Charles de Blois

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Charles.
Charles de Blois
Charles de Blois.
Charles de Blois.
Titre
Duc baillistre de Bretagne
Bienheureux
13411364
Prédécesseur Jean III de Bretagne
Successeur Jean IV de Bretagne
Biographie
Titre complet Duc baillistre de Bretagne
en compétition avec Jean II et Jean III de Montfort
Dynastie Maison de Blois
Date de naissance 1319
Lieu de naissance Blois (Orléanais, France)
Date de décès 29 septembre 1364
Lieu de décès Auray (Bretagne, France)
Père Guy Ier de Châtillon
Mère Marguerite de Valois
Conjoint Jeanne de Penthièvre
Enfant(s) Jean Ier de Châtillon, Gui, Henri, Marie, Marguerite

Charles de Blois
Duc baillistre de Bretagne
Charles de Blois
Bienheureux
Naissance 1319
Blois
Décès 29 septembre 1364  (45 ans)
Auray
Nationalité française
Béatification 1904
par Pie X

Charles de Blois, aussi appelé Blois ou bienheureux Charles de Blois, né en 1319 à Blois, mort le 29 septembre 1364 à Auray. Fils de Guy Ier de Châtillon, comte de Blois et de Marguerite de Valois, sœur de Philippe de Valois.

Il fut baron de Mayenne, seigneur de Guise et par mariage comte baillistre de Penthièvre, et duc baillistre de Bretagne. Il a été béatifié.

Biographie[modifier | modifier le code]

À Paris le 4 juin 1337, Charles de Blois épouse Jeanne de Penthièvre dite Jeanne la Boiteuse, fille de Guy de Penthièvre, nièce du duc Jean III de Bretagne et petite-fille d'Arthur II de Bretagne. Les conditions du mariage prévoient que Charles de Blois prendra le nom et les armes de Bretagne et qu'il succèdera au duc Jean III, qui n'avait pas d'enfants.

Guerre de Succession de Bretagne[modifier | modifier le code]

Charles de Blois fait prisonnier au cours de la bataille de la Roche-Derrien

Le duc Jean III n'ayant pas voulu clarifier sa succession de son vivant, sa mort en 1341 déclenche entre les compétiteurs une guerre sanglante qui dure vingt-trois ans : la guerre de Succession de Bretagne. Par l'arrêt de Conflans, le roi Philippe VI reconnaît son neveu Charles de Blois duc baillistre de Bretagne et reçoit son hommage. La plupart des seigneurs et des barons lui prêtent foi et hommage, comme à l'héritier présomptif de leur souverain, mais Jean, comte de Montfort, demi-frère de Jean III, prétend aussi hériter de son duché. En octobre 1341, Charles de Blois marche à la suite de Jean, duc de Normandie et héritier présomptif de la couronne de France, pour soutenir ses prétentions sur le duché de Bretagne contre Jean de Montfort.

En 1344, il prend Quimper[1]. Le 18 juin 1347, il est fait prisonnier par les Anglais lors de la bataille de La Roche-Derrien. Alors qu'il est enfermé dans la Tour de Londres, Jeanne de Penthièvre continue la guerre contre Jeanne de Flandre, l'épouse du comte de Montfort. Il est libéré le 10 août 1356, après neuf ans de captivité dont la majeure partie en Angleterre, après s'être engagé à verser une rançon de 700 000 florins d'or, rançon en partie payée avant que sa mort au combat n'y mette terme.

Pendant cette longue lutte, dans laquelle le roi de France soutient Blois, tandis que l'Angleterre appuie son rival, on voit briller plusieurs guerriers célèbres comme Bonabes IV de Rougé, Gautier de Mauni, Jean III de Beaumanoir, Olivier V de Clisson, Bertrand Du Guesclin et John Chandos.

Charles de Blois meurt le 29 septembre 1364 lors de la bataille d'Auray contre Jean IV de Bretagne.

Postérité[modifier | modifier le code]

Charles de Blois est béatifié[2] en 1904, du fait de sa piété sans faille et ses neuf années d'emprisonnement à Londres.

Descendance[modifier | modifier le code]

Son épouse Jeanne de Penthièvre lui donne cinq enfants:

Charles de Blois, dit le Saint, a eu un fils naturel : Jean, sire d'Averoult, mort avec son père en 1364 à la bataille d'Auray.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Monuments du procès de canonisation du bienheureux Charles de Blois, duc de Bretagne, 1320-1364, Saint-Brieuc, imprimerie de René Prud'homme,‎ 1921, xxiv + 901 p. (présentation en ligne).
  • Noël Maurice-Denis Boulet, « La canonisation de Charles de Blois (1376) », in Revue d'histoire de l'Église de France, vol. 28, no 114, 1942, p. 35-51, [lire en ligne].
  • Laurent Héry, « Le culte de Charles de Blois : résistances et réticences », in Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, vol. 103, no 103-2, 1996, p. 39-56, [lire en ligne].
  • Gildas Salaün, Production et circulation des monnaies de Charles de Blois (1341-1364), Nantes, Université de Nantes,‎ 1999, 113 p.
    Mémoire de maîtrise, sous la direction de Jean-Luc Sarrazin
  • Barthélémy-Amédée Pocquet du Haut-Jussé, Les Papes et les Ducs de Bretagne, COOP Breizh Spézet, 2000, (ISBN 284346 0778), chapitre VI « Charles de Blois - les Succès » p. 209-233 & chapitre VII « Charles de Blois - les Revers » p. 235-266.
  • Jean-Christophe Cassard, « Les coulisses de la sainteté ? Charles de Blois vu par son entourage », in Annales de Bretagne et des Pays de l'Ouest, no 116-1, 2009, p. 183-195, [lire en ligne] sur le site HAL-SHS (Hyper Article en Ligne - Sciences de l'Homme et de la Société).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. On lui impute un massacre à Quimper en 1344. Pierre le Baud et Histoire des Rois et des Ducs de Bretagne par de Roujoux
  2. La demande de canonisation fut un échec (1376). C'était pour une grande part une action à motifs politiques, Auray 1364, Laurence Moal, PUR. Certains historiens considéraient Blois comme un bigot, Henry Martin par exemple.

Compléments[modifier | modifier le code]