Cours Cambronne
| Cours Cambronne | |||||
Le cours Cambronne avec, au premier plan, la statue du général, rénovée en 2008 |
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| Situation | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Coordonnées | |||||
| Pays | |||||
| Région | Pays de la Loire | ||||
| Ville | Nantes | ||||
| Quartier | Centre-ville (Graslin) | ||||
| Tenant | Rue Piron | ||||
| Aboutissant | Rue des Cadeniers | ||||
| Morphologie | |||||
| Type | Square | ||||
| Forme | Rectangulaire | ||||
| Longueur | 179 m | ||||
| Largeur | 45 m | ||||
| Superficie | 8 762 m2 | ||||
| Histoire | |||||
| Création | 1791 | ||||
| Anciens noms | Cours de la République Cours Impérial Cours Henri IV Cours Napoléon |
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| Monuments | Immeubles classés | ||||
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Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : Nantes |
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Le cours Cambronne est un square du centre-ville de Nantes, en France.
Sommaire |
Présentation [modifier]
Les entrées sur le cours Cambronne se font rue Piron à l'est et rue des Cadeniers à l'ouest. Fermé par des grilles de fer forgé à ses deux extrémités est et ouest, il est bordé par une rangée d'immeubles identiques sur les côtés nord (donnant rue Gresset) et sud (donnant rue de l'Héronnière).
Au centre du cours trône une statue de Pierre Cambronne, due au sculpteur nantais, installé à Paris, Jean Debay. L’œuvre repose sur un socle dessiné par Henri-Théodore Driollet. On trouve également sur le cours l'une des cinq fontaines Wallace de Nantes, le sculpteur de ces fontaines, Charles Auguste Lebourg, étant lui aussi d'origine nantaise.
Dénomination [modifier]
Au cours de l'histoire, le cours a successivement été baptisé « cours du Peuple » puis « cours de la République » à son ouverture, « cours Impérial » et « cours Napoléon » sous le Premier Empire, « cours Henri IV » après 1815, de nouveau « cours Napoléon » le 31 mars 1848, « cours de la République » après 1871, et enfin « cours Cambronne » depuis le 30 novembre 1936[1],[2].
Histoire [modifier]
La congrégation religieuse catholique des Capucins arrive à Nantes en 1593, et est installée par le duc de Mercoeur dans le faubourg du Marchix (aujourd'hui quartier de la place de Bretagne). En 1629, les religieux fondent, au-dessus du quai de la Fosse, un nouveau couvent, disposant d'un domaine[3]. La chapelle du couvent se situait au niveau de l'actuelle rue Piron ; le cloître se trouvait à peu près au niveau de l'actuel no 4 de la rue de l'Héronnière ; un petit bois s'étendait au niveau des actuelles rue Voltaire et Gresset[4].
L'esplanade actuelle proprement dite était occupée par les jardins et le verger du couvent[4]. Au milieu du XVIIIe siècle, François Bonamy fait appel au « frère Louis » pour planter les plantes exotiques et rares, reçues d'autres villes ou de l'étranger, dans le jardin du couvent des Capucins. En effet, à cette époque, le manque de moyens rend inutilisable le jardin des apothicaires, ouvert à tous vents et sujet au pillage[5].
À partir de 1777, sous l'impulsion de Jean-Joseph-Louis Graslin, un nouveau quartier voit le jour. L'aménagement de la place de la Comédie est rendue difficile par les dure négociation nécessaire avec les Capucins pour obtenir qu'ils cèdent une petite partie de leur terrain[6]. En 1791, le couvent devient bien national, et la mairie de Nantes achète le terrain. Il est aménagé suivant les plans de l'architecte nantais Mathurin Crucy, qui fixe les normes de construction. Les parcelles sont vendues par lot, la première transaction concernant la chapelle de l'ancien couvent, en 1792[4].
L'édification de l'immeuble bordant l'angle avec la rue Piron fut menée à bien grâce un prêt de 20 000 francs consenti au jeune entrepreneur Jean-Pierre Garreau par le célèbre général d'Empire Pierre Cambronne[4].
Le 28 juillet 1848 a lieu l'inauguration de la statue de Pierre Cambronne, œuvre de Jean Debay, reposant sur un socle dessiné par Henri-Théodore Driollet.
Architecture [modifier]
Seize immeubles donnant sur le cours Cambronne sont inscrits à l'inventaire des Monuments historiques, et dont, l'hôtel Scheult ou hôtel des Cariatides, est classé[7].
Ceux-ci se composent : d'un sous-sol (qui est le seul accès des bâtiments depuis le cours), d'un premier niveau sur terrasse, puis de deux étages à colonnes ioniques, et enfin d'un étage supérieur derrière une balustrade. Les entrées principales de ces immeubles se trouvent respectivement rue Gresset (côté nord) et rue de l'Héronnière (côté sud).
| Monument | Adresse | Coordonnées | Notice | Protection | Date | Illustration |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Immeuble sur cours Cambronne | 2 rue des Cadeniers | PA00108677 | Inscrit | 1949 | ||
| Immeuble sur cours Cambronne | 3 place Graslin 11 rue Piron |
PA00108697 | Inscrit | 1949 | ||
| Immeuble sur cours Cambronne | 1 rue Gresset | PA00108698 | Inscrit | 1949 | ||
| Immeuble sur cours Cambronne | 3 rue Gresset | PA00108699 | Inscrit | 1949 | ||
| Immeuble sur cours Cambronne | 5 rue Gresset | PA00108700 | Inscrit | 1949 | ||
| Immeuble sur cours Cambronne | 7 rue Gresset | PA00108701 | Inscrit | 1949 | ||
| Immeuble sur cours Cambronne | 9 rue Gresset | PA00108702 | Inscrit | 1949 | ||
| Immeuble sur cours Cambronne | 11 rue Gresset | PA00108703 | Inscrit | 1949 | ||
| Immeuble sur cours Cambronne | 13 rue Gresset | PA00108704 | Inscrit | 1949 | ||
| Immeuble sur cours Cambronne | 15 rue Gresset | PA00108705 | Inscrit | 1949 | ||
| Hôtel Scheult | 8 rue de l'Héronnière Cours Cambronne |
PA00108671 | Classé | 1976 | ||
| Immeuble sur cours Cambronne | 10 rue de l'Héronnière | PA00108711 | Inscrit | 1949 | ||
| Immeuble sur cours Cambronne | 12 rue de l'Héronnière | PA00108712 | Inscrit | 1949 | ||
| Immeuble sur cours Cambronne | 14 rue de l'Héronnière | PA00108713 | Inscrit | 1949 | ||
| Immeuble sur cours Cambronne | 18 rue de l'Héronnière | PA00108714 | Inscrit | 1949 | ||
| Immeuble sur cours Cambronne | 20 rue de l'Héronnière | PA00108715 | Inscrit | 1949 | ||
| Immeuble sur cours Cambronne | 3 rue Piron | PA00108728 | Inscrit | 1949 |
Références [modifier]
- Heurtin 1994, p. 19.
- Cambronne (cours), sur catalogue.archives.nantes.fr, archives municipales de Nantes. Consulté le 12 mars 2013.
- de Berranger 1966, p. 197.
- Çà et là par les rues de Nantes, p. 97.
- Vadon 2002, p. 65.
- Çà et là par les rues de Nantes, p. 70.
- Liste des monuments historiques donnant sur le cours Cambronne, sur base Mérimée. Consulté le 12 mars 2013.
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Henri de Berranger, Évocation du vieux Nantes, Paris, Les Éditions de Minuit, 1966, 299 p. (ISBN 2-7073-0061-6) (OCLC 7198221).
- Pauline Brost et Hélène Rousteau-Chambon (dir.), Le Cours Cambronne, entre utopie et réalité, Nantes, Archives municipales, 2002-2003.
- Claude Cosneau, « Le cours Cambronne : spéculation et urbanisme », Bulletin de la Société archéologique et historique de Nantes et de la Loire-Atlantique, Nantes, Société archéologique et historique de Nantes et de la Loire-Atlantique, 1978, p. 51-78 (ISSN 0240-8260).
- Georgette Heurtin, « Les Magnolias du cours Cambronne », Les Annales de Nantes et du Pays nantais, Nantes, Société académique de Nantes et de la Loire-Atlantique, no 252, 1994, p. 18-19 (ISSN 0991-7179) [texte intégral (page consultée le 12 mars 2013)].
- Claude Kahn, « Le Cours Cambronne et l'hôtel de François-Léonard Seheult », Les Annales de Nantes et du Pays nantais, Nantes, Société académique de Nantes et de la Loire-Atlantique, no 252, 1994, p. 19-21 (ISSN 0991-7179) [texte intégral (page consultée le 12 mars 2013)].
- Édouard Pied, Notices sur les rues de Nantes, A. Dugas, 1906, 331 p., p. 248.
- Université de Nantes. Service formation continue dont université permanente, Çà et là par les rues de Nantes, Nantes, Reflets du passé, 1984, 207 p. (ISBN 2-86507-016-6).
- Catherine Vadon, Aventures botaniques, d'outre mer aux terres atlantiques, Strasbourg, Jean-Pierre Gyss, 2002, 184 p. (ISBN 978-2-914856-01-0).