Vertou

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Vertou
Le château du Portillon et les bords de la Sèvre nantaise.
Le château du Portillon et les bords de la Sèvre nantaise.
Blason de Vertou
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Nantes
Canton Vertou
Intercommunalité Nantes Métropole
Maire
Mandat
Rodolphe Amailland
2014-2020
Code postal 44120
Code commune 44215
Démographie
Gentilé Vertavien
Population
municipale
21 681 hab. (2011)
Densité 608 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 10′ 08″ N 1° 28′ 11″ O / 47.168889, -1.469722 ()47° 10′ 08″ Nord 1° 28′ 11″ Ouest / 47.168889, -1.469722 ()  
Altitude Min. 1 m – Max. 56 m
Superficie 35,68 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique

Voir sur la carte administrative de Loire-Atlantique
City locator 14.svg
Vertou

Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique

Voir sur la carte topographique de Loire-Atlantique
City locator 14.svg
Vertou

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Vertou

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Vertou
Liens
Site web http://www.vertou.fr/

Vertou est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire).

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Vertou dans le département de la Loire-Atlantique.

Vertou est située au sud-est de Nantes, dans la vallée de la Sèvre nantaise, dans le vignoble nantais. Le centre-ville de Vertou se trouve à 7 km de celui de Nantes[1].

Les communes limitrophes sont Nantes, Saint-Sébastien-sur-Loire, Basse-Goulaine, Haute-Goulaine, La Haye-Fouassière, Saint-Fiacre-sur-Maine, Château-Thébaud, Le Bignon, Les Sorinières et Rezé[2].

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Le sous-sol de la commune peut schématiquement être divisé en trois catégories : les terrains durs, caractérisées par les granites affleurants ; les terrains composés de micaschistes, sur lesquels la vigne a prospéré ; les alluvions modernes, dans le lit des cours d'eau, avec notamment des dépôts de limons et de kaolin qui ont donné lieu à une exploitation pour la fabrication de briques et de tuiles[P 1].

Relief[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est un plateau ondulé, traversé par la Sèvre nantaise. L'altitude moyenne est de 20 mètres au nord de la rivière, et de 45 mètres au sud. Le point le plus bas (1 mètre) se situe au niveau du lit de la Sèvre, au nord-ouest de la commune. Le point le plus haut (56 mètres) est relevé à l'orée de la forêt de Touffou (lieu-dit « La Pile »), au sud de la commune. Le plateau sur lequel la commune se trouve suit une pente d'orientation générale Sud-Est/Nord-Ouest. Il est marqué par les talwegs formés par les ruisseaux rejoignant la Sèvre[P 1],[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Vertou est traversée par la Sèvre nantaise, dont le point de confluence avec la Loire est à 6 km en aval. La commune est également parcourue par les affluents principaux de celle-ci, les trois principaux étant la Maine, la Vertonne et l'Îlette. Des ruisseaux se jetant dans la Sèvre viennent compléter le réseau hydrographique[P 2].

Malgré une déclivité assez faible (2 m entre les points d'entrée et de sortie sur la commune), la Sèvre est caractérisée par un débit suffisamment élevé pour avoir permis l'utilisation de l'énergie hydraulique au moyen de moulins, ainsi que l'alimentation d'une tannerie et d'autres équipements industriels. La création de la retenue d'eau de la chaussée des Moines au Moyen Âge a régulé le débit de la Sèvre en amont du bourg, supprimant l'effet de marnage qui a continué de marquer pleinement le régime de la rivière en aval, jusqu'à l'atténuation de cet effet par la construction d'une écluse à l'embouchure sur la Loire[P 2].

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : climat de la Loire-Atlantique.

Vertou est soumise à un climat de type océanique[3]. Les vents dominants proviennent de l'Ouest/Sud-Ouest, leur force varie de 2 à 8 m/s[P 3]. Les précipitations relevées à Vertou sont plus élevées que celles de Nantes, phénomène expliqué par la présence de la Sèvre, qui influent également sur la température, adoucissant les variations estivales et hivernales[P 4]. Les données concernant le climat de Vertou qui suivent sont extraites d'une source basant le site de relevé des données météorologiques aux coordonnées 47°09'N - 1°37'O[4], ce qui correspond à la position de l'aéroport Nantes Atlantique situé sur la commune de Bouguenais.

Lors de la canicule européenne de 2003, Vertou a été relativement moins exposée que les régions les plus touchées de France, comme l'indiquent les relevés de température de Météo France sur la période[5].

Le tableau suivant permet de comparer la fréquence de phénomènes climatiques régnant à Vertou avec celles de quelques grandes villes françaises aux climats distincts et caractéristiques[4].

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Bouguenais 1 956 789 5 14 58
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74

Faune et flore[modifier | modifier le code]

De nombreuses espèces protégées ont été recensées sur le territoire de la commune[6].

La faune terrestre est typique des espaces bocagers, forestiers, humides et aquatiques. Elle est composée de petits animaux (passereaux, mammifères, rapaces, batraciens, auxquels s'ajoutent des espèces, parfois introduites par l'Homme, tels que des lièvres, faisans, perdrix, etc.). La qualité des cours d'eau ne permet que la présence de poissons aptes à vivre dans un milieu peu oxygéné. Les deux zones abritant les faunes les plus riches sont la vallée de la Sèvre, et, dans une moindre mesure, la forêt de Touffou[P 5].

On rencontre sur la commune des espèces de chênes (rouvre et pédonculé), des châtaigniers, charmes, ormes, érables champêtres, noisetiers. Des frênes, saules et peupliers figurent également dans les zones les plus humides[P 5].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Le nord de la commune est bordé par la RD 149 (qui rejoint la RN 249) et par le boulevard périphérique de Nantes (RN 844), alors que l'échangeur de la porte des Sorinières, situé sur la commune de Vertou, est un accès à l'autoroute A83. La desserte secondaire est constituée des routes départementales 59, 105 et 115. Ces voies sont reliées par une « rocade », dite « voie de l'hameçon » en raison de sa forme sur les cartes routières, qui contourne le centre-ville de Vertou[P 6],[2].

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

Vertou est traversé la ligne ferroviaire Nantes - Saintes[P 6]. En 2003, la ville de Vertou, et celle de Saint-Sébastien-sur-Loire, la SNCF et le conseil régional des Pays de la Loire ont mis en place une ligne de TER dans l'agglomération. Il s'agit de la ligne 31 du réseau TER Pays de la Loire, qui relie, en 10 minutes, la gare de Nantes à celle de Vertou. Celle-ci est dotée d'un parking relais.

En 2011, cette liaison TER a été remplacée par le tram-train de Nantes à Clisson[7].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La commune de Vertou est desservie par la Société d'économie mixte des transports en commun de l'agglomération nantaise (Semitan).

En novembre 2006, la communauté urbaine (Nantes Métropole) a inauguré une ligne de bus à haut niveau de service : la Ligne 4 du Busway. Cette ligne permet de relier en 25 minutes la porte de Vertou à la place Maréchal-Foch (station Foch-Cathédrale) à Nantes (en empruntant la « route de Clisson »)[8].

Voie fluviale[modifier | modifier le code]

La Sèvre, navigable, est empruntée pour les promenades fluviales[P 6].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Les principaux quartiers de Vertou sont le Bourg ou Centre-ville, Beautour, le Chêne, les Pégers-Reigniers, le Planty, la Grammoire, les Viviers, Portillon, la Rousselière et la Grassinière.

La commune n'est pas totalement urbanisée. Une partie de son territoire reste consacrée à l'agriculture, en particulier au vignoble du Muscadet.

Organisation de l'habitat[modifier | modifier le code]

Le principal pôle est le bourg (centre-ville). Groupées autour de l'église, qui est placée sur le point le plus haut, le bâti le plus ancien est dense, présente des cours intérieures, et les voies sont étroites. Ce type d'organisation est caractéristique du vignoble nantais. On retrouve cet aspect dans les quartiers du Chêne et de Beautour[P 7].

Aux XVIIIe siècle, le sud du bourg a été enrichi de demeures plus vastes, souvent entourées d'un parc. Ce type de constructions se retrouve tout au long de la Sèvre[P 7].

Les zones rurales présentent des villages groupant plusieurs maisons, plus nombreuses lorsque les sites sont liés à l'exploitation de la vigne, au contraire des zones de polyculture[P 8].

Beautour[modifier | modifier le code]

Beautour est un bourg important (il y a plus de 5 000 Beautourois) dans le nord-ouest de la commune. C'est un ancien quartier industriel au bord de la Sèvre Nantaise qui vivait autrefois au rythme de la conserverie Tertrais (construite en 1853) et des maraichers qui occupaient les bords de Sèvre (Vinet/Garnier)[P 7], une des premières parties de Vertou à être agglomérée à Nantes[P 8]. À Beautour, on retrouve des lieux remarquables tels que la Cale de Beautour (au bord de la Sèvre avec son parc, un point de départ pour des randonnées et son aire de jeux), la route de Nantes (avec la chapelle Notre-Dame-de-Victoire qui est la partie la plus ancienne du quartier) et la place de la Poste (bibliothèque).

Le Chêne[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui vaste quartier résidentiel des bords de Sèvre, à 1 km du centre de Vertou, Le Chêne a été, jusque dans les années 1970, un village animé et populaire. Longtemps seul point de passage vers la rive gauche de la Sèvre et la moitié sud-ouest de la commune, par la chaussée puis par le pont, ce village, peuplé essentiellement de marins et d'agriculteurs au XIXe siècle, est progressivement devenu au siècle suivant un village d'ouvriers et d'employés[9]. Localité pittoresque, aux ruelles étroites, blottie au pied d'un coteau[10] qui porte encore la tour d'un ancien moulin à vent datant de 1817, Le Chêne est une destination de choix pour les promeneurs et les artistes (Centre d'Expression et de Créativité du Moulin Gautron, espace d'exposition de l'Atelier dans les anciens chantiers Bureau).

Développement urbain récent[modifier | modifier le code]

Au cours du XXe siècle, Vertou a connu une croissance urbaine liée à l'expansion de Nantes. Plus particulièrement après la Seconde Guerre mondiale, la route de Clisson et la voie ferrée, au nord de la commune, ont constitué un axe d'urbanisation. La présence de la Sèvre et du vignoble ont limité cette évolution, seuls les villages du nord de la commune se sont fondus dans l'agglomération nantaise[P 8].

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, l'Insee dénombrait dans la commune un total de 8 980 résidences reparties en 8 513 résidences principales, 146 résidences secondaires et 321 logements vacants. Toujours en 2009, 6 780 ménages étaient propriétaires de leur résidence principale, 1 638 en étaient locataires (dont 364 dans un logement HLM) et 95 y étaient logées gratuitement[11]. En 2006, 40 % des résidences avaient été construites depuis 1982[12].

Évolution des résidences principales et secondaires
depuis 1968[11]
1968 1975 1982 1990 1999 2009
Résidences principales
3 339
4 007
4 959
6 031
7 226
8 513
Résidences secondaires
170
165
126
135
101
146
Résidences vacantes
164
339
246
281
199
321

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est d'abord attesté au IXe siècle sous la forme Vertavus[13], dans la locution locus qui Vertavus dicitur, ensuite on trouve Vertavum en 1199[14]. La forme Vertou apparaît dès 1287[14], puis on trouve Saint Martyn de Verte en 1366[15], Vertou en 1709[14].

L'origine du nom de la commune semble être celtique[15],[M 1] (le gaulois et le breton étant des langues celtiques). Albert Dauzat et Charles Rostaing attribuent cependant au radical Vert- une origine pré-celtique, mais ils n'excluent pas la possibilité d'un nom de personne gaulois *Vertus non attesté, étant donné l'association de cet élément Vert- à des suffixes et des appellatifs typiquement gaulois comme ialon « clairière » dans Vertheuil. En tout cas, ils identifient clairement le suffixe gaulois -avum[16] (autrement noté -avu ou -avo(n)) qui a régulièrement abouti à -ou dans l'ouest de la France, mais dont la signification est assez vague. Ernest Nègre leur reprend l'idée d'un anthroponyme, mais il en gallicise la désinence en Vertos, nom de personne apparemment attesté[17]. Xavier Delamarre a d'abord proposé un *Uer-tauus (que l'on peut noter autrement *Vertavus) « très silencieux », dont le premier élément Ver- s'explique par le gaulois uer (ver), qui est un préfixe à valeur augmentative, et tauo- (tavo-) « silencieux, tranquille » ; cf. vieil irlandais tó, tóe, silencieux ; gallois taw, silence ; breton tevel, se taire[18]. Cependant, il considère la solution préconisée par Ernest Nègre, c'est-à-dire *Uert-āuon (*Vertavon) comme tout aussi valable[19].

D'autres supposent que le toponyme est breton, c'est-à-dire brittonique[F 1],[20]. Le nom serait un composé des éléments ver « ruisseau » et taw « paix »[F 1],[M 1]. Cependant, l'existence de ces mots bretons n'est pas avérée[21] et Vertou est situé en dehors de l'aire de diffusion de la toponymie brittonique. De plus, il existe d'autres Vertou(x) hors de Bretagne, ainsi Vertou lieu-dit à Olonne-sur-Mer (Vendée) et Vertoux à Lhommaizé (Poitou).

On peut remarquer la relation qui existe entre le nom de Vertou et celui de la Vertonne, dont le cours entoure par le nord le site primitif de la commune : ils contiennent tous les deux l'élément Vert-. Le même lien existe entre la Vertonne (Vendée) et Vertou à Olonne-sur-Mer.

Le nom attribué par l'Office public de la langue bretonne est « Gwerzhav »[22]. La graphie « Gwerzhoù » apparaît également.

En gallo, le nom de la commune est également « Vertou »[23].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Dans l'Antiquité, le territoire aurait été peuplé par le peuple gaulois des Ambilatres, tribu gauloise vivant sur la rive sud de la Loire, notamment dans la cité voisine de Ratiatum (Rezé) et faisait partie de la fédération des peuples pictons. Il est également possible que les Anagnutes aient peuplé la région[24].

Martin de Vertou[modifier | modifier le code]

Vers 575, saint Martin fonde à Vertou une communauté de moines dans deux abbayes[F 1].

Invasion viking et domination bretonne[modifier | modifier le code]

Face aux attaques et razzias vikings, le territoire, situé sur la rive sud de la Loire, participe à la défense du Bas-Poitou en organisant une défense collective sous l'autorité du Comté d'Herbauges.

Vers le milieu du IXe siècle, après plusieurs victoires des troupes bretonnes, commandées par Nominoé, sur les Francs, une partie du pays d'Herbauges est rattachée à la Bretagne et constitue une Marche au sud de Nantes.

Domination angevine[modifier | modifier le code]

En 984, Geoffroy Grisegonelle comte d'Anjou, prend possession du Sud Loire et fortifie les possessions angevines au sud de Nantes, notamment par la construction du donjon du Pallet. En effet, Geoffroy Grisegonelle fait édifier une forteresse au Pallet (dont il reste de nos jours un grand donjon). Geoffroy Ier étend le domaine angevin jusqu’à la Sèvre nantaise. Ce puissant fortin permettait à Geoffroy de contrôler la vallée de la Sèvre nantaise ainsi que les voies d’accès entre le Poitou et le Comté de Nantes. La garnison angevine basée au château du Pallet sécurisait la contrée et favorisa la colonisation angevine. La possession de ce bastion consacrait l’hégémonie de l'Anjou dans le Sud Loire jusqu’au limite du pays de Retz et de la Sèvre nantaise. La puissance angevine profita de la construction du donjon du Pallet pour permettre, vers l'an 1000, la fondation d'un monastère très important à Vertou par les moines de l'Abbaye Saint-Jouin de Marnes du Poitou près de Thouars. La mainmise angevine sur le Sud-Loire nantais se maintiendra jusqu'à la fin du XIIe siècle[25].

Duché de Bretagne[modifier | modifier le code]

Entre 1470 et 1650, les moines entreprennent de grands travaux, dont la fameuse « Chaussée des Moines » dans le but de régulariser le cours de la Sèvre nantaise et la rendre navigable.

Le vignoble fut accru à la demande de François II, duc de Bretagne au XVe siècle.

De la Révolution à la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le bourg de Vertou est presque entièrement détruit pendant la Révolution, lors des affrontements entre Blancs et Bleus en 1793.

Les premières écluses sur la Sèvre furent construites au XVIIe siècle. La grande écluse actuelle, construite par Pierre Desprez, accueillit son premier bateau le 3 septembre 1755. Vertou devint une ville fluviale importante grâce au commerce florissant du vin sur la Sèvre nantaise, avec nombre de chargements de vins entre le Port-Domino et le Chêne. En 1830, 1 639 bateaux traversèrent la Chaussée, portant 13 082 tonnes de marchandises…

Le 31 mai 1865, son démembrement a donné naissance à la commune des Sorinières.

Depuis la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Maintenant l'activité portuaire a disparu mais l'activité viticole existe encore même si l'urbanisation fait toujours reculer le vignoble.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Vertou

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

En 2008, l'élection municipale a vu la liste « Vertou, c'est vous », conduite par M. Laurent Dejoie, obtenir la majorité absolue dès le 1er tour avec 57,51 % des voix, ce qui lui octroie 28 sièges au conseil municipal, devant la liste « Vertou pour tous aujourd'hui et demain » conduite par Mme Martine L'Hostis (33,20 %, 6 sièges). L'abstention a atteint 31,71 %. M. Dejoie a été par la suite élu maire par le conseil municipal[26].

Le décompte des votes du 1er tour de l'élection présidentielle 2012 a révélé à Vertou un taux d'abstention de 11,78 %[27], inférieur au taux national (19,55 %)[28]. Les électeurs vertaviens ont principalement voté pour F. Hollande (31,49 %), N. Sarkozy (29,77 %), F. Bayrou (12,71 %) et M. Le Pen (9,22 %)[27]. M. Hollande obtient 3 % de plus qu'au niveau national, M. Sarkozy 2,5 % de moins (respectivement 28,63 % et 27,18 %)[28]. Au second tour, avec une abstention (11,78 %) nettement inférieure à celle du pays entier, Vertou vote majoritairement pour M. Hollande (53,81 %), devant M. Sarkozy (46,19 %)[27], résultat légèrement différent de celui de l'ensemble du pays (respectivement 51,64 % et 48,36 %)[28].

Le député de Vertou (10e circonscription) est Mme Sophie Errante (Parti socialiste) qui, lors des élections législatives de 2012, avec 50,41 % arrive devant son opposant, M. Laurent Dejoie (Union pour un mouvement populaire, 49,59 %) en ce qui concerne les votes vertaviens au second tour. Au premier tour, Mme Errante avait obtenu à Vertou 38,53 %, M. Dejoie 42,59 %, M. Leca (Front national) 5,11 %, M. Nicolon (Europe Écologie Les Verts) 5,02 %, et M. Maia (Front de gauche) 4,58 %, aucun autre candidat ne dépassant les 4 %. L'abstention a été respectivement de 33,61 % et 34,40 %[29], des taux très inférieurs à ceux constatés au niveau national (44,60 % et 42,72 %)[30].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs[20],[31]
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 Henri Soulastre   dernier prieur du monastère
1794 1797 Guillaume Berthelot    
1797 1807 Alexandre Souvestre    
1807 1810 Touaille de la Rabrie    
1810 1816 Jean-Joseph Perret    
1816 1821 François Nouazé   médecin
1821 1830 Mathurin Guilbaud    
1831 1840 Charles Godillon   médecin
1848 1853 Charles Callier   notaire
1854 1860 Mannet-Babonneau    
1860 1870 Charles Garnier   armateur
1870 1871 Charles Marionneau[32]   peintre paysagiste, archéologue, historien
1871 1878 Charles Garnier   armateur
1878 1881 Victor Tertrais   industriel (conserverie) à Beautour
1881 1885 Jean Bureau   premier maire élu de Vertou en 1884, armateur au Chêne
1885 1888 Louis Bonnigal   notaire
1888 1912 Henri Delahaye    
    M. Hardy    
1912 1931 Alphonse Fillion   médecin
1931 1939 Jules Bouchaud    
1939 1941 Louis Ordronneau    
1941 1944 Lucien Dejoie   notaire
1944 1945 Henri Sauvage    
1946 1946 Auguste Saupin    
1946 1946 Marcel Rondeau   viticulteur
1947 1954 Henri Lesage    
1954 1959 Ernest Guichet    
1959 1971 Auguste Priou    
1971 1995 Luc Dejoie RPR sénateur (1983-2001)
président du conseil général de la Loire-Atlantique (1994-2001)
juin 1995 30 mars 2014 Laurent Dejoie[Note 1] UMP notaire
30 mars 2014 en cours Rodolphe Amailland Divers droite responsable commercial
conseiller général de la Loire-Atlantique
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Vertou fait partie de Nantes Métropole. La ville y est représentée par le maire et quatre élus communautaires[33].

Elle est également membre du pays du Vignoble nantais pour la compétence culture-patrimoine[34].

Fiscalité[modifier | modifier le code]

Taux et produits des impôts locaux à Vertou en 2011[35]
Taxe Taux appliqué (part communale) Recettes dégagées en €
Taxe d'habitation (TH) 19,57 % 6 061 000
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 21,23 % 5 167 000
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 71,76 % 203 000

Sécurité, instances judiciaire et administrative[modifier | modifier le code]

La commune dépend de la cour d'appel de Rennes, du tribunal de grande instance et d'instance ainsi que du tribunal de commerce et du conseil de prud'hommes de Nantes[36]. Elle dépend également de la cour administrative d'appel de Nantes[37].

Budget[modifier | modifier le code]

Évolution de l'endettement (en milliers d’€)[38]

Évolution des dépenses d’équipement (en milliers d’€)[39]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Vertou est jumelée avec : Drapeau de la Suisse Morges (Suisse) depuis le 25 août 1957[40],[M 2].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon le classement établi par l'Insee, Vertou est une commune urbaine faisant partie d'un grand pôle[41], une des 24 communes de l'unité urbaine de Nantes[42] ; elle fait donc partie de l'aire urbaine de Nantes[43].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

La commune est démembrée partiellement en 1865 (conjointement avec Le Bignon et Pont-Saint-Martin) pour permettre la création des Sorinières.

En 2011, la commune comptait 21 681 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 200 3 260 4 461 5 773 5 686 5 480 5 635 5 635 5 949
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6 015 6 313 5 706 5 588 5 471 5 376 5 455 5 602 5 321
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 388 5 464 5 490 5 716 6 142 6 330 6 877 7 985 9 223
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
11 100 12 089 13 853 15 631 18 235 20 261 21 091 21 681 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[44] puis Insee à partir de 2004[45]. , pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[46])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23,5 %) est en effet supérieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,3 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

Pyramide des âges à Vertou en 2009 en pourcentage[47]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,2 
6,2 
75 à 89 ans
9,3 
14,7 
60 à 74 ans
15,2 
25,8 
45 à 59 ans
24,1 
17,4 
30 à 44 ans
18,2 
17,6 
15 à 29 ans
15,8 
18,0 
0 à 14 ans
16,3 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[48]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune est équipée entre autres[P 9] de la bibliothèque Libre-cour[M 3], du cinéma Le Vaillant[M 4], d'un hippodrome[49], d'une école de musique et de danse, disposant d'un auditorium[M 5]. Historiquement, les équipements communaux sont concentrés près du bourg et à Beautour[P 10].

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'académie de Nantes.

Au 1er décembre 2012, Vertou compte six groupes scolaires, dont deux écoles privées. Chaque établissement propose une école maternelle et une école élémentaire. Ces établissements ont pour nom Les Treilles, L'Enclos, Henri Lesage, Les Reigniers, Saint-Martin/Saint-Joseph (privé) et Sainte-Famille (privé)[M 6].

La commune abrite également trois établissements d'enseignement secondaire : les collèges Jean Monnet (public), Lucie-Aubrac (public)[M 6] et Saint Blaise (privé). Le collège Saint Blaise est un des plus grands collèges de la région Pays de Loire.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Ciel ! Nos "Ayeux" biennale généalogique de Vertou, créée en 2005 par l'Association Généalogique Vertavienne en partenariat avec la ville de Vertou, a lieu au printemps les années impaires à la salle Sèvre et Maine.

Le festival « Charivari » a été créé en juin 2009. Cet événement se déroule une fois par an, sur deux jours, au cours desquels le public peut assister à une trentaine de manifestations (concerts, danses, expos, théâtre). Les trois premières éditions se sont tenues dans le parc de la Sèvre, et il en sera de même pour la quatrième, programmée en juin 2013[M 7].

Santé[modifier | modifier le code]

Le siège de l'hôpital intercommunal Sèvre et Loire est situé rue Alphonse Fillion. Un des cinq sites hospitaliers d'accueil est sur la commune de Vertou. Il s'agit de l'hôpital public local des Clouzeaux, adapté à l'accueil des personnes âgées et dépendantes (EHPAD). En 2012, il dispose de 232 lits, dont 155 d'EHPAD, 27 de soins de longue durée, 5 en médecine et 45 en soins de suite[50],[51].

Sports[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune est dotée de trois grandes structures sportives :

  • le complexe Sèvre-et-Maine ;
  • le complexe Raymond-Durand ;
  • le parc paysager et sportif des Échalonnières (le plus récent, qui comporte notamment un terrain de football avec une tribune de 500 places et un gymnase de même capacité d'accueil[M 8]).

Ont également été construits sur la commune[M 8] : une piscine, une base de canoë-kayak (sur la Sèvre), un pas de tir à l’arc, une salle spécifique de gymnastique, une salle de dojo, une salle consacrée à la pratique du tennis de table, etc.

Manifestations sportives[modifier | modifier le code]

L'Open de Vertou (ou Open GDF SUEZ de Nantes Atlantique) compte pour le circuit de tennis féminin ITF depuis 2004. Organisé sous la direction d'Alexandra Fusai, il se déroule début novembre dans les salles de L'Entente Tennis de Vertou (ex-Tennis Sud)[M 9].

Clubs sportifs[modifier | modifier le code]

En football, l'USSA Vertou accède pour la première fois au Championnat National (CFA2-D5) en 2008[M 9]. Lors de la saison 2012-2013, USSA Vertou atteint les 16es de finale de la Coupe de France. Les autres clubs de la commune sont l'AS Beautour et le FC Vertou.

Le club de canoë-kayak de Vertou regroupe des dizaines d'adhérents qui pratiquent ce sport de glisse sur la Sèvre nantaise, hiver comme été. L'école de pagaie initie les jeunes kayakistes aux différentes disciplines. Une section adulte et compétition existe également[52].

Médias[modifier | modifier le code]

La presse écrite locale est dominée par le groupe Ouest-France et ses éditions Ouest-France et Presse-Océan. Vertou fait également partie de la zone de diffusion[53] de L'Hebdo de Sèvre et Maine. La commune bénéficie de la même offre de radio et télévision que celle de Nantes, dont elle est limitrophe.

Cultes[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin de Vertou est consacrée à la pratique de la religion catholique. Le territoire de la commune fait intégralement partie de la paroisse Saint-François-des-Coteaux, dans la zone pastorale Nantes-Sud, qui dépend du diocèse de Nantes (province ecclésiastique de Rennes)[54].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 37 025 €, ce qui plaçait Vertou au 4 511e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[55].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, les Vertaviens ayant entre 15 et 64 ans étaient 14 032. Les actifs ayant un emploi représentaient 66,4 % de cette population, les retraités en représentaient 11,1 %, les chômeurs 4,8 %, tandis que 5,4 % des habitants de Vertou étaient considérés comme « autres inactifs ». Enfin la population estudiantine représentait 12,3 % de la population de la commune[56].

La même année l'Insee recense un taux de chômage de 6,7 % pour la commune[56] contre 9,5 % pour le département[57].

Répartition des emplois par domaine d'activité en 2009[56],[57]
Agriculture Industrie Construction Commerce, transport,
services
Administration, santé,
enseignement, social
Vertou 1,7 % 13,0 % 7,6 % 48,1 % 29,6 %
Moyenne départementale 2,7 % 14,4 % 7,5 % 46,4 % 29,0 %
Répartition des emplois par catégories socioprofessionnelles en 2009[56],[57]
Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d'entreprise
Cadres, professions
intellectuelles
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Vertou 0,6 % 5,1 % 14,1 % 28,9 % 26,7 % 24,6 %
Moyenne départementale 1,7 % 5,4 % 15,6 % 26,3 % 27,6 % 23,4 %

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Historiquement, Vertou a connu une activité industrielle ancienne, du fait de la présence de la Sèvre d'abord, d'un axe de communication important ensuite, puis de l'existence d'importantes étendues disponibles lors de l'extension industrielle de Nantes[P 11]. Trois zones d'activité se démarquent[P 11] :

  • la Maladrerie, le long de la RN149 ;
  • le parc industriel de la Vertonne, qui jouxte la précédente et s'étend vers le sud ;
  • la zone artisanale, le long de la RN149.

En 2003, ces trois zones s'étendaient sur 150 hectares, accueillaient 150 entreprises employant 2 000 salariés[P 11].

Selon l'Insee, au 1er janvier 2011, Vertou comptait 1 110 entreprises, dont 65 dans l'industrie, 125 dans la construction, 764 dans le commerce, le transport et les services, et 156 dans l'administration, l'enseignement, la santé et l'action sociale[58]. La plus emblématique entreprise installée à Vertou est l'unité de production de la Biscuiterie nantaise (BN).

Deux grandes zones commerciales se démarquent sur le territoire de la commune (chiffres Insee 2008) : le centre-ville, qui présente 7 000 m2 de surface commerciale, et « Pôle Sud », qui couvre 3 000 m2, l'ensemble des commerces couvrant 15 000 m2 environ[59].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Historiquement, le secteur agricole de Vertou repose sur la viticulture et le maraîchage. Le vignoble occupait en 1994 plus de la moitié de la surface exploitée sur la commune[P 12]. Après avoir connu un léger rajeunissement dans le milieu des années 1990, le milieu des agriculteurs a vu ses effectifs décroître. Entre 1989 et 1994, 25 exploitations agricoles ont disparu. La superficie agricole utile (SAU) a fortement diminué entre 1979 et 1994, passant de 1 296 à 790 hectares[P 13].

La viticulture est caractérisée par l'exploitation de muscadet, certifié AOC (muscadet-sèvre-et-maine et muscadet sans dénomination locale) ; les exploitations se situent dans l'est de la commune. L'élevage (de bovins notamment) a périclité à la fin du XXe siècle, notamment en raison de l'écart de rentabilité par rapport à la viticulture. Les parcelles de vignes rapportant suffisamment malgré leur taille réduite et leur essaimage, les zones réservées aux autres activités agricoles n'ont pu s'étendre, ce qui a entravé l'amélioration de leur rentabilité et l'abandon progressif du secteur sur la commune[P 14].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

La chaussée des Moines, composée aujourd'hui d'une écluse et d'une retenue d'eau permettant de traverser la Sèvre, fut bâtie par les moines de l'abbaye de Vertou vers l'an 1000[F 2], puis entre 1470 et 1650. L'écluse, construite en 1755, est détruite en 1793 lors de la guerre de Vendée. Elle est rebâtie en 1839[F 3].

La commune recèle plusieurs manoirs et châteaux. La Salmonière est construite au XVe siècle. La demeure subit des dommages en 1793, et seules quelques parties sont d'origine. Ce manoir a été habité par Charles Marionneau. Le manoir du Portereau date du XVe siècle, mais est refait au XIXe[F 3]. Au XVIIIe siècle apparaissent les manoirs de La Noé Rocard[F 4] (qui doit son nom à Yves Rocaz, notable nantais), de La Bareille, les châteaux de l'Angebardière (reconstruit en 1856 pour l'industriel Théodore Dubigeon) et de La Frémoire[F 5], et la demeure de L'Aulnaye (rebâtie après 1785 au goût de Jean-Baptiste Mosneron, député de l'Assemblée constituante de 1789, et propriété de la famille Grandjouan au XXe siècle). En 1820 est construit un des deux seuls monuments historiques de la ville, la villa de la Bastière, pour Eugène Ferrey, baron de Rozengat ; les plans sont attribués à François-Léonard Seheult[60],[F 6].

Vers 1880, l'imprimeur nantais Henri-Désiré Charpentier, fils de Pierre Henri Charpentier, fait don à la paroisse de Vertou d'un terrain de 7 500 m2, dans le but de permettre la construction d'un hospice. Une disposition testamentaire oblige son héritier à financer la construction de l'établissement à la mort d'Henri Charpentier, en 1882. L'hospice, oeuvre de l'architecte nantais René Ménard, est baptisé du nom de son bienfaiteur, et est ouvert en 1884. La mairie de Vertou fait l'acquisition du site en 1933, et l'établissement devient alors un hôpital rural[F 7]. Au début du XXIe siècle, l'activité hospitalière est transférée à l'hôpital des Clouzeaux, et l'ancien hospice, rénové selon les plans de l'architecte Xavier Ménard, devient une médiathèque d'une superficie de 1 500 m2. La cour d'origine devant la façade principale a été aménagée, avec un toit appuyé sur une charpente métallique, des baies de verre et des tuyaux apparents, qui tranchent avec l'architecture du bâtiment du XIXe siècle, qui a été conservé dans son apparence d'origine[61].

L'activité industrielle a laissé de nombreuses traces architecturales sur la commune. Le moulin Gautron, qui date de 1898, est une ancienne minoterie utilisant la force hydraulique de la Sèvre. Cette activité perdure jusqu'en 1922, lorsqu'un incendie ravage le bâtiment. Laissé à l'abandon, il est racheté en 1946 par la commune, qui en fait un abattoir actif jusqu'en 1971. Il devient alors atelier de poterie, puis salle d'exposition[F 8].

Plus récente, l'usine BN a ouvert ses portes en 1961[F 9].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Des sarcophages mérovingiens ont été découverts entre 1911 et 1932, dans les anciens cimetières fermés en 1780, et situés dans le jardin du presbytère et sur la place de l'Église. Ils sont placés aujourd'hui dans le cimetière de la Berquetterie[F 2]. Au XIe siècle, des sarcophages des IIe et IIIe siècles sont découpés pour être réutilisés dans la construction de l'église de Vertou ; un bas-relief sculpté sur du marbre représentant un griffon, qui en provient, est déposé au musée Dobrée[F 2].

L'abbaye Saint-Martin de Vertou, fondée par saint Martin en 575, est détruite par les Normands au IXe siècle. Reconstruite au Xe siècle, puis restaurée au XVIIe siècle, elle est de nouveau détruite pendant la Révolution française[F 4]. Le seul vestige subsistant est un portail, construit en 1652, et inscrit à l'inventaire des monuments historiques depuis le 10 octobre 1971[62].

L'église Saint-Martin a été construite entre 1875 et 1887. Sur ce site, une première église est bâtie au VIe siècle, et consacrée par Félix de Nantes en 576. Trop petite, elle est détruite en 840, et les moines de l'abbaye entreprennent la construction d'un édifice plus adapté. Mais les travaux sont interrompus par l'irruption des Normands en 853. Ce n'est qu'en 985 que les moines peuvent terminer le projet. L'église a alors deux vocations, abbatiale et paroissiale. Elle est, en conséquence, dotée de deux clochers. Très endommagée en 1793, elle est restaurée. Puis, pour répondre à l'augmentation de la population, la reconstruction est décidée. Tout d'abord consacrée à saint Jean-Baptiste, puis à saint Blaise, elle est, depuis 1993, de nouveau vouée à saint Martin.

La chapelle Notre-Dame des Victoires à Beautour, a été construite à la fin du XIXe siècle[F 8].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Zones protégées[modifier | modifier le code]

Vertou n'est concernée par aucune zone Natura 2000.

Cinq zones de la commune de Vertou bénéficient d'une protection au titre des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[63].

La forêt de Touffou bénéficie de ce type de protection depuis 1989[64]. Ce massif forestier de dimensions modeste recèle un étang et est parcouru par un petit cours d'eau ; il est protégé pour son intérêt faunistique, notamment la présence d'odonates et lépidoptères rhopalocères[65]. Cette forêt est habitée par sept espèces animales et trois espèces végétales protégées[66].

Les autres protections concernent :

Parcs et espaces verts[modifier | modifier le code]

Les bords de la Sèvre nantaise offrent la plu grande part des espaces verts de la commune. Le parc du Loiry est un lieu de promenade, doté d'un parcours santé, et hébergeant un camping. Les rives de la Sèvre sont parcourus par des chemins piétonniers. Les autres sites aménagés principaux sont le parc de la Sèvre, la Cale de Beautour et le Portillon[P 15].

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Vertou

D'argent à un if arraché de sinople, chargé sur le fût d'une fleur de lys d'or, accosté à dextre d'une fleur de lys d'azur soutenue d'une moucheture d'hermine de sable posées l'une sur l'autre, et à senestre d'une moucheture d'hermine de sable soutenue d'une fleur de lys d'azur, aussi l'une sur l'autre.

La légende raconte que saint Martin de Vertou planta son bâton de pèlerin au milieu de la cour de l'abbaye et que celui-ci prit racine et devint cet if que l'on voit au milieu. Sceau de la prévôté de Vertou (XVIe siècle) ; blason du Chapitre Saint-Martin. Louis XIII grava une fleur de lys sur le fût d'un if taillée à trois étages en 1620. La moucheture d'hermine évoque le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance passée de la ville au duché de Bretagne. Les fleurs de lys rappellent la France. Blason dessiné par l'héraldiste Michel Pressensé (délibération municipale en 1957), enregistré en 1972.

Devise[modifier | modifier le code]

La commune n'est pas dotée d'une devise.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article..

  • Jean-Luc Flohic (dir.), Solange Berthomé et Pierre Richard, Le Patrimoine des communes de la Loire-Atlantique, vol. 2, Charenton-le-pont, Flohic éditions, coll. « Le Patrimoine des communes de France »,‎ 1999, 1383 p. (ISBN 2-84234-040-X), p. 1347-1357. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Alphonse Jarnoux et Joseph Moreau, Vertou : 15 siècles d'histoire, Vertou,‎ 1982 (1re éd. 1968), 357 p. (notice BnF no FRBNF34669011).
  • Michel Kervarec, Terroir et Moyen Âge au Pays Nantais : Rezé * Les Sorinières * Vertou, Nantes, Éditions du Petit Véhicule,‎ juin 1999, 420 p. (ISBN 2-84273-147-6).
  • Charles Marionneau, Collection archéologique du canton de Vertou (Loire-Inférieure), ou description raisonnée des objets et documents historiques recueillis dans ce canton, Nantes, Forest et Grimaud,‎ 1877 (notice BnF no FRBNF36476395).
  • Association Vertou au Fil des Temps, Regards sur Vertou au Fil des Temps, du n° 1 (1992) au n° 10 (2013), ISSN 1288-1163.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2001 et 2008.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Flohic, p. 1347.
  2. a, b et c Flohic, p. 1348.
  3. a et b Flohic, p. 1349.
  4. a et b Flohic, p. 1350.
  5. Flohic, p. 1351.
  6. Flohic, p. 1352.
  7. Flohic, p. 1355.
  8. a et b Flohic, p. 1356.
  9. Flohic, p. 1357.
  1. a et b PLU, p. 62.
  2. a et b PLU, p. 64.
  3. PLU, p. 66.
  4. PLU, p. 67.
  5. a et b PLU, p. 70.
  6. a, b et c PLU, p. 41.
  7. a, b et c PLU, p. 80.
  8. a, b et c PLU, p. 81.
  9. PLU, p. 37.
  10. PLU, p. 38.
  11. a, b et c PLU, p. 51.
  12. PLU, p. 47.
  13. PLU, p. 48.
  14. PLU, p. 49.
  15. PLU, p. 60-61
  1. a et b « Un peu d'histoire... » (consulté le 7 décembre 2012).
  2. « Morges, ville jumelle » (consulté le 22 novembre 2012).
  3. « Le ciné Vaillant » (consulté le 30 novembre 2012).
  4. « Le ciné Vaillant » (consulté le 30 novembre 2012).
  5. « École de musique et de danse » (consulté le 30 novembre 2012).
  6. a et b « Les écoles » (consulté le 30 novembre 2012).
  7. « Le festival « charivari » ! » (consulté le 7 décembre 2012).
  8. a et b « Les équipements sportifs » (consulté le 7 décembre 2012).
  9. a et b « Une tradition sportive... » (consulté le 8 décembre 2012).
  • Autres références
  1. « Vertou », sur lion1906.com, Lionel Delvarre (consulté le 22 novembre 2012).
  2. a, b et c Carte IGN de Vertou sur Géoportail..
  3. « Carte France - Climat », sur cartesfrance.fr, société Netelynx (consulté le 28 janvier 2012).
  4. a et b Relevés 1961-1990 « Normale et records - Nantes, Loire-Atlantique (44), 26 m - 1961-1990 », sur infoclimat.fr, association Infoclimat,‎ 21 mars 2010 (consulté le 28 janvier 2012).
  5. « Retour sur la canicule d'août 2003 », sur meteofrance.com, Météo-France,‎ 20/08/2003 (consulté le 24 novembre 2011).
  6. « Liste des espèces protégées recensées postérieurement à 1950 dans la commune : Vertou (Loire-Atlantique) », sur inpn.mnhn.fr, Inventaire national du patrimoine naturel du Muséum national d'histoire naturelle (consulté le 30 novembre 2012).
  7. Ophélie Lemarié, « Le tram-train est sur les rails », Nantes Passion, no 217,‎ octobre 2011, p. 30-31 (lire en ligne).
  8. [PDF] « Ligne 4 Busway », sur bnhs.fr, Nantes Métropole (consulté le 30 novembre 2012).
  9. Patrick Ameline et Patrick Jahan, Quand Le Chêne était encore un village, Regards sur Vertou au Fil des Temps, n°5, 1998.
  10. Patrick Ameline, Le coteau du Chêne, Regards sur Vertou au Fil des Temps, n°7, 2003.
  11. a et b « Commune : Vertou (44215) », sur recensement.insee.fr, Insee (consulté le 30 novembre 2012).
  12. « Commune : Vertou (44215) », sur recensement.insee.fr, Insee (consulté le 30 novembre 2012).
  13. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 709a sous Vertaison
  14. a, b et c kerOfis, Base de données toponymiques
  15. a et b Kervarec 1999, p. 212.
  16. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Op. cit.
  17. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Librairie Droz 1990, T. I, p. 165, § 2629.
  18. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise : une approche linguistique du vieux celtique continental, éditions Errance, 2003, p. 292.
  19. Xavier Delamarre, Noms de lieux celtiques de l'Europe ancienne, Errance, Paris, 2012, p. 267a.
  20. a et b « Étymologie et histoire de Vertou », sur Infobretagne (consulté le 7 décembre 2012).
  21. Notamment ver « rivière ». Quant à taw « silencieux, tranquille » il est bien attesté mais en gallois, pas en breton qui ne connait qu'un verbe tevel « se taire », basé sur le même étymon celtique.
  22. « KerOfis - Base de données toponymiques », sur le site de l'Office de la langue bretonne (consulté le 21 décembre 2012).
  23. « Villes bretonnes (nom gallo) », sur le portail géographique que la Bretagne (consulté le 21 décembre 2012).
  24. Kervarec 1999, p. 39.
  25. [PDF] Werner Robl (trad. Henri Demangeau), Le donjon et les seigneurs du Pallet au regard de l'histoire de leur époque : De Geoffroi Grisegonelle à Pierre Abélard [« Der Donjon von Le Pallet und seine Herren im Spiegel der Zeitgeschichte »],‎ 2005 (lire en ligne).
  26. « Municipales 2008 - les résultats - Vertou », sur elections-2008.ouestfrance.fr, Ouest-France (consulté le 21 décembre 2012).
  27. a, b et c « Résultats de l'élection présidentielle - Vertou », sur interieur.gouv.fr, ministère de l'intérieur (consulté le 21 décembre 2012).
  28. a, b et c « Résultats de l'élection présidentielle - France entière », sur interieur.gouv.fr, ministère de l'intérieur (consulté le 21 décembre 2012).
  29. « Résultats des élections législatives 2012 - Vertou », sur interieur.gouv.fr, ministère de l'intérieur (consulté le 22 décembre 2012).
  30. « Résultats des élections législatives 2012 - France entière », sur interieur.gouv.fr, ministère de l'intérieur (consulté le 22 décembre 2012).
  31. Jarnoux et Moreau 1982, p. 351.
  32. Archives départementales, délibérations municipales de Vertou 1869-1870-1871.
  33. « Vertou », sur nantesmetropole.fr, Nantes Métropole (consulté le 22 novembre 2012).
  34. « Vertou », sur vignoble-nantais.eu, syndicat mixte du SCOT et du Pays du Vignoble nantais (consulté le 3 décembre 2012).
  35. « Comptes communaux de Vertou », sur alize22.finances.gouv.fr, Ministère des finances (consulté le 22 novembre 2012).
  36. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur annuaires.justice.gouv.fr, ministère de la Justice (consulté le 22 novembre 2012).
  37. « Organisation », sur nantes.cour-administrative-appel.fr, cour administrative d'appel de Nantes (consulté le 22 novembre 2012).
  38. « Les comptes des communes - Vertou - Loire-Atlantique », sur alize22.finances.gouv.fr, Ministère des finances (consulté le 23 novembre 2012).
  39. « Les comptes des communes - Vertou - Loire-Atlantique », sur alize22.finances.gouv.fr, Ministère des finances (consulté le 23 novembre 2012).
  40. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur cncd.fr, ministère des affaires étrangères (consulté le 22 novembre 2012).
  41. « Carte thématique », sur statistiques-locales.insee.fr, Insee (consulté le 27 décembre 2012) ; cheminement : sur la petite carte de France, centrer la zone de recherche sur la Loire-Atlantique, puis, dans les menus déroulant en haut à droite, choisir Thème territoire et Critère organisation territoriale.
  42. « Unité urbaine 2010 de Nantes (44701) », sur insee.fr, Insee (consulté le 27 décembre 2012).
  43. « Zonage en aires urbaines 2010 de Nantes (008) », sur insee.fr, Insee (consulté le 27 décembre 2012).
  44. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  45. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  46. « Vertou 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 31 décembre 2012).
  47. « Résultats du recensement de la population - Vertou - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  48. « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  49. « Hippodrome - Vertou - Portillon », sur lescourseshippiques.com, Fédération nationale des courses françaises (consulté le 30 novembre 2012).
  50. [PDF] « Les structures d'accueil de personnes âgées en Loire-Atlantique - Hôpital intercommunal de Sèvre et Loire - Site de Vertou », sur loire-atlantique.fr, conseil général de la Loire-Atlantique (consulté le 3 décembre 2012).
  51. « L'annuaire - Hôpital Local Site hospitalier des Clouzeaux (Vertou) », sur etablissements.fhf.fr, fédération hospitalière de France (consulté le 3 décembre 2012).
  52. « Accueil », Club de canoë-kayak de Vertou (consulté le 8 décembre 2012).
  53. « L'Hebdo de Sèvre et Maine - Zone de diffusion », sur publihebdos.com, Publihebdos (consulté le 3 décembre 2012).
  54. « Les paroisses », sur nantes.cef.fr, diocèse de Nantes (consulté le 27 novembre 2012).
  55. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur insee.fr, Insee (consulté le 9 novembre 2012).
  56. a, b, c et d « Chiffres clés - Emploi - Population active », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 23 novembre 2012).
  57. a, b et c « Chiffres clés - Emploi - Population active », sur statistiques-locales.insee.fr, Insee,‎ 15 octobre 2012 (consulté le 23 novembre 2012).
  58. « Évolution et structure de la population - DEN T3 - Nombre d'entreprises par secteur d'activité au 1er janvier 2011 », sur le site de l'Insee (consulté le 19 février 2013).
  59. « Chiffre clés - Vertou c'est, en matière commerciale », Vertou magazine, mairie de Vertou, no 285,‎ décembre 2012, p. 11 (lire en ligne).
  60. « Villa de la Bastière », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 21 décembre 2012.
  61. « Médiathèque « Libre cour » », Observatoire du Conseil d'architecture, d'urbanisme et d'environnement (CAUE) (consulté le 18 février 2013).
  62. « Inscription du portail de l'ancienne abbaye », base Mérimée, ministère français de la Culture
  63. « Liste des ZNIEFF dans la commune : Vertou (Loire-Atlantique) », sur inpn.mnhn.fr, Inventaire national du patrimoine naturel du Muséum national d'histoire naturelle (consulté le 30 novembre 2012).
  64. ZNIEFF 520013082 - Forêt de Touffou sur le site de l’INPN et sa carte sur le site de la DIREN.
  65. « ZNIEFF 520013082 - Forêt de Touffou - Commentaires », sur inpn.mnhn.fr, Inventaire national du patrimoine naturel du Muséum national d'histoire naturelle (consulté le 30 novembre 2012).
  66. « ZNIEFF 520013082 - Forêt de Touffou - Espèces », sur inpn.mnhn.fr, Inventaire national du patrimoine naturel du Muséum national d'histoire naturelle (consulté le 30 novembre 2012).
  67. ZNIEFF 520013077 - Vallée de la Sèvre Nantaise de Nantes à Clisson sur le site de l’INPN et sa carte sur le site de la DIREN.
  68. ZNIEFF 520013079 - Vallée de la Maine à l'aval d'Aigrefeuille-sur-Maine sur le site de l’INPN et sa carte sur le site de la DIREN.
  69. ZNIEFF 520014625 - Prairies humides et coteaux boisés entre Beautour et Vertou sur le site de l’INPN et sa carte sur le site de la DIREN.
  70. ZNIEFF 520014626 - Prairies humides et coteaux boisés à Portillon sur le site de l’INPN et sa carte sur le site de la DIREN.