1979

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Icône de redirection Cette page concerne l'année 1979 (MCMLXXIX en chiffres romains) du calendrier grégorien. Pour la chanson des Smashing Pumpkins, voir 1979 (chanson).

Années :
1976 1977 1978  1979  1980 1981 1982

Décennies :
1940 1950 1960  1970  1980 1990 2000
Siècles :
XIXe siècle  XXe siècle  XXIe siècle
Millénaires :
Ier millénaire  IIe millénaire  IIIe millénaire


Chronologies géographiques :
Afrique, Amérique (Canada (Alberta, Colombie-Britannique, Île-du-Prince-Édouard, Manitoba, Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick, Ontario, Québec, Saskatchewan, Terre-Neuve-et-Labrador, Territoires du Nord-Ouest et Yukon) et États-Unis (Louisiane)) et Europe (Belgique, France, Italie et Suisse)


Chronologies thématiques :
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Calendriers :
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Événements[modifier | modifier le code]

  • Les négociations pour la reprise des relations bilatérales entre la Chine et l’Union soviétique qui débutent fin 1979 sont interrompues au début de 1980, avant de reprendre en 1982.
18 juin : accords SALT 2
  • 26 - 27 mars : conférence de l’OPEP. Le prix du pétrole augmente de 20 %. Début du deuxième choc pétrolier.
  • 15 - 18 juin : accords SALT 2 signés à Vienne par Brejnev et Carter, ils ne seront jamais ratifiés du fait de l'invasion de l'Afghanistan.
  • 28 - 29 juin : sommet du G7 à Tokyo qui refuse toute régulation à l’échelle internationale concertée face au second choc pétrolier et à l’inflation mondiale. Tôkyô et Bonn rejoignent Paris pour imputer la responsabilité du second choc pétrolier au laxisme monétaire et au gaspillage énergétique des États-Unis.

Afrique[modifier | modifier le code]

Amérique[modifier | modifier le code]

29 mars : Révolution sandiniste. Graffiti photographié en 1980
Articles détaillés : 1979 au Canada et 1979 aux États-Unis.

Océanie, Pacifique et Antarctique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 1979 en Nouvelle-Calédonie.

Asie[modifier | modifier le code]

Janvier : fin du Kampuchéa démocratique, le régime des Khmers rouges au Cambodge. Entre 1975 et 1979, le régime de Pol Pot a fait périr plus d’un million de Cambodgiens sur 7 à 8 millions.

Proche-Orient[modifier | modifier le code]

  • Février : incidents de frontière entre l’Irak et l’Iran.
  • Mars : Jimmy Carter doit intervenir, mais ne parvient pas à modifier la nouvelle orientation de l’accord israélo-égyptien qui laisse de côté la question des territoires.
  • 26 mars : traité de paix entre l'Égypte et Israël (Washington) mettant fin à la guerre qui durait depuis 1948[11]. L'Égypte reconnaît l'État israélien, qui évacue le Sinaï.
  • Avril : face à la menace iranienne, l’Irak conclu avec l’Arabie saoudite un accord de sécurité par lequel l’Irak s’engage à défendre l’Arabie saoudite en cas d’agression iranienne ou de menace soviétique.
  • 18 avril[12] : Saad Haddad proclame l’État du Liban libre dans la région qu’il contrôle (Liban du Sud). La Syrie ne parvient pas à dominer le réduit chrétien et diminue son engagement au Liban.
  • 26 mai : Israël restitue officiellement à l'Égypte la ville d'El Arich, capitale du Sinaï, en application des accords de Camp David. Pour sortir de l’impasse, la question des territoires jordaniens et syriens occupés par Israël est occultée, ainsi que les problèmes des implantations de colons juifs en Cisjordanie et à Gaza, du statut ultime de Jérusalem et de l’autonomie palestinienne. La coalition arabe anti-israélienne perd sa principale force militaire.
  • 29 mai : les pourparlers sur l’autonomie palestinienne reprennent entre l'Égypte et Israël en même temps que le retrait israélien du Sinaï (1979-1982).
  • 6 juin : attentats islamistes en Syrie. Un commando attaque l’école d’artillerie d’Alep et assassine 83 cadets, tous de confession alaouite. Le mouvement islamiste s’implante surtout dans les grandes villes du Nord (Alep, Hama, Homs, Lattaquié) et délaisse Damas solidement tenue par les forces armées et policières du régime.
  • 16 juillet : Saddam Hussein devient Président de la République en Iraq après avoir écarté du pouvoir son oncle, le général Ahmad Hasan al-Bakr, dirigeant baasiste historique. Il cumule les fonctions de président de la République, secrétaire général du Ba’th, chef du conseil de commandement de la révolution et commandant en chef des forces armées. Dans les jours qui suivent, ses opposants au sein du Ba’th, en majorité chiites, sont éliminés
  • 25 octobre : traité de Moscou entre L'URSS et le Yémen du Sud[13]. Les tensions entre le Yémen du Sud et le Yémen du Nord, aiguisées par la découverte de gisements pétroliers sur des frontières mal définies, poussent le gouvernement du sud à s’allier avec l’Union soviétique, à laquelle il accorde des facilités navales et aériennes.
  • 20 novembre : un groupe d’exaltés s’empare de la grande mosquée de La Mecque et proclame son chef le mahdi, homme guidé par Dieu. Les forces de polices saoudiennes, aidées par un contingent du GIGN français, reprennent le contrôle des lieux après quinze jours de siège. Les insurgés sont tous exécutés.
  • Novembre : les populations chiites du royaume saoudien, qui n’ont pas le droit de célébrer leurs culte, prises dans l’exaltation de la révolution iranienne, organisent des manifestations religieuses (Achoura) immédiatement réprimées par la police (19 morts).
  • Expulsion des chiites d’origine iranienne d'Irak.

Iran[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Révolution iranienne.
  • 16 janvier : départ pour l'exil du shah d'Iran Mohammad Reza Pahlavi, atteint d’un cancer.
  • 1er février : proclamation de la république islamique en Iran. L’ayatollah Khomeyni, alors en exil en France, rentre en Iran et fonde une république islamique basée sur le retour à la pureté religieuse et sur le rejet de l’occidentalisation.
  • 11 février : l’ayatollah Khomeyni annonce la victoire de la révolution et prend le pouvoir. Il établit une théocratie autoritaire où il s’attribue le pouvoir suprême d’arbitrage. Mehdi Bazargan devient son premier ministre (fin le 5 novembre).
  • 30 mars: la république islamique est approuvée par référendum.
  • Avril : deuxième choc pétrolier à la suite de la révolution iranienne. Les grèves dans l’industrie iranienne du pétrole stoppent les exportations iraniennes et déclenchent une seconde vague de panique chez les pays consommateurs, qui effectuent des achats de précaution. Le cours du baril de brut triple, de 12,70 à 36 dollars entre 1979 et 1980.
  • 4 novembre : crise iranienne des otages. Quand Jimmy Carter accepte que le shah se fasse soigner à New York, des extrémistes iraniens contrôlés par le nouveau pouvoir occupent l’ambassade américaine de Téhéran et détiennent 66 otages pendant quinze mois (fin le ).
  • L’Iran de Khomeyni, hostile au "grand Satan" américain, déteste aussi l’Union soviétique et lui barre l’accès au golfe Persique et aux gisements pétroliers. Il suscite son inquiétude de voir s’étendre la contestation religieuse en Asie centrale soviétique, une des raisons de l’intervention en Afghanistan.

Europe[modifier | modifier le code]

Chronologies thématiques[modifier | modifier le code]

Tauromachie[modifier | modifier le code]

Naissances en 1979[modifier | modifier le code]

Décès en 1979[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]