Cidre
Le cidre est une boisson alcoolisée titrant de 2 % à 8 % d'alcool obtenue à partir de la fermentation du jus de pomme.
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Origine[modifier]
Dans l'Antiquité, Pline et Strabon évoquent des boissons aigres fabriquées à partir de pomme[1].
En France[modifier]
Le mot cidre au sens de « jus de pommes fermenté » est attesté pour la première fois en 1130 - 1140 dans la langue d'oïl, en dehors de tout contexte biblique, chez l'auteur Normand Wace dans sa Conception de Nostre-Dame[2].
Au début du Moyen Âge, les auberges et marchands vendent une sorte de cidre appelé en latin médiéval succus pomis ou pomatium réalisé à partir de pommes sauvages concassées et allongées d'eau, consommée lors des disettes de céréales ou de vin[3]. Au XIIIe siècle, l’invention du pressoir favorisa l’essor de la production cidrière. Au XVIe siècle, le gentilhomme basque Guillaume Dursus améliora la technique, notamment en important de nouvelles variétés de pommes en vallée d’Auge.
D’après les auteurs[4] et les documents[5] de l'époque, la diffusion du cidre en Normandie n'est pas très ancienne, elle n'est pas antérieure au XIIe siècle avec l'arrivée de variétés de pommes à cidre du nord-ouest de l'Espagne[6]. Cependant, la culture des pommes est attestée par des noms de lieux anglo-scandinaves qu'il est possible de dater assez précisément, comme remontant à peu près au Xe siècle : Auppegard (Appelgart vers 1160), Épégard (sous la forme latinisée Auppegardus en 1181), comparables à Applegarth dans le Yorkshire (du vieil anglais æppel « pomme », suivi du vieux norrois garðr « clos »), ou Yébleron (Eblelont au XIIIe siècle, du vieux danois æppla « pommes » + lundr « bois »), qui peuvent avoir le sens très général de « pommeraie »[7].
Il est appelé sistr en Bretagne, où il fait son apparition au XIIIe siècle. Il tient depuis lors une place importante dans cette région.
Suivant des témoignages[Lesquels ?], le cidre était la boisson du peuple dans le Maine[8].
Au XVIe siècle, dans certaines parties de la Normandie, la bière était encore la boisson du peuple et des domestiques comme moins chère et plus commune[9], et le cidre, la boisson de luxe réservée aux maîtres.
« Il n’y a pas cinquante ans, disait en 1573 un auteur normand, à Rouen et en tout le pays de Caux, la bière estoit le boire commun du peuple, comme est de présent le cidre… En Normandie il ne se trouve monastère, ni maison antique où il n’y ait vestiges manifestes et apparentes ruines de brasseries de bière qu’on y souloit faire pour la provision ordinaire[10]. »
Il en était différemment dans le Bas-Maine, où à cette époque le vin était nommé Monsieur, et le cidre Gilles du Pommain, breuvage de maczons.
Production[modifier]
Régions de production[modifier]
On en fabrique partout où l’on trouve des pommiers à cidre, y compris :
Amérique[modifier]
- Canada, particulièrement dans les provinces de la Colombie-Britannique, de l'Ontario et du Québec (Principalement les régions des Laurentides, de la Montérégie et de Chaudière-Appalaches) ;
- États-Unis
Asie[modifier]
- Népal, dans les vallées de montagne (Marsyangdi, Kali Gandaki…), jusqu'au 3 500 m d'altitude.
Europe[modifier]
- Allemagne, notamment dans la région de Francfort-sur-le-Main et dans la Sarre. Le cidre traditionnel (Apfelwein) y est servi dans des cruches spéciales (Bembel)[11] ;
- Belgique, dans le pays de Herve dans l’est de la Province de Liège, en Thiérache belge (Botte du Hainaut : dans les pays des Rièzes, des Sarts et dans les Fagnes, dans l'Ardenne (Province de Namur) : ces secteurs sont en continuité avec le Nord de la France et les Ardennes, eux aussi producteurs de cidre ;
- Espagne. Le cidre est consommé principalement aux Asturies avec indication géographique protégée et en Pays basque. Parfois complété par des pommes françaises[11], il est produit dans les régions suivantes :
- les Asturies ;
- le Pays basque (en particulier en Guipuzcoa) ;
- la Cantabrie ;
- la Galice ;
- Îles Anglo-Normandes ;
- Irlande, cidre original cru de Bulmers[12].
- Italie, dans le Piémont ;
- Royaume-Uni, en particulier dans le Herefordshire et dans le West Country. En 2012, le volume de production et de consommation y était quatre fois supérieur à celui de la France[11];
- Suède; Kiviks musteri
France[modifier]
Il existe en France des cidres bénéficiant d’une indication géographique protégée (IGP). C’est le cas des cidres normand et breton, mais également des appellations d'origine protégées (AOP)[13], comme « Cidre Pays d’Auge » et, en 2000, ce sont quelques communes du Finistère Sud qui ont vu leur cidre classé en AOP « Cidre de Cornouaille »[14]. Sans oublier le label rouge « Cidre de tradition » et « Cidre de variété Guillevic » en Bretagne[11].
La Normandie demeure toutefois la première région française productrice de pommes à cidre (300 000 tonnes) et la 1re région française productrice de cidre (700 000 hl)[réf. souhaitée]. D’autres AOC sont actuellement en projet : Cidre du Bessin, Cidre du Cotentin, Cidre du pays de Caux[15] et Cidre du Perche ; 1 CCP : Cidre de Normandie (+ IGP) ; 1 Label Rouge : Cidre de Normandie ; 1 AB : Cidre bio[réf. nécessaire].
Les principales régions productrices sont [réf. souhaitée] :
- la Normandie
- La Bretagne
- le Pays de la Loire ;
- le Nord-Pas-de-Calais, en fait en Avesnois, (Thiérache du Nord), pays de bocage en continuité avec la Thiérache de l'Aisne ;
- le Limousin ;
- le Pays basque ;
- la Champagne-Ardenne. Dans le département des Ardennes : en Thiérache ardennaise (contigüe avec la Thiérache de l'Aisne), dans les pays du Porcien et des Crêtes pré-ardennaises ; dans l'Aube : le Pays d'Othe.
- la Savoie ;
- la Picardie (Somme, en Thiérache : le cœur de la Thiérache se situe autour de Guise et Hirson, mais il s'agit d'une région transfrontalière se poursuivant dans les départements du Nord, des Ardennes et en Belgique : l'ensemble est une région à cidre);
- Le Boulonnais et le Haut-Artois, petits secteurs bocagers du Pas-de-Calais correspondant à un léger relief et à l'affleurement de roches jurassiques et crétacées moins favorables aux céréales et donc laissant place aux vergers.
Fabrication traditionnelle[modifier]
Elle s’effectuait en plusieurs étapes :
- le broyage à l’aide d’une meule, sorte de manège constitué de 4 à 6 éléments en granit, taillés en forme d’auge et incurvés, puis, assemblés bout à bout pour former une auge unique dans laquelle se déplace une roue également en granit, traversée par une perche en bois ou en fer dont un bout est agrippé à un axe vertical au centre du manège et l’autre bout, en débordement d’environ un mètre de la partie extérieure du manège équipé d’un crochet ou d’un anneau sur lequel vient s’accrocher un palonnier reliant par un jeu de traits l’animal effectuant le tractage, généralement un cheval[18] :
- le marcage ou macération en cuve pendant quelques heures ;
- le montage ou formation de la motte : empilement des pommes broyées et de paille ;
- le pressurage ;
- l’entonnage ou mise en fûts.
Microbiologie au cours de la production[modifier]
Traditionnellement, la production du cidre est effectuée sans ajout de levures. La fermentation du moût est réalisée par la flore levurienne naturellement présente dans les pommes. La population moyenne de cette flore est de l'ordre de 5.10⁴ cellules/g de fruit et la flore présente une grande variété d’espèces de levures.
Les espèces majoritaires sont :
- Candida pulcherrima (aussi connue sous le nom de Metschnikowia pulcherrima)
- et d’autres espèces tels que Pichia, Torulopsis, Hansenula et Kloeckera apiculata.
L’espèce minoritaire jouant un rôle majeur dans la production du cidre est le Saccharomyces uvarum
En production traditionnelle, lorsqu'aucune levure n’est ajoutée et qu’il n’y a pas d’addition de SO2, durant la première partie de la fermentation les levures non-Saccharomyces se multiplient rapidement en produisent du CO2 et de l’éthanol. Il y a également production de différentes flaveurs (production d’esters).
Lorsque le niveau d’éthanol atteint 2 à 4°, les premières levures meurent et sont remplacées par Saccharomyces uvarum. Cette souche termine la fermentation jusqu'à consommer la majorité des sucres présents dans le moût, tout en produisant les arômes principaux du cidre.
Familles de cidre[modifier]
On distingue plusieurs grandes familles de cidres selon que l’on laisse, ou non, la fermentation aller à son terme, avant la mise en bouteilles :
- en dessous de 3°GL, on obtient un cidre doux encore assez sucré et au net goût de pomme, à consommer au dessert ;
- entre 3° et 5°, c’est le cidre demi-sec ou brut le plus répandu en France qui accompagne viande et poisson ;
- le cidre traditionnel (sidra natural en espagnol, en français cidre, en basque sagarno) plus acidulé et peu sucré titre généralement plus de 5°. Il s'agit du cidre que l'on trouve traditionnellement au Pays basque et dans les Asturies. Il s'agit d'un cidre de fermentation spontanée (sans levure ajoutée) qui utilise les levures sauvages présentes sur les fruits. Au Pays basque français, la législation lui interdit l'appellation "cidre" et donc sa désignation commerciale sur l'étiquette des bouteilles est Boisson fermentée à base de pommes contrairement à l'usage.
Depuis environ vingt ans[Quand ?], le Québec, où la tradition cidricole remonte au régime français, développe un nouveau type de cidre artisanal : le cidre de glace : Le jus de pomme ou les pommes elles-mêmes sont laissés dehors en hiver ce qui gèle l'eau contenue dans le jus ou les fruits et permet ainsi d'augmenter la concentration en sucre. Après pressage des pommes s'il y a lieu, le jus concentré est soumis à une fermentation alcoolique. Le produit est comparable au vin de glace.
Utilisation[modifier]
Distillation[modifier]
La distillation du cidre produit le calvados ou, en Bretagne, le lambig.
Cuisine[modifier]
Le cidre est également un élément important des cuisines normande et bretonne.
Le cidre est utilisé en accompagnement d'un plat ou dans les sauces. Son goût sucré et acidulé se mariant avec toutes sortes de plats, en particulier ceux à base de viande de porc, de poulet et de lapin mais aussi des poissons et, bien sûr, des cocktails et des desserts.
Le bœuf au cidre est un plat qui remonte à l'époque médiévale[19].
Boisson festive[modifier]
Fêtes traditionnelles[modifier]
Les producteurs de cidre ont pourtant fait des efforts qualitatifs et pour diversifier leur offre mais, si le cidre a séduit les grands chefs cuisiniers, le consommateur l'associe encore trop souvent aux crêpes et aux traditions paysannes[20].
Le cidre est consommé surtout lors des fêtes traditionnelles comme l'Épiphanie, avec la galette des rois, ou la Chandeleur, en accompagnement des crêpes. C'est aussi la boisson des vacances, en particulier celle des touristes séjournant dans des régions de grosse production comme, par exemple en France, la Bretagne ou la Normandie[20].
Pour rajeunir et améliorer l'image de marque du cidre vis-à-vis des vins et en particulier des champagnes dont, contrairement au cidre, les consommateurs ont appris à identifier les producteurs, les saveurs, les cépages ou l'origine, les producteurs multiplient les séances de dégustation et les campagnes de communication dans l'espoir de conquérir d'autres marchés et tranches d'âge[20].
Fêtes du cidre et de la pomme[modifier]
(Liste non exhaustive classée par ordre alphabétique des communes)
- Fête du cidre Asturienne aux Asturies à Nava[21]
- Fête du cidre basque à Bayonne au Pays basque[22]
- Fête du Cidre de Beton-Bazoches en Île-de-France[23] ;
- Fête du cidre de Beuvron-en-Auge en Normandie[24] ;
- Fête du cidre et de la pomme de Caudebec-en-Caux en Normandie[25] ;
- Fête du cidre et de la pomme de Chambly en Picardie[26] ;
- Fête du cidre de Forges-les-Eaux en Normandie[27]
- Fête du cidre de L'Hôtellerie-de-Flée en Anjou[28] ;
- Fête du Cidre de Milly-sur-Therain en Picardie[29]
- Fiesta de la sidra natural à Gijón aux Asturies[30]
- La Faîs'sie d’Cidre à Jersey (Îles Anglo-Normandes)[31]
Curatif[modifier]
Depuis ses débuts jusqu'à l'ère moderne, de nombreux praticiens ont vanté les vertus curatives du cidre, notamment contre la « gravelle ». À la fin du XIXe siècle, le médecin Édouard-Pierre-Léonor Denis-Dumont[32] trouva ainsi au cidre des vertus prophylactiques pour la « maladie de la pierre » (calculs rénaux).
Le médecin protestant Julien Le Paulmier de Grantemesnil, devenu hypocondriaque à la suite du massacre de la Saint-Barthélemy, se retira en Normandie et, persuadé, dit E. Haag, qu’« il était guéri par l’usage du cidre de palpitations du cœur qui lui étaient restées à la suite des journées de la Saint-Barthélemy où il avait vu périr plusieurs de ses amis et où il avait couru lui-même de grands dangers, il écrivit un traité sur le cidre pour préconiser cette boisson, que selon lui, on devait préférer au vin[33] ».
Le cidre dans la culture[modifier]
Le poète normand Jean Duhamel est l’auteur d’une Ode sur le cidre (1728). L’œuvre principale du poète anglais John Philips est le poème didactique du Cidre (1706) imité des Géorgiques de Virgile.
Belles-lettres[modifier]
- De nous se rit le François :
- Mais vrayement, quoi qu’il en die,
- Le sildre de Normandie
- Vault bien son vin quelquefois.
- Coulle à val, et loge, loge !
- Il faict grand bien à la gorge.
- Ta bonté, ô sildre beau,
- De te boire me convie ;
- Mais, pour le moins, je te prie,
- Ne me trouble le cerveau.
- Coulle à val, et loge, loge !
- Il faict grand bien à la gorge.
- Citation
« La nature est prévoyante : elle a fait pousser la pomme en Normandie sachant que c'est la région où l'on boit le plus de cidre. » Henri Monnier
Locutions[modifier]
Originellement, le cidre était une boisson peu onéreuse, utilisée dans la vie de tous les jours. C'est la raison pour laquelle, dans ses pays de production, l'expression populaire « Ça ne vaut pas un coup de cidre » est assez répandue et signifie que cela n'a aucune valeur[34].
Notes et références[modifier]
- Olivier de Serres, Le théâtre d'agriculture et mesnage des champs, Huzard, 1804, p. 406
- Site du CNRT : étymologie du mot cidre
- Henry Wasserman, Raymond Buren, Maxime Préaud, Michel Pastoureau et col, La pomme : Histoire, symbolique & cuisine, 1998, Sang de la Terre, 246 p. (ISBN 2-86985-110-3)
- Dumoustier, Neustria Pia, 134, 322. — Dugdale's Monast. Angl., II, 979. Gallia Christ., XI. instrum. 203.[
- Capitulaire De Villis (Capitulare de villis Karoli magni, apud Baluze, t. I, col. 337, c. 45.)
- Leçons sur les propriétés médicales et hygiéniques du cidre, par le docteur Denis-Dumont, 2e édition, Caen, p. 109.
- François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, 1979, 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1) (OCLC 6403150), p. 33-166
- Le cidre est mentionné à Laval en 1434.
- Traité du sidre, par Paulmier, 1573, cité d’après le docteur Denis-Dumont, p. 112.
- Traité du sidre, par Jean de Paulmier, 1573, cité d’après le docteur Denis-Dumont.
- Fabrication de cidre et de vins de fruits - Tendances du marché dans le monde- Qualité-innovation-normalisation, publié le 17/10/2012 sur agriculture.gouv.fr, consulté en janvier 2013
- Cidre Bulmers en Irlande
- AOC en France
- Fonds pour la promotion, la recherche et le développement des filieres vitivinicole et cidricole - Plan strategique 2011–2013 sur la politique de soutien sur la promotion et la communication des produits cidricoles français, par FranceAgriMer
- http://www.paris-normandie.fr/article/actualites/salon-de-lagriculture-le-cidre-du-pays-de-caux-veut-son-aop
- site du Comité cidricole de développement et de recherche fouesnantais et finistérien
- Cidre Royal Guillevic Label Rouge, sur le site savourezlabretagne.com
- ORTF, « La fête du cidre à Glomel », L'Ouest en mémoire (INA), 30 octobre 1969. Consulté le 3 août 2010
- Bœuf au cidre sur le site Crapaudine - Le Moyen Âge insolite, consulté en octobre 2010.
- Cidre. Une image à rajeunir, sur le site Le Télégramme.com, 9 octobre 2010, consulté en octobre 2010
- [1]
- Fête du cidre basque à Bayonne
- Fête du cidre de Beton-Bazoches
- Fête du cidre de Beuvron-en-Auge
- ;Comité des fêtes du cidre de Caudebec-en-Caux
- Fête du cidre et de la pomme de Chambly
- Fête du cidre de Forges-les-Eaux
- Fête du cidre de L'Hôtellerie-de-Flée
- Fête du cidre de Milly-sur-Therain
- Fête du cidre en Espagne
- Fête du cidre à Jersey
- Voir son traité publié en 1881 [lire en ligne]
- E. Haag, La France protestante, Genève, Slatkine reprints, 2004
- Erwan Vallerie et Nono, Ils sont fous ces Bretons !, Coop Breizh, 2003
Annexes[modifier]
Bibliographie[modifier]
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Améliorez sa vérifiabilité en les associant par des références.
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- François Moinet, Le Cidre; produire et vendre, Éditions France agricole, janvier 2009. 256 pages.
- Julien Le Paulmier de Grantemesnil, De vino et Pomaceo Libri Duo. [Traité du vin et du cidre]. Paris : Guillelmum Auvray, 1588. (Jacques de Cahagnes, Les éditions originales latine et française parurent respectivement en 1588 et 1589.)
- Julien Le Paulmier de Grantemesnil, Traité du vin et du sidre (De vino et pomaco) traduit en français par Jacques de Cahaignes (élève de Le Paulmier de Grantemesnil). Réimprimé avec une introduction par Émile Travers, Rouen & Caen, H. Lestringant et p. Massif, 1896. Réimpression du « premier traité complet sur le vin » publié pour la Société des bibliophiles normands.
- Julien Le Paulmier de Grantemesnil, Le premier traité du sidre 1589, Introduction de Michel Reulos, Préface de Henri-Louis Védie, Fac-similé de l’édition originale de 1589. 2003. La dernière partie du livre traite de la pomologie au XVIe siècle et du Musée du cidre de Valognes, assorti d’un glossaire.
- Pierre-Joseph Odolant-Desnos, Traité de la culture des pommiers et poiriers et de la fabrication du cidre et poire, Paris, Bouchard-Huzard, 1800.
- Très-humbles, très-respectueuses et itératives représentations du Parlement séant à Rouen (pour demander la révocation de la déclaration du 24 janvier 1713, la liberté de la circulation dans le Royaume, & de l’exportation à l’Étranger des eaux-de-vie de cidre & de poiré, & faire connoître les inconvéniens du commerce que font en Normandie les Fermiers Généraux, tant des dites eaux-de-vie que de celles de vin, Rouen, 1764.
- Léon Ferret, Histoire du pommier et du cidre, Caen, Imp. Delos, cour de la monnaie, 1855.
- Résumé des conférences agricoles sur la préparation et la conservation du cidre, Caen et Rouen, 1864.
- Conférence de M. Langlais, Professeur départemental d'agriculture de l'Orne, sur la fabrication du cidre. (Publié en 1894).
- Dr Denis-Dumont, Le Cidre et la maladie de la pierre en Basse-Normandie, Caen, 1881.
- Arthème Pannier, Lettre à M. Jules Oudin, directeur de la Société d'Horticulture du Centre de la Normandie, sur les origines du pommier, 1871.
- Alphonse-Victor Angot, [PDF]Le cidre, son introduction dans le pays de Laval, Mamers, G. Fleury et A. Dangin, 1889.
- Jérôme Chaib, Le Pommier à cidre en Normandie : synthèse bibliographique, Rouen, Muséum de Rouen, 1986.
- Bernard Rio, Le cidre : Histoire d'une boisson venue du fond des âges, Coop Breizh, 2003.
- Francis Yard, Le Cidre. Étude historique, documentaire et pratique, Point de vues - Alinéa - Étienne et Michèle Bertran, 2009, broché, 96 p. (ISBN 978-2-915548-39-6)
- C. Monticone, A la gloire du cidre, Association Nationale pour la propagande du bon cidre [lire en ligne (page consultée le 13 décembre 2011)]
Articles connexes[modifier]
- Frênette (cidre de frêne).
- Poiré (cidre de poire)
- Sagardotegi (cidrerie au Pays basque)
- Cidre de glace
- Mondial des cidres de glace
- Pommeau
- Calvados
Liens externes[modifier]
- Site officiel de l'UNICID (Union Nationale Interprofessionnelle Cidricole).
- À l'origine du Cidre, site produit par UNICID retraçant l'histoire du cidre, ses méthodes de fabrication, recettes et anecdotes (2010).
- Conférence de M. Langlais, Professeur départemental d'agriculture de l'Orne sur la Fabrication du cidre (1898).
- Site Web Cyberpresse : Le Cidre de glace au Québec