Saint-Étienne-de-Montluc

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Étienne (homonymie).
Saint-Étienne-de-Montluc
L'église Saint-Étienne.
L'église Saint-Étienne.
Blason de Saint-Étienne-de-Montluc
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Nantes
Canton Saint-Étienne-de-Montluc
Intercommunalité Communauté de communes Cœur d'Estuaire
Maire
Mandat
Rémy Nicoleau
2014-2020
Code postal 44360
Code commune 44158
Démographie
Gentilé Stéphanois
Population
municipale
6 622 hab. (2011)
Densité 115 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 16′ 38″ N 1° 46′ 45″ O / 47.2772222222, -1.7791666666747° 16′ 38″ Nord 1° 46′ 45″ Ouest / 47.2772222222, -1.77916666667  
Altitude Min. 0 m – Max. 89 m
Superficie 57,57 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique

Voir sur la carte administrative de Loire-Atlantique
City locator 14.svg
Saint-Étienne-de-Montluc

Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique

Voir sur la carte topographique de Loire-Atlantique
City locator 14.svg
Saint-Étienne-de-Montluc

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Étienne-de-Montluc

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Étienne-de-Montluc
Liens
Site web http://www.st-etienne-montluc.net/

Saint-Étienne-de-Montluc est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire).

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Saint-Étienne-de-Montluc dans le département de la Loire-Atlantique.
Situation

Saint Étienne de Montluc est situé entre le sillon de Bretagne et l'estuaire de la Loire, à 20 km environ au nord-ouest de Nantes.

Les communes limitrophes sont Vigneux-de-Bretagne, Couëron, Le Temple-de-Bretagne et Cordemais, Le Pellerin sur le fleuve et Sautron.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Saint-Étienne-de-Montluc est une commune urbaine monopolarisée qui fait partie de l'aire urbaine de Nantes et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique). Elle est la seule commune de son unité urbaine.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières traces

La commune existe depuis au moins 4 000 ans. C'est sans doute aux Celtes que Saint Étienne doit son nom de « Mont-Luc ». Selon les hypothèses, nos ancêtres auraient été soit sensibles à la lumière des buttes du Sillon de Bretagne ou des feux qu'on y allumait (« Monte Lucis »), soit attachés à un lieu de culte druidique (« Monte Luci ») situé au nord-ouest du bourg, le bois des Bonnes Dames, au-dessus de la Coletterie. À l'époque gallo-romaine, un réseau très important de voies romaines fut créé. On l'emprunte partiellement aujourd'hui, sur de grands tronçons du GR3.

La Paroisse de Saint Étienne n'apparaît pour la première fois sur les parchemins qu'en 1063. On pense que c'est entre les VIe et IXe siècles que le toponyme chrétien de Saint-Étienne remplaça celui de Montluc, et après 1188, que Montluc fut adjoint à Saint-Étienne.

L'abbaye de Buzay

À la création de cette abbaye—l'établissement cistercien de Buzay a été fondé en deux temps distincts --[1], la plus grande partie des marais de Loire, tant au sud qu'au nord du fleuve, furent des dépendances de cette abbaye. Les hommes des moines vont pratiquer l'assèchement en particulier par endiguement en prenant appui sur les îles (par exemple l'île du Dareau). Ils s'appuieront sur un scénario sans failles pour transformer peu à peu les prés inondables en terres valorisables pour la culture et surtout l'élevage. Ils traversaient le fleuve très fréquemment pour visiter leurs propriétés[2]. Après la guerre de succession de Bretagne est apparu un personnage redoutable, l'honnête frère Gauguet[3]. Ce moine achetait et vendait pour l'abbaye, mais aussi pour son propre patrimoine. Il a su créer un patrimoine gigantesque en quelques années. On suppose qu'il s'agissait du seigneur de Périer, une seigneurie en Sainte Opportune[4]. C'est à partir de ce moment que l'abbaye va céder des terres en longue durée à cens ou à rente à des fermiers. Plus tard les moines ont même vendu des terres non stratégiques, grâce à une astuce fondée sur les principes dits du mort-gage encore utilisés en Grande-Bretagne pour l'achat de propriétés à tempérament[5]. Par le système de la commandite proposé par les rois de France, les abbés deviennent des courtisans qui profitent sans vergogne de la rente. À la Révolution française, il n'a presque plus de moines et ceux-ci mènent une vie de loisirs… L'abbaye est supprimée et ses terres vendues et partagées entre les différentes communes concernées. À la belle époque, avec son patrimoine de marais, d'îles de Loire et de salins on peut dire que l'abbaye de Buzay a été immensément riche, même s'il n'y a que peu de traces visibles de cette richesse aujourd'hui.

Le travail des moines sur les basses terres

Sur les marais des deux côtés de la Loire, les moines[6] ont créé un système de collecte des eaux appuyé sur des écluses placées au débouché des principaux étiers collecteurs. Pour la rive droite, nous avons donc une première écluse à Cordemais, une écluse à la Tineuse sur l'étier de Gicquelais et une écluse sur l'étier du Vair en amont vers l'île de la baie. Il est possible qu'il y ait eu une dernière sur l'étier du Dareau[7]. On peut supposer que l'environnement de l'île de l'Étang Bernard était pris en compte par ce dernier étier. Ces étiers recevaient l'eau des douves et des fossés, banches, cures et tranchées. Les îles devenaient des prairies drainées propres à être travaillées. L'île de l'Anelière (aujourd'hui l'Inelière) devait convenir à des moutons. Quiriole (Quérou?) était la principale prairie drainée de Loire[8] à l'ouest du village de Saint-Étienne. La Musse et la Grande Vallée étaient les deux prairies de l'est. La première prenait la suite de l'île Dareau. Les moyens des barrages au départ devait être rudimentaires, des levées de terres des claies fixées sur des claies qu'on appelle ramées en roman.
L'île de Vair a une histoire particulière. Son nom est certainement germanique ou scandinave. Le mot Weir ou Wair désigne un barrage de retenue pour la pêche. Il y avait sur l'étier deux moulins à marée[9]. Cette île a été possédée par l'abbaye de Fontevraud qui y avait une chapelle et un marais salant. On évoque aussi deux moulins à marée sur l'étier du Vair. Le travail de conquête des terres a pris des siècles aux dépens d'un golfe qu'on pourrait appeler le « golfe de Corbilo[10] » et qui était une mer libre à l'époque de la conquête romaine.
Le territoire concerné de ce marais drainé (rive droite de Loire) qui s'étend sur Couëron, Saint Étienne et Cordemais a été définitivement acté par la Comtesse Constance de Bretagne[11].

Les îles de Loire

LLes nombreuses îles existantes dans le fil d'eau vive du fleuve ont épousé l'évolution du fleuve. Certaines îles ont complètement disparu aujourd'hui. Certaines ont été raccordées à la rive drainée. D'autres enfin, ont prospéré en taille, en forme ou été agglomérées au cours des siècles.

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'hermine à la fasce alésée de gueules chargée de trois fleurs de lys d'or.
Commentaires : Armes de la famille d'Acigné. Jean Ier d'Acigné prit part à la bataille de Nicopolis en 1397. Amaury d'Acigné fut évêque de Nantes de 1462 à 1476. L'hermine évoque le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance passée de la ville au duché de Bretagne.

Devise[modifier | modifier le code]

La devise de Saint-Étienne-de-Montluc : Neque Terrent Monstra.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1er février 1790 janvier 1793 Jean Chapron   cultivateur
janvier 1793 1803 Pierre Perchais   avocat
1803 1807 Joseph Moisan   notaire
1808 1817 comte Louis Marie de Chevigné   officier de la Garde nationale
1817 1820 François Morin de Premion   bourgeois
1820 1827 comte Louis Marie de Chevigné   officier de la Garde nationale
1827 1830 Narcisse Briand-Martinerie    
1830 1870 Henry Ceineray   docteur en médecine
1870 1871 Narcisse Chantereau   docteur en médecine
1871 mai 1881 Henri Dubois de la Patellière    
1881 1882 Auguste Rouaud   avocat
1882 mai 1917 Henri Dubois de la Patellière    
1917 décembre 1919 Joseph Simon   épicier
décembre 1919 1941 Henri Rado de Saint-Guédas   avocat
1941 1944 Jean Allais    
1944 1945 Chausson    
1945 1964 Auguste Lelord    
1964 1971 Louis Lizé    
1971 1995 Jean Redor Divers droite conseiller général
1995 2014 Marcel Huou[Note 1] Divers droite chef d'entreprise
2014 en cours Rémy Nicoleau Divers droite  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 622 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 293 4 118 4 354 4 388 4 348 4 551 4 540 4 714 4 778
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 723 4 783 4 874 4 760 4 739 4 516 4 417 4 322 4 314
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 174 4 170 4 218 3 756 3 748 3 658 3 629 3 852 3 712
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
3 520 3 595 3 900 5 018 5 759 6 228 6 587 6 622 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13]. , pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[14])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,6 %) est en effet inférieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,6 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

Pyramide des âges à Saint-Étienne-de-Montluc en 2009 en pourcentage[15]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
8,1 
14,0 
60 à 74 ans
12,9 
23,7 
45 à 59 ans
22,3 
19,9 
30 à 44 ans
20,0 
16,2 
15 à 29 ans
15,0 
20,8 
0 à 14 ans
20,9 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[16]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Transports[modifier | modifier le code]

La commune possède sa propre gare SNCF.

Le service de car du Conseil général, LILA, dessert également la commune.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Châteaux et demeures[modifier | modifier le code]

  • Le Manoir du XVe siècle (vers 1470)
  • La Biliais du XVIIIe siècle
  • La Peltancherie du XIXe siècle
  • Le château de la Juliennais
  • Le château de Saint-Thomas
  • Le château de la Vallais
  • Le château du Perrorteau

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Étienne XIXe siècle, inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis le 5 octobre 2007[17].
  • De nombreuses chapelles dont la chapelle Saint Savin, la chapelle de l'Angle et la chapelle du château de Saint Thomas
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville est jumelée avec : Drapeau de l'Allemagne Mühlhausen (Bade-Wurtemberg) (Allemagne)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2001 et 2008.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. sur l'histoire de Buzay, on peut lire les travaux des historiens JL SARRAZIN & PIERRELEE
  2. c'est l'origine du lieu-dit la baie ou labbaie (l'abbaye) cf ALA H49 où on trouvait un petit port qui était d'abord sur une île
  3. cité entre autres par JL Sarrazin dans divers articles ALA H36
  4. en Saint-Père en Retz
  5. les prêts sont interdits par l’Église à cette époque
  6. il semble que le travail est commencé par des locaux comme ce Sylvestre de Bouguenais que l'abbaye va indemniser après avoir pris ces terres drainées et équipées
  7. la duchesse Ermengarde offre à l'abbaye d'Angers une des trois écluses près de l'île de Dareau… Dom Morice preuves t1
  8. l'île Chalière dont le nom est donné pourrait être un morceau du Massereau en zone sud
  9. cf JL Sarrazin les cisterciens de Buzay et l'aménagement des marais… MSHAB 1988
  10. cf p. 59 du Grand Lieu, le golfe de Corbilo est appelé de Rouans, sans doute par manque d'ambition historique
  11. on retrouve les noms et les limites des territoires dans les chartes ALA H59 & 57 etc. qui datent de 1199
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  14. « Saint-Étienne-de-Montluc 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 31 décembre 2012).
  15. « Résultats du recensement de la population - Saint-Étienne-de-Montluc - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  16. « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  17. Base Mérimée

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Livres & Archives[modifier | modifier le code]

  • Seigneurie de la Juliennais en Saint-Étienne-de-Montluc, cotes 23 J 271 à 23 J 339 (Fonds de La Bourdonnaye-Montluc - Archives I&V).
  • Grand Lieu lac & marais par Dominique Pierrelée et Anne Lamprier des éditions Siloë
  • Naissance de la Bretagne par Noël-Yves Tonnerre PUA 1994 et les pages 421 à 424, entre autres

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]