Plaque de rue

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Une plaque de rue est un type de panneau de signalisation routière dont la fonction est d'indiquer le nom d'une voie.

De telles plaques sont généralement placées à chaque extrémité de la voie, de part et d'autre de la chaussée, avec des rappels à chaque intersection. Elles peuvent être fixées directement sur le mur d'un bâtiment, ou bien sur un poteau, parfois en association avec la plaque d'une voie adjacente, ou avec des panneaux de signalisation d'autres types.

Bien souvent, les plaques succèdent à une ou plusieurs inscriptions antérieures, gravées dans la pierre des façades. Par rapport aux inscriptions gravées dans les murs, elles présentent de multiples avantages :

  • meilleure lisibilité ;
  • modification et renouvellement faciles (il suffit de remplacer une plaque par une autre, à l'occasion soit du renouvellement d'une plaque dégradée, soit du changement de nom de la voie) ;
  • moindres dégradations de la façade ;
  • possibilité de faire figurer le nom de la voie même en l'absence d'une façade : la plaque peut être fixée sur un poteau.

Dans les villes ayant conservé un bâti ancien, ces anciennes inscriptions sont encore souvent visibles et cohabitent avec les plaques, permettant ainsi de retracer une partie de l'évolution du nom des rues.

Histoire[modifier | modifier le code]

Aspects techniques[modifier | modifier le code]

Plaques de rues suspendues.

Aux États-Unis les plaques de rue sont souvent suspendues au-dessus du carrefour pour augmenter leur lisibilité par les automobilistes.

Inscriptions[modifier | modifier le code]

Plaques de rue modernes, accompagnées de plaques indiquant les anciens noms et au centre, les noms anciens gravés dans la pierre. Le nom de la place Royale a été bûché.

Ces plaques, en plus du nom de la voie, peuvent également présenter des informations telles que :

  • une brève description de ce qui a donné son nom à la voie (personnage historique, événement, etc.), servant alors de support de mémoire collective ;
  • une ancienne dénomination ;
  • la portion de la voie, désignée par une plage de numéros ;
  • le nom de la localité, et/ou du quartier (par exemple, l'arrondissement à Paris ou le borough à Londres) ;
  • à Bruxelles, une rue peut être parrainée par une société, son nom commercial apparait alors en bas de la plaque[réf. souhaitée].

Le texte est parfois bilingue, voire trilingue, pour diverses raisons, et aussi rédigé en plusieurs alphabets, latin, cyrillique, arabe, chinois, etc. : ainsi, en Chine et au Japon, la signalisation en langue officielle est souvent complétée par une indication en anglais et en alphabet latin.

En France, à Bayonne et Anglet, on trouve une signalisation trilingue, français, basque, gascon.

Un signe distinctif reflétant l'identité locale est parfois ajouté, tel que le blason, le logo ou le drapeau local.

De même que le choix du nom d'une rue véhicule des valeurs, celui des inscriptions ajoutées sur la plaque peut également revêtir une certaine importance[1].

Style[modifier | modifier le code]

Plaque de la rue du logiciel libre

Leur style (choix du matériau, des couleurs, de la police d'écriture) est en principe uniforme au sein d'un quartier ou d'une localité, et elles sont normalement assorties aux plaques indiquant la numérotation de chaque bâtiment dans la voie. Cependant, ce style peut aussi être porteur d'information : par exemple à Minneapolis, les artères principales utilisent la couleur bleue, tandis que les rues nord-sud sont de couleur verte, et les rues est-ouest de couleur brune ; dans le même ordre d'idée, un style particulier peut également être appliqué pour les plaques des voies privées.

Les plaques de rue peuvent être fabriquées dans toutes sortes de matériaux : métal, pierre, céramique, etc.

Les plaques de rue européennes sont traditionnellement des plaques émaillées avec lettres blanches sur fond bleu depuis le milieu du XIXe siècle, le bleu (produit en ajoutant un oxyde métallique à un pigment coloré, le dioxyde de chrome, tel le bleu de Sèvres à base d'oxyde de cobalt[2]) étant à cette époque l’unique couleur disponible pour la production de masse, en plus du noir et blanc[3].

Odonymie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Odonyme.

Autres utilisations[modifier | modifier le code]

Plaque de rue vandalisée de l’allée des Buttes (Bois de Vincennes). Ce modèle de plaque de rue est utilisé par la Ville de Paris dans les espaces verts.

Les plaques de rue sont sujettes au vandalisme et à l’affichage sauvage.

De plus, les plaques des voies les plus célèbres attirent l’intérêt pour leur aspect symbolique, suscitant des reproductions vendues notamment dans certaines boutiques de souvenirs, voire le vol des originaux.

Il existe aussi des sites web proposant de réaliser des plaques de rue avec un texte personnalisé, choisi par le client, pour servir d’élément de décoration.

Selon Howard Rheingold, dans l’avenir, les plaques pourraient servir de vecteur de réalité augmentée ; ainsi, pointer un téléphone mobile vers l’une d’elles permettrait par exemple de géolocaliser l’utilisateur[4].

Plaques de rues comme éléments graphiques ou symboliques[modifier | modifier le code]

En télévision, le logo de l’émission pour enfant américaine 1, rue Sésame est une plaque de rue. Il en a été de même pour la chaîne française 13ème rue, de sa création en 1997 jusqu'en 2010. Sur le web, le logo de la boutique en ligne RueDuCommerce consiste également en une plaque de rue.

Le générique du film Rue de l’Estrapade en 1953 se déroule dans une plaque de rue[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Exemple : « Tamazgha boycotte la cérémonie d’inauguration de la rue Lounès Matoub à Paris », sur tamazgha.fr, 30 juin 2008.
  2. L’Intermédiaire des chercheurs et curieux, Volume 54, Benj. Duprat, Libraire de l'Institut, 1906, p. 185
  3. Plaques de porcelaine émaillées
  4. Howard Rheingold (trad. de l'américain par Pierre-Emmanuel Brugeron, préf. Daniel Kaplan), Foules intelligentes : La nouvelle révolution sociale, M2 éd.,‎ 2005, 302 p. (ISBN 2-9520514-2-9, présentation en ligne), p. 16 (ouvrage original : (en) Smart Mobs : The Next Social Revolution, Perseus Books,‎ 2002 (ISBN 0-7382-0608-3, présentation en ligne)).
  5. Valérie Vignaux, Jacques Becker, ou L'exercice de la liberté : Biographie critique, Liège, éd. du Céfal, coll. « Travaux et Thèses Cinéma »,‎ 2000, 272 p. (ISBN 2-87130-088-7, présentation en ligne), p. 139.

Annexe[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]