Tramway de Nantes
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| Tramway de Nantes | |
| Situation | Nantes, |
|---|---|
| Type | Tramway |
| Entrée en service | 1985 |
| Longueur du réseau | 43,5 km |
| Lignes | 3 |
| Stations | 84 |
| Rames | Alsthom TFS Adtranz Incentro |
| Fréquentation | 266 300 passagers par jour[1] |
| Écartement des rails | 1 435 mm |
| Propriétaire | Nantes Métropole |
| Exploitant | Semitan |
| Vitesse moyenne | 25 km/h[réf. nécessaire] |
| Lignes du réseau | 1 ; 2 ; 3 |
| Réseaux connexes | BusWay Navibus Lignes de bus de Nantes |
Le tramway de Nantes est le premier réseau moderne de tramway à être implanté en France exploité par la Société d'économie mixte des transports en commun de l'agglomération nantaise (Semitan).
Il est le quatrième plus important réseau de tramway en France, après ceux de Lyon, Bordeaux et Strasbourg. Il possède 84 stations réparties sur 3 lignes. Le réseau comporte 43,5 km de lignes à 2 voies et transporte chaque jour 266 300 passagers [2] soit 65,650 millions par an (2008)[3].
Il débuta son exploitation commerciale le 13 décembre 1879[4] avec un tramway à air comprimé qui reliait Doulon (à l'est) à la Gare Maritime (à l'ouest) puis le réseau est électrifié à partir de 1911[5] jusqu'en 1917[5] ou le tramway pneumatique disparait. Le réseau s’est ensuite densifié jusqu' au 25 janvier 1958[5][6] où il disparait pour réapparaitre le 7 janvier 1985[6] entre Commerce et Haluchère.
Sommaire |
[modifier] Lignes historiques
À Nantes, en 1826 , Étienne Bureau, petit-fils d'armateur , imagine un véhicule pour transporter les employés entre les bureaux situé dans la rue Jean-Jacques Rousseau et les entrepôts Salorges où se trouvent les services de la Douane. Il créé alors le premier omnibus. Dès 1840, trois nouvelles compagnies s’attaquent à son monopole, les Nantaises, les Favorites et les Bretonnes. En 1845, W. Derrien devient patron des Bretonnes. En 1852, une quatrième societé arrive, les Hirondelles. Au total une trentaine d’omnibus circule à travers les rues encombrées de piétons, de diligences, etc. En 1875, la municipalité opte pour le tramway dont la réalisation est confiée à la Société des moteurs à air comprimé. Le 7 novembre 1876, la ville autorise Louis Mékarski à exploiter une ligne de tramway reliant Doulon à la gare maritime, via la place du Commerce. Nantes devient ainsi la première ville à exploiter ce nouveau genre de locomotion pour les transports en commun. Et en 1898, les omnibus à chevaux disparaissent de Nantes. Angers, Clermont-Ferrand ou Zurich suivent l’exemple nantais. En 1911, ce sont 39 kilomètres de lignes qui desservent la ville, transportant déjà douze millions de voyageurs par an. Le 5 mai 1911, le maire, Paul Bellamy, annonce l’électrification du réseau. La guerre est déclarée lorsque les travaux viennent de commencer. En 1915, 8 lignes sont en service, et les travaux ne s’achevèrent qu’en décembre 1919.
Dans les années 1970, Nantes lance le tramway moderne sous le mandat d’Alain Chénard élu maire en 1977. À l’époque, l'agglomération possèdant un des plus grands réseaux de bus de France[réf. nécessaire], exploitée par la Semitan. En 1979, est mis en place une équipe technique pour le projet de tramway.
2 avril 1984 : livraison de la première rame.
7 janvier 1985 : début de l'exploitation commerciale de la première ligne, reliant Bellevue à la Haluchère.
En septembre 1992, une deuxième ligne est ouverte reliant Orvault à Pirmil. En 2000 une troisième ligne est ouverte reliant Plaisance à Hôtel-Dieu, ainsi que le prolongement des deux premières lignes. Aujourd’hui Nantes possède 43.5 km de voies de tramway réparties sur 3 lignes.
[modifier] Le réseau actuel
[modifier] Ligne 1
Beaujoire <> François Mitterrand
Renfort ligne 1 : Hôpital Bellier <> Jamet
- Inauguration : 1985
- Longueur de ligne : 17,6 km[réf. nécessaire]
- Stations desservies : 33
- Fréquentation : 110 000 voyageurs par jour[réf. nécessaire]
- Fréquentation annuelle : 27,6 millions de voyageurs[réf. nécessaire]
C'est la 1re ligne à avoir été mise en service le 7 janvier 1985. Elle reliait alors le quartier de Bellevue (à l'ouest) à celui de la Haluchère (à l'est), via le centre ville où elle dessert notamment la Médiathèque centrale, la place du Commerce et la gare SNCF Nord.
Elle a été prolongée une première fois, à l'est, en 1989 pour desservir le stade de la Beaujoire et le Parc des Expositions de la Beaujoire.
Le second prolongement, à l'ouest, dessert la zone Atlantis à Saint-Herblain depuis 2000.
Depuis septembre 2007, les renforts de la ligne 1 (qui effectuaient la liaison Hôpital Bellier <> Gare Maritime) vont jusqu'à la station Jamet (fermée en 2000 après le prolongement de la ligne 1 vers François Mitterrand), au lieu de s'arrêter à Gare Maritime. Pour la rentrée 2007 la station Jamet à été rouverte : environ 1 rame sur deux effectue son terminus à cette station et repart dans l'autre sens.
[modifier] Ligne 2
Gare de Pont Rousseau - Orvault Grand Val
Renfort ligne 2 : École Centrale - Audencia <> Hôtel Dieu
- Inauguration : 1994
- Longueur de la ligne : 11,7 km[réf. nécessaire]
- Stations desservies : 25
- Fréquentation : 84 500 voyageurs par jour[réf. nécessaire]
- Fréquentation annuelle : 24,1 millions de voyageurs[réf. nécessaire]
Inaugurée en 1994, elle reliait initialement le centre commercial de Grand Val à Orvault au sud de la Loire vers Rezé (notamment la médiathèque baptisée Espace Diderot et le parc des expositions de la Trocardière), via le Campus du Tertre (au nord de Nantes) et le Cours des 50 otages.
Son prolongement au sud vers le nouveau quartier de la Neustrie à Bouguenais, a été mis en service le 29 août 2005. À la rentrée 2007 son parcours a été diminué pour effectuer son terminus à la Gare de Pont-Rousseau. L'ancien tracé du tronçon sud a été repris par la ligne 3.
[modifier] Ligne 3
Neustrie - Marcel Paul
- Inauguration : 2000
- Longueur de la ligne : 14,1 km[réf. nécessaire]
- Stations desservies : 32
- Fréquentation : 71 200 voyageurs par jour[réf. nécessaire]
- Fréquentation annuelle : 11,8 millions de voyageurs[réf. nécessaire]
Elle a été mise en service en 2000, entre l'Hôtel-Dieu et Plaisance, puis prolongée le 5 avril 2004 jusqu'au pied de l'immeuble du Sillon de Bretagne à Saint-Herblain).
En 2007, la ligne a de nouveau été prolongée (vers le sud) en reprenant l'itinéraire de la ligne 2 jusqu'à Neustrie, cette dernière effectuant désormais son terminus à la gare de Pont-Rousseau.
Le 5 janvier 2009, un troisième tronçon de 600 mètres au nord du Sillon de Bretagne a été mis en service jusqu'au dépôt de la Semitan situé sur le boulevard Marcel Paul à Saint-Herblain, avec la création d'une nouvelle station terminus.
[modifier] Matériel roulant
La Semitan exploite sur ses rails deux types de rames. Ces rames, réparties dans trois dépôts, constituent un parc de 79 tramways.
- Motrice Jeumont n°144, pièce de musée du réseau nantais. Cette motrice, datant du premier réseau de tramway nantais circule encore lors de manifestations ou d'événements ponctuels.
[modifier] Alsthom TFS
- Rames Alsthom TFS : ce sont les premières rames commandées par la Semitan pour la 1re ligne. Elles circulent sur les lignes 1 et 2 ;
- rames en circulation : 46
- longueur : 39,15 m
- largeur : 2,30 m
- hauteur : 3,25 m
- poids : 51,96 t
- capacité : 353 places (58 assises, 285 debout)
- voitures : 2 longues à plancher haut, enserrant une plus petite à plancher bas.
- bogies : 4 (2 moteurs et 2 porteurs)
- accès : 2 x 6 doubles-portes coulissantes + 2 x 2 portes simples coulissantes.
[modifier] Adtranz Incentro
- Rames Adtranz Incentro : fabriquées par le constructeur allemand Adtranz (désormais racheté par le Canadien Bombardier). Elles circulent sur les lignes 1 et 3.
- rames en circulation : 33
- longueur : 36,42 m
- largeur : 2,40 m
- hauteur : 3,28 m
- poids : 38,7 t
- capacité : 322 places (72 assises et 250 debout)
- Voitures : 5 à plancher bas (dont une "mini" centrale)
- Bogies : 3 (2 moteurs et 1 porteur)
- accès : 2 x 6 doubles-portes coulissantes.
[modifier] Extensions à venir
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Cet article ou cette section contient des informations sur des projets de transport à Nantes.
Il se peut que ces informations soient de nature spéculative et que leur teneur change considérablement alors que les évènements approchent.
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[modifier] Interconnexion des lignes 1 et 2
Dans l'objectif à terme, de créer une rocade tramway, la ville de Nantes et la Semitan vont mettre en place une interconnexion des lignes 1 et 2 au nord. En effet, le réseau de tramway de Nantes, ainsi que la majorité du réseau bus se composent de lignes "en étoile", c'est à dire partant du centre-ville vers l'agglomération ; ce principe est contraignant dans le sens où il faut obligatoirement passer par le centre-ville pour récupérer une autre ligne de tramway ; la station Commerce étant le point de convergence des 3 lignes de tramway et de nombreuses lignes de bus.
Grâce à cette interconnexion, on pourra ainsi passer de la ligne 2 à la ligne 1 par le nord, facilitant ainsi les déplacements dans toute cette partie de l'agglomération.
Le nouveau tronçon, d'une longueur de 2,75 km, prévoit la création de 3 nouvelles stations, dont l'une permettra de se connecter directement au futur tram-train Nantes - Châteaubriant. Ce tronçon sera emprunté par la ligne 1 et la ligne 2. Sur la ligne 1, une rame sur deux fera donc son terminus à Facultés, de l'autre côté de l'Erdre, alors que sur la ligne 2, une rame sur deux fera son terminus au pôle d'échange Haluchère sur la rive droite. A noter que l'actuelle station sera déplacée de quelques mètres, en vue de l'arrivée du tram-train.
Les études étant achevées, les travaux devaient débuter au premier semestre 2009 pour une mise en service en septembre 2011. Cependant, le contexte économique difficile a contraint la municipalité à réduire les dépenses et donc, reporter certains projets[7].
Les travaux ne commenceront donc pas avant 2010.
[modifier] Autres projets
- Prolongement de la ligne 1 au nord jusqu'à Saint-Joseph-de-Porterie : celui-ci permettait à la ligne de pouvoir être encore rallongé de quelques kilomètres avec trois ou quatre stations, pour rallier le nouveau dépôt du Bêle, qui serait à l'occasion réaménagé pour accueillir une partie des rames nantaises.
- Création de la ligne 5 du tramway qui traverserait l'île de Nantes d'est en ouest jusqu'à la gare de Nantes et le futur quartier d'affaire Euronantes (calendrier indéfini pour le moment).
- Avec l'interconnexion des lignes 1 et 2 au nord, et dans le but d'augmenter les fréquences sur les différentes lignes, la Semitan à lancé un appel d'offres pour la fabrication de 34 nouvelles rames, dont la livraison est prévue entre 2010 et 2012. Le constructeur n'est pas encore connu.
[modifier] Ancien réseau
- 1885 : mise en service du 1er tramway fonctionnant à l'air comprimé (c'est la seule ville à s'équiper de ce type de matériel) ;
- 1913 : début de remplacement du matériel à air comprimé par du matériel électrique ;
- 1958 (le 25 janvier[réf. nécessaire]) : le dernier tramway nantais s'arrête.
[modifier] Le tramway comme outil de l'urbanisme nantais
Au cours du développement du réseau contemporain de tramway, ce moyen de transport est devenu un vecteur essentiel de l'urbanisme nantais.
Le tramway permet de réhabiliter l'espace public, afin d'améliorer la qualité urbaine et privilégier les circulations piétonnes au détriment du transit automobile, par exemple sur le cours des 50 otages. Cette fonction a été aussi utilisée pour l'aménagement de la ligne 4 dénommé Busway, qui correspond à une ligne de transport en commun en site propre en lieu et place du tramway préalablement envisagé (réaménagement de la pénétrante routière sur l'île de Nantes et le Champ de Mars).
Il est aussi utilisé pour structurer la création de nouveaux quartiers, tels que dans le cadre de l'extension de la ligne 3 vers le Sillon de Bretagne ou de la ligne 1 vers Atlantis (création du quartier d'habitat de la Chabossière) et de manière plus classique pour créer des "corridors de densification urbaine", tel que le long de la ligne 3.
Enfin, le tramway est utilisé comme un outil de la politique de la ville, au titre du désenclavement des quartiers en difficulté. A ce titre, le tramway dessert le Sillon de Bretagne, Bellevue, Plaisance, Chateau-Rezé et Bottière. Cela est particulièrement significatif pour Bellevue : l'itinéraire du tramway a été dévié (tracé "en baïonnette" formant un "U") pour traverser l'intégralité du quartier). La future ligne 5 de busway aura la même vocation, en liant les deux derniers quartiers identifiés au titre de la politique de la ville et qui ne bénéficiaient pas de cette desserte : Malakoff et les Dervallières.
[modifier] Annexes
[modifier] Notes, sources et références
- ↑ http://www.nantesmetropole.fr/85815374/0/fiche___pagelibre/
- ↑ Erreur de citation : Balise
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- ↑ Erreur de citation : Balise
<ref>incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nomméesamtuir-nantes-tramway. - ↑ a b http://www.amtuir.org/05_htu_tw_france_new/reseau_tw_ren_france/nantes/texte_ren_na.htm
- ↑ Article Nantes Maville.com du 13 décembre 2008

