Saumur

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Saumur
La Loire traversant la ville.
La Loire traversant la ville.
Blason de Saumur
Blason
Saumur
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire (sous-préfecture)
Arrondissement Saumur
Canton Deux cantons, Nord et Sud
Intercommunalité C.A. Saumur Loire Développement
Maire
Mandat
Jean-Michel Marchand
2014-2020
Code postal 49400
Code commune 49328
Démographie
Gentilé Saumurois, Saumuroises
Population
municipale
27 093 hab. (2011)
Densité 408 hab./km2
Population
aire urbaine
47 792 hab. (2008)
Géographie
Coordonnées 47° 15′ 36″ N 0° 04′ 37″ O / 47.26, -0.07694447° 15′ 36″ Nord 0° 04′ 37″ Ouest / 47.26, -0.076944  
Altitude Min. 20 m – Max. 95 m
Superficie 66,35 km2
Localisation

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Liens
Site web Ville de Saumur

Saumur est une commune française sous-préfecture du département de Maine-et-Loire en région Pays de la Loire. Elle est la troisième commune du département en nombre d'habitants.

Depuis 1973, Saumur s'est associée à quatre communes proches: Bagneux, Dampierre-sur-Loire, Saint-Hilaire-Saint-Florent et Saint-Lambert-des-Levées.

Saumur est plus particulièrement connue pour son École de cavalerie, son château, et ses vins.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Saumur est située dans le Saumurois, région naturelle[1] et ancienne division de la province d'Anjou[2]. Les villes proches sont : Thouars (Deux-Sèvres), Loudun (Vienne), Angers et Baugé (Maine-et-Loire), Chinon, Tours (Indre-et-Loire).

La municipalité de Saumur comprend cinq communes associées : Saumur-ville, Bagneux, Dampierre-sur-Loire, Saint-Hilaire-Saint-Florent et Saint-Lambert-des-Levées.

Saumur est située au cœur du parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine dont elle est la plus grande commune en nombre d'habitants.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Lambert-des-Levées Saint-Lambert-des-Levées (associée à Saumur) Villebernier Rose des vents
Saint-Hilaire-Saint-Florent N Dampierre-sur-Loire (associée à Saumur)
O    Saumur    E
S
Saint-Hilaire-Saint-Florent Bagneux (associée à Saumur) Distré

Géologie[modifier | modifier le code]

Le Saumurois, terre de tuffeau et de falun, possède près de 1 200 kilomètres de galeries souterraines et troglodytes ainsi que de 14 000 cavités dont la moitié sont à l'abandon. De nombreuses galeries sont utilisées par les entreprises angevines de vins pétillants de Saumur et par les champignonnières produisant les fameux « champignons de Paris ».

Hydrologie[modifier | modifier le code]

La ville de Saumur est traversée de part en part par la Loire. Celle-ci entre sur le territoire communal au sud-est et en sort au nord-ouest. Le Thouet pénètre au sud de Saumur en traversant Bagneux puis bifurque vers le nord-ouest vers Saint-Hilaire-Saint-Florent, rejoignant la Loire au lieu-dit la « Bouche Thouet », en face de l'île Ardouin.

La limite nord de la commune est formée par l'Authion, rejoint par le ruisseau de la Boire Lévêque qui naît sur le territoire de Saumur.

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de Maine-et-Loire.

Le climat du Saumurois est plus continental que celui du reste du département. Il est plus sec et chaud l'été. Les nuages ayant perdu une partie de leur humidité, ils donnent moins de précipitations[3].

Réseau de transport[modifier | modifier le code]

Réseau routier et autoroutier[modifier | modifier le code]

Sur la rive droite de la Loire, la D952 entre sur la commune au sud-est et suit le fleuve en direction du nord-ouest. Sur la rive gauche, la D 947 entre au sud-est de la commune et suit le cours du fleuve jusqu'au pont du Cadre noir. Elle y rejoint la D93 qui entre au sud, par la commune de Bagneux.

La N147 pénètre sur la commune par le nord et se divise en deux voies différentes: la N147 elle-même traverse Saumur et l'île Offard par le pont des Cadets de Saumur, forme des intersections avec la D947 et la D93 et se dirige vers le sud-ouest où elle se divise avec la D960 juste avant de sortir de la commune. La N347, branche de la N147, forme une voie parallèle plus à l'ouest en traversant Saint-Lambert-des-Levées et en traversant la Loire par le pont du Cadre noir, puis en continuant vers le sud avant de rejoindre la D960. Enfin, la D751 part de la N147 sur la rive gauche pour aller longer la Loire en amont.

La ville de Saumur compte 6 ponts importants : un pont ferroviaire, les ponts Cessart et des Cadets de Saumur et le pont du Cadre noir (traversé par la RD347) sur la Loire ainsi que les ponts Fouchard et de l'Écluse sur le Thouet.

Transport en commun[modifier | modifier le code]

Le réseau Saumur Agglobus exploité par la Communauté d'agglomération de Saumur Loire Développement dessert l'ensemble de l'agglomération de Saumur. Sur les 22 lignes du réseaux, neuf forment le réseau central desservant la ville de Saumur.

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Saumur.

La Gare de Saumur est ouverte depuis le 1er août 1849[4]. Elle se situe sur les lignes Tours à Saint-Nazaire et Chartres à Bordeaux-Saint-Jean. Elle est la première gare TER de la région en termes de fréquentation, totalisant 673 735 voyageurs en 2008 [5].

Réseau fluvial[modifier | modifier le code]

Aéroport[modifier | modifier le code]

Saumur dispose d'un aérodrome, l’aérodrome de Saumur - Saint-Florent (code AITA : XSU • code OACI : LFOD), ouvert à la circulation aérienne publique (CAP)[6], situé à 2,5 km à l’ouest sur l'ancienne commune de Saint-Hilaire-Saint-Florent. Il est utilisé pour la pratique d’activités de loisirs et de tourisme (aviation légère, parachutisme et aéromodélisme).

Toponymie et héraldique[modifier | modifier le code]

Le nom de Saumur[modifier | modifier le code]

Le nom est attesté sous la forme latinisée Salmuri en 968[7], puis castrum Salmurum, Salmurius, Salmuria et pour les premières formes françaises Pétronille de Salmur en 1209, Salmeur en 1240, Saumur en 1793 et 1801[8].

Le nom vient du préceltique Sala, « le terrain marécageux » et de murus, « le fortin », selon les linguistes de l'école de Dauzat. Le mot apparaît en 958, date qui marque le début de l'histoire de Saumur.[réf. nécessaire]

Autres toponymes[modifier | modifier le code]

Saumur absorbe Saint Florent entre 1790 et 1794, puis en 1973, les communes de Bagneux, Dampierre-sur-Loire, Saint-Hilaire-Saint-Florent et Saint-Lambert-des-Levées[9].

Village de Saint Florent : Saint Florent en 1793[10].

Village de Bagneux : Bagneux en 1793 et 1801[11].

Village de Dampierre-sur-Loire : Dampierre en 1793 et 1801, puis Dampierre-sur-Loire en 1927[12].

Village de Saint-Hilaire-Saint-Florent : Saint Hilaire en 1793, Saint-Hilaire et Florent en 1801, pour devenir ensuite Saint-Hilaire-Saint-Florent[13].

Village de Saint-Lambert-des-Levées : Saint Lambert des Levées en 1793 et 1801[14].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de 1986

Blasonnement :
« de gueules à une fasce d'argent maçonnée de sable, haussée, bretessée et contre-bretessée, accompagnée en pointe d'une lettre S d'or ; au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lys aussi d'or »

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et antiquité[modifier | modifier le code]

La présence de monuments mégalithiques[15] comme le dolmen de Bagneux montrent l’existence d'une présence humaine dès le néolithique.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le Château de Saumur, façade sud. Miniature de septembre dans Les Très Riches Heures du duc de Berry, vers 1440, musée Condé, Ms.65, f.9v

En 845, Saumur est pillée par le chef viking Hasting[16].

Vers 960, Thibaut le Tricheur fait construire le château de Saumur[17].

À la fin du Xe siècle, Gelduin, seigneur de Saumur, est vassal des Comtes de Blois, ce qui en fait un ennemi du puissant comte d'Anjou, Foulque III Nerra. Alors que Foulque est sur le point d'assiéger Saumur, Gelduin obtient une trêve. C'est à cette occasion que Foulque, prenant son adversaire au mot, entame la construction d'une tour sur la rive gauche de la Loire et l'aurait baptisée Trève. En 1026[18], Foulque Nerra s'empare de Saumur. Le monastère Saint-Florent est détruit. Un nouveau monastère est consacré 5 ans plus tard par l'évêque d'Angers[19].

La ville est prise en 1203 par Philippe-Auguste, qui l'incorpora au domaine royal. Saint-Louis y donne en 1241 une fête si fabuleuse qu'on l'appela la « Non pareille ».

En 1343, le sel devient un monopole d'État par une ordonnance du roi Philippe VI de Valois, qui institue la gabelle, la taxe sur le sel. L'Anjou fait partie des pays de « grande gabelle » et comprend seize tribunaux spéciaux ou « greniers à sel », dont celui de Saumur. En 1446 est tenu un célèbre pas d'armes (joutes chevaleresques suivant un scénario théâtral) hors les murs du château, à l'initiative du roi René d'Anjou et de Sicile.

XVIe ‑ XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sénéchaussée de Saumur.

Le siècle de la Réforme est la grande époque historique de Saumur. Les idées nouvelles y furent promptement et vivement accueillies car la bourgeoisie de Saumur était arrivée à un état très développé de richesse, de commerce actif, de liberté municipale. Non seulement, elle se montra favorable au calvinisme, suivant en cela l’impulsion générale de la bourgeoisie mais elle eut même une raison de plus pour embrasser avec enthousiasme : l’abbaye de Saint-Florent et celle de Fontevrault pesaient sur elle de deux côtés, retenaient son essor et, avec leurs privilèges, la pressaient comme dans un étau pour en exprimer la substance à leur profit. Le protestantisme représenta donc pour Saumur spécialement une doctrine et un effort d’affranchissement.

Quand les partis en arrivèrent à un état de lutte matérielle, Saumur prit fait et cause pour la religion réformée. Les églises furent pillées et dévastées ; les représailles passionnées de la population frappèrent surtout l’abbaye de Saint-Florent. En 1565, Charles IX et Catherine de Médicis vinrent en Anjou. Saumur étant occupé par le prince de Condé et par ses troupes protestantes, le roi et sa mère ne purent y entrer, et passèrent outre. Plus tard, Saumur fut enlevé au prince de Condé par le duc de Montpensier. Saumur subit ainsi les vicissitudes de la lutte entre catholiques et protestants, mais resta invariable dans son esprit et dans ses sympathies protestantes. La Saint-Barthélemy y passa sans éteindre plus qu’ailleurs le protestantisme dans le sang qu’elle y fit pourtant abondamment couler.

En 1576, quelque années après ce massacre, le roi Henri de Navarre (futur Henri IV), échappé de Paris, vint se réfugier à Saumur, où il fut reçu avec empressement. Il s'y établit pendant plusieurs semaines, vivant sans religion, le roi ne se pressant pas de retourner au protestantisme[20]. En 1589, par le traité conclu entre lui et Henri III, Saumur lui fut cédé comme place de sûreté et comme passage sur la Loire. Cette ville fut donc, en quelque sorte, pour le futur roi la première marche du trône de France. Henri de Navarre confia la garde de Saumur à un de ses fidèles amis, l’une des figures les plus élevées et les plus expressives du protestantisme, Philippe Duplessis-Mornay, et en maintint le gouvernement quand il fut devenu roi.

Décrit comme possédant la distinction du gentilhomme qu’il était de naissance, l’austérité d’un plébéien, la science et la forme des plus lettrés de son temps, le courage d’un soldat et l’habileté d’un capitaine à la guerre, le zèle d’un apôtre pour sa religion et la mesure d’esprit d’un homme politique, Duplessis-Mornay a exercé une immense influence sur Saumur et sur son développement. Sous le gouvernement de celui que les catholiques appelaient « le pape des huguenots », Saumur en devint naturellement la métropole, autant qu’il pouvait en être le pape. Il y fit construire à ses frais un temple pour l’exercice du culte réformé. Il y fonda l’académie protestante, dont la renommée s'étendit non seulement en France, mais dans toute l’Europe, et à laquelle furent attachés comme professeurs les hommes les plus distingués du dedans et du dehors, et qui fut un foyer puissant de haut enseignement destiné à la jeunesse de la nouvelle religion. Des érudits à la renommée internationale comme Marc Duncan, Moïse Amyraut, Louis Cappel, Josué de la Place ou Tanneguy Le Fèvre, le père d’Anne Dacier, née à Saumur en 1654, figurèrent, entre autres, au nombre des professeurs de cette prestigieuse institution qui accueillit en outre de très nombreux étudiants étrangers, dont William Penn, le fondateur de la Pennsylvanie.

Les établissements de Duplessis, son influence et son administration, donnèrent une grande importance à la ville, et y attirèrent de toutes parts les familles protestantes. Catherine de Navarre, sœur de Henri IV, tant que l’avènement de son frère fut contesté par la Ligue, fixa sa résidence à Saumur. En 1596, les protestants y tinrent un synode national sous la direction et sous les auspices de Duplessis-Mornay. Bodin estime que la population de la ville s’éleva rapidement, et qu’elle atteignit jusqu’à 25 000 habitants. Le château fut réparé par Duplessis, qui l’habitait, et reçut de lui ses dernières augmentations et les compléments importants qui l’ont mis à peu de choses près dans l’état où il est encore.

La mort de Henri IV émut vivement les protestants, qui tinrent, en 1611 une assemblée générale à Saumur, où toutes les provinces envoyèrent des députés, parmi lesquels figuraient les ducs de Bouillon, de Sully, de Rohan, etc. Duplessis fut le président de cette assemblée qui dura quatre mois et pendant lesquels Saumur offrit l’aspect et l’animation d’une capitale. Duplessis-Mornay conserva, sous le nouveau règne de Louis XIII, le gouvernement de Saumur jusqu’en 1621, époque à laquelle, la querelle des protestants et des catholiques jugée éteinte, on le lui enleva. On aurait peut-être pu ménager la position de Duplessis en considération de l’homme, mais on ne le fit pas. On lui offrit des compensations, le bâton de maréchal de France et 100 000 écus qu'il refusa avec hauteur. Profondément blessé de la défiance dont il était l’objet, il se retira au fond du Poitou, dans une de ses terres, où il mourut deux ans après.

Au temps de la Fronde, Saumur resta fidèle au roi. Mazarin et toute la cour y vinrent, en 1652, pour agir contre Angers, un moment révolté. Turenne, abandonnant la Fronde, y rejoignit la cour et y fit sa réconciliation avec elle. La révocation de l’édit de Nantes, en 1685, frappa cruellement Saumur. C’est la plus grande calamité dont cette ville ait été atteinte dans tout le cours de son histoire. Les protestants émigrèrent en masse et la population tomba à 6 000 habitants, c’est-à-dire qu’elle diminua dans la proportion des deux tiers, ces deux tiers renfermant la partie prépondérante par ses lumières, son activité, son industrie et ses richesses. L’édifice de prospérité élevé par Duplessis-Mornay s’écroula complètement.

La ville de Saumur passa, par cet événement, à un état de tristesse, de vide et de silence qui dura jusqu’à 1763. À cette époque, il y vint en garnison un régiment de carabiniers, corps d’élite formé sous les auspices de Louis XIV, qui avait voulu en être le premier maître-de-camp, qui en avait donné le commandement au duc du Maine, son fils naturel, et qui l’avait décoré de sa devise Nec pluribus impar. Ce corps était recruté dans tous les régiments de cavalerie et composé des plus beaux hommes de l’armée et de ses officiers les plus distingués. Dans l’état lamentable où était Saumur, l’arrivée de ce régiment fut une révolution importante pour la ville qui lui doit sa physionomie actuelle. Les maris furent plus que retenus, les femmes le furent aussi d’abord ; mais elles persévérèrent moins, et le point de contact entre les carabiniers et la bourgeoisie saumuroise s’établit par elles. Les carabiniers se mirent à jouer la comédie ; on alla les voir. Ils donnèrent des fêtes, on leur en rendit ; peu à peu l’union devint parfaite, et on se félicita de posséder le régiment.

Les carabiniers restèrent à Saumur jusqu’à la Révolution. Ils y construisirent un très beau quartier pour se loger. Une école d’équitation, à laquelle furent envoyés des officiers de tous les corps, où vinrent comme amateurs un grand nombre de jeunes gens des familles riches, et qui fut le premier germe de la grande école de cavalerie que possède actuellement Saumur, fut créée et organisée dans le régiment. L’école d’équitation et le régiment formèrent ainsi une institution déjà remarquable que visita, en 1777, l’empereur Joseph II, frère de la jeune reine Marie-Antoinette. Pendant les vingt-cinq ans que Saumur eut le régiment de carabiniers, sa population s’éleva péniblement de 6 000 à 10 000. On était encore loin des 25 000 de l’époque de la splendeur protestante, mais son commerce reprit de l’activité dans la même proportion, son aspect se releva et la ville éteinte de 1685 se remit en mouvement pour devenir la ville d’aujourd’hui[21].

La Révolution[modifier | modifier le code]

Après que l'Assemblée Constituante eut décidé la création des départements, des réunions se tiennent aussitôt dans l'hôtel du duc Antoine-César de Choiseul-Praslin, député de la noblesse de la Sénéchaussée d'Angers. Une trentaine de députés (des trois provinces) présents envisagent de rétrocéder des territoires au Poitou et de subdiviser le domaine restant en quatre départements, d'environ 324 lieues carrées, soit 6 561 km2 actuel, autour des capitales traditionnelles, Tours, Angers et le Mans, et autour de la ville de Laval, qui récupérerait des terres du Maine et de l'Anjou.

Le 12 novembre 1789, 25 députés (des trois provinces) approuvent ce partage, mais les deux représentants de Saumur, Jean-Étienne de Cigongne pour le tiers état et Charles-Élie de Ferrières pour la Noblesse, se dissocient de cette décision. Les Saumurois plaident en faveur d'un département de Saumur situé au carrefour des trois provinces de l'Anjou, de la Touraine et du Poitou, avec Loudun pour le partage des pouvoirs. Jean-Étienne de Cigongne et Charles-Elie de Ferrières accusent les représentants d'Angers de s'entendre avec leurs collègues du Maine et de Touraine pour le dépeçage de la sénéchaussée de Saumur. Ils les accusent également d'abandonner à la Touraine 24 paroisses anciennement angevines (autour de Château-la-Vallière et de Bourgueil). Le mécontentement grandit, la population de Bourgueil manifeste pour son maintien dans l'Anjou et se solidarise avec Saumur. Pendant ce temps, les représentants de Chinon, à l'instar de ceux de Saumur tentent également de créer leur propre département. Des dissensions apparaissent au sein du conseil municipal de Saumur. Certains représentants de la Noblesse et du Clergé approuvent le découpage proposé par Angers. En décembre de la même année, les Loudunais rompent leur accord avec Saumur.

Le 14 janvier 1790, l'Assemblée nationale décrète que « Saumur et le Saumurois feront partie du département de l'Anjou ».

Intégré dans le département de « Mayenne-et-Loire » (futur « Maine-et-Loire »), Saumur tente de partager avec Angers la fonction de chef-lieu. Ayant perdu la partie, les représentants de Saumur proclament que l'alternat entre Angers et Saumur permet de déjouer les intrigues et les cabales qui naissent de la fixité… Le lundi 24 mai 1790, ils obtiennent 104 suffrages en faveur de l'alternat, mais 532 voix se prononcent en faveur d'un siège permanent à Angers. Le nouveau département est constitué. L'Assemblée constituante entérine cette structure le 22 juin 1790 et le Roi le 25 juin 1790.

Afin de calmer la susceptibilité des Saumurois, les 36 membres du nouveau conseil du département portent à leur présidence Gilles Blondé de Bagneux (ancien maire de Saumur). Ainsi jusqu'en novembre 1791, le premier président du conseil général de Maine-et-Loire, sera saumurois. Cigongne est désigné président du tribunal de commerce de Saumur.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Carte postale ancienne montrant la gare de Saumur-Rive-Gauche du Petit Anjou, surplombant les voies du Grand réseau
La gare de Saumur - Rive-Gauche du chemin de fer secondaire à voie métrique sur la ligne Cholet - Saumur du Petit Anjou, qui desservi la ville de 1896 à la Seconde Guerre mondiale
Article détaillé : Défense de la Loire.

Durant la Seconde Guerre mondiale, dans le cadre de la campagne de France en 1940, les troupes allemandes arrivent aux portes de la ville. Les 786 élèves officiers de réserve de l’École de cavalerie, rejoints par les élèves sous-officiers de l’école de Saint-Maixent et une compagnie de tirailleurs nord-africains, soit environ 2 200 hommes, tentent d’interdire le passage du pont à la première division de cavalerie allemande. Dépourvus de blindés et d’appui aérien, ils résisteront à un ennemi supérieurement armé durant 36 heures. Le 20 juin, l’ordre de retraite sera donné par le général Pichon. La résistance des officiers et de leurs élèves avait impressionné le général Feldt, commandant la division allemande, raison pour laquelle il fit libérer les prisonniers français au début juillet[22] ce qui leur permit de rejoindre la zone libre.

Saumur a été considérablement endommagée lors des bombardements de 1940, seuls le château et la vieille ville sont restés intacts.

Après avoir absorbée Saint Florent, entre 1790 et 1794, le 1er février 1973 Saumur fusionne avec Bagneux, Dampierre-sur-Loire, Saint-Hilaire-Saint-Florent et Saint-Lambert-des-Levées (fusion association)[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'Hôtel de Ville de Saumur

Administration ancienne[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, la sénéchaussée de Saumur dirigée par un gouverneur, administre un territoire qui englobe Bourgueil jusqu'à Gizeux au Nord, s'étend au-delà de Loudun, vers le Sud-Est jusqu'à Mirebeau, à l'Est jusqu'à la ville de Richelieu, au Sud jusqu'à Bouillé-Loretz et à l'Ouest jusqu'au confins des Mauges.

Centre judiciaire sous l'Ancien Régime, la ville devient en 1800, le siège d'une sous-préfecture aux fonctions tertiaires dominantes.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Saumur compte 35 membres, dont le maire, quatre maires-délégués des quatre communes associées et neuf adjoints. La majorité municipale (UMP) rassemble 22 personnes, contre 13 à l'opposition.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1775 1789 Gilles Blondé de Bagneux    
1789   Bonnemère de Chavigny    
vers 1791-1795   Alexandre-Jean-baptiste Cailleau    
An VIII   Jean-Étienne de Cigongne    
19 messidor An VIII 1808 Philippe-Félix Cochon    
18 mars 1808 1810 Pierre-Henri-Joseph Sailland-Vachon    
10 avril 1813 23 mai 1815 Charles-Thibault Persac    
23 mai 1815 18 août 1815 Charles Fournier    
8 août 1815 1821 Noël-Henri Mayaud-Lagarde    
4 juillet 1821 refus J M Budan de Russé    
28 août 1821 16 août 1823 Charles Maupassant    
5 novembre 1823 29 novembre 1827 Charles-Thibault Persac    
23 janvier 1828 1830 Charles de Charnières    
11 septembre 1830 4 juillet 1837 Jean-Baptiste Cailleau    
9 octobre 18372 août 1838 Nicolas Nau-Maupassant    
20 novembre 1840 28 avril 1844 Marc Thabis-gauthier    
31 Juillet 1844 21 Juillet 1869 Charles Louvet    
24 octobre 1870 20 janvier 1874 Rémy Bodin    
6 mars 1874 21 janvier 1875 Jacques-Eugène Bury    
28 janvier 1875 2 mai 1879 Georges Lecoy    
12 juin 1879 9 novembre 1885 James Combier    
24 Décembre 1885 23 Août 1886 Louis Vinsonneau    
9 septembre 1886 janvier 1892 James Combier    
15 mai 1892 20 décembre 1892 Louis Vinsonneau    
26 décembre 1892 10 juillet 1905 Joseph-Henri Peton    
11 août 1905 8 mai 1906 Léon Voisine    
8 février 1907 8 mai 1914 Joseph-Henri Peton    
22 mai 1914 refus Henri Boisselier    
17 juillet 1914 13 août 1919 Louis Mayaud    
10 décembre 1919 10 mai 1925 André Astié    
17 mai 1925 19 mai 1929 Robert Amy Rad. socialiste  
1935 5 octobre 1940 Robert Amy Rad. socialiste  
5 octobre 1940 14 octobre 1940 Paul Mayaud    
14 octobre 1940 1941 Jules Baudry    
27 février 1941 avril 1943 René Drouart    
9 septembre 1943 30 août 1944 Narcisse Clochard    
30 août 1944 13 mai 1945 Robert Amy    
18 mai 1945 21 novembre 1953 Emmanuel Clairefond    
28 décembre 1953 5 février 1954 André Commentry    
19 février 1954 22 mars 1959 Fernand Angibault    
22 mars 1959 28 mars 1971 Lucien Gautier    
28 mars 1971 18 mars 1983 Lucien Méhel UDF  
18 mars 1983 23 mars 2001 Jean-Paul Hugot RPR Sénateur-Maire
23 mars 2001 21 mars 2008 Jean-Michel Marchand Verts puis PRG Conseiller général
21 mars 2008 4 avril 2014 Michel Apchin UMP  
4 avril 2014 en cours Jean-Michel Marchand[23],[24],[25] PRG  

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté d'agglomération de Saumur Loire Développement[26], elle-même membre du syndicat mixte Pays Saumurois.

Jumelages[modifier | modifier le code]

  • Drapeau de l'Allemagne Verden (Allemagne)
    • C'est la première ville à s’être jumelée avec Saumur le 19 juin 1967. Ce jumelage s’inscrit dans l’histoire des relations franco-allemandes avec la volonté de rapprocher les populations et de créer des liens d’amitié. Verden est une ville du Nord de l’Allemagne (Basse-Saxe), située sur l’Aller, chef-lieu du district homonyme, avec 28 000 habitants. C'est en Allemagne la capitale du cheval.
  • Drapeau du Royaume-Uni Warwick (Royaume-Uni)
    • Ville du Centre de l’Angleterre sur la rivière Avon, est jumelée avec Saumur depuis le 19 mars 1976. Warwick est le chef-lieu du Warwickshire, avec environ 18 000 habitants.
  • Drapeau de l'Allemagne Havelberg (Allemagne)
    • À la suite de la chute du mur de Berlin, Havelberg, petite ville de Saxe-Anhalt, en ex-Allemagne de l’Est, entretient des relations privilégiées avec Verden, jumelée à Saumur. Il était donc naturel qu’un pacte d’amitié avec Havelberg (7 500 habitants) soit signé le 21 septembre 1991.
  • Drapeau des États-Unis Asheville (États-Unis)
    • Asheville est liée à Saumur par un pacte d’amitié depuis le 21 mars 1996. Située en Caroline du Nord, Asheville est une ville résidentielle de 70 000 habitants, située dans une région vallonnée, avec un château construit par la famille Vanderbilt. Les relations associatives permettent des échanges suivis entre Saumur et Asheville.
  • Drapeau : Roumanie Ruşeţu (Roumanie)
    • Depuis le 3 juillet 1989, la ville de Saumur parraine Ruşeţu (5 000 habitants), située à 130 km de Bucarest en Roumanie. Saumur a initié des actions de coopération et de solidarité vers les habitants de cette ville.

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Saumur est la troisième commune du département en nombre d'habitants[27].

En 2011, la commune comptait 27 093 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
12 300 9 585 9 984 10 454 10 652 12 020 12 258 12 566 14 119
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
14 505 14 079 13 663 12 552 13 822 14 186 14 187 14 867 16 440
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
16 233 16 392 16 198 15 956 16 210 16 532 17 158 17 635 18 169
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
20 773 21 551 32 515 32 149 30 131 29 857 28 654 27 093 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2004[29].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (27,3 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (21,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,6 %) est supérieur au taux national (51,9 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 46,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,8 %, 15 à 29 ans = 18,9 %, 30 à 44 ans = 18,4 %, 45 à 59 ans = 20,8 %, plus de 60 ans = 23,1 %) ;
  • 53,6 % de femmes (0 à 14 ans = 15,7 %, 15 à 29 ans = 16,7 %, 30 à 44 ans = 17,3 %, 45 à 59 ans = 19,3 %, plus de 60 ans = 31,1 %).
Pyramide des âges à Saumur en 2008 en pourcentage[30]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,7 
90  ans ou +
1,6 
8,3 
75 à 89 ans
12,8 
14,1 
60 à 74 ans
16,7 
20,8 
45 à 59 ans
19,3 
18,4 
30 à 44 ans
17,3 
18,9 
15 à 29 ans
16,7 
18,8 
0 à 14 ans
15,7 
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2008 en pourcentage[31].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
6,3 
75 à 89 ans
9,5 
12,1 
60 à 74 ans
13,1 
20,0 
45 à 59 ans
19,4 
20,3 
30 à 44 ans
19,3 
20,2 
15 à 29 ans
18,9 
20,7 
0 à 14 ans
18,7 

Population des anciennes communes[modifier | modifier le code]

Saumur (1793-1972)
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
12 300 9 585 9 984 10 454 10 652 12 020 12 258 12 566 14 119
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
14 505 14 079 13 663 12 552 13 822 14 186 14 187 14 867 16 440
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
16 233 16 392 16 198 15 956 16 210 16 532 17 158 17 635 18 169
1962 1968 1972 - - - - - -
20 773 21 551 - - - - - - -
(Sources : base Cassini de l'EHESS (Saumur[8], dont Saint Florent absorbée entre 1790 et 1794[10]).)


Bagneux (1793-1972)
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
166 185 155 210 252 309 392 478 846
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
923 1 025 1 116 1 071 1 136 1 159 1 232 1 302 1 371
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 459 1 586 1 550 1 637 1 542 1 615 1 849 2 066 2 131
1962 1968 1972 - - - - - -
2 756 3 192 - - - - - - -
(Sources : base Cassini de l'EHESS (Bagneux[11]).)


Dampierre-sur-Loire (1793-1972)
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
610 406 514 551 590 620 590 575 555
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
576 524 529 477 509 512 489 484 462
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
458 520 505 413 430 416 413 400 460
1962 1968 1972 - - - - - -
476 457 - - - - - - -
(Sources : base Cassini de l'EHESS (Dampierre-sur-Loire[12]).)


Saint-Hilaire-Saint-Florent (1793-1972)
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
694 714 741 715 868 866 1 010 1 099 920
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
956 975 1 269 1 310 1 552 1 501 1 714 1 802 1 965
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 203 2 335 2 385 2 376 2 371 2 504 2 646 2 777 2 817
1962 1968 1972 - - - - - -
3 143 3 194 - - - - - - -
(Sources : base Cassini de l'EHESS (Saint-Hilaire-Saint-Florent[13]).)
La mairie de Saint-Lambert.
Saint-Lambert-des-Levées (1793-1972)
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 389 1 540 1 530 1 571 1 726 1 704 1 707 1 808 1 870
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 902 1 924 1 911 1 998 2 002 2 030 2 104 2 147 2 200
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 213 2 224 2 202 2 234 2 219 2 393 2 376 2 505 2 917
1962 1968 1972 - - - - - -
3 228 3 235 - - - - - - -
(Sources : base Cassini de l'EHESS (Saint-Lambert-des-Levées[14]).)


Enseignement[modifier | modifier le code]

Éducation primaire[modifier | modifier le code]

Éducation secondaire[modifier | modifier le code]

  • Lycée Duplessis-Mornay (EPLE : Établissement Public local d'enseignement) (lycée général)

Dès 1804, une école secondaire de garçons est créée et installée dans l'ancien couvent des Ursulines. Il ne reste aujourd'hui de ces bâtiments qu'une cloche muette dans le lanternon situé au-dessus de l'entrée principale. En 1876, le bâtiment néo-classique donnant sur la rue Duruy est construit. En 1881, la ville entreprend la construction d'un collège de jeunes filles avec un internat luxueux : cour bordée d'arcades, jardins, parcs. C'est l'une des premières villes de France à posséder un enseignement de ce type.

En 1884, M. Rigolage crée l'école industrielle qui fusionnera deux ans plus tard avec le collège de garçons. Les deux collèges mènent leur vie propre jusqu'en 1946. En 1948, l'État crée un lycée à deux groupes, qui devient le lycée d'Etat mixte en 1956, sont alors construits l'internat de garçons, les locaux administratifs, les cuisines et les réfectoires.

En 1966, les derniers bâtiments constituant l'externat pour les classes de 6° et 5° sont édifiés et l'ancien "petit lycée" devient le collège Yolande d'Anjou. Plusieurs travaux ont permis l'installation du bloc scientifique, la création du CDI, ainsi que l'aménagement de la cour d'honneur. En 1977, l'établissement se voit à nouveau coupé en deux conformément aux lois ministérielles. Ainsi le collège Yolande d'Anjou devient indépendant juridiquement et administrativement. Dans la pratique, l'union subsiste par la demi-pension commune aux deux établissements. Après les lois sur la régionalisation de 1986, l'établissement devient "lycée polyvalent régional" puis le lycée Duplessis-Mornay en 1988. De 1989 à 1993, le lycée est restructuré et rénové. Enfin, celui-ci a fait l'objet récemment de nouveaux travaux de restructuration.

  • Lycée polyvalent Sadi Carnot - Jean Bertin (EPLE : lycée d'enseignement général et technologique et lycée d'enseignement professionnel)
  • Lycée St Louis (lycée général privé)
  • Lycée des Ardilliers (lycée technologique et professionnel privé)

Enseignements supérieurs[modifier | modifier le code]

Le Campus de Saumur (Université d'Angers) propose des formations liées au tourisme, patrimoine, aux services à la personne, à l'écotourisme, à l'œnotourisme, à l'hébergement de plein air et au secteur équestre.

Ces formations professionnalisantes associent des enseignements assurés par des universitaires mais aussi par des professionnels des filières concernés.

C'est un total de 350 étudiants qui sont accueillis dans un bâtiment du XVIe siècle au centre de la ville, ils bénéficient de tous les équipements universitaires.

Santé[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Rattachée depuis 2006 à la Communauté d'agglomération de Saumur Loire Développement, la médiathèque de Saumur met à disposition du public : 100 000 livres adultes et jeunesse, 17 000 documents sonores, 25 000 ouvrages patrimoniaux, 4 000 fonds Anjou, 2 300 vidéos/DVD, 400 cédéroms, 172 titres de périodiques.

Sports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : EuroVelo 6.

Cultes[modifier | modifier le code]

Temple protestant de Saumur.
Notre-Dame-de-Nantilly

Placée sous la dépendance de l'abbaye de Saint-Florent le Jeune, Saumur construit au Moyen Âge des églises de belle facture ; au total, elle compte seize édifices religieux classés parmi les monuments historiques. Des foules de pèlerins convergent vers la fontaine et la statue de Notre-Dame-des-Ardilliers ; une production de chapelets et d'objets de piété se développe dans le faubourg de Fenet.

À l'Académie protestante enseignent des professeurs réputés, comme Marc Duncan, Moïse Amyraut, Tanneguy Le Fèvre, Louis Cappel ou Josué de la Place. De nombreux étudiants étrangers (dont William Penn) la fréquentent jusqu'à sa fermeture en 1685. Face à cette nouvelle Genève, les catholiques se mobilisent et implantent dans la ville sept communautés religieuses, dont une d'oratoriens.

La nouvelle du massacre de la Saint-Barthélemy atteint Angers le 28 août : le comte de Montsoreau (mort en 1575) y fait impitoyablement massacrer les protestants[33].

Les catholiques de Saumur font partie du diocèse d'Angers et relèvent de la province ecclésiastique de Rennes.

Les églises de Saumur sont :

  • l'église Notre-Dame-des-Ardilliers et la maison de l'Oratoire ;
  • l'église Notre-Dame-de-Nantilly, la plus ancienne de Saumur (XIIe siècle), est de type roman. Louis XI y fit ajouter le bas-côté droit; l'oratoire ayant fait office de chapelle baptismale. À la droite de son chœur, se trouve la statue de Notre-Dame-de-Nantilly. Des atlantes viennent également supporter un buffet d'orgue datant de 1690 ;
  • l'église Saint-Pierre ;
  • l'église Saint-Nicolas.

Il existe également un temple protestant et une mosquée.

Autres lieu de culte :

Vie militaire[modifier | modifier le code]

Cavalier du Cadre Noir de Saumur

Née au pied d'une forteresse implantée sur la colline du château, abritée derrière une enceinte urbaine à partir du XIVe siècle, la ville contrôle un passage très disputé sur la Loire. Elle devient le siège d'un gouvernement militaire, commandé par Philippe Duplessis-Mornay de 1589 à 1621, et apparaît alors comme l'une des capitales politiques du protestantisme français. Deux brigades et l'état-major d'un régiment de carabiniers y sont installés en 1763. Le célèbre manège des Écuyers sera achevé en 1767 (il sera reconstruit en 1863). L'École prendra successivement le nom d’École d'instruction des troupes à cheval en 1814, d’École royale de cavalerie en 1825, et enfin, après 1945, d'École d'application de l'arme blindée cavalerie.

Le 20 juin 1828 eut lieu, sur la place du Chardonnet, le premier « Carrousel », donné en l'honneur de la duchesse de Berry. Depuis 1831, ces « carrousels » ont lieu tous les ans.

Ses instructeurs d'équitation donnent des reprises publiques de haute école sous l'appellation de Cadre Noir. Ville du cheval, Saumur devient, en 1972, le siège de l’École nationale d'équitation (E.N.E.).

Économie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

La navigation sur la Loire et sur le Thouet, l’existence d’un pont dès 1162 favorisent des activités commerciales et financières qui rayonnent sur un pays saumurois étendu et qui expliquent une morphologie de ville-pont, l’agglomération s’étirant le long d’un axe routier perpendiculaire aux deux rivières. La construction du pont Cessart de 1756 à 1770 fait s’étendre cet axe urbain plus à l’ouest. À partir des années 1850, les nouvelles voies ferrées supplantent le trafic fluvial.

Ce rôle commercial se renforce par la commercialisation des produits agricoles de sa périphérie rurale, notamment les vins, les céréales, les fruits et le chanvre. Plus tournée vers la tradition que vers la nouveauté, l’agglomération saumuroise aborde l’ère industrielle à partir de ses bases locales. L’ancien artisanat du chapelet est transformé en manufactures de médailles. Les carrières de tuffeau se révèlent propices à l’élaboration de vins effervescents selon la méthode champenoise, ainsi qu’à la culture des champignons de couche.

Saumur possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Maine-et-Loire. Celle-ci gère l’aérodrome de Saumur - Saint-Florent.

Tissu économique[modifier | modifier le code]

Sur 2490 établissements présents sur la commune à fin 2010, 4 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 7 % du secteur de l'industrie, 6 % du secteur de la construction, 66 % de celui du commerce et des services et 17 % du secteur de l'administration et de la santé[34].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

On trouve à Saumur plusieurs musées : le Musée du Cheval, le Musée des blindés, le Musée du champignon, le musée Pierres et Lumières, le Musée du moteur.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Monuments historiques à Saumur.

Saumur est une ville fleurie ayant obtenu trois fleurs au concours des villes et villages fleuris au palmarès 2006. Elle a été rétrogradée à deux fleurs lors du palmarès 2013[35].

Maisons à pans de bois de la place Saint Pierre.
Ruelle dans la vieille ville.

Patrimoine gastronomique[modifier | modifier le code]

La Maison Ackerman, Liqueur Royal Combier, vins effervescents, zone d'appellation Saumur, et à proximité du Saumur-Champigny, tradition de production de champignons, asperges et autres légumes.[réf. nécessaire]

Saumur dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

  • Le deuxième album du groupe de hard rock français Trust contient une chanson nommée Saumur, particulièrement sévère pour la ville[37]. Il y a polémique sur l'origine de cette chanson, certains disent qu'il s'agit d'une réplique à une interdiction de se produire à Saumur au début des années 1980, d'autres citent une discussion avec Patrick Coutin à Londres : « Trust a un titre qui s’appelle « Saumur » et Bernie Bonvoisin l’a écrit après que je lui ai parlé de mon enfance à Saumur. J’étais un petit môme basané, donc, j’ai eu une enfance et une adolescence pas facile facile… Parce qu’à l’époque ce n’était pas très bien vu. »

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hubert Landais (dir.), Histoire de Saumur, Toulouse : Privat, 1997
  • Aristide Guilbert, Histoire des villes de France, vol. 3, Paris, Furne,‎ 1845, p. 523-525
  • Madeleine Lazard, Agrippa d’Aubigné, Paris, Fayard,‎ 1998, p. 116
  • Yves Sassier, Hugues Capet : Naissance d'une dynastie, Fayard, coll. « Biographies historiques »,‎ 14 janvier 1987, 364 p. (ISBN 9782213670027, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bénédicte et Jean-Jacques Fénié, Dictionnaire des pays et provinces de France, Éditions Sud-Ouest, 2000
  2. Liste contenue dans les lettres patentes royales publiées le 4 mars 1790.
  3. Comité météorologique départemental, Le climat de Maine-et-Loire, consulté le 7 juin 2011
  4. La date d'ouverture de la gare sur Train.wikia.com
  5. http://www.agglo-saumur.fr/pdf/publication/AGGLOMAG_072010.pdf
  6. Liste des aérodromes dont la création et la mise en service ont été autorisées, liste no 1 : Aérodromes ouverts à la circulation aérienne publique (Journal officiel du 27 mai 2010, p. 9575)
  7. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 646a
  8. a et b EHESS, Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, Fiche de Saumur, consultée le 8 avril 2013 - Nom de la municipalité en 1793 (an II), selon le recensement réalisé sur l’ensemble du territoire français de l’époque, et en 1801, selon les « Arrêtés de réduction des justices de paix » (actes publiés au Bulletin des lois) constituant la première nomenclature officielle des circonscriptions administratives de la France contemporaine.
  9. a et b Insee, Code Officiel Géographique, Modifications des communes de Maine-et-Loire, consultées le 24 juin 2012
  10. a et b EHESS, Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, Fiche de Saint Florent, consultée le 8 avril 2013
  11. a et b EHESS, Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, Fiche de Bagneux, consultée le 8 avril 2013
  12. a et b EHESS, Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, Fiche de Dampierre-sur-Loire, consultée le 8 avril 2013
  13. a et b EHESS, Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, Fiche de Saint-Hilaire-Saint-Florent, consultée le 8 avril 2013
  14. a et b EHESS, Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, Fiche de Saint-Lambert-des-Levées, consultée le 8 avril 2013
  15. saumur-jadis
  16. Michel Dillange, Les comtes de Poitou, ducs d'Aquitaine : 778-1204, Mougon, Geste éd., coll. « Histoire »,‎ 1995, ill., couv. ill. en coul. ; 24 cm, 303 p. (ISBN 2-910919-09-9, ISSN 1269-9454, notice BnF no FRBNF35804152), p. 55
  17. Sassier 1987
  18. Jean-Pierre Panouillé, Les châteaux forts dans la France du Moyen Âge, Ouest France, 2007 (ISBN 978-2-7373-4424-4), p. 28.
  19. C. Thévenot, Foulque III Nerra, Comte d'Anjou, Éditions de La Nouvelle République, Tours, 1987, (ISBN 978-2-86881-071-7)
  20. Lazard 1998, p. 116
    Le roi arrive à Saumur le 25 février 1576 et n'abjure officiellement le catholicisme que le 13 juin à Niort
  21. Guilbert 1845, p. 523-525
  22. Thérésa de Cherizey, Le Guide l’Anjou, La Manufacture, 1990, p. 164
  23. Ouest-France, Parité totale au conseil municipal de Saumur, article du 5 avril 2014
  24. Préfecture de Maine-et-Loire, Liste des maires élus en 2014, document du 11 avril 2014
  25. Mairie de Saumur, Procès verbal d'installation du conseil municipal de la ville de Saumur, séance du 4 avril 2014
  26. Insee, Composition de l'EPCI de Saumur Loire Développement (244900361), consulté le 7 novembre 2013
  27. Insee, Populations légales du département de Maine-et-Loire (2011), données en vigueur au 1er janvier 2014.
  28. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  29. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  30. « Évolution et structure de la population à Saumur en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 8 mai 2012)
  31. « Résultats du recensement de la population de Maine-et-Loire en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 8 mai 2012)
  32. EV6 c'est quoi ? - Eurovelo6.org Site édité par le Conseil Régional du Centre. L’EuroVelo 6 Atlantique-Mer Noire est l’un des 12 itinéraires du réseau EuroVelo 6 né à l’initiative de la Fédération européenne des cyclistes (ECF) (…). Son objectif est de suivre trois des plus grands fleuves européens, creusets de la civilisation européenne : la Loire, le Rhin et le Danube. Elle traverse donc la France, la Suisse, l’Allemagne, l’Autriche, la Slovaquie, la Hongrie, la Serbie, la Croatie, la Bulgarie et la Roumanie.
  33. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p.  286
  34. Insee, Statistiques locales du territoire de Saumur (49), consultées le 26 mai 2013
  35. http://www.cnvvf.fr/les_villes_et_villages_fleuris-47.html#carte
  36. « Notice no PA00109317 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  37. texte de la chanson