Orvault

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d’aide sur l’homonymie Pour les articles homophones, voir Orveau et Orvaux.
Orvault
Chevet de l'église Saint-Léger.
Chevet de l'église Saint-Léger.
Blason de Orvault
Blason
Orvault
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Nantes
Canton Orvault
Intercommunalité Nantes Métropole
Maire
Mandat
Joseph Parpaillon
2014-2020
Code postal 44700
Code commune 44114
Démographie
Gentilé Orvaltais
Population
municipale
24 556 hab. (2011)
Densité 887 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 16′ 18″ N 1° 37′ 21″ O / 47.2716666667, -1.6225 ()47° 16′ 18″ Nord 1° 37′ 21″ Ouest / 47.2716666667, -1.6225 ()  
Altitude Min. 7 m – Max. 74 m
Superficie 27,67 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique

Voir sur la carte administrative de Loire-Atlantique
City locator 14.svg
Orvault

Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique

Voir sur la carte topographique de Loire-Atlantique
City locator 14.svg
Orvault

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Orvault

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Orvault
Liens
Site web http://www.orvault.fr/

Orvault est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire) ; elle fait partie du Pays nantais en Bretagne historique.

Commune rurale jusque dans les années 1950, elle connaît alors, sous l'influence de Nantes dont elle est limitrophe, une explosion démographique jusqu'à la fin des années 1970. Sa population s'est stabilisée depuis. Malgré la pression foncière, l'agriculture reste vivace sur la commune au début du XXIe siècle.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Situation de la commune d'Orvault dans le département de la Loire-Atlantique

Orvault est situé dans la vallée du Cens, à 7 km au nord-ouest du centre de Nantes[1], à proximité du début de la voie express Nantes-Rennes.

Les communes limitrophes sont Treillières, Nantes, Saint-Herblain, Sautron et Vigneux-de-Bretagne[2].

Communes limitrophes d’Orvault
Vigneux-de-Bretagne Treillières
Sautron Orvault
Saint-Herblain Nantes

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune fait partie du Massif armoricain. Non loin d'Orvault, au Sud-Ouest, s'étend le Sillon de Bretagne, qui est un accident géologique majeur, résultant du plissement hercynien[P 1].

Le sous-sol de la commune est globalement composé de deux larges bandes d'axe Sud-Est – Nord-Ouest. Au sud, on trouve des micaschistes ; au Nord, du granite. Sur de larges zones, le sol est recouvert d'une couche pouvant atteindre environ un mètre d'épaisseur de sables et limons déplacés par l'action du vent. Ces dépôts, communs dans toute la région, datent de la dernière glaciations du Quaternaire. Lorsque cette couche superficielle n'est pas présente, c'est suite à l'effet de l'érosion. Par endroits, des dépôts de sables rouges et de graviers sont les témoignages du Pliocène, alors que la zone était recouverte par la mer. Le sol des vallons est composé de dépôts d’alluvions[P 1].

Relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire d'Orvault est un plateau situé aux alentours de 60 mètres, culminant à 74 mètres[2], et marqué par le creusement de deux vallées par le Cens, affluent de l'Erdre, coulant d'Ouest en Est, et la Rousselière, ruisseau du Cens coulant du Nord vers le Sud[P 2]. L'altitude la plus basse de la commune est de 8 m, dans le quartier du pont du Cens, à la limite avec Nantes[2].

Orvault est située dans le bassin versant de la Loire. Le ruisseau de la Rousselière parcourt le Nord de la commune, où se trouve la totalité de son bassin versant. Celui-ci recèle plusieurs étangs. Le ruisseau se jette dans le Cens au Sud du bourg. Le Cens, affluent de l’Erdre, qui est affluent de la Loire, prend sa source à Vigneux-de-Bretagne, parcourt Sautron puis le sud d'Orvault, en direction de l'est avant le bourg, puis en direction du sud-est. Il mesure 23 km de longueur, a un très faible débit et est parfois à sec[P 3].

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : climat de la Loire-Atlantique.

Orvault est soumise à un climat de type océanique[3] tempéré, les précipitations sont régulières et saisonnières. Les hivers et les étés sont généralement peu marqués, en raison de l'influence de la façade maritime[P 4]. Les données concernant le climat d'Orvault qui suivent sont extraites d'une source plaçant le site de relevé des données météorologiques aux coordonnées 47°09'N - 1°37'O[4], ce qui correspond à la position de l'aéroport Nantes Atlantique situé sur la commune de Bouguenais.

Climatologie de Bouguenais sur la période 1961 - 1990 :
Températures moyennes
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,4 2,8 4 5,9 9 11,9 13,9 13,5 11,8 8,9 5,1 3 7,7
Température moyenne (°C) 5,4 6,2 8,1 10,4 13,6 16,9 19,1 18,7 16,8 13,1 8,6 6 11,9
Température maximale moyenne (°C) 8,4 9,6 12,2 14,9 18,2 21,9 24,4 24 21,8 17,3 12 9 16,1
Record de froid (°C)
date du record
-13
1985
-15,6
1956
-7
1965
-2,6
1973
-0,9
1979
3,8
1975
6,1
1975
5,6
1956
2,8
1952
-3,3
1997
-6,8
1993
-10,2
1962
Record de chaleur (°C)
date du record
17,6
1969
21,4
1960
23,2
1965
27,5
1949
32
1953
36,8
1952
40,3
/1949
37,4
1990
34,3
1961
27
1985
21,1
1955
18,4
1953
Nombre de jours avec gel 9 7,6 5,3 1,1 0 0 0 0 0 0,2 2,6 9,7 35,5
Précipitations (mm) 86,6 70,2 69,1 49,9 64,1 45 46,4 44,8 62,2 79,2 86,9 84,1 788,5
Humidité relative (%) 88 84 80 77 78 76 75 76 80 86 88 89 81
Source : Infoclimat, relevés 1961-1990[4]


Lors de la canicule européenne de 2003, Orvault a été relativement moins exposée que les régions les plus touchées de France, comme l'indiquent les relevés de température de Météo France sur la période[5]

Le tableau suivant permet de comparer la fréquence de phénomènes climatiques régnant à Orvault avec celles de quelques grandes villes françaises aux climats distincts et caractéristiques[4].

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Bouguenais 1 956 789 5 14 58
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La commune est bordée à l’Est par la RN137 (dite « route de Rennes »). Au Sud-Ouest, la RN165 (dite « route de Vannes ») prend naissance sur le territoire d'Orvault, au niveau du boulevard périphérique de Nantes. Celui-ci traverse le Sud-Est d'Orvault, qui est desservie par deux portes : la porte de Rennes (sortie 37), partiellement sur le territoire de la commune, et la porte d'Orvault (sortie 36). Entre ces deux portes, le flux routier est très dense, cet axe étant commun aux liaisons nationales Paris-Bretagne Sud et Rennes-Bordeaux, aux liaisons de l'aire urbaine nantaise[P 5], et même aux liaisons internes à la ville[P 6].

Le bourg est traversé dans un axe Sud-Ouest/Nord-Est par la D75 reliant Saint-Herblain à La Chapelle-sur-Erdre, et dans un axe Nord-Ouest/Sud-Est par la D42 reliant Vigneux-de-Bretagne à Nantes. La fréquentation automobile y est jugée trop importante[P 5].

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

Aucune voie ferrée ne parcourt la commune.

Transports en communs[modifier | modifier le code]

La communauté urbaine Nantes Métropole dispose d'un réseau de transports en commun géré par la Semitan. Deux des trois lignes du tramway nantais desservent la commune d'Orvault :

  • la ligne 2 : le départ/terminus de la ligne est situé à Orvault-Grand Val, La ligne passe ensuite par Le Cardo avant d'entrer dans la commune de Nantes ;
  • la ligne 3 : elle dessert le quartier « Beauséjour », le quartier « Plaisance » et le quartier « Petit Chantilly »[P 7].

Au 1er janvier 2012, Orvault est desservie par les lignes de bus : 25, C2, 59, 73, 79, 89, 86, 90[6].

Le Sud de la commune est bien pourvu en termes de transports en commun. De l'aveu même de Nantes Métropole dans le plan local d'urbanisme de 2007, le Nord et l'Ouest sont plutôt insuffisamment desservis. Se pose notamment le problème de la desserte des hameaux et des villages. Le pendant de ces manques est un taux de motorisation des ménages plus élevé qu'il ne le faudrait[P 6].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la Première Guerre mondiale, Orvault est une commune rurale. La propriété des terres est passée de l'aristocratie à la bourgeoisie au fil du temps, mais la structure des domaines reste celle de grandes propriétés. De l'Ancien Régime, Orvault conserve quelques traces architecturales, notamment des édifices religieux. Bien plus grande est la marque des aménagements et constructions des riches négociants et armateurs nantais, qui au XVIIIe siècle apportent à Orvault l'architecture des hôtels particuliers de Nantes[P 8]. Cet apport se poursuit au XIXe siècle, avec une architecture différente[P 9].

Au XIXe siècle, le bourg d'Orvault est très réduit, compte une centaine d'habitants et une douzaine de maisons autour de l'église. Entouré de grandes propriétés foncières qui empêchent son développement, il ne s'étend qu'après 1968. La partie de bâti ancien dans la commune actuelle est donc très circonscrite[P 9].

L'extension urbaine de Nantes atteint le territoire d'Orvault à partir de 1920. Le sud-est de la commune s'urbanise par à-coup, à l'occasion de la vente d'une demeure bourgeoise entourée de vastes terrains[P 9]. Le premier lotissement est exploité par l'homme d'affaires Alexandre Goupil, au Petit-Chantilly. Cette opération est un échec commercial, mais elle configure l'évolution urbaine qui suit, la rue Félix Vincent devenant un axe de développement. C'est le long de cette voie que les logements se construisent, dans une période où l'expansion urbaine n'est plus pensée au niveau de chaque commune, mais à celui l'agglomération nantaise toute entière. Avant la Seconde Guerre mondiale, l'exode rural draine vers Nantes de nombreux paysans. Ceux qui le peuvent achètent de petits jardins au Joli-Mai et au Petit-Chantilly. Après les bombardements sur Nantes, l'urgence de la reconstruction provoque l'urbanisation de ces jardins[P 10].

L'urbanisation s'accélère à partir de 1962. Des quartiers de logements collectifs sont construits à Plaisance, au Bois-Saint-Louis, et près du parc de la Gaudinière. Ces immeubles sont construits près des grands axes de circulation : route de Vannes, route de Rennes. La limite urbaine entre Nantes et Orvault a dès lors disparu. Dans les années 1970, l'urbanisation gagne vers le nord : la Bugallière, le Bois-Raguenet sont lotis. L'extension du bourg survient dans les années 1980. La création du boulevard périphérique de Nantes crée une coupure urbaine[P 10].

En 2007, le territoire d'Orvault, qui couvre 2 767 hectares garde une large portion rurale, avec une zone agricole de 1 040 hectares, qui échappe aux constructions isolées et bénéficie d'une mise en valeur par l'agriculture, et 710 hectares d'espaces naturels[P 11]. Les zones urbanisées, qui couvrent 28 % du territoire, sont réparties en quatre zones distinctes[P 12] :

  • la continuité urbaine de Nantes, divisée en deux parties (le Petit-Chantilly et la Mulonnière) par la vallée du Cens ;
  • le bourg, récemment étendu en direction du nord-ouest ;
  • la bugallière, entre la vallée du Cens et le périphérique ;
  • le Bois-Raguenet, entre le périphérique et la route de Rennes.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, l'Insee dénombrait dans la commune un total de 10 851 résidences reparties en 10 461 résidences principales, 47 résidences secondaires et 344 logements vacants. Toujours en 2009, 7 106 ménages étaient propriétaires de leur résidence principale, 3 282 en étaient locataires (dont 1 414 dans un logement HLM) et 73 y étaient logées gratuitement[7]. En 2008, la moitié des résidences avaient été construites depuis 1975[8].

Évolution des résidences principales et secondaires depuis 1968[7]
1968 1975 1982 1990 1999 2009
Résidences principales
3 786
5 966
7 426
8 188
9 127
10 461
Résidences secondaires
51
137
73
116
83
47
Résidences vacantes
94
374
198
267
276
344

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village apparait pour la première fois sous une forme bretonne Ormedo en 848-849[9], mais en fait, il pourrait s’agir d’un mot que le hasard aurait fait naître d’une erreur de transcription par un scribe. Plus tard, il est mentionnée dans le Cartulaire du Ronceray à Angers, sous la forme Orsvaldum en 1028, ou encore Oisraldum dans un document de donation du comte Budic de Nantes et de son épouse Adoïc (ou Havoïse) à l'abbaye Sainte-Marie de la Charité à Angers. Elle est suivie par une mention latinisée de Aureis Vallibus vers 1050[10]. Puis, on trouve la forme Orsvaldum en 1123 dans une donation de Louis le Gros à Brice, évêque de Nantes. La graphie moderne Orvault apparaît dès 1287[11].

Le nom d'Orvault se réfèrerait à la fertilité de sa vallée, et signifierait « vallée d'or »[P 8], comme le montre la forme latinisée mentionnée vers 1050. Il s'agirait d’un composé basé sur deux éléments : l’ancien adjectif féminin pluriel oires « d'or, doré » et vaus « vaux », pluriel de val « vallée », le terme val étant souvent féminin en toponymie[12],[13]. Albert Dauzat compare avec les nombreux autres Orvaux, Orveau, Orival ayant le même sens[14]. Cependant, les formes les plus anciennes semblent s'opposer à cette explication, notamment à cause de la présence d'un [d]. Dans ce cas Orvault en tant que « val doré » pourrait être la réinterprétation d'un toponyme antérieur.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Des traces d'occupation du Néolithique ont été découvertes au lieu-dit le Mail-le champ du bas. Non loin de là, au lieu-dit du Mail-la Patache, des vestiges ont permis d'attester la présence d'un site de fabrication de céramique, en activité à l'âge du fer et pendant la période gallo-romaine. Le territoire sur lequel se trouve la commune actuelle était traversé par une voie romaine reliant Blain à Nantes[P 8].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La première église, fondée par des disciples d'Hermeland d'Indre (saint Hermeland, ou saint Herblain), date de la fin du VIIIe siècle. Elle est placée sous la protection de l'évêque d'Autun, saint Léger. La première mention de la paroisse, en 848-849, la présente sous le nom d'Ormedo[F 1].

Dans le système féodal, le territoire fait partie jusqu'à la Révolution du comté et de la sénéchaussée de Nantes. En 851, la région passe sous contrôle breton, faisant partie du royaume puis du duché de Bretagne.

Les premiers seigneurs du lieu sont les membres de la famille du Pé, demeurant au Plessis[F 1]. En 1360, Alain Bourigan du Pé épouse Alix de La Lande, dame d'honneur de l'épouse de Louis Ier de Naples, Marie de Blois, duchesse d'Anjou et reine de Sicile[15]. Le fils d'Alain et Alix, Jean, est seigneur d'Orvault[F 1].

De cette période, la Maison forte de la Salle/les pâtures est la seule bâtisse à être parvenue à subsister en partie au XXIe siècle[P 8].

De la Renaissance à la Révolution[modifier | modifier le code]

En 1532, suite à l'union de la Bretagne à la France, Orvault est intégrée au royaume de France.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Orvault est un village rural, son bourg est constitué d'une trentaine de maisons. L'activité agricole est dominée par le battage, la culture du lin et du blé noir[M 1]

Depuis le XXe siècle[modifier | modifier le code]

L'urbanisation de la commune commence dans les années 1920[M 1].

Lors de la Seconde Guerre mondiale, Orvault se situait dans la zone occupée par l'armée allemande. Après l'exécution de Karl Hotz, deux membre du commando de résistants, Gilbert Brustlein et Marcel Bourdarias, trouvent refuge au Petit-Chantilly, dans une des planques utilisées par Marcel Paul pour stocker du matériel de guerre pour la Résistance[16].

À la suite des bombardements des 16 et 23 septembre 1943 ayant frappé Nantes, Orvault accueille 5 000 réfugiés[M 1].

L'urbanisation s'accélère dans les années 1960[M 1], la commune dépasse les vingt mille habitants en 1975, multipliant sa population par dix en cinquante ans.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Orvault se situe dans la première circonscription de la Loire-Atlantique, dans l'arrondissement de Nantes, et fait partie de la région des Pays de la Loire. La ville est le chef-lieu du canton qui porte son nom, et qui englobe également Sautron[17].

Tendances politiques et résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Le décompte des votes du 1er tour de l'élection présidentielle 2007 a révélé à Orvault un taux d'abstention de 12,89 %[18], inférieur au taux national (16,03 %)[19]. Les électeurs orvaltais ont principalement voté pour S. Royal (31,71 %), N. Sarkozy (29,83 %), F. Bayrou (22,87 %) et J.-M. Le Pen (4,83 %)[18]. Mme Royal obtient 6 % de plus qu'au niveau national, M. Sarkozy 1 % de moins (respectivement 25,87 % et 31,18 %)[19]. Au second tour, avec une abstention (13,42 %) toujours inférieure à celle du pays entier, Orvault vote majoritairement pour Mme Royal (52,96 %), devant M. Sarkozy (47,04 %)[18], résultat très différent de celui de l'ensemble du pays (respectivement 46,94 % et 53,06 %)[19].

Le député d'Orvault (1re circonscription) est M. François de Rugy (Les Verts) qui, lors des élections législatives de 2007, avec 51,57 % arrive devant son opposant, M. Jean-Pierre Le Ridant (Union pour un mouvement populaire, 48,43 %) en ce qui concerne les votes orvaltais au second tour. Au premier tour, M. de Rugy avait obtenu à Orvault 34,17 %, M. Le Ridant 43,42 % et Mme Valérie Lorin (UDF-Mouvement démocrate) 8,92 %, aucun autre candidat ne dépassant les 2,5 %. L'abstention a été respectivement de 34,42 % et 34,14 %[20].

En 2008, l'élection municipale a vu la liste « Orvault 2008 », conduite par M. Joseph Parpaillon, obtenir la majorité absolue dès le 1er tour (52,21 %), ce qui lui octroie 27 sièges au conseil municipal, devant « Orvault c'est vous » conduite par M. François de Rugy (47,79 %, 8 sièges). L'abstention atteint 34,65 %. M. Parpaillon est par la suite élu maire par le conseil municipal[21].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La mairie

Orvault compte 35 élus au conseil municipal, le maire M. Joseph Parpaillon est entouré de dix adjoints[M 2].

Maires[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Éon de La Guidoire    
    M. Dumoulin    
1804 1807 M. Abraham    
1807 1824 Louis de Boussineau    
1824   M. Poictevin de La Rochette    
  1830 Félix Rolland    
1830 1840 Julien de la Brosse    
1840 1848 M. Marais    
1848 1882 Louis de la Brosse père    
1882 1900 Louis de la Brosse fils    
1900 1910 Alfred de la Brosse    
1910   Félix Rolland    
  1941 Jules Hardy    
1941 1945 Clément Granger    
1945 1947 Thomas Kergrohen    
1947 1952 Gilbert de la Brosse Divers droite  
1952 1967 Hubert de la Brosse Divers droite  
1967 1974 Marcel Deniau Divers droite  
1974 1977 Michel Baudry Divers droite  
mars 1977 mars 1983 Maurice Poujade PS  
mars 1983 mars 2001 André Louisy UDF conseiller général (canton d'Orvault, 1982-1998)
mars 2001 en cours Joseph Parpaillon[Note 1] UMP-UDI cadre administratif et financier, conseiller général (canton d'Orvault, depuis 2004)
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Orvault fait partie de Nantes Métropole. La ville y est représentée par le maire et quatre élus communautaires[22].

Fiscalité[modifier | modifier le code]

Taux et produits des impôts locaux à Orvault en 2011[23]
Taxe Taux appliqué (part communale) Recettes dégagées en €
Taxe d'habitation (TH) 25,58 % 8 016 000
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 19,00 % 5 760 000
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 53,63 % 88 000

Sécurité, instances judiciaire et administrative[modifier | modifier le code]

La commune dépend de la cour d'appel de Rennes, du tribunal de grande instance et d'instance ainsi que du tribunal de commerce et du conseil de prud'hommes de Nantes[24]. Elle dépend également de la cour administrative d'appel de Nantes[25].

En 2007, un établissement pénitentiaire pour mineurs de 60 places est construit sur la commune.

Budget[modifier | modifier le code]

Évolution de l'endettement (en milliers d’€)[26]

Évolution des dépenses d’équipement (en milliers d’€)[27]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La municipalité a créé en 2008, dans le cadre des actions de l'Agenda 21, le « Conseil de développement durable ». Constitué de 25 membres, il a pour mission suivre la mise en œuvre des actions de l'Agenda 21, et la recherche d'actions à mener pour favoriser le développement durable[M 3]. Plusieurs actions sont menées, dans le domaine de l'économie d'énergie, dans le cadre de sensibilisations[M 4], etc.

Nantes Métropole, gestionnaire de la collecte et du tri des déchets, mène une politique globale de l'environnement sur l'agglomération, qui apparaît notamment dans le Plan local d'urbanisme[P 13].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir l’image vierge
Localisation d'Orvault, Tredegar et Heusweiler.

Orvault est jumelée avec[28],[M 5] :

Depuis 1991, les relations internationales de la mairie avec les villes jumelles Tredegar et Heusweiler sont prises en charge par une association, le Comité de jumelage d'Orvault[M 5]. En mai 1978, le Tredegar Orpheus Male voice choir vient se produire à Nantes, et des Orvaltais nouent des relations personnelles avec ces chanteurs gallois. Très vite, en 1979, un accord de jumelage est signé[M 6]. Dès 1982, la mairie d'Orvault émet le souhait de conclure un jumelage avec une ville allemande. Des Orvaltais ayant découvert Heusweiler par hasard. Les premier échanges ont lieu en 1987. En 1998, à l'occasion du 10e anniversaire du jumelage, un wagonnet de mine en provenance de la cité allemande a été placé à Orvault, près de la place d'Heusweiler[M 7].

La ville a formalisé également des relations d'amitiés avec[28],[M 8] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon le classement établi par l’Insee, Orvault est une commune urbaine, une des 24 communes de l’unité urbaine de Nantes[29] ; elle fait donc partie de l'aire urbaine de Nantes[30] et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Saint-Nazaire[31].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 24 556 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 816 1 659 1 920 1 952 1 845 1 983 2 073 2 142 2 173
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 130 2 163 2 196 2 125 2 118 1 984 2 010 1 960 1 870
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 828 1 832 1 875 1 885 2 244 2 732 2 924 3 681 3 238
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
6 592 13 510 20 239 23 245 23 115 23 550 24 218 24 556 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[32] puis Insee à partir de 2004[33]. , pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[34])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (24,6 %) est en effet supérieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

Pyramide des âges à Orvault en 2009 en pourcentage[35]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,8 
6,5 
75 à 89 ans
9,0 
15,3 
60 à 74 ans
17,2 
22,4 
45 à 59 ans
21,8 
18,0 
30 à 44 ans
18,5 
19,6 
15 à 29 ans
17,0 
17,9 
0 à 14 ans
15,8 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[36]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Équipements[modifier | modifier le code]

La commune s'est dotée en 2006 de l'Odyssée, bâtiment comprenant une salle de spectacle[37] et une salle de réception[38], chacune d'une capacité de 500 places, permettant d'accueillir des spectacles, des conférences ou des évènements festifs. En outre, les Orvaltais peuvent accéder à une école municipale de musique, au théâtre de la Gobinière, et à quatre bibliothèques de proximité[P 14]. Une médiathèque de 650 m2, appelée Ormédo, sera ouverte en mars 2013 dans le bourg[M 9].

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'académie de Nantes.

Au 1er janvier 2012, Orvault compte huit groupes scolaires, dont une école privée. Chaque établissement propose une école maternelle et une école élémentaire. Ces établissements ont pour nom Vieux-Chêne, Pont-Marchand, Bois-Saint-Louis, La Salentine, Bois-Raguenet, La Ferrière, Émile-Gibier et Saint-Joseph (privé)[M 10].

La ville héberge également deux établissements d'enseignement secondaire : le collège Jean-Rostand et le lycée Nicolas-Appert[M 11].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Une saison culturelle est programmée dans les salles du théâtre de la Gobinière et de l'Odyssée[M 12].

Santé[modifier | modifier le code]

Le centre hospitalier le plus proche, l'hôpital Guillaume-et-René-Laennec, se situe à Saint-Herblain[39]. Le plan local d'urbanisme de 2007 relève que, selon les chiffres de l'inventaire communal de 1998 de l'Insee, Orvault était convenablement dotée en dentistes, infirmiers, médecins généralistes et pharmacies, relativement à sa taille[P 15].

Sports[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Le complexe sportif de la Bugallière comporte un gymnase, un mur d'escalade intérieur, un terrain de football synthétique, un plateau multisports et deux salles de musculation. À La Cholière, le complexe sportif Roger-Piccaud dispose d'une piscine, de trois terrains de football dont un synthétique, de sept courts de tennis dont quatre couverts, d'une aire de tir à l'arc, d'une piste d'athlétisme et d'un espace roller. À La Ferrière, on trouve un gymnase, une salle multi-activités, une salle spécialisée en gymnastique et un plateau sportif extérieur. À La Frébaudière, sont accessibles : une salle polyvalente, une salle omnisports, deux courts de tennis extérieurs, un terrain de basket extérieur et un skate-park. L'espace sportif de La Mulonnière présente deux courts de tennis extérieurs et un mini terrain de football engazonné. Autour du gymnase du Bois-Raguenet sont situés deux courts de tennis extérieurs synthétiques aspect terre battue, un mini terrain de football et un espace roller. Deux salles de sports se trouvent au Petit-Chantilly, ainsi qu'un terrain de pétanque. Le stade de Gagné comprend trois terrains de football, dont un synthétique[M 13],[P 16].

Dans le parc du château de la Tour, un parcours d'orientation est aménagé depuis 2003. Doté de 20 circuits balisés, il permet la pratique de la course d'orientation[M 13].

Manifestations sportives[modifier | modifier le code]

La vie sportive de la ville est animée par 36 associations[M 14]. La mairie gère un réseau d'ateliers de pratique du sport pour les enfants âgés de 5 à 7 ans, réseau appelé École municipale des sports[M 15].

Médias[modifier | modifier le code]

La presse écrite locale est dominée par le groupe Ouest-France et ses éditions Ouest-France et Presse-Océan. Limitrophe de Nantes, Orvault bénéficie de la même offre de radio et télévision que celle de Nantes.

Cultes[modifier | modifier le code]

Les églises Saint-Léger et Sainte-Bernadette sont dédiées à la pratique de la religion catholique. Le territoire de la commune fait intégralement partie de la paroisse Sainte-Bernadette-et-Saint-Léger d'Orvault, dans la zone pastorale Nantes-Nord, qui dépend du diocèse de Nantes (province ecclésiastique de Rennes)[40].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 33 209 €, ce qui plaçait Orvault au 8 885e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[41].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, les Orvaltais ayant entre 15 et 64 ans étaient 15 892. Les actifs ayant un emploi représentaient 64,6 % de cette population, les retraités en représentaient 10,9 %, les chômeurs 5,7 %, tandis que 6,5 % des habitants d'Orvault étaient considérés comme « autres inactifs ». Enfin la population estudiantine représentait 12,3 % de la population de la commune[42].

La même année l'Insee recense un taux de chômage de 7,9 % pour la commune[42] contre 9,5 % pour le département[43].

Répartition des emplois par domaine d'activité en 2009[42],[43]
Agriculture Industrie Construction Commerce, transport,
services
Administration, santé,
enseignement, social
Orvault 0,5 % 12,2 % 5,6 % 59,4 % 22,2 %
Moyenne départementale 2,7 % 14,4 % 7,5 % 46,4 % 29,0 %
Répartition des emplois par catégories socioprofessionnelles en 2009[42],[43]
Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d'entreprise
Cadres, professions
intellectuelles
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Orvault 0,2 % 4,0 % 19,7 % 29,0 % 31,0 % 16,1 %
Moyenne départementale 1,7 % 5,4 % 15,6 % 26,3 % 27,6 % 23,4 %

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Orvault présente plusieurs espaces économiques spécialisés[P 17] :

  • l'ensemble route de Vannes/ZAC du Forum d’Orvault/zone Espérance-le Croisy/les Antons regroupe des activités commerciales et de services à l’échelle de l’agglomération ;
  • le Cardo-la Conraie est pôle commercial d’échelle intercommunale, plus récent que le précédent, marqué par la présence d'un hypermarché d'un grand distributeur national ; le site est desservi par la ligne 2 du tramway nantais ;
  • la ZAC de la Pentecôte, destinée à l’artisanat, les PME et PMI ;
  • la ZAC du Mail, sur la route départementale à l'Est du bourg, a une destination tertiaire et généraliste ;
  • la ZAC du Bois Cesbron, près de la porte d'Orvault du périphérique, accueille des entreprises et commerces, et également des équipements publics, à l'image de la salle de spectacles « L’Odyssée » ;
  • la ZAC de la Jalière, le long de la route de Rennes, est destinée à l’accueil d’activités tertiaire.

Le centre de tri du courrier de Nantes se trouve à Orvault (Nantes Orvault CTC).

Agriculture[modifier | modifier le code]

En 2004, l'agriculture en toujours considérée comme dynamique dans la commune. Son activité occupe 35 % de l’espace communal, dans un espace concentré au nord. Toujours en 2004, environ 1 000 hectares sont mis en valeur, dont 880 hectares par des exploitations basées sur la commune, et qui bénéficie de la présence d'une coopérative d'utilisation de matériel agricole (CUMA). Le territoire rural de la ville ne comporte quasiment aucune friche, signe du dynamisme agricole. En 2004, l'activité laitière est dominante. La commune compte 15 exploitations, qui font travailler 27 chefs d'exploitation (dont la moyenne d'âge est assez basse, 40 ans). Le secteur agricole est menacé par la pression foncière due à l'accroissement urbain de la métropole nantaise[P 18].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Le groupe Nantais Tri Yann évoque la ville tout au long de sa chanson La Ville que j'ai tant aimée[44].

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

La construction la plus ancienne se trouve au niveau du pont de la Magodière, où des vestiges d'une voie datant du néolithique, remise en état à l'époque gallo-romaine. De la période « romaine » subsiste également une borne milliaire, sur laquelle a été scellée une croix chrétienne ; cet assemblage porte le nom de « Galoche de Gargantua »[F 1].

Le château de La Tour a été construit au XIIe siècle, puis modifié aux XIVe et XVIe siècles, et de nouveau remanié après 1900. Fait de granit, son aspect est fortement marqué par la reconstruction dans un style néogothique au XXe siècle. La chapelle du château est construite au début du XVe siècle pour le prévôt de Nantes René Péro et son épouse Jehanne Pastourel[F 2]. Ceux-ci figurent sur un vitrail du Chevet de l'édifice, façonné au XVIe siècle, qui présente deux scènes : le Calvaire et la Déposition de la Croix[F 3]. Ce vitrail est inscrit au titre objet des monuments historiques en 1988[45].

Le château de la Morlière est un manoir du XVIIIe siècle, inscrit au titre des monuments historiques en 2011[46].

Le château de la Gobinière a été bâti en 1872. Ses commanditaires sont des propriétaires dans l'industrie nantaise de la tannerie. En 1923, le domaine est cédé à une première congrégation catholique (les sœurs dominicaines contemplatives), qui laissent en 1951 la place à une seconde, les « sœurs de la Retraire ». Le diocèse de Nantes vend le château à la ville d'Orvault en 1976[F 4], alors que le maire est Michel Baudry. Le château est entouré d'un parc, baptisé aujourd'hui parc Michel-Baudry. Une salle de spectacle municipale, le « théâtre de la Gobinière », a été installé dans ses communs.

En 2006, la ville inaugure L'Odyssée, une salle de spectacle conçue par l'architecte Michel Pacteau. Celui-ci a intégré le bâtiment dans le cadre du parc du Bois-Cesbron. L'intérieur de la salle est inspiré du théâtre élisabéthain : le public est installé en cercle, et la scène s'ouvre sur trois côtés[47].

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

La chapelle du château de La Tour date du XVe siècle. Un de ses vitraux est inscrit au titre « objet » des monuments historiques[F 5]. Une autre chapelle, datant de 1857, est consacrée à Notre-Dame des Anges, dont une statuette datant de 1436 est placée au-dessus de l'autel. Cette statuette avait été installée à la création de la chapelle d'origine, à la place de laquelle l'édifice actuel a été construit[F 6].

L'architecte Henri Gelée conçoit en 1877 un calvaire, baptisé « le Grand calvaire ». Y est incluse une chapelle dont le toit est une terrasse à balustrade, où une croix est dressée. Pour accéder à cette terrasse, deux escaliers monumentaux latéraux forment deux arches[F 4].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Zones protégées[modifier | modifier le code]

Orvault n'est concernée par aucune zone Natura 2000.

Une zone de préemption, située le long de la vallée du Cens et dans le secteur du Château de la Tour, a été définie lors du conseil municipal du 27 septembre 1993, et lors de délibérations du conseil général de la Loire-Atlantique du 7 octobre 1994 et du 30 mars 1995[P 19].

La vallée du Cens est également protégée par une ZNIEFF depuis 1984[48]. Il s'agit de la seule zone de la commune d'Orvault bénéficiant d'une protection de ce type[49]. La vallée présente une végétation qui a conservé une certaine diversité, malgré les aménagements progressifs. La flore est en partie composée de plusieurs plantes rares. Un mammifère insectivore inhabituel dans la région est également présent sur le site, de même que des odonates variées, parfois rares, dont une protégée au niveau national[50].

Parcs et espaces verts[modifier | modifier le code]

Le parc du Bois-de-l'Avenir est situé près du bourg, au confluent du Cens et de la Rousselière. Cet espace vert couvrant environ deux hectares a été aménagé en 2000. Le nombre d'arbres plantés correspond au nombre de naissances orvaltaises cette année-là. Chacun des arbres (plus de 250 au total) est référencé par son nom en botanique et par celui d'un enfant. Trente espèces d'arbre sont représentées dans le parc, qui abrite également une sculpture métallique de Serge Sagan[M 16].

Autour du château de la Gobinière s'étend un parc, baptisé parc Michel-Baudry (celui-ci, en 1976, alors qu'il est maire d'Orvault, décide l'achat de la propriété par la ville). Cet espace vert couvre sept hectares[M 16].

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Orvault

De sable à la bande d'argent coticée d'or, au filet ondé d'argent brochant en pointe et au comble d'or.

Le champ, la bande et les cotices sont des armes des sires d'Orvault, issus des Quatre-Barbes. Le filet ondé évoque la rivière le Cens. Le comble est une surbrisure. Blason conçu par l'héraldiste Michel Pressensé (délibération municipale du ).

Devise[modifier | modifier le code]

La commune ne n'est pas dotée d'une devise.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article..

  • Jean-Luc Flohic (dir.) et Gilbert Payan, Le Patrimoine des communes de la Loire-Atlantique, vol. 2, Charenton-le-Pont, Flohic éditions, coll. « Le Patrimoine des communes de France »,‎ 1999, 1383 p. (ISBN 2-84234-040-X), p. 845-855. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Collectif, Une communauté rurale aux portes de la ville : Orvault au XXe siècle, Orvault, Culture loisir Orvault,‎ 3e trimestre 2007, 202 p. (ISBN 2-908289-59-8). Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2008 et 2014.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Flohic et Payan 1999, p. 845.
  2. Flohic et Payan 1999, p. 846.
  3. Flohic et Payan 1999, p. 847.
  4. a et b Flohic et Payan 1999, p. 854.
  5. Flohic et Payan 1999, p. 846 et 847.
  6. Flohic et Payan 1999, p. 853.
  1. a et b p. 85 et 86
  2. p. 87
  3. p. 89 et 90
  4. p. 88
  5. a et b p. 67
  6. a et b p. 73
  7. p. 68
  8. a, b, c et d p. 29
  9. a, b et c p. 30
  10. a et b p. 31
  11. p. 32
  12. p. 33 et 34
  13. p. 128 et 129
  14. p. 78.
  15. p. 74
  16. p. 76 et 77
  17. p. 60
  18. p. 63.
  19. p. 98
  1. a, b, c et d « Histoire de la ville » (consulté le 4 octobre 2012).
  2. « Les élus » (consulté le 3 février 2012).
  3. « Conseil de Développement Durable » (consulté le 19 février 2012).
  4. « Ville durable » (consulté le 19 février 2012).
  5. a et b « Comité de Jumelage » (consulté le 4 février 2012).
  6. « Tregedar » (consulté le 4 février 2012).
  7. « Heusweiler » (consulté le 4 février 2012).
  8. « Les relations d'amitié » (consulté le 4 février 2012).
  9. « Culture et patrimoine à Orvault » (consulté le 5 janvier 2013).
  10. « Périmètre scolaire » (consulté le 4 février 2012).
  11. « Enseignement secondaire » (consulté le 4 février 2012).
  12. « Saison culturelle » (consulté le 21 novembre 2012).
  13. a et b « Les équipements sportifs » (consulté le 4 février 2012).
  14. « Les associations sportives » (consulté le 4 février 2012).
  15. « Animations sportives municipales » (consulté le 4 février 2012).
  16. a et b « Parcs et balades » (consulté le 21 novembre 2012).
  • Autres références
  1. « Orvault », sur lion1906.com, Lionel Delvarre (consulté le 28 janvier 2012).
  2. a, b et c Carte IGN d'Orvault sur Géoportail.
  3. « Carte France - Climat », sur cartesfrance.fr, société Netelynx (consulté le 28 janvier 2012).
  4. a, b et c Relevés 1961-1990 « Normale et records - Nantes, Loire-Atlantique (44), 26 m - 1961-1990 », sur infoclimat.fr, association Infoclimat,‎ 21/03/2010 (consulté le 28 janvier 2012).
  5. « Retour sur la canicule d'août 2003 », sur meteofrance.com, Météo-France,‎ 20/08/2003 (consulté le 24 novembre 2011).
  6. « Les plans du réseau », sur le site de la TAN (consulté le 31 janvier 2012).
  7. a et b « Commune : Orvault (44114) », sur recensement.insee.fr, Insee (consulté le 20 novembre 2012).
  8. « Commune : Orvault (44114) », sur recensement.insee.fr, Insee (consulté le 20 novembre 2012).
  9. Cédric Giraud, Jean-Baptiste Renault et Benoît-Michel Tock, « Acte no 214181 dans Les espaces de la charte - Cadalun / Cadalo / Cadolo pour Abbaye de Redon », sur cn-telma.fr, Institut de recherche et d'histoire des textes (consulté le 19 mars 2013).
  10. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 511a sous Orival
  11. « Étymologie et histoire d'Orvault », sur Infobretagne (consulté le 21 novembre 2012).
  12. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, vol. 2, t. 2, Genève, librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises, 194 »,‎ 1996, 2e éd. (1re éd. 1991) (ISBN 9782600001335, lire en ligne), p. 1142.
  13. Site du CNRTL : étymologie de « val, vaux »
  14. Ibidem
  15. Pol Potier de Courcy, Nobiliaire et armorial de Bretagne, vol. 2, Nantes, V. Forest et E. Grimaud,‎ 1862 (lire en ligne).
  16. Louis Oury, Rue du Roi-Albert : les 98 otages de Nantes, Châteaubriant et Bordeaux, Pantin, Le Temps des cerises,‎ 2002, 2e éd. (1re éd. 1997), 394 p. (ISBN 978-2-84109-094-9), p. 88 et 129.
  17. « Fiche de la commune d'Orvault », sur insee.fr, Insee (consulté le 28 janvier 2012).
  18. a, b et c « Résultats de l'élection présidentielle - Orvault », sur interieur.gouv.fr, ministère de l'intérieur (consulté le 3 février 2012).
  19. a, b et c « Résultats de l'élection présidentielle - France entière », sur interieur.gouv.fr, ministère de l'intérieur (consulté le 3 février 2012).
  20. « Résultats des élections législatives du dimanche 17 juin 2007 - Orvault », sur interieur.gouv.fr, ministère de l'intérieur (consulté le 3 février 2012).
  21. « Municipales 2008 - les résultats - Orvault », sur elections-2008.ouestfrance.fr, Ouest-France (consulté le 3 février 2012).
  22. « Orvault », sur nantesmetropole.fr, Nantes Métropole (consulté le 28 janvier 2012).
  23. « Comptes communaux d'Orvault », sur alize22.finances.gouv.fr, Ministère des finances (consulté le 22 novembre 2012).
  24. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur annuaires.justice.gouv.fr, ministère de la Justice (consulté le 4 octobre 2012).
  25. « Organisation », sur nantes.cour-administrative-appel.fr, cour administrative d'appel de Nantes (consulté le 4 octobre 2012).
  26. « Les comptes des communes - Orvault - Loire-Atlantique », sur alize22.finances.gouv.fr, Ministère des finances (consulté le 4 février 2012).
  27. « Les comptes des communes - Orvault - Loire-Atlantique », sur alize22.finances.gouv.fr, Ministère des finances (consulté le 4 février 2012).
  28. a et b « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur cncd.fr, ministère des affaires étrangères (consulté le 4 février 2012).
  29. « Unité urbaine 2010 de Nantes (44701) », sur insee.fr, Insee (consulté le 4 février 2012).
  30. « Zonage en aires urbaines 2010 de Nantes (008) », sur insee.fr, Insee (consulté le 4 février 2012).
  31. « Carte thématique », sur statistiques-locales.insee.fr, Insee (consulté le 28 janvier 2012) ; cheminement : sur la petite carte de France, onglet Départements, puis choisir le département, puis menu déroulant Couches d'aide à la sélection.
  32. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  33. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  34. « Orvault 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 31 décembre 2012).
  35. « Résultats du recensement de la population - Orvault - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  36. « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  37. « Salle de spectacle », l'Odyssée (consulté le 18 novembre 2012).
  38. « Salle de réception », l'Odyssée (consulté le 18 novembre 2012).
  39. « Liste des hôpitaux et cliniques de la Loire-Atlantique », sur l'annuaire sanitaire et social sur le site de l'office national de publication et de communication (consulté le 4 février 2012).
  40. « Sainte-Bernadette et Saint-Léger d'Oravult », sur nantes.cef.fr, diocèse de Nantes (consulté le 27 novembre 2012).
  41. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur insee.fr, Insee (consulté le 9 novembre 2012).
  42. a, b, c et d « Chiffres clés - Emploi - Population active », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 18 novembre 2012).
  43. a, b et c « Chiffres clés - Emploi - Population active », sur statistiques-locales.insee.fr, Insee,‎ 15 octobre 2012 (consulté le 18 novembre 2012).
  44. « La Ville que j'ai tant aimé, signification ? », sur triyann.xooit.fr, Tri Yann (consulté le 4 octobre 2012).
  45. « Notice no PM44000402 », base Palissy, ministère français de la Culture, consulté le 17 novembre 2012.
  46. « Notice no PA44000051 », base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 13 novembre 2012.
  47. (fr)(en) Gaëlle Péneau, Guide d'architecture contemporaine - Nantes//Saint-Nazaire 2000-2010, Nantes, Coiffard éditions,‎ août 2010, 256 p. (ISBN 926-2-910366-98-8), p. 122.
  48. ZNIEFF 520006626 - Vallée du Cens sur le site de l’INPN et sa carte sur le site de la DIREN.
  49. « Liste des ZNIEFF dans la commune : Orvault (Loire-Atlantique) », sur inpn.mnhn.fr, Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 18 février 2012).
  50. « ZNIEFF 520006626 - Vallée du Cens - Commentaires », sur inpn.mnhn.fr, Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 18 février 2012).