Bouaye
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| Bouaye | ||||||
Blason |
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| Administration | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||||
| Région | Pays de la Loire | |||||
| Département | Loire-Atlantique | |||||
| Arrondissement | Nantes | |||||
| Canton | Bouaye | |||||
| Intercommunalité | Nantes Métropole | |||||
| Maire Mandat |
Jacques Garreau 2008-2014 |
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| Code postal | 44830 | |||||
| Code commune | 44018 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Boscéens | |||||
| Population municipale |
5 958 hab. (2010) | |||||
| Densité | 431 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 0 m — Max. 34 m | |||||
| Superficie | 13,83 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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| Liens | ||||||
| Site web | http://www.mairie-bouaye.fr/ | |||||
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Bouaye est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire).
La commune fait partie de la Bretagne historique, dans le pays traditionnel du pays de Retz et dans le pays historique du Pays nantais.
Ses habitants s'appellent les Boscéens et les Boscéennes.
Bouaye comptait 5 958 habitants au recensement de 2010.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Situation [modifier]
Bouaye est situé en bordure nord du lac de Grand-Lieu, à 12 km au sud-ouest de Nantes, sur la route Nantes-Pornic.
Les communes limitrophes sont Bouguenais, Rezé, Brains, Saint-Aignan-Grandlieu et Saint-Léger-les-Vignes.
Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Bouaye est une commune urbaine monopolarisée qui fait partie de l'aire urbaine de Nantes et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire. C'est la commune-centre de l'unité urbaine (couramment : agglomération) de Bouaye, qui comprend en outre les communes urbaines de Saint-Aignan-Grandlieu et Pont-Saint-Martin (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).
Géographie humaine [modifier]
On y trouve un ancien village de pêcheurs, l'Etier.
Bouaye est desservie par la TAN avec la Ligne 88. Bouaye dispose également d'une gare desservie par les TER Pays de la Loire.
Toponymie [modifier]
Le toponyme Bouaye est mentionné pour la première fois dans un document en 1115 citant la paroisse de Boia, puis Boae 1325, Boaye 1426.
Albert Dauzat et Charles Rostaing[1] mettant en parallèle Bouan, issu selon eux de *Bovanum, avec le nom de personne roman *Bovus, variante de Bovius et suffixe latin -anum (propre au midi); Bouaye contiendrait donc le même nom d'homme avec le suffixe au féminin -aca variante d' -acum, d'où *Bovaca. Cette hypothèse est contestée par Ernest Nègre[2] qui y voit bien le nom Bovius, suivi d'une désinence -a.
Bouaye possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale : Bóaèy (écriture ELG, prononcé [bwɑj])[3].
Histoire[4] [modifier]
Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, Bouaye est une commune essentiellement rurale. Les progrès techniques du XIXe siècle, le développement des infrastructures routières et ferroviaires, favoriseront la lente mutation de la commune.
Avant le XXe siècle [modifier]
La sédentarité de l'homme sur le sol de la commune, liée à la proximité du lac de Grand-lieu, est attestée dès la préhistoire. Au VIIe siècle, Saint-Hermeland vint évangéliser la population.
Le sol était alors entièrement recouvert par la forêt. Il fallut cinq siècles de labeur à la communauté pour débroussailler, défricher l'espace, afin de dégager les prairies et les champs. De nombreuses terres ont conservé l'appellation de l'époque où les habitants les arrachèrent de la forêt : le Bois-de-la-Noé, la Ville-en-Bois, l'Epine, le Petit-Bois.
La population s'est très vite développée. Au XVe siècle, Bouaye compte déjà 500 habitants. La culture de la vigne est déjà très étendue. Le raisin se presse alors au château de la Sénaigerie.
Dès 1580, le recteur administrait la paroisse et tenait les registres d'état-civil. Le clergé occupa cette fonction jusqu'à la Révolution française. Un premier maire fut nommé en novembre 1792.
En 1826, les premiers documents cadastraux furent établis. Ils évaluaient la superficie communale à 1 349 hectares, 54 ares, 68 centiares.
Chef-lieu de canton créé à la Révolution, Bouaye connaît un réel essor administratif avec sa justice de paix, son conseil de révision, sa gendarmerie.
Bouaye au XXe siècle [modifier]
Le XXe siècle viendra peaufiner cette évolution avec l’électrification et l’avènement de l’automobile.
Le paysage boscéen se modifie, les mentalités aussi. La guerre 1914-1918 aura pour conséquence indirecte « l’émancipation de la femme ». La coiffe sera reléguée au fond des tiroirs. Bouaye compte alors 1 205 habitants.
Dans le contexte d’expansion générale de l’après-guerre, Bouaye se transforme peu à peu en commune périurbaine. Sa position privilégiée aux portes de Nantes, sur la route des plages, à proximité des centres industriels, lui assure un développement plus rapide. Depuis 1968, la commune connaît une explosion démographique particulièrement forte qui porte aujourd’hui sa population à 5 958 habitants (estimation 2010). Au cœur de paysages viticoles toujours présents, l’habitat traditionnel a fait place aux résidences pavillonnaires.
Le rattachement à l’agglomération nantaise, concrétisé par la desserte des transports en commun et la construction d’un lycée public, caractérise désormais la commune de Bouaye.
Association Bouaye Histoire [modifier]
Association très active, Bouaye Histoire est présente pour aider et mettre en œuvre toute recherche d'histoire locale ; préserver et développer le patrimoine culturel, historique et archivistique de la commune de Bouaye ; et faire connaître au plus grand public, par divers moyens de communication, le résultat de ses recherches.
Héraldique [modifier]
| Blasonnement :
D'azur à la quintefeuille d'argent, au franc-canton d'or à la croix de sable et à la plaine d'argent.
Commentaires : La quintefeuille est empruntée aux armes de la seigneurie de La Lande-Bougon. La plaine d'argent évoque le lac de Grand-Lieu. Le franc-canton représente le blasonnement du pays de Retz : d'or à la croix de sable, rappelant l'appartenance de Bouaye au pays de Retz. Blason conçu par A. Baudry-Sauriau (délibération municipale du 22 octobre 1966), enregistré le 28 septembre 1966.
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Administration [modifier]
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
En 2010, la commune comptait 5 958 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Pyramide des âges [modifier]
La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,9 %) est en effet inférieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,3 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).
Lieux et monuments [modifier]
Bouaye compte de nombreux châteaux très bien conservés.
Château de la Sénaigerie [modifier]
Le domaine de la Sénaigerie date du XIIIe siècle. Seul monument historique classé de Bouaye, il possède un pigeonnier rare du XVe. Le pigeonnier était autrefois un signe extérieur de richesse : sa taille était en rapport avec la taille de la propriété. Celui de la Sénaigerie possède 1 000 boulins (niches à pigeons), ce qui signifie que le domaine couvrait 500 hectares (5 km2 !) Il n'en comporte plus que 10 aujourd'hui, essentiellement boisés. [1]
Le 14 avril 2010, le Ministère de l'Écologie a décerné le « label Biodiversité » au projet de la Sénaigerie[13]
Château du Bois de La Noë [modifier]
Le château du Bois de la Noë (1720-XIXe siècle), édifié par Arnous de la Noë et remanié au XIXe siècle. Il devient ensuite la propriété de la famille Giraud-Blanchard, riches négociants, qui élevèrent une tourelle en bordure de la route. Ce château est encore appelé « le Bois de la Noë », « La Noë des Bois » ou « La Heurte aux Lièvres ». Propriété de M. Noisette en 1892. Il est transformé en hôtel-restaurant à partir de 1927. Les étages situés au nord sont détruits par un incendie en 1932 et en 1936. À noter que le pavillon de Garde du château date du XIXe siècle. [2]
Domaine de la Mévellière [modifier]
Il a été acheté par la municipalité précédente en décembre 2005.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Jean-Marc Guillou, footballeur professionnel international.
- Gérard Allard, conseiller général de la Loire-Atlantique.
- Georges Raimbault, ancien Directeur du LCPC de Bouguenais et aujourd'hui retraité, sa carrière de chercheur l'a amené à être considéré comme le « père » des chaussées drainantes.
- Ylvain Bigot, n°6 international de l'équipe de football senior C de 2012 à 2013.
Voir aussi [modifier]
Liens externes [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, éditions Larousse 1968.
- Toponymie générale de la France. Volume I Librairie Dalloz Genève 1991.
- Villes bretonnes, noms gallo, Geobreizh. Consulté le 18 mars 2013
- Site de la municipalité - http://www.mairie-bouaye.fr/Decouvrir-Bouaye/Page-d-histoire
- Réélu en juin 1995.
- Elus démocrates Le site du modem44
- Le site officiel du ministère de l'Intérieur de l'Outre-mer et des Collectivités Territoriales
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Bouaye 1836, sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique. Consulté le 31 décembre 2012.
- Résultats du recensement de la population - Bouaye - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009, sur recensement-2009.insee.fr, Insee. Consulté le 10 décembre 2012.
- Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009, sur recensement-2009.insee.fr, Insee. Consulté le 10 décembre 2012.
- Le « label biodiversité » pour le projet de la Sénaigerie - Bouaye, consulté le 24-04-2010
