Études supérieures en France
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En France, les études supérieures prennent une forme particulière, avec de nombreuses formations hors des universités. Dans une classe d'âge, 33% n'obtiennent pas le baccalauréat, 9,5% arrêtent leurs études après le baccalauréat, 16,5 % poursuivent leurs études sans obtenir de diplôme, 13 % obtiennent un diplôme terminale validant deux années d'études supérieures et 28 % trois années ou plus. Le taux de scolarisation à 20 ans est de 51% (dont 41% dans le supérieur et 10% dans le secondaire).[réf. nécessaire]
L'accès au premier cycle d'études supérieures des universités est de droit[réf. nécessaire] pour tous les bacheliers ou titulaire d'un diplôme d'accès aux études supérieures : 98% des bacheliers généraux, 90% des bacheliers technologiques et 45% des bacheliers professionnels poursuivent leurs études.
La dépense publique annuelle par étudiant en 2007 est de 10 150 € (en progression de 3,5% par rapport à 2006), ce qui place la France en dessous de la moyenne des pays de l'OCDE et masque une grande diversité puisque les chiffres varient de 7 840 € pour les universités à près de 20 000 € pour les « grandes écoles ». Toutefois, cette dépense est en progression constante et a augmenté de 33 % en 25 ans.
Le dispositif français est caractérisé par une double coupure. D'une part, le service public de l'enseignement supérieur est assuré par les universités ouvertes à tous (sauf les études de santé) et par les « grandes écoles » qui sélectionnent les étudiants lors de l'admission (à la différence des universités dont la sélection se fait en cours de cursus). D'autre part, la recherche est assurée à la fois par les EPST spécialisées et par les universités qui assurent une double mission d'enseignement et de recherche. L'ensemble dessine un paysage complexe et peu lisible.
L'élite du pays reste formée principalement dans les institutions fondées durant la Révolution française : Ecole Polytechnique, Ecole Normale Supérieure, Conservatoire National des Arts et Métiers.
Sommaire |
[modifier] Histoire de l'enseignement supérieur
[modifier] Panorama des filières en 2009
[modifier] Cycles, grades, équivalence internationale
Les formations de l’enseignement supérieur universitaire (hors certaines spécialités comme par exemple les professions médicales et des autres métiers de la santé) sont découpés en trois cycles [1].
- Le premier cycle, de trois ans est ouvert à tous les titulaires du baccalauréat (sauf certaines formations pouvant sélectionner les étudiants)[2]sous réserve d’être passé par la procédure d’« orientation active »
- Le deuxième cycle dure deux ans, il peut y avoir une sélection des étudiants sur concours ou sur dossier[3].
- Le troisième cycle correspond à la formation doctorale.
Parallèlement, des diplômes de l’enseignement supérieur peuvent avoir aussi un « grade universitaire ». Il en existe 4: le Baccalauréat, la licence, le master et le doctorat[4].
Ces grades, ainsi que l’attribution de crédits ECTS, permet une harmonisation européenne et facilite la mobilité.
[modifier] Les diplômes
[modifier] Les BTS
Les sections de techniciens supérieurs, généralement situées dans les lycées, permettent de préparer en deux ans le Brevet de Technicien Supérieur dans un domaine spécialisé du tertiaire ou technologique. Ce diplôme permet une insertion immédiate dans la vie active.
[modifier] Les DUT
Les instituts universitaires de technologies, composante d'une université, permettent de préparer en deux ans le Diplôme Universitaire de Technologie dans les secteurs tertiaires ou technologiques. Cette formation se veut aussi bien professionnalisante, avec souvent un stage obligatoire et la possibilité d'entrer directement dans la vie active, que théorique et permettant de rejoindre une licence professionnelle, générale ou encore une école d'ingénieur.
[modifier] Les diplômes universitaires
- la Licence est un diplôme généraliste s’obtenant après 3 années d’études,
- le Master qui conclue 2 années d’études après la licence,
- le Doctorat après un travail de recherche (une thèse) durant généralement 3 ans.
[modifier] Les secteur d'enseignement
[modifier] L'art
[modifier] Le commerce et la gestion
[modifier] Le droit et les sciences politiques
Le tronc commun des études de droit se déroule à l’université. La professionalisation se fait ensuite dans des écoles comme les centres régionaaux de formation professionnelle d’avocat ou l’École nationale de la magistrature.
Les instituts d'études politiques (IEP, souvent appelés Sciences po) sont neuf établissements publics d'enseignement supérieur français situés à Aix-en-Provence, Bordeaux, Grenoble, Lille, Lyon, Paris, Rennes, Strasbourg et Toulouse. Leur vocation est de diffuser les savoirs et de développer la recherche sur les questions politiques contemporaines, l'adjectif « politique » étant entendu dans son acception la plus large, incluant les questions sociales, internationales et économiques. Le diplôme est délivré après au moins 5 années d'études supérieures avec le grade de master.
[modifier] L'industrie
[modifier] Les lettres et langues
[modifier] La santé
Les études de santé se déroulent à l'université. Ces formations nécessitent de réussir un concours après la première année. Elles débouchent sur le titre de docteur. Les études de médecine durent 9 ans au minimum, celles de pharmacie et d'odontologie 6 ans au minimum.
[modifier] Les sciences humaines et sociales
[modifier] Les sciences et technologies
[modifier] Les vétérinaires
[modifier] Les établissements
[modifier] Les universités
Les universités sont à la fois des lieux de recherche et d’enseignement pour la plupart des domaines (arts, lettres, langues, économie, droit, sciences ...)
[modifier] Les écoles supérieures
A coté des universités existent un important réseau d'écoles supérieures de taille beaucoup plus réduite. Le recrutement de ces écoles est plus ou moins sélectifs. Les écoles supérieures recrutant majoritairement sur concours après les classes préparatoires aux grandes écoles sont appelées informellement « grandes écoles ». Les écoles supérieures dispensent, sauf exceptions, un enseignement dans un seul domaine (sciences et techniques, économie et gestion, sciences politiques).
[modifier] Les lycées
Certaines formations d’enseignement supérieur se déroulent dans les lycées, comme les BTS, les CPGE ou encore des préparation au Diplôme de comptabilité et de gestion.
[modifier] Les grands établissements
Institutions de haut niveau comme :
Le Collège de France (formations non diplomantes), le Conservatoire National des Arts et Métiers (deux parcours possibles : cursus diplomants et formations multidisciplinaires non diplomantes jusqu'à bac + 20), l'Observatoire de Paris.
[modifier] Les étudiants
[modifier] Les effectifs d'étudiants
Les effectifs d'étudiants sont caractérisés par une hausse régulière depuis 1960 en légère baisse ces dernières années.
| Effectifs | 1960 | 1980 | 1990 | 2000 | 2004 | 2006 |
|---|---|---|---|---|---|---|
|
Effectif global |
309 700 |
1 181 100 |
1 717 060 |
2 160 253 |
2 269 797 |
2 254 386 |
|
Universités |
214 700 |
804 400 |
1 085 609 |
1 277 516 |
1 312 141 |
1 285 408 |
|
IUT |
53 700 |
74 328 |
119 244 |
112 395 |
113 769 |
|
|
STS |
8 000 |
67 900 |
199 333 |
238 894 |
230 275 |
228 329 |
|
CPGE |
21 000 |
40 100 |
64 427 |
70 263 |
73 147 |
76 160 |
|
Autres |
66 000 |
215 000 |
293 363 |
454 336 |
541 839 |
550 720 |
En 2006, les étudiants étrangers représentaient près de 11% des inscrits. Il viennent principalement d'Afrique pour 50%, du Maroc pour 20% puis d'Europe et d'Asie[5].
| Cursus licence | 784 674 |
| Cursus master | 460 426 |
| Cursus doctorat | 67 041 |
| Total université (avec écoles d’ingénieurs, sans IUT) | 1 312 141 |
| Instituts universitaires de technologie | 112 395 |
| Instituts universitaires de formation des maîtres | 83 622 |
| Sections de techniciens supérieurs | 230 275 |
| Classes préparatoires aux grandes écoles | 73 147 |
| Total classes supérieures | 501 439 |
| Formations d’ingénieurs | 107 450 |
| Écoles de commerce, vente, gestion, comptabilité | 83 176 |
| Autres écoles et formations (paramédical, social, etc.) | 266 217 |
| Total enseignement supérieur | 2 270 423 |
| Droit, sciences politiques | 173 115 |
| Sciences économiques, gestion | 131 903 |
| Administration économique et sociale | 48 878 |
| Lettres, sciences du langage, arts | 117 159 |
| Langues | 118 020 |
| Sciences humaines et sociales | 246 046 |
| Plurilettres – langues – sciences humaines | 1 476 |
| Sciences fondamentales et applications | 174 760 |
| Sciences de la nature et de la vie | 73 791 |
| STAPS | 45 053 |
| Plurisciences | 15 620 |
| Médecine-odontologie | 138 532 |
| Pharmacie | 27 788 |
| Baccalauréat | 502 671 |
| Brevet de technicien supérieur (2004) | 108 839 |
| Diplôme universitaire de technologie | 48 142 |
| Deug, Deust | 119 017 |
| Licence | 146 358 |
| Maîtrise | 97 178 |
| DESS | 47 174 |
| DEA | 26 819 |
| Diplôme d’ingénieur | 26 437 |
| Diplôme d’école de commerce et de gestion | 24 363 |
| Doctorat | 8 087 |
| Diplôme de docteur (secteur santé) | 7 185 |
[modifier] La dépense publique annuelle par étudiant
La dépense moyenne par étudiant est beaucoup plus faible dans les universités que dans les classes préparatoires aux grandes écoles ou dans les sections de techniciens supérieurs. Cette situation a conduit le Conseil de l'emploi, des revenus et de la cohésion sociale a les qualifier de « parents pauvres de l’enseignement supérieur français »[7].
| Universités | IUT | STS | CPGE | Ensemble |
|---|---|---|---|---|
|
7 840 € |
8 980 € |
13 280 € |
13 940 € |
9 370 € |
Ces chiffres placent la France légèrement en dessous de la moyenne de l'OCDE.
| Italie | France | Royaume-Uni | Belgique | Allemagne | Suède | Suisse | Etats-Unis | OCDE |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
|
7 723 $ |
10 668 $ |
11 484 $ |
11 842 $ |
12 255 $ |
16 218 $ |
21 966 $ |
22 476 $ |
11 100 $ |
[modifier] Notes et références
- ↑ Article L612-1
- ↑ Article L612-2 et suivants
- ↑ Article L612-5 et suivant
- ↑ Décret n° 2002-481 du 8 avril 2002 relatif aux grades et titres universitaires et aux diplômes nationaux
- ↑ a b c L'état de l'enseignement supérieur et de la recherche, MEN, DEPP, n° 1, novembre 2007.
- ↑ L'éducation Nationale en chiffre, janvier 2005
- ↑ La France en transition 1993-2005, rapport n° 7, Documentation française, 2006.
- ↑ Regard sur l'éducation, OCDE, 2007.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
- Liste des diplômes en France
- Répertoire national des certifications professionnelles
- Diplôme national de l'enseignement supérieur français
- Liste des sigles universitaires français
- CNAM
- Centre national d'enseignement à distance
- Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (France)
- Ministère de l'Éducation nationale
- Université en France
[modifier] Liens externes
- Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, site officiel.
- Observatoire boivigny, banque de données sur l'enseignement supérieur en France et à l'international.
- Que deviennent les bacheliers après leur baccalauréat, 2004
[modifier] Pratique
- Toutes les universités, Grandes Ecoles et toutes les filières en France
- Site de cours universitaires
- Annuaire de l'enseignement supérieur
- Répertoires des certification, titres et diplômes
[modifier] Bibliographie
- L'Enseignement supérieur en France, état des lieux et propositions, rapport du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, 2007, 150 pages.
Le rapport préconise notamment une plus grande autonomie pour les universités et un plus grand pouvoir pour les présidents d'université
- Jean-Richard Cytermann, Universités et grandes écoles, La Documentation française, 120 pages.
étude sur la dualité du système d'enseignement supérieur français. Voir la présentation officielle.
- Pierre Jourde (dir.) Université : la grande illusion, L'Esprit des Péninsules, mars 2007, 265 pages
un livre polémique et critiqué (présentation et extrait)
- Jean-Robert Pitte, Jeunes, on vous ment ! : Reconstruire l'Université, Fayard, 2006, 130 pages
par le président de Paris IV, favorable à l'augmentation des droits d'inscription et l'instauration d'une sélection à l'entrée des universités.voir un résumé ou un compte-rendu critique

