais, Brains, La Montagne, Le Pellerin, Saint-Aignan-de-Grand-Lieu, Saint-Jean-de-Boiseau et Saint-Léger-les-Vignes.

Le Conseil de développement[modifier | modifier le code]

Nantes Métropole conduit depuis plusieurs années une expérience innovante de démocratie participative : en 1996 a été créée la Conférence Consultative d'Agglomération, devenue le Conseil de développement en 2001. Une assemblée de citoyens, issus des acteurs économiques et sociaux, de l'université, du monde associatif, a été constituée pour donner, en toute autonomie, un avis sur les grands projets intercommunaux et faire des propositions aux élus chargés de la décision. Regroupant près de 300 organisations et citoyens volontaires, le Conseil de développement de Nantes Métropole [2] assure l'expression de la société civile auprès de l'intercommunalité. Il est présidé par Philippe Audic et le rapporteur général est le géographe Jean Renard.

Communes[modifier | modifier le code]

La communauté urbaine de Nantes Métropole regroupe actuellement 24 communes sur une superficie totale de 52 336 hectares.

Parmi ces 24 communes :

  • 19 font partie de l'unité urbaine de Nantes (déterminée par l'INSEE sur une base géographique), qui en compte 20 ; la commune absente est Haute-Goulaine qui fait partie de la communauté de communes Sèvre, Maine et Goulaine ;
  • 2 font partie de l'unité urbaine de Bouaye : Bouaye et Saint-Aignan-Grandlieu ;
  • 3 sont des communes rurales : Brains, Mauves-sur-Loire et Saint-Léger-les-Vignes.

Toutes font partie de l'aire urbaine de Nantes (qui concerne 81 communes), soit comme communes du pôle urbain (19) soit comme communes monopolarisées (5).

Nom Population
(2011)
Superficie (km²) Code postal Code INSEE Maire Remarques
Basse-Goulaine 8 168 13,74 44115 44009 Alain Vey (DVD)
Bouaye 6 003 13,83 44830 44018 Jacques Garreau (PS)
Bouguenais 18 343 31,5 44340 44020 Michèle Gressus (PS)
Brains 2 586 15,31 44830 44024 Laure Beslier (DVG)
Carquefou 18 022 43,42 44470 44026 Véronique Dubettier-Grenier (DVD)
La Chapelle-sur-Erdre 17 443 33,42 44240 44035 Fabrice Roussel (PS)
Couëron 19 085 44,03 44220 44047 Jean-Pierre Fougerat (PS)
Indre 4 026 4,72 44610 44074 Serge David (DVG)
Mauves-sur-Loire 3 056 14,75 44470 44094 Claudine Chevallereau (DVG)
La Montagne 5 972 3,64 44620 44101 Pierre Hay (DVG) La plus petite commune
Nantes 287 845 65,19 44000 44109 Johanna Rolland (PS) La commune la plus grande et la plus peuplée
(près de la moitié de la population
sur le huitième de la superficie).
Orvault 24 556 26,67 44700 44114 Joseph Parpaillon (DVD)
Le Pellerin 4 504 30,65 44640 44120 Benjamin Morival (DVD) La commune la moins densément peuplée
(141 hab./km2)
Rezé 38 932 13,78 44400 44143 Gérard Allard (PS)
Saint-Aignan-Grandlieu 3 548 17,94 44860 44150 Jean-Claude Lemasson (DVG)
Saint-Herblain 43 082 30,02 44800 44162 Bertrand Affilé (PS) 3e commune la plus peuplée du département
Saint-Jean-de-Boiseau 5 238 11,4 44640 44166 Pascal Pras (PS)
Saint-Léger-les-Vignes 1 529 6,49 44710 44171 Jacques Gillaizeau (PS) La commune la moins peuplée
Saint-Sébastien-sur-Loire 25 293 11,65 44230 44190 Joël Guerriau (UDI)
Sainte-Luce-sur-Loire 12 699 11,45 44980 44172 Jean-Guy Alix (UMP)
Sautron 6 945 17,28 44880 44194 Marie-Cécile Gessant (DVD)
Les Sorinières 7 575 13,02 44840 44198 Christian Couturier (PS)
Thouaré-sur-Loire 7 886 12,76 44470 44204 Serge Mounier (DVD)
Vertou 21 681 35,68 44120 44215 Rodolphe Amailland (UMP)
Total 594 017 522,34

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1968 1975 1982 1990 1999 2007 2009
411 555 460 825 475 229 505 076 554 601 580 502 582 159
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes.
(Source : Insee[10],[11],[12])


Histogramme

Prévisions[modifier | modifier le code]

Selon l'« Agence d'Urbanisme de l'Agglomération Nantaise » (AURAN), Nantes Métropole a dépassé les 590 000 habitants en 2010 et devrait atteindre les 600 000 habitants en 2012[13].

Toujours, selon une estimation de l'Auran établie en 2006, la communauté urbaine devrait compter 641 500 habitants en 2020[14].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Présentation du conseil communautaire de Nantes Métropole
  2. « Abstention, poussée de la droite : les enseignements des élections à Nantes », Metronews, le
  3. http://www.nantes.maville.com/actu/actudet_-Enfin-une-piste-indoor-_loc-846498_actu.Htm
  4. Monique Trancart, « Forte extension du réseau de chaleur urbain », La Gazette, vol. 2136, no 30,‎ 6 août 2012, p. 29 (ISSN 0769-3508).
  5. Présentation de la salle de sports de la Trocardière sur le site de la ville de Rezé
  6. Une salle pour les champions nantais sur le site de Nantes métropole.
  7. Les forêts urbaines sur le site de Nantes métropole.
  8. Les forêts urbaines de Nantes (plaquette d'informations
  9. [1] Site de l'ACIPA
  10. « Données démographiques 1968-1999 », sur le site du recensement 1999 de l'Insee (consulté le 9 janvier 2012).
  11. « Données démographiques 2007 de la Loire-Atlantique », sur le site de l'Insee (consulté le 9 janvier 2012).
  12. « Données démographiques 2009 de la Loire-Atlantique », sur le site de l'Insee (consulté le 9 janvier 2012).
  13. Camille Guillemois, « Nantes Métropole : 600 000 habitants en 2012 », Ouest-France,‎ 25 janvier 2010 (ISSN 0999-2138, lire en ligne)
  14. « Aire urbaine de Nantes - Dynamisme démographique de 1999 à 2005 et projection de la population à l'horizon 2020 », sur site de l'Auran (consulté le 11 septembre 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]