Édouard Herriot

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Édouard Herriot
Image illustrative de l'article Édouard Herriot
Fonctions
82e, 85e & 94e
président du Conseil des ministres français
(94e, 97e et 106e chef du gouvernement)
Président Gaston Doumergue
Gouvernement Édouard Herriot I
Législature XIVe législature
Prédécesseur Frédéric François-Marsal
Successeur Paul Painlevé
Président Gaston Doumergue
Gouvernement Édouard Herriot II
Législature XIVe législature
Prédécesseur Aristide Briand
Successeur Raymond Poincaré
Président Albert Lebrun
Gouvernement Édouard Herriot III
Législature XVe législature
Prédécesseur André Tardieu
Successeur Joseph Paul-Boncour
Ministre d'État
Président Albert Lebrun
Gouvernement Doumergue (2)
Flandin (1)
Bouisson
Laval (4)
Président de la Chambre des députés
Prédécesseur Paul Painlevé
Successeur Raoul Péret
[1]
Prédécesseur Fernand Bouisson
Successeur Félix Gouin (président de l' Assemblée consultative provisoire)
Président de l'Assemblée nationale
Prédécesseur Vincent Auriol
Successeur André Le Troquer
Sénateur du Rhône
19121919
Gouvernement IIIe République
Groupe politique GD
Député du Rhône
19191940
Gouvernement IIIe République
Groupe politique GD (1912-1919)
RRRS
19451957
Gouvernement IVe République
Groupe politique GD (1912-1919)
RRRS
Maire de Lyon
19051940
19451957
Successeur Louis Pradel
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Troyes, (Aube) (France)
Date de décès (à 84 ans)
Lieu de décès Saint-Genis-Laval, (Rhône) (France)
Nationalité française
Parti politique Parti radical
Conjoint Blanche Rebatel (1877-1962)

Édouard Herriot ( à Troyes (Aube) en France - à Saint-Genis-Laval (Rhône)[2] en France) est un homme politique français, membre du Parti radical. Il a été président du Conseil à trois reprises : de 1924 à 1925, pour deux jours en 1926, et en 1932. En 1946, il est élu membre de l'Académie française.

Parcours[modifier | modifier le code]

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunes années[modifier | modifier le code]

Fils de François-Nicolas, lieutenant d'infanterie, et de Jeanne-Eugénie Collon, il étudie au lycée de La Roche-sur-Yon.

Jeune professeur agrégé, il est nommé à Nancy, puis à Lyon, où il enseigne dans une classe de rhétorique. Son premier ouvrage, Philon le Juif : essai sur l'école juive d'Alexandrie publié chez Hachette en 1898, est couronné par le prix Victor Cousin décerné par l'Académie des sciences morales et politiques.

Il épouse à Lyon le Blanche Rebatel (1877-1962) fille du docteur Fleury Rebatel, président du Conseil général du Rhône. Cette union lui facilite son entrée en politique.

Entré au conseil municipal de Lyon en 1904, il devient adjoint, puis maire le , en succédant à Jean-Victor Augagneur. Il le reste jusqu'en 1957, avec une interruption sous l’Occupation. Son successeur est Louis Pradel.

Il s'engage dans l'affaire Dreyfus aux côtés d'Émile Zola et Anatole France, et fonde la section lyonnaise de la Ligue des droits de l'homme. Il s'affirme comme un orateur exceptionnel.

Le 12 décembre 1916, il obtient son premier poste ministériel comme Ministre des Travaux publics, des Transports et du Ravitaillement, Marcel Sembat ayant dû quitter le gouvernement par suite de la pénurie de charbon. Herriot limoge immédiatement le directeur des mines du ministère, Paul Louis Weiss, accusé par l'opinion publique d'être responsable de la pénurie[3].

Au printemps 1922, il visite l'Union Soviétique, pays pour lequel il éprouve de vives sympathies. À la suite de sa visite à la commune d'enfants no1, il déclare : « Ces communistes sont des encyclopédistes comme les renaissants »[4].

Entre les deux guerres[modifier | modifier le code]

En 1924, après que les élections ont donné la majorité au Cartel des gauches dont il était le principal animateur, il provoque la démission du président Alexandre Millerand qui avait pris parti pour le Bloc national pendant la campagne électorale et avait affirmé son pouvoir en intervenant dans les fonctions du président du Conseil. Il est appelé à la présidence du Conseil par le nouveau président de la République, Gaston Doumergue. Fervent défenseur de la laïcité, il veut alors introduire les lois laïques en Alsace-Lorraine et rompre les relations diplomatiques avec le Vatican mais il est désavoué par le Conseil d'État et la résistance populaire sur le premier point et se heurte à l'opposition du Sénat et au risque de velléités indépendantistes locales sur le second. Critiqué pour son laxisme en matière de finances, hésitant dans le remède à donner à la crise — il balance entre un emprunt, souhaité par la droite, et le « prélèvement » sur le capital réclamé par les socialistes — il doit démissionner. La Bourse avait connu beaucoup de fluctuations, principalement à la baisse pendant son gouvernement. Pour se redresser après son départ : Herriot critique alors « le Mur d'argent » qui a provoqué sa chute.

Il préside alors la Chambre des députés pendant un an, mais lorsque Caillaux, ministre des Finances, demande, pour résoudre la crise financière, l'autorisation de recourir à des décrets-lois, il descend de la présidence pour dénoncer comme député une procédure qui bafoue la prééminence du parlement. Le cabinet Briand est immédiatement renversé par une telle offensive et Herriot est nommé président du Conseil. Son propre gouvernement ne dure pas trois jours et il cède la place à Poincaré, signant la fin du Cartel des gauches. Marqué peut-être par ces échecs, il commence à se rapprocher peu à peu de la droite. En tout cas il a droit aux compliments flatteurs de l’abbé Bethléem[réf. nécessaire], grand pourfendeur de la pornographie, pour avoir interdit l’affichage de journaux « osés » dans les kiosques de Lyon. Une certaine presse de gauche ricane alors car la vie privée d'Herriot n'est pas tout à fait exemplaire[réf. nécessaire] et Le Canard enchaîné y fait allusion dans ses contrepèteries[5], il n'en commence pas moins à gagner la faveur des catholiques.

En juin 1932, il revient au pouvoir après des élections ayant marqué une poussée vers la gauche. En référence à ce qui se passe en Allemagne, où Adolf Hitler va prendre le pouvoir en janvier 1933, le dessinateur Sennep affuble Herriot, fumeur de pipe invétéré, du surnom de « Fühmeur »[6]... Durant son gouvernement, qui durera à peine plus de six mois, le ministère de l’Instruction publique devient ministère de l’Éducation nationale. Herriot est devenu beaucoup plus modéré et l'on a dit que son gouvernement a été le dernier à laisser une impression de calme[7]. Son gouvernement tombe le 14 décembre 1932 sur la question du remboursement de la dette française à l'égard des États-Unis.

À l'invitation de Staline, Édouard Herriot se rend en 1933 à Moscou. À cette occasion, un canular fait croire à l'opinion qu'il a été nommé colonel dans l'armée soviétique ; si bien que l'ambassade d'URSS se sent tenue de démentir en précisant « qu'une telle distinction ne peut avoir été conférée à l'homme d'État français pour l'excellente raison que le grade de colonel n'existe pas dans l'armée soviétique[8] » Il en restera une caricature de Sennep (Le colonel des kodaks)[9]. Ce voyage s'inscrit dans la tentative de rapprochement franco-soviétique qui débouchera sur le pacte franco-soviétique de 1935. À cette occasion, Herriot visite l'Ukraine où sévit alors une famine dramatique. Abusé par la propagande soviétique et les figurants se dressant sur son passage, Édouard Herriot ne se rend pas compte de la famine qui sévit dans le pays et déclare n'avoir vu que « des jardins potagers de kolkhozes admirablement irrigués et cultivés [...]. Lorsque l'on soutient que l'Ukraine est dévastée par la famine, permettez-moi de hausser les épaules[10] . », dans son récit de voyage publié l'année suivante, Orient, où il fait également l'éloge de la nouvelle Turquie, républicaine et laïque[11].

Albert Einstein et Édouard Herriot, reçus docteurs honoris causa de l'université de Glasgow.

En 1934, après les émeutes du 6 février, il entre dans le cabinet Doumergue pour lui donner une caution de gauche, mais cette tentative d'Union nationale ne dure pas.

Il reste cependant ministre d'État dans les cabinets Flandin et Laval. Il tente d'y exercer une influence conciliatrice, mais les difficultés auxquelles se heurte la France dépassent les capacités de son personnel politique ; en 1935, gêné par l'évolution vers la gauche du Parti radical, il démissionne de sa présidence (il est nommé président honoraire du parti — la fonction de président honoraire est créée à cette occasion[12]) et redevient président de la Chambre des députés. Il participe à la création du Front populaire[réf. nécessaire], dont les réunions se font à La Ruche de Montchat dans le troisième arrondissement de Lyon.

En 1935, il inaugure la statue de Richelieu à Luçon en Vendée. En mars 1939, il surprend un peu le camp laïc en suspendant la séance de la Chambre des députés à l'annonce de la mort du pape Pie XI.

Sous l'Occupation[modifier | modifier le code]

Devant la Chambre des députés, lors du vote des 9 et , il rend hommage au maréchal Pétain, le 9 juillet : « Autour de M. le maréchal Pétain, dans la vénération que son nom inspire à tous, notre nation s’est groupée en sa détresse. Prenons garde de ne pas troubler l'accord qui s'est établi sous son autorité. Nous aurons à nous réformer, à rendre plus austère une République que nous avions faite trop facile, mais dont les principes gardent toute leur vertu. » et après avoir défendu les députés embarqués sur le Massilia, il s'abstient volontairement, lors du vote du 10 juillet accordant les pleins pouvoirs constituants au maréchal Pétain.

En 1942, il renvoie sa Légion d'honneur à Pétain pour protester contre son attribution à des membres de la LVF, ce qui lui vaut d’être assigné à résidence à l'hôtel des Thermes d'Évaux-les-Bains[13] (Creuse), en compagnie de diverses personnalités, parmi lesquelles le syndicaliste Léon Jouhaux.

Sans cesse en butte aux ultras-collaborationistes, il est placé en résidence surveillée en septembre 1942, d'abord chez lui dans l'Isère ; puis, jugé inapte par les autorités allemandes à la déportation, qui l'internent dans un asile où il feint la folie[13], à Maréville près de Nancy[13].

En août 1944, les Alliés approchant de Paris, Laval, qui craint que Pétain essaie de traiter avec Eisenhower, voire de Gaulle (tentative de l'amiral Auphan) et lui laisse le mauvais rôle, se rend dans la capitale afin de réunir l'ancienne Assemblée nationale dans le but de lui remettre le pouvoir et de barrer ainsi la route aux communistes et à de Gaulle[14]. Avec l'accord d'Otto Abetz, le 12 août, il va chercher Édouard Herriot, le fait libérer et le ramène à Paris avec son assentiment[14]. Il fait contacter Jules Jeanneney (président du Sénat), qui ne répond pas[15]. Herriot, dans un premier temps favorable au plan de Laval, temporise et fini par refuser de décider en l'absence de Jeanneney[16]. Les Allemands, ayant changé d'avis après l'intervention des ultra-collaborationnistes, Marcel Déat et Fernand de Brinon[17], décident de se saisir de Laval et des restes de son gouvernement « pour assurer sa sécurité légitime »[16]. Herriot qui refuse les possibilités qui lui sont offertes de fuir, soit pour rejoindre les chefs de l'insurrection parisienne, soit pour se réfugier chez un Américain, ami de Laval, déclare : « Je dois suivre mon destin. »[18]. Après un dernier déjeuner à Matignon, avec Laval et Otto Abetz, il est arrêté le [19] et, reconduit dans un premier temps à Maréville, puis en Allemagne ou il terminera sa « déportation d'honneur[20] » à Potsdam, libéré par l'Armée rouge[20]. En , « il se dédouane sans élégance[20] » dans la presse en minimisant cet épisode et en fournissant une version sensiblement différente[20], ce « lâchage[20] » ne surprend alors pas Laval[20].

Après 1944[modifier | modifier le code]

Il perd quelques amitiés par son attitude modérée lors de l'Épuration[réf. nécessaire] mais quand les passions se calment, il fait figure de sage et il retrouve la présidence de la Chambre en 1947. Il est élu membre de l'Académie française le , le dernier des quatorze nouveaux élus de cette année-là. Avec son élection, l'Académie est pour la première fois au complet depuis le début de la guerre, si l'on excepte deux fauteuils dont les titulaires, Philippe Pétain et Charles Maurras, exclus[21] de l'Académie et dont les fauteuils ont été déclarés vacants[21].

Concernant la question coloniale, il se prononce, lors des débats qui entourent la naissance de l'Union française, contre l'égalité des droits politiques aux populations de l'Empire. Il déclare alors: « Si nous donnions l'égalité des droits aux peuples coloniaux, nous serions la colonie de nos colonies » (27 août 1946)[22].

Édouard Herriot en 1949 lors des cérémonies commémorant le sixième centenaire du rattachement du Dauphiné à la France

En 1953, sa santé s’est altérée. Un de ses derniers actes est de prendre partie pour l'Alsace lors du Procès de Bordeaux, où sont jugés des incorporés de force qui s'étaient trouvés à Oradour. Lorsqu'est discuté à l'Assemblée nationale le projet d'amnistie, il s'écrie : « La patrie est une mère. Elle ne peut pas admettre que ses enfants se déchirent sur son sein »[23]. À la fin de l'année, il ne peut présider l’élection du président de la République et il est remplacé par André Le Troquer. Ce dernier lui succède à la présidence de la Chambre des députés au début de 1954 quand le vieux maire de Lyon décide de ne plus se représenter.

Il est lauréat du prix international de la paix en 1954.

Il est président de la Jeunesse au Plein Air de 1950 à sa mort.

Il est l'un des fondateurs du Comité du Vieux Pérouges qui a permis de sauvegarder le prestigieux patrimoine de la cité médiévale de Pérouges.

Il invente l'expression « Français moyen »[24].

Les obsèques religieuses de ce vieil anticlérical sont, dans un premier temps, annoncées par le cardinal Gerlier, mais Pierre Mendès France réussit à convaincre la veuve du président de ne pas conduire le convoi funèbre à la primatiale Saint-Jean. Le 30 mars 1957, ses funérailles nationales sont retransmises par la télévision depuis la place Bellecour, en présence du président de la République René Coty et du président du Conseil Guy Mollet. Il est embaumé[réf. nécessaire] puis enterré dans un vaste caveau du cimetière de Loyasse à Lyon.

Alain, proche des thèses du radicalisme en politique, ne cachait pas son estime pour le maire de Lyon : « Herriot était puissant par le suffrage populaire, puissant par l'éloquence, puissant par l'espoir des foules »[25]. Mais c'est sans doute François Mauriac qui a le mieux dépeint Herriot. Il écrit en effet dans son Bloc-notes : « En vérité, Édouard Herriot était un gros homme charmant. Son charme naissait de ce contraste entre la culture, tous les dons d’une intelligence royale et la ruse, disons la finesse, politicienne»[26].

Décorations[modifier | modifier le code]

Anecdote[modifier | modifier le code]

Édouard Herriot entretenait une relation particulière avec le cardinal-archevêque de Lyon, Monseigneur Pierre-Marie Gerlier, faite d'opposition quant à leurs convictions respectives (un radical socialiste anticlérical et un cardinal de l'Église catholique romaine) mais aussi de respect et d'admiration. Une certaine amitié s'était tissée entre les deux hommes qui furent pendant de nombreuses années des figures majeures de la vie lyonnaise et qui se rencontraient régulièrement. Elle culmina lors des derniers jours d'Herriot qui virent le cardinal recevoir les confidences du député-maire concernant l'évolution de ses convictions religieuses, qui le portèrent à demander des funérailles religieuses.

On garde en mémoire à Lyon une inauguration de la Foire de Lyon par Édouard Herriot qui fut l'occasion d'une joute verbale avec le cardinal Gerlier. Alors que le maire de Lyon terminait de saluer les officiels comme le veut le protocole, on lui fait remarquer qu'il oubliait le cardinal. "Ho, j'ai oublié de saluer le cardinal" dit-il "mais il est ici comme chez lui, car Lyon c'est Gerlier et Gerlier c'est Lyon!" pastichant une déclaration polémique du cardinal Gerlier sur le maréchal Pétain et la France en 1940[27]. Gardant le sourire, le cardinal remercie Édouard Herriot, lui rendant hommage pour cet évènement majeur qu'est la Foire de Lyon qu'il avait fait renaître concluant alors "car comme chacun sait à Lyon, la Foire c'est Herriot et Herriot... c'est la foire..."[28].

À un Lyonnais qui se plaignait dans les années 1950 de ses fréquentes absences de Lyon, il répondit indigné : "Mais Lyon, je m'en occupe chaque lundi !"

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Philon le Juif, essai sur l’école d’Alexandrie, 1897
  • Madame Récamier et ses amis, Plon, Paris, Plon-Nourrit, 1909
  • Un ouvrage inédit de Mme de Staël. Les Fragments d'écrits politiques (1799), Paris, Plon-Nourrit, 1904 (thèse complémentaire)
  • La Vie et la Passion de Michel Servet, La Raison, Paris, 1907
  • Vieille et jeune Turquie, Rousseau, Paris, 1911
  • Créer, 2 vol., Payot & Cie, 1919
  • La Russie nouvelle, Ferenczi, Paris, 1922
  • Impressions d'Amérique, Audin & cie, Lyon, 1923
  • Dans la forêt normande, Hachette, Paris, 1925
  • Pourquoi je suis radical-socialiste, Paris, Les éditions de France, 1928
  • La Vie de Beethoven, Gallimard, Paris, 1929
  • Europe, Paris, les éditions Redier, 1930, 280 p.
  • La France dans le monde, Hachette, Paris, 1933
  • Le Problème des dettes, Fasquelle, Paris, 1933
  • Orient, Hachette, Paris, 1934
  • Lyon n'est plus, 4 volumes (« Jacobins et Modérés », « Le Siège », « La Réaction », « La Répression »), Hachette, Paris, 1937-1940
  • Sanctuaires, Hachette, 1938
  • Aux sources de la liberté, 210p., NRF, Gallimard, Paris, 1939
  • La Triple Gloire de Lyon, Audin, Lyon, 1946
  • "L'âme de la France et la leçon de Port-Royal", discours à l'académie française (nov. 1946), ds revue Conferencia, 1947
  • Pages immortelles de Diderot, choisies et expliquées, Éditions Correa, Paris, 1949
  • Études françaises", éditions du milieu du monde, 1950
  • Notes et Maximes (Posthume), J.Bérard, 1962

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. De facto, puisque durant la période de l'Occupation, le Parlement ne fut pas dissous, mais Sénat et Chambre des députés furent « ajournés jusqu'à nouvel ordre », seul le chef de l'État pouvant les réunir (voir « Acte constitutionnel no 3 du 11 juillet 1940 », sur le site mjp.univ-perp.fr, consulté le 25 juin 2009). Le Parlement ne se réunit plus durant toute l'Occupation, entérinant dans les faits le caractère autoritaire du régime de Vichy.
  2. À l'Hôpital Saint-Eugénie (Hospices Civils de Lyon).
  3. Selon Louise Weiss, fille de Paul Louis Weiss, Herriot aurait dit à Weiss dès leur premier entretien : Nos veuves de guerre, nos pupilles de la nation, ont déjà bien assez froid au cœur. Je leur assurerai, moi, le droit que vous leur avez dénié : celui de vivre au chaud. C'est sur mon dos que je porterai à vos victimes leurs sacs de charbon, si vous ne les portez pas sur le vôtre (Louise Weiss, Une petite fille du siècle, Albin Michel, 1978). Paul Frantzen fut nommé à la place de Weiss, mais la situation ne s'améliora pas. À la mi-mars, Herriot dût quitter le ministère et son successeur limogea Frantzen quelques jours plus tard
  4. Boulgakov, tome 1, notes page 1745, Bibliothèque de la Pléiade
  5. La plus connue étant : Le maire de Riom a de belles élections.
  6. Gassier, Sennep et les années 30
  7. Histoire de France 1918-1938 avec illustrations HP Gassier et Sennep, texte d'Aurélien Philipp, Paris, Éditions Mana, 1938. Les pages ne sont pas indiquées, l'année de référence est 1932. On lit : « C'est le dernier ministère ayant donné une impression de tranquillité. Après ce sera la cascade, la marche vers le 6 février ».
  8. Ouest-Éclair du 8 septembre 1933
  9. Reproduite dans l'Histoire de France 1918-1938 citée plus haut.
  10. Cité par Georges Sokoloff, La Puissance pauvre : une histoire de la Russie de 1815 à nos jours, Arthème Fayard, 1993.
  11. François Furet, Le Passé d'une illusion.
  12. Philippe Levillain, « Les Centristes », Les Lundis de l'Histoire, 28 mars 2011.
  13. a, b et c Kupferman 2006, p. 525.
  14. a et b Kupferman 2006, p. 520-526.
  15. Kupferman 2006, p. 526 et 527.
  16. a et b Kupferman 2006, p. 527-529.
  17. André Brissaud (préf. Robert Aron), La Dernière année de Vichy (1943-1944), Paris, Librairie Académique Perrin,‎ 1965, 587 p., p. 491-492.
  18. Kupferman 2006, p. 529.
  19. André Brissaud, La Dernière année de Vichy (1943-1944), op. cit., p. 493-498 et 499-503.
  20. a, b, c, d, e et f Kupferman 2006, p. 565-566.
  21. a et b Collectif - Fondation Charles de Gaulle, De Gaulle et la Libération, Éditions Complexes, Paris, 2004, 221 p. (ISBN 2804800164 et 9782804800161), [présentation en ligne], chapitre : « De Gaulle et la République des lettres », par Nicole Racine : p. 184-186 : « [...] L'ordonnance du 26 décembre 1944 entraînait automatiquement la destitution et l'exclusion de toutes fonctions, offices publics et corps constitués de quiconque était déclaré coupable d'indignité nationale. [...] »
    Ont participé à cet ouvrage : Claire Andrieu, Serge Berstein, Michèle et Jean-Paul Cointet, Laurent Douzou, René Hostache, Chantal Morelle, Nicole Racine, Odile Rudelle, Maurice Vaïsse, Dominique Veillon, Olivier Wieviorka. Textes tirés des actes du colloque des 6, 7 et 8 octobre 1994 organisé par la Fondation Charles de Gaulle, la Fondation des Sciences politiques, l'Association française des constitutionnalistes et la participation de l'université de Caen ; publié en version intégrale : Le rétablissement de la légalité républicaine, 1944, Éditions Complexes, 1996.
  22. Bernard Lugan, « De l'Union française (1946) aux indépendances (1960) », La Nouvelle Revue d'Histoire, Hors série, no 1, Automne 2010, p. 40-43
  23. Jean-Laurent Vonau, Le Procès de Bordeaux, Éditions du Rhin
  24. Serge Berstein, Histoire du Parti radical, 2 vol., Presses de la FNSP, Paris, 1982
  25. Alain, « Échec de la force », 1939, Libre Propos, 25 avril 1934.
  26. Biographie d'Édouard Herriot sur le site de l'Académie française
  27. Jean-Louis Clément, Les évêques au temps de Vichy – Loyalisme sans inféodation– Les relations entre l'Église et l'État de 1940 à 1944, Éditions Beauchesne, 1999, 279 p. (ISBN 2701013550 et 9782701013558), [lire en ligne], p. 37-38
  28. http://www.mon-maitre-scapin.com/article-29609929.html

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Jacques Bruyas, Édouard Herriot, Éditions Horvath, 1985, (ISBN 2-7171-0399-6), n° notice BnF : FRBNF34912030 ;
  • Serge Bernstein, Edouard Herriot ou la République en personne, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, Paris, 1985, 327 p. (ISBN 2724605209 et 9782724605204) ;
  • Jacques Bruyas, Il y a 100 ans... Édouard Herriot, coauteur avec Remi Gachon, Éditions Horvath, 1995, (ISBN 2-7171-0938-2), n° notice BnF : FRBNF36694099 ;
  • Benoît Yvert (dir.), Premiers ministres et présidents du Conseil. Histoire et dictionnaire raisonné des chefs du gouvernements en France (1815-2007), Paris, Perrin, 2007, 916 p..
  • Philippe Valode et Francis Guyot, 7 maires de Lyon depuis 1900, Histoire et anecdotes, 192 p. Éditions lyonnaises d'Art et d'Histoire. Lyon, 2009. EAN 9782841472192.
  • Fred Kupferman (préf. Henri Rousso), Laval, Paris, Tallandier,‎ 2006, 2e éd. (1re éd. Balland, 1987), 654 p. (ISBN 978-284734-254-3).Document utilisé pour la rédaction de l’article

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