La Croix

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La Croix
Image illustrative de l'article La Croix

Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Périodicité Quotidien
Genre Généraliste
Prix au numéro 1,60 euro
Diffusion 105 069[Note 1] ex. (2013)
Date de fondation 15 juin 1883 (131 ans) comme quotidien
Ville d’édition Paris

Propriétaire Groupe Bayard Presse
Directeur de publication Georges Sanerot
Directeur de la rédaction Dominique Quinio
Rédacteur en chef Dominique Greiner, François Ernenwein, Florence Couret, Guillaume Goubert, Pierre Allais, Jean-Christophe Ploquin
ISSN 0242-6056
Site web La Croix

La Croix est un journal quotidien français, propriété du groupe Bayard Presse depuis 1880. Fondé par la congrégation des assomptionnistes, le journal se réclame ouvertement chrétien et catholique, même si ce positionnement a pu évoluer au cours de son histoire.

Histoire[modifier | modifier le code]

Du mensuel au quotidien (1880-1883)[modifier | modifier le code]

Si le père Emmanuel d'Alzon (1810-1880), fondateur des assomptionnistes et des oblates de l’Assomption, est à l’initiative de cette publication, le véritable promoteur en est le père Vincent de Paul Bailly[1].

Le premier numéro de La Croix paraît en 1880 ; le journal est alors un mensuel. Lorsque les Augustins de l’Assomption (autre nom des assomptionnistes) comprennent qu’avec la formule du mensuel, ils ne peuvent atteindre le nombre requis de lecteurs, ils décident de convertir La Croix en un quotidien. La première parution en quotidien est le 15 juin 1883 (journal daté du 16 juin 1883). « On sait que La Croix attendit la mort de Louis Veuillot (7 avril 1883) (de L'Univers) avant de paraître sous la forme d’un quotidien »[2].

Les origines (1883-1900)[modifier | modifier le code]

Le journal La Croix cherche dès le début à se démarquer des autres journaux conservateurs, notamment en pratiquant une politique tarifaire agressive[3] :

« Le coup d'audace consiste à lancer un journal populaire (5 centimes le numéro) à un moment où la « grande » presse des catholiques vise surtout les notables. Ce quotidien se démarque des autres titres de la mouvance conservatrice et contre-révolutionnaire en s’affirmant « uniquement catholique, apostolique et romain », et en refusant de se réclamer d’un courant politique. La Croix est cependant farouchement antirépublicaine et anti-laïque à ses débuts »

Une anecdote significative montre les prises de position anti-républicaines de la rédaction : le prix annoncé en première page est d'un sou (valeur monétaire de l'Ancien Régime) et il faudra l'intervention des pouvoirs publics pour que La Croix, non sans ironie, accepte de modifier le prix affiché en « 5 centimes »[4].

Pendant plusieurs années, La Croix paraît sous deux formats. Le premier est celui d’un périodique de petit format destiné au lectorat populaire, le second celui d’un journal grand format destiné à un public plus exigeant et plus cultivé. Dès 1890, le journal refuse de suivre le pape (favorable au ralliement à la République), il ironise sur le toast d'Alger du cardinal Lavigerie, il publie sèchement les textes pontificaux essentiels sur le Ralliement. L'affaire Dreyfus voit La Croix plonger dans un antisémitisme déchainé et devient, le 30 août 1890, dans un bref éditorial répondant à une rumeur alléguant la présence de Juifs dans la rédaction, « le journal catholique le plus anti-juif de France[5],[Note 2].

Lorsque la falsification du colonel Henry est découverte, le quotidien s'en tiendra à un acte de zèle qui ne change pas la culpabilité de l'accusé[6]. L'Univers d'Eugène Veuillot, l'autre grand journal catholique, adopte une attitude plus modérée puis finit par reconnaître son erreur et prendre parti pour la réhabilitation de Dreyfus.

De 1883 à 1900, le père Vincent de Paul Bailly, « Moine » de son nom de plume, disait lui-même que le journal « tranchait sur les mœurs graves et un peu compassées des feuilles pieuses du temps. Le peuple connaissait peu la presse quotidienne catholique, trop magistrale pour lui ». Il créa un journal catholique différent : « Rompant avec les traditions, nous donnions des anecdotes parfois triviales, avec des caricatures parfois risquées, mordantes, qui n’épargnaient aucun pécheur, mais toujours accompagnées d’un trait de vérité, emprunté à l’esprit de foi »[7].

De fait, le succès est au rendez-vous puisque le journal attend un tirage de 160 000 exemplaires en 1895. En septembre 1899, le pape (Léon XIII) reçoit le père Bailly et blâme les orientations de La Croix. Le 13 octobre 1899, le chargé d’affaires auprès du Saint-Siège, M. de Navenne, rencontre le secrétaire d’État, le cardinal Rampolla, qui l’assure de ce que Léon XIII est attaché au maintien de la politique de Ralliement. Il fait appeler le père Bailly et lui déclare réprouver l’esprit et le ton du journal[7].

Pourtant ces avertissements sont peu pris en compte par la rédaction, et en 1900, les prises de position excessives et le refus de la ligne doctrinale du Saint-Siège provoquent la chute d'un double couperet. Le premier est religieux[8] :

« Le 17 mars, un message oral de Léon XIII parvient au père Picard : le pape demande aux assomptionnistes de se retirer de la rédaction de La Croix. Le père Bailly se rend dans la salle de rédaction, s’y agenouille puis se retire en essuyant ses larmes. Il ne remettra plus jamais les pieds en ces lieux. »

Le second couperet est civil et politique[9] :

« De janvier à mars 1900 se déroule le procès de douze assomptionnistes, surnommés les douze « moines ligueurs » : Le P. Picard, successeur du P. d’Alzon comme supérieur général, les P.P. Vincent-de-Paul Bailly et Saugrain, et neuf autres religieux comparaissent devant le tribunal de la Seine comme « moines ligueurs », dont les agissements mettent en danger l’ordre public et la République, cela surtout parce que le journal La Croix exerce une influence jugée séditieuse. Le tribunal prononce la dissolution de la Congrégation. Les assomptionnistes seront des proscrits. »

Sous le tandem Bouvattier - Bertoye (1900-1917)[modifier | modifier le code]

La congrégation des assomptionnistes, légalement dissoute sous le gouvernement de Pierre Waldeck-Rousseau, sa maison d’édition la Bonne Presse, éditrice de La Croix, est rachetée par l’industriel catholique Paul Féron-Vrau[Note 3], qui prend alors sa direction[9]. Il œuvre alors au développement de la Bonne Presse et à l’organisation de la diffusion du journal. En octobre 1900, La Croix devient un journal de grand format à 4 pages, en 1907 de 6 pages[10].

En 1901, Jules Bouvattier (1843-1917), avocat et ancien député, devient rédacteur en chef[11] avec le père Georges Bertoye (1857-1929), officiellement sécularisé, et qui signe « Franc » (probablement en référence à son nom religieux, François d'Assise). Pendant 25 ans, « Franc » s'attelle au travail quotidien du journalisme avec des qualités reconnues : solidité doctrinale, prudence éclairée, sens de l'actualité, avec la volonté inébranlable de défendre les droits de l'Église dans un contexte difficile. Il doit faire face à toutes les polémiques qu'engendrent les grandes questions du temps : aussi bien les affaires internes à l'Église, telles que la condamnation du Sillon, la séparation des Églises et de l'État en France (1905), la condamnation du modernisme par Pie X, la querelle des inventaires que les préoccupations politiques et patriotiques exacerbées par la première Guerre mondiale[12].

Après 1910, Il s'éloigne de la ligne de Féron-Vrau pour se rapprocher de celle de Jean Guiraud au fur et à mesure que l'activité militante religieuse de ce dernier prend une dimension nationale[12]. La Croix revient au petit format lors de la guerre de 1914, en donnant des suppléments ; le retour au grand format ne se fera que le 26 mars 1919.

Sous le tandem Guiraud-Bertoye (1917-1927)[modifier | modifier le code]

Jean Guiraud était devenu une personnalité nationalement reconnue de la résistance catholique à la politique laïque du gouvernement, il avait déjà écrit plusieurs articles pour le journal et son métier de professeur (et d'historien) lui donnait toutes les qualifications nécessaires. C'est donc tout naturellement que le père Emmanuel Bailly, supérieur des assomptionnistes et frère de Vincent, le fondateur du journal La Croix, lui propose la codirection avec le père Bertoye qui a beaucoup œuvré pour cette nomination. Il sera chargé de la politique intérieure et « Franc » s'occupera des sujets religieux. Il reçoit aussi la mission des relations « extérieures » du journal[13].

Il donna rapidement un ton nouveau au journal. Il va « introduire l’histoire dans La Croix et offrir un important apport documentaire aux lecteurs, les fournissant en argumentaires apologétiques... il fait de sa prose un levier, un instrument de l’organisation catholique contre l’éparpillement. Les lecteurs attendent de lui une direction, des mots d’ordre »[14]. Les pages littéraires feront leur apparition en 1921 (écrites initialement par Jean Guiraud et José Vincent). Mais Jean Guiraud consacre également beaucoup de temps au courrier des lecteurs[13].

Très vite le nouveau tandem s'accorde, chacun respectant scrupuleusement le territoire de l'autre, et le tirage journalier de La Croix retrouve son niveau d'avant-guerre, le dépasse même (160 000 à 170 000 exemplaires). Avec Jean Guiraud, La Croix devient, non seulement un journal d'opinion, mais aussi un journal complet. Mais lors de la crise de l'Action française, si La Croix relaie les positions papales, elle s'en démarque au plus fort de la crise initiale (septembre-décembre 1926). La conséquence est l'intervention de Pie XI, qui en décembre 1927, fait, d'autorité, remplacer le père Bertoye par le père Merklen.

Ainsi se terminait, pour le père Bertoye, 25 ans de dévouement total au journal. Il avait hissé La Croix du statut de journal religieux à celui de « voix de l'Église »[15].

Sous le tandem Guiraud - Merklen (1927-1939)[modifier | modifier le code]

En 1927, le père Léon Merklen, issu d’une grande famille alsacienne, arrive au journal La Croix. À ses débuts, il est assez mal accepté dans l'équipe et tenu à l'écart des prises de décision importantes. En 1928, il écrit au père Quenard : « Je suis un gêneur. Je joue un rôle, rien de plus. Je ne vois plus quel intérêt on peut avoir à ma présence ici, à La Croix, puisqu’on s’arrange pour m’empêcher d’y avoir aucune influence » (26 septembre 1928). Il finit par obtenir (en 1929), après bien des débats, la direction doctrinale des publications de la Bonne Presse qu'il partageait avec le père Lavigne.

Peu à peu, il obtient le départ de ceux qui ne sont pas dans sa ligne, le père Lavigne (en 1931), le père Finaert (en 1932) et les remplace par des collaborateurs laïcs humbles et dévoués à sa cause. Il fait entrer dans l'équipe de rédaction ses amis de la congrégation, le père Bartz et le père Odil en 1930, le père Protin en 1934. Ce remplacement lui permet de transformer petit à petit la ligne éditoriale du journal, à son arrivée assez conservatrice, en favorisant l'entrée de collaborateurs « très bien orientés à tout point de vue », c'est-à-dire proches de l'Action catholique et hostiles à l'Action française, tels Claude Roffat, Louis Le Bartz[11]. Un autre personnage va servir fidèlement le père Merklen, Jean Caret ; mais, en réalité, trois personnes successives se cachent derrière ce pseudonyme : en 1931, il y a Émile Coornaert, qui part au bout de quelques mois, puis André Toledano ; enfin, de 1938 à 1940, Jean Letourneau.

Seuls Jean Guiraud et Pierre l'Ermite (pseudonyme de l'abbé Edmond Loutil, curé de l'église Saint-François-de-Sales) résistent. Malgré cela, dans les premières années, la double rédaction Merklen-Guiraud, représente toutes les nuances de la pensée catholique, une impartialité des informations, la charité et des positions conformes à celles de la papauté[15].

La nouvelle ligne, celle suivie par le père Merklen, est notamment plus favorable au rapprochement franco-allemand (qui conduira la France aux accords de Munich) et à une vision qui est souvent qualifiée de « sociale » ; mais, surtout, le journal va modérer largement ses positions vis-à-vis du pouvoir politique en place, peut-être de crainte de perdre certains avantages acquis pour la congrégation. Ainsi, dans sa lettre du 10 avril 1929, le père Merklen invite Jean Guiraud « prudemment à réfléchir avant d’attaquer Poincaré, Briand et Tardieu au moment où ils desserrent l’étreinte sur l’enseignement congréganiste[13] ». Mais cette nouvelle ligne n'est pas suivie par les lecteurs et, tout au long des années 1930, la diffusion baisse régulièrement pour atteindre environ 100 000 exemplaires à la veille de la guerre[11].

La Croix est à l’initiative de la création de l’Action catholique et c’est grâce à elle que la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) est rattachée à l’Église de France. Il s’agit d’un tournant idéologique du journal, jusque-là porte-voix de l'ensemble des tendances catholiques[16]. En revanche, le journal adopte une ligne hostile aux idée de Charles Maurras et aux fascismes grandissants[17],[18].

En 1939, Jean Guiraud remet sa démission ; il faudra attendre 1969 pour voir un laïc (André Géraud) nommé rédacteur en chef. Cette démission, annoncée par un entrefilet assez sec le 11 novembre 1939, est très mal vécue par de nombreux lecteurs et provoque le départ de nombreux abonnés ainsi qu'un fort ressentiment anti-Merklen.

Pendant la guerre (1939-1949)[modifier | modifier le code]

Mais le début de la Seconde Guerre mondiale ne laissera pas le temps à la polémique de se développer et voit La Croix se replier à Bordeaux puis à Limoges. Le journal continuera de paraître jusqu'au 21 juin 1944. Il ne sera autorisé à reparaître que le 1er février 1945. Certains reprochent à La Croix sa parution pendant l'Occupation ; toutefois elle fait partie des rares journaux autorisés à reparaître sous son nom d'avant-guerre, grâce au comportement exemplaire de ses rédacteurs, en particulier de celui du père Merklen, très impliqué dans la Résistance. En octobre 1948, lors du XXVIIIe congrès de La Croix et de la Bonne Presse, La hiérarchie indique clairement les missions en citant Jean Guiraud en 1936 : « Le journal catholique doit être le haut-parleur des enseignements et des directives qui viennent de Rome[19]. » Le père Merklen restera à sa tête jusqu'en 1949. Entre 1948 et 1952, le quotidien connaît une baisse sérieuse de son tirage.

De l'après-guerre au centenaire (1949-1983)[modifier | modifier le code]

C’est le père Émile Gabel (1908-1968) qui préside à la relance du journal. Rédacteur en chef à partir de 1949, il introduit de nouvelles rubriques, comme le sport, le cinéma, la mode ou le théâtre. Mais La Croix « entame un tournant ouvertement progressiste[20] ». Par exemple, La Croix se montre ouvertement favorable aux prêtres-ouvriers. Le 1er février 1956, La Croix paraît pour la première fois sans le crucifix qui orne la une du journal depuis sa création. Le père Antoine Wenger, rédacteur en chef de 1957 à 1969, est un des rares journalistes à suivre les débats du concile Vatican II (1962-1965) de l'intérieur. Le journal fera beaucoup pour faire connaître ce concile mais dans une interprétation exagérément progressiste, proche de celle dénoncée par le cardinal Ottaviani dès 1966 comme « abus grandissants dans l’interprétation de la doctrine du Concile »[21].

En mars 1968, La Croix sort sous un format tabloïd. En janvier 1972, elle devient La Croix-l’Événement. Le choix de ce nouveau titre dénote une volonté de la rédaction de montrer que le journal est un quotidien comme les autres. Il conserve une audience nationale fidèle puisque 87 % des ventes se font par abonnement, mais la faiblesse de la diffusion et la modestie des ressources publicitaires entraînent des déficits d’exploitation, toutefois couverts par les bénéfices des autres publications du groupe Bayard presse (le Pèlerin, Notre temps, diverses publications pour enfants, dont Pomme d’api).

Un journal centenaire[modifier | modifier le code]

Pour fêter son centenaire en 1983, La Croix-l’Événement se dote d’une nouvelle maquette, beaucoup plus attrayante, ouvre de nouvelles rubriques et voit arriver au mois de juin 1983 Noël Copin, comme rédacteur en chef et directeur de la rédaction. Il le restera jusqu’à son départ en retraite à la fin de l’année 1994. Le nombre des lecteurs du journal continue toutefois de diminuer. C’est à cette époque que le journal choisit de reprendre son nom originel, La Croix, et de réaffirmer son identité catholique. Par ailleurs le groupe Bayard investit dans la modernisation de La Croix avec l’introduction de la rédaction électronique et le démarrage, en 1987, d’une banque de données en texte intégral du quotidien.

En 1995, une nouvelle impulsion est donnée par Bruno Frappat, nouveau directeur de la rédaction de La Croix et ancien directeur de la rédaction du Monde. Alors que l’ensemble de la presse est confrontée à une désaffection du lectorat, le choix d'une diffusion le matin (depuis sa création, La Croix était publié le soir), le 11 janvier 1999, a permis à La Croix d’augmenter ses ventes avec une diffusion payée de 103 404 exemplaires en 2005 contre 87 891 exemplaires en 2001 (chiffres OJD). La ligne éditoriale évolue peu à peu, comme l'Église de France, vers une modération des excès de Vatican II mais, en 2000, l’éditorialiste Michel Kubler déclare son opposition à Dominus Iesus.

En 2005, Dominique Quinio devient directrice de la rédaction du journal. Le 21 novembre 2006, le journal se modernise en proposant une nouvelle formule (évolution de la maquette, sur le plan graphique et dans l’organisation des rubriques). Le site Internet du quotidien, www.la-croix.com, est lui aussi renouvelé. En avril 2011, le quotidien lance une nouvelle formule bi-médias pour renouveler son projet éditorial, renforcer le lien avec son lectorat et s'adapter aux nouvelles pratiques des médias. Une nouvelle maquette papier est mise en place et le site Internet la-croix.com est renouvelé. Quelques semaines plus tard, des applications smartphones et tablettes sont disponibles.

Depuis l'élection de Benoît XVI, le journal qui se dit toujours très attaché au concile Vatican II, a modéré sa critique vis-à-vis des positions du Saint-Siège mais « reste reconnu pour ses prises de position progressistes[22] ». Son traitement de l'information reste plutôt défavorable aux tendances traditionnelles.

Diffusion[modifier | modifier le code]

Voici la diffusion de La Croix, selon les données de l'OJD[23].

Année 2009 2010 2011 2012 2013[24]
Diffusion France payée 95 130 94 439 93 586 94 122 94 880
Diffusion totale 103 738 106 151 107 022 105 599 105 428

Récompenses[modifier | modifier le code]

La Croix a reçu en 2006 le Prix du meilleur quotidien national[25].

En 2012, le journal a été classé second derrière Libération au même classement[26].

En septembre 2014, la Croix reçoit à nouveau le prix CB News en tant que « meilleur quotidien national »[27].

Collaborateurs connus[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Diffusion totale OJD.
  2. « Il arrive quelquefois que des historiens omettent dans cette citation le mot « catholique » ». La Croix répliquait ainsi à une polémique d’origine catholique insinuant que des juifs jouaient un rôle important dans sa rédaction », écrit Noël Copin dans son livre Je doute donc je crois (Flammarion - Desclée de Brouwer, 1996).
  3. Riche industriel (1864-1955) du textile du Nord, homme d’œuvres à l’instar de son parent par alliance Philibert Vrau dont il a hérité, il met sa fortune au service de la presse catholique et de l’Action libérale populaire. En marge de la Bonne Presse, il fonde en 1904 le groupe de presse catholique la Presse régionale.

Références[modifier | modifier le code]

  1. D. Remiot d'après Jean-Paul Périer-Muzet, « Vincent de Paul Bailly - 1832-1912 », sur http://www.assomption.org, Assomptionnistes,‎ ? (consulté le 1er octobre 2012).
  2. Note 21, p. 4, Jean-Paul Périer-Muzet, « Le P. d’Alzon et la presse », sur http://www.assomption.org, Assomptionnistes,‎ octobre 2009 (consulté le 27 septembre 2012).
  3. Bibliothèque nationale de France, « Historiques des titres de presse numérisés », Bibliothèque nationale de France,‎ 14 octobre 2009 (consulté le 26 septembre 2012).
  4. Éditorial du 29 juin 1883, signé de Vincent de Paul Bailly, intitulé « Un sou », cité dans le troisième point (« Bailly a la tripe du journaliste populaire » par Patrick Zago, « Le Père Vincent de Paul Bailly (1832-1912) », sur http://www.assomption.org, Assomptionnistes,‎ 9 février 2010 (consulté le 26 septembre 2012).
  5. La Croix, 30 août 1890, p. 1 sur Gallica, consulté le 16 novembre 2012.
  6. Maurice Larkin, L'Église et l'État en France ? 1905 : la crise de la séparation, Privat, 2004, (ISBN 978-2708956162), 284 p. ; p. 74c.
  7. a et b Jean-Marie Mayeur, « Une congrégation face à la IIIe République anticléricale », dans Deux Siècles d’Assomption. Le regard des historiens, Paris, 2003, collection Rencontres assomptionnistes, UEA no 7, p. 43-59.
  8. Un journaliste catholique : le père Vincent de Paul Bailly, p. 4, par Grégoire Celier, « La Plume brisée », sur http://www.gregoirecelier.fr/personnages.php,‎ ? (consulté le 27 septembre 2012).
  9. a et b Bertrand Lamure, Les Pèlerinages catholiques français en Terre Sainte au XIXe siècle, 2006, université Lumière Lyon -.
  10. « Publications Bayard, ex-Bonne Presse, ex-Bayard Presse : liste alphabétique commentée », p. 268, dans Jean-Paul Périer-Muzet, « L'Assomption : les Assomptionnistes, les Oblates », sur http://www.assomption.org,‎ 2010 (consulté le 27 septembre 2012).
  11. a, b et c Yves Pitette, Biographie d'un journal : La Croix, Perrin, 22 septembre 2011, (ISBN 978-2262037864) ; chapitre 4, « L'intérim Féron-Vrau ».
  12. a et b Jean-Paul Périer-Muzet, « François d’Assise (Georges) Bertoye 1857-1929 », sur http://www.assomption.org,‎ ? (consulté le 27 septembre 2012).
  13. a, b et c Yves Poncelet, intervention au colloque des archives nationales de septembre 2006.
  14. Yves Poncelet, cité dans son intervention au colloque des archives nationales de septembre 2006 par Yves Pitette, « Jean Guiraud, un polémiste rédacteur en chef de « La Croix » », sur http://www.la-croix.com,‎ 11 novembre 2006 (consulté le 27 septembre 2012).
  15. a et b « Journal quasi officiel de l’Église de France », pour le Bulletin religieux de la Rochelle du 3 décembre 1932, cité par Marc Agostino, Revue française d'histoire du livre, no 129 nouvelle série 2008, article « La Croix et l'Église catholique ».
  16. Agnès Rochefort-Turquin, « Le centenaire de La Croix », Vingtième Siècle, revue d'histoire, no 16, octobre-décembre 1987, p. 116-118.
  17. D. Remiot d'après Jean-Paul Périer-Muzet, « Pierre-Fournier (Léon-Félix) Merklen (1875-1949) », sur http://www.assomption.org, Assomptionnistes,‎ ? (consulté le 1er octobre 2012).
  18. Alain Fleury, « La Croix et le nazisme », dans René Rémond et Émile Poulat, ""Cent ans d'histoire de « La Croix » 1883-1983, Éditions du Centurion, 1988, p. 291 et 292.
  19. Revue française d'histoire du livre, no 129 Nouvelle série, 2008 "La Croix" et l'Église catholique par Marc Agostino.
  20. http://panorama.alliance-journalistes.net/bdf/fr/media/media-23.html.
  21. Alfredo Ottaviani, « Lettre aux Présidents des Conférences épiscopales au sujet de certains abus et d’opinions erronées dans l’interprétation de la doctrine du concile Vatican II », sur http://www.vatican.va, Saint-Siège,‎ 24 juillet 1966 (consulté le 2 octobre 2012).
  22. Alliance internationale de journalistes, « Panorama des démarches éthiques de presse », sur http://panorama.alliance-journalistes.net/bdf/fr/index.html, ?,‎ ? (consulté le 2 octobre 2012).
  23. « Diffusion de La Croix », sur ojd.com (consulté le 11 avril 2014)
  24. Données de l'éditeur.
  25. Léa Hs, « La Croix, catholique et humaniste », sur http://www.jolpress.com/, Journalism Online Press,‎ 29 juin 2011 (consulté le 2 octobre 2012).
  26. ?, « La Croix », deuxième au palmarès du meilleur quotidien, sur http://www.la-croix.com, La Croix,‎ 27 septembre 2012 (consulté le 2 octobre 2012).
  27. « « La Croix » obtient le prix « CB News » du meilleur quotidien », La Croix,‎ 5 septembre 2014 (ISSN 0242-6056, lire en ligne).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]