Île de Nantes

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Île de Nantes
Vue aérienne de l'île de Nantes.
Vue aérienne de l'île de Nantes.
Géographie
Pays Drapeau de France France
Archipel Aucun
Localisation Loire
Coordonnées 47° 12′ 15″ N 1° 32′ 50″ W / 47.204167, -1.54722247° 12′ 15″ N 1° 32′ 50″ W / 47.204167, -1.547222  
Superficie 3,37 km2
Géologie Île fluviale
Administration
Drapeau de France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Commune Nantes
Démographie
Population 15 338 hab. (2006)
Densité 4 551,34 hab./km2
Autres informations
Découverte Préhistoire
Fuseau horaire UTC+01:00

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Île de Nantes
Île de Nantes

Géolocalisation sur la carte : Nantes

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Île de Nantes
Île de Nantes
Île de France

L’île de Nantes est une île fluviale située sur le cours de la Loire, à Nantes, constituant l'un des 11 quartiers de la ville.

Sommaire

Géographie [modifier]

L'île, d'une longueur de 4,9 km d'est en ouest et d'une largeur maximale de 1 km, enserrée entre le « bras de la Madeleine » au nord et le « bras de Pirmil » au sud, résulte de la réunion d'un ensemble d'îles. Celles-ci étaient autrefois séparées par d'anciens bras de la Loire (appelés localement « boires », tel que : la « boire des Récollets », la « boire de Toussaint » ou la « boire de la Biesse »), qui ont été comblés aux XIXe et XXe siècles.
Parmi ces îles, on peut citer l'île Beaulieu, l'île Sainte-Anne, l'île de la Prairie au Duc, l'île Vertais (avec la « prairie d'Aval » et la « prairie d'Amont »), l'île de Petite Biesse (avec la « prairie de Balagué » et la « prairie de Pré-Joli ») ou l'île de Grande Biesse[1].

Démographie [modifier]

L'île compte environ 18 000 habitants en 2012 (6 % de la population nantaise) et doit atteindre les 40 000 habitants à l'horizon 2030[2]. Sa population y est plutôt jeune : 35 % des habitants ont entre 15 et 29 ans, mais plus de la moitié des foyers sont constitués de personnes seules. 52 % des habitants sont des employés ou des ouvriers, dont le revenu moyen est inférieur de 20 % à celui du centre-ville, tandis que 17 % des ménages de l'île vivent sous le seuil de pauvreté[3].

Toponymie [modifier]

Le nom île de Nantes, lié au grand projet de réaménagement en cours de réalisation, est récent ; c'est pourquoi, un grand nombre de Nantais continuent d'utiliser la dénomination métonymique[4] île Beaulieu, nom d'une des anciennes îles.

Le nom d'Île de Nantes a été attribué à un des arrêts du Busway.

Accès [modifier]

L'île de Nantes est reliée au deux rives du fleuve par 13 ponts, presque tous aboutissant aux restes du territoire de la commune (ceux marqués d'un astérisque rejoignent soit Rezé, soit Saint-Sébastien-sur-Loire) :

Le pont de la Vendée*, qui est un ouvrage ferroviaire, la traverse sur sa pointe est vers Saint-Sébastien-sur-Loire, mais la ligne qui l'utilise n'y possède pas de point d'arrêt.

Transports [modifier]

L'île est traversée par les lignes de tramway 2 et 3 du tramway qui y dessert trois stations (Vincent Gâche, Wattignies et Mangin), ainsi que par la ligne 4 de busway avec trois arrêts également (Tripode, Île de Nantes et Beaulieu). Quatre ligne de bus 24, 42, 52 et 58, avec une vingtaine d'arrêts.
À la rentrée 2013, la ligne de chronobus C5 doit se substituer à la ligne 58 avec neuf arrêts[5].

À l'horizon 2020, il est également prévu la mise en place d'une Ligne 5 (tramway ou busway) qui desservirai la partie Sud de l'île d'Est en Ouest depuis le quartier de Malakoff avant de rejoindre la ligne 1 sur le quai de la Fosse au niveau du pont Anne-de-Bretagne.

Au niveau ferroviaire, l'île est parcourue par les lignes en provenance de Segré et à destination de La Roche-sur-Yon par Sainte-Pazanne, lesquelles transitaient par la gare de l'État. Depuis la fermeture de cette dernière au trafic voyageur, il n'y a plus aucun arrêt ferroviaire sur l'île de Nantes. Pour remédier à ce problème, Nantes Métropole a émis l'hypothèse d'y établir à l'avenir deux haltes : l'une au croisement des lignes 2 et 3 du tramway (au niveau du square Vertais), l'autre au croisement de la ligne de busway et la future ligne chronobus C5 (près du Centre commercial Beaulieu). Elle envisage aussi la création d'une gare terminus TER (non loin du croisement des boulevards Benoni-Goullin et Victor-Hugo)[6].

Rénovation urbaine [modifier]

L'île de Nantes est le cadre d'un grand chantier de rénovation urbaine, dont la maîtrise d'ouvrage est assurée par la Société d'aménagement de la métropole Ouest Atlantique (SAMOA), société publique locale d'aménagement, auparavant sous statut de société d'économie mixte, qui fut créée pour l'occasion. Jusqu'en décembre 2009, la maîtrise d'œuvre était confiée à l'équipe de l'architecte Alexandre Chemetoff (Atelier Île de Nantes). Depuis juillet 2010, celle-ci est assurée par l’équipe de l'architecte Marcel Smets et du bureau Uaps dirigée par Anne Mie Depuyt[7],[8].

Partie ouest [modifier]

L'essentiel de la restructuration concerne la partie ouest de l'île où se concentre un important patrimoine industriel. C'est sur cette partie qu'étaient implantés les chantiers navals Dubigeon jusqu'à leur fermeture en 1987. Cet espace est resté pendant longtemps une sorte de no man's land oublié de nombreux Nantais, bien qu'étant situé face au cœur de la ville, avant d'être transformé en un parc des Chantiers rassemblant patrimoine industriel, architecture contemporaine et œuvres d'art. Les anciennes installations portuaires et les friches industrielles doivent laisser la place à des constructions de logements, de bureaux, de commerces et d'équipements publics (écoles, crèches, espaces verts, centres socioculturels…). Une nouvelle voirie sera aussi mise en place, avec prolongation des boulevards de l'Estuaire (parallèle à celui de la Prairie-au-Duc) et Benoni-Goullin, ainsi que l'aménagement d'un boulevard boisé dans le prolongement du boulevard Léon-Bureau jusqu'au pont des Trois-Continents[9].

Deux ensembles immobiliers doivent voir le jour dans ce projet, situé respectivement de part et d'autre d'un parc paysager de 15 hectares qui sera aménagé à l'emplacement des voies ferrées de l'ancienne gare de l'État, remplaçant ainsi le précédent projet de bassin dit de la Loire Maritime qui a donc été abandonné[10] :

À l'est de ce parc, une partie des services du Centre hospitalier universitaire (C.H.U.), dont l'hôtel-Dieu, doit aussi investir ce secteur de l'île sur 100 000 m2 de SHON, récupérés tant sur des terrains de l'ancienne gare de l'État que ceux du Marché d'intérêt national (MIN) dont le déménagement qui a été décidée par Nantes Métropole en juin 2012 (le transfert du MIN devrait intervenir d'ici à 2018 dans le sud-Loire en bordure du boulevard périphérique au sud de la « Porte de Rezé » sur la zone dite de « de la Brosse », non loin du centre commercial Océane, en limite des communes de Rezé et des Sorinières[12],[13]).

La culture quant à elle occupe une part importante du programme, le but étant de faire de l'île un nouveau point de convergence en la matière. En effet le projet comporte un espace consacré aux musiques contemporaines dénommé La Fabrique, un autre consacré aux arts graphiques et un autre encore pour Les Machines de l'île (dont la galerie est basée en lieu et place des anciennes nefs Dubigeon).

Partie centrale [modifier]

La partie centrale, la plus anciennement urbanisée (on y trouve notamment les vieux hôtels de la place de la République), puisqu'elle se trouvait de part et d'autre de la seule liaison entre Nantes et le faubourg de Pirmil formé par les rues Grande-Biesse, Petite-Biesse et de Vertais (remplacé depuis par le boulevard des Martyrs-Nantais-de-la-Résistance), doit accueillir de nouveaux équipements publics. Par exemple, un jardin couvert (le jardin des Fonderies) a été aménagé dans les anciennes halles des Fonderies de l’Atlantique, boulevard Vincent-Gâche. Des programmes de logements comme le nouveau foyer de jeunes travailleurs y ont pris place.

Partie est [modifier]

Quant à la partie est (où se trouvent le centre commercial Beaulieu et le quartier Beaulieu), elle doit accueillir une partie du quartier d'affaires Euronantes, actuellement en cours de construction sur l'ancien site du Tripode, non loin de l'hôtel de région et de son dôme de verre caractéristique, siège du conseil régional des Pays de la Loire. Ce nouveau quartier sera aussi constitué d'immeubles de bureaux, de logements, de commerces et d'hôtels ; certaines de ces constructions seront signées par des architectes de renommée mondiale comme Christian de Portzamparc. Le tout sera érigé autour d'une succession de bassins, de canaux et de jardins d'eau creusés à cet effet et faisant pendant au bassin de la Loire maritime : les bassins de la Loire fluviale, établis « en escalier » descendant vers le fleuve.

Dans cette optique, le centre commercial a déjà fait l'objet d'un agrandissement non négligeable de sa surface commerciale et d'une amélioration esthétique sensible, notamment par la construction d'une véritable façade donnant sur le boulevard Général-De-Gaulle. Cette partie de l'île est directement desservie par la ligne 4 du Busway Nantais.
Non loin de là, à proximité du Conservatoire à rayonnement régional, un nouveau Lycée international doit livré pour la rentrée 2014. Ce bâtiment à énergie positive construit pour l'essentiel en ossature bois, devra accueillir environ 1 500 élèves, dont un certain nombre au sein d'un pôle langues vivantes avec sections européennes et internationales[14],[15].

Lieux remarquables [modifier]

Notes et références [modifier]

Voir aussi [modifier]

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Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]