XVIIe siècle

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Le XVIIe siècle commença le 1er janvier 1601 et finit le 31 décembre 1700.

En France, les historiens font commencer le XVIIe siècle avec l'assassinat du roi Henri IV en 1610 et le font terminer avec la mort de Louis XIV en 1715.

Le XVIIe siècle est marqué par la naissance de la science moderne avec Galilée, par la guerre de Trente Ans, et par la poursuite de la colonisation européenne des Amériques.

Événements[modifier | modifier le code]

Europe[modifier | modifier le code]

  • Guerre de Trente Ans : une suite de conflits religieux puis politiques qui ont déchiré l'Europe centrale (Saint Empire, Allemagne et Autriche) de 1618 à 1648. Elle se termina par la signature des traités de Westphalie (1648). Plusieurs conflits y sont sous-jacents
  • Guerres anglo-néerlandaises, oppose en trois occasions l'Angleterre aux Provinces-Unies (flanquées de leurs alliés momentanés). Première (1652-54); seconde (1665-67); troisième, sous-jacente à la guerre de Hollande (1672-74)
  • Guerre de Dévolution, oppose la France à l'Espagne, sous les regards inquiets de l'Angleterre, des Provinces-Unies et de la Suède de 1667 à 1668. Elle se termina par la signature du traité d'Aix-la-Chapelle.
  • Guerre de Hollande, oppose les Provinces-Unies (alignée plus tard de l'Espagne, du Brandebourg, du Danemark et du Saint-Empire) à la France, l'Angleterre, l'archevêché de Münster et la Suède (1672-78)
  • Guerre de la Ligue d'Augsbourg, oppose la France et les jacobites irlandais et écossais à l'Angleterre, les Provinces-Unies, la Suède, l'Espagne, le Saint-Empire, le duché de Savoie (1688-97)
  • Guerre austro-turque (1683-1699), oppose l'Empire ottoman à la Monarchie des Habsbourg, alliée de la Pologne, de la Bavière, de la Saxe et des cercles de Souabe et de Franconie, rejoints en 1684 par les États pontificaux, Venise, la Toscane, Gênes, l'Espagne, le Portugal et la Savoie, ces États formant une Sainte Ligue.

France[modifier | modifier le code]

Évolutions des recettes et dépenses de la monarchie française de 1600 à 1715 en millions de livres tournois.

Suisse[modifier | modifier le code]

Provinces-Unies[modifier | modifier le code]

  • L'âge d'or néerlandais s'étend grosso modo des années 1580 au début du XVIIIe siècle (entre 1672 et 1715)

Ukraine, Pologne, Biélorussie, Lituanie[modifier | modifier le code]

Asie[modifier | modifier le code]

Afrique[modifier | modifier le code]

Figurine africaine, XVIIe siècle.
  • Au cours du siècle, 2,75 millions d’Africains seront déportés vers l’Amérique.
  • 15 000 esclaves par an sont exportés vers le Brésil depuis Luanda et de Benguela en Angola pendant le XVIIe et le XVIIIe siècle. Les Français opèrent surtout sur les côtes sénégalaises et ivoiriennes, tandis que les Anglais se partagent le monopole de la traite au Bénin avec les Français et les Portugais et sur la Côte-de-l'Or avec les Hollandais.

Afrique occidentale[modifier | modifier le code]

  • Au cours du siècle, les Zarma s’installent dans le Zarmaganda sous la conduite de leur guide qui porterait le titre de Mali Bero.
  • Les royaumes du Soudan Tchadien ont des cours nombreuses. Les prétendants éventuels au trône sont éborgnés ou aveuglés. Les guerres s’accompagnent de razzias d’esclaves.
  • Au cours du siècle, un grand nombre de Peul se convertissent à l’Islam.
  • Le commerce des Diakhanké (« les gens de Dia », sur le Niger) prospère de 1600 environ jusqu’au milieu du XIXe siècle, entre Ségou et Sikasso à l’est, le cours supérieur de la Gambie et du Sénégal à l’ouest et le Fouta-Djalon au sud. Ils transportent vers la côte des esclaves, l’or acheté au Bambouk, des tissus de coton fabriqués dans leurs propres villages, de l’ivoire et de la cire, qu’ils échangent avec les produits usuels de la traite avec les Européens. Ils participent également au commerce interafricain : ils fournissent à la Sénégambie des noix de kola, du beurre de karité, du fer et des tissus ; vers le Niger, il ramènent principalement du sel et d’autres tissus.
  • La compagnie du Sénégal et de la Gambie (marchands Dieppois et Rouennais) obtient le monopole de la traite et fonde les comptoirs de Saint-Louis du Sénégal et de l’île de Gorée.
  • Le Royaume d'Oyo, au sud-est du Nigeria, est à son apogée.
  • Puissance du royaume Fon d’Allada au Bénin actuel.
  • Apogée de l’art du bronze du Bénin et du laiton d’Ifé (cire perdue) entre 1575 et 1650.
Bronze du Bénin, Nigéria, fin XVe siècle, première moitié du XVIe siècle
  • La puissance du Baguirmi, territoire musulman qui a conservé des coutumes pré-islamiques, continue de croître au cours du siècle.
  • Au début du siècle, les cités haoussa dominées d’une part par le Songhaï, d’autre part par le Kebbi, arrivent à reconquérir leur indépendance. Leur action est favorisée par la décadence du Songhaï occupé par les Hispano-Marocains. Réfractaires à l’Islam, ces cités se libèrent de la tutelle du Kebbi et repoussent les attaques du Bornou.

Afrique orientale[modifier | modifier le code]

  • Au début du siècle, les Abyssins envahissent le Sennar qui devient vassal de l’empire chrétien. La dynastie Kayra s’impose au Darfour au détriment des Toundjour avec le musulman Souleiman Solong.
  • Les Masaï, peuple « nilo-éthiopique » de pasteurs et de guerriers originaires du lac Turkana, s’enfoncent vers le sud par la « Rift Valley » qu’ils débordent par des razzias.

Afrique centrale[modifier | modifier le code]

  • Au début du siècle, le royaume Louba (Katanga) atteint son apogée sous le règne de Kumouimba Ngombé. À sa mort, de sanglantes luttes de succession affaiblissent le pouvoir central. Ilounga Kabalé (mort vers 1850), qui a pris le pouvoir après avoir assassiné son frère Ndaï a Mujinga, passe la majeure partie de son règne à réprimer des révoltes et des complots.

Madagascar[modifier | modifier le code]

Personnages significatifs[modifier | modifier le code]

Politiques[modifier | modifier le code]

Louis XIV, monarque auquel on associe en France le XVIIe siècle. Portait par Charles Le Brun (1661).

Écrivains et Dramaturges[modifier | modifier le code]

Voir :

Philosophes[modifier | modifier le code]

Voir: Philosophes du XVIIe siècle

Linguistes[modifier | modifier le code]

Grammairiens :

Architectes[modifier | modifier le code]

Voir: Architectes du XVIIe siècle

Scientifiques[modifier | modifier le code]

Peintres[modifier | modifier le code]

Voir aussi :

Musiciens[modifier | modifier le code]

Voir aussi:

Religieux[modifier | modifier le code]

Inventions, découvertes, introductions[modifier | modifier le code]

Voir:

Astronomie[modifier | modifier le code]

Physique[modifier | modifier le code]

Mathématiques[modifier | modifier le code]

Explorations[modifier | modifier le code]

Médecine[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

  • 1602 : premiers rails, dans des mines de la région de Newcastle.
  • 1620 : premier sous-marin de l'époque moderne.
  • 1620 : premiers taxis.

Arts et culture[modifier | modifier le code]

Façade du château de Vaux-le-Vicomte

Littérature[modifier | modifier le code]

Architecture[modifier | modifier le code]

La dichotomie entre de ces deux termes demeure floue et est de plus en plus réfutée par les historiens de l'architecture.

Peinture[modifier | modifier le code]

Représentants :

Musique[modifier | modifier le code]

Économie & société[modifier | modifier le code]

Asie[modifier | modifier le code]

  • La société japonaise se fige sous le contrôle de l’État : le bushi (aristocratie), ne concerne que 7 % de la population, avec en tête quelques grandes familles possédant de très grands fiefs (daimyo). À la base, les samouraï sont les « nourris » des daimyô par une solde en riz. Leur rôle héréditaire est purement militaire. L’ordre militaire est cimenté par des privilèges et un code de valeur (bushido). Les paysans (83 % de la population) vivent dans des villages ayant une certaine autonomie. Ils se répartissent en propriétaires (honhyakusho) avec leurs serviteurs héréditaires (fudaï) et en tenanciers des féodaux (shanin). Les villes rares (10 % de la population) abritent les artisans (shokunin) et les marchands (shanin).

Europe[modifier | modifier le code]

Saint-Empire romain germanique[modifier | modifier le code]

  • Amélioration des conditions de vie des paysans au XVIe-XVIIe siècle. Dans les pays héréditaires de la maison des Habsbourg, on assiste à un alourdissement de la corvée, à l’exception du Tyrol, où elle n’existe pas. Les paysans sont de plus astreints à l’impôt « rustique » dû au roi pour les besoins de la guerre. On prend cependant certaines mesures pour les protéger : dans la partie de la terre confiée aux paysans en censive (Rustikalland) apparaît un système de baux emphytéotiques de longue durée, garantissant la jouissance de la tenure. Des grands domaines se forment ou s’accroissent, soit par l’achat de propriétés plus petites ou de bien de couronne, soit par la conquête des terres incultes. Ainsi se forme la « terre domaniale » (Dominikalland), dont une partie, mise en valeur par les corvées des paysans, devient la réserve. Les seigneurs font obligation aux tenanciers de ne céder les surplus de leurs produits qu’au château. Ils les revendent sur le marché, ce qui leur procure du numéraire. Ils jouissent également du monopole des alcools pour les tavernes, des brasseries et des moulins. Ils développent souvent les industries rurales sur leurs domaines : tissage, fabriques de papier, sucreries, briqueteries. L’assolement triennal se généralise. La culture du maïs et du tabac est introduite. La viticulture se maintient jusqu’à la guerre de Trente Ans, pendant laquelle la Bavière, ennemie des Habsbourg, interdit les importations de vins autrichiens et développe la consommation de bière.

France[modifier | modifier le code]

En 1602 est fondée, sous l'impulsion d'Henri IV, la manufacture des Gobelins.

Le roi Louis XIV prend des initiatives visant à unifier le droit en France :

Louis XIV lance avec Jean-Baptiste Colbert une politique visant à développer le commerce (mercantilisme). Il fonde plusieurs grandes manufactures royales : manufacture nationale de Sèvres (porcelaine), manufacture de Beauvais (tapisserie), Compagnie des Glaces (devenue Saint-Gobain).

Pologne[modifier | modifier le code]

  • L’économie rurale se caractérise par la domination de la grande propriété entre les mains du roi, de l’Église et de la noblesse des magnats. Les villes ne possèdent que des biens-fonds insignifiants, car la bourgeoisie a perdu le droit d’acquérir des terres au début du XVIe siècle pour ne le retrouver qu’au XVIIIe siècle. Une partie du sol appartient à la petite noblesse (szlachta) qui l’exploite en petites propriétés. Les grands domaines réunissant des dizaines, voire des centaines de villages se trouvent à l’est, tandis qu’en Grande-Pologne ils sont réduits à un seul village. On assiste à un mouvement d’émiettement des domaines par héritage ou endettement, mais le mouvement inverse de concentration l’emporte par les largesses du roi ou l’enrichissement de certains. Ainsi dans le district de Puławy près de Lublin, le nombre des propriétaires de plus de 500 manses (unité répondant aux besoins d’une famille), qui était de 13 % au XVe siècle, passe à 30 % au milieu du XVIIe pour atteindre 42 % au XVIIIe siècle. Une partie des grands domaines forme une réserve seigneuriale (folwarki) exploitée par les corvées des paysans. Une partie importante de la population paysanne est employée directement par les nobles pour leur service. Les cultures se développent, surtout en Lituanie, au détriment des pâturages. L’assolement triennal se généralise, mais la jachère subsiste sur environ la moitié des terres. La culture du blé progresse considérablement et il devient dans l’ouest un produit d’exportation. L’élevage est important : chevaux pour l’armée ou les transports, bovins pour les labours, et non pour la viande, qui reste rare sur la table du paysan.
  • Les villes connaissent une période de prospérité au XVIe siècle, qui déclinera avec les guerres du siècle suivant. Les inégalités s’accentuent entre le patriciat des riches commerçants et le peuple, composé de domestiques, de manœuvres et de mendiants. Le nombre des nobles augmente en ville. La période est marquée par des conflits entre le patriciat et la plèbe pour des questions d’impôts ou de pouvoir public ; les maîtres du conseil souhaitent allonger au maximum les mandats électifs, tandis que les artisans veulent une rotation rapide.
  • La société polonaise de la Contre-Réforme invente une forme d’art spécifique, le baroque sarmate. Les nobles prétendent descendre des Sarmates, qui auraient dominé les Slaves et donné naissance à la szlachta. Toute une mode envahit l’habillement, la coupe de cheveux (le crâne rasé, avec une tresse), la vie quotidienne, les rituels funèbres (portraits peints sur les cercueils). Un nouveau genre littéraire célèbre les hauts faits de ces Sarmates.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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