Saint-Brevin-les-Pins

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Saint-Brevin-les-Pins
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Le littoral de Saint-Brevin-les-Pins
vu depuis Saint-Nazaire.
Blason de Saint-Brevin-les-Pins
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Saint-Nazaire
Canton Paimbœuf
Intercommunalité Communauté de communes du Sud-Estuaire
Maire
Mandat
Yannick Haury
2014-2020
Code postal 44250
Code commune 44154
Démographie
Gentilé Brévinois
Population
municipale
12 456 hab. (2011)
Densité 646 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 14′ 55″ N 2° 09′ 56″ O / 47.248611111, -2.16555555647° 14′ 55″ Nord 2° 09′ 56″ Ouest / 47.248611111, -2.165555556  
Altitude Min. 0 m – Max. 39 m
Superficie 19,29 km2
Localisation

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Liens
Site web saint-brevin.fr

Saint-Brevin-les-Pins (Saint-Brévin-les-Pins entre 1900 et 1951) est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire).

La commune fait partie de la Bretagne historique, dans le pays traditionnel du pays de Retz et dans le pays historique du Pays nantais.

La commune se situe à l'embouchure de la Loire, sur la rive opposée de Saint-Nazaire, ville dont le développement de Saint-Brevin dépend. Son littoral est composé de plages de sable. Petit village de pêcheurs et d'agriculteurs, Saint-Brevin a connu à partir du XVIe siècle des problèmes d'ensablement et d'érosion dus aux tempêtes. Son extrémité nord-ouest, en raison de sa position stratégique à l'entrée de la Loire, a été fortifiée par Vauban. Au XIXe siècle, la plantation d'une forêt de pins pour fixer les dunes a entraîné la métamorphose de la commune en station balnéaire. Son développement est arrêté par la Seconde Guerre mondiale durant laquelle elle subit des dommages. En 1975, la construction du pont de Saint-Nazaire reliant les deux rives de l'estuaire accélère le développement de la commune. Le tourisme est la base de l'activité économique de la ville.

Lors du recensement de l'Insee de 2011, Saint-Brevin-les-Pins comptait 12 456 habitants appelés Brévinois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Saint-Brevin-les-Pins dans le département de la Loire-Atlantique.

La commune fait partie de la Bretagne historique, dans le pays traditionnel du pays de Retz et dans le pays historique du Pays Nantais.

Saint-Brevin-les-Pins est une station balnéaire de la Côte de Jade située au débouché de l'estuaire de la Loire, sur la rive sud, à 57 km à l'ouest de Nantes, à 9 km au sud de Saint-Nazaire, de l'autre côté de l'estuaire et à 15 km au nord de Pornic.

Selon le classement établi par l’Insee en 1999, Saint-Brevin est une commune urbaine non polarisée (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique) ; elle est la principale composante de l'agglomération de Saint-Brevin-les-Pins, qui inclut les communes de Saint-Michel-Chef-Chef, La Plaine-sur-Mer et Préfailles.

Les communes limitrophes sont Saint-Nazaire au nord, Saint-Père-en-Retz et Corsept à l’est, Saint-Michel-Chef-Chef au sud.

Rose des vents Saint-Nazaire Estuaire de la Loire Corsept Rose des vents
Océan Atlantique N Saint-Père-en-Retz
O    Saint-Brevin-les-Pins    E
S
Saint-Michel-Chef-Chef

Géologie[modifier | modifier le code]

Saint-Brevin se situe dans le domaine géologique sud-armoricain. Le littoral, à l'ouest et au nord, et la vallée du Boivre sont de constitution récente (quaternaire). Le reste du territoire de la commune est un socle ancien de roches sédimentaires formées 390 à 300 millions d'années avant l'ère actuelle au sud-est et au Protérozoïque ou au début du Paléozoïque au centre du territoire de la commune[1].

Relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

Le sol de la commune est relativement plat. Le littoral recèle deux éperons rocheux : Mindin au nord et le Pointeau à l'ouest[M 1].

Au nord, la commune est longée par la Loire. À l'est, le Franchais est la limite commune avec Corsept. Au sud, le Bréneau, quasiment asséché au XXIe siècle, sert de frontière avec la commune de Saint-Michel-Chef-Chef. Coulent également à Saint-Brevin : le Bodon (sud-nord), la Grande Courance et la Petite Courance (est-ouest) et le Boivre, autrefois navigable, qui prend sa source dans les marais de Saint-Père-en-Retz. Enfin, l'ouest de la commune est entièrement bordé par l'océan Atlantique[M 1].

Littoral[modifier | modifier le code]

Plage de Saint-Brevin-les-Pins, avec au loin Saint-Nazaire.

La côte était autrefois découpée, présentant des falaises. Mindin était une île. Le niveau des mers variant, le littoral s'est situé plus haut et plus bas que le niveau actuel. Les dépôts alluvionnaires, déposés notamment par la Loire, ont conduit à l'aspect linéaire et plat du XXIe siècle. À partir du XVIe siècle, l'invasion des sables a donné au littoral son aspect en partie dunaire[M 2].

La station comporte plusieurs plages, comme celles de Mindin, de La Duchesse Anne et des Pins près du centre-ville, et d'autres, au sud, les plus belles, comme celles de l'Océan, des Rochelets et de l’Ermitage.

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat de la Loire-Atlantique.

Le climat de Saint-Brevin est, comme pour le reste de la Loire-Atlantique, de type tempéré océanique. Ce climat est très largement influencé par l'estuaire de la Loire. Les données météorologiques pour la commune sont relevées à la station de Montoir-Saint-Nazaire. Les hivers sont doux (min. 3 °C / max. 10 °C), et l'été beau et doux également (min. 12 °C / max. 24 °C). Les chutes de neige sont assez rares, mais à noter que l'on recense actuellement 10 jours de chutes de neige pour l'hiver 2009/2010 (faible quantité). Les pluies sont moyennement fréquentes (113 jours par an avec précipitations) mais nettement inférieures à la moyenne nationale et peu intenses, les précipitations annuelles étant de 743,3 mm. Les précipitations sont cependant relativement variables d'une année sur l'autre. L'ensoleillement est de 1 826 heures par an, mais on ne compte que 53 jours de fort ensoleillement[2].

Saint-Brevin reçoit principalement des vents de secteur sud-ouest liés aux dépressions atlantiques et des vents de secteur nord-est lorsque le temps est plus stable. Le vent moyen annuel est de 4,5 m/s et on compte 60 jours par an de vent fort[Note 1],[3].

La présence de l'océan permet l'établissement, généralement en été, du phénomène de brise côtière, qui modifie le régime des vents.

Les tempêtes sont rares mais peuvent être violentes. Les plus marquantes historiquement sont celles du 14 au 15 mars 1751, du 5 octobre 1859 - qui conduisit à pratiquer la plantation en masse de pins pour protéger la côte - et du 8 janvier 1924[L 1].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Saint-Brevin n'est desservie par aucune gare ferroviaire. Celles qui sont les plus proches sont les gares de Saint-Nazaire et de Pornic.

La commune est reliée à Saint-Nazaire par le Pont de Saint-Nazaire et la Route Bleue. Longtemps ces deux villes n'ont eu comme moyen de liaison que le bac que l'on prenait à la pointe de Mindin. Depuis 1974 et la construction du pont de Saint-Nazaire, il est beaucoup plus aisé de se rendre d'une ville à l'autre. La gratuité du pont depuis le 1er octobre 1994 a eu pour effet de favoriser les échanges entre les deux villes et a permis à la commune de se développer, notamment grâce au fait qu'avant la création de la Communauté de Communes du Sud-Estuaire (en 2000), trois de ses communes membres (Paimbœuf, Corsept et Saint Brevin-les-Pins) étaient adhérentes du Syndicat Intercommunal de l'Estuaire et de la Région Nazairienne (SIERNA), et étaient donc desservies par les bus urbains de la STRAN. Saint-Brevin est sur le parcours des lignes de bus 15 (Saint-Nazaire-Pornic), 16 (Saint-Nazaire-Frossay) et 18 (Saint-Nazaire-Saint-Père-en-Retz) du réseau départemental Lila.

Le site de Mindin est la dernière étape à l'ouest du parcours cyclable La Loire à vélo qui part de Cuffy près de Nevers et longe la Loire sur 600 km, dont environ 5 sur le territoire de la commune de Saint-Brevin[4]. Le réseau d'aménagement cyclable Vélocéan doit à terme parcourir la commune[5]. La commune est également située à la croisée des deux véloroutes européennes EuroVelo 1 et EuroVelo 6.

Les circuits cyclables étant discontinus sur la côte du département du fait de la présence de l'estuaire, pour disposer d'une solution de circulation minimale en cas d'indisponibilité du pont de Saint-Nazaire et pour alléger le trafic de celui-ci en période de pointe, le Conseil général avait lancé un projet de navette fluviale à usage exclusif des piétons et des cycles. Mais celui-ci a depuis été abandonné.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La ville est le long d'une boisée de pins et s’articule autour de deux centres : les Pins et l’Océan. La partie ouest, le long du littoral, est fortement urbanisée, des immeubles à plusieurs étages apparaissent face aux plages. La plus grande partie de la zone urbaine est constituée de maisons ou villas. Dans l'est de la commune, l'habitat est dispersé en hameaux.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2007, l'Insee dénombre 8 965 logements sur l'ensemble du territoire communal, soit 1 171 de plus qu'en 1999. 5 103 sont des résidences principales (56,9 %) et 3 636 sont des résidences secondaires ou des logements occasionnels (48,2 %). Le nombre de logements vacants (2,8 %) est resté stable depuis 1968, entre 296 et 396 sur cette période pour arriver à 226 en 2007[6].

La construction de logements depuis 1949 est constante, avec un nombre moyen annuel de nouveaux logements s'établissant à 64 entre 1949 et 1974, 70 entre 1975 et 1989 et 83 entre 1990 et 2004. L'Insee recense 869 habitations construites avant 1949 (soit 18,2 %), 1 605 entre 1949 et 1974, 1 052 l'ont été entre 1975 et 1989 (22,1 %), et 1 242 entre 1990 et 2004 (26 %)[6].

Le nombre de logements sociaux a pour sa part diminué entre 1999 et 2007, passant de 243 à 219, ce type de logement ne représente que 4,3 % des résidences principales[6].

Le prix moyen de l'immobilier à la vente est de l'ordre de 3 353,78 €/m2 en 1999[7] proche de celui relevé dans l'ensemble du département : 3 104,01 €/m2[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Saint Brevin fut archevêque de Cantorbéry avant d'être canonisé après sa mort en 764. Un prieuré avait été édifié au sud de l'estuaire après la christianisation due à saint Martin de Vertou au Ve siècle. Après le passage des Vikings, l'Église a procédé à une « réévangélisation » menée par des moines de Cantorbéry au IXe siècle. Un prieuré dédié à Bregwyn est bâti. La graphie évolue en Brewing, Breguwine, Breguvin, Brevein, Brevain, Breven puis Brevin[L 2].

Le bulletin des lois officialise successivement la graphie du nom de la commune sous la forme « Saint Brevain », « Saint-Brevin » et « Saint-Brévin »[9].

Durant la Révolution, la commune porte le nom d'Union[9].

Le 24 mai 1900, la commune alors dénommée Saint-Brévin prend le nom de Saint-Brévin-les-Pins, les pins plantés par l'homme à partir de 1860 ayant formé sur les dunes une forêt, et l'accent aigu correspondant à la manière de prononcer des Nantais, les Brévinois prononçant le e à la manière d'un e muet. Le 30 mai 1951, la suppression de l'accent est officialisée, pour tendre vers une graphie proche de l'origine du nom[L 3],[10]. Par ailleurs, le gentilé des habitants porte l'accent aigu[11].

Saint-Brévin-les-Pins est indiqué avec un accent aigu sur les cartes de l’Institut national de l'information géographique et forestière ou Michelin pour marquer l’ancienne prononciation, devenue aujourd’hui incertaine ; cet accent aigu est également présent dans de nombreux documents provenant de la commune elle-même, y compris encore aujourd’hui sur les documents édités par son office du tourisme, mais la graphie Brevin tend à se généraliser sur ses supports.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des origines[modifier | modifier le code]

L'archéologie a permis de révéler des traces de bivouac remontant au Paléolithique (lieu-dit La Briordais et estuaire de la Boivre). Comme les quatre dolmens et les cinq menhirs recensés sur la commune l'attestent, le site de la commune a été habité au Néolithique. L'éperon rocheux à l'embouchure de l'estuaire de la Loire porte le nom de Mindin, vocable d'origine celte signifiant « fortification de pierre », ce qui peut laisser envisager une utilisation du site à cette époque[F 1]. Du peuplement celte il reste les vestiges de deux villages gaulois, et la période gallo-romaine a légué les restes de six villas[F 2]. Le nom de la seigneurie, La Guerche, est d'origine franque ou germaine, et peut être traduit par bastide. Des sarcophages mérovingiens ont été découverts en 1863 lors du transfert du cimetière, élément concordant avec l'hypothèse qui fait de La Guerche un lieu de garnison dans la lutte contre les Wisigoths puis les Vikings et les Bretons[L 4], l'utilisation du vocable guerche étant recensé 35 fois dans la Marche de Bretagne franque[L 5]. C'est Dagobert Ier qui assoit la domination des Francs dans le pays de Retz. Certaines guerches deviennent des fiefs féodaux lors de la venue de Roland (le héros malheureux de Roncevaux) à la tête de la préfecture des marches de Bretagne pour contenir les Bretons. C'est ainsi que Saint-Brevin devient une seigneurie.

Incorporation à la Bretagne[modifier | modifier le code]

Au IXe siècle, Saint-Brevin fait partie du comté d'Herbauges, qui regroupe militairement l'ensemble des paroisses et villages du bas-Poitou en lutte contre les invasions Vikings. En 851, le roi de Bretagne, Erispoë et le roi de France, Charles le Chauve, signent le traité d'Angers qui permet aux bretons d'élargir leur territoire en occupant le Pays rennais, le Pays nantais et le pays de Retz[12].

De la fin du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

En 1040, La Guerche devient châtellenie[L 6] sous Alan de la Guerche[L 7].

La première référence à la ville est une charte de 1104 signée de Dame Barbota établit que celle-ci abandonne ses droits sur l'église de Saint-Brevin, qui est alors sa propriété, ainsi que le droit de nommer le chapelain[D 1]. Saint-Brevin est tout d'abord essentiellement un village de marins, de pêcheurs et d'agriculteurs. Elle est ensuite érigée en marquisat au XVIIe siècle, après le rachat de la propriété de la seigneurie de La Guerche par René de Bruc[D 2]. Lieu stratégique, notamment pour le guet du trafic sur le fleuve, Mindin est fortifiée par Vauban en 1696 afin de la protéger des Anglais. En 1754 le site et celui du fort de Villès-Martin à Saint-Nazaire sont conjointement renforcés par l'ingénieur Touros pour permettre d'interdire l'accès du fleuve à d'éventuels ennemis[F 1].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1810, le premier cadastre met en lumière le danger de l'envahissement du village par les dunes qui ont une largeur de 850 mètres. L'église et son cimetière sont entourées de palissades de bois destinées à les protéger du mouvement des sables[D 3]. C'est en 1807 que la décision d'établir cette protection a été prise, pour faire face à l'avancée du sable comme c'est le cas à Escoublac, dont le bourg finira par être déplacé[D 4]. En prenant exemple sur les plantations de pins maritimes effectués par l'ingénieur Brémontier sur la côte de l'Aquitaine, M. Pradal, nouveau propriétaire de La Guerche, plante des pins, des chênes verts, des tamaris et des genêts épineux sur 29 ares. Le successeur de M. Pradal, M. Drouet, veut développer l'expérience, mais le conseil municipal refuse de lui concéder les dunes, considérant que les essais sont des échecs[D 5].

En 1829, la tentative d'un Nantais, M. Haentjens, de se voir octroyer la concession des dunes échoue également. Puis l'État en conteste le droit de propriété entre 1833 et 1845[D 6]. Finalement, la commune conserve les dunes. Un plan de partage des sables est réalisé en 1859 par Alphonse Padioleau, géomètre. Celui-ci dresse un plan organisant le tracé des voies parcourant la zone. Ces voies deviendront avenues, Padioleau est le premier urbaniste de la ville. Des notables basés majoritairement à Nantes et Paimbœuf se portent acquéreurs de grands domaines constitués de dunes, et les Brévinois bénéficiaires du partage acceptent d'être dédommagés[D 7]. Les acheteurs ont obligation d'établir des plantations pour fixer les dunes, opération qui débute en 1860[D 8].

Parallèlement, la commune songe à son développement économique, et celui-ci semble lié à l'essor de Saint-Nazaire sur l'autre rive de l'estuaire. Les voies de communications s'orientent vers Mindin, d'où on peut accéder à la ville voisine par bateau. Un débarcadère est mis en service en 1877[D 9].

En 1882, commence la construction de ce qui deviendra « Saint-Brevin-l'Océan », avec son casino, de nombreuses villas et la chapelle Saint-Louis (1889)[D 10].

La commune s'appelait alors « Saint-Brévin » et ce n'est qu'en 1899 qu'on décide de la renommer en « Saint-Brévin-les-Pins » en l'honneur des arbres qui ont sauvé la ville de l'ensablement.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

L'Hôtel de la Forêt et la place de la gare de Saint-Brévin-l'Océan, au début du XXe siècle.

En 1906, le nouvelle station balnéaire est desservie par la Ligne ferroviaire Pornic - Paimbœuf à voie métrique, trois gares sont construites sur la commune : « Mindin », « Saint-Brévin-les-Pins » et « Saint-Brévin-l'Océan ». Cette ligne sera fermée en 1939[M 3].

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, Saint-Brévin-les-Pins est endommagée, et l'on peut encore de nos jours voir les blockhaus laissés par les Allemands sur la côte. La Seconde Guerre mondiale se prolongea à Saint-Brévin-les-Pins durant 9 mois de plus (d'août 1944 au 11 mai 1945) que dans le reste de la France : c'est l'épisode connu sous le nom de Poche de Saint-Nazaire[M 4].

Comme partout tout tourne au ralenti. Mais contrairement à Saint Nazaire[13] qui a été bombardé et détruit à 99 %, Saint-Brevin n'a pas été détruit. Deux bombes seulement sont tombées à la Hautière, une femme y a été tuée, une autre bombe à retardement est tombée dans un champ à la Nicolerie et a éclatée dans l’après-midi. Des maisons ont sans doute été rasées par l'occupant, pour leurs besoins concernant l'axe de tir des casemates et blockhaus.

En revanche, les Brévinois ont beaucoup souffert de la poche de Saint-Nazaire jusqu’en mai 1945, alors que pour le reste de la France la guerre était déjà terminée depuis août 1944. Il y avait les tirs tendus incessants des batteries de canons jumelés qui tiraient sur Frossay, Arthon, Cheméré, etc. là ou stationnaient les maquisards et FFI, il y avait aussi de nombreux tirs antiaériens sur les avions qui venaient bombarder Saint-Nazaire ; plusieurs avions ont été abattus par les Allemands, on le voyait depuis la cour de l’école. Les écoles étaient à moins de 500 mètres des batteries installées sur les dunes en bordures de l’estuaire, ces détonations étaient effroyables, plus tard les écoles ont été fermées définitivement. En plus des batteries de canons, il y avait des champs de mines qui coupaient Saint-Brevin en deux, les plages étaient couvertes des protections anti-débarquement appelées « asperges de Rommel », qui consistaient en des poteaux en bois surmontés de mines[14].

La catastrophe du Boivre fut le point d'orgue de cette occupation de Saint-Brevin. Il s'agit de l’explosion accidentelle d’un tas de mines, lors d'un déminage conduit par les Allemands afin de dévier le ruisseau du Boivre qui inondait la région. L’explosion a fait 15 morts parmi les habitants réquisitionnés, dont deux Allemands, et de nombreux blessés. Aujourd'hui encore, la cause exacte en est indéterminée[15].

En 1955 des travaux sont lancés pour protéger Saint-Brevin des tempêtes, des bâtiments sont endommagés sous les effets de l'eau ou du sable qu'elle charrie. Entre 1959 et 1972, une digue est construite. C'est ensuite au contraire un plan de sauvegarde des dunes qui doit être engagé[M 5].

La ville connaît une période de modernisation à partir du milieu des années 1950, période ponctuée par l'ouverture du Pont de Saint-Nazaire en 1975, qui permet de désenclaver le sud de l'estuaire de la Loire. Le fait que ce pont soit payant a limité un temps la croissance démographique de Saint-Brevin[M 5], restriction qui a disparu en le 1er octobre 1994, date à laquelle l'accès au pont est devenu gratuit[16].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Brevin-les-Pins dépend de la région des Pays de la Loire, et fait partie de la neuvième circonscription de la Loire-Atlantique, et du canton de Paimbœuf.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Le décompte des votes du 1er tour de l'élection présidentielle 2007 a révélé à Saint-Brevin-les-Pins un taux d'abstention de 12,13 %[17], nettement inférieur au taux national[18]. Les électeurs brévinois ont principalement voté pour N. Sarkozy 30,09 %, S. Royal 26,94 %, F. Bayrou 19,77 %, J.-M. Le Pen 7,75 % et O. Besancenot 4,88 %[17]. M. Sarkozy obtient 1 % de moins qu'au niveau national, Mme Royal 1 % de plus[18]. Cette tendance se confirme au second tour, avec une abstention toujours inférieure à celle du pays entier, car si Saint-Brevin-les-Pins vote majoritairement pour M. Sarkozy (50,15 %), devant Mme Royal (49,85 %)[17], c'est avec un écart nettement inférieur à celui de l'ensemble du pays (respectivement 53,06 % et 46,94 %)[18].

Le député de Saint-Brevin-les-Pins est M. Philippe Boennec (Union pour un mouvement populaire) qui, lors des Élections législatives de 2007, avec 48,95 % arrive pourtant derrière son opposante Mme Monique Rabin (PS, 51,05 %) en ce qui concerne les votes brévinois au second tour. Au premier tour, M. Boennec avait obtenu à Saint-Brevin 35,53 %, Mme Rabin 30,85 %, M. Revel (Divers droite) 10,14 % et M. Gillon (UDF) 7,13 %, aucun autre candidat ne dépassant les 5 %. L'abstention a été respectivement de 36,97 % et 37,78 %[19].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal compte trente-trois élus. Le maire, M. Yannick Haury, est entouré de neuf maires-adjoints. Parmi les autres conseillers municipaux, dix-sept font partie de la majorité (dont six conseillers délégués), six de l'opposition[20].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs[D 11],[M 6]
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 Claude Rousseau   propriétaire
1791 1792 Damien Bouteau   menuisier
1792 1801 René Mercier   charpentier
1801 1813 Damien Bouteau   menuisier
1813 1815 Louis Nicolas Filleul   propriétaire
1815 1821 Jean-Baptiste Bernède   juge de paix
1821 1827 Jean Gourbeil    
1827 1836 Jean Foucher    
1836 1872 François Mercier    
1872 1874 Pierre Jean Durand    
1874 1888 Joseph Auguste Foucher   boulanger
1888 1892 Jean Gernioux    
1892 1903 Alfred Durand   expert géomètre
1903 1904 Pierre Rolland   viticulteur
1904 1905 Ernest Pénot   colonel en retraite
1905 1908 Gustave Lusseaud   négociant, propriétaire
1908 1943 Pierre Guillou   expert géomètre
1943 1945 Étienne Huger   lieutenant-colonel en retraite
1945 1949 Ely Merceron   juge de paix
1949 1958 Henri Baslé   propriétaire, notaire à Frossay
1958 1965 Maurice Haye   ingénieur au service géographique des armées
1965 1968 Louis Dollé    
1968 1977 Jean Chauvet   ingénieur maritime
1977 1989 Raymond Kerverdo   Commandant marine marchande
1989 1995 Étienne Chauvin PS  
1995 2007 Christian Renaudineau UMP  
2007 en cours Yannick Haury[Note 2] UMP puis Divers droite pharmacien, conseiller général[21]
Les données manquantes sont à compléter.

Fiscalité[modifier | modifier le code]

Taux et produits des impôts locaux à Saint-Brevin-les-Pins en 2009[22], [23]
Taxe Taux appliqué (part communale) Recettes dégagées en 2009 et en €
Taxe d'habitation (TH) 15,50 % 3 455 000
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 16,30 % 2 484 000
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 33,14 % 50 000
Taxe professionnelle (TP) 0,00 % 0

Budget[modifier | modifier le code]

Évolution de l'endettement (en milliers d’€)[24]

Évolution des dépenses d’équipement (en milliers d’€)[24]

Sécurité, instances judiciaire et administrative[modifier | modifier le code]

La commune dépend de la cour d'appel de Rennes, du tribunal de grande instance et d'instance ainsi que du tribunal de commerce et du conseil de prud'hommes de Saint-Nazaire[25]. Elle dépend également de la cour administrative d'appel de Nantes[26].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Saint-Brevin-les-Pins fait partie de la Communauté de communes du Sud-Estuaire dont le siège est à Paimbœuf, et qui a été créée en 1996, après avoir quitté le Syndicat Intercommunal de l’Estuaire et de la région nazairienne (SIERNA) devenu par la suite la CARENE.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Saint-Brevin-les-Pins est jumelée avec plusieurs villes[27] :

L'Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures ne recense pas le jumelage avec Ayent, mais indique un jumelage avec Ramsey, commune du Royaume-Uni, depuis 1975[28].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Depuis bientôt une dizaine d'années, la population de Saint-Brevin-les-Pins ne cesse d'augmenter et ce phénomène s'amplifie d'année en année. En effet sa situation géographique et la qualité de vie que l'on y trouve attirent de plus en plus de monde. Pendant la période estivale la population de la commune est estimée à environ 30 000 habitants.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 12 456 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
986 913 1 162 1 079 1 023 1 008 944 980 1 026
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 047 1 085 1 159 1 188 1 215 1 202 1 204 1 348 1 566
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 641 1 872 1 964 2 318 2 760 3 117 3 387 6 008 7 087
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
7 357 8 008 8 614 8 582 8 688 9 608 11 750 12 456 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[29]. Pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[30].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (27,8 %) est en effet supérieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,1 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

Pyramide des âges à Saint-Brevin-les-Pins en 2009 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
1,6 
7,2 
75 à 89 ans
12,0 
16,6 
60 à 74 ans
17,5 
21,8 
45 à 59 ans
20,9 
20,7 
30 à 44 ans
19,0 
15,3 
15 à 29 ans
13,1 
18,1 
0 à 14 ans
15,9 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[31]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'académie de Nantes. À Saint-Brevin-les-Pins les enfants sont accueillis dans quatre maternelles, trois écoles élémentaires publiques et une école d'enseignement privé[32]. La ville accueille également un collège d’enseignement public[33], un collège d'enseignement privé[34], ainsi qu’un centre de formation des apprentis du bâtiment[35].

Santé[modifier | modifier le code]

L'hôpital de jour pour adulte la Marjolaine, centre médico-psychologique adultes psy 3 l'Estuaire, dépendant du Centre hospitalier général de Saint-Nazaire, est établi à Saint-Brevin[36].

Il y a, en novembre 2010, treize médecins généralistes[37]et un laboratoire d'analyse médicale[38] installés dans la commune.

Environnement et recyclage[modifier | modifier le code]

Saint-Brevin-les-Pins est une Ville Fleurie avec trois fleurs au concours des villes et villages fleuris[39].

La communauté de communes du Sud-Estuaire est chargée du ramassage et du tri des déchets[40].

Manifestations culturelles et festives[modifier | modifier le code]

La fête de la moule est organisée tous les ans en été, avec à son programme musique et moules frites.

Chaque année au mois d'août, en plus des feux d'artifice du 15 août et du 14 juillet, la ville accueille un festival pyrotechnique au cours duquel trois nations présentent leurs réalisations.

Entre 1995 en 2007, le troisième week-end d'août, un festival de cerfs-volants se déroulait sur la plage face au Casino ; baptisé les St B'Rêve de Vent entre 1999 et 2004, puis Les Gonflés à Bloc, il était animé par l'association « Les Éoliens ». En 2008 et 2009, le festival a eu lieu à Préfailles[41].

Depuis 1993, la ville est animée au printemps et en été par le festival « La Déferlante ». Diverses manifestations culturelles gratuites sont organisées par l'association éponyme dans neuf stations balnéaires de la région Pays de la Loire : Saint-Brevin-les-Pins, Pornic, Barbâtre, Notre-Dame-de-Monts, Saint-Jean-de-Monts, Saint-Hilaire-de-Riez, Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Les Sables-d'Olonne et La Tranche-sur-Mer (du nord au sud)[42].

Sports[modifier | modifier le code]

Les équipements de la commune permettent la pratique du nautisme[43], de la natation[44], le tennis[45], le cyclisme, la pétanque, le tennis de table, le fitness, le football[46], etc.

Les Foulées des dunes sont une compétition sportive originale et conviviale se déroulant tous les ans, le 15 août, sur le bord de mer de Saint-Brevin-les-Pins. Elle est composée de 2 courses pédestres : 4 km à partir de cadets ; 9 km à partir de juniors. On compte un peu plus de 700 participants sur les deux courses. Elle est la dernière épreuve du Challenge Côte de Jade Atlantique[47].

Sur la plage en face du casino, chaque été, des tournois de beach-volley auxquels participent des sportifs de tous niveaux (de débutant à Pro A) sont organisés par des bénévoles avec l'aide de la municipalité.

Médias[modifier | modifier le code]

Outre les grands quotidiens régionaux Presse-Océan et Ouest-France, Le Courrier du pays de Retz[48] est diffusé à Saint-Brevin.

Cultes[modifier | modifier le code]

Des lieux de cultes de la commune sont dédiés à la pratique de la religion catholique. Le territoire de la ville fait intégralement partie de la paroisse Saint-Nicolas de l'Estuaire dans la zone pastorale du pays de Retz, qui dépend du diocèse de Nantes (province ecclésiastique de Rennes). Le culte est pratiqué dans l'église Saint-Brevin[49].

L'Église réformée propose des célébrations mensuelles (hebdomadaires en juillet et août) au temple protestant[50].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population[modifier | modifier le code]

En 2008, le revenu fiscal médian par ménage était de 19 264 €, ce qui plaçait Saint-Brevin-les-Pins au 8 120e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[51].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2007, 7 494 Brévinois avaient entre 15 et 64 ans, les actifs ayant un emploi représentaient 65,5 % de la population, les retraités en représentaient 13,3 %, tandis que 14,5 % des Brévinois était considéré comme autres inactifs. Enfin la population estudiantine représentait 6,8 % des habitants de Saint-Brevin[6]

La même année l'Insee recense 466 chômeurs, ce qui donne un taux de chômage de 9,5 % pour la commune[6] contre 9,3 % pour le département[52].

Répartition des emplois par domaines d'activité en 2007

  Agriculture Industrie Construction Commerce Services
Saint-Brevin-les-Pins 1,6 % 14,1 % 10,5 % 33,3 % 43,0 %
Moyenne nationale 3,48 % 15,40 % 6,45 % 13,32 % 61,40 %
Sources des données : Insee[6]

Répartition des emplois par catégories socioprofessionnelles en 2007

  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d'entreprise
Cadres, professions
intellectuelles
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Saint-Brevin-les-Pins 0,8 % 7,0 % 8,0 % 22,5 % 38,2 % 23,4 %
Moyenne Nationale 2,4 % 6,4 % 12,1 % 22,1 % 29,9 % 27,1 %
Sources des données : Insee[6]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Selon l'Insee, au 31 décembre 2008 Saint-Brevin comptait 735 entreprises, 15 d'entre elles comptant plus de 50 salariés dont 3 dans l'industrie et 6 dans le commerce[6].

Industrie[modifier | modifier le code]

Les principales entreprises de l'industrie (de 251 à 500 salariés) sont Eiffel industrie[53] et Maugin SAS[54].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Au 1er janvier 2010, la commune proposait 155 chambres d'hôtel, dans quatre établissements « deux étoiles » et un « trois étoiles ». À la même date les sept terrains de camping avaient une capacité de 1 453 emplacements ; deux terrains sont des « une étoile », trois des « trois étoiles » et deux « quatre étoiles »[6].

Un casino du groupe Émeraude est ouvert dans la commune[55].

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Pêcherie

Neuf sites mégalithiques sont recensés à Saint-Brevin, dont le menhir de la Pierre Attelée, le menhir du Plessis-Gamat, le menhir du Boivre, de forme triangulaire, le menhir de la Roche-des-prés, dit « pierre de Gargantua », dont on ne peut observer que le sommet puisque sa base est enfoncée sur deux mètres de profondeur[F 2], le dolmen des Rossignols, reste d'un mégalithe endommagé par la mer découvert en 1925, les Pierres couchées découvertes dans les dunes en 1978 et les vestiges d'un pont de pierres sur un ruisseau séparant Saint-Brevin et Saint-Père-en-Retz[F 3].

La pointe de Mindin est un éperon rocheux à l'embouchure de l'estuaire de la Loire. Son nom est d'origine celte, langue dans laquelle il signifie « fortification de pierre ». Lieu stratégique, notamment pour le guet du trafic sur le fleuve, Mindin est fortifié par Vauban en 1696. En 1754 le site et celui du fort de Villès-Martin à Saint-Nazaire sont conjointement renforcés par l'ingénieur Touros pour permettre d'interdire l'accès du fleuve à d'éventuels ennemis[F 1]. Le fort encore existant au XXIe siècle date de 1861[56]. Durant la Seconde Guerre mondiale le site est utilisé par l'armée allemande et est très endommagé à l'issue du conflit[F 1]. Rénové, il abrite le musée de la Marine[F 1] depuis 1983[56]. Sur le site du fort se trouve un canon récupéré dans l'épave du bateau Le Juste coulé au cours de la bataille des cardinaux le 22 novembre 1759[F 1].

La forêt de la Pierre Attelée est un site classé appartenant au Conservatoire du littoral[57] depuis 1978. La forêt est constituée de pins maritimes, chênes verts, robiniers, chênes pédonculés et d'érables[58].

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Brevin a été construite entre le XIe siècle et le XXe siècle. Le site était occupé auparavant par une église bâtie entre le VIe siècle et le VIIe siècle. La construction a connu trois étapes. Le chœur et la partie centrale sont du XIe siècle. Le clocher et le transept datent, eux, du XVIIe siècle. Après que les deux chapelles du transept ont été modifiées au XIXe siècle et l'autel en granit remplacé en 1843 par un autel en bois peint, en 1911 les bas-côtés sont ajoutés et les parois de la nef sont dotées d'ouvertures en plein-cintre[F 3].

La chapelle du Lazaret construite en 1831 fait est englobée dans un établissement d'accueil pour handicapés et personnes âgées. Ce lieu était auparavant un hôpital, qui a notamment servi à maintenir en quarantaine les marins malades[F 4].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Parti : écartelé en sautoir ; au premier, d'azur chargé d'un écusson d'or à la croix de sable ; au deuxième, d'or à l'écureuil assis de gueules ; au troisième, aussi d'or au pin coupé de sinople au tronc de sable ; au quatrième, d'azur à la nef équipée et habillée d'argent voguant sur une mer du même mouvant de la pointe.
Commentaires : Le blason reprend les symboles suivants : un navire, qui rappelle que la ville fut tout d'abord une ville de marins ; un pin, car cet arbre fut implanté dans la commune il y a plus d'un siècle pour empêcher le sable des plages de rentrer dans la ville (cette espèce d'arbre est très présente dans la forêt de La Pierre attelée, le bois de La Saulsaie, le bois du Pointeau et sur toute la commune en général) ; un écureuil, animal prolifique dans ces mêmes forêts, au pelage roux (d'où la couleur de gueules), qui raffole des pignes de pins ; l'écusson aux armes du pays de Retz : d'or à la croix de sable, rappelant l'appartenance de Saint-Brevin-les-Pins au pays de Retz. Blason conçu par Eugène Boursier (délibération municipale le 11 mai 1946, modifié le date 30 décembre 1969)[D 12].

Devise[modifier | modifier le code]

La devise de Saint-Brevin-les-Pins est Tibi Rident Aequora Ponti (C'est à toi que sourient les étendues de la mer)[D 12].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Anne de Bretagne (1477-1514), duchesse de Bretagne puis reine de France, passe quelques périodes de sa jeunesse à La Guerche[L 8].
  • Nicolas Fouquet (1615-1680), surintendant de Louis XIV, est propriétaire de La Guerche de 1658 à 1677[L 9].
  • Le compositeur russe Sergueï Prokofiev séjourne à Saint-Brevin (quartier des Rochelets) de mars à septembre 1921, avec sa mère, sa compagne Lina et un ami, le poète symboliste russe Constantin Balmont[59]
  • Charles Truche (1871-mort en 1951 à Saint-Brevin), vétérinaire et biologiste, chef de service à l'Institut Pasteur, y créa le service de pathologie aviaire et découvrit le sérum anti-pneumococcique. Il possédait une maison à Saint-Brevin.
  • René-Guy Cadou (1920-1951), poète français, passe ses vacances à Saint-Brevin. Il y écrit quelques-uns de ses poèmes dont Amis les Anges[M 7].
  • Laurent Voulzy (1948-), chanteur et compositeur français, passe ses vacances d'enfance à Saint-Brevin[60].

Philatélie[modifier | modifier le code]

Un timbre-poste de France émis en 2002 dans la série « Le Siècle au fil du timbre - Vie quotidienne », intitulé « Un superbe été », reproduit une photographie de la famille Fresneau prise en 1955 à Saint-Brevin-les-Pins (catalogue Yvert et Tellier 3521, 0,46 €).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jours ou le vent maximum dépasse 16 m/s.
  2. Réélu en 2014.
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

André Duru, Saint-Brevin à travers les siècles, 2009.

  1. Duru 2009, p. 41.
  2. Duru 2009, p. 49.
  3. Duru 2009, p. 129.
  4. Duru 2009, p. 149.
  5. Duru 2009, p. 150.
  6. Duru 2009, p. 152.
  7. Duru 2009, p. 153.
  8. Duru 2009, p. 154.
  9. Duru 2009, p. 159-160.
  10. Duru 2009, p. 161.
  11. Duru 2009, p. 198.
  12. a et b Duru 2009, p. 197.

Jean-Luc Flohic (dir.), Véronique Mathot, André Duru, Le Patrimoine des communes de la Loire-Atlantique, 1999.

  1. a, b, c, d, e et f Flohic, Mathot et Duru 1999, p. 877.
  2. a et b Flohic, Mathot et Duru 1999, p. 875.
  3. a et b Flohic, Mathot et Duru 1999, p. 876.
  4. Flohic, Mathot et Duru 1999, p. 878.

Michel Le Bras, Saint-Brevin et son histoire, 1999.

  1. a et b Le Bras 1999, p. 5.
  2. Le Bras 1999, p. 3.
  3. Le Bras 1999, p. 17-18.
  4. Le Bras 1999, p. 22.
  5. a et b Le Bras 1999, p. 23.
  6. Le Bras 1999, p. 26-41.
  7. Le Bras 1999, p. 29.

Michel Le Bras, Saint-Brevin et son passé, 2002.

  1. Le Bras 2002, p. 123-130.
  2. Le Bras 2002, p. 46-48.
  3. Le Bras 2002, p. 215.
  4. Le Bras 2002, p. 36.
  5. Le Bras 2002, p. 37.
  6. Le Bras 2002, p. 38.
  7. Le Bras 2002, p. 40.
  8. Le Bras 2002, p. 49-55.
  9. Le Bras 2002, p. 43.

Autres références.

  1. « Carte géologique de la terre », sur brgm (consulté le 29 novembre 2010).
  2. Source : L'été 2010 est particulièrement chaud sur Saint-Nazaire, la pluie a été faible en juin & juillet 2010, 53,8 mm seulement contre 68 mm en 2009. Meteo France, station de Montoir-Saint-Nazaire
  3. Source : Document Météo France sur le climat de l'agglomération - Périmètre du PPA
  4. « La Loire à Vélo, Concept & Chiffres », sur site de la Loire à vélo (consulté le 28 novembre 2010).
  5. « Vélocéan », sur Enpaysdelaloire.com (édité par la région des Pays de la Loire) (consulté le 28 novembre 2010).
  6. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j « Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007) », sur Insee (consulté le 17 novembre 2010).
  7. « Immobilier à Saint-Brevin-les-Pins », sur L'internaute (consulté le 19 novembre 2010)
  8. « Immobilier en Loire-Atlantique », sur L'internaute (consulté le 19 novembre 2010)
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  10. « Code officiel géographique de Saint-Brevin-les-Pins », Insee (consulté le 1er mai 2013).
  11. « Saint-Brevin-les-Pins », sur Habitants.fr (consulté le 14 novembre 2010).
  12. « De l'origine à l'an Mil », sur office de tourisme de Pornic (consulté le 30 septembre 2011).
  13. Michel Alexandre Gautier, « Histoire de la poche de Saint-Nazaire », sur http://poche.st.nazaire.pagesperso-orange.fr/index.html, Histoire de la poche de Saint-Nazaire,‎ ? (consulté le 3 octobre 2012).
  14. Michel Alexandre Gautier, « Une si longue occupation », sur http://poche.st.nazaire.pagesperso-orange.fr/index.html, Histoire de la poche de Saint-Nazaire,‎ ? (consulté le 3 octobre 2012).
  15. Michel Alexandre Gautier, « La catastrophe du Boivre », sur http://poche.st.nazaire.pagesperso-orange.fr/index.html, Histoire de la poche de Saint-Nazaire,‎ ? (consulté le 3 octobre 2012).
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  20. « Les élus », sur site de la mairie de Saint-Brevin-les-Pins (consulté le 14 novembre 2010).
  21. http://www.u-m-p.org/actualites/agenda/2011-12-06/henri-guaino-0
  22. Ministère des finances, « Taxes locales à Saint-Brevin-les-Pins », sur taxe.com (consulté le 14 novembre 2010).
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    Ministère des finances, « Comptes communaux de Saint-Brevin-les-Pins », sur finances.gouv.fr (consulté le 14 novembre 2010).

  25. « Cour d'appel de Rennes », sur site du ministère de la Justice (consulté le 16 novembre 2010).
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  48. « Le Courrier du pays de Retz », sur Publihebdos (consulté le 14 novembre 2010).
  49. « Les paroisses », sur site du diocèse de Nantes (consulté le 14 novembre 2010).
  50. « Culte à Saint-Brevin », sur Église réformée de France (consulté le 1er décembre 2010).
  51. « CC-Résumé statistique/com,dep,zone empl », Insee (consulté le 14 novembre 2010).
  52. Insee, « Chiffres clés - Emploi - Population active », Insee,‎ 5 octobre 2010 (consulté le 14 novembre 2010).
  53. « Eiffel industrie », sur Kompass (consulté le 14 novembre 2010).
  54. « Maugin SAS », sur Kompass (consulté le 14 novembre 2010).
  55. « Saint-Brevin-l'océan », sur site du groupe Émeraude (consulté le 28 novembre 2010).
  56. a et b « Curiosités », sur site du pays de Retz.
  57. « pays de Retz », sur site du Conservatoire du littoral (consulté le 19 novembre 2010).
  58. « La Pierre attelée », sur site du pays de Retz (consulté le 19 novembre 2010).
  59. Cf. Journée du patrimoine, 19 septembre 2010 : Ouest-France [1] et travaux de l'Association des Historiens du pays de Retz. Le lieu précis de la résidence de Prokofiev a été identifié récemment et dévoilé à l'occasion de cette journée.
  60. « Voulzy cœur de breizh » (consulté le 23 novembre 2010).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • André Duru, Saint-Brevin à travers les siècles, Maulévrier, Éditions Hérault,‎ 2009, 3e éd. (1re éd. 1996), 267 p. (ISBN 2-7407-0246-9). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean-Luc Flohic (dir.), Véronique Mathot et André Duru, Le Patrimoine des communes de la Loire-Atlantique, t. 1, Charenton-le-pont, Flohic éditions,‎ 1999, 1383 p. (ISBN 2-84234-040-X), p. Canton de Paimbœuf. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Michel Le Bras, Saint-Brevin et son histoire, Saint-Brevin-les-Pins, Office de tourisme de Saint-Brevin-les-Pins,‎ 1999, 48 p. (ISBN 2-9514285-0-2). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Michel Le Bras, Saint-Brevin et son passé, Nantes, Éditions Siloë,‎ 2002, 219 p. (ISBN 2-84231-195-7). Document utilisé pour la rédaction de l’article

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