Élection présidentielle française de 2012

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Élection présidentielle de 2012
22 avril et 6 mai 2012
Démographie électorale
Inscrits  46 066 307
Votants au 1er tour 36 584 399
  
79,48 % Red Arrow Down.svg 5,1 %
Votants au 2e tour 37 016 309
  
80,35 % Green Arrow Up.svg 1,1 %
François Hollande (Journées de Nantes 2012).jpg
François HollandePS
Voix au 1er tour 10 272 705
Voix au 2e tour 18 000 668 Green Arrow Up.svg 75.2 %
  
28,63 %
  
51,64 %
Nicolas Sarkozy on October 28, 2010.jpg
Nicolas SarkozyUMP
Voix au 1er tour 9 753 629 Red Arrow Down.svg 14.8 %
Voix au 2e tour 16 860 685 Green Arrow Up.svg 72.9 %
  
27,18 %
  
48,36 %
Front National 2010-05-01 n04.jpg
Marine Le PenFN
Voix au 1er tour 6 421 426
  
17,90 %
Jean-Luc Mélenchon (Place au Peuple) 001 (redécoupé).jpg
Jean-Luc MélenchonFG
Voix au 1er tour 3 984 822
  
11,10 %
Francois bayrou close.jpg
François BayrouMoDem
Voix au 1er tour 3 275 122 Red Arrow Down.svg 52 %
  
9,13 %
Président
Sortant
Élu

L'élection présidentielle française de 2012, dixième élection présidentielle de la Cinquième République et neuvième au suffrage universel direct, est un scrutin visant à élire le président de la République française pour un mandat de cinq ans. Elle se tient les 22 avril et  ; dans certains territoires d'outre-mer, en raison du décalage horaire, elle se déroule les 21 avril et .

Le premier tour voit s'affronter dix candidats. François Hollande, candidat du Parti socialiste, et Nicolas Sarkozy, président sortant et candidat de l'UMP, se qualifient pour le second tour, avec respectivement 28,63 % et 27,18 % des suffrages exprimés. Parmi les candidats éliminés, Marine Le Pen (17,90 %), Jean-Luc Mélenchon (11,10 %) et François Bayrou (9,13 %) obtiennent des scores significatifs. À l'issue du second tour, deux semaines plus tard, François Hollande est élu président de la République avec 18 000 668 voix et 51,64 % des suffrages exprimés, contre 16 860 685 voix et 48,36 % à son adversaire.

L'investiture du président de la République a lieu le . Le mois suivant, les élections législatives donnent une majorité à la gauche.

Logo de l'élection présidentielle française de 2012.

Modalités[modifier | modifier le code]

Le président de la République française est élu pour un mandat de cinq ans au scrutin uninominal majoritaire à deux tours[1],[2]. Conformément à la loi constitutionnelle du 23 juillet 2008 qui limite l'exercice de la présidence à deux mandats consécutifs, Nicolas Sarkozy, président de la République française depuis 2007, est éligible pour concourir à un second quinquennat. Les candidats qui veulent se présenter à cette élection doivent satisfaire aux conditions de l'élection présidentielle française.

Le Conseil constitutionnel est, selon l'article 58 de la Constitution, garant de la régularité de l'élection, de l'examen des réclamations et de la proclamation des résultats. Un cas d'empêchement d'un candidat ou du président, ou bien de vacance du pouvoir, peut selon la Constitution conduire à retarder ou bien avancer l'échéance électorale[3].

Candidats[modifier | modifier le code]

Dépôt des signatures[modifier | modifier le code]

Les candidats déclarés à l'élection présidentielle ont jusqu'au pour déposer leurs cinq cents parrainages d'élus auprès du Conseil constitutionnel[4]. En effet, selon la loi du 6 novembre 1962[5], « les présentations doivent parvenir au Conseil constitutionnel au plus tard le sixième vendredi précédant le premier tour de scrutin à dix-huit heures. »

Les 42 000 élus habilités à parrainer un candidat reçoivent directement un formulaire de présentation qu'ils peuvent renvoyer au Conseil constitutionnel sans le communiquer au candidat choisi[6]. Généralement, les candidats collectent les formulaires auprès des élus et les envoient eux-mêmes au Conseil constitutionnel[6].

Le , Nathalie Arthaud annonce avoir déposé 521 parrainages d'élus au Conseil constitutionnel[7]. Le lendemain, Jacques Cheminade annonce à son tour le dépôt de 538 parrainages[8]. Le 13 mars, Philippe Poutou revendique « entre 520 et 530 formulaires officiels »[9] (il en déposera finalement 572 au Conseil le 16[10]) et Marine Le Pen affirme, lors d'un meeting à Hénin-Beaumont, qu'elle a réussi à rassembler un nombre suffisant de parrainages pour se porter candidate[11]. Le 14 mars, Nicolas Dupont-Aignan revendique le dépôt de 708 parrainages au Conseil constitutionnel[12]. Le 15 mars, Eva Joly déclare avoir déposé 639 parrainages[13] et Jean-Luc Mélenchon annonce avoir recueilli près de 1 100 parrainages, qu'il a déposés au Conseil constitutionnel[14].

Cette règle des 500 parrainges est régulièrement critiquée par les candidats ayant du mal à les obtenir. Cette fois-ci, Marine Le Pen a longtemps affirmé ne pas savoir si elle serait en mesure de se présenter, tandis que l'écologiste Corinne Lepage, entre autres, n'a pas pu concourir, faute d'un nombre de signatures suffisant[15].

Candidatures validées[modifier | modifier le code]

Le 19 mars, le Conseil constitutionnel présente la liste des dix candidats ayant obtenu les 500 signatures requises[16]. Cette liste est publiée au Journal officiel du lendemain, dans un ordre tiré au sort et devant être respecté tout au long de la campagne officielle[17]. Le 31 mars suivant, le Journal officiel publie pour chaque candidat une liste de noms de 500 parrains tirés au sort[18].

Candidatures retirées ou n'ayant pas abouti[modifier | modifier le code]

De nombreuses autres candidatures ont été pressenties, qu'elles aient été officiellement déclarées ou simplement évoquées. Certaines de ces candidatures potentielles ont d'ailleurs été prises en considération par certains sondages, mais toutes ont été retirées ou n'ont pas abouti, notamment parce que ces personnalités n'ont pas réuni les parrainages suffisants ou ont échoué lors de l'investiture de leur parti.

Liste alphabétique des principales candidatures pressenties :

Contexte[modifier | modifier le code]

L'élection présidentielle intervient après dix-sept années de présidence de droite et dix années de majorité UMP.

Le président sortant, Nicolas Sarkozy, exerce ses fonctions depuis 2007. Les élections intermédiaires ont été difficiles pour la droite. Pendant son mandat, le président de la République a dû faire face aux conséquences de la « Grande Récession » et de la crise de la dette dans la zone euro. Il est critiqué par l'opposition pour son style de présidence et sa gestion de la crise sur le plan intérieur, bien que sa politique internationale fasse plus consensus. Alors que sa cote de popularité, tombée à un niveau très bas, remonte à partir de la fin de l'année 2011 et qu'aucune autre candidature ne se dégage à droite, sa volonté de briguer un second mandat ne fait guère de doute.

Le Parti socialiste, après avoir traversé une phase difficile au moment du congrès de Reims, a profité de l'impopularité du président Sarkozy. La candidature du directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, appuyée par sa stature internationale et des sondages très favorables, apparaissait comme acquise. Mais après les accusations d'agression sexuelle portées contre ce dernier, c'est finalement François Hollande qui est désigné candidat face à la première secrétaire du PS, Martine Aubry, à l'issue d'une primaire « ouverte ». François Hollande fait dès lors figure de grand favori de l'élection, les sondages de second tour le créditant de plus de 60 % des voix face à Nicolas Sarkozy.

À l'extrême droite, Marine Le Pen semble en position de force en raison des scores réalisés par le Front national aux élections régionales et cantonales, et des intentions de vote en sa faveur, qui atteignent un niveau inédit pour une candidature d'extrême droite. La gauche radicale apparaît quant à elle divisée, puisque plusieurs candidats s'en revendiquant sont en lice ; seul Jean-Luc Mélenchon semble se détacher. Du côté du MoDem, François Bayrou, qui se présente à nouveau après son bon score de 2007, semble promis à un score inférieur à celui réalisé cinq ans plus tôt. Les autres candidats sont qualifiés de « petits candidats », bien que par un temps, Eva Joly, désignée candidate écologiste face au médiatique Nicolas Hulot, pouvait espérer réaliser un score significatif.

Déroulement[modifier | modifier le code]

Premier tour[modifier | modifier le code]

Campagne[modifier | modifier le code]

Affiches électorales officielles pour le premier tour de la présidentielle de 2012 ; Montpellier (Hérault).

La campagne officielle débute le , au lendemain de l'annonce de la liste des candidats par le Conseil constitutionnel. Lors des trois premières semaines, un principe d'équité doit régir le traitement des informations et les candidats ont un temps de parole identique dans les médias télévisés et radio. Au cours des deux dernières semaines, les candidats ont un traitement strictement égal (temps de parole et heures de diffusion identiques) dans l'ensemble des médias télévisés et radio, et des spots de campagne sont diffusés. Cette règle n'est pas sans effet : Dominique Souchier doit mettre fin à ses deux émissions sur Europe 1, Le Grand Jury fait des émissions à thème, sans invité, tandis que les chaînes d'information en continu compensent en plein milieu de la nuit, tant que c'était légal, le temps d'antenne dû aux petits candidats[38]. Les chaînes de télévision en France métropolitaine doivent brouiller leur signal pour ne pas diffuser des messages « ayant un caractère de propagande électorale », car les ultramarins votent un jour avant les électeurs de la métropole[39]. Le CSA reçoit ainsi moult pressions pour déroger à cette règle[40], mais c'est, in fine, le Conseil constitutionnel qui veille à son respect.

Le début de la campagne officielle est perturbée par les tueries de mars 2012 à Toulouse et Montauban et déclarée « suspendue » par certains candidats[41],[42]. Selon Jean-Luc Mélenchon, la poursuite de la campagne est au contraire « un acte de résistance morale, intellectuelle et affective »[43]. D'autres candidats mettent en garde contre une possible récupération politique des évènements, comme Philippe Poutou, qui redoute un possible « calcul politique derrière pour faire diversion par rapport à la crise »[44].

La campagne est aussi marquée par la montée des intentions de vote en faveur candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, qui passe d'environ 6 % début janvier[45] à 17 % à moins de deux semaines du premier tour[46]. La popularité croissante de Jean-Luc Mélenchon se manifeste aussi par le succès populaire de ses meetings en plein air (120 000 personnes revendiquées le 18 mars à Paris, place de la Bastille[47], puis 70 000 le 5 avril à Toulouse, place du Capitole[48] et à nouveau 120 000 le 14 avril à Marseille sur les plages du Prado[49]). Le 10 avril, 47 % des répondants à une enquête de l'Ifop estiment qu'il est le candidat menant la meilleure campagne, devant Nicolas Sarkozy, cité par 19 % des sondés[50]. D'après Europe 1, qui publie une analyse hebdomadaire sur le sujet, Jean-Luc Mélenchon est aussi le candidat le plus populaire sur les réseaux sociaux sur Internet[51].

Le 15 avril, Nicolas Sarkozy et François Hollande donnent meeting à Paris, respectivement place de la Concorde et devant le château de Vincennes, revendiquant chacun au moins 100 000 participants[52].

Pendant la campagne, Marine Le Pen assigne Eva Joly en justice. Cette dernière l'avait accusée d'être « l'héritière de son père milliardaire par un détournement de succession ». Déclarées « irrecevables » en première instance, les poursuites engagées par la candidate du Front national sont finalement jugées en appel, où Eva Joly est relaxée au « bénéfice de la bonne foi »[53].

Débats télévisés[modifier | modifier le code]

Pour la première fois dans l'histoire, la totalité des candidats participe avant le premier tour à une émission, d'égal à égal. Si le projet d'une émission à dix a échoué du fait du refus des deux favoris[54], France 2 diffuse finalement deux « débats à cinq », qui prennent en réalité la forme de succession d'interviews sans que les candidats ne se croisent sur le plateau, dans l'émission Des paroles et des actes, présentée par David Pujadas. Le 11 avril, se succèdent Nicolas Dupont-Aignan, François Hollande, Eva Joly, Marine Le Pen et Philippe Poutou, puis le lendemain, Nathalie Arthaud, François Bayrou, Jacques Cheminade, Jean-Luc Mélenchon et Nicolas Sarkozy. Au niveau des audiences, Jean-Luc Mélenchon est le candidat le plus suivi, avec 4,7 millions de téléspectateurs à l'heure de son passage sur le plateau de France 2, suivi par Nicolas Sarkozy (4,3 millions de téléspectateurs)[55].

Le 16 avril, un « débat à dix » est organisé dans l'émission Mots croisés présentée par Yves Calvi, mais seulement cinq candidats sont présents : Nicolas Dupont-Aignan, Eva Joly, Nathalie Arthaud, Jacques Cheminade et Philippe Poutou. Les cinq autres candidats sont représentés par Nathalie Kosciusko-Morizet (porte-parole de Nicolas Sarkozy), Jean-Marc Ayrault (conseiller spécial de François Hollande), François Delapierre (directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon), Florian Philippot (directeur stratégique et porte-parole de Marine Le Pen) et Marielle de Sarnez (directrice de campagne de François Bayrou).

Tenue du scrutin[modifier | modifier le code]

Résultats du scrutin du premier tour en Métropole : candidat en tête par commune.
  •      François Hollande
  •      Nicolas Sarkozy
  •      Marine Le Pen
  •      Jean-Luc Mélenchon
  •      François Bayrou
  •      Eva Joly
  •      Nicolas Dupont-Aignan
  •      égalité

Le scrutin se déroule le dimanche , les horaires d'ouverture des bureaux de vote variant selon les villes : la règle commune est de 8 heures à 18 heures[56], mais l'heure de clôture est étendue à 19 ou 20 heures, heure de Paris, dans les grandes villes.

Afin d'éviter que des électeurs d'outre-mer ne soient influencés par les estimations diffusées à partir de 20 h en métropole, certains territoires votent la veille, le samedi , de h à 18 h : cela concerne les départements français d'Amérique (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Saint-Martin et Saint-Barthélemy), la Polynésie française, Saint-Pierre-et-Miquelon ainsi que les postes consulaires situés sur le continent américain, y compris Hawaï. Le dimanche est le jour régulier pour la France métropolitaine, la Réunion, Mayotte, la Nouvelle-Calédonie, les îles Wallis-et-Futuna et dans les ambassades et consulats à l'étranger[57]. Le Royaume-Uni et le Portugal, par contre, votent le même jour que la France alors que ces deux pays sont en retard d'une heure par rapport à la France, les bureaux fermant à 18 h locales.

Par rapport à la précédente élection présidentielle, on note une baisse sensible de l'utilisation des machines à voter (82 communes en 2007 pour 1,5 million d'électeurs, 64 communes en 2012 pour 1 million d'électeurs)[58],[59]. Par exemple, la ville de Lorient n'y recourt plus afin d'éviter les éventuels soupçons, ou réticences, et permettre une meilleure visibilité des différentes candidatures[60]. Aucune nouvelle autorisation n'a été donnée depuis 2007, d'autant plus que, d'après le ministère de l'Intérieur, « un scrutin avec une forte participation comme la présidentielle n'est pas forcément le meilleur moment » pour instaurer ce système de vote, qui permet d'éliminer les scrutateurs. Les machines proviennent des États-Unis. Le personnel employé en mairie opère en suivant les instructions des éditions Berger-Levrault, qui ont adapté les machines. Elles sont inspectées par Bureau Veritas[61]. Les Français établis hors de France ne peuvent voter par Internet ; pour ce faire, ils devront attendre les législatives du mois d'après.

Les médias français n'ont pas le droit de diffuser d'estimations des résultats avant la fermeture de tous les bureaux de vote, c'est-à-dire à 20 h, ce qui n'est pas le cas des médias étrangers, en particulier les francophones de Belgique et de Suisse, qui ne sont pas soumis, par leur législation, aux mêmes règles que les médias français[62].

Second tour[modifier | modifier le code]

Campagne[modifier | modifier le code]

Traditionnellement (depuis 1974 et à l'exception notable de l'élection de 2002), un débat télévisé entre les deux finalistes a lieu quelques jours avant ce second tour. Celui-ci s'est tenu le sur TF1, France 2, Public Sénat, LCP, TV5 Monde, les chaînes d'information en continu BFM TV, i>Télé et LCI mais également sur les stations de radio Europe 1, RTL, France Inter et France Info ; il était coprésenté par David Pujadas et Laurence Ferrari. Selon l'institut Médiamétrie, 17,79 millions de téléspectateurs ont suivi ce débat télévisé, score sensiblement inférieur aux 20,4 millions de téléspectateurs qui avaient suivi le débat de l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle française de 2007[63]. Durant cet entre-deux-tours, les deux candidats qualifiés poursuivent également leur débat avec des journalistes, se succédant dans les émissions sans pour autant s'affronter directement, par exemple dans la matinale de RTL le .

Durant l'entre-deux-tours, Eva Joly, Jean-Luc Mélenchon, Philippe Poutou et Jacques Cheminade appellent soit à voter pour François Hollande soit à battre Nicolas Sarkozy[64]. Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan et Nathalie Arthaud ne donnent aucune consigne de vote, la candidate du FN déclarant toutefois son intention personnelle de voter blanc[64]. Le , François Bayrou, dernier candidat battu à se prononcer, déclare qu'il votera François Hollande à titre personnel sans toutefois donner de consignes de vote à ses électeurs du premier tour[65].

Attitude des médias[modifier | modifier le code]

Les médias font l'objet de nombreuses critiques pendant et après la campagne présidentielle.

L'UMP dénonce leur partialité et les tient pour partie responsable de l'échec de son candidat, alors que le scrutin était plus serré que prévu. Ses dirigeants critiquent en particulier la virulence des attaques envers Nicolas Sarkozy et la différence de traitement médiatique avec François Hollande, notamment après les « Unes » de Libération et celle de L'Humanité comparant Sarkozy au maréchal Pétain[66],[67]. À ce sujet, Nicolas Sarkozy déclare : « Quand je pense qu'on a dit que c'est moi qui maîtrisais les médias ! Qu'est-ce que ce serait si je ne les maitrisais pas ? », tandis qu'Alain Juppé déclare n'avoir jamais vu « un tel engagement partisan de la classe médiatique contre un candidat honni, en faveur d'un futur président unanimement considéré comme déjà sacré »[68].

De son côté, le candidat socialiste, François Hollande, évoque son « grand respect pour l'institution » médiatique et déclare refuser de juger la presse quand on l'interroge sur la Une de L'Humanité, bien qu'il ait refusé de donner une interview au Figaro, jugé pro-Sarkozy[66].

Le site de critique des médias Acrimed dénonce régulièrement le mépris des médias et de leurs éditorialistes et intervieweurs vis-à-vis des candidats les plus bas dans les sondages, tels que Jacques Cheminade, Nathalie Arthaud, Philippe Poutou, Nicolas Dupont-Aignan, Eva Joly ou encore Jean-Luc Mélenchon. Sont notamment critiqués : BFM TV[69], Le Grand Journal de Canal+[70], I-Télé, RTL, Slate.fr, le Huffington Post, Le Figaro, Le Monde, L’Express, Marianne, Le Nouvel Observateur, Le Journal du dimanche, Christophe Barbier, Alain Duhamel, Jacques Julliard[71], Franz-Olivier Giesbert[72], Jean-Michel Aphatie[73] et Alain Marschall[74].

Le site web d'Acrimed dénonce aussi la remise en cause de l'égalité du temps de parole entre les candidats, l'affaiblissement de la pluralité et le déni de service public de certains médias, tels que France Inter, France Bleu, BFM TV, Europe 1, France Info, France Culture, RTL, RMC et BFM Business[75],[76].

Le documentaire DSK, Hollande, Etc. réalisé par Pierre Carles, Julien Brygo, Nina Faure et Aurore Van Opstal, retrace la manière dont la presse a successivement soutenu les candidatures de Dominique Strauss-Kahn et François Hollande ; et méprisé les candidats les moins bien placés dans les sondages. Le film montre notamment la réaction de certains journalistes influents tels que Nicolas Demorand, Laurent Joffrin, Maurice Szafran ou encore Jean-Michel Aphatie, face à leurs contradictions[77]. Il a notamment donné lieu à une polémique avec Jean-Michel Aphatie qui s'est estimé piégé par Julien Brygo, lequel s'est fait passer pour un journaliste belge de la RTBF pour obtenir un entretien avec lui[78]. Une version du film est mise en ligne sur le site personnel de Pierre Carles le 19 avril 2012, à trois jours du premier tour de l'élection[79],[80]. La version finale est envoyée par DVD durant le mois de décembre 2012 et est mise en ligne gratuitement sur les réseaux pair à pair.

Après la victoire du candidat socialiste, un sondage TNS Sofres indique que 40 % des Français considèrent que les médias ont favorisé François Hollande dans leur traitement de la campagne, contre 10 % pour Nicolas Sarkozy[81].

Selon une « consultation » réalisée par Harris Interactive et parue dans la revue Médias, 74 % des journalistes auraient voté en faveur du candidat du PS au second tour de l'élection présidentielle[82]. Ce sondage est vivement critiqué par le site web d'Acrimed, qui lui reproche de multiples biais méthodologiques, notamment d'avoir été réalisé sur un échantillon de seulement 105 journalistes (sur les 37 000 détenteurs d'une carte de presse en 2012), et de s'être limité aux journalistes présents sur le réseau social Twitter ; il lui est aussi reproché de masquer ces faiblesses méthodologique sous le terme « consultation » et d'en tirer les mêmes enseignements que s'il s'agissait d'un sondage[83].

Modalités et résultats[modifier | modifier le code]

Résultats du scrutin du second tour en Métropole : vote majoritaire par commune.
  •      François Hollande
  •      Nicolas Sarkozy
  •      Égalité

Un candidat à l'élection (au premier tour ou au deuxième tour) ne peut être élu qu'à la majorité absolue. Au premier tour, aucun des candidats n'a obtenu plus de 50 % des suffrages exprimés, ce sont donc les deux candidats en tête de ce premier tour, François Hollande (PS) et Nicolas Sarkozy (UMP), qui sont retenus pour participer au second tour, deux semaines après le premier, c'est-à-dire le dimanche (le samedi dans les cas précisés à la section Période de scrutin). Il est remporté par François Hollande qui est élu président de la République.

La participation est de 80,35 %. François Hollande est élu septième président de la Ve République avec 51,64 % des suffrages exprimés.

Le nombre de bulletins blancs ou nuls, supérieur à deux millions, est le plus élevé jamais observé au second tour d'une élection présidentielle en France, mais le troisième seulement en pourcentage des votants (5,82 % alors qu'on en avait enregistré 5,97 % à l'élection présidentielle de 1995 et 6,42 % à celle de 1969)[84]. Comme Jacques Chirac en 1995, François Hollande est ainsi élu par moins de 50 % des votants[85].

Sondages[modifier | modifier le code]

Parmi les sondages publiés et contrôlés par la Commission des sondages, leur nombre a connu une augmentation de 35 % par rapport à l'élection présidentielle de 2007[86].

Avant le premier tour[modifier | modifier le code]

Cette élection est marquée par la suprématie des candidats socialistes dans les sondages. Avant que n'éclate l'affaire du Sofitel de New York, le directeur général du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn, apparaît comme le mieux placé face à Nicolas Sarkozy. Un sondage LH2 réalisé au début du mois de va même jusqu'à le créditer d'une avance de 30 points sur le président sortant, avec 65 % d'intentions de vote au second tour. L'avance de François Hollande et Martine Aubry, autres candidats potentiels, est moindre, mais reste très importante. De l'avis général, il semble alors difficile pour Nicolas Sarkozy de refaire son retard en seulement quelques mois de campagne. L'hypothèse d'un « 21 avril à l'envers » est même évoqué au début de l'année 2011, quand plusieurs sondages placent la candidate du Front national, Marine Le Pen, devant le président sortant.

À l'issue d'une primaire « ouverte », François Hollande, fraîchement désigné candidat du PS, conforte son avance : un sondage BVA, réalisé courant , le crédite ainsi de 16 points d'avance sur Nicolas Sarkozy au premier tour et de 28 au second. Mais par la suite, l'avance du candidat socialiste s'effrite, en particulier avec l'annonce de candidature du président sortant et le début de la campagne officielle. Son avance reste néanmoins confortable, en particulier au second tour, où il ne descend jamais en dessous de 54 % d'intentions de vote. C'est au premier tour que l'écart se resserre le plus, Nicolas Sarkozy passant un temps en première position.

La baisse d'intentions de vote en faveur du candidat socialiste au premier tour s'explique en partie par la percée de Jean-Luc Mélenchon, qui passe de 8 % en février à environ 15 % quelques jours avant le premier tour. Pour les commentateurs, il constitue la véritable surprise de la campagne et l'hypothèse qu'il s'impose comme le « troisième homme », devant Marine Le Pen, apparaît crédible.

De son côté, le candidat du MoDem, François Bayrou, baisse régulièrement dans les études d'opinion, tandis que les « petits candidats » ne dépassent guère les 2 %, y compris Eva Joly, qui avait pourtant frôlé la barre des 10 % en 2011.

Entre-deux tours[modifier | modifier le code]

Juste avant le premier tour, François Hollande bénéficiait d'une avance de 8 à 14 points dans l'hypothèse d'un duel face à Nicolas Sarkozy. Même si son avance reste importante, les premiers sondages réalisés après le 22 avril indiquent que l'écart se réduit de façon sensible. Cette évolution se poursuit la deuxième semaine de campagne et les tous derniers sondages lui accordent une avance de 5 à 7 points. Finalement, l'écart sera encore moindre, puis François Hollande l'emportera avec 51,64 % des suffrages, soit seulement 3,28 points de plus que son adversaire.

Pendant cette campagne, les sondages ont été très critiqués, en particulier par des partisans de Nicolas Sarkozy, qui ont accusé les instituts d'avoir favorisé le candidat socialiste en surestimant les intentions de vote en sa faveur, aussi bien au premier tour, où même les sondages sortis des urnes accordaient une avance trop importante à François Hollande par rapport aux résultats définitifs, qu'au second.

Répartition sociologique du vote[modifier | modifier le code]

Un sondage Ipsos/Logica, réalisé dans les jours qui précédaient le premier tour, indique que les ouvriers avaient majoritairement l'intention de voter pour un candidat de droite ou d'extrême droite (51 %) plutôt que pour un candidat de gauche (40 %) ou du centre (9 %)[87]. Dans le détail, les ouvriers semblaient vouloir voter avant tout pour Marine Le Pen (29 %) et François Hollande (27 %)[87]. Le même sondage signale que les jeunes électeurs (18-24 ans) souhaitaient voter en priorité pour François Hollande (29 %), Nicolas Sarkozy (27 %), puis Marine Le Pen (18 %)[87]. Les retraités auraient quant à eux voté avant tout pour les deux candidats qualifiés pour le second tour : d'abord Nicolas Sarkozy (38 % selon OpinionWay, 37 % selon l'Ifop) puis François Hollande (31 % selon OpinionWay, 32 % selon l'Ifop)[88].

À l'issue du second tour, un sondage CSA indique que les catégories populaires ont majoritairement voté pour François Hollande (60 %), parmi lesquels 70 % des ouvriers, mais que les électeurs de ces catégories qui avaient opté pour Marine Le Pen au premier tour s'étaient majoritairement reporté sur l'abstention ou le vote blanc (38 %)[89].

Selon une étude réalisée par l'institut de sondages OpinionWay, 93 % des électeurs musulmans (qui représentent environ deux millions de personnes) ont voté pour François Hollande lors du second tour[90]. D'après une autre étude, réalisée par l'institut Harris Interactive, 79 % des catholiques pratiquants ont voté pour Nicolas Sarkozy au second tour[91].

Résultats[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente les résultats proclamés par le Conseil constitutionnel, le 25 avril pour le premier tour et le 10 mai pour le second.

Premier tour
Second tour
Nombre % des
inscrits
% des
votants
Nombre % des
inscrits
% des
votants
Inscrits 46 028 542 46 066 307
Votants 36 584 399 79,48 % 37 016 309 80,35 %
  suffrages exprimés 35 883 209 77,96 % 98,08 % 34 861 353 75,68 % 94,18 %
  bulletins blancs ou nuls 701 190 1,52 % 1,92 % 2 154 956 4,68 % 5,82 %
Abstentions 9 444 143 20,52 % 9 049 998 19,65 %
Candidat
Parti politique
Voix % des
exprimés
Voix % des
exprimés
  François Hollande
Parti socialiste, soutenu par le Parti radical de gauche, le Mouvement républicain et citoyen, Génération écologie et Cap21
10 272 705 28,63 % 18 000 668 51,64 %
  Nicolas Sarkozy
Union pour un mouvement populaire, soutenu par le Parti radical, le Nouveau Centre, le Parti chrétien-démocrate et Chasse, pêche, nature et traditions
9 753 629 27,18 % 16 860 685 48,36 %
  Marine Le Pen
Front national
6 421 426 17,90 %
  Jean-Luc Mélenchon
Front de gauche
3 984 822 11,10 %
  François Bayrou
Mouvement démocrate
3 275 122 9,13 %
  Eva Joly
Europe Écologie Les Verts
828 345 2,31 %
  Nicolas Dupont-Aignan
Debout la République
643 907 1,79 %
  Philippe Poutou
Nouveau Parti anticapitaliste
411 160 1,15 %
  Nathalie Arthaud
Lutte ouvrière
202 548 0,56 %
  Jacques Cheminade
Solidarité et progrès
89 545 0,25 %
Sources : site officiel du Conseil constitutionnel : premier tour, second tour


Structure des votes[modifier | modifier le code]

Réactions internationales[modifier | modifier le code]

Comptes de campagne[modifier | modifier le code]

Le , sont publiées dans le Journal officiel les dépenses de chaque candidat, comptabilisées par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques[98] :

Le plafond de dépenses pour le premier tour était de 16,851 millions d'euros remboursables au maximum à 47,5 %, soit 8,004 millions d'euros. Les candidats qui ont obtenu moins de 5 % des suffrages exprimés reçoivent un remboursement maximal de 4,75 % du plafond, soit 0,8 million d'euros. Au second tour, le plafond était de 22,509 millions d'euros remboursables au maximum à 47,5 %, soit 10,692 millions d'euros.

En , la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques rejette le compte de campagne de Nicolas Sarkozy en prenant en compte des dépenses antérieures à sa déclaration de candidature. Nicolas Sarkozy forme, le mois suivant, un recours devant le Conseil constitutionnel[99]. Ses comptes de campagne sont finalement rejetés en juillet 2013[100] ; la perte pour l'UMP devrait avoisiner 11 millions d'euros[101].

Élections législatives[modifier | modifier le code]

Les élections législatives qui se sont déroulées les 10 et font partie d'une séquence, depuis l'instauration du quinquennat, dont l'objectif affiché est de réduire le risque de cohabitation[102],[103] et de confirmer le principe de « légitimité subordonnée » et la tendance de l'élection présidentielle[104]. Ce calendrier est issu de l'instauration du mandat présidentiel quinquennal en 2000 et de la fixation au 3e mardi du mois de juin de la fin des pouvoirs de l'Assemblée nationale, cinq ans après son élection[105].

Depuis le début de la Ve République, le président nomme un Premier ministre membre de la majorité parlementaire issu de son camp politique, ou dans une situation éventuelle de cohabitation lorsque l'opposition est majoritaire à l'Assemblée nationale[106]. La XIVe législature s'ouvrira le 26 juin 2012[107], mais le président élu conserve le choix d'un Premier ministre issu de son propre parti entre sa prise de fonction et le début de la session parlementaire.

Une partie des médias et de la classe politique utilisent l'expression de « troisième tour », par rapport aux deux tours de l'élection présidentielle, pour qualifier ces élections législatives[108],[109],[110],[111],[112].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Candidate d'Europe Écologie Les Verts, également soutenue par : Mouvement écologiste indépendant, Fédération régions et peuples solidaires
  2. Candidate du Front national, également soutenue par : le Rassemblement pour l'indépendance de la France, Souveraineté, indépendance et libertés
  3. Selon les statuts de l'UMP, Nicolas Sarkozy doit passer par un Congrès et Pour être le candidat de l'UMP, Sarkozy doit passer par un congrès
  4. Candidat de l'Union pour un mouvement populaire, également soutenu par : Chasse, pêche, nature et traditions, Nouveau Centre, Parti chrétien-démocrate, Parti radical, La Gauche moderne, Les Progressistes, Le Chêne, Convention démocrate
  5. Composé des partis suivants : Parti communiste français, Parti de gauche, Gauche unitaire, République et socialisme, Convergences et alternative, Parti communiste des ouvriers de France, Fédération pour une alternative sociale et écologique
  6. Candidat du Front de gauche, également soutenu par : Les Alternatifs, Organisation de Femmes Égalité, Mouvement politique d'éducation populaire, Rassemblement des cercles communistes, Europe-Liberté, Alternative démocratie socialisme
  7. Candidat du Mouvement démocrate, également soutenu par : Alliance centriste, Parti libéral démocrate
  8. Candidat de Debout la République, également soutenu par : France bonapartiste, Démocratie et République, Porinetia Ora, Nouvelle Action royaliste
  9. Candidat du Parti socialiste, également soutenu par : Parti radical de gauche, Mouvement républicain et citoyen, Génération écologie, Mouvement unitaire progressiste, Homosexualités et socialisme, Cap21, Nouvel espace progressiste

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'article 6 de la constitution dispose à l'alinéa premier que « le président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. »
  2. L'article 7 de la constitution dispose à l'alinéa premier que « le président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages exprimés. Si celle-ci n'est pas obtenue au premier tour de scrutin, il est procédé, le quatorzième jour suivant, à un second tour. »
  3. L'article 7 de la constitution précise ces cas d'élection anticipée ou retardée :
    • Une vacance du pouvoir déclarée définitive (alinéa 5) provoque une élection ;
    • Le décès ou l'empêchement d'un candidat déclaré, dans la dernière semaine de dépôt des candidatures (alinéa 6) peut motiver un report de l'élection par le Conseil constitutionnel ;
    • Le décès ou l'empêchement d'un candidat, avant le premier tour (alinéa 7) fait reporter l'élection ;
    • Le décès ou l'empêchement d'un candidat en ballotage au second tour, ou celui d'un candidat qui aurait pu être au second tour mais s'est désisté (alinéa 8) entraîne le redémarrage de toutes les opérations électorales.
  4. « Parrainages - Élection présidentielle 2012 », sur Conseil constitutionnel
  5. « Loi du 6 novembre 1962 voir l'article 3 » (consulté le 5 mai 2012)
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  8. « Cheminade a déposé ses 500 signatures », sur TF1 News,‎ 8 mars 2012 (consulté le 8 mars 2012)
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  10. « Les candidats à la présidentielle déposent leurs parrainages », sur Le Nouvel Obs,‎ 16 mars 2011 (consulté le 16 mars 2012)
  11. « Marine Le Pen trouve ses 500 signatures et entre officiellement en campagne », sur La Voix du Nord,‎ 14 mars 2012
  12. « Parrainages : le record de Nicolas Dupont-Aignan », sur Le Point,‎ 14 mars 2012 (consulté le 14 mars 2012)
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  14. « Près de 1.100 signatures d'élus recueillies par Mélenchon », sur Libération,‎ 15 mars 2012 (consulté le 15 mars 2012)
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  95. (ca)"Martí felicita Hollande per la victòria i ofereix la seva col·laboració per continuar estrenyent els lligams", Diari Andorra, 7 mai 2012
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  106. « Une procédure qui structure le temps et l’espace politiques »., CEVIPOF, CNRS.
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  110. Jonathan Bouchet-Petersen, « Quel troisième tour pour François Hollande ? », sur liberation.fr,‎ 7 mai 2012 (consulté le 14 mai 2012)
  111. Gérard Bon, « Marine Le Pen déjà engagée dans le troisième tour », sur tempsreel.nouvelobs.com,‎ 25 avril 2012 (consulté le 14 mai 2012)
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Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]