Île de Nantes

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Île de Nantes
Île Beaulieu
Vue aérienne de l'île de Nantes.
Vue aérienne de l'île de Nantes.
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Archipel Aucun
Localisation Loire
Coordonnées 47° 12′ 15″ N 1° 32′ 50″ O / 47.204167, -1.54722247° 12′ 15″ N 1° 32′ 50″ O / 47.204167, -1.547222
Superficie 4,6 km2
Géologie Île fluviale
Administration
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Commune Nantes
Démographie
Population 13 110 hab. (2008)
Densité 2 850 hab./km2
Autres informations
Découverte Préhistoire
Fuseau horaire UTC+01:00

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Île de Nantes
Île de Nantes

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Île de Nantes
Île de Nantes
Île de France

L’île de Nantes (parfois dénommée île Beaulieu), est une île fluviale située sur le cours de la Loire, à Nantes, constituant l'un des 11 quartiers de la ville.

Géographie[modifier | modifier le code]

L’île, d’une longueur de 4,9 km d’est en ouest et d’une largeur maximale de 1 km, enserrée entre le « bras de la Madeleine » au nord et le « bras de Pirmil » au sud, résulte de la réunion d’un ensemble d’îles (celles-ci constituent une grande partie de ce qui est parfois désigné sous le nom « d’archipel nantais »[1]), parmi lesquelles on peut citer l’île Beaulieu, l’île Sainte-Anne, l’île de la Prairie au Duc, l’île Vertais (avec la « prairie d’Aval » et la « prairie d’Amont »), l’île de Petite Biesse (avec la « prairie de Balagué » et la « prairie de Pré-Joli ») ou l’île de Grande Biesse[2]. Celles-ci étaient autrefois séparées par d’anciens bras de la Loire (appelés localement « boires », tel que la « boire des Récollets », la « boire de Toussaint » ou la « boire de la Biesse »), qui ont été comblés aux XIXe et XXe siècles (les boires des Récollets et de Toussaint le furent entre 1930 et 1945[3]).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom « île de Nantes », lié au grand projet de réaménagement en cours de réalisation, est récent ; c'est pourquoi, un grand nombre de Nantais continuent d'utiliser la dénomination métonymique « île Beaulieu », nom d'une des anciennes îles qui la constituaient et se trouvait dans sa partie amont. Cette zone forme l'un des sous-quartiers actuels de l'île de Nantes.

Le nom d'Île de Nantes a été attribué à un des arrêts du Busway.

Les micro-quartiers[modifier | modifier le code]

Selon l'Insee, il est constitué de 4 micro-quartiers[4].

République-Les Ponts[modifier | modifier le code]

Le premier vocable est en rapport avec la place de la République, tandis que le second évoque les ponts qui, jusqu'au milieu des années 1940, permettaient de franchir deux bras de Loire qui furent comblés à cette époque : la « boire de Toussaint » et la « boire des Récollets ».

Sainte-Anne - Zone portuaire[modifier | modifier le code]

Son nom fait référence à l'île Sainte-Anne qui formait la partie sud-ouest de l'actuelle île de Nantes, et est associé aux installations du port de Nantes.

Île Beaulieu[modifier | modifier le code]

Comme son nom l'indique, il fait référence à l'île Beaulieu qui constituait naguère la partie orientale de l'île de Nantes sur la Loire, limitée au nord par l'actuel bras de la Madeleine, au sud-est par le bras de Pirmil, et au nord-ouest par la ligne ferroviaire reliant la gare SNCF de Nantes à celle de Saint-Gilles-Croix-de-Vie.

Ce sous-quartier recouvre la plus grande partie orientale de l'ancienne île, limitée à l'est par le boulevard Général-De-Gaulle. Il inclue notamment le centre commercial Beaulieu, la partie sud d'Euronantes, le lycée Nelson-Mandela, le stade Michel-Lecointre, le conservatoire à rayonnement régional de Nantes, le palais des sports de Beaulieu, l'école primaire Louise-Michel, un centre des finances publiques, le siège de la Caisse primaire d'assurance maladie, la place de la Galarne (au centre de laquelle se trouvait l'ancienne mairie annexe de l'île de Nantes), les tours Vulcain, les prairies d'Amont, l'hôtel de région des Pays de la Loire et à l'est le parc de Beaulieu traversé par les ponts de la Vendée.

Beaulieu - Mangin[modifier | modifier le code]

Si le premier vocable est en rapport avec l'ancienne île Beaulieu (dont ce sous-quartier occupe la partie sud-ouest). Le second fait référence à la place Victor-Mangin. Il limitée à l'est par le boulevard Général-de-Gaulle et à l'ouest par le boulevard des Martyrs-Nantais-de-la-Résistance, ainsi que la ligne de Nantes-État à La Roche-sur-Yon par Sainte-Pazanne.

Ce sous-quartier inclut l'ensemble immobilier des résidences de Beau Rivage, l'école maternelle Pauline Kergomard, l'école élémentaire Anatole de Monzie, le jardin des Fonderies, le square Vertais, la direction régionale des impôts, le complexe sportif Mangin-Beaulieu, les ensembles construit sur les anciennes prairies d'Aval à l'ouest de la place Victor-Mangin.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'île compte environ 18 000 habitants en 2012 (6 % de la population nantaise) et doit atteindre les 40 000 habitants à l'horizon 2030[5]. Sa population y est plutôt jeune : 35 % des habitants ont entre 15 et 29 ans, mais plus de la moitié des foyers sont constitués de personnes seules. 52 % des habitants sont des employés ou des ouvriers, dont le revenu moyen est inférieur de 20 % à celui du centre-ville, tandis que 17 % des ménages de l'île vivent sous le seuil de pauvreté[6],[4].

Administration[modifier | modifier le code]

Le quartier dispose d'une « mairie annexe Île de Nantes » située au no 15 boulevard Général-De-Gaulle (dans le sous-quartier de l'île Beaulieu et en bordure de celui de Beaulieu-Mangin)[7]. Elle remplace depuis le 9 janvier 2014 l'ancienne « mairie annexe Beaulieu » qui était située place de la Galarne.

Accès[modifier | modifier le code]

L'île de Nantes est reliée aux deux rives du fleuve par 13 ponts, presque tous desservant d'autres quartiers de la ville (ceux marqués d'un astérisque rejoignent soit la commune de Rezé, soit celle de Saint-Sébastien-sur-Loire) :

Le pont de la Vendée*, qui est un ouvrage ferroviaire, la traverse sur sa pointe est vers Saint-Sébastien-sur-Loire, mais la ligne qui l'utilise n'y possède pas de point d'arrêt.

Transports[modifier | modifier le code]

L'île est traversée du nord au sud par les lignes 2 et 3 du tramway qui y dessert trois stations (Vincent Gâche, Wattignies et Mangin), ainsi que par la ligne 4 de busway avec trois arrêts également (Tripode, Île de Nantes et Beaulieu). Une ligne de chronobus C5 dessert l'île d'est en ouest avec neuf arrêts[8], tandis qu'une ligne de bus (26), la parcourt aussi avec douze arrêts.

À l'horizon 2020, il est également prévu la mise en place d'une ligne 5 (tramway ou busway) qui desservirait la partie Sud de l'île d'Est en Ouest depuis le quartier de Malakoff avant de rejoindre la ligne 1 sur le quai de la Fosse au niveau du pont Anne-de-Bretagne.

Au niveau ferroviaire, outre la ligne de Nantes-Orléans à Saintes qui franchit la pointe amont de l'île, celle-ci est parcourue par les lignes en provenance de Segré et à destination de La Roche-sur-Yon par Sainte-Pazanne, lesquelles transitaient par la gare de l'État. Depuis la fermeture de cette dernière au trafic voyageur, il n'y a plus aucun arrêt ferroviaire sur l'île de Nantes. Pour remédier à ce problème, Nantes Métropole a émis l'hypothèse d'y établir à l'avenir deux haltes : l'une au croisement des lignes 2 et 3 du tramway (au niveau du square Vertais), l'autre au croisement de la ligne de busway et de la ligne chronobus C5 (près du Centre commercial Beaulieu). Elle envisage aussi la création d'une gare terminus TER (non loin du croisement des boulevards Benoni-Goullin et Victor-Hugo)[9].

Rénovation urbaine[modifier | modifier le code]

L'île de Nantes est le cadre d'un grand chantier de rénovation urbaine, dont la maîtrise d'ouvrage est assurée par la Société d'aménagement de la métropole Ouest Atlantique (SAMOA), société publique locale d'aménagement, auparavant sous statut de société d'économie mixte, qui fut créée pour l'occasion. Jusqu'en décembre 2009, la maîtrise d'œuvre était confiée à l'équipe de l'architecte Alexandre Chemetoff (Atelier Île de Nantes). Depuis juillet 2010, celle-ci est assurée par l’équipe de l'architecte Marcel Smets et du bureau Uaps dirigée par Anne Mie Depuyt[10],[11].

Partie ouest[modifier | modifier le code]

L'essentiel de la restructuration concerne la partie ouest de l'île où se concentre un important patrimoine industriel. C'est sur cette partie qu'étaient implantés les chantiers navals Dubigeon jusqu'à leur fermeture en 1987. Cet espace est resté pendant longtemps une sorte de no man's land oublié de nombreux Nantais, bien qu'étant situé face au cœur de la ville, avant d'être transformé en un parc des Chantiers rassemblant patrimoine industriel, architecture contemporaine et œuvres d'art. Les anciennes installations portuaires et les friches industrielles cèdent peu à peu la place à des constructions de logements, de bureaux, de commerces et d'équipements publics (écoles, crèches, espaces verts, centres socioculturels…). Une nouvelle voirie est aussi progressivement mise en place, avec prolongation des boulevards de l'Estuaire (parallèle à celui de la Prairie-au-Duc) et Benoni-Goullin, ainsi que l'aménagement d'un boulevard boisé dans le prolongement du boulevard Léon-Bureau jusqu'au pont des Trois-Continents[12].

Deux ensembles immobiliers doivent voir le jour dans ce projet, situé respectivement de part et d'autre d'un parc paysager de 15 hectares qui sera aménagé à l'emplacement des voies ferrées de l'ancienne gare de l'État, remplaçant ainsi le précédent projet de bassin dit de la Loire Maritime qui a donc été abandonné[13] :

  • au nord, l'« écoquartier de la Prairie-au-Duc », le long du boulevard homonyme, dont l'aménagement à débuté en 2011[14] ;
  • un autre quartier à la pointe sud-ouest de l'île, le long du quai Président-Wilson, dont la concertation préalable à la création de cette nouvelle ZAC à débuté en septembre 2014[15].

À l'est de ce parc, une partie des services du Centre hospitalier universitaire (C.H.U.), dont l'Hôtel-Dieu, doit aussi investir ce secteur de l'île sur 100 000 m2 de SHON, récupérés tant sur des terrains de l'ancienne gare de l'État que ceux du Marché d'intérêt national (MIN) dont le déménagement qui a été décidée par Nantes Métropole en juin 2012 (le transfert du MIN devrait intervenir d'ici en 2018 à Rezé en bordure du boulevard périphérique au sud de la « Porte de Rezé » sur la zone dite de « de la Brosse », non loin du centre commercial Océane, en limite de la commune des Sorinières[16],[17]).

Les sciences et techniques des industries créatives, quant à elle occupe une part importante du programme, le but étant de faire de l'île un nouveau point de convergence en la matière. En effet le projet comporte un espace qui sera consacré à la communication, au design, aux arts de la scène, à l'architecture, et aux arts visuels dénommé Quartier de la Création regroupant des acteurs œuvrant dans ces domaines comme, par exemple : les musiques contemporaines avec La Fabrique, l'école nationale supérieure d'architecture de Nantes, les arts graphiques avec l'école supérieure des beaux-arts de Nantes Métropole, ou encore Les Machines de l'île (dont le lieu d'exposition est situé dans les anciennes nefs Dubigeon).

Partie centrale[modifier | modifier le code]

La partie centrale, la plus anciennement urbanisée (on y trouve notamment les vieux hôtels de la place de la République), puisqu'elle se trouvait de part et d'autre de la seule liaison entre Nantes et le faubourg de Pirmil formée par les rues Grande-Biesse, Petite-Biesse et de Vertais (remplacé depuis par le boulevard des Martyrs-Nantais-de-la-Résistance), doit accueillir de nouveaux équipements publics. Par exemple, un jardin couvert (le jardin des Fonderies) a été aménagé dans les anciennes halles des Fonderies de l’Atlantique, boulevard Vincent-Gâche. Des programmes de logements comme le nouveau foyer de jeunes travailleurs y ont pris place.

Partie est[modifier | modifier le code]

Quant à la partie est (où se trouvent le centre commercial Beaulieu et le quartier Beaulieu), elle accueille une partie du quartier d'affaires Euronantes, construit sur l'ancien site du Tripode, non loin de l'hôtel de région et de son dôme de verre caractéristique, siège du conseil régional des Pays de la Loire. Ce nouveau quartier est aussi constitué d'immeubles de bureaux, de logements, de commerces et d'hôtels ; certaines de ces constructions ont été signées par des architectes de renommée mondiale comme Christian de Portzamparc. Le tout est érigé autour d'une succession de bassins, de canaux et de jardins d'eau creusés à cet effet et faisant pendant au bassin de la Loire maritime : les bassins de la Loire fluviale, établis « en escalier » descendant vers le fleuve.

Dans cette optique, le centre commercial a déjà fait l'objet d'un agrandissement non négligeable de sa surface commerciale et d'une amélioration esthétique sensible, notamment par la construction d'une véritable façade donnant sur le boulevard Général-De-Gaulle. Cette partie de l'île est directement desservie par la ligne 4 du Busway Nantais.

Non loin de là, à proximité du Conservatoire à rayonnement régional, le nouveau lycée Nelson-Mandela a été livré à la rentrée 2014. Ce bâtiment à énergie positive construit pour l'essentiel en ossature bois, accueille environ 1 500 élèves, dont un certain nombre au sein d'un pôle langues vivantes avec sections européennes et internationales[18],[19].

Lieux remarquables[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « De l’archipel nantais à l’île de Nantes. L’urbanisation d’un territoire devenu stratégique, du milieu du XIXe siècle à nos jours » - Thèse universitaire de Sandrine Audic - Université de Nantes
  2. « Plans généraux de la ville de Nantes, archives municipales »
  3. [PDF] « Nantes, d'isles en île », p. 3
  4. a et b [PDF] « Île de Nantes », Insee,‎ (consulté le 31 juillet 2014).
  5. Une « nouvelle page blanche  » après le MIN et les voies ferrées - article de 20 minutes du 21 septembre 12
  6. « L'île en 2012 », sur iledenantes.com, SAMOA (consulté le 17 octobre 2012).
  7. « Mairie annexe Île de Nantes » sur le site de la ville de Nantes.
  8. Tout sur la ligne Chronobus C5 Gare Sud - Quai des Antilles sur le site de Nantes métropole
  9. Haltes ferroviaires envisagées sur l'île de Nantes - article Ouest-France du 1er novembre 2012
  10. « Samoa », sur site de la SAMOA (consulté le 29 août 2010).
  11. SAMOA — Île de Nantes - Un nouveau regard sur la ville - Smets - uapS, nouveau maître d'œuvre urbain
  12. « Un autre centre pour l'agglomération nantaise » - Article Nantes Maville du 21 septembre 2012
  13. « L'île de Nantes va se refaire une beauté » - article de entreprises.ouest-france.fr du 21 septembre 2012
  14. « Quartier Prairie-au-Duc », Société d’aménagement de la Métropole Ouest Atlantique (consulté le 2 juin 2015).
  15. « Nouvelle Zac sur l’île de Nantes : la concertation prolongée », Ville de Nantes (consulté le 2 juin 2015).
  16. « Le MIN sera transféré à Rezé », sur 20 minutes (consulté le 6 juillet 2012)
  17. « Transfert monumental à venir pour les grossistes du Min », sur entreprises.ouest-france.fr (consulté le 19 octobre 2012)
  18. L'île de Nantes - Un lycée international sur le site de la Ville de Nantes.
  19. Lycée de l'île de Nantes sur le site de la Samoa

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]