Diocèse de Vannes

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47° 39′ 08″ N 2° 44′ 25″ O / 47.65222, -2.74028

Diocèse de Vannes
(la) Dioecesis Venetensis
Image illustrative de l'article Diocèse de Vannes
La cathédrale Saint-Pierre de Vannes.
Pays France
Église catholique
Rite liturgique romain
Type de juridiction diocèse
Création Ve siècle
Affiliation Église catholique en France
Province ecclésiastique Rennes
Siège Vannes
Diocèses suffragants aucun
Conférence des évêques Conférence des évêques de France
Titulaire actuel Mgr Raymond Centène
Langue(s) liturgique(s) français
Calendrier grégorien
Territoire Morbihan
Site web www.vannes.catholique.fr/
Notice sur hierarchy catholic : Consulter

Le diocèse de Vannes (en latin : Dioecesis Venetensis) est diocèse de l'Église catholique en France. Il est un des neuf diocèses historiques de Bretagne. Depuis 1801, il couvre le département du Morbihan. Depuis 1859, il est suffragant de l'archidiocèse métropolitain de Rennes. Mgr Raymond Centène en est l'évêque depuis 2005.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dépendant du siège métropolitain de Tours[1], le diocèse de Vannes a été érigé au Ve siècle par Saint Patern l'un des sept saints fondateurs de la Bretagne. Ses limites correspondent alors, à celles de la cité gallo-romaine des Vénètes. Pendant tout le VIe siècle, le siège épiscopal est occupé par des évêques d'origine gallo-romaine, les premiers évêques bretons ne sont attestés qu'à partir du VIIe siècle[2].

Au IXe siècle, le cartulaire de Redon atteste l'existence d'un réseau paroissial déjà relativement dense.

Au XVe siècle, saint Vincent Ferrier prêche dans le diocèse et meurt à vannes où il est enterré.

Le diocèse de Vannes constitue jusqu'à la Révolution française, l'un des neuf évêchés de la Bretagne, dont le territoire était principalement constitué du Vannetais (ou Pays de Vannes).

Le 29 novembre 1801, avec la signature du Concordat entre le Consulat et la Papauté, les diocèses français sont réorganisés sur le modèle des départements. Au diocèse de Vannes est rattaché le sud du diocèse de Saint-Malo avec Beignon. En revanche, il perd Redon et la moyenne vallée de la Vilaine.

Sainte Anne d'Auray[modifier | modifier le code]

L'ancien évêché de Vannes correspond à la province du Vannetais

Le sanctuaire de Sainte-Anne-d'Auray constitue un des hauts-lieux du diocèse. On y commémore les apparitions, en 1623 et 1624 de Sainte Anne, mère de la Vierge Marie, à Yves Nicolazic, à qui elle demande de rebatîr en ce lieu un sanctuaire en son honneur.

Ce sanctuaire a pris une grande importance dans la vie du diocèse et constitue le principal lieu de pèlerinage en Bretagne.

Le 20 septembre 1996, le pape Jean-Paul II, lors de son voyage apostolique en France, est venu y célébrer une messe devant une centaine de milliers de personnes.

Territoire[modifier | modifier le code]

À la veille de la Révolution française, le diocèse de Vannes confinait avec ceux de Cornouaille, Saint-Brieuc, Saint-Malo, Rennes et Nantes. Lors de la création des départements, la majeure partie des paroisses du diocèse de Vannes sont rattachées au Morbihan. Six paroisses de diocèse de Cornouaille [3], deux paroisses de celui de Saint-Brieuc[4], six paroisses du diocèse de Nantes[5] et trente-et-une paroisses du diocèse de Saint-Malo[6] sont rattachées au département du Morbihan.

Organisation[modifier | modifier le code]

Le diocèse de Vannes compte 300 paroisses. Elles sont réparties en trois « archidiaconés » (Ouest, Centre et Est), et en neuf « pays ». Plus localement, les paroisses sont regroupées en 35 « doyennés ».

Commission pastorale pour le breton[modifier | modifier le code]

Cette commission pastorale a été instituée par l'évêque et s'occupe de la liturgie en langue bretonne. Elle publie aussi de nombreux textes de catéchèse, de pastorale ainsi que des chants.

Les évêques de Vannes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des évêques de Vannes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. A. Chédevile, H. Guillotel, La Bretagne des saints et des rois, Rennes, 1984, p. 114.
  2. ibid, p. 125.
  3. La Faouët, Gourin et ses trèves de Roudouallac et le Saint, Guiscriff et sa trève Lanvénégen, Langonnet et sa trève la Trinité ; Locunolé ; Neuilliac et sa trèvre Kergrist.
  4. Bréhan-Loudéac et Saint-Samson.
  5. Camoël, Férel, Nivillac, Pénestin, La Roche-Bernard, Saint-Dolay et Théhillac.
  6. Augan, Beignon, Campanéac, Caro, Guer, avec sa trève Monteneuf, Mauron, Néant, Ploërmel, avec sa trève la Chapelle-sous-Ploërmel, Réminiac, Saint-Abraham, avec sa trève Monterrein, Saint-Brieuc-de-Mauron, Saint-Malo-de-Beignon, Tréhorenteuc ; Brignac; La Croix-Helléan, La Grée-Saint-Laurent, Guillac, avec sa trève Montertelot, Guilliers, Helléan, Lanoué, Loyat, avec sa trève Gourhel, Ménéac, avec sa trève, Évriguet, Mohon, Notre-Dame-du-Roncier, Pommeleuc, Saint-Martin, Saint-Nicolas, Taupont, La Trinité-Porhoët ; Condorcet et Saint-Léry.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]