Ligue pour la protection des oiseaux

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LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux)

Logo de l’association
Cadre
Forme juridique ONG
But Protection des oiseaux
Zone d’influence Drapeau de la France France
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Fondation
Fondation 1912
Identité
Siège Rochefort, Charente-Maritime
Président Allain Bougrain-Dubourg
Secrétaire général Dominique Chevillon
Affiliation internationale BirdLife International
Volontaires 5 000[1]
Membres 46 089 [1]
Employés 166 (LPO France) [1]
Slogan Agir pour la Biodiversité
Site web www.lpo.fr
Le bâtiment de la LPO à l'Île-Grande
Des manifestations pour les 100 ans de l'association

La Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) est une association de protection de l'environnement française fondée en 1912 ayant pour objectif « la protection des oiseaux et des écosystèmes dont ils dépendent et, en particulier, la faune et la flore qui y sont associées »[1].

L'association est devenue une association nationale reconnue d’utilité publique par décret du 3 juillet 1986, paru au Journal officiel du 9 juillet 1986. À ce titre, elle est habilitée à recevoir les dons, donations et legs. Elle œuvre pour la protection des oiseaux et de leur milieu naturel. La LPO est le représentant officiel de BirdLife International en France depuis 1993.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1912, le lieutenant Hemery dénonce le massacre des macareux moines par les chasseurs sur les côtes nord de la Bretagne, la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest y organisant notamment des safaris. Il crée alors une sous-section de la Société nationale d'acclimatation de France, appelée "Ligue pour la protection des oiseaux"[2]. C'est la naissance de la LPO. Son premier président est l'ornithologue Louis Magaud d'Aubusson (1847 -1917). De ce même élan est née la Réserve naturelle des Sept-Îles, deuxième réserve de France. La gestion et le suivi de cette réserve naturelle d'exception et la dénonciation du commerce des plumes d'oiseaux sont les principales missions de la LPO jusqu'en 1970. Ensuite, elle prend un nouvel essor et s'oriente définitivement vers une dynamique d'activités scientifiques et de création de réserves naturelles. EN 1977, la LPO compte 2 500 membres et fait partie des associations nationales de référence. Les années suivantes voient une augmentation continue du nombre d'actions de conservation et d'éducation à l'environnement. En 1990, la première délégation de la LPO voit le jour en Lorraine. Dès lors, la LPO va constituer un réseau national de délégations nationales et régionales, toutes régies par les statuts de la "LPO nationale".

La LPO aujourd'hui[modifier | modifier le code]

En 2012, la LPO compte un peu plus de 46 000 membres (plus de 41 000 en 2006). Son président est Allain Bougrain-Dubourg.

Son logo représente deux macareux moines, en référence à la première action qu'elle a menée et qui a engendré la création de l'association en 1912.

La LPO est représentée sur la quasi-totalité du territoire national par l'intermédiaire de délégations départementales ou régionales, de groupes et de relais. Ces institutions agissent à leur niveau pour faire progresser la connaissance et la conservation de l'avifaune.

En 2012, dans le cadre de son centenaire, la LPO créé en France le premier festival Birdfair (en) d'observation ornithologique à Paimbœuf, par analogie au British Birdwatching Fair[3].

Réseau et activités[modifier | modifier le code]

La LPO est composée de différentes structures défendant des intérêts communs et poursuivant une politique concertée. Elles sont réparties sur l'ensemble du territoire national et mobilisées pour la protection des oiseaux et des écosystèmes dont ils dépendent. Ce réseau s'est constitué progressivement au cours des vingt dernières années par la création ou l'accueil de nouvelles structures, suivant la volonté d'adhérents et de bénévoles souhaitant mener des actions en faveur de la protection de la biodiversité dans des départements où aucune représentation LPO n'existait. Le réseau LPO est ainsi constitué de délégations, groupes, relais et antennes. Les adhérents, particuliers ou personnes morales qui signent une charte avec la LPO, sont reconnus par l'association comme un « refuge LPO »[4]. Cet engagement, d'une durée de trois années renouvelable, permet de renforcer la biodiversité sur le territoire ainsi labellisé (interdiction de chasser, d'utiliser des produits toxiques, création de nichoirs et inventaire de la faune).

Antennes[modifier | modifier le code]

Une antenne est une équipe salariée de la LPO France, délocalisée du siège social.

Délégations[modifier | modifier le code]

Une délégation est une association de protection de la nature, régie par la loi de 1901, ayant passé une convention avec la LPO, notamment pour sa représentation locale, et dénommée Délégation LPO suivi de la zone géographique concernée (région, département). La convention passée précise les engagements des deux associations l'une envers l'autre : défense d'un objet statutaire identique (protection des oiseaux et des écosystèmes dont ils dépendent) et mise en commun des membres notamment. La délégation est une personne morale indépendante de la LPO France, autonome juridiquement et financièrement.

Délégations régionales[modifier | modifier le code]

  • LPO Alsace
  • LPO Aquitaine
  • LPO Auvergne
  • LPO Champagne-Ardenne
  • LPO Franche-Comté
  • LPO Haute-Normandie
  • LPO Provence-Alpes-Côte d'Azur

Délégations départementales[modifier | modifier le code]

  • LPO Anjou
  • LPO Ardèche
  • LPO Aude
  • LPO Aveyron Grands-Causses
  • LPO Corrèze
  • LPO Côte d'Or
  • LPO Drôme
  • LPO Haute Savoie
  • LPO Hérault
  • LPO Ille-et-Vilaine
  • LPO Isère
  • LPO Loire
  • LPO Loire Atlantique
  • LPO Meurthe et Moselle
  • LPO Moselle
  • LPO Pas-de-Calais
  • LPO Rhône
  • LPO Sarthe
  • LPO Savoie
  • LPO Tarn
  • LPO Touraine
  • LPO Vendée
  • LPO Vienne
  • LPO Yonne

Groupes[modifier | modifier le code]

Un groupe est une réunion d'au minimum cinq membres de la LPO, géographiquement proches, ayant des activités communes et souhaitant développer une vie associative locale. Le groupe ne possédant pas de personnalité morale indépendante, il est rattaché juridiquement et financièrement à la LPO France ou à une délégation.

  • LPO Aisne
  • LPO Charente-Maritime
  • LPO Cher
  • LPO Finistère
  • LPO Loir-et-Cher
  • LPO Loiret
  • LPO Meuse
  • LPO Morbihan
  • LPO Nord
  • LPO Oise

Relais[modifier | modifier le code]

Un relais est constitué d'une à deux personnes, membres de la LPO, qui assument une mission de collecte ou de diffusion d'informations, ou qui peuvent être chargées temporairement d'une mission particulière.

  • LPO United Kingdom

Protection des oiseaux[modifier | modifier le code]

De nombreux oiseaux sont victimes des armements électriques (lignes et pylônes), soit par électrocution, soit par collision. Les fédérations de la LPO cherchent, en collaboration avec EDF, à trouver des solutions afin de neutraliser les dangers. Cette activité commence par une localisation et une hiérarchisation des risques commune par commune (lignes et pylônes). Puis, cette étude est rapprochée des enjeux ornithologiques locaux en particulier pour les communes les plus riches d'un point de vue avifaunistique.

Des travaux de sécurisation peuvent alors être entrepris par les agents EDF. Chaque année, depuis 1998, quelques centaines d'armements sont ainsi neutralisés. Deux systèmes de neutralisation sont mis en œuvre pour supprimer les risques d'électrocution :

  • l'isolation, qui consiste à isoler les fils nus sous tension en disposant une gaine plastifiée positionnée sur le fil central afin d'éviter aux oiseaux se posant au sommet du poteau de s'électrocuter.
  • la dissuasion, qui consiste à empêcher l'oiseau de se poser sur le pylône en installant des tiges verticales formant des peignes ou des fourches.

Par ailleurs, des études d'impacts sont régulièrement menées avant l'installation de nouveaux équipements (parc éolien par exemple) pour minimiser les risques.

Publications[modifier | modifier le code]

  • 1912-1925 : Bulletin de la Ligue française pour la protection des oiseaux.
  • 1926-1940 : Bulletin de la Fédération des groupements français pour la protection des oiseaux (ISSN 1162-4663).
  • 1947-1958 : Le Journal des oiseaux : organe des sociétés sérinophiles et de tous les amateurs et éleveurs d'oiseaux de volière, de chasse et de basse-cour : organe d'action internationale pour la protection des insectivores utiles à l'agriculture, des sociétés sérinophiles et de tous les amateurs et éleveurs d'oiseaux de volière, de chasse et de basse-cour (suite partielle de la publication précédente).
  • 1958-1961 : La Revue des oiseaux : revue de la Ligue française pour la protection des oiseaux (ISSN 1162-4698).
  • 1961-1964 : La Nouvelle revue des oiseaux : organe officiel de la Ligue française pour la protection des oiseaux (ISSN 1162-4701).
  • 1964-1969 : Le Journal des oiseaux (ISSN 0181-8902).
  • 1965-1967 : L'Homme et l'Oiseau (ISSN 0374-809X) — Cette revue fusionne alors avec Le Courrier de la Nature et est éditée par la Société nationale de protection de la nature sous le titre de Le Courrier de la Nature, l'Homme et l'oiseau avant de devenir en 1977 Le Courrier de la Nature.
  • depuis 1985 : L'Oiseau magazine : revue nature de la Ligue pour la protection des oiseaux (ISSN 0297-5785). Trimestrielle.
  • depuis 1994 : Ornithos : revue d'ornithologie de terrain (ISSN 1254-2692). Bimestrielle.
  • depuis 2009 : L'Oiseau magazine junior : la revue nature LPO pour les 7-12 ans (ISSN 2109-1447). Trimestrielle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d [PDF] LPO (Ligue pour la protection des oiseaux), « LPO Rapport d'activité 2012 » (consulté le 23 septembre 2013)
  2. Matthieu Vidard, « La protection des oiseaux », La Tête au carré, 26 janvier 2012.
  3. Site officiel du festival Birdfair
  4. Le refuge LPO, consulté le 11 janvier 2012.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Une preuve de la notoriété historique de la LPO est son insertion dans le Baromètre de transparence des ONG, et ce dès la première édition en 2008.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]