Cours Cambronne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Cours Cambronne
Image illustrative de l'article Cours Cambronne
Le cours Cambronne avec, au premier plan, la statue du général, rénovée en 2008
Situation
Coordonnées 47° 12′ 43″ N 1° 33′ 47″ W / 47.2119389, -1.563188947° 12′ 43″ Nord
       1° 33′ 47″ Ouest
/ 47.2119389, -1.5631889
  
Pays Drapeau de France France
Région Pays de la Loire
Ville Nantes
Quartier Centre-ville (Graslin)
Tenant Rue Piron
Aboutissant Rue des Cadeniers
Morphologie
Type Square
Forme Rectangulaire
Longueur 179 m
Largeur 45 m
Superficie 8 762 m2
Histoire
Création 1791
Anciens noms Cours de la République
Cours Impérial
Cours Henri IV
Cours Napoléon
Monuments Immeubles classés

Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique

(Voir situation sur carte : Loire-Atlantique)
Cours Cambronne

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Cours Cambronne

Géolocalisation sur la carte : Nantes

(Voir situation sur carte : Nantes)
Cours Cambronne

Le cours Cambronne est un square du centre-ville de Nantes, en France.

Sommaire

Présentation [modifier]

Les entrées sur le cours Cambronne se font rue Piron à l'est et rue des Cadeniers à l'ouest. Fermé par des grilles de fer forgé à ses deux extrémités est et ouest, il est bordé par une rangée d'immeubles identiques sur les côtés nord (donnant rue Gresset) et sud (donnant rue de l'Héronnière).

Au centre du cours trône une statue de Pierre Cambronne, due au sculpteur nantais, installé à Paris, Jean Debay. L’œuvre repose sur un socle dessiné par Henri-Théodore Driollet. On trouve également sur le cours l'une des cinq fontaines Wallace de Nantes, le sculpteur de ces fontaines, Charles Auguste Lebourg, étant lui aussi d'origine nantaise.

Dénomination [modifier]

Au cours de l'histoire, le cours a successivement été baptisé « cours du Peuple » puis « cours de la République » à son ouverture, « cours Impérial » et « cours Napoléon » sous le Premier Empire, « cours Henri IV » après 1815, de nouveau « cours Napoléon » le 31 mars 1848, « cours de la République » après 1871, et enfin « cours Cambronne » depuis le 30 novembre 1936[1],[2].

Histoire [modifier]

Plaque du Cours Cambronne retraçant son histoire

La congrégation religieuse catholique des Capucins arrive à Nantes en 1593, et est installée par le duc de Mercoeur dans le faubourg du Marchix (aujourd'hui quartier de la place de Bretagne). En 1629, les religieux fondent, au-dessus du quai de la Fosse, un nouveau couvent, disposant d'un domaine[3]. La chapelle du couvent se situait au niveau de l'actuelle rue Piron ; le cloître se trouvait à peu près au niveau de l'actuel no 4 de la rue de l'Héronnière ; un petit bois s'étendait au niveau des actuelles rue Voltaire et Gresset[4].

L'esplanade actuelle proprement dite était occupée par les jardins et le verger du couvent[4]. Au milieu du XVIIIe siècle, François Bonamy fait appel au « frère Louis » pour planter les plantes exotiques et rares, reçues d'autres villes ou de l'étranger, dans le jardin du couvent des Capucins. En effet, à cette époque, le manque de moyens rend inutilisable le jardin des apothicaires, ouvert à tous vents et sujet au pillage[5].

À partir de 1777, sous l'impulsion de Jean-Joseph-Louis Graslin, un nouveau quartier voit le jour. L'aménagement de la place de la Comédie est rendue difficile par les dure négociation nécessaire avec les Capucins pour obtenir qu'ils cèdent une petite partie de leur terrain[6]. En 1791, le couvent devient bien national, et la mairie de Nantes achète le terrain. Il est aménagé suivant les plans de l'architecte nantais Mathurin Crucy, qui fixe les normes de construction. Les parcelles sont vendues par lot, la première transaction concernant la chapelle de l'ancien couvent, en 1792[4].

L'édification de l'immeuble bordant l'angle avec la rue Piron fut menée à bien grâce un prêt de 20 000 francs consenti au jeune entrepreneur Jean-Pierre Garreau par le célèbre général d'Empire Pierre Cambronne[4].

Le 28 juillet 1848 a lieu l'inauguration de la statue de Pierre Cambronne, œuvre de Jean Debay, reposant sur un socle dessiné par Henri-Théodore Driollet.

Architecture [modifier]

Seize immeubles donnant sur le cours Cambronne sont inscrits à l'inventaire des Monuments historiques, et dont, l'hôtel Scheult ou hôtel des Cariatides, est classé[7].

Ceux-ci se composent : d'un sous-sol (qui est le seul accès des bâtiments depuis le cours), d'un premier niveau sur terrasse, puis de deux étages à colonnes ioniques, et enfin d'un étage supérieur derrière une balustrade. Les entrées principales de ces immeubles se trouvent respectivement rue Gresset (côté nord) et rue de l'Héronnière (côté sud).

Monument Adresse Coordonnées Notice Protection Date Illustration
Immeuble sur cours Cambronne 2 rue des Cadeniers 47° 12′ 40″ Nord
       1° 33′ 49″ Ouest
/ 47.211214, -1.563650 (Immeuble sur cours Cambronne)
PA00108677 Inscrit 1949
Immeuble sur cours Cambronne
Immeuble sur cours Cambronne 3 place Graslin
11 rue Piron
47° 12′ 46″ Nord
       1° 33′ 45″ Ouest
/ 47.212704, -1.562411 (Immeuble sur cours Cambronne)
PA00108697 Inscrit 1949
Immeuble sur cours Cambronne
Immeuble sur cours Cambronne 1 rue Gresset 47° 12′ 46″ Nord
       1° 33′ 46″ Ouest
/ 47.212733, -1.562718 (Immeuble sur cours Cambronne)
PA00108698 Inscrit 1949
Immeuble sur cours Cambronne
Immeuble sur cours Cambronne 3 rue Gresset 47° 12′ 46″ Nord
       1° 33′ 46″ Ouest
/ 47.212645, -1.562883 (Immeuble sur cours Cambronne)
PA00108699 Inscrit 1949
Immeuble sur cours Cambronne
Immeuble sur cours Cambronne 5 rue Gresset 47° 12′ 45″ Nord
       1° 33′ 47″ Ouest
/ 47.212566, -1.563037 (Immeuble sur cours Cambronne)
PA00108700 Inscrit 1949
Immeuble sur cours Cambronne
Immeuble sur cours Cambronne 7 rue Gresset 47° 12′ 45″ Nord
       1° 33′ 48″ Ouest
/ 47.212479, -1.563316 (Immeuble sur cours Cambronne)
PA00108701 Inscrit 1949
Immeuble sur cours Cambronne
Immeuble sur cours Cambronne 9 rue Gresset 47° 12′ 44″ Nord
       1° 33′ 49″ Ouest
/ 47.212310, -1.563553 (Immeuble sur cours Cambronne)
PA00108702 Inscrit 1949
Immeuble sur cours Cambronne
Immeuble sur cours Cambronne 11 rue Gresset 47° 12′ 44″ Nord
       1° 33′ 50″ Ouest
/ 47.212164, -1.563796 (Immeuble sur cours Cambronne)
PA00108703 Inscrit 1949
Immeuble sur cours Cambronne
Immeuble sur cours Cambronne 13 rue Gresset 47° 12′ 43″ Nord
       1° 33′ 51″ Ouest
/ 47.211972, -1.564062 (Immeuble sur cours Cambronne)
PA00108704 Inscrit 1949
Immeuble sur cours Cambronne
Immeuble sur cours Cambronne 15 rue Gresset 47° 12′ 42″ Nord
       1° 33′ 52″ Ouest
/ 47.211805, -1.564330 (Immeuble sur cours Cambronne)
PA00108705 Inscrit 1949
Immeuble sur cours Cambronne
Hôtel Scheult 8 rue de l'Héronnière
Cours Cambronne
47° 12′ 43″ Nord
       1° 33′ 44″ Ouest
/ 47.212079, -1.562145 (Hôtel Scheult)
PA00108671 Classé 1976
Hôtel Scheult
Immeuble sur cours Cambronne 10 rue de l'Héronnière 47° 12′ 43″ Nord
       1° 33′ 45″ Ouest
/ 47.211879, -1.562454 (Immeuble sur cours Cambronne)
PA00108711 Inscrit 1949
Immeuble sur cours Cambronne
Immeuble sur cours Cambronne 12 rue de l'Héronnière 47° 12′ 42″ Nord
       1° 33′ 46″ Ouest
/ 47.211644, -1.562745 (Immeuble sur cours Cambronne)
PA00108712 Inscrit 1949
Immeuble sur cours Cambronne
Immeuble sur cours Cambronne 14 rue de l'Héronnière 47° 12′ 41″ Nord
       1° 33′ 46″ Ouest
/ 47.211504, -1.562665 (Immeuble sur cours Cambronne)
PA00108713 Inscrit 1949
Immeuble sur cours Cambronne
Immeuble sur cours Cambronne 18 rue de l'Héronnière 47° 12′ 41″ Nord
       1° 33′ 47″ Ouest
/ 47.211395, -1.563082 (Immeuble sur cours Cambronne)
PA00108714 Inscrit 1949
Immeuble sur cours Cambronne
Immeuble sur cours Cambronne 20 rue de l'Héronnière 47° 12′ 40″ Nord
       1° 33′ 48″ Ouest
/ 47.211215, -1.563428 (Immeuble sur cours Cambronne)
PA00108715 Inscrit 1949
Immeuble sur cours Cambronne
Immeuble sur cours Cambronne 3 rue Piron 47° 12′ 45″ Nord
       1° 33′ 43″ Ouest
/ 47.21239, -1.5620434 (Immeuble sur cours Cambronne)
PA00108728 Inscrit 1949
Immeuble sur cours Cambronne

Références [modifier]

  1. Heurtin 1994, p. 19.
  2. Cambronne (cours), sur catalogue.archives.nantes.fr, archives municipales de Nantes. Consulté le 12 mars 2013.
  3. de Berranger 1966, p. 197.
  4. a, b, c et d Çà et là par les rues de Nantes, p. 97.
  5. Vadon 2002, p. 65.
  6. Çà et là par les rues de Nantes, p. 70.
  7. Liste des monuments historiques donnant sur le cours Cambronne, sur base Mérimée. Consulté le 12 mars 2013.

Voir aussi [modifier]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie [modifier]

  • Pauline Brost et Hélène Rousteau-Chambon (dir.), Le Cours Cambronne, entre utopie et réalité, Nantes, Archives municipales, 2002-2003 .
  • Claude Cosneau, « Le cours Cambronne : spéculation et urbanisme », Bulletin de la Société archéologique et historique de Nantes et de la Loire-Atlantique, Nantes, Société archéologique et historique de Nantes et de la Loire-Atlantique, 1978, p. 51-78 (ISSN 0240-8260) .
  • Georgette Heurtin, « Les Magnolias du cours Cambronne », Les Annales de Nantes et du Pays nantais, Nantes, Société académique de Nantes et de la Loire-Atlantique, no 252, 1994, p. 18-19 (ISSN 0991-7179) [texte intégral (page consultée le 12 mars 2013)] .
  • Claude Kahn, « Le Cours Cambronne et l'hôtel de François-Léonard Seheult », Les Annales de Nantes et du Pays nantais, Nantes, Société académique de Nantes et de la Loire-Atlantique, no 252, 1994, p. 19-21 (ISSN 0991-7179) [texte intégral (page consultée le 12 mars 2013)] .
  • Université de Nantes. Service formation continue dont université permanente, Çà et là par les rues de Nantes, Nantes, Reflets du passé, 1984, 207 p. (ISBN 2-86507-016-6) .
  • Catherine Vadon, Aventures botaniques, d'outre mer aux terres atlantiques, Strasbourg, Jean-Pierre Gyss, 2002, 184 p. (ISBN 978-2-914856-01-0) .

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]