Athènes

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Athènes
(el) Αθήνα
De haut en bas et de gauche à droite : Acropole, Parlement hellénique, Zappéion, Musée de l'Acropole, Monastiráki, vue de la ville.
De haut en bas et de gauche à droite : Acropole, Parlement hellénique, Zappéion, Musée de l'Acropole, Monastiráki, vue de la ville.
Administration
Pays Drapeau de la Grèce Grèce
Périphérie Périphérie de l’Attique Attique
District régional Athènes-Centre
Maire Georges Kaminis
Code postal 10x xx, 11x xx, 120 xx
Indicatif téléphonique 210, 211, 212
Immatriculation Υ, Ζ, Ι
Démographie
Population 655 780 hab. (2011[1])
Densité 17 257 hab./km2
Géographie
Coordonnées 37° 58′ 00″ N 23° 43′ 00″ E / 37.9666667, 23.716666737° 58′ 00″ Nord 23° 43′ 00″ Est / 37.9666667, 23.7166667  
Altitude 170 m
Superficie 3 800 ha = 38 km2
Localisation

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Athènes
Liens
Site web http://www.cityofathens.gr/

Athènes (en grec ancien Ἀθῆναι / Athễnai — le nom est toujours pluriel —, en grec moderne Αθήνα [a'θina] / Athína, au singulier) est la capitale de la Grèce, ainsi que sa ville principale. Elle est le chef-lieu du district régional de Athènes-Centre, et la capitale de la périphérie d'Attique, mais aussi celle du diocèse décentralisé du même nom. La cité est renommée pour son passé glorieux pendant l'Antiquité. Elle est considérée comme le berceau de la démocratie et de la civilisation occidentale.

Géographie[modifier | modifier le code]

Athènes vue par le Satellite Spot

Site[modifier | modifier le code]

Athènes s'étend sur la plaine d'Attique, dominée par le mont Ægialée (en) à l'Ouest, le mont Parnès au nord, le mont Lycabette au nord-est (faisant partie de chaîne Pentélique), le mont Hymette à l'est, et le golfe Saronique au sud-ouest. En raison de ces limites naturelles, il est peu probable de voir la ville s'étendre beaucoup plus qu'elle ne l'est aujourd'hui. Par ailleurs, la géomorphologie d'Athènes contribue beaucoup aux problèmes de pollution atmosphérique dont elle souffre aujourd'hui (Los Angeles aux États-Unis connaît la même géomorphologie et les mêmes conséquences).

Les terres sont rocailleuses et peu fertiles. La ville antique était construite au pied de l'Acropole. Dans l'Antiquité et jusqu'au début du XXe siècle, le port du Pirée (en grec, Pireas) était une ville bien distincte mais il fait aujourd'hui partie de la ville.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Les quartiers de Pláka (situé au pied de l'Acropole), Kolonáki, Monastiráki et Exárcheia (ou Exarchia) constituent le centre de la ville moderne. Lorsqu'Athènes est devenue la capitale du royaume de Grèce au XIXe siècle, les architectes allemands ont tenté de créer une ville nouvelle de style néoclassique autour des places Omónia (la Concorde en grec moderne) et Syntagma (la Constitution). Ces places restent des centres névralgiques, et la plupart des monuments et musées se trouvent dans ces quartiers (le Parlement occupe le bâtiment du palais royal sur Syntagma) mais pour le reste le style néoclassique ne saute pas aux yeux, les bâtiments subsistants étant noyés dans les constructions environnantes.

Les parties nouvelles de la ville sont pour la plupart en béton gris et souffrent d'un manque d'espaces verts. Les Athéniens ont surnommé leur ville Tsimentoupolis (« la ville de ciment »).

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est semi-aride (Classification de Köppen : Bsk), les étés sont chauds et secs, les hivers sont doux. Les influences continentales sont présentes aussi, en raison des montagnes qui bordent le tour de la ville. Athènes est une ville sèche (376 mm de précipitations annuelles), la sécheresse estivale dure en réalité d'avril à octobre. Les mois de juillet et d'août sont les plus chauds et les plus secs. Lorsque le vent du nord souffle sur Athènes en hiver, il peut apporter des précipitations sous forme de neige, qui tombent surtout sur la banlieue nord de la capitale. Les tempêtes de neige sont peu fréquentes; cependant, lorsqu'elles surviennent, elles causent de graves perturbations. Athènes tient le record de la plus haute température enregistrée en Europe: 48 °C (118.4 °F).

Relevé météorologique d'Athènes-altitude:107 m
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 6,5 6,9 8,4 11,6 15,4 20,1 22,5 22,3 19,2 14,9 11,4 8,3 14
Température moyenne (°C) 9,3 9,8 11,7 15,5 20,2 24,6 27 26,6 23,3 18,3 14,4 11,1 17,6
Température maximale moyenne (°C) 12,9 13,6 16 20,3 25,3 29,8 32,6 32,3 28,9 23,1 18,6 14,7 22,3
Précipitations (mm) 44,6 48,3 42,6 28,2 17,2 9,7 4,2 4,6 11,9 47,7 50,6 66,6 376,2
Source : Le climat à Athènes (en °C et mm, moyennes mensuelles) [2]


Étymologie[modifier | modifier le code]

La formation du toponyme viendrait, selon certains[3], de la racine indo-européenne ath- signifiant probablement « tête » ou « sommet », puisque la forteresse de l’Acropole située au sommet de la colline du même nom, constituerait le « noyau fondateur » de la ville. Ce qui expliquerait d'ailleurs l’origine de la légende mythologique portant sur la naissance d'Athéna selon laquelle la déesse, devenue protectrice de la cité, serait sortie « armée » de la tête de Zeus.

  • Le pluriel du mot Athènes, d’après Thucydide, est une trace des anciens villages qui fusionnèrent pour fonder la cité (voir synœcisme).
  • En grec ancien, la cité s’appelait Ἀθῆναι / Athễnai et c’est sous ce nom qu’elle est devenue la capitale de l’État grec moderne. Cependant, depuis l’abandon de la katharévousa, dans les années 1970, la forme moderne Αθήνα / Athína est devenue le nom officiel de la ville (et de la mégalopole).

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire d'Athènes.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Article connexe : Démocratie athénienne.

Des traces d'occupation humaine sont attestées dès le néolithique sur le site de l'Acropole (voir Pélasges). Mais ce n'est qu'à la suite des invasions ioniennes que l'Attique fut organisée en cités, parmi lesquelles Cécropia, la future Athènes.

Athènes fut fondée formellement vers 800 avant notre ère par le synœcisme de plusieurs villages, partiellement préservés par l'invasion des Doriens. Ce faisant, en tirant parti de la forteresse naturelle de l'Acropole, ils purent résister aux hordes de pillards qui terrorisaient la région. Le pluriel du mot Athènes, d'après Thucydide, est une trace des anciens villages qui fusionnèrent pour fonder la cité. Selon la légende, c'est le héros Thésée, vainqueur du Minotaure, qui dirigea cette unification de l'Attique.

Athènes était l'une des cités dominantes en Grèce au cours du Ier millénaire av. J.‑C.. Son âge d'or fut atteint sous Périclès, au Ve siècle av. J.-C., où sa domination était à la fois politique, financière (grâce aux mines d'argent du Laurion et au tribut), militaire et culturelle. C'est à cette époque qu'Athènes fut qualifiée de « capitale (ἄστυ [astu]) de la Grèce » (Isocrate). Rapidement, Athènes transforma la ligue de Délos en un véritable empire qui fut dissous à la fin de la guerre du Péloponnèse qui l'opposa à Sparte.

Le philosophe Aristote né en 384 av. J.-C. participa beaucoup à la vie intellectuelle d'Athènes notamment grâce à son livre Politique où il critiqua la démocratie athénienne.

La bataille de Chéronée remportée en 338 av. J.-C. par Philippe II fit entrer Athènes dans le nouvel empire macédonien. La cité, qui demeura le grand foyer de la civilisation grecque, bénéficia jusqu'au IIe siècle av. J.-C. de nouveaux aménagements et de travaux d'embellissement menés sous la houlette de Lycurgue. Après la mort d'Alexandre le Grand en 323 av. J.-C. et le découpage de l'empire macédonien, la ville, encore sous domination des rois de Macédoine, sombra dans l'oubli.

Conquise par le Romain Sylla, en 86 av. J.-C., Athènes perdit ses remparts et son rôle politique mais resta néanmoins un véritable phare intellectuel grâce à la Pax Romana qui s'instaura. Séduits par la culture et l'art de vivre athéniens, les Romains en copièrent les œuvres d'art et les mœurs et ne cessèrent d'embellir la ville : la Tour des Vents, le temple de Rome et d'Auguste sur l'Acropole, l'agora romaine, le théâtre de l'Odéon dans l'ancienne agora sont parmi les monuments édifiés à cette époque. Aux alentours de l'an 1, la ville comptait ainsi environ 300 000 habitants.

À partir de 53, les prêches de saint Paul devant l'Aréopage ne donnèrent qu'un faible écho au christianisme à Athènes ; il réussit cependant à convertir un membre du vénérable tribunal, Denys l'Aréopagite ou Dyonisius, et une femme Damaris (texte original Actes chapitre 17:33,34).

Plus tard, l'empereur Hadrien (117-138), particulièrement attaché à la Grèce, continua les travaux d'urbanisme de ses prédécesseurs : la bibliothèque qui porte son nom, l'Olympion (temple de Zeus), de nouvelles routes et des aqueducs furent construits sous son règne. Sous les règnes de Marc Aurèle et de Lucius Verus, un richissime Athénien, Hérode Atticus, construit un gigantesque stade en marbre situé au-delà de l'Ilissos (construit entre 140 et 144)[4] ainsi que l'Odéon qui porte son nom.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Sous l'Empire byzantin, Athènes perdit beaucoup de sa gloire pour ne devenir qu'une petite ville de province.

Théodose II, par ses édits de 426 et 439, ordonna la destruction de tous les temples païens. Il fit cependant une exception pour Athènes : ils seraient désaffectés et convertis en églises. Cependant, les Panathénées continuèrent à être célébrées. Justinien fit appliquer les décisions de Théodose II à partir de 529 : fermeture des écoles philosophiques (principalement néo-platoniciennes), transformées en écoles chrétiennes privées et conversion des temples en églises : le Parthénon devint la cathédrale de la ville. En effet, le culte de la Vierge (en grec Parthénos) Athéna fut remplacé par celui de la Vierge Marie Mère de Dieu qualifiée d'Athénienne comme patronne de la cité. L'Érechthéion devint église de la Théotokos (Mère de Dieu). En 857, l'évêché d'Athènes devint archevêché et le Parthénon devint église métropolitaine. Les temples furent dépouillés de leurs trésors au profit de Sainte-Sophie. Entre le VIe et le VIIe siècle, l'Asklépieion fut consacré aux saints anargyres Côme et Damien. Le Théséion fut consacré à Saint Georges. Au XIIe siècle, les Propylées devinrent palais épiscopal. De nombreuses églises byzantines furent érigées, bien souvent sur d'anciens sanctuaires païens.

En 1146, la ville fut prise par Roger de Sicile. Après l'établissement de l'empire latin de Constantinople en 1204, les Français mirent en place un duché d'Athènes, d'abord gouverné par les sires de la Roche et de Brienne. Il fut conquis par la compagnie catalane, avant d'être repris par des Florentins, les Acciaiuoli (1385). Ces derniers rendirent à la ville une partie de son éclat. L'Acropole fut transformée en manoir. Ils se logèrent dans le palais métropolitain des Propylées. Ils firent construire une tour de guet détruite par Heinrich Schliemann en 1875. La ville basse, limitée à l'agora romaine, fut dotée en 1402 d'un mur d'enceinte, parfois appelé Mur de Valérien.

L'occupation ottomane[modifier | modifier le code]

En 1456 la ville tomba sous domination ottomane. Les Turcs entourèrent l'Acropole de nouvelles fortifications (le mur de Serpentzé), appuyées sur le portique d'Eumène et l'Odéon d'Hérode Atticus. Le Parthénon devint une mosquée. Il fut doté d'un minaret. L'Erechtéion devint le harem du disdar. Le 26 septembre 1687, alors qu'Athènes était assiégée par les troupes de Venise commandées par Morosini, une bombe tomba sur le Parthénon que les Turcs avaient transformé en poudrière. Le temple fut presque totalement détruit. La dégradation se poursuivit au début du XIXe siècle et fut l'œuvre de l'ambassadeur britannique à Constantinople, Thomas Bruce, 7e comte d'Elgin, et de ses agents.

La population d'Athènes déclina fortement, chose qui s'aggrava avec le déclin de l'Empire lui-même. Des quartiers entiers de la ville furent détruits entre le XVIIe et le XIXe siècle dans des guerres de factions.

XIXe et XXe siècles[modifier | modifier le code]

Dès 1821 et le déclenchement de la guerre d’Indépendance, Athènes fut libérée de l’occupation turque, mais les Grecs ne s’emparèrent de la forteresse de l’Acropole qu'en juin 1822 après un long siège. En 1826 et 1827, les Turcs assiégèrent l’Acropole, défendue d’abord par le klephte Gouras et Makriyánnis, puis, après la mort de Gouras, par le général français Fabvier. Toutes les tentatives de dégager la ville, menées par Karaïskákis puis, après son décès par l’amiral Cochrane et le général Church, échouèrent. Les troupes de Rachid Pacha prirent l’Acropole le 27 mai 1827 et y restèrent jusqu’au 12 avril 1833. La ville était quasiment inhabitée lorsqu'elle fut proclamée capitale du Royaume de Grèce le 1er décembre 1834, mais elle fut rebâtie dans les décennies qui suivirent.

Le gouvernement s'installa dans une ville en ruines. Les églises furent reconverties pour accueillir les ministères. Le Théséion devint un musée. Les architectes bavarois du roi Othon proposèrent un schéma directeur en triangle, dirigé vers l'Acropole ainsi mise en valeur, et un plan perpendiculaire. La reconstruction/construction de la ville fut laissée à l'initiative privée. La rue Ermou (Hermès) marquait alors la frontière entre ville ancienne, médiévale et ville contemporaine.

Un palais royal (devenu depuis siège du Parlement), que certains architectes auraient souhaité installer sur l'Acropole, fut achevé en 1838 sur la place Syntagma. La reine Amalia créa l'année suivante un jardin botanique (devenu depuis les jardins nationaux) à côté du palais.

En 1845, la ville était encore soit un champ de ruines soit un chantier de construction. De grandes maisons néo-classiques émergeaient de terrains vagues à peine déblayés. Les rues n'étaient pas encore pavées, ni éclairées, ni réellement aménagées.

Pendant la Première Guerre mondiale, la ville fut occupée par des troupes franco-britanniques à partir du 16 octobre 1916[5].

Après la guerre gréco-turque et la "Grande Catastrophe" de septembre 1922, l'afflux de plus d'un million de réfugiés en provenance d'Asie mineure entraîna dans les années 1920 la construction de quartiers entiers.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville fut prise par l'Allemagne nazie, le 27 avril 1941, et occupée jusqu’en octobre 1944. Les Allemands organisèrent une famine systématique qui fit de très nombreux morts. Le 3 décembre 1944, le soulèvement communiste commença dans le quartier autour du Théséion, après que les forces de police eurent tiré sur une manifestation le matin même sur la place Syntagma, faisant quinze morts. Les Britanniques restaurèrent l’ordre après d’intenses combats de rue et grâce à des renforts venus de Phalère.

La croissance d'Athènes fut très faible pendant les premières années qui suivirent les destructions et les ravages de la guerre civile grecque. Puis la cité recommença à croître.

L'entrée de la Grèce dans l'Union européenne en 1981 apporta de nouveaux investissements à la ville. Enfin, l'accueil des Jeux olympiques d'été de 2004 a été le moteur de nombreux travaux d'infrastructure.

En 1985, Athènes a été déclarée capitale culturelle de l'Europe.

Vue panoramique d'Athènes depuis la colline de Pnyx

Influence culturelle[modifier | modifier le code]

C’est à Athènes que sont notamment nées la démocratie et la philosophie. De fait, la civilisation athénienne est l’un des fondements de la culture européenne et c’est en mémoire de cela que le projet de constitution européenne cite en préambule l’historien Thucydide :

Χρώμεθα γάρ πολιτείᾳ […] καὶ ὄνομα μὲν διὰ τὸ μὴ ἐς ὀλίγους ἀλλ’ ἐς πλείονας οἰκεῖν δημοκρατία κέκληται.
« Notre Constitution […] est appelée démocratie parce que le pouvoir est entre les mains non d’une minorité, mais du plus grand nombre. »

Athènes a également été le centre culturel de la Grèce classique, et ce dans tous les domaines. Sa conception du beau et du bon a influencé durablement le reste du monde grec, puis romain, et enfin l'Occident.

Les Cariatides de l'Érechthéion sur l'Acropole.

Athènes a accueilli, du 19 au 23 septembre 1985, le 18e symposium international dans la série des symposiums traitant des sujets spéciaux parrainés par l’Association Internationale de Géologie de l’Ingénieur, organisé par le groupe national grec de l’AIGI. Le thème de « la protection des monuments et des sites historiques » fut spontanément adopté[6].

Athènes a par ailleurs accueilli les premiers Jeux olympiques modernes en 1896, en souvenir des Jeux olympiques de la Grèce antique. La ville a accueilli de nouveau les Jeux d'été en 2004. Outre le succès sportif et médiatique de l'évènement, ils permettront peut-être d'accroître les investissements étrangers en Grèce en prouvant la capacité du pays à gérer de grands projets.

Attraits de la ville[modifier | modifier le code]

Monuments et musées[modifier | modifier le code]

Autres attraits[modifier | modifier le code]

  • le grand marché d'Athènes
  • le marché aux puces de Monastiráki ;
  • les rues de Kolonaki avec ses boutiques chic et ses musées d'art contemporain ;
  • le quartier alternatif d'Exarcheia, avec ses disquaires, libraires et musiciens ;
  • le mont Lycabette, d'où l'on a une vue panoramique de la ville ;
  • le quartier de Pláka, le plus ancien d’Athènes et l’un des plus animés ;
  • la place Syntagma et l’ancien palais royal qui abrite le Parlement.

Institutions[modifier | modifier le code]

Universités et écoles supérieures[modifier | modifier le code]

Conservatoires[modifier | modifier le code]

Église orthodoxe[modifier | modifier le code]

Infrastructures de transport[modifier | modifier le code]


Natifs célèbres[modifier | modifier le code]

Population[modifier | modifier le code]

L’agglomération athénienne est le principal foyer de population de la Grèce, avec 3,7 millions d'habitants sur un territoire métropolitain de 428 km2, sur un total de 11,125 millions de Grecs environ (au 1er janvier 2006), soit près d'un tiers de la population du pays.

Carte d’Athènes (1888)

Évolution de la population à travers les âges :

Année Population de la cité Population de l'aire urbaine Population de métro
1833 4,000[8]
1870 44,500[8]
1896 123,000[8]
1921 (avant échange population) 473,000[8]
1921 718,000[8]
1971 867,023[9]
1981 885,737
1991 772,072 3,444,358[10]
2001 745,514[11] 3,165,823[11] 3,761,810[11]
2011 655,780 3,074,160 3,737,550[11]

La cité moderne d’Athènes est constituée de villes et villages autrefois distincts, qui avec l’expansion démographique du XXe siècle ont fini par former une agglomération. Celle-ci comprend aujourd’hui 54 municipalités (δήμος), la plus importante étant la ville d'Athènes (Δήμος Αθηναίων / Dhímos Athinéon), avec près d’un million d'habitants (la deuxième étant Le Pirée). Le nom d’Athènes peut ainsi désigner l’agglomération entière (aussi appelée le grand Athènes) ou la ville d’Athènes, ou même juste le centre-ville. Voir ci-dessous la liste des municipalités.

Transports[modifier | modifier le code]

La rame TA10012 du tramway d'Athènes, sur la ligne 5

Athènes dispose d'un réseau dense de trolleybus et d'autobus. Afin de lutter contre la pollution, une part croissante des autobus fonctionne au gaz naturel pour véhicules (GNV).

Le métro, dont la première ligne (la ligne verte[12] nommée également ISAP) date de 1904, a été complété par deux lignes modernes (les lignes rouge et bleue[12]) en 2000 et s'étend jusqu'à l'aéroport. Trois lignes de tramway (3, 4 et 5), ont été mises en service pour les Jeux olympiques de 2004[13] : deux d'entre elles relient le centre d'Athènes (départ près de Syntagma). La ligne 3 assure la desserte entre Voulas (sud-est de l'agglomération) et le Pirée (terminus S.E.F) tandis que la ligne 4 relie le Pirée à la place Syntagma. Quant à la ligne 5, elle relie Voulas à la place Syntagma.

Le port du Pirée relie par voie maritime, différents ports de la région et différentes îles d'autres régions de la Grèce.

Un train rapide du réseau Proastiakós relie également la gare centrale (Larisis) à la banlieue attique en direction de l'aéroport - il emprunte la même voie que le métro entre Doukissis Plakentias et l’aéroport international Elefthérios-Vénizélos

L'aéroport international Elefthérios-Vénizélos (code AITA : ATH) est construit par une entreprise allemande, a remplacé en 2001 l'ancien aéroport d'Elliniko (Hellinikon International Airport).

À ces transports en commun, il faut ajouter les taxis, omniprésents dans la capitale hellène, et qui ont la particularité de prendre à la fois plusieurs passagers se rendant vaguement dans la même direction.

Avant ces développements, se déplacer à Athènes s'avérait très problématique, que ce soit à cause de la vétusté des équipements ou de la lenteur du trafic. Un apport des JO de 2004 est donc ce réseau efficace métro-tramway-bus qui semble avoir apporté une solution au problème du transport athénien. Néanmoins, le tramway n'est pas prioritaire sur le reste du trafic, ce qui occasionne une certaine lenteur et limite ainsi ses performances.

Administration[modifier | modifier le code]

Nome d'Athènes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Nome d'Athènes.

Le nome d'Athènes est l'une des 54 préfectures de Grèce. Il fait partie de la périphérie d'Attique. Son chef-lieu est Athènes. Ce nome, d'une superficie très réduite mais densément peuplé, recouvre la partie centrale de l'agglomération athénienne. Il est divisé en plusieurs municipalités et communautés (listées dans l'article détaillé).

Districts de la municipalité d'Athènes[modifier | modifier le code]

Les 7 districts de la municipalité d'Athènes

La municipalité d'Athènes est divisée en 7 districts ou "Dimotika Diamerismata" (numérotés de 1 à 7). Cette division en district est principalement utilisée à des fins administratives.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Athènes est jumelée ou a des partenariats avec les villes suivantes :

Références[modifier | modifier le code]

  1. (el) « Résultats du recensement de la population en 2011 »
  2. Le climat à Athènes
  3. Dictionnaire des noms de lieux - Louis Deroy et Marianne Mulon (Le Robert, 1994) (ISBN 978-2-85036-195-1)
  4. R. Etienne, Athènes, espaces urbains et histoire. Des origines à la fin du IIIe siècle ap. J.-C., Hachette, 2004, p.212.
  5. Maurice Larcher, La grande guerre dans les Balkans, direction de la guerre, Payot, 1929
  6. La géologie de l’ingénieur appliquée aux travaux anciens, monuments et sites historiques, Rotterdam, A. A. Bqalkema,‎ 1988, Vol. 1 à 4 : 2 312. p.
    Comptes rendus du symposium en 4 volumes, Rédacteurs : Paul G. Marinos, Département de génie Civil, Université Technique nationale d’Athènes et Georges C. Koubis, Département de Géologie, Universités de Patras
    Collection complète : ISBN 90 6191 793 X; Volume 1 : ISBN 90 6191 852 9 ; Volume2 : ISBN 90 6191 853 7 ; Volume3 : ISBN 90 6191 854 5 ; Volume 4 : ISBN 90 6191 855 3
  7. L'Académie ionienne fut fondée en 1824 à Corfou mais interrompra ses cours lors du rattachement des Îles Ioniennes à la Grèce en 1864. L'Université Ionienne lui succèdera en 1984.
  8. a, b, c, d et e (en) Anthony Tung, Preserving the World's Great Cities:The Destruction and Renewal of the Historic Metropolis, New York, Three Rivers Press,‎ 2001, 1e éd., poche (ISBN 978-0-609-80815-3), « The City of the Gods Besieged », p. 260, 263, 265
  9. (en) « World Gazetter City Pop:Athens », www.world-gazetter.com (consulté le 2011-06-16)
  10. (en) « World Gazetter Metro Pop:Athens », www.world-gazetter.com (consulté le 2011-06-16)
  11. a, b, c et d « Population of Greece » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 20130318
  12. a et b Rail Passion N°201, JUILLET 2014, « Réseaux étrangers, Chemins de fer grecs : un état des lieux (1ère partie) », pages 63-64
  13. Rail Passion N°201, JUILLET 2014, « Réseaux étrangers, Chemins de fer grecs : un état des lieux (1ère partie) », pages 64-65

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • K. Gouvoussis, Athènes, 95 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Médias et accès à l'information[modifier | modifier le code]

Sites officiels[modifier | modifier le code]