Abbaretz

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Abbaretz
Logis des anciennes forges de la Jahotière.
Logis des anciennes forges de la Jahotière.
Blason de Abbaretz
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Châteaubriant
Canton Nozay
Intercommunalité Communauté de communes de la Région de Nozay
Maire
Mandat
Jean-Pierre Possoz
2014-2020
Code postal 44170
Code commune 44001
Démographie
Gentilé Abbarois
Population
municipale
1 938 hab. (2011)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 33′ 12″ N 1° 31′ 50″ O / 47.5533333333, -1.53055555556 ()47° 33′ 12″ Nord 1° 31′ 50″ Ouest / 47.5533333333, -1.53055555556 ()  
Altitude Min. 26 m – Max. 91 m
Superficie 61,76 km2
Localisation

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Liens
Site web abbaretz.fr

Abbaretz est une commune située dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire), en France.

Elle fait partie de la Bretagne historique, dans le Pays nantais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Situation de la commune d'Abbaretz (en rouge) dans le département de la Loire-Atlantique.

La commune d'Abbaretz est située à 50 km au nord de Nantes et 80 km au sud de Rennes ; elle se trouve sur la route départementale D2, à 7,5 km à l'est de Nozay, et à une dizaine de kilomètres à l'ouest de La Meilleraye-de-Bretagne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes sont Nozay, Puceul, Saffré, Joué-sur-Erdre, La Meilleraye-de-Bretagne, Issé et Treffieux.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La gare d'Abbaretz située sur la ligne de Nantes-Orléans à Châteaubriant rouverte sous la forme d'un tram-train le 28 février 2014[1] est desservie par sept aller-retours quotidiens avec la gare de Nantes (trajet en 49 minutes) et avec la gare de Châteaubriant (trajet en 19 minutes)[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

On rencontre successivement les appellations suivantes : Abbaretiacum (en 1123), Abbaret (en 1230), Abbarez (en 1270 et en 1278), Abbarrez (en 1341), Abbaretz (en 1456), Abbaret (en 1489), La Baretz (en 1539), Abbareium (en 1650), Abbaretz (aujourd'hui).

Abbaretz possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale : Abarèt (écriture ELG)[3]. Le parler gallo d'Abbaretz a par ailleurs été étudié dans l'ouvrage Le parler gallo d'Abbaretz et d'ailleurs, publié par Serge Jouin en 1984.

Histoire[modifier | modifier le code]

Vers le VIIIe siècle, la paroisse d'Abbaretiacum a pour seigneur l'évêque lui-même et dépendt des régaires des évêques de Nantes. À la suite des invasions normandes et des guerres civiles de Bretagne, aux XIe et XIIe siècles, Abbaretz cesse de lui appartenir féodalement. Vers le Xe siècle, les seigneurs de Châteaubriant prennent en effet possession du territoire d'Abbaretz : ils font entrer Abbaretz dans l'apanage qu'ils constituent pour un de leurs puînés (fils cadet), connu sous le nom de Le Bœuf et premier seigneur de Nozay et d'Issé. En 1123, cependant, le duc Conan confirme à l'église de Nantes la possession de l'église d'Abbaretz.

Au mois de juin 1230, Brient Le Bœuf, dit « Le Vieux », seigneur d'Issé, fait don à l'abbaye cistercienne Notre-Dame de Melleray, pour le salut de son âme, d'une terre qu'il possède en Abbaretz. Les religieux de ce monastère y construisent une grange et une chapelle, dédiée à sainte Marguerite. Vers le même temps, Geoffroy de Trent abandonne, de son côté à l'abbaye de Melleray, les deux tiers de toutes les dîmes de sa terre de la forêt d'Abbaretz (« decimas terre sue de foresta de Abbaret »). En 1242, Guégon Le Gruc et Agathe de Trent, son épouse (fille d'Olivier et nièce de Geoffroy de Trent) confirment cette donation pieuse. Les paroissiens d'Abbaretz essayent de s'opposer à cette levée de leurs dîmes par les religieux de Melleray. Par les pièces du procès, on apprend que la région appelée Forêt d'Abbaretz était habitée, en 1235, par Daniel et Bernard de Rozé, Guy Lague, Robin Daniel, Guillaume Robin, Riwallon Le Duc, Guillaume Robert, Pierre Constanz, Geffroy Grimaut, Guillaume Raffrey et Judicaël Troynel, tous vassaux de Geoffroy de Trent.

Lorsque le diocèse de Nantes est divisé en archidiaconés et doyennés, la paroisse d'Abbaretz est comprise dans le doyenné de Châteaubriant, membre de l'archidiaconé de la Mée.

Les fiefs composant la seigneurie d'Abbaretz appartenaient à plusieurs châtellenies :

  • la châtellenie de Nozay (fiefs de Fief-Racaud ou Fief-Rouzay, la Hardière, la Gueffraye, la Houssaye, la Rouaudière, les Hauts-Chemins, Galhard, la Pierre, la Chaussée, la Rabardière, Montbaron, Coulouine, la Guilminière, la Bonnaudière, les Rivières, Maffay, la Belaudaye, la Chevrollière, la Pommeraye, la Mollière, la Vennerie, la Placière, la Pourprise, Guillote-Ouairie, la Fouaye, la Forest, Pillet-Morel, Bouzay, Bourdon, Chesne-Trouit, la Chesnaye, la Raimbaudière, la Rabaudière, Rebuffé, Tournel de Hameline, Helland, le bourg d'Abbaretz, ...) ;
  • la châtellenie d'Issé (fiefs de la Minière, du Houx, de la Trahannière, de la Herminière et de la Torraye, ...) ;
  • la châtellenie de Vioreau (fiefs de la Liraye, d'Estival et de la Bouchetière, ...) ;
  • la baronnie de Derval ;
  • l'abbaye de Melleray (la Grange d'Abbaretz, les métairies de Sainte-Marguerite et de la Féchetaye, la Guichardaye, la Rouaudière, la Herminière...) ;

Le siège de la plus importante seigneurie se trouve au château de La Rivière qui appartient à l'origine à la famille Briant (ou Brient) et qui passe ensuite aux mains des seigneurs de Châteaubriant, de la Maison de Montmorency, puis du prince de Condé.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 1 500 et 2 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 19[4].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
 ???? 1871 Jean-Louis Amisse    
1871 1891 Julien Beauschene    
1891 1904 Pierre Herbert    
1904 1937 Yvonnis Guillotin    
1937 1971 Jean Brehier    
1971 1989 Maurice Cadot    
1989 2008 Robert Bommé    
2008 En cours Jean-Pierre Possoz DVG Commerçant en informatique
Réélu en 2014[5]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Le résultat de l'élection présidentielle de 2012 dans cette commune est le suivant[6] :

Candidat Premier tour Second tour
Voix % Voix %
Eva Joly (EÉLV) 35 3,12
Marine Le Pen (FN) 184 16,40
Nicolas Sarkozy (UMP) 338 30,12 568 52,84
Jean-Luc Mélenchon (FG) 140 12,48
Philippe Poutou (NPA) 21 1,87
Nathalie Arthaud (LO) 4 0,36
Jacques Cheminade (SP) 2 0,18
François Bayrou (MoDem) 94 8,38
Nicolas Dupont-Aignan (DLR) 22 1,96
François Hollande (PS) 282 25,13 507 47,16
Inscrits 1372 100,00 1372 100,00
Abstentions 229 16,69 260 18,95
Votants 1143 83,31 1112 81,05
Blancs et nuls 21 1,84 37 3,33
Exprimés 1122 98,16 1075 96,67

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 19 juin 2014, Abbaretz n'est jumelée avec aucune commune[7].

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon le classement établi par l'Insee, Abbaretz est une commune faisant partie de la couronne d'un grand pôle, dans l'aire urbaine de Nantes[8] et l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire[9].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 938 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 135 829 1 266 1 505 1 671 1 729 1 814 2 274 2 363
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 454 2 493 2 623 2 694 2 727 2 693 2 706 2 775 2 803
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 732 2 730 2 763 2 523 2 392 2 345 2 277 2 087 2 183
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 020 2 007 1 828 1 647 1 572 1 509 1 711 1 747 1 916
2011 - - - - - - - -
1 938 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11]. , pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[12], pour le recensement 2005 : base Cassini de l'EHESS)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20 %) est en effet inférieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,1 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

Pyramide des âges à Abbaretz en 2009 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,8 
6,1 
75 à 89 ans
9,4 
12,0 
60 à 74 ans
11,4 
17,7 
45 à 59 ans
16,4 
23,7 
30 à 44 ans
21,8 
16,3 
15 à 29 ans
14,4 
23,8 
0 à 14 ans
25,7 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vue d’Abbaretz depuis le sommet du terril.

Site de la mine d'étain[15] :

  • Lac : superficie de 15 hectares, il s'agit en fait de l'ancienne mine inondée. Il est aujourd'hui dédié à pratique du ski nautique.
  • Terril : il est haut de 121 mètres au-dessus du niveau de la mer (soit 5 mètres de plus que la colline de la Bretèche, le point culminant du département). On peut y pratiquer de la randonnée pédestre et du parapente.

Châtaignier des Nonneries (arbre classé).

Anciennes forges de la Jahotière : anciennes forges, dont les bâtiments abritent désormais un manoir rénové en salles de réception et en hébergement.

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Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Les Abbarois disposent d'un club Jazz qui se réunit tous les seconds mardi du mois[16].

Langues[modifier | modifier le code]

Les langues utilisées sont le français et le parler d'oïl, dit, récemment, « gallo ». Le parler d'Abbaretz est en voie d'extinction ; Serge Jouin l'a étudié, son lexique notamment, dans une thèse Le parler gallo d'Abbaretz et d'ailleurs…, publiée en deux tomes, en 1982 et en 1984.

Abbaretz est aussi un des points d'enquête de l'atlas linguistique (ALBRAM) de messieurs Guillaume et Chauveau.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à la croix de sable, cantonnée : au premier, d'un terril d'argent ; au deuxième, de gueules au rencontre de bœuf de sable ; au troisième, de gueules chargé d'une gerbe d'or liée du même ; au quatrième, d'hermine ; sur le tout, d'argent au croissant de gueules accompagné de trois crampons, 2 et 1, le senestre contourné.
Commentaires : L'hermine évoque le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance passée de la ville au duché de Bretagne. Blason conçu par M. Le Rossignol ; en usage depuis 1983.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Article sur www.france3.fr du 28 février 2013.
  2. Site SNCF TER Pays de la Loire, Informations pratiques sur les gares et arrêts : Gare d'Abbaretz lire en ligne (consulté le 28 février 2014).
  3. Mikael Bodlore-Penlaez et Divi Kervella, « Villes bretonnes, noms gallo », sur le site geobreizh.com de (consulté le 19 juin 2014).
  4. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  5. « Résultats de l'élection municipale de 2014 à Abbaretz », sur le site du quotidien Ouest-France,‎ 2 avril 2014 (consulté le 19 juin 2014).
  6. « Résultats de l'élection présidentielle de 2012 à Abbaretz », sur Ministère de l'Intérieur - Loire-Atlantique (Pays de la Loire) (consulté le 16 juin 2014)
  7. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 19 juin 2014).
  8. « Zonage en aires urbaines 2010 de Nantes (008) », sur le site de l'Insee (consulté le 26 décembre 2012).
  9. « Carte thématique », sur le site de l'Insee (consulté le 26 décembre 2012) ; cheminement : sur la petite carte de France, onglet Départements, puis choisir le département, puis menu déroulant Thème - critère - indicateur principal (territoire - organisation territoriale).
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  12. « Abbaretz 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 31 décembre 2012).
  13. « Résultats du recensement de la population - Abbaretz - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  14. « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  15. Site de la mine d'étain d'Abbaretz.
  16. Summertime, l'instant jazz.