Saint-Nazaire

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Saint-Nazaire
Saint-Nazaire
Saint-Nazaire
Blason de Saint-Nazaire
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
(sous-préfecture)
Arrondissement Saint-Nazaire
(chef-lieu)
Canton 3 cantons
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération de la région nazairienne et de l'estuaire
Maire
Mandat
David Samzun
2014-2020
Code postal 44600
Code commune 44184
Démographie
Gentilé Nazairiens
Population
municipale
67 097 hab. (2011)
Densité 1 434 hab./km2
Population
aire urbaine
210 574 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 16′ 50″ N 2° 12′ 31″ O / 47.280556, -2.208612 ()47° 16′ 50″ Nord 2° 12′ 31″ Ouest / 47.280556, -2.208612 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 47 m
Superficie 46,79 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mairie-saintnazaire.fr

Saint-Nazaire est une commune de l'Ouest de la France, chef-lieu d'arrondissement du département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire).

Sur le plan historique, Saint-Nazaire fait partie de la Bretagne et du Pays nantais, anciens territoires unis au Royaume de France en 1532 et démembrés lors de la Révolution française. La ville fut anciennement la capitale de la construction navale, désormais les chantiers de Saint-Nazaire sont l'un des 6 sites au monde à construire de grands navires de plus de 300 mètres.

Sur le plan géographique, Saint-Nazaire est située dans le massif armoricain, au nord de l'estuaire de la Loire.

Saint-Nazaire constitue avec Nantes un pôle économique important du Grand Ouest, notamment grâce aux infrastructures portuaires du Port autonome de Nantes-Saint-Nazaire, mais aussi par le poids important du secteur industriel avec les constructions aéronautique et navale.

En 2011, la commune compte 67 097 habitants nommés Nazairiens. Elle est au cœur de l'unité urbaine de Saint-Nazaire qui, avec onze communes, rassemble 147 297 habitants en 2010. Deuxième agglomération du département, elle se situe au 4e rang régional dans les Pays-de-la-Loire.

Sommaire

Toponymie[modifier | modifier le code]

L’origine du nom viendrait du fait qu’une basilique abritant les reliques de Nazaire, martyr du Ier siècle décapité à Milan sous Néron y aurait été édifiée selon Grégoire de Tours.

D'après Jacques de Voragine (vers 1228-1298), Nazaire vient du mot Nazaréen, qui signifie pur, consacré[1].


Son nom breton est Sant Nazer en breton moderne. Señ Neñseir dans le dialecte breton de la Loire-Atlantique, voir Breton de Batz-sur-Mer. Son nom en gallo est Saint-Nazère ou Saint-Nazaer.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Saint-Nazaire dans le département de la Loire-Atlantique

Situation[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Nazaire est située sur la rive droite de l'estuaire de la Loire (son territoire incluant la pointe de Chémoulin qui marque la fin de l'estuaire), à 50 km à l'ouest de Nantes. Elle se trouve à proximité des marais de la Brière, important parc naturel régional regroupant de nombreuses espèces animales et végétales, la deuxième plus grande zone humide de France après la Camargue.

Les communes limitrophes sont, dans le sens des aiguilles d'une montre, Pornichet à l'ouest, La Baule-Escoublac au nord-ouest, Saint-André-des-Eaux, Saint-Joachim, Saint-Malo-de-Guersac, Montoir-de-Bretagne, Trignac et, au sud de l'estuaire, Saint-Brevin-les-Pins. La commune de Pornichet a été créée en 1900 par démembrement de Saint-Nazaire et d'Escoublac.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Saint-Nazaire est la commune-centre d'une unité urbaine (couramment : agglomération) qui compte 153 596 habitants en 2010, regroupant dix communes situées sur la rive droite de l'estuaire de la Loire et sur son prolongement océanique, de Donges au Croisic. Cette unité urbaine est le pôle de l'aire urbaine de Saint-Nazaire (23 communes), qui compte en 2010 196 596 habitants et qui s'étend sur la Brière et sur la quasi-totalité de la presqu'île de Guérande. L'aire urbaine de Saint-Nazaire fait partie de l’espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire.

Rose des vents Saint-André-des-Eaux Saint-André-des-Eaux Saint-Joachim Rose des vents
La Baule-Escoublac N Trignac

Montoir-de-Bretagne

O    Saint-Nazaire    E
S
Pornichet Estuaire de la Loire Estuaire de la Loire

Saint-Brévin-les-Pins

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Relief[modifier | modifier le code]

La partie est de la commune se trouve sur les terrains alluviaux situés entre la Brière et l'estuaire de la Loire. La partie ouest, plus étendue, correspond au prolongement du coteau de Guérande : le relief est vallonné et d'altitude plus élevée, où l'on trouve un socle granitique et métamorphique.

Le changement a lieu de façon assez brusque le long d'une ligne reliant la pointe de Ville-ès-Martin au lieu-dit La Belle Hautière, où l'on atteint les marais de Brière.

À l'est de cette ligne, l'altitude est en général de seulement 2 m, à l'exception de quelques hauteurs (Prézégat à Saint-Nazaire, Butte de Savine, Trefféac à Trignac). Cette zone inclut toutes les installations portuaires, le centre-ville (mairie, sous-préfecture, marché) et les plages centrales (Petit Traict et Grand Traict).

À l'ouest de cette ligne, l'altitude varie entre 10 m et 45 m (au lieu-dit Les Six Chemins), en général entre 20 m et 35 m. Dans cette partie, on trouve l'ouest du centre-ville (quartiers de l'hôpital, de la Bouletterie, de l'université) ; les agglomérations secondaires de l'Immaculée et de Saint-Marc-sur-Mer ; les secteurs ruraux de Saint-Nazaire.

Littoral et plages[modifier | modifier le code]

La commune a un littoral assez étendu, juste un peu au-delà de la pointe de Chémoulin à l'ouest.

À l'ouest de la pointe de Ville-ès-Martin, il s'agit d'une côte de falaises rocheuses que l'on peut, en général, suivre sur le sentier des douaniers (GR 34), avec plusieurs plages, comme celles de Villès-Martin, de Porcé, et surtout celles qui entourent la station balnéaire de Saint-Marc-sur-Mer.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Saint-Nazaire est, comme pour le reste de la Loire-Atlantique, de type tempéré océanique. Ce climat est très largement influencé par l'estuaire de la Loire. Les hivers sont doux (Min 3 °C / Max 10 °C), et l'été beau et doux également (Min 12 °C / Max 24 °C). Les chutes de neige sont assez rares, mais à noter que l'on recense actuellement 10 jours de chutes de neige pour l'hiver 2009/2010 (faible quantité). Les pluies sont fréquentes (113 jours par an avec précipitations) mais peu intenses, les précipitations annuelles étant de 743 3 mm. Les précipitations sont cependant relativement variables d'une année sur l'autre. L'ensoleillement est de 1 826 heures par an, mais on ne compte que 53 jours de fort ensoleillement[2].

Saint-Nazaire reçoit principalement des vents de secteur sud-ouest liés aux dépressions atlantiques et des vents de secteur nord-est lorsque le temps est plus stable. Le vent moyen annuel est de 4 5 m/s et on compte 60 jours par an de vent fort[Note 1],[3].

La présence de l'océan permet l'établissement, généralement en été, du phénomène de brise côtière, qui modifie le régime des vents.

Nuvola apps kweather.png  Climatologie de Saint-Nazaire en 2008
Relevé météorologique (station météorologique de Saint-Nazaire - aéroport de Montoir[Note 2])
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,6 2,9 4,2 5,9 8,8 11,5 13,4 13,1 11,2 8,5 5,1 3,3 7,5
Température moyenne (°C) 5,6 6,2 8 10,2 13,2 16,4 18,6 18,2 16,3 12,8 8,6 6,3 11,7
Température maximale moyenne (°C) 8,6 9,5 11,9 14,5 17,7 21,4 23,9 23,4 21,3 17,1 12,2 9,3 15,9
Record de froid (°C)
date du record
-13,8
16/01/1985
-13,7
10/02/1986
-8,1
03/03/1965
-3
11/04/1973
-0,9
14/05/1995
2
02/06/1962
6,5
03/07/1968
4,7
31/08/1986
1,1
11/09/1972
-5,9
30/10/1997
-7,9
23/11/1988
-10,6
28/12/62
-13,8
16/01/1985
Record de chaleur (°C)
date du record
15,3
13/01/1993
19,8
28/02/1960
22,5
23/03/1996
27,5
22/04/1984
29,8
16/05/1992
37,2
26/06/1976
36
21/07/1990
36
03/08/1975
31,9
18/09/1987
26,2
03/10/1987
20,3
08/11/2008
16,4
10/12/1978
37,2
26/06/1976
Nombre de jours avec gel 9,2 7,8 4,9 1 0 0 0 0 0 0,3 4,9 8,3 36,5
Précipitations (mm) 81,3 68,3 59,3 48,9 65,3 42,6 38 39,6 58 78,6 81,9 79,5 741,3
Humidité relative (%) 87 85 81 78 79 77 75 77 80 86 87 88 82
Source : http://www.infoclimat.fr/climatologie-07217-saint-nazaire-montoir.html Météo France sur infoclimat.fr


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Histoire[modifier | modifier le code]

Un aspect important de l'histoire de Saint-Nazaire est que jusqu'au XIXe siècle, il s'agit d'un site rural et maritime modeste. La grande ville à l'ouest de la Brière est Guérande, dès le Moyen Âge, et le port du Croisic s'est développé bien avant celui de Saint-Nazaire. La création du port et de la ville modernes en quelques décennies à la fin du XIXe siècle a représenté un changement majeur à l'échelle non seulement locale, mais régionale.

Préhistoire et antiquité[modifier | modifier le code]

Le site de Saint-Nazaire est habité au moins depuis l'époque néolithique, comme le prouve la présence de constructions mégalithiques, comme le tumulus de Dissignac ou le dolmen situé au cœur de la ville actuelle. Des vestiges de l'époque néolithique et de l'âge du bronze ont été retrouvés dans l'anse de la Ville-Halluard ou au XIXe siècle lors de la construction du premier bassin portuaire de Penhoët[Note 3]. Le village se trouve alors sur les terres en bordure de Loire (Voir aussi : dolmen des Trois Pierres) sur une zone difficile à apprécier aujourd'hui, en raison de l'extension de la ville de Saint-Nazaire et le manque de recherches archéologiques modernes, zone allant du bassin de Penhoët au débouché du Brivet.

Outre les mégalithes sus-nommés et facilement accessibles au public, d'autres mégalithes sont encore existant dans la commune, comme le pseudo cromlech du Pez (ou Pé sur les cartes IGN), (en fait il s'agit d'un dolmen dont les orthostats de la chambre forment un cercle approximatif, il était encore inclus au début du XIXe siècle dans un tumulus avec plusieurs structures mégalithiques, probablement comparable à l'ensemble mégalithique de Dissignac), le menhir de la pierre blanche dans les marais en limite de commune sur Trignac, ou le tumulus de la Jacquerie dans les marais de Brière.

Des traces plus anciennes sont connues, au niveau de la limite entre Pornichet et Saint Nazaire par exemple, elles sont datées du Magdalénien au mésolithique à microlithes.

Saint-Nazaire est une des localisations proposées pour l'antique cité de Corbilo, qui aurait été, au IIe siècle av. J.-C., la plus grande ville gauloise du littoral atlantique. Le nom de Corbilo est mentionné au IIe siècle av. J.-C., par l'historien grec Polybe[4] comme le plus grand port gaulois après Marseille (Massilia), ainsi que par Pline l'Ancien. Lors de la création du bassin à flot de Penhoet au XIXe siècle, une épaisse stratigraphie riche en vestiges archéologiques a été décrite par l'ingénieur en chef des travaux sur l'emplacement de l'ancien débouché du Brivet. Toutefois, faute de données récentes et du fait de la dispersion d'une grande partie des objets récoltés dans des collections privées, ce qui empêche toute étude et datation scientifique, l'assimilation de Corbilo à Saint-Nazaire reste hypothétique. D'autres sites dans l'estuaire de la Loire sont aussi proposés : Corsept, Besné notamment.

Au moment de la conquête de la Gaule par César, au Ie siècle av. J.-C., le site de Saint-Nazaire fait probablement partie du territoire du peuple gaulois des Namnètes ; la délimitation précise entre les Vénètes et les Namnètes est cependant peu assurée en ce qui concerne la presqu'île guérandaise.

Moyen Âge et Époque moderne[modifier | modifier le code]

D'après le chroniqueur Alain Bouchart (XVe siècle), faisant mention des origines légendaires des Bretons, c'est vers Saint-Nazaire que se dirigea Brutus, l'ancêtre mythique des Bretons, pour prendre pied sur sa nouvelle patrie. À la fin de l'Empire romain, à la suite de la grave crise du IIIe siècle, les bretons d'Outre-Manche (province de Bretagne) s'installent en Armorique, et donc dans la presqu'île guérandaise, le but étant de repeupler (feoderati) et de protéger les côtes contre les attaques barbares (tractus armoricanus). Les Gaulois et les Bretons parlant la même langue (gallo-brittonique), l'intégration se passe sans difficulté. L'Armorique devient la Bretagne, et grâce aux Bretons les barbares francs ne pourront pas s'emparer de l'Armorique. L'extension maximale de la langue bretonne sur la Loire se trouve un peu à l'est de Saint-Nazaire (Donges, raffinerie pétrolière aujourd'hui).

Au VIe siècle, un texte de Grégoire de Tours fait mention d'une basilique abritant les reliques du martyr Nazarius. En cette basilique, un baudrier d'or en offrande était exposé. Il aurait suscité la convoitise du chef breton Waroc'h II, qui fit envoyer un émissaire pour s'en emparer. Celui-ci se fracassa le crâne sur le linteau de la porte. Par ce miracle, Waroc'h, effrayé, combla l'église de dons. Le village prit le nom de Sanctus Nazarius de Sinuario.

L'histoire de Saint-Nazaire est ensuite plus discrète. Elle connut des affrontements, comme celui de 1380, où Jehan d'Ust défendit la ville au nom du duc Jean IV contre la flotte castillane, lors de la Guerre de Cent Ans. Le bourg était le chef-lieu d'une paroisse qui allait de Penhoët à Pornichet, siège d'une châtellenie de la vicomté de Donges.

Article détaillé : Liste des seigneurs de Donges.

La seigneurie de Saint-Nazaire, fut un démembrement de la vicomté de Donges. Elle fut créée à l'origine du XVème siècle, en faveur de Marguerite de Rieux, fille du vicomte de Donges, lorsqu'elle épousa Charles de Coësmes, seigneur de Lucé.

Saint-Nazaire fit partie, comme l'ensemble de la Bretagne, du royaume breton, puis du duché de Bretagne jusqu'en 1532, année d'annexion à la France.

En 1624, la ville fut menacée par les calvinistes.

En 1756, un fort fut construit sur l'ordre du duc d'Aiguillon pour protéger le littoral. Le bourg comptait alors 600 habitants.

Jusqu'à la Révolution française, Saint-Nazaire fit partie de la province de Bretagne.

XIXe siècle : industrialisation[modifier | modifier le code]

La première gare de Saint-Nazaire
Médaille de la Chambre de Commerce 1879
Installations portuaires de Saint-Nazaire (bassin de Penhoët)
Les chantiers navals

Première moitié du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Au début du XIXe siècle, le port n'est encore qu'un havre. Contrairement à ce qui est affirmé un peu partout aujourd'hui, l'économie n'est pas fondée sur la pêche : Saint-Nazaire est essentiellement un port de lamaneurs et de pilotes de Loire, qui guident les bateaux de commerce dans l'estuaire.

En 1802, on décide de construire une chaussée sur le Portereau, un phare, un môle, des bassins et des cales de constructions. Le môle, après une longue attente, s'édifia de 1828 à 1835. La ville est construite sur l'emplacement actuel du quartier du « Petit Maroc ».

Saint Nazaire a pendant longtemps été un petit port puis le terminus du ferry vapeur (pyroscaphe) qui faisait la ligne Nantes - Saint-Nazaire. Au milieu du XIXe siècle, la paroisse de Saint-Nazaire qui inclut le territoire actuel de Pornichet, ne compte que 3 216 habitants.

Création du port moderne et développement de la ville[modifier | modifier le code]

Un nouveau Saint-Nazaire est créé sous le règne Napoléon III, comme port avancé de Nantes sur la Loire, profitant de trêves dans les guerres qui empêchaient jusque là son évolution. Les navires de gros tonnage ne pouvant plus remonter jusqu'à Nantes, on en fit un port de substitution.

En 1856, le premier bassin est creusé par le remblaiement de l’anse de la Ville Halluard. Cette darse permettait aux navires de s’amarrer et de faire demi-tour.

En 1857, la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans relie Saint-Nazaire à Nantes.

En 1862, datent l'installation des lignes postales transatlantiques vers l’Amérique centrale et l'ouverture des premiers chantiers navals amorçant l'industrialisation de la ville et la modernise ses installations portuaires notamment avec les chantiers Scott. En 1865, le quartier de Méan situé à proximité des chantiers de Penhoët est détaché de la commune de Montoir-de-Bretagne pour intégrer celle de Saint-Nazaire[5]. C’est le premier chantier naval français à lancer des navires modernes avec des coques en métal. En 1866, les chantiers Scott font faillite.

En 1868, Saint-Nazaire devient sous-préfecture à la place de Savenay, son arrondissement ne cessera alors de prendre de l'importance.

En 1879 fondation de la Chambre de commerce de Saint-Nazaire.

En 1881, l'inauguration du second bassin, celui de Penhoët, permet l'escale d'un nombre de navires plus important[6]. Il assure avec son équipe la formation de la main d’œuvre du chantier nazairien[6]. Ce trafic est alors régit par la convention postale qui prévoit que les navires exploités par le concessionnaire de la ligne doivent être construits pour moitié en France. Une écluse d'accès est aussi construite[6]. Le vieux Saint-Nazaire, est ainsi coupé par cette écluse, créant ainsi une île artificielle appelée petit Maroc.

Durant cette période, la population de Saint-Nazaire connaît une croissance considérable, ce qui lui vaut le surnom de « petite Californie bretonne », en allusion à la ruée vers l'or en Californie, ou encore de « Liverpool de l'ouest » ; l'apport de population fut principalement local : (Brière), Basse-Bretagne (du Morbihan au Finistère-sud), et secondairement d'autres régions françaises.

Luttes sociales de la fin du siècle[modifier | modifier le code]

Saint-Nazaire va ensuite connaître un épisode fondateur de son identité de Ville rouge : la grève des Forges de Trignac en 1894 (situées à l'époque sur la commune de Montoir-de-Bretagne, aujourd'hui commune de Trignac), qui a un retentissement national. Elle démarre en opposition à une réduction d'effectifs dans les ateliers de puddlage. Aussitôt, le 30 mars, les ouvriers se mettent en grève à une écrasante majorité. La grève, de peu d'importance, semble devoir être brève. Mais elle fait suite à d'autres évènements (la fusillade de Fourmies). Les socialistes affluent, défendent les grévistes arrêtés, organisent un battage médiatique important. La grève leur sert de porte-voix au plan national. C'est une démonstration de force, qui toutefois n'amènera ni généralisation du conflit ni avancée sociale.

Création de la commune de Pornichet[modifier | modifier le code]

En 1900, est créée la commune de Pornichet par démembrement de Saint-Nazaire[7].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La ville est le plus important port de débarquement des troupes américaines. C'est à Saint-Nazaire que débarquent les premiers contingents de soldats. L'installation de ces nouveaux combattants imposa d'importants travaux et aménagements dans la région, en particulier plusieurs étangs sur la commune de l'Immaculée, au nord-ouest de la ville, afin de constituer des réserves suffisantes d'eau potable. Sur le port, un entrepôt frigorifique, l'un des premiers en France, fut édifié (il existe toujours).

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

En 1926, la suppression de l'arrondissement de Paimbœuf au profit de celui de Saint-Nazaire, augmente encore l'influence administrative de la ville au sud de l'estuaire de la Loire.

La construction aéronautique fait son apparition dès 1922 sur le site des chantiers navals qui, pour diversifier sa production, construit des hydravions. En 1936, l'entreprise est nationalisée, et les programmes militaires assurent le développement de l'activité.

Entre 1931 et 1932, la forme-écluse Joubert est réalisée, transformation nécessaire pour pouvoir accueillir la construction du nouveau fleuron de la Compagnie générale transatlantique, le paquebot Normandie.

En 1932, le casino de Saint-Nazaire fait faillite et est revendu à l’évêché de Nantes, qui le rase en partie et construit une école privée.

En 1935, la première partie de l’actuelle école Saint-Louis est construite à la place du casino.

En juin 1936, la grève générale affecte grandement la ville, les chantiers navals sont paralysés.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Base sous-marine de Saint-Nazaire. Elle abrite aujourd'hui un musée et différents commerces, et son toit accueille le Jardin du tiers paysage, œuvre de Gilles Clément.

En 1940, après la défaite française et l’évacuation en juin des forces alliées lors de l’opération Ariel, marquée par la tragédie du RMS Lancastria, le port est rapidement occupé par des unités de la Kriegsmarine. En décembre, les ingénieurs de l'Organisation Todt inspectent le port et ses installations. Le site de l'ancienne darse de retournement des paquebots de la Compagnie générale transatlantique est retenu pour la construction d'un abri pour sous-marin, UBB pour les allemands, c'est-à-dire U-Boot Bunker. Les trois premiers alvéoles sont inaugurées au mois de juin 1941 après à peine quatre mois de travaux, par l'amiral Dönitz en personne. L'abri sera sans cesse agrandi pour atteindre quatorze alvéoles en 1943. Le toit, de trois mètres soixante d'épaisseur au départ, sera lui aussi renforcé par une seconde dalle d'une trentaine de centimètres d'un béton très dur contenant des granulats de granit. Puis une troisième dalle d'un mètre soixante dix en moyenne couvrira une majorité du toit sauf à l'arrière de la base et sur les alvéoles numérotées 12, 13 et 14 où les travaux étaient en cours au mois de juin 1944. L'importance stratégique de la base amène les allemands à fortifier les abords de la ville, tant du côté terrestre (aidés au nord par la présence de la Brière, vaste étendue de marais) que sur la côte. L'estuaire de la Loire coupe en deux parties le secteur de défense. De nombreuses et performantes batteries de DCA, la Flak assurent, en cercles concentriques, la défense contre les raids aériens. De nombreux points de résistance sont établis tout au long de la côte.

Devant l'impossibilité de détruire la base, les Alliés décident de « rendre impossible » la vie aux Allemands en détruisant la ville et toutes les infrastructures civiles ou militaires. Des raids de destruction massive tant de jour que de nuit vont anéantir la ville à plus de 80 %. Ces bombardements feront de nombreuses victimes civiles, mais ne gêneront pas l'occupant qui a rapatrié sur La Baule la majorité de ses services et hébergements. En 1943, la ville de Saint-Nazaire est évacuée après de nouveaux raids meurtriers.

En mars 1942, l'Opération Chariot permit à un commando britannique d'endommager la forme Joubert de manière à empêcher les cuirassés allemands de pouvoir y être réparés. La porte-écluse fermant le bassin est détruite pendant le raid - par l'explosion du HMS Campbeltown - et ne sera réparée qu'après la guerre.

En 1943, l’hôtel de ville est détruit sous les bombardements. Lors des semaines qui suivirent le Débarquement de Normandie, la concentration de troupes allemandes dans la région fut telle que les Alliés créèrent un front, laissant les troupes allemandes et les populations civiles dans la Poche de Saint-Nazaire. Celle-ci ne fut libérée que trois jours après la capitulation nazie, soit le . Ainsi, Saint-Nazaire est la dernière ville libérée en Europe[8].

Après-guerre : reconstruction et réaménagement urbain[modifier | modifier le code]

Saint-Nazaire fut reconstruite sur l'axe de l'avenue de la République en tournant le dos à la mer.

Ce passé de guerre, et surtout de reconstruction est encore largement visible le long des plages, avec ces bunkers témoins des batailles passées, et contrairement à ce qui est affirmé, elle ne doit pas son urbanisme à rues perpendiculaires à la reconstruction mais à la première création de la ville nouvelle (XIXe siècle), et des éléments intéressants comme les étangs du Parc paysager ou de l'Immaculée (ce sont les Américains qui le créèrent pendant la guerre 14-18), qui furent creusés pour répondre aux besoins en eau de la ville. (voir Première Guerre mondiale). La reconstruction de la ville fut assurée dès 1943 par l'architecte Prix de Rome Noël Le Maresquier.

Depuis peu, la municipalité essaie de recentrer la ville vers le port, avec notamment le réaménagement des abords de la base sous-marine qui accueillent à présent des équipements de loisirs avec par exemple le multiplexe Cinéville, des commerces avec notamment le centre commercial Ruban Bleu ainsi que plusieurs musées (Escal'Atlantic sur l'histoire des paquebots, l'Écomusée ou encore le sous-marin Espadon). L'ensemble forme un projet urbain dénommé « Ville-port » et qui a pour vocation de devenir une extension d'un centre-ville. Le projet laisse également une place importante à la construction de programmes neufs de logements. Enfin, l'ancienne Gare de voyageurs délaissée après-guerre est actuellement en cours de rénovation afin d'accueillir prochainement le futur théâtre « Le fanal ». C'est d'ailleurs l'ensemble du secteur proche de l'ancienne gare qui sera amenée à l'avenir à subir de nouvelles transformations (quartier d'affaires).

Ce quartier attire aujourd'hui plus d'un million de visiteurs chaque année. Le centre-commercial Ruban-Bleu a accueilli quant à lui 1,5 million de visiteurs en 6 mois, 3 millions y sont attendus par an.

Conflit social de 1955[modifier | modifier le code]

Un des événements marquants de l'après-guerre est la grève des chantiers navals en 1955, décrite par Louis Oury dans son livre Les Prolos (1973) ; cette grève précède de peu celle des chantiers navals de Nantes.

Le conflit commence à la fin de 1954 lorsque la direction impose aux soudeurs le système du paiement au boni : principe selon lequel à une tâche donnée, est affectée un temps minimum d'indice 100 et un temps maximum d'indice 150. Si l'équipe utilise le temps maximum (ou plus), elle touche le salaire de base (indice 100) ; si elle utilise le temps minimum, elle touche un salaire d'indice 150 : le boni est dans ce cas de 50 (le maximum possible). Ce système peut se concevoir dans un chantier naval où il n'y a pas de travail à la chaîne. Le problème, c'est que le salaire de base est insuffisant et que les temps sont calculés de façon arbitraire. Jusqu'en 1954, les soudeurs touchent le boni moyen de l'atelier où ils travaillent, ce qui est logique puisqu'ils interviennent à la demande des autres ouvriers.

Le changement de statut des soudeurs, ajouté à la faiblesse générale des salaires et notamment à l'écart par rapport aux salaires dans la métallurgie parisienne, va provoquer un mouvement de grèves larvées, avec arrêts de travail de courte durée en rotation entre les différents corps de métier, ce qui désorganise la production de façon anarchique (du point de vue de la direction). Les trois syndicats : la CGT, la CGT-FO et la CFTC[Note 4] sont en revanche dans une phase d'unité d'action, dans la lutte et dans la négociation, ce qui renforce le mouvement.

Après cette longue période de grèves larvées, la situation devient très tendue au cours de l'été et le 1er août 1955 une véritable bataille a lieu entre ouvriers et forces de l'ordre dans l'atelier des chaudières de Penhoët puis sur le terre-plein de Penhoët ; malgré la violence du combat, il n'y a pas de mort, contrairement à Nantes (cf. le film de Jacques Demy, Une chambre en ville). À la suite de cet événement spectaculaire, les positions patronales se trouvent très affaiblies et les négociations aboutissent à une augmentation des salaires de 22 %.

Projets urbains[modifier | modifier le code]

Le centre commercial Ruban bleu sur le complexe Ville-port.

La municipalité tente de retourner la ville sur son axe historique, soit vers le port maritime et de commerce, qui à terme accueillera les cités étudiantes de la ville, ainsi que de multiples infrastructures modernes et innovantes, comme des centres commerciaux et un nouveau théâtre. Ce retournement passe par la réappropriation de la base sous-marine, entre autres par le biais de sa végétalisation (projet de Jardin du tiers paysage de Gilles Clément). « Ville-Port » entre dans la logique de développement de cette cité, à l'Est notamment par un projet de Quartier des affaires près de la gare de Saint-Nazaire TGV et à l'Ouest par la construction des nouveaux quartiers et du CH (Cité Sanitaire), l'extension de la ville se poursuit à grande échelle.

Le 25 janvier 2011, Nicolas Sarkozy a confirmé le lancement d'un appel d'offres monumental portant sur l'installation de 600 éoliennes. Un parc qui développera une puissance de 3 000 mégawatts pour un investissement de dix milliards d'euros.

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à la nef équipée et habillée d'argent voguant sur une mer du même mouvant de la pointe, la voile chargée d'une clef de sable posée de fasce ; au chef d'argent chargé de cinq mouchetures d'hermine de sable et d'une clef d'or brochant en fasce sur les mouchetures, le panneton à senestre vers la pointe et découpé en croix.
Commentaires : Les mouchetures d'hermine évoquent le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance passée de la ville au duché de Bretagne. Depuis quelques années, la municipalité abuse d'armoiries dont les mouchetures d'hermine ont disparu du chef, remplacées par cinq tours noires. Déclaration à la Chancellerie en 1910, étude de Fernand Guériff en 1990, version revue et « corrigée » en réunion Bannieloù Breizh par R. Vinet.
De gueules à une nef équipée et habillée d'argent voguant sur une mer d'azur mouvant de la pointe, la voile chargée d'une clef de sable posée en fasce ; au chef d'argent chargé de cinq mouchetures d'hermine de sable et d'une clef d'or brochant en fasce sur les mouchetures, le panneton à senestre vers la pointe et découpé en croix.

Au début du XXe siècle, durant une courte période, coexistèrent des armes dont le champ était de gueules et la mer d'azur, ce qui explique l'existence d'une autre version de ce blason dans certaines publications. D'après Henri Moret, dans son Histoire de Saint-Nazaire et de la région environnante, cette erreur est due à une entreprise nantaise chargée de peindre des panneaux armoriés pour une fête communale, et provoqua à l'époque une forte émotion dans la population.

Logotype[modifier | modifier le code]

Saint-Nazaire, Loire-Atlantique, France Logo.jpg

Logo de Saint-Nazaire.

Devise[modifier | modifier le code]

La devise de Saint-Nazaire : Aperit Et Nemo Claudit. (« Elle ouvre et personne ne ferme. ») est en référence à la clé du blason de la ville ; locution latine tirée de la Bible[9].

Démographie[modifier | modifier le code]

  • En 1900, création de la commune de Pornichet par démembrement de la commune de Saint-Nazaire.
  • À partir de 1943, la ville fut totalement évacuée et ne comptait plus à la fin de la guerre que 60 habitants.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 67 097 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 5],[Note 6].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 381 3 216 3 303 3 204 3 789 3 701 3 771 4 145 5 318
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 743 10 845 18 896 17 066 18 300 19 626 25 575 30 935 30 813
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
35 813 35 762 38 267 41 631 39 411 40 488 43 281 11 802 39 350
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
58 286 63 289 69 251 68 348 64 812 65 868 68 838 67 097 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[10], pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[11])
Histogramme de l'évolution démographique


Entre 1999 et 2010, la population de Saint-Nazaire stagnait (1 %). La commune occupait le 72e rang au niveau national, alors qu'elle était au 67e en 1999, et le 2e au niveau départemental sur 221 communes.

Le maximum de la population a été atteint en 1975 avec 69 251 habitants.

Démembrée partiellement en 1900 (avec La Baule-Escoublac) à l'occasion de la création de Pornichet, la ville est évacuée en totalité à la fin de la Seconde Guerre mondiale ; seuls restaient 60 habitants. Pour le recensement de 1836, la source provient des archives départementales de la Loire-Atlantique.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25 %) est en effet supérieur au taux national (22,1 %) et au taux départemental (20,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,6 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 47,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,3 %, 15 à 29 ans = 20,6 %, 30 à 44 ans = 19,3 %, 45 à 59 ans = 20,8 %, plus de 60 ans = 21 %) ;
  • 52,6 % de femmes (0 à 14 ans = 15,7 %, 15 à 29 ans = 16,4 %, 30 à 44 ans = 18,5 %, 45 à 59 ans = 20,9 %, plus de 60 ans = 28,6 %).
Pyramide des âges à Saint-Nazaire en 2008 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,2 
7,2 
75 à 89 ans
11,6 
13,5 
60 à 74 ans
15,8 
20,8 
45 à 59 ans
20,9 
19,3 
30 à 44 ans
18,5 
20,6 
15 à 29 ans
16,4 
18,3 
0 à 14 ans
15,7 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2008 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,5 
75 à 89 ans
9,0 
11,7 
60 à 74 ans
13,0 
20,2 
45 à 59 ans
19,9 
21,4 
30 à 44 ans
20,3 
20,3 
15 à 29 ans
18,7 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Autres informations[modifier | modifier le code]

Saint-Nazaire est la ville la plus égalitaire de France, avec un coefficient de Gini de 0 330[14].

Situation matrimoniale[Quand ?] :

Nombre de logements[Quand ?] :

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville
L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.

De forte tradition ouvrière, l'électorat nazairien est ancré à gauche, comme en témoigne la liste des maires successifs.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1790 Jean-Pierre Dufrexou    
1790 1791 Sébastien Bureau    
1791 1792 Claude Jean Dubochet    
1792 1794 Jean-Pierre Dufrexou    
1794 1811 Jean-François Allançon    
1811 1815 Guillaume Durand    
1815 1815 Jean-Pierre Mahé    
1815 1823 Julien Maurice Tahier de Kervaret    
1823 1829 Bernardin de Lesquen    
1829 1830 Jean-Pierre Mahé    
1830 1830 Charles Alexandre Blanchard    
1830 1834 Mathieu Goy    
1834 1837 Claude Jean Dubochet    
1837 1848 Jean François Havard-Duclos    
1848 1848 Joseph Marie Denancé    
1848 1848 Gabriel Picard    
1848 1870 René Guillouzo    
1870 1874 Alexandre Marie Vezin    
1874 1874 Pascal Cahour    
1874 1875 J. Aubre    
1875 1884 Auguste Joseph Desanges    
1884 1884 Gustave Lallement    
1884 1896 Fernand Gasnier    
1899 1909 Baptiste Auguste Lechat    
1909 1919 Louis Brichaux    
1919 1925 Vivant Lacour    
1925 1941 François Blancho SFIO  
1941 1941 Bernard Escurat    
1941 1945 Pierre Toscer    
1945 1945 François Blancho SFIO  
1945 1946 Jean Guitton SFIO  
1946 1947 Pitre Grenapin    
1947 1954 François Blancho SFIO  
1954 1954 Louis Bretonnière    
1954 1968 François Blancho SFIO  
1968 1983 Étienne Caux PS  
1983 2014 Joël-Guy Batteux[Note 7] PS puis MDC puis AGR puis PS ingénieur chimiste
président de la Communauté d'Agglomération de la RÉgion Nazairienne et de l'Estuaire (CARENE)
Ordre de l'Empire britannique (officier à titre étranger)
2014 en cours David Samzun PS employé de banque
Les données manquantes sont à compléter.

Depuis 1790, Saint-Nazaire fait partie du département de Loire-Inférieure, renommé Loire-Atlantique en 1957.

En 1868, Saint-Nazaire est devenue la sous-préfecture d'un arrondissement, dont Savenay était jusqu'ici le chef-lieu.

Le 11 février 1977, le conseil municipal de Saint-Nazaire vote un vœu en faveur du rattachement de la Loire-Atlantique à la région Bretagne[15].

Structures intercommunales[modifier | modifier le code]

Saint-Nazaire est le pôle d'une communauté d'agglomération, la CARENE, qui regroupe 10 communes et 120 000 habitants sur plus de 300 km2. Elle est symbolisée par la décoration d'un château d'eau le long de la voie express. Elle inclut notamment Pornichet, tandis que La Baule fait partie d'une autre structure, Cap Atlantique.

La communauté d'agglomération de Saint-Nazaire est englobée dans l'aire métropolitaine Nantes-Saint-Nazaire, désignée par l'État comme métropole d'équilibre dès 1963, qui compte 925 000 habitants[16]. Cette aire métropolitaine se situe au 5e rang national et 36e européen[17].

Cantons[modifier | modifier le code]

La ville est divisée en trois cantons :

Depuis 1941, Saint-Nazaire, comme l'ensemble du département fut détaché de la Bretagne pour faire partie de la région d'Angers (1941), puis en 1955, création des Pays de la Loire actuels, qui se transformeront en collectivité territoriale en 1983.

Transports[modifier | modifier le code]

Pont de Saint-Nazaire

Transports routiers[modifier | modifier le code]

Voies express

Le projet d'un second franchissement de la Loire entre Nantes et Saint-Nazaire est envisagé d'ici à 2025.[réf. nécessaire] Il supporterait à terme le deuxième périphérique nantais.[réf. nécessaire]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Transport ferroviaires[modifier | modifier le code]

La commune possède 3 gares SNCF :

Transport aérien[modifier | modifier le code]

Saint-Nazaire possède un aéroport ouvert au trafic, situé à 5 km au sud-est de Saint-Nazaire, sur la commune de Montoir-de-Bretagne. Sa capacité de traitement annuel est d'environ 150 000 passagers. Saint-Nazaire jouit aussi de la présence de l'aéroport international Nantes Atlantique (3 millions de passagers). Le projet d'aéroport du Grand Ouest, visant à une ouverture d'une nouvelle structure aéroportuaire vers 2015 sur la commune de Notre-Dame-des-Landes, est en cours, malgré l'expression d'une contestation assez vive.

Transport fluvial et maritime[modifier | modifier le code]

Le Grand port maritime de Nantes-Saint-Nazaire a une activité quasi uniquement commerciale et industrielle. Cependant, des paquebots accostent sur les quais nazairiens, au niveau de Montoir-de-Bretagne, les touristes visitant ensuite Saint-Nazaire et la presqu'île guérandaise. Il arrive aussi régulièrement que des courses de voile au large utilisent le port de Saint-Nazaire.

Déplacements doux[modifier | modifier le code]

Tracé de l'EV6

Économie[modifier | modifier le code]

Le Queen Mary 2, construit à Saint-Nazaire

L'économie de la ville est fondée sur l'activité du port : exportation de produits manufacturés, mais aussi sur les services, étant donnée la taille respectable de la ville. L'économie de la pêche a elle presque totalement disparu, malgré la subsistance d'une petite flotte de bateaux de pêche, et les quelques pêcheries le long de la mer.

Les industries majeures sont les suivantes :

  • Construction navale, avec Les Chantiers de l'Atlantique STX France (STX Europe), constructeur de navires tels que le Queen Mary 2, Le Normandie, Le France et les quatre plus gros navires construits dans le monde les ULCC : Batillus, Bellamya, Pierre Guillaumat, Prairial.
  • Construction aéronautique, avec la présence d'un des centres européens d'Airbus. L'usine historique de la SNCASO, puis de la SNIAS, de l'Aérospatiale et enfin d'Airbus, est située à Penhoët, à proximité immédiate des Chantiers de l'Atlantique. Une nouvelle usine a été construite à Gron dans les années 1980 et agrandie à plusieurs reprises depuis. La dernière extension en date est destinée aux lignes d'assemblages d'éléments du futur A350. Dans le secteur aéronautique, on pourra citer aussi la présence de Famat, unité commune de Snecma (groupe Safran) et de General Electric, sur le sol nazairien. Employant environ 450 personnes, Famat est spécialisée dans la fabrication d'éléments structuraux pour turboréacteurs.
  • Construction mécanique, avec la SEMT Pielstick (devenue MAN), constructeur de moteurs Diesel 4 temps destinés aux applications navales, ferroviaires et de production d'électricité. La SEMT Pielstick emploie en 2006, 670 personnes à Saint-Nazaire.
  • Port (premier port français sur la façade atlantique), au sein de la coopération inter-urbaine du Port autonome de Nantes-Saint-Nazaire, regroupant notamment un terminal de produits alimentaires, un terminal méthanier, la raffinerie Total de Donges et de nombreuses autres industries.

Saint-Nazaire est l'un des deux sièges de la Chambre de commerce et d'industrie de Nantes et de Saint-Nazaire qui est celle de la Loire-Atlantique.

Enseignement et recherche[modifier | modifier le code]

Enseignement primaire[modifier | modifier le code]

Enseignement public du 1er degré : 20 groupes scolaires, au total 213 classes accueillant 5 145 élèves :

  • Paul-Bert (138 élèves en primaire) et Élisa Lemonnier (72 élèves en maternelle)
  • Léon-Blum (104 élèves en maternelle et 162 élèves en primaire)
  • Pierre-Brossolette (185 élèves en primaire)
  • Ferdinand-Buisson (79 élèves en maternelle et 127 élèves en primaire)
  • Albert-Camus (125 élèves en maternelle et 121 élèves en primaire)
  • Carnot (104 élèves en maternelle et 150 élèves en primaire)
  • Châteaubriand (99 élèves en maternelle et 173 élèves en primaire)
  • Andrée-Chedid (89 élèves dans 7 classes de maternelle et 125 élèves dans 9 classes de primaire)
  • Pierre-et-Marie-Curie (73 élèves en maternelle et 161 élèves en primaire)
  • Jules-Ferry (291 élèves en primaire)
  • Gambetta (107 élèves en maternelle et 136 élèves en primaire)
  • Victor-Hugo (109 élèves en maternelle et 220 élèves en primaire)
  • Jean-Jaurès (169 élèves en maternelle et 260 élèves en primaire)
  • Lamartine (129 élèves en maternelle et 219 élèves en primaire)
  • Michelet (83 élèves en maternelle et 156 élèves en primaire)
  • Madeleine-Reberioux (ex-écoles Herriot et Paul Boncour) (116 élèves en maternelle et 166 élèves en primaire)
  • Ernest-Renan (143 élèves en primaire)
  • Jules-Simon (155 élèves en maternelle et 306 élèves en primaire)
  • Waldeck-Rousseau (113 élèves en primaire)
  • Jean-Zay (61 élèves en maternelle et 119 élèves en primaire)

Enseignement privé du 1er degré : 7 écoles maternelles et élémentaires :

  • Immaculée-Saint-Jean (201 élèves)
  • Notre-Dame-de-Toutes-Aides (183 élèves)
  • Notre-Dame-Saint Joseph (340 élèves) incluant une CLIS (10 élèves)
  • Saint-Gohard (180 élèves)
  • Saint-Jean-Sainte-Bernadette (202 élèves)
  • Saint-Joseph de Méan (129 élèves)
  • Saint-Joseph de Saint-Marc-sur-Mer (87 élèves)

(effectifs année 2012 - 2013[19])

+ école élémentaire privée bilingue Diwan (français - breton) : 33 élèves à la rentrée 2013.

Enseignement secondaire[modifier | modifier le code]

Les collèges nazairiens rassemblent près de 7 000 collégiens répartis dans 12 collèges :

collèges publics 
  • Albert-Vinçon ;
  • Pierre-Norange ;
  • Anita-Conti ;
  • Jean-de-Neyman ;
  • Jean-Moulin (617 élèves) ayant la particularité d'accueillir des classes à horaires aménagés en sport et en musique
collèges et lycées privés 
  • Saint-Louis : 1 070 élèves (790 au collège)[19], internat (historiquement un collège de garçons) ;
  • Sainte-Thérèse (historiquement un collège de filles) : 460 élèves[19] au collège, 350 élèves[19] au lycée professionnel.

Les lycées nazairiens rassemblent près de 6 000 lycéens répartis dans 11 lycées : le lycée public d'enseignement général et technique Aristide Briand, 3 500 élèves, un des plus grands lycées de France[réf. nécessaire] ; le lycée expérimental, lycée public cogéré par les enseignants et par les élèves ; le lycée privé d'enseignement général Saint-Louis (280 élèves[19]); le lycée privé hôtelier Sainte-Anne (770 élèves[19]) ; le lycée professionnel André Boulloche ; le lycée privé d'enseignement général et technologique Notre-Dame-d'Espérance (800 élèves[19]). La Cité Scolaire Nazairienne est l'une des plus grandes de France, avec près de 4 000 lycéens.

Enseignement supérieur et recherche[modifier | modifier le code]

Le pôle universitaire de Saint-Nazaire fait partie de l'Université de Nantes, parmi les plus grandes universités françaises[réf. nécessaire] avec environ 35 000 étudiants, dont près de 5 000 sur le pôle universitaire de Saint-Nazaire. Le campus nazairien est composé de quatre domaines universitaires : Gavy, Océanis, Heinlex et la Cité Scolaire Nazairienne.

En 2009, l'association CVEN (Conseil de la Vie Étudiante Nazairienne) est créée pour fédérer tous les étudiants et animer la vie associative étudiante de Saint Nazaire[20].

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

Église Saint-Gohard

Catholique[modifier | modifier le code]

Mormon[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Elle a aussi des accords de coopération avec :

Culture[modifier | modifier le code]

  • Des films ont été tournés à Saint-Nazaire, comme Le Poulpe, ou Les Vacances de monsieur Hulot. Les Vacances de Clémence, téléfilm diffusé sur France 2 en mai 2008, évoque la grève des Mensuels en 1967, ainsi que les événements de mai 1968, à Saint-Nazaire.
  • L’ambiance du roman noir est si présente à Saint-Nazaire qu’il s’y est longtemps tenu le festival Délit d’encre, principal festival de roman noir français.
  • Le personnage de bande dessinée de Hergé, Tintin se rend à Saint-Nazaire dans l’album les 7 boules de cristal, en compagnie de Milou et du Capitaine Haddock. Ils arpentent les quais du port à la recherche du professeur Tournesol. Depuis quelques années, la ville et les docks sont jalonnés de six "vignettes Tintin" qui évoquent le reporter à la houppette et le capitaine de marine aux fameux jurons. L'association nazaréenne "Les 7 Soleils" a mis en place ces panneaux qui font référence à cet album de Tintin, les 7 boules de cristal, un des rares épisodes qui localise clairement la ville où se déroule l'intrigue.
  • Le jeu vidéo Medal of Honor : Les Faucons de guerre (Medal of Honor: European Assault, EA, 2005) s'ouvre sur un raid britannique sur Saint-Nazaire.
  • Dans la série télévisée d'animation franco-canadienne Skyland le vaisseau pirate est nommé « Le Saint Nazaire ».
  • « Carnet Culture Découverte » créé le 8 septembre 2003,
  • Le Festival Voisinages, spectacles variés en tout genre, se déroule dans la salle de spectacle Le fanal, scène Nationale.

Activités musicales[modifier | modifier le code]

Conservatoire (Musique & Danse), classes à horaires aménagés, Orchestre symphonique, Orchestre d'Harmonie, Cours de piano de Marc Kowalczyk, différentes grandes chorales, un bagad, une salle de concert de musiques actuelles (le VIP), le festival Les Escales qui rassemble chaque année en août des groupes de musiques du monde entier autour d'un thème, d'autres festivals sont aussi organisés comme Consonances, Résonances, le club des cinq... À noter que l'on trouve une quantité importante de groupes amateurs à Saint-Nazaire, dans tous les styles, situation permise par la présence de plusieurs studios de répétition gérés par des associations para-municipales, et pratiquant des tarifs peu onéreux. Parmi les formations musicales nazairiennes évoluant dans la région on peut citer : Buffet Froid (chanson swing à textes), R.A.Z (Deathcore), Delphine Coutant (chanson française), B0rd3l1k (ambiance elektronik), Little John (one man rock band), Bastard Academy (Crust).

Le complexe Ville-Port[modifier | modifier le code]

complexe ville-port

Autour du port, le projet Ville-port laisse une place importante à la culture et aux loisirs, en effet celui-ci rassemble : Un cinéma multiplexe, des musées mais aussi des bars et une discothèque. Le nouveau théâtre a vu le jour en 2012 sur les friches de l'ancienne gare de voyageurs.

Médiathèque[modifier | modifier le code]

La médiathèque de Saint-Nazaire est un réseau de lecture publique comprenant :

  • Une médiathèque centrale, la médiathèque Étienne Caux, implantée dans son bâtiment actuel depuis 1971.
  • Une bibliothèque de quartier, la bibliothèque Anne Frank, située dans le quartier de la Bouletterie depuis 1989.
  • Un bibliobus desservant les quartiers, mis en service en 1996.

La médiathèque offre plus de 180 000 documents à la consultation et au prêt.

Musées et patrimoine[modifier | modifier le code]

Espadon : chambre des Torpilles et sas

Les musées et le patrimoine sont gérés par la structure « Saint-Nazaire Tourisme et Patrimoine », un établissement public dont le siège est situé sur le site Ville-Port.

Cette structure est chargée de la gestion de l'Office de Tourisme et de plusieurs sites touristiques :

  • Escal'Atlantic, ouvert depuis 2000, rénové en 2012/2013. Il s'agit d'un parcours dont l'architecture s'inspire de celle d'un paquebot transatlantique. Cet équipement est un centre d'interprétation sur l'histoire des paquebots construits à Saint-Nazaire, entre la fin du 19e siècle et les années 1960, à travers les arts décoratifs, la vie à bord, la navigation et la propulsion, l'exploitation des lignes etc. Près de 200 objets authentiques provenant de navires célèbres, dont les paquebots France et Normandie, sont mis en scène, accompagnés de dispositifs multimédia interactifs.
  • L'Espadon est un sous-marin de la marine française, désarmé au cours des années 1980. Aujourd'hui, il est installé dans la base avancée de sous-marins, une écluse fortifiée située au dessus de l'entrée est du Bassin de Saint-Nazaire, et se visite.
  • L'écomusée de Saint-Nazaire, situé dans le quartier du Petit Maroc, face à l'Estuaire est un écomusée, à savoir un musée traitant d'un territoire particulier. Il retrace l'histoire de Saint-Nazaire de la Préhistoire à nos jours, en abordant les principaux thèmes qui ont façonné la ville au cours des siècles (Première et Seconde Guerres mondiales, construction aéronautique, activité portuaire et principalement construction navale). Il présente également les sites d'archéologie : tumulus de Dissignac, dolmen et menhir ainsi que des vestiges archéologiques.

Le patrimoine de la ville est également constitué de sites industriels visitables :

Parmi les autres éléments du patrimoine nazairien, on compte le Grand Café, centre d'Art contemporain de la ville, situé sur le rond-point des 4-horloges et le LIFE (« vie » en anglais, acronyme de « Lieu International des Formes Émergentes »), situé dans la base sous-marine

Le bâtiment du musée des beaux-arts de la ville de Saint-Nazaire, détruit par les bombardements alliés en 1944, n'a pas été reconstruit depuis. Un temps, le site de l'ancienne gare de l'État (la façade du XIXe siècle est conservée, malgré les dégâts des bombardements) a été envisagé pour sa reconstruction. Les collections qui ont échappé aux destructions et aux incendies sont dispersées dans les bâtiments publics ou en réserve, mais elles sont toujours aujourd'hui enrichies par la ville dans l'attente d'une renaissance du musée.

Cinémas, théâtre, centre culturel et autre structures et lieux culturels[modifier | modifier le code]

La ville rassemble plusieurs compagnies de théâtre professionnelles dont le « Théâtre Athénor » (orienté jeune public, étant également un diffuseur de spectacle : une salle de spectacle) et le « théâtre Icare », un centre culturel scène nationale, « Le Théâtre » (anciennement nommé « Le Fanal », ayant changé de nom lors de son aménagement dans le nouveau théâtre de la ville, construit sur le site de l'ancienne gare, pour la saison 2012-2013, en reprenant les bâtiments subsistant et en y incorporant des constructions neuves), des salles de cinéma (Cinéville, le Jean Bart), des salles de spectacles : le VIP, la Tisanerie, le Jean Bart (230 places) ; une école municipale d'Arts plastiques, un conservatoire à rayonnement départemental musique et danse ainsi que de nombreuses écoles privées proposant l'enseignement de disciplines artistiques (principalement de la danse mais également du cirque). D'autre part, le théâtre Athénor, cité plus haut, propose des ateliers théâtre, et les maisons de quartiers des activités artistiques. On trouve également des galeries d'arts (comme la galerie des Franciscains, le grand café, le BAC).

La Maison des écrivains étrangers et des traducteurs (MEET)[modifier | modifier le code]

Elle reçoit tout au long de l'année des écrivains et des traducteurs, qui se voient offrir l'hospitalité dans un appartement au 10e étage du Building, le grand édifice résidentiel situé sur le port, avec vue sur tout l'estuaire et l'océan. L'auteur a la possibilité de laisser un texte dont le sujet et la forme sont libres et qui sera publié en édition bilingue par la MEET s'il est accepté par le directeur littéraire, Patrick Deville [21]. Chaque année en novembre, la MEET organise un colloque littéraire international, MEETING.

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Le Bagad de Saint-Nazaire est un des tout premiers de Bretagne. Il évolue en Première Catégorie. Il existe aussi un cercle celtique qui se produit régulièrement en danses du pays guérandais ainsi que des autres danses bretonnes mais aussi étrangères.

Art[modifier | modifier le code]

La Suite de triangles : depuis le toit terrasse de la base sous-marine avancée, site choisi par l'artiste Felice Varini, se matérialise une « ligne horizontale » qui embrasse le paysage du port. Telle une partition, les triangles disposés successivement sur le haut et le bas de cette ligne révèlent une forme peinte sur un seul plan.

Jardins et espaces verts[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

La Soucoupe

Au niveau sportif, la ville se distingue particulièrement par deux clubs.

  • En voile la régate Saint-Nazaire - Saint-Malo (SNSM) est organisée chaque année[22].

La Salle des sports de Saint-Nazaire est connue pour son architecture moderniste, d'où son surnom de « Soucoupe ».

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Personnalités nées à Saint-Nazaire[modifier | modifier le code]

Autres personnalités liées à Saint-Nazaire[modifier | modifier le code]

  • Aristide Briand (1862-1932), avocat et homme politique, Prix Nobel de la paix en 1926 a été membre du conseil municipal de Saint-Nazaire du 6 mai 1888 au 22 février 1889. Il a grandi à Saint-Nazaire, où ses parents tenaient « Le Grand Café », aujourd'hui transformé en centre d'expositions d'art contemporain.
  • Fernand Pelloutier (1867-1901), journaliste, militant anarcho-syndicaliste, président de la Fédération des Bourses du Travail, théoricien de la grève générale.
  • Noël Le Maresquier (1903-1982), architecte, qui, dans le cadre de la reconstruction de la ville, a construit en 1964 l'église Notre-Dame d'Espérance (fonts baptismaux de Gustave Tiffoche).
  • Paul Tessier (1917-2006), chirurgien de renommée internationale.
  • René Guy Cadou (1920-1951), poète, il vit à Saint-Nazaire de 1927 à 1930, ses parents étant alors instituteurs à l'école de la rue de Cardurand. Il évoque ces trois années dans son livre Mon enfance est à tout le monde (2 ° partie : « 44, rue de Cardurand »).
  • Georges Carpentier (1924-1996), homme politique et député.
  • Bernard Alliot (1936-1996), journaliste et écrivain.
  • Gabriel Cohn-Bendit, né en 1936, enseignant et militant, fondateur du lycée expérimental de Saint-Nazaire.
  • Jean Rouaud, né en 1952, écrivain, Prix Goncourt 1990, a fait ses études secondaires au lycée Saint-Louis, qu'il évoque assez longuement dans son livre Le Monde à peu près (sous le nom de « lycée Saint-Cosmes »).
  • Laurianne Deniaud, né en 1982 à Saint-Nazaire, présidente du Mouvement des Jeunes socialistes.
  • Marie-Odile Bouillé, né en 1950, députée PS de Saint-Nazaire.
  • Pierre Norange, (1871-1958) Journaliste au journal l’Éclair. Créateur de l'université populaire et des patronages laïques de Saint-Nazaire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jours ou le vent maximum dépasse 16 m/s
  2. Bien que distant d'une trentaine de kilomètres, les pluviosités et ensoleillements à Saint-Nazaire sur l'estuaire de la Loire présentent des différences faibles mais signifiantes par comparaison entre les mesures effectuées en continu au Croisic durant l'entre deux guerres et durant les années 1950-1960, et par les mesures effectuées par les bénévols.
  3. Les découvertes archéologiques faites par René Kerviler, ingénieur des Ponts et Chaussées chargé de la construction du port, sont décrites avec précision - pour l'époque - dans une stratigraphie contenants des objets datant du néolithique à l'époque romaine. Ils sont déposés pour partie au musée Dobrée à Nantes. Cette description fera date, et sera critiquée par ses contemporains, mais elle est une des premières plaçant les objets dans « un chronomètre » sédimentaire, ce que l'on appellerait aujourd'hui une stratigraphie.
  4. La CFTC en 1955 n'a pas encore subi la scission de la CFDT
  5. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  6. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  7. Réélu en 1989, 1995, 2001 et 2008.

Références[modifier | modifier le code]

  1. La légende dorée de Jacques de Voragine
  2. Source : L'été 2010 est particulièrement chaud sur Saint-Nazaire, la pluie a été faible en juin & juillet 2010, 53,8 mm seulement contre 68 mm en 2009. Meteo France, station de Montoir-Saint-Nazaire
  3. Source : Document Météo France sur le climat de l'agglomération - Périmètre du PPA
  4. Il s'agit d'un fragment des Histoires de Polybe qui est cité par Strabon : Géographie, IV, 2. Strabon parle aussi à cet endroit de Pythéas, mais ne dit pas que Pythéas ait parlé de Corbilo. Citation complète de Strabon (français et grec) dans l'article Corbilo.
  5. Blog sur le quartier de Méan avec photos
  6. a, b et c « Un peu d'histoire », sur stxeurope.com
  7. a et b Fiche de Saint-Nazaire sur cassini.ehess
  8. Max Lagarrigue, Comment les Français vivent-ils les bombardements alliés ?, in 99 questions... La France sous l'occupation, Montpellier, CNDP, 2007.
  9. Apocalypse III, 7 : Haec dicit Sanctus et veus, qui habet clavem David ; qui aperit et nemo claudit ; claudit et nemo aperit.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  11. « Saint-Nazaire 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 31 décembre 2012).
  12. « Évolution et structure de la population », sur Résultats du recensement de la population - 2008 (consulté le 5 janvier 2012)
  13. « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique en 2008 », sur insee.fr (consulté le 5 janvier 2012)
  14. Louis Maurin, « Les villes les plus inégalitaires de France », sur Observatoire des inégalités et Alternatives Economiques,‎ 2 novembre 2011 (consulté le 29 décembre 2013)
  15. Pierre-Yves Le Rhun, Jean Cévaër et Yves Lainé, « Le mouvement pour la réunification administrative de la Bretagne (1972-2001) », dans Joseph Martray et Jean Ollivro, La Bretagne réunifiée : une véritable région européenne ouverte sur le monde, Les Portes du large,‎ 2001, 16 × 24 cm, 160 p. (ISBN 2-914612-06-0, présentation en ligne), p. 144
  16. Estimation AURAN, 2008.
  17. Données AURAN.
  18. EV6 c'est quoi ? - Eurovelo6.org Site édité par le Conseil Régional du Centre. L’EuroVelo 6 Atlantique-Mer Noire est l’un des 12 itinéraires du réseau EuroVelo 6 né à l’initiative de la Fédération européenne des cyclistes (ECF) (...). Son objectif est de suivre trois des plus grands fleuves européens, creusets de la civilisation européenne : la Loire, le Rhin et le Danube. Elle traverse donc la France, la Suisse, l’Allemagne, l’Autriche, la Slovaquie, la Hongrie, la Serbie, la Croatie, la Bulgarie et la Roumanie.
  19. a, b, c, d, e, f et g Ouest-France, « Effectifs de l'enseignement privé à la rentrée 2012 » (consulté le 30 décembre 2012)
  20. Site du CVEN
  21. Voir les activités de la M. E.E.T. sur le site http://www.maisonecrivainsetrangers.com/.
  22. Record SNSM
  23. www.musica-stnazaire.com
  24. Site de l'APHRN (Association Préhistorique et Historique de la Région Nazairienne), association créée par Fernand Guériff en 1969

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie documentaire[modifier | modifier le code]

  • Loire-Atlantique (coll. Le Patrimoine des communes de France), Flohic éditions, Charenton-le-Pont, (Saint-Nazaire : tome 2, pages 1141-1175)
  • Moret Henri, Histoire de Saint-Nazaire et de la région environnante, Bruxelles, 1977
  • Barbance Marthe, Saint-Nazaire : la Ville, le Port, le Travail, Marseille, 1979
  • Guériff Fernand, Historique de Saint-Nazaire : de la construction du port à nos jours, avec de nombreuses illustrations, Guérande, 1963

Bibliographie littéraire[modifier | modifier le code]

  • Paul Nizan : Antoine Bloyé (1933)
    Le chapitre IV du roman a pour cadre Saint-Nazaire où le héros passe une partie de son adolescence, dans les années 1878-1880.
  • Patrick Thuillier : Territoire (poésies sur la Brière), Éditions JMG Création, 2006. (ISBN 2-916740-00-7).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]