Pérou

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République du Pérou

República del Perú (es) Prononciation du titre dans sa version originale Écouter

Piruw Republika (qu)

Drapeau
Drapeau du Pérou
Blason
Armoiries du Pérou
alt=Description de l'image Peru (orthographic projection).svg.
Devise nationale Firme y Feliz por la Unión[1],[2]
(espagnol: Fort et heureux par l'union)
Hymne national Somos libres, seámoslo siempre
Administration
Forme de l'État République présidentielle
Président de la République Ollanta Humala
Présidente du Conseil Ana Jara Velásquez
Langues officielles espagnol, quechua et aymara[3]
Capitale Lima

12° 02′ S 77° 01′ O / -12.033, -77.017

Géographie
Plus grande ville Lima
Superficie totale 1 285 315 km2
(classé 20e)
Superficie en eau 0,4 %
Fuseau horaire UTC -5
Histoire
Indépendance de l'Espagne
28 juillet 28 juillet 1821
Démographie
Gentilé Péruviens, Péruviennes
Population totale (2010) 29 907 003 hab.
(classé 39e)
Densité 22 hab./km2
Économie
IDH (2012) en augmentation 0,78 [4] (élevé) (77e)
Monnaie Nuevo sol (PEN​)
Divers
Code ISO 3166-1 PER, PE​
Domaine Internet .pe
Indicatif téléphonique +51

Le Pérou, en forme longue la République du Pérou, en espagnol Perú et República del Perú, est un pays situé à l'ouest de l'Amérique du Sud. Entouré par l'Équateur, la Colombie, le Brésil, la Bolivie, le Chili et l'océan Pacifique, il est le troisième plus grand pays du sous-continent par sa superficie : 1 285 220 km2. En juillet 2008, 29,1 millions d'habitants ont été recensés. Lima, une vaste aire urbaine de 9 millions d'habitants, est la capitale et la plus grande ville du pays.

Le système politique actuel repose sur la Constitution de 1993. Depuis 2002, le Pérou a été divisé en 24 régions et un important processus de décentralisation a été mis en place. La principale langue parlée est l'espagnol, suivie du quechua et de l'aymara.

Il est membre de l'Organisation de coopération économique Asie Pacifique (APEC) et de la Communauté andine des nations (CAN). Le nuevo sol (nouveau sol (es)) est la monnaie nationale péruvienne depuis 1991, en remplacement de l’inti.

Nom[modifier | modifier le code]

Le nom Pérou dérive de Birú, dénomination d’un cacique qui vivait près de la baie de San-Miguel (Panama), au début du XVIe siècle[5]. Lorsque des aventuriers espagnols les ont parcourus en 1522, les territoires du chef local étaient la partie la plus méridionale du Nouveau Monde. Les Indigènes de la zone rapporteront quelques vagues informations sur l’existence d’un riche et lointain royaume[6]. Le nom est rapidement passé dans le langage courant de l’époque pour désigner un territoire légendaire situé tout au sud de l’isthme de Panama. Par la suite, Francisco Pizarro et ses hommes lors de l’occupation de l’Empire inca en 1532 emploieront le nom Pérou pour désigner les nouvelles terres conquises.

Le plus ancien document juridique attestant la dénomination Pérou est la Capitulation de Toledo rédigée en 1529. Dans ce texte, le roi Charles Quint concède les territoires à conquérir à Francisco Pizarro avec le titre de « gouverneur de terres et provinces du Pérou et de la ville de Tumbes »[7].

Les premiers documents historiques présentent diverses graphies du mot Perú : Virú, Berú ou Pirú. Durant quelques décennies, ces diverses formes coexistent et sont employées d’une manière interchangeable, parfois dans le même texte.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire du Pérou.

Premières civilisations[modifier | modifier le code]

Stèle de Raimondi, Civilisation Chavín (Ancash, Pérou)

Les premiers vestiges de présence humaine au Pérou ont été découverts dans la grotte Pikimachay et dateraient pour les couches les plus anciennes de 19000 avant notre ère[8]. Les populations sont alors pour la plupart nomades, vivent de la chasse de camélidés et de la cueillette et s’abritent dans des grottes[9].

Durant la période archaïque tardive, les premiers villages et organisations sociales complexes apparaissent. Ils permettent l’apparition de la plus vieille ville du continent et l’une des plus anciennes du monde : Caral[10]. La cité de Caral, un grand centre urbain doté de pyramides tronquées au sommet, appartenait à un ensemble de sites archéologiques qui aurait abrité la première civilisation américaine : Caral-Supe ou Norte Chico (entre 2627 et 2100 avant notre ère[11]). Lors de fouilles, divers objets ont été exhumés, tels que des figurines anthropomorphiques en argile crue, des flûtes traversières taillées dans des os de pélican ou de condor[12], ou des cordelettes à nœuds (probablement des quipus).

Vase Portrait Moche, Musée du Quai Branly, Paris

Caractérisées par une nouvelle complexification de l’organisation sociale et des technologies, les cultures de la période dite de « horizon de formation » (2700-200 av. n. è) développèrent la céramique, le tissage, l’usage de l’or et du cuivre, et la construction de canaux d’irrigation et la culture en terrasse, facteurs déterminants pour l’accroissement du pouvoir étatique. Dans la culture de Chavín (~1800-300 av. n. è), la vie sociale, économique et rituelle s’organise autour des dieux féroces représentant les grands prédateurs locaux comme le jaguar, le serpent ou le caïman. Le centre cérémoniel, Chavin de Huantar, est un réseau complexe de galeries décorées par des immenses mégalithes ornés. Au plan iconographique, les divinités de la cosmogonie chavín seront présentes dans presque toutes les manifestations artistiques postérieures. Paracas (~800-200 av. n. è), une culture située sur une péninsule désertique portant le même nom, se distingue par ses textiles de grande valeur esthétique et scientifique.

L’effondrement de la culture Chavín ira de pair avec l’affirmation de pouvoirs régionaux, caractérisés par un relatif isolement local. Chaque région abrite alors de petites entités politiques qui adoptents leurs propres modèles de développement culturel, n’ouvrant leurs frontières qu’aux échanges commerciaux. À cette période appartiennent notamment la culture Nazca (~200 av. n. è. - 600), la culture Huari (600-1000) et la culture Mochica (~100-700), l’une de plus importantes organisations politiques de l’ancien Pérou.

Empire Inca[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Incas.

La période impériale, aussi appelée Règne des belligérants, succède au déclin de la civilisation Huari, la dernière entité politique régionale. Divers États locaux qui tentent de dominer politiquement leurs voisins apparaissent. Parmi ces États, nous retrouvons la culture Chimú, la culture Chanca, la culture Chincha et enfin, la plus célèbre, la culture inca. Les origines des Incas se mêlent à la légende. Probablement, ils étaient une tribu guerrière quechua du sud de la sierra. Entre 1100 et 1300, ils se déplacent peu à peu vers le nord de la région jusqu’à la vallée fertile de Cuzco, occupée alors par des peuples aymaras[13]. L’empire naissant se distinguait par sa condition d’État agraire, au sommet duquel se trouvait l’Inca[14].

« Chaque nation s’habillait avec un vêtement similaire à celui que portaient les membres de sa communauté[15] »

Cependant, la véritable expansion des Incas commence en 1438, avec Pachacutec (1438-1471), qui entreprend de conquérir les terres voisines. Durant les 70 dernières années de cette période, le royaume de Cuzco forme un vaste empire qui s’étend sur toutes les Andes. Le génie de Pachacútec se manifesta avant tout dans la législation et l’administration qu’il établit dans l’Incanat[16]. Il aboutit à accomplir l’unité d’un si vaste empire grâce à trois mesures principales. Il préserva l’unité géographique de l’empire en développant un gigantesque réseau de routes (le Qhapaq Ñan) ; puis il fit son unité linguistique en imposant le runa simi ou quechua comme langue officielle ; enfin, grâce à une organisation centrale absolue, il forma l’unité politique impériale[17]. En même temps, il créa une élite capable de l’assister dans son œuvre : les curacas. Pour faciliter la transmission des ordres et le renseignement sur l’état de provinces, on établit un système de « chasquis » ou « coureurs messagers », qui parcouraient les chemins de l’Empire.

À la fin du XVe siècle, l’Inca Pachacutec transmet le pouvoir à son fils Tupac Yupanqui († 1493), qui étend l’Empire jusqu’à l’actuel territoire équatorien. Sous le règne de son fils, Huayna Capac († 1527), les frontières de l’Empire inca sont repoussées jusqu’à la frontière de l’actuelle Colombie. Une guerre de succession éclate entre les deux fils de Huayna Capac, Huascar et Atahualpa. Ce dernier est parvenu à battre les troupes de son frère, au moment où les conquistadores arrivent au Pérou.

Conquête et vice-royauté[modifier | modifier le code]

Mise à mort de l’Inca Atahualpa en 1533 (Guaman Poma de Ayala)
La Vice-royauté du Pérou en 1650 et 1816 (territoires conquis en vert ou marron obscur et territoires peu explorés ou de jure en vert ou marron pâle)

.

Lorsque les troupes de Francisco Pizarro arrivèrent en 1531, l’Empire inca était déchiré par une guerre civile. Le 16 novembre 1532, durant la bataille de Cajamarca, Pizarro captura l'empereur Atahualpa et le fit exécuter. Il faudra cependant plus de quarante ans pour briser les dernières tentatives de résistance: le dernier Inca de Vilcabamba, Tupac Amaru, fut capturé et exécuté en 1572.

Les Espagnols instituèrent le système de l’encomienda : les Amérindiens devaient payer un tribut, dont une partie allait à Séville. Les encomenderos étaient chargés également de les christianiser. En tant que gouverneur du Pérou, Pizarro abusa de l'encomienda en accordant à ses soldats et compagnons un pouvoir quasi illimité sur les populations indigènes qui furent obligées à travailler sans rétribution dans des mines et des champs. Pizarro fut assassiné en 1541 par une faction menée par Diego de Almagro, surnommé el Mozo. En 1543, le roi Charles Quint pour réagir aux luttes intestines entre les conquistadores envoya Blasco Núñez Vela en tant que premier vice-roi. Il sera à son tour tué par Gonzalo Pizarro, le frère du premier Pizarro. Finalement, un nouveau vice-roi, Pedro de la Gasca parvint à restaurer l'ordre et exécuta Gonzalo Pizarro après sa capture. 39 vice-rois ont succédé à Núñez Vela et ont gouverné la vice-royauté entre 1544 et 1824.

Francisco de Toledo (1569-1581) fut celui qui organisa l'État colonial et fonda les « réductions » ou cités d'Indiens où ils furent regroupés. Au niveau local, les encomenderos étaient maintenant sous l'autorité des curacas. Une pyramide hiérarchique permit ainsi de contrôler toutes les villes et villages. Le recensement sous le dernier Quipucamayoc ou « maître du quipu » indiquait qu'il y avait 12 millions d'habitants dans l’Empire inca. Quarante-cinq années plus tard, le recensement du vice-roi Toledo, montrait qu'il en restait 1,1 million[18]. Les villes Incas reçurent des noms catholiques et furent reconstruites selon le modèle espagnol. Elles comportaient une place centrale et une église ou cathédrale en face d'un bâtiment officiel. Quelques villes, telle Cuzco, gardèrent leurs fondations d'origine inca. Certains sites incas, tel Huánuco Viejo, furent abandonnés au profit de villes à plus basse altitude.

La Coronation de la Vierge (Bernardo Bitti), Église de San Pedro de Lima

Après l'établissement de la vice-royauté, le Pérou devint l'une des premières sources de la richesse pour l'Espagne. La ville de Lima, fondée par Pizarro le 18 janvier 1535 sous le nom de Ciudad de los Reyes (« la Ville des Rois »), devint la capitale et une ville puissante qui avait sous sa juridiction toute l'Amérique du Sud à l'exception du Brésil dominé par les Portugais. Au XVIIe siècle, Lima abritait une université et était la principale place forte de l'Espagne sur le continent américain. Toutes les richesses coloniales passaient par Lima, puis par l'isthme de Panama avant d'arriver à Séville, en Espagne.

Au XVIIIe siècle, devant la difficulté de l'administration d'un territoire immense, seront réalisées des réformes dans la structure politique coloniale (« les réformes bourboniennes »). En 1717, la Vice-royauté de Grenade fut formée : elle regroupa la Colombie, l'Équateur, le Panama et le Venezuela. En 1776, une nouvelle vice-royauté vit le jour, la Vice-royauté du Río de la Plata : elle regroupait l'Argentine, la Bolivie, le Paraguay et l'Uruguay.

Indépendance[modifier | modifier le code]

La proclamation de l'Indépendance par le général José de San Martín le 28 juillet 1821 à Lima

Entre 1780 et 1781, la vice-royauté du Pérou connut la plus violente insurrection de son histoire[19]. Dirigée par Túpac Amaru II, un cacique du Cuzco, l’insurrection était à l’origine une révolte fiscale, mais très vite se transforma en un mouvement qui revendiquait l’autonomie du territoire par rapport à la Couronne espagnole[20]. Túpac Amaru arriva à réunir une armée de près de 50 000 hommes, composée majoritairement d’Amérindiens et de métis. Après quelques batailles, la révolte fut écrasée de manière extrêmement violente. Le 18 mai 1781, José Gabriel Túpac Amaru II fut écartelé et décapité à Cuzco, mais il devint pendant le XXe siècle une figure importante de la lutte pour l'indépendance et de la liberté.

Le processus d’indépendance prit définitivement son élan avec le soulèvement des propriétaires terriens d'origine espagnole. José de San Martín et Simón Bolívar étaient à la tête des troupes rebelles. Après avoir débarqué dans la baie de Paracas, San Martín s'empara de Lima et déclara, le 28 juillet 1821, l'indépendance du Pérou par rapport à l'Espagne. L'émancipation devint effective en décembre 1824, lorsque le général Antonio José de Sucre battit les Espagnols dans la bataille d'Ayacucho le (9 décembre 1824). Après cette victoire, une scission sépara le pays en Haut-Pérou resté fidèle à Bolivar (maintenant, la Bolivie) et bas Pérou (le Pérou actuel). Comme le Chili, la Bolivie, Mexique, ou la Grande-Colombie, le pays fait appel à la Bourse de Londres pour financer des sociétés minières[21]: des centaines de techniciens anglais traversent l’océan, avec leur machine à vapeur, pour les moderniser.

Après la guerre Grande Colombie-Pérou (1828-1829), les conflits frontaliers entre le Pérou et l'Équateur débutèrent à partir des années 1830. Quatre guerres éclatèrent entre ces pays entre 1858 et 1995, guerre de 1858-1860 ; guerre de 1941-1942 ; la guerre du Paquisha en 1981 et la guerre du Cenepa en 1995.

Malgré la domination d'une oligarchie de propriétaires terriens, l'esclavage des noirs et le tribut des indiens furent abolis par le caudillo Ramón Castilla (1845-1851 et 1855-1862). Entre 1840 et 1879, le guano du Pérou, récolté par des compagnies privées ou publiques sur les côtes, généra d’énormes richesses car le pays bénéficia pendant cette période du monopole mondial de ce fertilisant. La vie politique fut alors une alternance de périodes démocratiques, de coups d'État et de dictatures.

L'Espagne n'abandonna pas complètement ses ambitions coloniales et fit encore de vaines tentatives comme lors de la guerre hispano-sud-américaine. Après la bataille de Callao, elle reconnut l’indépendance du pays en 1880, établit des relations diplomatiques et signa un traité de paix et d’amitié définitif la même année. La guerre contre l’Espagne marquait pour le Pérou la consolidation de son indépendance.

Entre 1879 et 1883, le Pérou mena aux côtés de la Bolivie la guerre du Pacifique. La guerre éclata lorsque le Chili envahit le port bolivien d’Antofagasta. La Bolivie déclara la guerre au Chili et le Pérou, par un traité réciproque de défense, entra à son tour dans le conflit. Malgré l'infériorité navale, le capitaine du navire Huascar, Miguel Grau, maintint sous pression la flotte chilienne pendant plusieurs mois. Le Huascar fut finalement pris par les Chiliens en octobre 1879. Pendant la campagne terrestre, le Pérou connaîtra quelques victoires, mais en 1881 les troupes chiliennes entrèrent dans Lima. La guerre prit fin le 20 octobre 1883 par le traité d'Ancón et fit perdre au pays la région de Tarapacá.

Politique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Politique au Pérou.
Congrès de la République (Lima)

Le Pérou est une République « démocratique, sociale, indépendante et souveraine » (article 43 de la Constitution de 1993). La constitution de 1993 consacre le principe de la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire et fonde un régime présidentiel monocaméral :

  • Le pouvoir exécutif est assuré par le président et le vice-président. Ils sont élus ensemble pour cinq ans, au suffrage universel direct. La Constitution de 1993 permet une réélection, mais depuis novembre 2000 (à la chute du régime fujimoriste), date de la modification de l’article 112 de la Constitution, il ne peut pas être réélu consécutivement (ce fut le cas d'Alberto Fujimori). Le président est à la fois le chef de l’État et le chef du gouvernement. Il est également le commandant en chef des forces armées, mais ne peut déclarer la guerre que sur l’autorisation du Congrès. Il constitue des cabinets ministériels. Le président du conseil des Ministres est désigné par le président de la République. Il réside à la Maison de Pizarro, le Palais du Gouvernement. Ollanta Humala (PNP) a été élu président du Pérou le 5 juin 2011 (son mandat a commencé le 28 juillet 2011). Il succède à Alan García (APRA).
  • Le pouvoir législatif est exercé par un parlement unicaméral : le Congrès de la Nation, composé de 130 membres élus pour cinq ans, en un tour, le même jour que l’élection présidentielle. Le président actuel du Congrès est Ana María Solórzano (PNP).
  • La Cour suprême est la plus haute instance du système judiciaire péruvien.

L’Assemblée constituante de 1822 est la première assemblée constituante péruvienne, instituée par 79 députés élus proportionnellement selon la population de chaque département. Lors de la première séance, les députés prêtèrent le serment de défendre l’intégrité territoriale du pays et « de le libérer de ses oppresseurs ». L’achèvement de l’Acte constitutionnel fut difficile : la première Constitution fut adoptée le 12 novembre 1823. Les premières constitutions établirent une démocratie nominale et censitaire, où les analphabètes et les femmes n’étaient pas habilités à voter. Le 7 septembre 1955, le Congrès de la République promulgua une loi, qui donnait pour la première fois aux femmes péruviennes le droit de voter et d’être élues.

Partis politiques[modifier | modifier le code]

Les élections générales qui ont eu lieu le 9 avril 2006 ont désigné le Président de la République, 5 représentants au Parlement andin, et 120 représentants au Congrès de la République pour la période 2006-2011. Lors des élections, Union pour le Pérou (UPP) l'a emporté dans les régions andines, l'Amazonie et le sud du pays, l'APRA a bénéficié du soutien de son fief électoral traditionnel, la région côtière du Nord, et la région de la capitale Lima. Les 120 sièges ont été attribués aux partis ou alliances ayant obtenu plus de 4 % des votes : Unión por el Perú (UPP), 45 ; Alliance populaire révolutionnaire américaine, 36 ; Unidad Nacional, 17 ; Alianza por el Futuro, 13 ; partis restants, 9. Les principaux partis sont les suivants :

  • Partido Aprista Peruano (APRA) : fondé en 1924 par Víctor Raúl Haya de la Torre, est un parti social démocrate appartenant à l’Internationale socialiste. C’est le plus ancien parti politique péruvien. Son chef, Alan Garcia, a été élu président de la République en 2006.
  • Parti nationaliste péruvien (PNP) : fondé en 2005 par Ollanta Humala Tasso, est maintenant la plus importante force gauchiste du Pérou. En alliance avec UPP, le Parti Nationaliste Péruvien gagne le premier tour de l’élection présidentielle du 2006. En ballottage, il arrive deuxième après Alan García Pérez. Ollanta Humala Tasso est le chef du parti PNP.
  • Unión por el Perú (UPP): fondé en 1994 par l'ancien secrétaire général de l'Organisation des Nations unies, Javier Pérez de Cuéllar, est un parti politique de centre-gauche.
  • Unidad Nacional (UN) : est une coalition chrétien-socialiste de centre composée par deux partis politiques: Parti Populaire Chrétien (PPC) et Partido Solidaridad Nacional. Sa présidente actuelle est Lourdes Flores Nano.
  • Alianza por el Futuro (AF) : fondé en 2005 par Alberto Fujimori, est une coalition de partis politiques néolibéraux : Cambio 90 (C90), Nueva Mayoría (NM) et Sí Cumple. Sa présidente actuelle est Martha Chávez.Keiko Fujimori devrait être la candidate aux élections présidentielles de 2011.
  • Action Populaire (AP) : fondé en 1956 par Fernando Belaúnde Terry, qui gagna démocratiquement les élections présidentielles à deux reprises, est un parti social démocrate de centre.
  • Changement Radical (CR) : fondé en 2000 par José Barba. Ce parti est au cœur de plusieurs polémiques concernant sa légitimité.

Divisions administratives[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Régions du Pérou.

Le 19 novembre 2002, le Pérou adopta la Loi organique de gouvernements régionaux (Ley Orgánica de Gobiernos Regionales). Point de départ de la déconcentration d’un pouvoir administratif fortement centralisé, la loi vise à définir les principes régissant les administrations régionales et détermine les compétences entre municipalités, administrations régionales et l’État. Depuis, le pays est divisé en 24 régions (divisées elles-mêmes en provinces), auxquelles il faut ajouter la province de Lima, entité au statut particulier, distincte de la région de Lima.

Le district est la plus petite division administrative. Chaque district est dirigé par une municipalité, avec à sa tête un maire. Les gouvernements régionaux sont composés d'une présidence régionale, d'un conseil et d'un conseil de coordination :

  • Le Président régional (organisme exécutif du gouvernement régional). Ses fonctions comprennent l'élaboration du budget, la nomination des membres du gouvernement, la possibilité de gouverner par décrets et résolutions, l'exécution des plans et programmes régionaux et l'administration des propriétés et locations régionales[22]. Le président et le vice-président sont élus conjointement au suffrage universel direct pour quatre ans.
  • Le Conseil régional (entité juridique du droit public) discute et vote les lois proposées par le président régional. Il peut destituer le président et tout autre membre du conseil[23]. La durée de leur mandat est de quatre ans et le nombre de conseillers dépend de la population de la région (de 7 à 25). Ils sont autonomes politiquement, économiquement et administrativement.
  • Le Conseil de coordination régional a un rôle consultatif sur les questions budgétaires et de planification, mais il ne dispose d'aucun pouvoir exécutif ou législatif[24]. Les alcaldes des provinces font partie de ce conseil qui est chargé de représenter la société civile[25].

Régions du Pérou[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Régions du Pérou.

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie du Pérou.

Le Pérou occupe une surface de 1 285 220 km2 et possède 2 414 km de côtes.

Le climat est tropical à l'est, désertique et sec à l'ouest. Ses déserts côtiers sont provoqués par la présence d'un courant océanique sud-nord, donc froid, qui remonte la côte Pacifique en bloquant l'évaporation et la formation de perturbations pluvieuses. Dans les Andes (chaîne de montagnes) le climat est tempéré à froid en fonction de l'altitude. Parmi les volcans importants, on trouve El Misti et Ubinas. Le Huascarán, qui s'élève à 6 768 mètres, est le point culminant du pays dans la Cordillère occidentale.

Parmi les ressources naturelles, on trouve le cuivre, l'argent, l'or, le pétrole, le minerai de fer, le charbon et les phosphates. La pêche constitue aussi une importante ressource naturelle ainsi que les fruits des arbres.

Le pays est sujet aux tremblements de terre. Les inondations et glissements de terrain sont dus au phénomène El Niño. Il existe une activité volcanique dans la zone volcanique centrale des Andes située au sud du pays.

On peut distinguer trois grandes zones naturelles :

  • la « costa » (côte) bordée par l'océan Pacifique, 60 % de population, 10 % de superficie ;
  • la « sierra » (montagne) 30 % de population, 30 % de superficie ;
  • la « selva » (forêt d'Amazonie péruvienne) 10 % de population, 60 % de superficie.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le versant oriental est principalement drainé par deux cours d'eau, l'Ucayali et le Marañón qui, après s'être rejoints, donnent l'Amazone. Les deux rivières captent la majeure partie des eaux du versant oriental de la Cordillère des Andes, traversent ensuite la selva péruvienne avant de confluer.

Sur le versant occidental, se trouve le bassin de l'océan Pacifique, où viennent se jeter toute une série de petits fleuves descendus des hauteurs de la Cordillère. Parmi ceux-ci, l'un retient particulièrement l'attention, le Río Rímac, considéré comme l'un des fleuves les plus importants du Pérou, non par son débit d'eau — relativement faible — ni par la taille de son bassin, mais parce qu'il approvisionne en eau et électricité la métropole de Lima, où se concentre plus du tiers de la population du pays (10 millions d'habitants à Lima sur 28 millions au Pérou). L'approvisionnement en eau de la capitale péruvienne est un des problèmes critiques que les autorités ne sont pas parvenues à résoudre au cours des dernières décennies, et chaque jour il devient — avec l'explosion démographique — plus aigu, nécessitant de fréquentes coupures dans la distribution de l'eau.

Au sud, un troisième bassin, celui du Lac Titicaca, le plus vaste lac d'Amérique du Sud et le plus haut lac navigable au monde, perché entre 3 600 et 4 500 mètres d'altitude sur les plus hauts plateaux andins, entre Pérou et Bolivie, draine les eaux de quatre bassins : le lac Titicaca (T), le fleuve Desaguadero (D), le lac Poopó (P) et le salar de Coipasa (S). Ces quatre bassins constituent le système TDPS, qui s'étend sur près de 140 000 km2.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste de séismes au Pérou.

Le Pérou est situé sur une faille sismique, ce qui provoque, chaque année, un certain nombre de tremblements de terre, dont l’intensité reste faible. Le pays a toutefois subi quelques séismes majeurs, ayant provoqué un grand nombre de victimes et des destructions considérables, comme celui de Yungay, en 1970, qui fit entre 25 000 et 30 000 morts.

La population est préparée en cas de séisme. Régulièrement dans les écoles et les lieux de travail, des mesures de sécurité sont enseignées et des exercices d’évacuation effectués.

Biodiversité[modifier | modifier le code]

Condor, Valle del Colca

Doté de ressources naturelles exceptionnelles, le Pérou est l’un des dix-sept pays caractérisés par une mégadiversité biologique. Il compte 84 des 117 zones naturelles existantes au monde et, de ce fait, possède 5 872 espèces endémiques (parmi lesquelles 118 types uniques d’oiseaux, 113 espèces de reptiles et 60 variétés différentes de mammifères). Du fait de la diversité climatique et topographique, il existe au Pérou une faune et une flore variées. Sur les hauteurs, les lamas côtoient les alpagas et les vigognes. Le chinchilla brevicaudata, présent à l’état sauvage autrefois dans les très hautes Andes a sans doute disparu aujourd’hui.

Mais c’est dans la « selva » que la faune est la plus présente. Avec entre autres les jaguars, les tatous, les caïmans, les capybaras mais aussi des singes ou des milliers d’espèces d’insectes qui vivent dans une végétation luxuriante. La vanille, l’acajou et le caoutchouc participent à cette biodiversité.

Parcs nationaux et aires protégées[modifier | modifier le code]

Le Pérou dispose d'un vaste réseaux de parcs nationaux, de réserves naturelles et de lieux historiques nationaux. L'ensemble de ces sites couvre une superficie de 18 283 508 ha, soit 14 % du territoire péruvien. L'INRENA (Institut National de Ressources Naturelles) gère la plupart des aires protégées[26]. Cependant, un nombre croissant d'entre elles sont administrées par les communautés autochtones et par des associations de protection de la nature.

  • Parc National du Huascaran : classée en 1985 Patrimoine naturel de l'Humanité par l'UNESCO, la Cordillère Blanche est la chaîne montagneuse tropicale la plus élevée au monde[27]. Une trentaine de sommets enneigés s'élevant au-delà de 6 000 m, parmi eux l'Huascaran la plus haute montagne du Pérou (6 768 m.), dominent un paysage marqué par la présence d'espèces botaniques ou animales rares telles que la Puya raimondii ou l'ours à lunettes.
  • Réserve Pampa Galeras-Barbara d’Acchille : bande de terre couvrant plus de 6 500 ha, la réserve abrite la plus grande concentration de vigognes au monde.
  • Parc national de Manu : composé de plusieurs zones naturelles qui s'étagent de 150 m à 4 200 m, le parc abrite environ 52 % de toutes les espèces d'oiseaux du Pérou et 15 % de celles du monde entier[28]. En accordant le statut de Patrimoine Mondial au Parc National du Manu en 1985, le Comité du Patrimoine Mondial a souligné: "La région protégée du Manu n'a probablement pas son pareil au monde par sa diversité des écosystèmes et des espèces"[29].

Frontières terrestres[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Évolution économique récente[modifier | modifier le code]

L'économie péruvienne est parmi les plus performantes de l'Amérique Latine. Le produit national brut (PNB) est passé de 47 767 millions de dollars en 1993 à 127 598 en 2008[30]. Ce dynamisme repose principalement sur les secteurs exportateurs et sur une forte augmentation de la demande interne (12,3 % en 2008), tirée par la consommation et l’investissement public et privé[31].

Depuis la politique d'ouverture lancée il y a maintenant 20 ans, l'économie péruvienne a connu de profonds changements. Des privatisations, pour un total de 9,2 milliards de dollars, principalement dans les secteurs de télécommunications et de l’énergie, ont été menées entre 1990 et 2000 et il ne subsiste plus aujourd'hui qu'une quinzaine de grandes entreprises publiques. Outre la fin des contrôles de l’État, les différents gouvernements ont établi une politique monétaire restrictive, et ont mis en place un environnement fiscal favorable pour les investisseurs. Les conséquences de cette politique économique seront positives. Le taux de croissance du PIB a dépassé la barre de 9 % en 2008, après une croissance de 8,9 % en 2007[32]. Le chômage est également en baisse : 8,5 % en 2007 contre 9,4 % en 1994.

Après avoir connu une période d'hyperinflation au cours des années 1980, la monnaie péruvienne connaît, quant à elle, une période de stabilité par rapport au dollar et aux monnaies européennes. Le taux d’inflation moyen s’est stabilisé autour de 3 %, et reste depuis plusieurs années dans les limites de la fourchette fixée par la Banque centrale du Pérou (entre 1 % et 3 %). Le taux de dollarisation de l’économie reste toutefois élevé, s’établissant à 60 % des crédits en 2006 au secteur privé contre 82 % en 2000. Parmi les grandes orientations financières, figure un axe majeur : la restructuration de la dette publique tant extérieure qu'intérieure. Elle a permis de voir passer la part de la dette interne en 5 ans de 22 % à 29 %, traduisant la confiance des marchés dans les obligations d’État. La dette publique globale, à la fin septembre 2007, atteint 31 % du PIB. En termes de compétitivité, le Pérou est considéré aujourd'hui comme la première économie d'Amérique latine[33].

L'actuel gouvernement a hérité de ses prédécesseurs d'un contexte économique et financier particulièrement favorable. Dernièrement, pour faire face à la crise économique, l’économie est stimulée au moyen d’un « choc d’investissements » en infrastructures, en particulier dans les domaines de l’eau potable (programme Agua para Todos), de l’électrification rurale, des routes, ainsi que dans les domaines de l’éducation et de la santé.

Le respect des principes d'orthodoxie financière et l'amélioration de la gestion de la dette ont abouti, semble-t-il, à un rétablissement durable des équilibres macroéconomiques et à regagner la confiance des investisseurs. Cependant l'économie péruvienne doit affronter deux défis majeurs. Premièrement, le pays reste vulnérable aux fluctuations des prix des produits de base sur les marchés internationaux. Cette vulnérabilité implique une forte volatilité du PIB et cela peut avoir des effets potentiellement négatifs sur la croissance de long terme et sur le développement socioéconomique. Deuxièmement, la phase conjoncturelle doit être exploitée pour favoriser la création d’un scénario de croissance et de redistribution favorable à la lutte contre la pauvreté et au développement humain. Les études montrent qu'une couche de la population reste dans la pauvreté malgré l'essor économique notable que connaît récemment le pays. L'Institut péruvien de statistiques (INEI) avance un chiffre de 36,2 % pour 2008, perdant plus 7 points en trois ans, et la pauvreté extrême (moins d'un dollar par jour) s'élèverait à 12,6 % pour la même année[34].

Transports et télécommunications[modifier | modifier le code]

Chemins de fer péruviens
Train de la Sierra 
Le train de la Sierra est la deuxième voie de chemin de fer la plus haute du monde, atteignant 4 871 mètres d’altitude. Le trajet qui relie Lima à Huancayo dure 11 heures. Le train franchit 69 tunnels, 58 ponts et 6 rebroussements. En 1999, la compagnie Ferrocarril Central Andinas a été privatisée. En 2005, les wagons de tourisme ont été rénovés pour améliorer le confort et le service à bord. Le train des Andes fait désormais partie des lignes de chemins de fer les plus touristiques du monde[35].
Train du Machu-Picchu 
Exploité par la compagnie Perurail, le train du Machu-Picchu relie Cuzco à Aguas Calientes (village situé au pied du Machu Picchu en passant par Poroy et Ollantaytambo. Il existe plusieurs types de train en fonction du confort choisi : le Backpacker, le Vistadome et le Hiram Bingham.

Un réseau routier de plus de 80 000 km relie toutes les régions du pays. La côte péruvienne est traversée du nord au sud par un axe routier majeur et structurant : la route panaméricaine. Nommée aussi route 001 ou PE-1, cette route longue de 2 700 km s’étire de la ville de Tumbes jusqu’à Tacna, au sud du pays.

Deux autres grands axes longitudinaux sont la route de la Sierra (Piura-Puno, 3 508 km) et la route de la Selva (Cajamarca-Junín, 2 781 km). Une vingtaine d’axes transversaux desservent les villes de la Sierra et de l’Amazonie. Les trois axes longitudinaux mentionnés auparavant finissent par un nombre impair (PE-1, PE-3 pour la route de la Sierra, PE-5 pour la route de la Selva), alors que les routes et autoroutes transversales finissent par un nombre pair (PE-02, PE-04…). Bien que la plupart des axes soient interconnectés, leur construction est longue et coûteuse du fait du relief accidenté.

Il existe également deux axes routiers reliant les villes du Pérou et du Brésil. D’un total de 960 km, l’axe Interocéanique sud (nœud fluvial et terrestre) relie le port de Paita au nord du Pérou au port de Manáos au Brésil. Il vise aussi à l’amélioration de la navigabilité des fleuves du bassin amazonien en unissant l’Atlantique et le Pacifique. La fin de travaux de construction de l’autre axe de transport, l’Intérocéanique sud (plus de 2 600 km), devra relier l’Atlantique (notamment l’État d’Acre) et le Pacifique (Sud du Pérou), exclusivement par voie terrestre. Cela implique également l’amélioration des routes existantes et la construction de nouvelles.

Les chemins de fer du Pérou atteignent une longueur totale de 2 100 km, dont 240 km de voies appartenant à la société minière Southern-Cooper. L’entreprise Ferrovias Central Andina a pris en charge le réseau central allant du Callao aux Andes Centrales et qui sert surtout au transport de minerais. L’entreprise Ferrocarriles Transandinos administre les réseaux du Sud (Cusco-Matarani) et Sud-Est (Cusco-Machu Picchu, consacré au transports de touristes).

La Corporation péruvienne d’aéroports (Corpac) administrait, en 2007, 42 aéroports régionaux (d’un total de 210 que compte le pays). L’aéroport international Jorge Chávez, l’un des plus modernes du continent, est de loin le plus important du Pérou. D’autres aéroports importants sont ceux de Cusco, de Trujillo et d’Arequipa. Le transport fluvial ne concerne que le bassin amazonien, où se trouvent les quatre principaux ports fluviaux : Iquitos, Yurimaguas, Port Maldonado et Pucallpa. Le plus important est celui d’Iquitos (82 % du trafic fluvial total, soit 352 000 tonnes).

D’importantes sommes d’argent ont été injectées dans le secteur des télécommunications ces dernières années. Ces investissements concernent, pour leur grande majorité, l’extension et la densification des réseaux, ainsi que la progression de la couverture des zones rurales. Le taux de pénétration global actuellement est de 80 % dont environ 10 % pour les lignes fixes[36]. Une partie importante des lignes (55 %) se trouve dans la capitale, Lima, et le port de Callao. Le parc total de lignes fixes a atteint plus de deux millions de lignes au 18 mai 2009[36]. Le nombre de lignes mobiles représente 9,5 fois le nombre de lignes fixes. En juin 2009, le parc mobile était estimé à 22,9 millions abonnés[37].

Population[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie du Pérou.

La population du Pérou est estimée en 2010 à 29,9 millions d’habitants, soit près de 5 % de la population de l’Amérique latine. La population a rapidement augmenté depuis les années 1960 : elle s’est multipliée par trois entre 1960 et 2009, passant de 10,4 millions à 29,1 millions d’habitants. Le taux de croissance démographique actuel cependant peut être considéré comme modéré dans le contexte latino-américain, s’élevant à 14,4 pour mille pour la période 2005-2010, soit un niveau légèrement supérieur à celui de la population latino-américaine estimée en 13,2 habitants pour mille.

Le Pérou a connu une baisse de la natalité entre les années 1995 et 2000, à la suite d'une campagne de stérilisation forcée visant à diminuer le nombre d’individus des populations pauvres du Pérou localisées sur la Sierra, la Selva et les bidonvilles de Lima. Le résultat d’un rapport du ministère de la santé publié en 2002 fait état de la stérilisation de 331 600 femmes et de 25 590 vasectomie hommes.[réf. nécessaire]. Cependant, le taux de natalité du Pérou s’élève à 19,38 % en 2009.

La densité reste faible, le Pérou étant, avec 23,2 habitants par km2 l’un des pays les moins densément peuplés de l’Amérique. Cette densité est d’ailleurs très inégale : assez élevée sur la côte (242,7 habitants par km2 à Lima), elle est infime dans l’Amazonie péruvienne (2,4 habitants par km2 dans la région de Loreto et 1,3 habitants par km2 dans la région de Madre de Dios).

Le redressement économique qu’a connu récemment le pays s’est accompagné d’une baisse relativement importante du nombre d’émigrants. Le solde migratoire est passé de -2,2 % pour la période 1990-2000 à -0,3 % pour la période suivante (2000-2010). Le nombre de Péruviens résidant à l’étranger s’élèverait à près de 2 millions (2007), soit 7 % de la population. Ils sont installés principalement aux États-Unis et dans une moindre mesure au Canada ou en Espagne. À l’heure actuelle, la communauté péruvienne figure parmi les dix nationalités les plus représentées aux États-Unis.

Selon la Constitution de 1993, la langue officielle du Pérou est l’espagnol, toutefois le quechua, l’aymara et d’autres langues indigènes possèdent un statut de coofficialité dans les parties du territoire, où elles sont prédominantes[38].

Composition linguistique
Langue maternelle Population Proportion
espagnol 20 178 227 83,9 %
quechua 3 261 750 13,2 %
aymara 434 370 1,8 %
langues de l’Amazonie 223 194 0,9 %
autres 49 996 0,2 %
Source : INEI Flag of Peru.svg(2007)[39]

Santé[modifier | modifier le code]

L'indice de fécondité est estimé à 2,37 enfants par femme en 2009, soit un niveau légèrement inférieur à la moyenne latino-américaine (2,5 enfants)[40]. La fécondité reste cependant élevée dans les zones rurales et dans les communautés d'indigènes, alors qu'elle est plus basse dans les villes. L'espérance de vie est, quant à elle, estimée à près de 71.03 ans en 2010 qui est très semblable à l'espérance de vie mondiale de 71 ans[41].

Au début des années 1950, près d’un enfant sur huit né au Pérou mourait avant la fin de sa première année. Au cours des décennies suivantes, une chute spectaculaire de la mortalité infantile s'est produite. Le taux est passé de 158,6 pour mille en 1950 à 43 pour mille en 1996 et à 21 pour mille en 2006[42].

Ethnologie[modifier | modifier le code]

Derrière l’apparente unité, la société péruvienne est profondément diverse. La venue de migrants originaires d'Europe, d'Afrique et d'Asie, lors des différentes périodes historiques, a favorisé le mélange de populations. Dès le XVIe siècle, le processus de colonisation est allé de pair avec la mixité des diverses composantes raciales. À cela, il faut ajouter une diminution drastique de la population autochtone au cours des premières décennies de présence espagnole. Décimés par les massacres et les épidémies, le nombre d’Amérindiens au Pérou est passé de onze millions d'habitants en 1500 à un peu plus d'un million un demi-siècle après. Le fait que Lima ait été le siège du vice-roi d'Espagne aurait encore aggravé le sort des Indiens du Pérou[43]. La venue de migrants originaires d'Europe et d'Asie lors des premières années de la République a largement contribué à rendre la société péruvienne encore plus métissée. Entre 1849 et 1874, 80 000 Chinois arrivèrent ainsi au Pérou pour travailler dans les plantations de canne à sucre ou dans les gisements de guano[44].

Fête du Qoyllur Rit'i ou Étoile des neiges (Cuzco)

Selon les estimations, 47 % des Péruviens sont des métis, c'est-à-dire d'origine à la fois amérindienne et européenne, et le pourcentage de population d'origine à prédominance européenne atteindrait 15 % (10 % d'ascendance espagnole (principalement des colons arrivés pendant la colonie) et 5 % d'autre ascendance européenne (italienne 1,8 %, française 1,5 %, allemande et autrichienne 2 %)[45]. Dans certaines régions du Pérou, particulièrement sur la côte, on rencontre parfois de nombreux métis d'ascendance africaine. La proportion de la population indigène (ou personnes à prédominance indigène) fluctuerait entre 30 et 45 % de la population[45]. Cette estimation est particulièrement difficile à faire car l'Institut national de statistique du Pérou se fonde sur des critères linguistiques et non des critères purement « raciaux ». Il fixe ainsi à 15,9 % le pourcentage des Indiens définis sur un critère linguistique. De nos jours, la plupart des Péruviens se considèrent comme des métis, sans qu'il soit possible de tracer des frontières précises entre les différentes catégories[46].

Langues et peuples de l’Amazonie péruvienne
Ethnie Famille linguistique Population
Ashaninka Arawak 88 703
Aguarunas Jivaro 55 366
Shipibo-conibo Pano 22 517
Chayahuita Cahuapana 21 424
Quichua Quechua 19 118
Lamas Quechua 16 929
Cocama tupi-guarani 11 279
Matsiguenga Arawak 11 279
Ticuna non déterminé 6 982
Ese’ejja Tacana 588
Orejon Tucano 190
Source : INEI Flag of Peru.svg(2007) [39]

Les indigènes sont majoritaires dans les régions andines du pays (Cuzco, Huancavelica, ou Puno). Sur la côte, caractérisée par une forte présence de population métisse ou d’origine européenne, les indigènes sont encore moins nombreux. De fortes minorités, telles les Ashaninkas, Shipibo-conibos et Aguarunas sont présentes dans l’Amazonie ou le piémont amazonien. Les peuples indiens d’Amazonie ont généralement moins perdu leur culture après la conquête espagnole, car leurs territoires étaient très difficiles d’accès. Au Pérou, la population autochtone n’est représentée par aucun parti politique comme c’est le cas en Équateur ou en Bolivie, où les mouvements indigènes occupent une place essentielle dans le paysage politique.

Les grandes migrations internes depuis les années 1950 ont favorisé encore plus la mixité de populations. Selon les estimations[47], le pays avait un taux d’urbanisation de 71 % en 2005. Le rythme de l’urbanisation est variable d’une région à l’autre. À un extrême, on trouve des régions fortement urbanisées (Lima ou Piura), dans lesquelles la part de la population urbaine s’élève à près de 90 %. La majeure partie de migrants ont convergé vers la capitale, Lima, qui est devenue une ville métissée, un véritable carrefour de cultures régionales.

Aujourd’hui, les média et les intellectuels péruviens parlent d’une culture métisse. Le développement de l’indigénisme a conduit également à réévaluer le métissage.

Régions métropolitaines[modifier | modifier le code]

Régions métropolitaines au Pérou
Rang Région métropolitaine Région Population (2012[48])
1 Armes de Lima

Lima

Lima 9 450 585
2 Armes de Trujillo

Trujillo

La Libertad 906 313
3 Armes d’Arequipa

Arequipa

Arequipa 886 708
Conformation des principales régions métropolitaines : Lima[49], Trujillo[50], Arequipa[51].

Villes les plus peuplées[modifier | modifier le code]

Le Pérou regroupe un ensemble de régions dont la population est de taille très inégale. Cinq régions seulement sur vingt-quatre rassemblent en effet plus de la moitié de la population totale (52 %) : Lima, Piura, La Libertad, Cajamarca et Puno. Lima, avec 8,4 millions d’habitants, concentre à elle seule presque un tiers de la population du pays (30,8 %). À l’autre extrême, une dizaine de régions représentent à peine plus de 10 % de la population totale du pays. En 2007, les dix plus grandes villes du Pérou[39] étaient:

Villes les plus peuplées
Rang Ville Région Population (2007)
1 Armes de Lima

Lima

Lima 8 472 935
2 Armes d’Arequipa

Arequipa

Arequipa 749 291
3 Armes de Trujillo

Trujillo

La Libertad 682 834
4 Armes de Chiclayo

Chiclayo

Lambayeque 524 442
5 Armes de Piura

Piura

Piura 377 496
6 Armes de Loreto

Iquitos

Loreto 370 962
7

Cuzco

Cuzco 348 935
8 Armes de Chimbote

Chimbote

Ancash 334 568
9 Armes de Huancayo

Huancayo

Junín 323 054
10 Armes de Tacna

Tacna

Tacna 242 451

Ordres et décorations[modifier | modifier le code]

Ordres nationaux :

  • Ordre du Soleil
  • Ordre du Mérite pour Services Distingués
  • Ordre du Mérite pour Services Diplomatiques

Ordres ministériels/spécifiques :

  • Ordre Militaire de Ayacucho (Défense)
  • Ordre du Mérite Naval
  • Ordre du Mérite Aéronautique
  • Ordre de Hipolite Unanue (Santé)
  • Ordre de Ramon Castilla (Justice)
  • Ordre du Mérite Agricole
  • Ordre du Travail
  • Ordre du Mérite de la Police Nationale
  • Ordre du Mérite de la Guardia Civil

Religion[modifier | modifier le code]

La grande majorité des péruviens, (89 %), est catholique. Plus de 13 % de la population se déclare cependant de différentes organisations évangéliques, dont l'influence ne cesse de croître depuis les années 1980. En 1993, la nouvelle Constitution garantit la liberté de culte, mais souligne : « au sein du régime d'indépendance et d'autonomie, l'État reconnaît l'Église catholique comme un élément important dans la formation historique, culturelle et morale du Pérou. »[52]

Chaque année au mois d’octobre, la procession du Seigneur des miracles (el Señor de los Milagros), attire dans les rues de Lima une foule énorme de fidèles drapés de morado (violet). Ils seraient plus d'un million de Péruviens à participer aux festivités du Cristo Morado. Objet de vénération au Pérou et dans quelques pays d’Amérique latine, le culte au Christ de Pachacamilla (autre nom du Seigneur des miracles) serait la christianisation de dieu Pachacamac[53]. Le culte au Seigneur des miracles est le plus important du Pérou, mais d'autres villes rendent aussi culte à leur patrons. La fête du Corpus Christi mobilise l'ensemble de la ville de Cuzco, durant les premiers jours du mois de juin, et la Virgen de la Candelaria est une festivité importante dans la région de Puno.

Théologie de la libération[modifier | modifier le code]

Gustavo Gutiérrez, né à Huánuco en 1928, est considéré comme le pionnier de la Théologie de la libération. Le théologien inspire le mouvement, en 1972, dans un ouvrage du même nom. Influencé par Bartolomé de las Casas et les différents mouvements sociaux du XXe siècle, il développe et approfondit la vision du Salut chrétien en tant que « choix préférentiel pour les pauvres», vision proclamée par les Conférences épiscopales latino-américaines de Medellin et de Puebla. L'enjeu de la Théologie de la libération n'étant pas seulement théorique mais aussi politique, elle fait l'objet d'un débat public bien au-delà du cercle des théologiens. Ce courant théologique est devenu influent en Amérique latine et en Afrique, mais les théologiens de la libération ont dû affronter une grande opposition du Vatican, en raison de la compromission de cette théologie avec le marxisme. En 2003, le père Gutierrez a reçu le prix Prince des Asturies.

Système éducatif[modifier | modifier le code]

Blason de l'Université Majeure de San Marcos, fondée en 1551

Selon Garcilaso de la Vega, Inca Roca ordonna la création des premiers établissements d'enseignement, les Yachayhuasi ou Maisons de Savoir[54]. La direction de ces "écoles" fut confiée aux amautas, savants en astronomie, qui étaient également capables de lire les quipus. Les jeunes étaient instruits aux affaires de l'État (les lois, l'administration ou l'histoire), ainsi qu'aux rites et aux préceptes de la religion. Le système éducatif pendant la longue période coloniale était déterminé par le triple impératif de transformer les populations locales en habitants utiles, en chrétiens pieux et surtout en sujets fidèles au roi. Les différents ordres religieux fondent les premières écoles: Colegio Mayor de San Pablo (1568) et Colegio Mayor de San Felipe (1575). À un niveau plus élevé, les Dominicains fondent en 1551 la première université du Nouveau Monde: l'Université Majeure de San Marcos.

Le système éducatif péruvien consiste en quatre niveaux : le "nido" (ou "wawa wasi"), l'éducation primaire, l'éducation secondaire, et l'université.

Les nidos (privé) ou wawa wasis (publique), pour les enfants de 1 à 5 ans, ne sont pas obligatoires, bien que la plupart des niños les fréquentent. L'éducation primaire est divisée en six niveaux (nommés de premier au sixième grado de primaria). Depuis la Constitution de 1828, article 171, elle est obligatoire et gratuite. L'éducation secondaire, obligatoire et gratuite aussi, est composée de cinq niveaux (nommés grados de secundaria). Les deux dernières années sont surtout orientées à la préparation des examens pour entrer aux universités, préparation qui a lieu dans des centres d'enseignement nommés Academias Preuniversitarias ou Pre.

Centre des Ressources CRAID de l'Université du Pacifique (Lima)

Enfin, l'éducation universitaire. Le Pérou possède un réseau de 70 universités (28 publiques et 42 privées). Contrairement au système universitaire français, les élèves qui souhaitent faire des études à l'université sont dans l'obligation de passer un examen de sélection (examen de ingreso). Les études universitaires sont divisées en deux cycles distincts: les Estudios Generales et faculté. Les diplômes de fin d'études sont le Bachillerato (à ne pas confondre avec le baccalauréat français) et la Licencia (grade académique de licencié).

Le Pérou compte également quelques institutions étrangères prestigieuses parmi lesquelles le Markham College, et le Lycée franco-péruvien qui appartient à l'AEFE.

Néanmoins, le Pérou est le seul des cinq pays d'Amérique latine évalués par le PISA[55] en 2004 (avec l'Argentine, le Brésil, le Chili et le Mexique) où plus de la moitié des jeunes de 15 ans n'a pas acquis le niveau de connaissance et les compétences en lecture suffisantes afin de poursuivre correctement son éducation. Et cela est davantage inquiétant si l'on considère que des indices indiquent que dans l'enseignement supérieur le problème s'accentue en raison de la complexité des processus d'apprentissage[56].

Culture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Culture du Pérou.

Littérature et poésie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Littérature du Pérou.

En langue inca[modifier | modifier le code]

En prose[modifier | modifier le code]

En poésie[modifier | modifier le code]

Musiques et danses[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musique péruvienne.

Si la topographie est une barrière naturelle qui a permis le développement de danses régionales, dans certaines régions les danses sont si nombreuses que chaque village a la sienne. C’est le cas de Cuzco ou Puno. Le folklore a aussi intégré les traditions des immigrants, espagnols et africains particulièrement. La danse nationale est la Marinera.

La musique de la côte peut être divisée en deux sous-catégories :

  • la musique d’origine africaine,
  • la musique d’origine coloniale.

Les danses et les styles de musiques sont également détaillés par régions. Les couleurs vives et variées des habits péruviens sont peut-être l’écho d’un vieux conseil proverbial : « Ne t’habille ni en noir car la vie n’est pas un malheur, ni en blanc car ce n’est pas tous les jours la joie dans le cœur des autres. »

Peintres[modifier | modifier le code]

  • Daniel Hernández Morillo dit Daniel Hernandez
Article détaillé : École de Cuzco.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Cuisine péruvienne et Fromages péruviens.
Alpaga à la sauce de groseilles du Pérou, un exemple évocateur de la Cuisine Novoandine

La cuisine péruvienne d’aujourd’hui a été influencée par la riche géographie du pays, par la disponibilité de ressources, et surtout par les traditions culinaires autochtones alliées à des pratiques gastronomiques foraines.

Les diverses cuisines régionales sont souvent regroupées en trois grandes familles par l’emplacement géographique et les conditions climatiques :

  • cuisine des Andes (ou de la Sierra) ;
  • cuisine de la côte ;
  • cuisine de la jungle (ou de la Selva).

De plus, à la fin du XIXe siècle, des immigrants venus de la Chine s’installèrent au Pérou avec leurs traditions culinaires, tout en les adaptant au goût et aux ressources locales. Ainsi naquît la cuisine chifa, qui compte une grande variété de mets.

Les boissons fraîches telles que la chicha morada, la chicha de jora, ou les deux boissons nationales : le pisco (alcoolisée) ou l’Inca Kola (gazeuse), accompagnées de fruits locaux comme la cherimoya, la maracuja, la lucuma ou le camu-camu complètent le menu péruvien.

Le chef de file de la cuisine péruvienne est sans doute le célèbre cuisinier Gastón Acurio.

La cuisine péruvienne poursuit son évolution multipliant les innovations sans pourtant trahir la tradition, comme le montre bien la Nouvelle Cuisine Andine ou Cocina Novoandina.

Fêtes[modifier | modifier le code]

Date Fêtes
1er janvier Nouvel An
Février Carnaval
Mars/Avril La Semaine Sainte
1er mai Fête du Travail
2e dimanche Jour de la Mère ou Día de la Madre
7 juin Fête du Drapeau ou Día de la Bandera
3e dimanche Jour du Père ou Día del Padre
23 et 24 juin Fête de Saint Jean
24 juin Jour du Paysan
29 juin San Pedro et San Pablo
28 et 29 juillet Fête de la Patrie
30 août Santa Rosa de Lima
Du 1er octobre au 1er novembre Señor de los Milagros
8 octobre Bataille Navale de Angamos
31 octobre Jour de la Chanson Créole
1er novembre Jour de Tous les Saints
2 novembre Jour des Morts ou Día de los Muertos
3 novembre San Martín de Porres
8 décembre Jour de l'Immaculée Conception
24 décembre La Nochebuena
25 décembre Noël

Codes[modifier | modifier le code]

Le Pérou a pour codes :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La devise paraît pour la première fois dans une pièce en or émise par le mandat du Congrès péruvien (Ordre du Congrès du Pérou du 25 février 1825). Cette devise est traditionnellement admise, bien que ne reposant sur aucun fondement constitutionnel ou légal.
  2. Message du Président du Pérou, Valentin Paniagua, mentionnant la phrase. Source: le Congrès de la République du Pérou
  3. Selon l'article 48 de la Constitution, « sont langues officielles l'espagnol et, dans les zones où ils prédominent, le sont également le quechua, l'aymara et les autres langues indigènes, selon la loi. »
  4. (en) [1] - Human Development Index and its components UNDP
  5. Raúl Porras Barrenechea, El nombre del Perú, Lima, Talleres Gráficos P. L. Villanueva, 1968, p. 83.
  6. Raúl Porras Barrenechea, El nombre del Perú, p. 84.
  7. Raul Porras Barrenechea, Cedulario del Perú, partie I, p. XIX-XX et p. 18-24.
  8. R. S. MacNeish et al., Prehistory of the Ayacucho Basin, Peru (2 vol.), Ann Arbor (Mich.), Univ. Michigan, 1980. Toutefois, certains réfutent l’idée que ces pierres aient été taillées par des humains.
  9. Voir aussi : Alan L. Bryan, El poblamiento originario, en Historia General de la América Latina, vol. I.
  10. Ruth Shady Solis, Jonathan Haas, Winifred Creamer (27 avril 2001). « Dating Caral, a Preceramic Site in the Supe Valley on the Central Coast of Peru » in Science 292 (5517): 723–726.
  11. Jonathan Haas, Winifred Creamer, Alvaro Ruiz (23 décembre 2004). « Dating the Late Archaic occupation of the Norte Chico region in Peru. » in Nature 432: 1020–1023.
  12. Ruth Shady et al., « Las flautas de Caral-Supe: aproximaciones al estudio acústico-arqueológico del conjunto de flautas más antiguo de América », dans Boletín del Museo de Arqueología y Antropología de la UNMSM, troisième année, no 11, Lima, 2000, p. 2–9.
  13. Nombreuses sont les interprétations suscitées par les deux mythes fondateurs de l’Empire inca : Manco Capac et les Frères Ayar. J. Jijon y Caamano (cité par M. Rostowrowski, cf.infra p. 248) suppose que l’histoire initiale de Cuzco peut se diviser en quatre périodes : domination aymara (mythe de Manco Capac), première pénétration quechua, domination atacaménienne et nouvelle invasion et nouvelle domination des GoSport (Mythe unificateur des Frères Ayar). Le mythe de Manco Cápac apparaît dans les « Commentaires royaux » qui présentent au dire de la grande spécialiste de l’Empire inca « une épopée magnifique, pleine de détailles sur la vie au temps de l’Incanat mais ils sont loin d’être absolument fiables » (ibid, p. 43).
  14. MARIA ROSTWOROWSKI.2008.Le Grand Inca -Pachacutec Inca Yupanqui p. 166
  15. Molina El Cuzqueno cité par M. Rostworowski ibid, 275.
  16. Maria Rostworowski, Le Grand Inca - Pachacutec Inca Yupanqui, 2008, p. 161.
  17. Ibid.
  18. Noble David Cook.1981.Demographic collapse, Indian Peru, 1520-1620. Cambridge: Cambridge University Press.
  19. Durant la vice-royauté, la Grande Rébellion ne fut pas la seule : quatorze grandes révoltes éclatèrent rien qu'au XVIIIe siècle. Parmi celles-ci, citons celle de Juan Santos Atahualpa en 1742
  20. Segundo E. Moreno Yáñez, « Motines,revueltas y rebeliones en Hispanoamérica », dans Historia general de América Latina, vol. 4, 1999 (Procesos americanos hacia la redefinición colonial / Jorge Hidalgo Lehuede (dir.), Enrique Tandeter (dir.)) (ISBN 84-8164-487-0), p. 423-458.
  21. "Simón Bolívar: A Life", par John Lynch, page 206, 2007 [2]
  22. Loi no 27867, Ley Orgánica de Gobiernos Regionales, article no 21.
  23. Loi no 27867, Ley Orgánica de Gobiernos Regionales, article no 15.
  24. Loi no 27867, Ley Orgánica de Gobiernos Regionales, article no 11B.
  25. Loi no 27867, Ley Orgánica de Gobiernos Regionales, article no 11.
  26. http://www.inrena.gob.pe/inrena/inrena.htm
  27. http://whc.unesco.org/fr/list/333/
  28. http://whc.unesco.org/fr/list/402/
  29. http://whc.unesco.org/archive/advisory_body_evaluation/402.pdf
  30. http://www.imf.org/external/pubs/ft/weo/2009/01/weodata/weorept.aspx?pr.x=65&pr.y=7&sy=1980&ey=2008&scsm=1&ssd=1&sort=country&ds=.&br=1&c=213,273,223,228,233,293,299&s=NGDPD,NGDPDPC,PPPGDP,PPPPC,PPPSH&grp=0&a=
  31. http://mercadoyconstruccion.com/2009/01/bcr-demanda-interna-habria-crecido-123-en-2008-por-mayor-consumo-e-inversion-privada/
  32. http://oit.org.pe/WDMS/bib/publ/panorama/panorama08.pdf
  33. Selon l'IMD Business School en Suisse, le Pérou est en 35e place au classement de la compétitivité mondiale (2008)
  34. http://espanol.news.yahoo.com/s/ap/090527/latinoamerica/ams_eco_peru_pobreza
  35. Ferrocarril Central Andino
  36. a et b [PDF] En el Perú existen más de 23 millones de líneas telefónicas
  37. http://peru21.pe/impresa/noticia/crece-numero-celulares/2009-05-18/246792
  38. Selon l’article 48 de la Constitution, « sont langues officielles l’espagnol et, dans les zones où ils prédominent, le sont également le quechua, l’aymara et les autres langues indigènes, selon la loi. »
  39. a, b et c http://www1.inei.gob.pe/Biblioinei4.asp
  40. Cedal 2009
  41. Informe de l'Organisation Mondiale de Santé, publié en 2009
  42. http://www.elcomercio.com.pe/ediciononline/HTML/2008-04-30/la-mortalidad-infantil-peru-bajo-5116.html
  43. Tarcila Rivéra 86.
  44. Mörner, Magnus. Le métissage dans l'histoire de l'Amérique latine [Texte imprimé] / Magnus Mörner ; trad. de l'américain et préfacé par Henri Favre. Paris : Fayard, 1971| p, 155
  45. a et b https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/pe.html
  46. Un groupe d'intellectuels a dénoncé les statistiques axées sur des critères « raciaux ». Cf. Mörner, M,ibid. p. 12.
  47. CELADE, 2007
  48. Estimations de l’INEI pour l’année 2012. « Población Estimada y Proyectada, 2000-2015 » [xls],‎ 30 june, 2012 ; INEI Statistics- year 2012 (document xls).
  49. « INEI - LIMA METROPOLITANA: DISTRIBUCION DE LA POBLACION TOTAL, SEGUN DISTRITOS 1972, 1981 y 1993 »
  50. « Plan Estratégico de desarrollo integral y sostenible de Trujillo (Pag. 15) »
  51. « Plan Director de Arequipa Metropolitana 2002–2015 (Pag. 22) »
  52. Constitution de 1993, article 10
  53. María Rostworowski. 1992. Pachacamac y el Señor de los Milagros. Lima, IEP.
  54. Garcilaso de la Vega,Inca. Commentaires royaux sur le Pérou des Incas, vol. II, chap. XIX.
  55. Acronyme pour Programme for International Student Assessment en anglais ou Programme international pour le suivi des acquis des élèves en français ; c'est un ensemble d'études menées par l'OCDE et visant à la mesure des performances des systèmes éducatifs des pays membres et non membres
  56. Page 17 de la publication des résultats de l'évaluation internationale PISA dans une étude de l'UMC et du ministère de l'éducation du Pérou en 2004 (una aproximacion a la alfabetizacion lectora de los estudiantes peruanos de 15 años)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Histoire

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  • Raoul et Marguerite d’Harcourt, Les tissus indiens du vieux Pérou. (Documents d’art. Art ornemental), Paris, A. Morancé, 1924.
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]