Duché de Bretagne

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Duché de Bretagne
Dukelezh Breizh (br)

Duchë de Bertaèyn (gal)

9391547

Drapeau
(Drapeau)
Blason
(Armoiries)

Devise : Potius mori quam fœdari (latin)
A ma vie (variante)

Description de cette image, également commentée ci-après

Localisation du duché en Europe

Informations générales
Capitale Mouvante
Langue Officielle : français, latin
Vernaculaire : breton, gallo,
Religion Christianisme
Monnaie Double Denier
Superficie
Superficie Environ 32000 km²
Histoire et événements
936-939 Débarquement d'Alain de Poher
936-939 Guerre contre les Normands
Bataille de Trans
1341-1365 Guerre de succession
1465-1491 Guerre Franco-Bretonne
Août-septembre 1532 Traité d'union à la France
Avènement d'Henri II
Ducs
(1er) 936 - 952 Alain Barbetorte
(Der) 1536 - 1547 Henri



États de Bretagne

Entités précédentes :

Entités suivantes :

Le Duché de Bretagne est un duché féodal qui a existé de 939 à 1547. Son territoire, partie de celui de l'ancienne Armorique, correspond à la région Bretagne actuelle avec une grande partie du département de la Loire-Atlantique où se trouvent la ville de Nantes et l'ancien pays de Retz.

Le duché s'est trouvé, au fil des siècles, dans les zones d'influence du duché de Normandie, du royaume de France et du royaume d'Angleterre. À plusieurs reprises, les ducs ont essayé de se détacher de ces influences.

Succédant au royaume de Bretagne, le duché naît en 936, en plein cœur de l'occupation de la Bretagne par les troupes viking du chef Incon. Alain Barbetorte, petit-fils du dernier roi de Bretagne Alain Ier Le Grand, libère le pays du joug normand et devint alors le premier duc de Bretagne. Pendant près de trois siècles, du Xe siècle au XIIe siècle, les grandes maisons comtales bretonnes (Nantes, Rennes, Cornouaille) se disputent ardemment le pays breton et finissent par posséder le duché les unes après les autres.

Au milieu du XIIe siècle, le duché devient un véritable enjeu géostratégique pour les deux grandes puissances européennes que sont la France et l'Angleterre. La dynastie des Plantagenets et la maison de France placent leurs ducs à la tête du duché afin de mieux le contrôler. Les ducs imposés par les deux puissances rivales n'auront de cesse que de prendre leur indépendance vis-à-vis des puissances convoitant le Duché. Au point que les ducs d'origine française réussissent, en pleine guerre de Cent Ans années 1360 et 1460, du début du XIIIe siècle à la fin du XVe siècle, affirmant la puissance de l'État breton toujours indépendant.

Les héritières de Bretagne se sont plusieurs fois alliées à des branches de la maison capétienne. Après près de 60 ans de lutte, autant militaire que diplomatique, le royaume de France réussit à effectuer un premier rapprochement, avec le mariage de trois rois de France successifs avec les duchesses Anne de Bretagne et sa fille Claude. En 1532, l'union du duché de Bretagne et du royaume de France est proclamée, celle-ci sera effective en 1547 lors de l’accession au trône de France du dernier duc, Henri. La nouvelle province française gardera cependant une grande autonomie et ses privilèges jusqu'à la révolution française de 1789.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Royaume de Bretagne.
Armes du duché de Bretagne

Les princes ou principaux suzerains de Bretagne ont d'abord été titrés comtes de Bretagne depuis Alain Barbetorte, investi comte après le règne de Charlemagne, jusqu'à Alix de Thouars, héritière de Bretagne, mariée en 1213 avec Pierre de Dreux dit Mauclerc, baillistre de Bretagne.

Naissance du duché[modifier | modifier le code]

Incursions Vikings des IXe et Xe siècle en Bretagne.

Le duché de Bretagne naît en 939[réf. nécessaire] à la suite de la bataille de Trans qui voit la victoire d'une armée de Bretons et de Francs, commandée par Alain Barbetorte comte de Poher, Juhel, comte de Rennes, et Hugon comte du Mans, contre une armée de Vikings qui ravage la Bretagne depuis le début du xe siècle.

À la tête d'une Bretagne affaiblie, réduite aux frontières qui était siennes du temps de Nominoë, Alain Barbetorte devient comte et s'intitule princeps, c'est-à-dire non pas prince, mais premier des seigneurs, seigneur supérieur ou souverain. Il rend hommage à Louis IV, roi de France, en 942[1],[2].

En 1040, Conan II, âgé de dix ans, devient comte, mais en 1066, il est empoisonné par un de ses vassaux, alors qu'il partait combattre Guillaume le Conquérant, qui, lui, était en train d'organiser son invasion de l'Angleterre. Son beau-frère Hoël V, réunit Rennes, Quimper et Nantes. Avec d'autres seigneurs bretons, il participe à la bataille de Hastings obtenant le comté anglais de Richemont, pour service rendu, ayant représenté le mythe arthurien face aux Saxons.

Jusqu’au Xe siècle, la Bretagne est durement touchée par les attaques des Vikings et des Normands et l’autorité des rois et des ducs est quasiment inexistante. Les luttes dynastiques provoquent l’éclatement entre plusieurs comtés rivaux, et l’autorité se trouve encore plus affaiblie par les revendications persistantes des seigneurs voisins, duc de Normandie et comte d’Anjou. Ce processus de fragmentation politique est arrêté et renversé par des mariages qui aboutissent à investir du titre ducal un seul individu, Alain IV Fergent.

Le règne long et stable d’Alain Fergent permet l’accroissement des possessions bretonnes, dont la confirmation de l’attribution du comté de Richemont par le roi Guillaume Ier d'Angleterre. Sa femme Ermengarde d'Anjou tient le duché pendant cinq années durant son absence pour la première croisade. Elle participe à la fondation de Fontevraud et entretient de profondes relations avec Bernard de Clairvaux. Son fils Conan III le Gros continue son œuvre de rétablissement de l’autorité centrale. Conan IV étant redevable à Henri II Plantagenêt, une crise de succession s’ouvre à sa mort, qui annule les progrès effectués et permet au roi d’Angleterre Henri II de revendiquer la suzeraineté. Entre 1166 et 1186, Henri II réunit la Bretagne à ses possessions continentales, et marie son troisième fils, qu'il a eu avec Aliénor d'Aquitaine, Geoffroy, à Constance, héritière du duché.

Souvent dans le duché de Bretagne, les époux des duchesses se sont pris pour des ducs. Alors qu'ils n'étaient que régents, baillistres ou princes consorts. Mais les historiens étant hommes et français, écrivent « duc, du chef de la duchesse ». Il en fut ainsi de 1060 à 1201 avec les duchesses Havoise, Berthe, Constance ou Alix. La duchesse Constance a, en particulier, une forte légitimité, ayant toujours résisté, ayant été soutenue par le peuple breton et ayant été reconnue par la noblesse bretonne. La fille de Conan IV née en 1171, fut mariée trois fois et a eu les époux suivants :

Constance est la mère d'Aliénor et du futur duc Arthur de Bretagne avec son premier époux (qui s'attacha de façon surprenante à la Bretagne). Avec son troisième époux, elle donne naissance à la future duchesse Alix de Bretagne (les droits d'Aliénor, emprisonnée à Bristol par les Anglais, passeront à Alix). L'assise du comte Geoffroy II reconnaît le droit d'aînesse pour éviter les réductions des terres et le démantèlement du service d'armes des seigneuries. En 1197, Arthur Ier de Bretagne, né sept mois après la mort de son père dans un tournoi, n'est âgé que de onze ans et sa mère assure la régence avec le soutien des Bretons face à Richard Cœur de lion. La domination des Angevins en Bretagne prend fin en 1203, quand le roi Jean sans Terre tue son neveu Arthur, âgé de dix-sept ans, fils de Geoffroy II et de Constance, de peur qu'il ne réclame également le trône d'Angleterre, qui était pourtant dû à Arthur I de Bretagne.

Arthur Ier, qui était né presque miraculeusement, le 29 mars 1187, gênait beaucoup les rois d'Angleterre. Henri II, Richard Cœur de lion puis Jean sans Terre ont consacré les dix-sept années de sa courte vie à essayer de la lui enlever. En effet, avec les textes de la matière de Bretagne, depuis 1135, le mythe du retour d'un grand roi qui réunirait Cornouaille, Pays de Galles, Armorique... avait été répandu (en grande partie par Henri II lui-même qui cherchait à se faire apparaître comme ce roi) et donc, Henri II fut très mécontent que Constance donne à son fils ce prénom. Trois ans après la naissance d'Arthur, Henri II fera tout pour prouver que le roi Arthur, celui de la table ronde qui avait vécu au Ve siècle, était bien mort et enterré à Glastonbury, sans aucune chance d'un quelconque retour, comme les populations l'espéraient. Très meurtris, après ce qui apparut comme l'assassinat de ce jeune duc Arthur, les Bretons se tournèrent alors vers le roi de France Philippe II Auguste.

La Bretagne capétienne[modifier | modifier le code]

Le mariage en 1213 d’Alix de Thouars, héritière de Bretagne à un capétien, Pierre de Dreux dit Mauclerc, inaugure une nouvelle dynastie, celle des Dreux. Pierre Mauclerc devient à son tours baillistre de Bretagne pour sa femme puis pendant la minorité de leur fils aîné, Jean Ier, duc de Bretagne.

Jean Ier le Roux et Jean II le Saint se succèdent. Jean Ier est pondéré mais en 1240, il mène un combat contre les juifs et en 1270 participe à la huitième croisade avec Louis IX. Il est l'allié du roi de France Philippe III le Hardi, tout en gardant un œil sur son comté de Richemont. Jean II meurt à Avignon lors de sa rencontre avec le pape Clément VI.

En 1297, le duc Jean II obtient le titre de pair de France. Arthur II et Jean II le Bon sont des ducs pacifiques durant 36 ans. Au moment où en France, l'exclusion salique se met en place à partir de Philippe VI, les vingt-trois années de guerres, impliquant pour les Montfort le fils d'Arthur II soutenu par le roi Édouard III d'Angleterre et pour les Penthièvre la nièce de Jean III soutenue par Philippe VI de Valois, la Bretagne maintient cependant, comme en Grande-Bretagne, la filiation au duché hors de l'exclusion salique.

Dès la fin du XIIIe siècle et bien avant l'Ordonnance de Villers-Cotterêts, l'administration ducale abandonna le latin au profit du français, sans passer par le breton. Jusqu'au XIIIe siècle, les actes administratifs et juridiques sont rédigés en latin, puis le français concurrence le latin dans les actes de la chancellerie[3],[4].

La guerre de Succession de Bretagne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guerre de Succession de Bretagne.

Après la guerre de Succession de Bretagne, Jean IV de Montfort le Victorieux et Jean V le Sage permettent durant soixante-dix-huit ans à la Bretagne de continuer à entretenir des liens avec la couronne d'Angleterre grâce au comté de Richmond, jusqu’à la guerre des Deux-Roses moment où l'Angleterre n'est plus en mesure d'aider la Bretagne. La Bretagne du duc François Ier de Bretagne dit « le Bien-Aimé » se rapproche du royaume de France. Pierre II dit « le Simple » est suivi par Arthur III, le justicier de Richemont, connétable du roi de France Charles VII, comme le furent Bertrand Du Guesclin de Charles V et Clisson de Charles VI. Arthur III, connétable de France, combat les Anglais. Son neveu, le duc François II, pour sa part, participe à la guerre folle, fronde de grands seigneurs féodaux contre le roi de France. Il est battu et son pouvoir restreint sur ses fiefs dont le duché de Bretagne. Durant son opposition au roi de France, il tente de donner à la Bretagne les attributs d'un royaume et fonde l'Université de Nantes et la première imprimerie bretonne à Pontivy.

La fin du duché[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Union de la Bretagne à la France.
Lettres patentes proclamant la réunion perpétuelle du duché de Bretagne à la couronne de France, août 1532. Archives nationales.

La guerre avec la France reprend dès [5], mais le duché peut cette fois compter sur l'aide militaire de ses alliés : des renforts allemands débarquent à Roscoff, des Anglais à Morlaix et des troupes du comte de Salinas reprennent quelques places fortes tenues par les Français. Une nouvelle trêve est ainsi obtenue, signée en juillet de la même année à Francfort entre Charles VIII et Maximilien d'Autriche[6]. La duchesse Anne conclut avec ce dernier un mariage en 1490 de façon à renforcer l'alliance contre la France[7] ; ceci se traduit par une nouvelle incursion française qui débouche cette fois sur un nouveau mariage (le précédent n'ayant pas été consommé) entre Anne et Charles VIII, conclu en [8]. La duchesse cède alors à son mari tous droits sur le duché[9]. Celui-ci reconduit les privilèges dont bénéficient les Bretons en 1492[10], mais supprime plusieurs administrations propres au duché afin de pousser son intégration au royaume[11]. La mort de Charles VIII en 1498 met cependant fin à ce processus et Anne recouvre certains de ses droits sur le duché[12]. Son remariage avec le nouveau roi de France Louis XII intervient en 1499, mais cette fois les clauses du mariage préservent l'indépendance du duché[13].

Le royaume de France récupère les droits sur le duché dès 1514 à la suite du mariage de Claude de France, la fille héritière d'Anne de Bretagne, avec le futur roi de France François Ier[14]. Contrairement à son prédécesseur Charles VIII, il ne procède à aucun changement institutionnel majeur en Bretagne[15], mais place peu à peu des hommes de confiance lors de vacances d'office. Il se ménage aussi la fidélité de la noblesse locale[16], permettant ainsi une prise de contrôle du duché en douceur par le roi[17].

L'année 1532 voit l'aboutissement de ce processus d'intégration[18]. Les États de Bretagne réunis à Vannes adoptent le un vœu reconnaissant le dauphin comme duc, ce qui aboutit à la promulgation de l'édit d'Union le 13 août à Nantes, réunissant les deux entités, tout en garantissant les droits et privilèges de l'ancien duché « sans rien y changer ni innover »[19]. L'édit du Plessis-Macé signé en délimite les libertés fiscales, judiciaires et ecclésiastiques de la province[20].

La Bretagne française[modifier | modifier le code]

Bien que le titre de duc de Bretagne et de roi de France soient détenus par la même personne, il n'y a pas de fusion des États et les chancelleries restent distinctes. Une partie de la noblesse bretonne, notamment les descendants de Jeanne de Penthièvre souhaitent se voir attribuer le fief de Bretagne ou tout du moins le comté de Penthièvre annexé par François II. À la mort d’Henri III, le dernier descendant en ligne masculine de Claude, l’héritière théorique de ses droits en Bretagne et en Auvergne est l’infante Isabelle-Claire-Eugénie de Habsbourg, dernière souveraine espagnole des Pays-Bas, et Henri II, duc de Lorraine ; la première est la fille aînée de la fille aînée du roi de France Henri II, mais une femme, le second est un homme mais le fils de la fille cadette. La Bretagne a un système qui donne une petite prééminence aux héritiers mâles, même s’ils héritent de leurs droits par les femmes. L'exclusion salique n'a jamais été mise en place a contrario avec la France.

Néanmoins, Philippe II d'Espagne, principal ennemi de la France à cette époque, offre aux deux de les soutenir afin de diviser la France. Mais en Bretagne, rien ne vient appuyer ceci. Au contraire, le duc de Mercœur, un des chefs de la Ligue catholique, gouverneur de Bretagne depuis 1582, revendique les droits de son fils mineur, descendant en ligne directe de la duchesse Jeanne de Penthièvre. Il organise en 1588 (immédiatement après l’assassinat du duc de Guise) un gouvernement à Nantes, soutenu par l’Espagne, qui ne fait sa reddition à Henri IV qu’en 1598, conclue par le mariage de sa fille avec un des bâtards d’Henri IV, ce qui confirme le contrôle direct de la France sur la Bretagne. C’est donc dans la dernière province où la Ligue lui résistait, qu’Henri IV signe un édit de tolérance, l’édit de Nantes.

Emblèmes et symboles[modifier | modifier le code]

L'écu d'hermine[modifier | modifier le code]

Blason de Bretagne

L'écu d'hermine forme les armoiries des ducs de Bretagne et par extension du duché de Bretagne depuis son adoption par le duc Jean III en 1316. Il remplaçait l'échiqueté au franc-quartier d'hermine introduit en Bretagne en 1213 par Pierre Mauclerc, baillistre de Bretagne. Ce choix fut-il dû au fait que c'était la fourrure des juges et des rois, que son motif l'apparentait au semé de fleurs de lys de France, que le précédent écu n'était plus valorisant ou que celui-ci était justement porté par la marâtre détestée de Jean III ?

Cet écu d'hermine est la source de toute l'emblématique bretonne : la bannière herminée a donné le drapeau traditionnel, puis le franc-quartier du Gwenn ha du ; Jean IV y a puisé sa devise personnelle, son ordre de chevalerie, sa livrée et le nom du château de sa capitale (Vannes/Gwened) ; ses couleurs furent reprises au XVe siècle par la croix noire.

L'hermine naturelle[modifier | modifier le code]

L'hermine naturelle, c'est l'animal proprement dit, revêtu pour marquer la Bretagne, de la fourrure blanche qu'il arbore l'hiver dans les pays froids. Le duc Jean IV à son retour d'Angleterre, fin XIVe siècle, fut le premier à en faire sa devise (ou badge). Depuis, elle est apparue sur les sceaux des ducs puis des États de Bretagne, à la cathédrale Saint-Corentin de Quimper, sur les sablières de tant d'églises, sur les châteaux des Montfort et un peu partout en support d'armoiries.

Elle est devenue le symbole de la Bretagne car, selon une légende, au cours d’une chasse d’Anne de Bretagne avec sa cour, une hermine parvient à échapper à la mort. Mais acculé par un chemin marécageux, l’animal préfère mourir que se salir. La duchesse Anne, impressionnée par son attitude, recueille l'hermine et défend qu'on y touche. Elle devient l'emblème de la Bretagne pour son courage et donne naissance à la devise Potius mori quam foedari (« Plutôt mourir que la souillure », en breton kentoc'h mervel eget bezañ saotre)[21]. Selon les sources, le personnage cité peut aussi bien être Konan Meriadeg ou le roi Barbe-Torte.[réf. nécessaire]

Devise[modifier | modifier le code]

Potius mori quam foedari en latin, Kentoc'h mervel eget bezañ saotret en breton, parfois écourtée en Kentoc'h mervel (plutôt la mort que la souillure), qui fait référence à l’hermine qui préférerait, selon la légende, mourir que de tacher sa fourrure immaculée (voir supra la partie "hermine naturelle"). On trouve la devise comme celle d’Anne de Bretagne[22].

Institutions ducales[modifier | modifier le code]

Office[modifier | modifier le code]

  • Chancelier de Bretagne, il avait des fonctions semblables à celles d'un premier ministre, avec des pouvoirs moindres. Il assistait le duc dans ses décisions. Le chancelier breton le plus célèbre fut Guillaume Chauvin : il occupa cette fonction sous le duc François II, avant d'être emprisonné pour ses opinions politiques par Pierre Landais, trésorier de la cour, à qui il s'était opposé. La chancellerie de Bretagne fut abolie par Charles VIII de France en 1494 par lettres-patentes.
  • Connétable de Bretagne
  • Maréchal de Bretagne
  • Amiral de Bretagne
  • Chambellan de Bretagne
  • Sénéchal de Bretagne

Subdivisions[modifier | modifier le code]

Les neuf provinces et leurs pays traditionnels de Bretagne

La Bretagne est historiquement subdivisée en 9 provinces correspondant grosso modo aux neuf évêchés bretons :

Lors de la guerre de Succession de Bretagne, il y eut un projet de scinder la Bretagne en deux duchés, l'un au nord, l'autre au sud.

Comtés[modifier | modifier le code]

Vicomtés[modifier | modifier le code]

Baronnies[modifier | modifier le code]

Bailliages et sénéchaussées[modifier | modifier le code]

  • Sénéchaussée du Brouërec
  • Sénéchaussée de Cornouaille et de Poher
  • Sénéchaussée de Lamballe
  • Sénéchaussée de Léon
  • Sénéchaussée de Moncontour
  • Sénéchaussée de Nantes
  • Sénéchaussée de Penthièvre
  • Sénéchaussée de Ploërmel
  • Sénéchaussée de Rennes
  • Sénéchaussée de Tréguier ou/et de Guingamp

Divisions ecclésiastiques[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. John T. Koch. Celtic culture : a historical encyclopedia. ABC Clio Eds (2006) p34.
  2. Joëlle Quaghebeur, La Cornouaille du IXe au XIIe siècle : Mémoire, pouvoirs, noblesse, Société archéologique du Finistère, 2001, p. 83.
  3. Un seul passage rédigé en vieux breton a été relevé parmi les textes anciens, dans un acte du cartulaire de Redon, les contractants fixent les clauses du contrat en latin mais détaillent les limites du bien-fonds en breton [1]
  4. Histoire de la langue bretonne
  5. Cornette 2008, p. 385
  6. Cornette 2008, p. 386
  7. Cornette 2008, p. 388
  8. Cornette 2008, p. 390
  9. Cornette 2008, p. 391
  10. Cornette 2008, p. 393
  11. Cornette 2008, p. 394
  12. Cornette 2008, p. 395
  13. Cornette 2008, p. 397
  14. Cornette 2008, p. 408
  15. Cornette 2008, p. 411
  16. Cornette 2008, p. 412
  17. Cornette 2008, p. 414
  18. Cornette 2008, p. 418
  19. Cornette 2008, p. 424
  20. Cornette 2008, p. 425
  21. Mentionné par Gwenc'hlan Le Scouëzec dans son Guide de la Bretagne, page 40 (éditions Coop Breizh, Spézet, 1987, (ISBN 2-84346-026-3). Figure dans Le Journal de la Bretagne des origines à nos jours, page 106, (dir. Jacques Marseille - éditions Larousse, Paris, 2001, (ISBN 2-03-575097-0)), où il est précisé qu'« il existe de multiples versions dans la culture populaire bretonne ».
  22. http://www.lexilogos.com/bretagne_drapeau.htm

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]