Thouaré-sur-Loire

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Thouaré-sur-Loire
L'église Saint-Vincent.
L'église Saint-Vincent.
Blason de Thouaré-sur-Loire
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Nantes
Canton Carquefou
Intercommunalité Nantes Métropole
Maire
Mandat
Serge Mounier
2014-2020
Code postal 44470
Code commune 44204
Démographie
Gentilé Thouaréens
Population
municipale
7 886 hab. (2011)
Densité 618 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 16′ 06″ N 1° 26′ 22″ O / 47.268333333333, -1.439444444444447° 16′ 06″ Nord 1° 26′ 22″ Ouest / 47.268333333333, -1.4394444444444  
Altitude Min. 1 m – Max. 73 m
Superficie 12,76 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.thouare.fr/

Thouaré-sur-Loire est une commune française située dans le département de la Loire-Atlantique en région des Pays de la Loire.

Ses habitants sont appelés Thouaréens et Thouaréennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Thouaré-sur-Loire dans le département de la Loire-Atlantique

Situation[modifier | modifier le code]

Thouaré-sur-Loire est situé sur la rive nord de la Loire, à 10 km au nord-est de Nantes.

Selon le classement établi par l'Insee, Thouaré-sur-Loire est une commune urbaine, une des 24 communes de banlieue de l'unité urbaine de Nantes ; elle fait donc partie de l'aire urbaine de Nantes et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Thouaré-sur-Loire
Carquefou Carquefou Mauves-sur-Loire
Sainte-Luce-sur-Loire Thouaré-sur-Loire Mauves-sur-Loire
Loire
Saint-Julien-de-Concelles
Loire
Saint-Julien-de-Concelles
Loire
La Chapelle-Basse-Mer

Les limites de la communes sont :

  • à l'ouest, le ruisseau du Guette-Loup, avec la commune de Sainte-Luce-sur-Loire ;
  • au nord, la route départementale 923, avec la commune de Carquefou ;
  • au sud, la Loire, avec la commune de Saint-Julien-de-Concelles ;
  • à l'est, le ruisseau du Gobert et le chemin du Port Potiron, avec Mauves-sur-Loire.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines de Thouaré[modifier | modifier le code]

Les origines de Thouaré sont confuses. Selon certaines hypothèses, la fondation de la cité serait due à un légionnaire romain du nom de Taurus ou Tauraicus qui aurait installé une riche villa. Ou bien elle serait due à un dieu celtique célébré dans cette partie de la Gaule : Taur. Une chose est sure : les peuplements humains sont fixés très tôt à cet endroit du fait de la présence de la Loire, voie de communication privilégiée. Cette présence est attestée par les découvertes de silex taillés et d’épées en bronze à Bellevue (Sainte-Luce-sur-Loire).

Le nom de Thouaré apparaît la première fois dans la charte de Louis le Gros en 1123. Son orthographe diffère selon les rédacteurs successifs : Thoaré, Thoyré, Touaré, Thoaret, Thoairé, puis enfin Thouaré.

Du Moyen Âge à la Révolution française[modifier | modifier le code]

Vers le XIIIe siècle, les pouvoirs civils et religieux se concentraient autour du château de la Motte également appelé château de la Tour. Le seigneur du lieu, « fondateur de la Paroisse », exerçait les droits de haute, moyenne et basse justice sur ses sujets.

Ces seigneurs furent successivement :

  • en 1254 : Guillaume de Thouaré ;
  • en 1378 : les Ussé en Touraine ;
  • en 1393 : Gilles d’Elbiest ;
  • au début du XVIe siècle : la famille de Saint Amadour ;
  • en 1560 : Charles de Bretagne ;
  • en 1567 : Anne Descartes, demi-sœur du célèbre philosophe ;
  • de 1704 jusqu’au milieu du XIXe siècle : la famille Mosnier.

À noter, durant cette période, la venue du roi Charles IX et de la cour qui allaient à Nantes, acclamés par les Thouaréens. Il séjourna au château de Thouaré où il fut reçu par Claude de Bretagne (fils de Charles de Bretagne et de Philippe de Saint-Amadour, comtesse de Vertues, baronne de Coueffret, vicomtesse de Guingamp et dame de Thouaré).

La Révolution française[modifier | modifier le code]

Durant les troubles révolutionnaires, Thouaré (hormis quelques victimes dont le prêtre constitutionnel Giron) fut dans l’ensemble épargnée par les massacres et les destructions.

De plus elle fut nommée chef-lieu du canton, titre quelle conserva jusqu’en 1803 : la ville fut l’objet d’une attention particulière par le nouveau régime qui y maintint des forces armées, telles la canonnière « le Duguay-Trouin » pour veiller à la sécurité des patriotes et interdire le franchissement aux brigands de la rive Sud.

Mais les Thouaréens n’étaient pas acquis aux idées nouvelles, comme le souligne le rapport du 30 messidor an VII, du commissaire du Directoire exécutif : Louis Marchais. Seulement 15 hommes sur les 110 en état de porter les armes, étaient disposés à la République. Toutefois, la Municipalité se retira à Nantes, à cause de l’insécurité croissante.

L’Empire et la Restauration[modifier | modifier le code]

Grâce à Napoléon, le pays retrouva la paix et les Thouaréens furent dans l’ensemble favorables à l’Empire et ils le montrèrent. Notamment lors de sa visite à Thouaré, le 11 août 1808, pour laquelle fut dressé un arc de triomphe au chemin nantais, où les Thouaréens acclamèrent l’Empereur, ou encore lors de la fête de la naissance et du baptême du roi de Rome, où un feu de joie fut allumé et du vin donné au public.

En 1815, lors de la chute de Napoléon, la France fut occupée par les puissances étrangères. Thouaré fut occupée plusieurs semaines par un détachement de Saxons.

En 1832, les demoiselles du Guiny (nées au château de la Hillière) furent impliquées dans le soulèvement organisé par la duchesse de Berry, en vue de faire monter sur le trône de France le duc de Bordeaux.

La seconde moitié du XIXe siècle : les transformations[modifier | modifier le code]

La seconde moitié du XIXe siècle fut riche en transformations considérables, qui modifièrent la physionomie de la ville et l’ouvrit au reste de la région :

  • en 1851 : la construction de la voie ferrée de Nantes à Paris, marque de son empreinte le territoire de la commune ;
  • en 1863 : le déplacement du bourg s’organisant désormais autour de la place de la république et de l’église nouvellement construite ;
  • vers 1867-1868 : la construction de la levée de la Divate et le dragage intensif du bras sud de la Loire modifient le régime des crues et provoque l’ensablement du bras sud de Thouaré ;
  • entre 1879-1882 : la construction des ponts de Thouaré, qui succèdent à l’antique passage, facilite et développe des échanges entre les deux rives de la Loire.

Guerre franco-prussienne de 1870, Première Guerre mondiale et Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La Guerre de 1870 toucha très peu Thouaré, seules subsistent les traces des fortifications édifiées sur les coteaux de Gobert et d’Auray.

La Première et la Seconde Guerre mondiale furent plus meurtrières, surtout la première qui vit la mort de 43 habitants de Thouaré. Les ponts de Thouaré (ainsi que ceux de Mauves-sur-Loire et de Oudon) furent dynamités trois fois, notamment le 19 juin 1940 par l’armée française, et le 18 juin 1944 par l’aviation britannique (bombardement qui fit 2 morts, 18 blessés dans un état grave et 8 maisons détruites).

Avènement de la ville de Thouaré[modifier | modifier le code]

Depuis les années 1950, Thouaré a fortement évolué : sa population a quadruplé en 40 ans et l’organisation de son territoire a été modifiée, notamment avec l’implantation de nombreux lotissements.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Coupé : au premier du coupé : parti : au premier, d'azur au chevron d'or, accompagné de trois roses du même, et au second, d'hermine plain ; au second du coupé : d'azur à un pont d'or à sept arches, mouvant des flancs et soutenu d'une onde de sinople.
Commentaires : Écu de la famille Mosnier de Thouaré-sur-Loire, qui résida au château de 1657 à 1854. Le pont d'or évoque les ponts de Thouaré. L'hermine évoque le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance passée de la ville au duché de Bretagne. Délibération municipale du 19 janvier 1971.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L’église Saint-Vincent[modifier | modifier le code]

Après plus de quinze années de controverse sur le projet de reconstruction et son futur emplacement, le 14 juillet 1856, le conseil municipal se dit favorable à la reconstruction de l’église au lieu-dit des Basses Noues. M. Senot de la Londe (propriétaire du château de la Picauderie) fit don d’un terrain de 70 mètres sur 50 situés au lieu-dit désigné. Les travaux débutèrent en 1861, et en 1863, l’église de Thouaré fut inaugurée, en même temps que la nouvelle place.

Construite dans un style néogothique, propre aux églises de la région, elle est dédiée à saint Vincent. Elle possède un clocher terminé en pointes octogonales en ardoise ; à noter, la présence des quatre autres petites pointes triangulaires. En dessous, on aperçoit une fenêtre à meneaux en arcs plein cintre, comme le reste des vitraux, indiquant l’endroit où résident les trois cloches ayant un son et un nom différents :

  • le sol : Rogatienne – Laure ;
  • le la : Marie – saint Enthyme ;
  • le si : Augustine – Laure.

Encore en dessous, se trouvent les contreforts qui descendent jusqu’au bas de l’église, du moins jusqu’à une sorte de porche protégeant un tympan soutenu par deux colonnettes à chapiteaux néogothiques aux motifs floraux.

Le tympan montre Jésus entourés des symboles des quatre évangélistes : le lion pour Saint Marc, le bœuf pour Saint Luc, l’aigle pour Saint Jean et l’ange pour Saint Matthieu. Sur l’un des contreforts est apposée une plaque rappelant le nom des donateurs et le montant de leur participation : la commune a donné 39 200 francs, les habitants, 7 500 francs et l’État et la Fabrique ont tous deux donné 3 000 francs.

Le plan de l’église est traditionnel mais simplifié : il n’y a pas de bas-côtés, de travées, ni de chapelles rayonnantes. De plus les chapelles orientées sont très sommaires : elles sont composées d’un simple autel surmonté d’une statue (de la Vierge à gauche et de Saint Joseph à droite), et encore d’un vitrail. Tout au long de la nef centrale sont accrochés treize bas-relief représentant les 13 moments de la passion du Christ.

L’abside et le chœur sont très joliment travaillés avec leurs effets d’arcs brisés pleins soutenus par des culs-de-lampes sculptés, créant une légèreté toute particulière.

Le vitrail central représente le Messie présentant son sacré-cœur. Les colonnes qui soutiennent le grand arc brisé central ont des chapiteaux néogothiques à motif floral. Les clefs de voûte sont joliment sculptées ; particulièrement la clef de voûte de la croisée du transept représentant une « sainte face ».

À noter la présence d’une fresque de 6 m sur 3,50 m dans le transept gauche. Elle commémore le voyage que fit Notre Dame de Boulogne, sur la Loire, le 4 juin 1944. Elle fut peinte par Paul Lemasson, élève de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris. Bénie le 8 septembre 1946, la fresque représente quelques portraits de Thouaréens, notamment la plupart de ceux qui disparurent durant la guerre.

Enfin, l’église possède une statue de saint Vincent en calcaire et haute de 170 cm rappelant le nom de l’église. En 1884, est acquise une bannière représentant saint Vincent, entourée de sarments et de grappes de vigne sur fond de velours rouge. Les broderies sont faites de fils d’or et d’argent.

La Vierge des Noues[modifier | modifier le code]

Cet oratoire se trouvait initialement au carrefour des Noues (devenu Place de la République). Il fut transféré en 1863, à l’intersection des routes de Mauves-sur-Loire et de Belle Vue, à cause de la construction de l’église Saint-Vincent. Jusque dans les années 1950, les Thouaréens s’y rendaient régulièrement en procession. Il est en forme de petit temple, avec des pilastres, un fronton triangulaire et son arc en plein cintre. À noter la présence d’une grille ouvragée et de mosaïques. La vierge des Noues a récemment fait l’objet d’une restauration qui s’est terminée en novembre 2005.

La Croix Bertrand[modifier | modifier le code]

Située sur le chemin qui mène de la Pamprie à la Robinière, la Croix Bertrand ne fut pas le premier calvaire érigé à cet emplacement, d’où l’appellation qui lui fut donné de « nouvelle Croix ». La Croix Bertrand doit son nom à son fondateur, Dominique Bertrand qui fit ériger le calvaire en 1705, sous le règne de Louis XIV. En 1944, la croix de bois qui existait au début du siècle fut remplacée par le calvaire actuel.

Les châteaux[modifier | modifier le code]

Le château de la Picauderie[modifier | modifier le code]

Le château de la Picauderie est un vaste domaine d’un peu moins de 2 hectares situé près de la Loire, en face de l’ancien port de Thouaré.

Avant le XVIIIe siècle, il existait déjà une demeure importante, on en retrouve les vestiges à l’est de la propriété, tels qu’un four à pain parfaitement conservé. Ayant appartenu successivement aux Proust puis aux D’Avoyne, le domaine de la Picauderie devint, dans des circonstances mal connues, la propriété des Barbier, maîtres de forges dans la région de Châteaubriant et négociants nantais. Comme tous les gens de leur catégorie sociale, les Barbier entretenaient d’étroites relations avec la ville, et c’est sûrement ce qui les incita à construire une belle demeure néoclassique, dans cette propriété.

Édifié par l’architecte nantais Jean-Baptiste Ceineray en 1773, le château est du plus pur style néoclassique. Le domaine passa ensuite par mariage à la famille de Monti, puis aux Sénot de La Londe et enfin aux Tinguy et actuellement Mitard. Ce château est une folie typique du XVIIIe siècle.

La Picauderie est totalement symétrique, elle possède un avant-corps avec des pilastres à ligne de refend, surmontés d’un fronton triangulaire avec oculus. La porte centrale, avec un perron, est un arc en plein-cintre avec un claveau. Le toit est pentu, d’où la présence de chiens assis aux arcs surbaissé. On aperçoit, sur tout le reste du bâtiment, des fenêtres rectangulaires à petits carreaux, qui, combinées aux lignes régulières, donnent un effet d’élégance à l’ensemble. Les pilastres de l’angle du château sont eux aussi à refends. À noter la présence d’un entablement accentuant le côté géométrique.

Au nord-ouest de la propriété, l’ancien « temple de l’amitié », témoignant de la filiation néoclassique, a été réaménagé et transformé en chapelle. De plus, en bordure de Loire, on trouve des « vide-bouteilles ». Ce sont des constructions caractéristiques qui témoignent de l’époque où les armateurs négociants vivaient à l’aise. À l’intérieur du château, deux peintures, représentant la culture du sucre à Saint-Domingue, montrent que cette fortune provient, en partie, de l’esclavage.

Le château de la Hillière[modifier | modifier le code]

Situé au nord-ouest de la commune, sur les coteaux dominants la Loire, le château de la Hillière est un château de style néoclassique.

Les origines de la Hillière sont confuses. Seuls restent les vestiges aménagés des antiques demeures seigneuriales édifiées aux environs du XIVe siècle. On sait également que les Fleuriot, premiers propriétaires connus et maîtres de la monnaie à Nantes, possédaient une résidence Renaissance, comme l’atteste la découverte d’une pierre portant le millésime du XVIe siècle.

Le domaine passa ensuite aux Sorin puis à la famille du Guiny ; ce sont ces derniers (en particulier François Marie du Guiny) qui édifièrent le château actuel. Durant la Révolution, la Hillière, ainsi que tout son mobilier, terrains et métairies, furent vendus comme bien national. Passant aux Metois puis changeant souvent de propriétaire, le domaine est occupé depuis 1952 par la communauté des frères de Saint Gabriel.

Dans un parc de 8 hectares au milieu de jardins aménagés, se dresse le château. L’avant n’est pas traditionnel puisqu’il s’agit d’un demi-cercle, sur lequel est situé le perron circulaire menant à l’entrée. Celle-ci est entourée de deux petites colonnes ioniques à fût lisse soutenant un entablement suivi d’un fronton triangulaire dépourvu des habituelles armoiries.

Le rez-de-chaussée est l’étage noble, car il possède les plus grandes fenêtres rectangulaires.

Le 1er étage en possède de plus petites, indiquant la partie privée du château. Le toit possède des chiens assis. Petite particularité, le soubassement de la demeure possède des lucarnes indiquant la présence d’une cave ou d’un sous-sol. Les pilastres d’angle sont à refends.

Le domaine possède une petite chapelle dédiée à la Vierge Marie (restaurée par les frères de Saint Gabriel) qui fut, après la destruction de la chapelle d’Auray, le centre religieux du Haut Thouaré. À l’intérieur, la chapelle est divisée en deux parties, le chœur, occupant un tiers est séparé par une « sainte table » de l’endroit réservé aux fidèles. Deux vitraux ogivales portant le motif central « A.M » (Ave Maria) l’éclairent, en plus de l’ouverture située au-dessus de la porte. Sur le bas de l’autel de marbre noir est visible un agneau entouré de rayons, de plus il est surmonté d’une statue de la Vierge en pierre blanche. La partie arrière prend la forme d’une voûte peinte en bleu et parsemée d’étoiles d’or.

Le château de Thouaré[modifier | modifier le code]

Pigeonnier du Château de Thouaré

Les origines du château, probablement édifié à l’emplacement d’une villa gallo-romaine, remontent au Xe siècle. Le château eut une grande influence dans la vie locale jusqu’à la Révolution. Il appartint à différentes familles. La plus célèbre propriétaire fut Anne Descartes, demi-sœur du célèbre philosophe. Passant aux Césard, puis aux Mathieu, le domaine fut racheté en 1882 par la famille de Vienne qui le possède toujours.

La façade est du château présente un style mêlant des éléments Renaissance, comme la tour-lanterne à dôme, et d’autres issus du Moyen Âge, tel les créneaux, ou la fenêtre à double meneaux datant de la seconde moitié du XIXe siècle ; de tuffeau et de pierre, elle est encadrée d’un galbe plein, sur lequel apparaissent les armes des familles de Vienne et Boucher d’Argis, propriétaires du domaine.

Le château fut profondément remanié au XIXe siècle, surtout la façade Sud, qui ne possède plus aucune particularité architecturale. La particularité du château de Thouaré est qu’il possède un pigeonnier (ou fuie) datant du XVe siècle, privilège de la noblesse. Composé de tuffeau et de pierre, il possède 1 189 boulins ou niches destinés à accueillir les pigeons. La toiture a une forme de dôme, elle est surmontée d’une tourelle ouvragée percée de trous, pour laisser entrer et sortir les pigeons. À son sommet, une sculpture de pigeon rappelle la fonction de l’édifice. Le pigeonnier est inscrit Monument historique depuis 1982.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Sentiers pédestres[modifier | modifier le code]

Numéro du circuit Nom du circuit Balisage Longueur en km / estimation de durée
1 Circuit du Vallon bleu 5 km - h 50
2 Circuit du Chêne Vert vert 3,5 km - h 35
3 Circuit de la Coulée Verte - 2 km - h 20
4 Promenade des Bords de Loire - 14 km - h 20

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 7 886 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 063 637 741 889 969 899 892 983 1 004
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
985 987 1 023 976 984 1 027 1 064 1 054 1 040
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
988 992 985 1 007 1 006 1 040 1 133 1 336 1 560
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 709 1 974 2 887 4 505 5 140 6 660 7 204 7 375 7 674
2011 - - - - - - - -
7 886 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2]. Pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[3], pour le recensement 2005 : base Cassini de l'EHESS.)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,8 %) est en effet inférieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50 % contre 48,7 % au niveau national et 48,5 % au niveau départemental).

Pyramide des âges à Thouaré-sur-Loire en 2009 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,5 
5,5 
75 à 89 ans
5,5 
13,2 
60 à 74 ans
14,7 
22,4 
45 à 59 ans
22,2 
18,8 
30 à 44 ans
21,1 
16,9 
15 à 29 ans
15,5 
23,0 
0 à 14 ans
20,5 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville de Thouaré-sur-Loire
L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1793 Jean Rocher    
1793 1807 P. Audrain    
1807 1813 L. Esprivent    
1813 1821 M. Audebert    
1821 1833 M. Thouinson    
1833 1835 M. Badeau    
1835 1843 P. Audrain    
1843 1848 M. Thouinson    
1848 1855 M. Delozez    
1855 1856 M. Godaire    
1856 1864 M. Hupé    
1864 1872 L. Caué    
1872 1881 Rodolphe Thomson    
1881 1892 Pierre Jaunet    
1892 1925 Joseph Senot de La Londe    
1925 1944 Auguste Jaunet    
1944 1971 Marius Caillau    
1971 1983 Jean Pinson    
1983 1986 Odette Pujol    
1986 2008 Pierre Aillet UMP  
2008 2014 Bernard Chesneau PS  
2014 en cours Serge Mounier Divers droite  
Les données manquantes sont à compléter.

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

La gare SNCF.

Trois lignes de bus régulières de la SEMITAN desservent Thouaré-sur-Loire :

Haluchère — Thouaré Gare ;
Toutes Aides — Le Halleray ;
Toutes Aides — Thouaré.

La ligne 92 va bientôt disparaître au profit du Chronobus (ligne  C7 ), un bus possédant une voirie aménagée. Ce système permettra de gagner du temps pour se rendre à Nantes. La ligne partira de Thouaré avec 2 terminus (ligne en Y) et passera par Sainte-Luce-sur-Loire pour rallier la le tramway ligne 1 à l'arrêt Souillarderie à Nantes.

La ligne 82 va fusionner avec la ligne 75 pour devenir la 87 Toutes Aides - Le Halleray

La ligne 78 va se transformer en 77 Collège Sables d'Or - La Beaujoire en reprenant une partie de la ligne 71

La gare de Thouaré est desservie le matin (en direction de Nantes), le midi et le soir (en direction d’Angers, du Mans ou de Tours) par des TER. Le temps de trajet entre Nantes et Thouaré-sur-Loire est de 7 minutes.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville est jumelée avec :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Si Thouaré m’était conté... (Numéro 1)
  • Si Thouaré m’était conté... (Numéro 2)
  • Patrimoine des communes de la Loire-Atlantique (Tome 1) : Canton de Carquefou

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  3. « Thouaré-sur-Loire 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 31 décembre 2012).
  4. « Résultats du recensement de la population - Thouaré-sur-Loire - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  5. « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).