Saint-Aignan-Grandlieu

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Saint-Aignan-Grandlieu
L'église de Saint-Aignan.
L'église de Saint-Aignan.
Blason de Saint-Aignan-Grandlieu
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Nantes
Canton Bouaye
Intercommunalité Nantes Métropole
Maire
Mandat
Jean-Claude Lemasson
2014-2020
Code postal 44860
Code commune 44150
Démographie
Gentilé Aignanais
Population
municipale
3 548 hab. (2011)
Densité 198 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 07′ 28″ N 1° 37′ 46″ O / 47.1244444444, -1.6294444444447° 07′ 28″ Nord 1° 37′ 46″ Ouest / 47.1244444444, -1.62944444444  
Altitude Min. 0 m – Max. 29 m
Superficie 17,94 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.saint-aignan-grandlieu.fr/

Saint-Aignan-Grandlieu est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire).

Ses habitants s'appellent les Aignanais et les Aignanaises.

Saint-Aignan-Grand-Lieu comptait 3 548 habitants au recensement de 2011.

L'appellation officielle de la commune est Saint-Aignan-Grandlieu (code officiel géographique de l'Insee), mais il est fait parfois usage, à titre local, même dans certaines administrations, de l'appellation Saint-Aignan-de-Grand-Lieu.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Saint-Aignan-Grandlieu dans le département de la Loire-Atlantique.

Situation[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la Bretagne historique, dans le pays traditionnel du Pays de Retz et dans le pays historique du Pays nantais.

La commune de Saint-Aignan-Grandlieu est située en bordure nord du Lac de Grand-Lieu, à environ 10 km au sud de Nantes (mairie).

Les communes limitrophes sont (en sens inverse des aiguilles d'une montre) Bouguenais au nord, Bouaye, Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, La Chevrolière et Pont-Saint-Martin.

Selon le classement établi par l'Insee en 2010, Saint-Aignan-Grandlieu est une commune urbaine monopolarisée, une des 24 communes de banlieue de l'unité urbaine de Nantes ; elle fait donc partie de l'aire urbaine de Nantes (couramment : « agglomération ») et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Communes de la Loire-Atlantique).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Saint-Aignan-Grandlieu vient de Saint Aignan d’Orléans, évêque d’Orléans, et du Lac de Grand-Lieu voisin de la ville. En gallo la commune se nomme Saent-Aenyan-Graund-Loe[1].

Une presqu'île située sur la commune de Saint-Aignan, correspondant au bois de Saint-Aignan, portait aussi le nom attesté antérieurement de presqu'île du Dun (dunum = forteresse). Un auteur du XVIIIe siècle y signale la présence de vestiges d'un fort important[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 936, Saint-Aignan est le théâtre d’une bataille entre Alain II de Bretagne et les Normands.

Une chapellenie des Trois-Maries a existé à Saint-Aignan au Moyen Âge, son nom fait référence au culte des Trois Maries[3] qui était alors couramment pratiqué et provenant de la Légende dorée.

Le 5 décembre 1870 le ballon monté Franklin, s'envole de la gare d'Orléans à Paris alors assiégé par les prussiens et termine sa course à Saint-Aignan, après avoir parcouru 403 kilomètres[4].

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville est jumelée avec la commune allemande de Thüngersheim[5]. Une convention d'échanges culturels et artistiques a été signée en 1995 par Claude Gobin, alors maire de la commune.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à la bande d'argent accompagnée de trois trèfles du même, deux en chef et un en pointe.
Commentaires : Blason d'un puîné Goheau (XVIe siècle). Blason enregistré le 17 mars 1791.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La nouvelle mairie de Saint-Aignan-Grandlieu a ouvert le 14 janvier 2013, place Millénia
L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 août 2004 Claude Gobin UDF vice-président de la Communauté urbaine Nantes Métropole (1990-2004)
conseiller général de la Loire-Atlantique (canton de Bouaye) (1994-2004)
président du SIVOM de la Région de Bouaye (1995-2001)
président de l'Office Public d'Aménagement et de Construction (OPAC) de Loire-Atlantique (2001-2004)
septembre 2004 mars 2008 Jean-Pierre Guilbaud Divers droite  
mars 2008 en cours Jean-Claude Lemasson[Note 1] Divers gauche chef d'entreprise
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 548 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 167 816 946 1 172 1 288 1 224 1 249 1 205 1 204
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 109 1 109 1 210 1 255 1 280 1 296 1 368 1 334 1 333
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 283 1 365 1 274 1 129 1 110 1 051 1 072 1 146 1 345
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 372 1 357 1 717 2 489 3 033 3 478 3 481 3 480 3 548
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7]. , pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[8])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (15,4 %) est en effet inférieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,2 % contre 48,7 % au niveau national et 48,5 % au niveau départemental).

Pyramide des âges à Saint-Aignan-Grandlieu en 2009 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
0,2 
3,6 
75 à 89 ans
5,0 
10,2 
60 à 74 ans
11,6 
26,4 
45 à 59 ans
25,2 
19,5 
30 à 44 ans
21,4 
19,5 
15 à 29 ans
18,1 
20,6 
0 à 14 ans
18,5 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Eglise de Saint Aignan de Grand Lieu décorée pour noël 2012

Parmi les monuments importants de la commune :

  • On retrouve son église. D'extérieur modeste, elle est richement décorée à l'intérieur d'un style baroque entièrement rénové en 2001.
    • Une cloche de 1776 est conservée à l'intérieur de l'édifice.
    • Un orgue Londe de style baroque allemand de 16 jeux[11].
  • Le second monument est la fontaine Saint Rachoux. L'eau de cette fontaine aurait la propriété de guérir une maladie des nourrissons intitulée la « rache », plus connue sous le nom de la teigne.
  • Le site d'observation « Pierre aïgue », situé au sud de la commune, permettant d'observer le lac de Grand-Lieu, ainsi que sa faune et sa flore.

Légende[modifier | modifier le code]

Dans la région autour du lac de Grand-Lieu, la légende de la cité d'Herbauges veut qu'au soir de Noël le son des cloches d'un village disparu se fasse entendre.

Événements[modifier | modifier le code]

Du 25 au 29 mai 2012, la commune accueillit le congrès 2012 de l'espéranto en France.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Industrie[modifier | modifier le code]

La commune accueille sur son territoire la zone industrielle aéroportuaire D2A. On y trouve entre autres le siège social ainsi qu'un site de production de la marque de produits secs Tipiak.

Une partie de l'aéroport de Nantes Atlantique occupe le nord de la commune, notamment les pistes, la zone de fret, la tour de contrôle et Météo-France.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2014.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le nom de la commune a été traduit Sant-Enion-al-Lenn-Veur en breton, nom sans valeur historique : le breton n'y a jamais été parlé, et l'on y a toujours parlé le gallo, puis le français.
  2. Kervarec 1999
  3. Claudia Rabel, Des histoires de famille : la dévotion aux trois Maries en France du XIVe au XVe siècle : textes et images, Revista de historia da arte, 7, 2009, p. 121-136, consultable http://blog.pecia.fr/
  4. Ballon no 40 : « Le Franklin »
  5. http://www.cncd.fr/frontoffice/bdd-cooperation.asp?partenaire_id=15998
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  8. « Saint-Aignan-Grandlieu 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 31 décembre 2012).
  9. « Résultats du recensement de la population - Saint-Aignan-Grandlieu - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  10. « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  11. EGLISE SAINT AIGNAN DE GRAND LIEU - orgue

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Kervarec, Chemins d'historiens, mélanges pour Robert Durand, Rennes, Apogée,‎ 1999, 64 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]