Gaumont

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Gaumont

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Création juillet 1895 (119 ans)
Fondateurs Léon Gaumont
Personnages clés Alice Guy, Léonce Perret, Louis Feuillade
Forme juridique Société anonyme
Siège social Drapeau de France Neuilly-sur-Seine (France)
Direction Nicolas Seydoux
Activité Cinéma
Filiales Les cinémas Gaumont Pathé (34 %)
Site web www.gaumont.com
Chiffre d’affaires en augmentation 169,1 millions d'euros (2013)[1]
+60,89 %
Résultat net en diminution 12,7 millions d'euros (2013)[1]
-40 %

Gaumont est une société française de production, de distribution et d'exploitation cinématographique fondée en 1895. C'est la plus ancienne société cinématographique au monde[2].

Historique[modifier | modifier le code]

Gaumont fut fondée sous le nom de L. Gaumont et compagnie par Léon Gaumont en juillet 1895 en reprenant le Comptoir général de photographie des frères Richard. La société fabrique à ses débuts des jumelles, des appareils de projection et de prise de vues. À partir d'avril 1896, le chronophotographe de Georges Demenÿ est commercialisé auprès de forains, accompagné de bandes de démonstration. Alice Guy, alors secrétaire, est chargée la même année de réaliser les premiers films de fiction de Gaumont : « Mademoiselle Alice » devient la première femme cinéaste.

Appareil Gaumont de 1900 au Musée E. Driant.

La société se diversifie dans la production de films en 1897, en raison du nombre important de produits concurrents bien que le marché soit très récent (les premiers films du cinéma, produits par Thomas Edison et réalisés par William Kennedy Laurie Dickson, datent de 1893, et les Frères Lumière présentent leur cinématographe pour la première fois en public le 28 décembre 1895). Ces films sont des atouts supplémentaires pour vendre les appareils. Au départ, il s'agit simplement de vues documentaires. Le premier de ces films est consacré à la ville de Boulogne-sur-Mer et rencontre un énorme succès.

En 1900, Léon Gaumont présente à l'Exposition universelle un appareil couplant un projecteur et un phonographe. En 1903, il prend la marguerite commune comme logo, en hommage à sa mère qui se prénommait Marguerite[3]. Aujourd'hui, malgré de régulières modifications du dessin[4], la marguerite est toujours présente même si sa signification est quelque peu oubliée (voir logo actuel ci-dessus). Ce logo a conduit l'entreprise à se voir surnommée « la firme à la marguerite ». C'est aussi en référence à cela, qu'en 2006, le musée virtuel Gaumont a été ouvert le 16 novembre, soit le jour de la Sainte Marguerite[5].

La compagnie devient une société anonyme en 1906 sous le nom de Société des établissements Gaumont. La production se concentre dans les studios Elgé (d'après les initiales du fondateur) aux Buttes Chaumont.

La vente de films se transformant en location, Gaumont ouvre ses premières salles de cinéma, et notamment le Gaumont Palace en juillet 1911.

De 1914 à 1917, Léonce Perret prend la place de directeur artistique de Gaumont après le départ de Louis Feuillade au front.

L'expansion de Gaumont s'arrêta avec la Première Guerre mondiale et dans les années qui suivirent, elle perdit des parts de marché face aux concurrents américains, Hollywood, avec Griffith, DeMille, Sennett et Chaplin[6]. À la mort du principal réalisateur, Louis Feuillade, en 1925, la production de film s'arrêta et la compagnie se concentra sur l'aspect technique. Gaumont signe un accord de distribution avec Metro-Goldwyn-Mayer et les salles passent sous le contrôle de la Gaumont Metro Goldwyn qui en résulte.

À l'arrivée du parlant en Europe au début des années 1930, diverses fusions amènent à la création de la société Gaumont Franco-Film Aubert (GFFA) et à la vente ou la fermeture des usines, des filiales et agences étrangères. La nouvelle société produit essentiellement des films comiques. Elle sera rachetée en 1938 par un groupe conduit par Havas pour devenir la Société nouvelle des établissements Gaumont, jusqu'en 1975 où elle prend simplement le nom de Gaumont.

En 1969, Société nouvelle des établissements Gaumont reprend la "Société française des films et cinématographes Éclair" (propriétaire de l'Éclair-Journal) et prend une participation importante dans la société Éclair-Journal.

Gaumont est dirigée depuis 1975 par Nicolas Seydoux, développant les pôles exploitation et production. L'entreprise demeure un des plus importants producteurs et distributeurs de cinéma en France. Grâce à Jean-Louis Renoux, directeur général, Gaumont sera la référence française en matière d'exploitation. Gaumont fera figure d'entreprise innovante avec la création du projet cinéma numérique (2000-2008) dont la responsabilité technique sera confiée à Philippe Binant[7].

Marc du Pontavice propose à Gaumont en 1995 de créer un nouveau département centré sur les métiers du dessin animé, des jeux vidéo et internet. Il fonde ainsi Gaumont Multimédia dans les anciens studios de Luc Besson à Paris. En 1999, Xilam rachète à Gaumont les actifs de Gaumont Multimédia au titre du catalogue.

En matière d'exploitation de salles, la marque Gaumont est gérée depuis 2001 par la filiale Les cinémas Gaumont Pathé, majoritairement détenue par Pathé[8].

Identité visuelle (logo)[modifier | modifier le code]

Dirigeants[modifier | modifier le code]

Autres : Marie Seydoux, Thierry Dassault, Marc Tessier, Pénélope Tavernier, Antoine Gallimard, Michel Seydoux, Bertrand Siguier.

Le montant des jetons de présence est fixé à 180 000 €[10].

Finances[modifier | modifier le code]

Gaumont a réalisé en 2011 un chiffre d'affaires de près de 119,5 millions d'euros, pour un résultat net de 26,6 millions d'euros.

La société est cotée sur Euronext Paris, les principaux actionnaires sont (au 29/03/2011)[11] :

  • Ciné Par (contrôlée par Nicolas Seydoux), 60,52 % du capital
  • Arnhold and S. Bleichroeder Advisers (USA), 11,19 % du capital
  • Financière du Loch (contrôlée par Vincent Bolloré), 9,57 % du capital
  • Groupe Industriel Marcel Dassault, 5,45 % du capital
  • Socipar (contrôlée par Nicolas Seydoux), 3,29 % du capital
  • Public, 9,98 % du capital

La répartition du CA est la suivante : France (82,3 %), Europe (12,7 %), Amérique (2,7 %), Asie et Russie (1,1 %), Afrique et Moyen-Orient (0,4 %) et autres (0,8 %).

Gaumont a créé en 2004 un GIE, Gaumont Columbia TriStar Films, avec Columbia TriStar (filiale de Sony Pictures Entertainment), destiné à assurer la distribution des films des deux producteurs en France. Ce GIE a pris fin le 30 juin 2007. Une nouvelle structure de distribution dénommée Gaumont Distribution a été créée le 1er juillet 2007 pour assurer la distribution des films Gaumont en France.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Gaumont: résultat net en baisse de 40% en 2013., BFMTV, 12 mars 2014
  2. ^ Richard Abel, The Ciné Goes to Town: French Cinema, 1896-1914, University of California Press, 1994, p. 10, ISBN 0-520-07936-1
  3. Nicole de Mourgues, Le générique de film, éd. Méridiens Klincksieck,‎ 1994, 292 p. (ISBN 2-86563-318-7), p. 179.
  4. « Logos de la marguerite : logos officiels », sur le musée virtuel Gaumont. Consulté le 11 avril 2009.
  5. Nicole Vulser, « Un musée Gaumont du cinéma en ligne », Le Monde,‎ 17 novembre 2006.
  6. Marc Cerisuelo, Hollywood Stories - saison 1, épisode 1, mk2.com, mis en ligne le 18 aout 2009.
  7. Claude Forest, « De la pellicule aux pixels : l'anomie des exploitants de salles de cinéma », in Laurent Creton, Kira Kitsopanidou (sous la direction de), Les salles de cinéma : enjeux, défis et perspectives, Armand Colin, Paris, 2013.
  8. http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=474813.html
  9. Présentation de la société
  10. Avis de convocation à l'assemblée générale du 7 mai 2008
  11. Cotation Gaumont

Annexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Binant, Au cœur de la projection numérique, Actions, 29, 12-13, Kodak, Paris, 2007.
  • Marie-Sophie Corcy, Jacques Malthête, Laurent Mannoni, Jean-Jacques Meusy, Les Premières Années de la société L. Gaumont et Cie, Afrhc, Bibliothèque du Film, Gaumont, Paris, 1999.
  • François Garçon, Gaumont. Un siècle de cinéma, Gallimard, Paris, 1992.
  • Philippe d'Hugues et Dominique Muller, Gaumont, 90 ans de cinéma, Editions Ramsay, Cinémathèque Française, Paris, 1986. (ISBN 2-85956-540-X et 978-2859-565404)
  • Nicolas Seydoux, Cent ans de réflexions, Cent ans de cinéma, 6-15, Gaumont, Neuilly-sur-Seine, 1995.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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