Hambourg

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53° 33′ N 10° 00′ E / 53.55, 10

Ville libre et hanséatique de Hambourg
Freie und Hansestadt Hamburg
Armoiries
Armoiries
Drapeau
Drapeau
Localisation de Hambourg (en vert foncé) à l'intérieur de l'Allemagne
Localisation de Hambourg (en vert foncé) à l'intérieur de l'Allemagne
Administration
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Premier maire Olaf Scholz (SPD)
ISO 3166-2 DE-HH
Démographie
Population 1 813 587 hab. (30/11/12)
Densité 2 401 hab./km2
Rang 13e
PIB (2010)

PIB/hab.
88,310 Md € (8e)

48 700 € (1er)
Géographie
Superficie 75 526,4 ha = 755,264 km2
Rang 15e
Politique
Parti(s) au pouvoir SPD
Bürgerschaft
SPD
CDU
Verts
FDP
Die Linke
Total

62
28
14
9
8
121
Nombre de voix
au Bundesrat
3
Liens
Site web hamburg.de

Hambourg (en allemand Hamburg, en bas allemand Hamborg [ˈhaˑmbɔːχ]) est une ville et un des 16 länder composant l'Allemagne. Située au nord du pays, près de l'embouchure de l'Elbe et à proximité de la mer du Nord, Hambourg est la deuxième plus grande ville d'Allemagne (après Berlin) et le premier port du pays.

La ville s'étend sur 755 km2 et compte 1,8 million d'habitants ; l'agglomération 3,5 millions. Hambourg était membre fondateur de la ligue hanséatique. Cette ancienne appartenance est encore aujourd'hui revendiquée par la ville, comme élément caractéristique de son identité. C'est ainsi que le code de la ville sur les plaques d'immatriculation est HH, qui signifie Hansestadt Hamburg et que le nom officiel de la ville est Freie und Hansestadt Hamburg (ville libre et hanséatique de Hambourg).

C'est également une ville au tourisme actif, ce qu'elle doit notamment à son architecture, à son réseau de canaux et aux abords luxuriants de l'Alster, rivière formant un lac artificiel au cœur de la ville. Elle présente de très nombreux théâtres et musées, notamment la célèbre Kunsthalle ou le jeune Bucerius Kunst Forum, qui accueille des expositions temporaires. Hambourg dispose d'un quartier entier dédié à la vie nocturne : Sankt Pauli et sa Reeperbahn.

Géographie[modifier | modifier le code]

Hambourg est situé au confluent de l'Alster, de la Bille et de l'Elbe, et à 110 km de l'embouchure de l'Elbe dans la mer du Nord. L'Elbe est navigable même pour les porte-conteneurs de gros tonnage, et le port de Hambourg était le neuvième port le plus important du monde en 2005[réf. nécessaire].

Le territoire urbain s'étend sur 755 km², soit exactement la surface de Paris et de sa petite couronne (qui compte cependant 6 millions d'habitants), et moitié moins que la surface du Grand Londres. Les 30 m² d'espace habitable par personne font de Hambourg la grande ville offrant la plus grande surface habitable moyenne du monde. C'est également une ville très verte, et l'on estime que 14 % de la surface urbaine sont occupés par des espaces verts et de détente[réf. nécessaire].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Hambourg est influencé par la proximité de la mer du Nord, avec des masses maritimes venant de l'Atlantique et son emplacement dans la plaine Nord-Européenne à bas relief. Le climat de Hambourg est ainsi océanique (Cfb selon la classification Köppen-Geiger). Le vent souffle majoritairement du sud-ouest, apportant pluies fréquentes, tombant souvent sous forme de bruine accompagnée d'une forte brise, une caractéristique climatique des pays occidentaux donnant sur la mer du Nord. Ce phénomène est communément appelée Schmuddelwetter (de) en Allemagne du Nord[1].

Les hivers sont froids, bien que plus doux que dans l’Est continental et le Sud vallonné et montagneux de l’Allemagne. C’est ainsi que Hambourg connaît en moyenne un Noël blanc sur neuf, Munich toutes les deux années et Dresde tous les cinq ans[2]. Les températures maximales moyennes varient entre 3 °C et 5 °C. En hiver, le soleil se fait voir entre deux et trois heures par jour. Un ciel couvert est généralement la norme et les quelques heures d'ensoleillement sont souvent associées aux épisodes glaciaux, quand le vent tourne pour souffler de l'est ou du nord-est.

Au printemps, le soleil apparaît plus fréquemment dès le 13 mars[3]. De belles journées associées à des températures atteignant les 20 °C se font plus fréquentes dès la mi-avril. En termes de nombre de jours de pluie, le printemps est généralement la saison la moins pluvieuse à Hambourg.

Les étés sont doux, souvent modérés par la brise continue de Hambourg et les averses de pluie qui surviennent 11 jours par mois en moyenne. En revanche, orages et fortes pluies surviennent rarement dans la ville hanséatique[4]. Bien que la moyenne maximale soit de 23 °C durant les mois de juillet et août, des températures allant jusqu'à 28 °C ne sont pas rares. Ainsi, les stations balnéaires de la Baltique et de la mer du Nord telles que Cuxhaven et Sankt Peter-Ording sont des excursions populaires permettant aux Hambourgeois de profiter d'une baignade rafraîchissante durant les jours chauds de l'été.

Hambourg est lente à se refroidir, étant donné sa proximité de l'océan. Les Hambourgeois ont tout de même droit à quelques jours de beau temps grâce à l'Altweibersommer, le fameux été indien allemand. Mais à partir de mi-octobre, la ville hanséatique est exposée à de fréquentes dépressions maritimes de forces comparables à celles d'un ouragan. Récemment, la tempête Christian fin octobre 2013 et la tempête Xaver début décembre 2013 ont balayé la ville de Hambourg[5],[6]. L'ouragan Xaver a entraîné la hausse du niveau de l'Elbe jusqu'à 6,50 m, le plus haut depuis 1962, et par suite inondé plusieurs quartiers de la ville, notamment ceux situés près du port[7].

Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1,1 −1 1,1 3,8 7,7 10,6 13,2 13 9,9 6,2 2,6 −0,4 5,5
Température moyenne (°C) 1,6 1,9 4,6 8,6 12,9 15,6 17,6 17,6 14 9,8 5,4 2,2 9,4
Température maximale moyenne (°C) 3,9 4,6 8,2 13,3 17,8 20,1 22,8 22,5 18,4 13,4 7,9 4,3 13,1
Ensoleillement (h) 46,9 69 108,8 171,6 223,4 198,7 217,5 203,1 144,6 107,9 53 37,4 1 581,9
Précipitations (mm) 67,8 49,9 67,7 43 57,4 78,6 76,7 78,9 67,4 67 69,2 68,9 792,6
Source : "Le Climat à Hambourg (en °C et mm, période internationale 1971- 2000)"[1]


Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité classique

Le premier nom historique de la ville était, selon les rapports de Claude Ptolémée, Treva.

Les débuts[modifier | modifier le code]

La Hanse[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ligue hanséatique.
  • 1241 : la Hanse teutonique est constituée avec la ville de Lübeck.
  • 1255 : l'église Saint-Jacques est fondée.
  • ~1350 : la peste noire atteint Hambourg et y cause 30 000 morts. L'église Sainte-Catherine, église du quartier marchand et commerçant, est mentionnée.
  • 1401 : au cours de la lutte contre la piraterie, le chef des pirates le plus célèbre, Klaus Störtebeker, est exécuté.
  • 1510 : le Reichstag d'Augsbourg fait de Hambourg une ville impériale.
Hambourg en 1800

Les Temps modernes[modifier | modifier le code]

  • 1529 : Hambourg passe au protestantisme.
  • 1558 : inauguration de la première bourse allemande (nombre d'habitants : environ 20 000).
  • entre 1610 et 1625 : Hambourg est transformée en puissante fortification, l'Alster est partagé.
  • 1618 : la cour d'appel de l'Empire ratifie le lien qui unit Hambourg directement à l'Empire.
  • 1678 : le premier opéra permanent ouvre ses portes.
  • 1769 : Hambourg devient ville libre d'Empire.
  • 1787 : la population dépasse pour la première fois les 100 000 habitants.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

  • 1806 : après la dissolution du Saint Empire romain germanique, Hambourg obtient la pleine souveraineté et se proclame désormais Freie Hansestadt (« Ville libre de la Hanse »). Mais quelques mois plus tard, après leurs victoires à Iéna et à Auerstaedt, les troupes françaises de Napoléon Bonaparte occupent la ville. Le blocus continental, instauré par l'empereur, cause un grand dommage au commerce et au port de la ville.
Hambourg en 1895
  • 1810/1811 : la ville libre est incorporée dans l'Empire français comme « département des Bouches-de-l'Elbe ». Elle connaît un déclin marqué durant l'occupation française.
  • 1815 : le congrès de Vienne garantit la souveraineté de la ville qui entre dans le Bund (Confédération germanique).
  • 1817 : le premier bateau à vapeur circule sur l'Elbe.
  • 1819 : à partir de cette date, Hambourg porte le titre d'État « Hambourg ville hanséatique et libre ».
  • 1834 : Gerhard Oncken (en) et six autres personnes fondent la première communauté baptiste allemande.
  • 1842 (du 5 au 8 mai) : un gigantesque incendie détruit environ 4 000 logements ; environ 10 % de la population se retrouve sans toit.
  • 1867 : Hambourg entre dans la Confédération de l'Allemagne du Nord.
  • 1871 : Hambourg entre dans l'Empire allemand, devient Bundesstaat des Deutschen Reiches (« État fédéral de l'Empire allemand »), mais conserve son autonomie douanière.
  • 1872 : grâce aux ponts sur l'Elbe, la ligne ferroviaire Hambourg-Paris est terminée.
  • 1881 : premier réseau téléphonique à Hambourg. Il relie 206 postes.
  • 1882 : premières lampes électriques.
  • 1885 : construction de la Speicherstadt (la « ville-grenier », zone de transit portuaire parcourue de canaux), qui sera terminée en 1888.
  • 1888 : Hambourg entre dans l'Union douanière allemande. Le territoire de la ville est alors soumis au service des douanes allemandes, le port franc avec la Speicherstadt (ville des entrepôts) voit le jour.
  • 1892 : épidémie de choléra. Sur les 640 000 habitants, 16 956 sont touchés et 8 605 en meurent. Hambourg est placée en quarantaine.
  • 20 novembre 1896 : début de la grande grève des dockers.
  • 1897 : inauguration du nouvel hôtel de ville.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

  • 1906 : l'église Saint-Michel est réduite en cendres ; reconstruction de 1907 à 1912.
  • 1912 : inauguration de la U-Bahn (métro). Le premier tunnel sous l'Elbe est inauguré.
  • 1916 : camp des Belges prisonniers de guerre.
  • 1919 : premières élections démocratiques et fondation de l'université de Hambourg.
  • 1921 : après la Première Guerre mondiale, Hambourg reçoit une constitution selon les principes parlementaires.
  • 1933 : après l'arrivée au pouvoir de Hitler, de nombreux hommes politiques démissionnent. Le 8 mars, les membres du Parlement, où le NSDAP était le premier parti depuis les élections de 1932, mettent en place un Sénat (l'organe exécutif) issu du parti nazi.
  • 1937 : Hambourg fusionne avec les agglomérations environnantes (Altona, Wandsbek (en), Harburg-Wilhelmsburg et 27 autres communes). Cuxhaven est détachée de la ville et attribuée à la Prusse. Le décret dit Loi du Grand Hambourg (de) entre en vigueur le 1er avril 1938.
Monument à Bismarck

L’opération Gomorrhe[modifier | modifier le code]

1945[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de Hambourg.

Après la guerre[modifier | modifier le code]

  • 1949 : Hambourg, en zone britannique, a conservé son statut de ville-État indépendante et devient, tout comme Brême, un land fédéré de la République fédérale d'Allemagne.
  • 17 février 1962 : crue catastrophique de l'Elbe qui entraîne la submersion de 20 % de la cité, la mort au total de 315 personnes dans la ville, 340 dans la zone sinistrée, et de 5 sauveteurs ; elle est causée par une tempête qui empêche le fleuve de s'écouler normalement pendant deux jours, et par la rupture de 60 digues. Le niveau de l'eau dans le port s'élève de 4,3 mètres[8].
  • 1975 : inauguration du deuxième tunnel sous l'Elbe.
  • 1976 : un raz-de-marée d’une crue supérieure d’un mètre à celle de 1962 menace la ville mais les digues renforcées tiennent bon.
  • 1989 : le port de Hambourg fête ses 800 ans.
  • 1997 : célébration populaire du centième anniversaire de l'hôtel de ville.

Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Début des travaux du centre commercial Europapassage.

  • 2004 : élections anticipées à la suite d'un scandale plus passionnel que politique: Ronald Schill, leader populiste et numéro 2 de l'exécutif, révèle l'homosexualité du maire Ole von Beust et sa relation avec le sénateur (ministre) de la Justice. La coalition au pouvoir implose et les nouvelles élections donnent la majorité absolue à la CDU d'Ole von Beust, alors que le parti populiste de Schill, divisé, n'est plus représenté au parlement.
  • 2008 : la CDU remporte de nouveau les élections mais perd sa majorité absolue. Face à l'impossibilité de former une coalition noire-jaune du fait de l'absence des libéraux au sein du Bürgerschaft, Ole von Beust forme une coalition avec les Verts, une première au niveau régional.
  • 2010 : le sénateur à l'Intérieur, Christoph Ahlhaus, succède à von Beust, qui se retire de la vie politique pour raisons personnelles, et maintient la coalition avec les écologistes. Celle-ci se dissout trois mois plus tard, conduisant à la convocation d'élections anticipées en février 2011.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville

La Constitution de la ville libre et hanséatique de Hambourg date de 1952.

Elle confie le pouvoir exécutif à la Bürgerschaft (Hamburgische Bürgerschaft), composée de 121 membres. Le pouvoir exécutif est exercé par le Sénat (Senat der Freien und Hansestadt Hamburg), qui est dirigé par le Premier maire, qui préside également le Sénat (Erster Bürgermeister und Präsident des Senats).

Arrondissements municipaux[modifier | modifier le code]

Carte des arrondissements municipaux de Hambourg

Hambourg se décompose en sept arrondissements municipaux disposant chacun d'un conseil élu :

Religion[modifier | modifier le code]

Tout comme l'Allemagne de l'Est (ex-RDA), la ville traditionnellement protestante de Hambourg est non seulement fortement sécularisée mais aussi largement déchristianisée (en 2011), au point que les chrétiens y sont devenus minoritaires.

Économie[modifier | modifier le code]

Hambourg compte parmi les centres économiques les plus importants d'Europe. Au fil du temps, la ville de Hambourg s'est spécialisée dans la chimie, la construction aéronautique et navale, et la technologie en général. Hambourg est ainsi leader dans les domaines de la technique médicale et les biotechnologies. Le secteur des services est important et représente 83 % des emplois de la ville. En 2007, le taux de chômage s'élevait à 8,3 % de la population active[9].

Port[modifier | modifier le code]

Une vue du port

Le port de Hambourg est situé sur l'Elbe. Les installations portuaires sont placées sur les rives, îlots et nombreux polders parcourus par des canaux parfois munis d'écluses. La zone industrialo-portuaire forme ainsi un bulbe dont le large noyau est enserré par deux bras de l'Elbe (la partie de la grande île à l'est du quartier de Wilhelmsburg étant cependant plus résidentielle). Il est équipé de plus de 70 km de quais.

Les jetées (Landungsbrücken) de Sankt Pauli en cours de rénovation

Ce port est surnommé l'« entrée du monde de l'Allemagne ». C'est le plus grand port d'Allemagne, notamment en matière de commerce extérieur et de transit, le 3e plus grand port d'Europe en tonnage (après Rotterdam et Anvers[10]), ainsi que le 9e plus grand port à conteneurs du monde et le 22e plus grand port du monde pour les marchandises échangées.

L'église Saint-Michel et sa tour (132 m), symbole de la ville

Le port a une surface de 87 km2. Il est sans conteste un moteur de l'économie dans la mesure où il génère plus de 40 000 emplois : c'est la plaque tournante du commerce avec l'Europe de l’Est et du Nord. Situé à 120 km de la mer, il peut accueillir les plus gros porte-conteneurs internationaux. Il a obtenu autrefois le statut de port franc : les navires ne payaient pas de taxe. Actuellement, une partie du port a gardé ce statut.

Les quais de la rive droite sont essentiellement un lieu de promenade dans le cadre urbain typique de la ville, le long du fleuve et face au panorama monumental de la zone portuaire, notamment près des jetées ou Landungsbrücken (en) de Sankt Pauli. L'église Saint-Michel, à proximité, est un haut lieu architectural : construite de 1751 à 1762, n’est pas seulement l’église baroque la plus connue d’Allemagne du Nord, elle possède également le plus haut clocher d’Allemagne, avec des cadrans d’un périmètre dépassant les 24 mètres. Sa tour, le « Michel », est haute de 132 m et dispose d’une plateforme panoramique qui domine le port et la ville.

Médias[modifier | modifier le code]

Le célèbre orgue Arp Schnitger (1693) sur la tribune ouest de l'église Saint-Jacques

La ville joue un rôle important dans le domaine des médias : 15 des 20 magazines allemands à plus fort tirage y sont édités. C'est également à Hambourg que la première chaîne allemande de télévision ARD produit tous les jours le Tagesschau, principal journal télévisé d'Allemagne.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le tourisme joue un rôle important dans l'économie de la ville. Les visiteurs passent 10,6 millions de nuitées à Hambourg par an. Le secteur du tourisme y emploie 102 000 personnes[11]. La plupart des visiteurs viennent d'Allemagne (6 millions de nuitées). Les plus grands groupes de visiteurs étrangers viennent de Suisse (environ 185 000 nuitées), d'Autriche (environ 181 000 nuitées) et d'Angleterre (177 000 nuitées)[12].

Transports[modifier | modifier le code]

Hambourg dispose d'un réseau de transports en commun développé constitué de 4 lignes de métro, 6 lignes de RER (S-Bahn) et de plus de 600 lignes de bus. Le vélo est également un moyen de transport privilégié, avec un grand réseau de pistes cyclables et un système de location de vélos (Stadtrad).

Aéroport Hamburg-Fuhlsbüttel[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Aéroport de Hambourg.

L'aéroport de Hambourg est le plus ancien encore en service, et le cinquième plus important d'Allemagne en ce qui concerne le nombre de passagers. Les destinations les plus importantes sont Munich, Francfort-sur-le-Main, Paris et Londres.

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

Hambourg compte cinq gares ferroviaires : Hauptbahnhof (gare centrale), Dammtor, Altona, Harburg et Bergedorf ainsi que le métro. Les transports en commun dans l'espace urbain sont également assurés par un large réseau de S-Bahn (analogue au RER) et de trains de la Deutsche Bahn, qui sont pour la plupart ouverts aux usagers du réseau urbain en vertu d'un accord entre la HVV (de), gérant les transports urbains, et la Deutsche Bahn.

La ville est un des carrefours importants du réseau ferroviaire européen, et est notamment la plaque tournante des réseaux en partance pour l'Europe du Nord et la Scandinavie (ligne Hambourg-Copenhague au départ d'Altona, dont une partie du trajet sur barge). 207 trains en direction des grandes villes européennes transitent quotidiennement par la gare centrale de Hambourg, auxquels s'ajoutent les trains régionaux.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules au château d'argent, crénelé et surmonté de trois tours du même, celle du milieu couverte d'un dôme croiseté, les deux autres crénelées et surmontées chacune d'une étoile à six raies aussi d'argent.
Commentaires : Des versions datant d'avant les Première et Seconde Guerres mondiales montrent les portes du château ouvertes, portes qui se fermaient en cas de guerre contre l'Allemagne. La Seconde Guerre mondiale s'étant finie sur une capitulation sans conditions (aucun traité de paix signé), les armes de Hambourg sont représentées avec les portes fermées.

Le blasonnement de la ville de Hambourg est lié avec celle de Brême, selon un dicton disant « Hamburg ist das Tor zur Welt, Bremen hat den Schlüssel. » : « Hambourg est la porte sur le monde, Brême détient la clef. » (référence à la clef présente sur le blason de Brême).

Culture[modifier | modifier le code]

Le centre-ville, de nuit

Musées[modifier | modifier le code]

La vie culturelle à Hambourg est extrêmement variée : la Kunsthalle pour l'art, les nombreux musées dont le Museum für Kunst und Gewerbe qui abrite des arts appliqués, des meubles, des objets de design allant de la vaisselle de l'Empire chinois jusqu'au design moderne scandinave, le Hamburg Museum consacré à l'histoire de la ville, la Staatsoper, qui accueille les opéras du monde entier, les clubs de musique, dont le fameux Star Club où ont joué Gene Vincent, Little Richard, Jerry Lee Lewis, Eric Burdon, Ray Charles, Manfred Mann, Jimi Hendrix et même les Beatles, qui s'y sont produits à intervalles réguliers entre 1960 et 1962, étape décisive de leur carrière débutante. Et bien sûr, la fameuse Reeperbahn, le quartier chaud (die rote Meile) des mariniers avec ses bars, restaurants, théâtres, cabarets et clubs. Le bâtiment baroque du Beylingstift (1751, Petertraße 35-39) abrite le musée Johannes Brahms.

Théâtres[modifier | modifier le code]

Hambourg n'abrite pas moins de 31 théâtres dont le Deutsches Schauspielhaus, le plus grand théâtre allemand, le prestigieux Thalia Theater, 7 salles de musiques, 10 cabarets et 50 musées privés et publics.

Restauration gastronomique[modifier | modifier le code]

Des 4 000 restaurants, 2 400 proposent une gastronomie étrangère. Il existe notamment un quartier portugais près du port dans la Ditmar-Koel-Strasse, et un autre quartier de bars et restaurants près du Schulterblatt, dans le quartier de Sternschanze, connu également pour sa fête (la Schanzenfest) et une présence marquée de la culture alternative.

Le « Hamburger Stück » était une sorte de petit sandwich que les marins de passage dans la ville prenaient pour leurs longues traversées en mer. Cette spécialité a ensuite été exportée aux États-Unis au XIXe siècle et a donné naissance au désormais célèbre hamburger de fast-food[13].

Excursions[modifier | modifier le code]

Le fleuve et ses berges sont des lieux de promenade privilégiés. Des circuits par bateau permettent de visiter l'immense espace portuaire, et les transports en commun de la ville incluent d'ailleurs des navettes sur le fleuve. L'ouest de la ville est très apprécié pour les balades, avec notamment le Jenischpark, un site de 42 hectares de forêt dans le quartier d'Othmarschen, et le quartier de Blankenese (de), perché sur le versant d'une colline et parcouru d'allées étroites et d'escaliers. On y compte également un jardin botanique et un zoo : le Tierpark Hagenbeck.

Willkommhöft, le poste de salut des navires de Hambourg

Au cœur de la ville, l'Alster forme un grand lac dont les Hambourgeois sont fiers et qui compte deux bassins, reliés par une passe : la Binnenalster au cœur même de la ville, où l'on trouve l'hôtel de ville, les quais de Jungfernstieg (de) avec les quartiers commerçants les plus chics, ainsi que banques et hôtels de luxe ; et l'Aussenalster plus au nord, lieu de balades et de bases nautiques.

Les environs de Hambourg ont un charme particulier. Altes Land, la plus grande région de culture d'arbres fruitiers en Allemagne, semble tout indiqué, avec ses vieilles fermes bâties par des Vikings au Moyen Âge[réf. nécessaire], pour des promenades en bus ou à vélo. Les vieux centres historiques de Stade ou de Lunebourg (Lüneburg) ne sont qu′à une demi-heure de Hambourg. En voiture, Lübeck et les plages de la Baltique ne sont qu′à une heure.

Musique classique[modifier | modifier le code]

Considéré comme une des premières scènes du monde lyrique, l'Opéra d'État de Hambourg est une des plus anciennes compagnies d'Allemagne, dirigé entre autres par Gustav Mahler et Rolf Liebermann[14]. Hambourg possède plusieurs orchestres renommés, dont l'Orchestre philharmonique (l'orchestre de l'opéra) et l'Orchestre symphonique de la NDR, autrefois dirigé par Hans Schmidt-Isserstedt et Günter Wand notamment. Christoph von Dohnányi en est désormais le chef. Une nouvelle salle de concert, la Philharmonie de l'Elbe, est en construction pour abriter ce dernier ensemble en plein centre du port ; son inauguration, prévue à l'origine pour 2010, a été maintes fois repoussée.

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L'amitié franco-allemande à Hambourg[modifier | modifier le code]

À Hambourg et dans ses environs au nord habitent à peu près 5 000 Français[15]. L'Institut français de Hambourg (Französisches Kulturinstitut)[16] est l'un des lieux où l'on peut apprendre la langue et la civilisation françaises. Hambourg Accueil e. V. avec 800 membres est un cercle où les Français résidant à Hambourg, et les Allemands qui connaissent le français, se rencontrent[17]. Il existe également un autre cercle, Cluny (Deutsch-Französische Gesellschaft CLUNY e. V.), fondé en 1947 en sens de l'Abbaye de Cluny en Bourgogne pour la paix[18]. La plupart des membres sont des Allemands cherchant à améliorer et entretenir leur connaissance de la langue française[19]. En outre, Hambourg compte un lycée français[20]. Les gens d'affaires se rencontrent à l'Amicale de Hambourg, le club d'affaires franco-allemand[21]. Les Bretons soignent leurs sources culturelles dans l'Association des Bretonnes et Bretons d'Allemagne du Nord ABBAN e. V[22]. Depuis 2014, il existe un blog d'information francophone[23].


L'église Saint-Ansgar surnommée en allemand « Kleiner Michel » fut convertie en église catholique pendant l'occupation de Hambourg par les troupes de Napoléon. Après la destruction de l'église en 1945 par les bombardements, elle fut reconstruite grâce à des dons et à l'aide des chrétiens français. C'est pourquoi elle est devenue un symbole de l'amitié franco-allemande. Toutes les semaines, une messe en langue française y est donnée par la Mission catholique française et francophone de Hambourg[24],[25].

Jumelage avec Marseille[modifier | modifier le code]

Hambourg est jumelée, entre autres, avec Marseille depuis 1958. Le but de ce jumelage était d'améliorer l'aménagement urbain et les structures économiques des deux villes. Hambourg comme Marseille rencontrent des problèmes communs aux villes portuaires, comme le problème des quartiers en restructuration autour du port et dans le centre-ville, ou celui de l'intégration des immigrants[26].

Sports[modifier | modifier le code]

Hambourg est une ville fluviale où l'on trouve un grand nombre d'espaces verts. Elle offre ainsi une très grande variété de sports et de loisirs, et l'on y rencontre d'ailleurs un nombre important d'unions sportives amateur.

La ville compte plusieurs clubs de football. Les deux principaux clubs sont le FC Sankt Pauli et surtout le Hambourg SV, notamment vainqueur de la Coupe d'Europe des clubs champions en 1983 et qui évolue au Imtech Arena (Volksparkstadion jusqu'en 2000). La rivalité traditionnelle des deux clubs traduit de longue date une polarisation politique, entre le HSV, grand club « bourgeois », et Sankt Pauli, petit club « de gauche ».

Le handball occupe également une très grande place, avec le HSV Hambourg, vainqueur de la Ligue des champions en 2013 et champion d'Allemagne en 2011 devant l'ogre THW Kiel. Le club évolue dans l'O2 World Hamburg, idéale pour recevoir des matchs de la Ligue des champions.

Autres équipes sportives majeures :

Éducation[modifier | modifier le code]

À Hambourg, le système scolaire subit depuis 2010 une profonde mutation. Les types d'école traditionnels allemands, Grundschule (primaire), Hauptschule (une sorte de collège), Realschule (collège) et Gymnasium (lycée), disparaissent au profit d'une Grundschule unique suivie par le Gymnasium ou la Stadtteilschule (école de quartier). Le Gymnasium permet aux élèves de préparer l'Abitur en 12 ans, la Stadtteilschule en 13 ans[27].

Il y a trois lycées allemands (Gymnasium) dans la région Othmarschen, Osterbek et Süderelbe où l'on peut faire l’Abibac[28].

Outre les écoles allemandes publiques et privées, il existe aussi un lycée français ainsi qu’une école internationale. Le lycée Antoine-de-Saint-Exupéry de Hambourg[20] offre aux enfants une éducation française de la maternelle au baccalauréat général, ainsi que la possibilité de passer l’Abibac. L’International School Hamburg permet aux élèves de passer le baccalauréat international (Organisation du baccalauréat international)[29].

Universités[modifier | modifier le code]

La ville comporte 17 universités et instituts d'études supérieures avec un total de 75 514 étudiants inscrits[30]. L'université de Hambourg accueille à elle seule 40 000 étudiants et est considérée comme la cinquième plus grande université d'Allemagne, mais aussi comme l'une des plus jeunes car elle n'a été créée sur décision de la municipalité qu'en 1919. Les racines de l'université sont cependant anciennes puisqu'il existait des établissements d'enseignement supérieur dans la ville dès le début du XVIIe siècle.

Le campus principal est situé au centre-ville dans le quartier d'Eimsbüttel.

À Hambourg se trouve aussi la prestigieuse Haute école de sciences juridiques (Bucerius Law School) qui a su profiter du rayonnement international de la ville pour créer de nombreux partenariats à l'étranger.

Villes jumelées[modifier | modifier le code]

Hambourg est jumelée avec les neuf villes suivantes[31] :

Dicton[modifier | modifier le code]

  • « Hamburg ist das Tor zur Welt, Bremen hat den Schlüssel. » : « Hambourg est la porte sur le monde, Brême détient la clef. » (en référence aux armoiries des deux cités).

Célébrités de Hambourg[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.cornelius-friedrichs.de/allgemein/02-nieselregen.html
  2. http://www.spiegel.de/wissenschaft/natur/weisse-weihnachten-schnee-an-heiligabend-selten-a-940775.html
  3. http://www.spiegel.de/wissenschaft/natur/wetter-prognose-im-maerz-in-deutschland-vorhersage-mit-regen-und-wind-a-958633.html
  4. http://www.spiegel.de/wissenschaft/natur/extremwetterkongress-wo-die-meisten-blitze-einschlagen-a-822753.html
  5. http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/12/06/la-tempete-xaver-touche-l-europe_3526550_3244.html
  6. http://www.liberation.fr/monde/2013/10/28/au-moins-huit-morts-en-europe-apres-la-tempete-martin_942929
  7. http://www.spiegel.de/panorama/xaver-neue-sturmflut-im-norden-a-937508.html
  8. Claude Mangin, L’Allemagne, Belin, Paris, 2003, (ISBN 2701132290), p. 126
  9. Cécile Calla, « L'élection de Hambourg pèsera sur les stratégies d'alliance des deux grands partis allemands », Cécile Calla, Le Monde, 23 février 2008
  10. (en) Statistiques du port de Rotterdam
  11. Daniela Stürmlinger: Übernachtungen verdoppeln sich bis 2020. (Deux fois plus de nuitées d'ici 2020.) in Hamburger Abendblatt du 14/10/2009, p. 24
  12. Fremdenverkehr wichtig wie nie. (La fréquentation étrangère plus importante que jamais.) in Hamburger Abendblatt du 25/2/2011, p. 10
  13. Le Petit futé City Guide Hambourg 2012/2013 1re édition
  14. Laure Gauthier, L'Opéra à Hambourg (1648-1728). Naissance d'un genre, essor d'une ville, préface de Dominique Bourel, Paris, PUPS, 2009.
  15. Hans-Juergen Fink: "Hamburg ist sehr französisch". En: Hamburger Abendblatt du 6 janvier 2012, p. 10
  16. Institut français de Hambourg
  17. Association Hambourg Accueil e. V.
  18. Marlies Fischer: Deutsch-französische Gesellschaft Cluny feiert 65. Geburtstag. En: Hamburger Abendblatt du 2. novembre 2012, p. 17
  19. Association Deutsch-Französische Gesellschaft CLUNY e. V.
  20. a et b Lycée Antoine-de-Saint-Exupéry de Hambourg
  21. Amicale de Hambourg. Club d'affaires franco-allemand fondé en 1964
  22. Association des Bretonnes et Bretons d'Allemagne du Nord ABBAN e. V.
  23. Info-Hambourg.de: HambOurg en français dans le texte
  24. (de) Site internet Kleiner Michel (St. Ansgar Hamburg), consultée le 27 décembre 2010
  25. Mission catholique française et francophone de Hambourg
  26. (de) Rebecca Kresse: Partnerschaft zu Marseille : Mit neuem Leben füllen. Hamburger Abendblatt du 9 octobre 2008, page 14
  27. http://www.hamburg.de/contentblob/1157902/data/broschuere-bildungsoffensive.pdf
  28. Gymnasien informieren über französisches Abitur an Hamburger Schulen. En: Hamburger Abendblatt du janvier, 9 2013
  29. (en) International School Hamburg
  30. http://mobil.abendblatt.de/hamburg/article2356243/Bildung-Das-aendert-sich-an-Hamburgs-Schulen.html
  31. (de) Villes jumelées avec Hambourg
  32. Les tortues de mer de Sipadan, musique et fabrication: Christoph Brüx[

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]