Saint-Nazaire
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| Saint-Nazaire Sant-Nazer |
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| Pays | France |
|---|---|
| Région | |
| Département | (sous-préfecture) |
| Arrondissement | Arrondissement de Saint-Nazaire (chef-lieu) |
| Canton | 3 cantons (chef-lieu) |
| Code Insee | 44184 |
| Code postal | 44600 |
| Maire Mandat en cours |
Joël-Guy Batteux (PS) 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération de la région nazairienne et de l'estuaire (La CARENE) |
| Coordonnées géographiques |
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| Altitudes | moyenne : 6 m minimale : 0 m maximale : 47 m |
| Superficie | 4 679 ha = 46,79 km² |
| Population sans doubles comptes |
69 600 hab. (2008) |
| Densité | 1 500 hab./km² |
| Aire urbaine | 173 000 hab. |
| Gentilé | Nazairiens, Nazairiennes |
| Site | www.mairie-saintnazaire.fr |
Saint-Nazaire, "La cité portuaire", (Sant-Nazer en breton et Saint-Nazère ou Saint-Nazaer en gallo), est une commune française, située dans le département de la Loire-Atlantique, dans la région administrative des Pays de la Loire. Son histoire est liée à son port, à la Loire, à la mer et à la Bretagne.
Ses 70 000 habitants sont appelés les Nazairiens et les Nazairiennes.
- Saint-Nazaire est la ville centre d'une agglomération la CARENE, qui regroupe 10 communes et 120 000 habitants sur plus de 300km².
Sommaire |
[modifier] Géographie
La commune est située à proximité des marais de la Brière, parc naturel régional important regroupant de nombreuses espèces animales et végétales, c'est la deuxième plus grande zone humide de France après la Camargue. La ville compte 20 plages, comme celle de Villès-Martin, où les Nazairiens aiment se prélasser. Mais la proximité du port et du fleuve pousse souvent les estivants à chercher plus loin, au-delà de Porcé où l'on peut suivre le chemin des douaniers pour descendre dans les criques. Plusieurs stations balnéaires connues se situent également à quelques kilomètres de la ville: Saint-Brévin-les-Pins, de l'autre côté de la Loire, pour laquelle il faut emprunter le pont de Saint-Nazaire, l'un des plus long d'Europe et aussi Pornichet et La Baule-Escoublac. L'aire urbaine de Saint-Nazaire s'étend sur la rive droite de l'estuaire de la Loire jusqu'à son extrémité (Batz-sur-Mer, Le Croisic).
[modifier] Démographie
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- En 1900, création de la commune de Pornichet par démembrement de la commune de Saint-Nazaire.
- A partir de 1943, la ville fut totalement évacuée et ne comptait plus à la fin de la guerre que 60 habitants.

Tranches d'âge:
- 0-19 : 26%
- 20-39 : 28%
- 40-59 : 25%
- 60 et + : 21%
Situation matrimoniale:
- 47% : mariés
- 9% : divorcés
- 9% : veufs
- 35% : célibataires.
Nombre de logements:
- 34 500, dont 31 000 en résidence principale.
- propriétaires : 51%
- locataires : 49%
- appartements : 54%
- Maisons : 46%
[modifier] Administration
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1790-1790 | Jean-Pierre Dufrexou | |||
| 1790-1791 | Sébastien Bureau | |||
| 1791-1792 | Claude Jean Dubochet | |||
| 1792-1794 | Jean-Pierre Dufrexou | |||
| 1794-1811 | Jean-François Allançon | |||
| 1811-1815 | Guillaume Durand | |||
| 1815-1815 | Jean-Pierre Mahé | |||
| 1815-1823 | Julien Maurice Tahier de Kervaret | |||
| 1823-1829 | Bernardin de Lesquen | |||
| 1829-1830 | Jean-Pierre Mahé | |||
| 1830-1830 | Charles Alexandre Blanchard | |||
| 1830-1834 | Mathieu Goy | |||
| 1834-1837 | Claude Jean Dubochet | |||
| 1837-1848 | Jean François Havard- Duclos | |||
| 1848-1848 | Joseph Marie Denancé | |||
| 1848-1848 | Gabriel Picard | |||
| 1848-1870 | René Guillouzo | |||
| 1870-1874 | Alexande Marie Vezin | |||
| 1874-1874 | Pascal Cahour | |||
| 1874-1875 | J. Aubre | |||
| 1875-1884 | Auguste Joseph Desanges | |||
| 1884-1884 | Gustave Lallement | |||
| 1884-1896 | Fernand Gasnier | |||
| 1899-1909 | Baptiste Auguste Lechat | |||
| 1909-1919 | Louis Brichaux | |||
| 1919-1925 | Vivant Lacour | |||
| 1925-1941 | François Blancho | SFIO | ||
| 1941-1941 | Bernard Escurat | |||
| 1941-1945 | Pierre Toscer | |||
| 1945-1945 | François Blancho | SFIO | ||
| 1945-1946 | Jean Guitton | |||
| 1946-1947 | Pitre Grenapin | |||
| 1947-1954 | François Blancho | SFIO | ||
| 1954-1954 | Louis Bretonnière | |||
| 1954-1968 | François Blancho | SFIO | ||
| 1968-1983 | Étienne Caux | PS | ||
| 1983-2001 | Joël-Guy Batteux | PS puis MDC | ||
| 2001-2008 | Joël-Guy Batteux | AGR, PS | ||
| 2008-2014 | Joël-Guy Batteux | PS |
Depuis 1790, Saint-Nazaire fait partie du département de Loire-Inférieure, renommé Loire-Atlantique en 1957.
Saint-Nazaire est devenue sous-préfecture en 1868, en remplacement de Savenay dont elle relevait jusque là.
La Communauté d'agglomération de la région nazairienne et de l'estuaire (La C.A.R.E.N.E) - regroupe Saint-Nazaire et 9 communes limitrophes.
[modifier] Cantons
La ville est divisée en trois cantons :
- Le canton de Saint-Nazaire-Centre compte 24 000 habitants ;
- Le canton de Saint-Nazaire-Est compte 20 700 habitants ;
- Le canton de Saint-Nazaire-Ouest compte 21 200 habitants.
Depuis 1941, Saint-Nazaire, comme l'ensemble du département fut détaché de la Bretagne pour faire partie de la région d'Angers (1941), puis en 1955, création des Pays de la Loire actuels, qui se transformeront en collectivité territoriale en 1983.
[modifier] Transport
[modifier] En voiture
Voies express:
* Nantes la préfecture, depuis la N165/N171 (E60).
* Rennes depuis la N137/N171.
* Vannes, Lorient, Quimper et Brest, depuis la N165.
* La Roche sur Yon, depuis Pornic.
* Angers, depuis Nantes.
* La Baule-Escoublac et Guérande par périphérique.
* Saint-Brevin-les-Pins et Pornic par périphérique.
* Savenay et Pontchâteau par périphérique.
*Paris, depuis la A10/A11 (à Nantes).
Le projet d'un second franchissement de la Loire entre Nantes et Saint Nazaire est envisagé d'ici à 2025. Il supporterait à terme le deuxième périphérique Nantais.
[modifier] En zone urbaine
La circulation est plutôt facile à Saint-Nazaire, seul quelques légers bouchons peuvent se produire aux heures de pointe, notamment pour accéder à la voie express de Nantes (N171). Le stationnement est plutôt accessible et surtout gratuit dans toute la ville. (sauf aux parkings de la Gare et du Centre-Ville)
[modifier] En bus
La ville de Saint-Nazaire et sa communauté d'agglomération (La C.A.RE.N.E), vont mettre en place un transport urbain rapide en site propre, de type busway ou tramway, d'ici 2011.
Cette ligne relira Donges à Pornichet, en passant par Montoir-de-Bretagne, Trignac et Saint-Nazaire.
[modifier] STRAN
[modifier] Lignes départementales LILA
- 13 : Saint-Nazaire<=>Herbignac.
- 14 : Saint-Nazaire<=>Saint-Nicolas-de-Redon (par Ponchâteau et Saint-Gildas-des-Bois).
- 15 : Saint-Nazaire<=>Pornic (par Saint-Brevin).
- 16 : Saint-Nazaire<=>Frossay (par Saint-Brévin).
- 18 : Saint-Nazaire<=>Saint-Père-en-Retz (par Saint-Brévin).
- 44 : Saint-Nazaire<=>Châteaubriand (par Savenay, Blain et Nozay).
- A : Saint-Nazaire<=>Guérande (par La Baule).
- B : Saint-Nazaire<=>Guérande (par périphérique).
- C : Saint-Nazaire<=>Herbignac (par Saint-Lyphard).
- E : Saint-Nazaire<=>Le Croisic (par La Baule).
[modifier] Ligne T.E.R Bretagne/Pays de la Loire
- 3 : Saint-Nazaire<=>Redon(par Ponchâteau, Saint-Gildas-des-Bois et Saint-Nicolas-de-Redon).
[modifier] En train
- Par le TGV venant de Nantes et Paris, desservant La Baule et Le Croisic.
Saint-Nazaire<=>Paris
Saint-Nazaire<=>Nantes
Saint-Nazaire<=>Le Mans (par Nantes et Angers)
Saint-Nazaire<=>La Roche-sur-Yon (par Nantes)
Saint-Nazaire<=>Rennes (par Savenay)
Saint-Nazaire<=>Orléans (par Nantes, Angers et Tours)
Saint-Nazaire<=>Brest (par Savenay, Vannes, Lorient et Quimper)
Saint-Nazaire<=>Nevers (par Nantes, Angers, Tours et Bourges)
Saint-Nazaire<=>Le Croisic (par La Baule)
Saint-Nazaire<=>Cholet (par Nantes)
* Anciennes lignes:
Saint-Nazaire<=>Rennes (par Ponchâteau)
Saint-Nazaire<=>Le Mans (par Châteaubriand et Sablé-sur-Sarthe).
Saint-Nazaire<=>Vannes (par La Roche-Bernard)
La Gare TGV de Saint-Nazaire se situe à l'entrée Nord de la ville, elle est relié quotidiennement au Croisic, Nantes, et Paris. Avec une trentaine de liaison T.E.R depuis Nantes, Saint-Nazaire et relié à l'ensemble du réseau ferroviaire Français et Européen.
[modifier] En zone urbaine et périurbaine
Saint-Nazaire et les autres communes de son agglomération sont désservies par un réseau de transport en commun assez dense, gèré par la STRAN, qui proposera a ses abonnés un tiket pour cirucler dans les T.E.R Métrocéane et Interloire entre Savenay et Le Croisic.
[modifier] En avion
Saint-Nazaire possède un aéroport ouvert au trafic, situé à 5km au Sud-Est de Saint-Nazaire, sur la commune de Montoir de Bretagne. Ca capacité de traitement annuel est de 150 000 passagers. Saint-Nazaire jouit aussi de la présence de l'aéroport international Nantes Atlantique (3 millions de passagers). La création d'un aéroport International du Grand Ouest verra le jour avant 2015 sur la commune de Notre-Dame-des-Landes.
[modifier] En bateau
Le Port autonome de Nantes-Saint-Nazaire a une activité uniquement commerciale et industrielle. Cependant, des paquebots accostent sur les quais Nazairiens, au niveau de Montoir de Bretagne, direction Saint-Nazaire et la présqu'île.
[modifier] Économie
L'économie de la ville est fondée sur l'activité du port : exportation de produits manufacturés, mais aussi sur les services, étant donnée la taille respectable de la ville. L'économie de la pêche a elle presque totalement disparue, malgré la subsistance d'une petite flotte de bateau de pêche, et les quelques pêcheries le long de la mer.
Les industries majeures sont :
- Construction navale, avec Les Chantiers de l'Atlantique (aujourd'hui Aker Yards), constructeur du récent bateau de croisière le Queen Mary 2
- Construction aéronautique, avec la présence d'un des centres européens d'Airbus. L'usine historique de la SNCASO, puis de la SNIAS, de l'Aérospatiale et enfin d'Airbus, est située à Penhoët, à proximité immédiate des Chantiers de l'Atlantique. Une nouvelle usine a été construite à Gron dans les années 1980.
- Construction mécanique, avec la SEMT Pielstick, constructeur de moteurs Diesel 4 temps destinés aux applications navales, ferroviaires et de production d'électricité. La SEMT Pielstick emploie en 2006, 670 personnes à Saint-Nazaire.
- Port (premier port français sur la façade atlantique), au sein de la coopération inter-urbaine du Port autonome de Nantes-Saint-Nazaire, regroupant notamment un terminal de produits alimentaires, un terminal méthanier, le terminal Elf de Donges et de nombreuses autres industries.
Saint-Nazaire est l'un des 2 sièges de la Chambre de commerce et d'industrie de Nantes et de Saint-Nazaire qui est celle de Loire-Atlantique.
[modifier] Enseignement
Tout les jours, se sont plus de 26 000 jeunes qui se retrouvent devant les tableaux noirs Nazairiens.
[modifier] Les écoles
Les écoles maternelles et les écoles élémentaires Nazairiennes regroupent près de 8 000 écoliers répartis dans 30 groupes scolaires.
[modifier] Les collèges
Les collèges Nazairiens rassemblent près de 7 000 collégiens répartis dans 12 Collèges.
[modifier] Les lycées
Les lycées Nazairiens rassemblent près de 6 000 lycéens répartis dans 11 lycées. A noter que la Cité Scolaire Nazairienne est l'une des plus grande de France, avec à son bord près de 4 000 lycéens.
[modifier] Le Supérieur
Le pole universitaire de Saint-Nazaire, forme avec l'Université de Nantes, la deuxième plus grande université Française avec environ 35 000 étudiants, dont près de 5 000 sur le pole universitaire de Saint-Nazaire. A noter que le campus Nazairien est composé d'un I.U.T(Heinlex), d'une université(Gavy-Océanis), de plusieurs laboratoires de recherche ainsi que de multiples écoles, de commerce, d'industrie, de tourisme, d'informatique, de finance, d'économie et de santé. Le campus universitaire de Saint-Nazaire comprend des Blibliothèques Universitaires, des Restaurants Universitaires ainsi que des Cités Universitaires. Ces équipements se répartissent sur 4 domaines universitaires: Gavy, Océanis, Heinlex et la Cité Scolaire Nazairienne. La Municipalité consacre environ 25% de son budget à l'éducation, marquant ainsi la priorité qu’elle accorde à ce secteur.
[modifier] Histoire
[modifier] Antiquité
La région est habitée depuis les temps les plus reculés, comme le prouve la présence de plusieurs vestiges, comme le tumulus de Dissignac, ou encore le dolmen (qui se situe en plein au cœur de la ville). Des vestiges néolithiques et bronziers ont été retrouvés, dans l'anse de la Ville-Halluard. Le village se trouve alors sur les terres en bordures de Loire. Voir aussi : Dolmen des Trois Pierres Saint Nazaire faisait partie de la cité gauloise armoricaine des namnètes, puis la ville de Corbilo devint un port gallo-romain
[modifier] Moyen Âge
D'après le chroniqueur Alain Bouchart (XVe), faisant mention des origines légendaires des Bretons, c'est vers Saint-Nazaire que se dirigea Brutus, l'ancêtre mythique des Bretons, pour prendre pied sur sa nouvelle patrie. À la fin de l'Empire romain, les Bretons d'Outre-Manche (province de Bretagne) colonisèrent la Loire, puis peu à peu la presqu'île guérandaise. L'extension maximale de la langue bretonne sur la Loire se trouve un peu à l'est de Saint-Nazaire (Donges, célèbre raffinerie pétrolière aujourd'hui). Au VIe siècle, un texte de Grégoire de Tours fait mention d'une basilique abritant les reliques du martyr Nazarius. En cette basilique, un baudrier d'or en offrande était exposé. Il aurait suscité la convoitise du chef breton Waroc'h II, qui fit envoyer un émissaire pour s'en emparer. Celui-ci se fracassa le crâne sur le linteau de la porte. Par ce miracle, Waroc'h, effrayé, combla l'église de dons. Le village prit le nom de Sanctus Nazarius de Sinuario. L'histoire de Saint-Nazaire est ensuite plus discrète. Elle connut des affrontements, comme celui de 1380, où Jehan d'Ust défendit la ville au nom du duc Jean IV contre la flotte castillane, lors de la Guerre de Cent Ans. Le bourg était le chef-lieu d'une paroisse qui allait de Penhoët à Pornichet, siège d'une seigneurie, la Vicomté de Saint-Nazaire. Saint-Nazaire fit partie, comme l'ensemble de la Bretagne, du royaume breton, puis du Duché de Bretagne jusqu'en 1532, année d'annexion à la France. En 1624, la ville fut menacée par les calvinistes. En 1756, un fort fut construit sur l'ordre du duc d'Aiguillon pour protéger le littoral. Le bourg comptait alors 600 habitants. Jusqu'à la Révolution française, Saint-Nazaire fit partie de la province de Bretagne.
[modifier] Industrialisation
Au début du XIXe siècle, le port n'est encore qu'un hâvre. Contrairement à ce qui est affirmé un peu partout aujourd'hui, l'économie n'est pas basée sur la pêche, mais Saint-Nazaire est un port de lamaneurs et de pilotes de Loire, qui guident les bateaux de commerce dans l'estuaire). Avant la création du Saint-Nazaire moderne par Napoléon III, la paroisse de Saint-Nazaire ne compte que 3216 habitants. Ce Saint-Nazaire moderne fut créé comme un port avancé sur la Loire, profitant de trêves dans les guerres qui empêchaient jusque là son évolution. La population de Saint-Nazaire connut alors une croissance exponentielle, ce qui lui valut le surnom de 'petite Californie bretonne', ou encore ’la Liverpool de l'ouest’, l'apport de population fut principalement local (Brière), de Basse-Bretagne (du Morbihan au Finistère sud), et plus minoritairement d'autres régions françaises. En 1802, on décide de construire une chaussée sur le Portereau, un phare, un môle, des bassins et des cales de constructions. Le môle, après une longue attente, s'édifia de 1828 à 1835. La ville est construite sur l'emplacement actuel du quartier du Petit Maroc. Saint Nazaire, a pendant longtemps, été un petit port puis le terminus du ferry vapeur (pyroscaphe) qui faisait la ligne Nantes-Saint-Nazaire. Vers la fin du XIXe siècle, les navires de gros tonnage ne pouvant plus remonter jusqu'à Nantes, on en fit un port de substitution. En 1856, le premier bassin est creusé par le remblaiement de l’anse de la Ville Halluard. Cette darse permettait aux navires de s’amarrer et de faire demi-tour. En 1857, la Compagnie des chemins de fer d’Orléans relie Saint-Nazaire à Nantes. En 1862, installation des lignes postales transatlantiques vers l’Amérique centrale et ouverture des premiers chantiers navals ammorçant l'indutrialisation de la ville (Chantier Scott). C’est le premier chantier naval français à lancer des navires modernes avec des coques en métal. En 1866, le chantier Scott fait faillite. En 1881, l'inauguration du second bassin, celui de Penhoët, permet l'escale d'un nombre de navires plus importants. Une écluse d'accès est aussi construite. Le vieux St Nazaire, est ainsi coupé par cette écluse, créant ainsi une île artificielle appelée petit Maroc.
Saint-Nazaire va ensuite connaître un épisode fondateur de son identité de Ville Rouge: la grève des Forges de Trignac en 1884 (située à l'époque sur la commune de Montoir-de-Bretagne, aujourd'hui commune de Trignac), qui connaît un retentissement national. Elle démarre en opposition à une réduction d'effectif dans les ateliers de puddlage. Aussitôt, le 30 mars, les ouvriers se mettent en grève à une écrasante majorité. La grève, pas si grave, semble être brève. Mais elle fait suite à d'autres évènements (la Fusillade de Fourmies). Les socialistes affluent, défendent les grévistes arrêtés, organisent un tapage médiatique important. La grève leur sert de porte-voix au plan national. C'est une démonstration de force, qui toutefois n'amènera ni généralisation du conflit ni avancée sociale.
En 1900, est créée la commune de Pornichet par démembrement de Saint-Nazaire.
[modifier] Première Guerre mondiale.
La ville fut un port important de débarquement des troupes alliées. Celles-ci, en particulier les troupes américaines firent de nombreux aménagements dans la région. Ils creusèrent en particulier plusieurs étangs afin de créer des retenues d'eau potable. En 1917, les Américains construisent le terminal frigorifique.
[modifier] L'entre-deux-guerres
la construction aéronautique fait son apparition en 1922 sur le site des chantiers navals qui, pour diversifier leur production, construisent des hydravions. En 1936, l'entreprise est nationalisée, et les programmes militaires assurent le développement de l'activité. Entre 1931 et 1932, mise en place de la forme-écluse Joubert, transformation nécessaire pour pouvoir accueillir la construction du nouveau fleuron de la Compagnie Générale Transatlantique, le paquebot Normandie. En 1932, le casino de Saint-Nazaire fait faillite et est revendu à l’évêché de Nantes. En 1935, Construction de la première partie de l’actuelle école Saint-Louis à la place du casino. En juin 1936, la grève générale affecte grandement la ville, les chantiers navals sont paralysés.
[modifier] Seconde Guerre mondiale
Saint-Nazaire a été la dernière grande ville libérée d'Europe. En 1940, avec la conquête nazie, le débarcadère de la Compagnie générale transatlantique sur la darse est détruit et d'énormes bunkers sont construits par l'Organisation Todt pour créer une base de sous-marins allemands. La côte, elle, est occupée de nombreux blockhaus constituant une partie du Mur de l'Atlantique. Du fait de son importance stratégique la place est bien gardée. Et est soumise à d'importants bombardements. En 1943, la ville de Saint-Nazaire est évacuée. En mars 1942, l'Opération Chariot permit à un commando britannique d'endommager la Forme Joubert de manière à empêcher les cuirassés allemands de pouvoir y être réparés. Le bassin ne sera réparé qu'à la fin de la guerre. En 1943, l’hôtel de ville est détruit sous les bombardements. Lors des semaines qui suivirent le Débarquement de Normandie, la concentration de troupes allemandes dans la région fut telle que les Alliés créèrent un front, laissant les troupes allemandes et les populations civiles dans la Poche de Saint-Nazaire. Celle-ci ne fut libérée que trois jours après la capitulation nazie, soit le 11 mai 1945. Ainsi, Saint-Nazaire est la dernière ville libérée en Europe. Du fait des nombreux bombardements alliés destinés à détruire la base sous-marine, la ville fut rasée à 80%. Saint Nazaire fut reconstruite sur un axe de l'avenue de la République en tournant le dos à la mer. Depuis peu, la municipalité essaie de rendre Saint-Nazaire à l'océan, avec notamment le réaménagement de la base sous-marine qui accueille à présent plusieurs musées (Escal'Atlantique sur l'histoire des paquebots, l'Écomusée ou encore le sous-marin Espadon). Ce passé de guerre, et surtout de reconstruction est encore largement visible le long des plages, avec ces bunkers témoins des batailles passées, et contrairement à ce qui est affirmé, elle ne doit pas son urbanisme à rues perpendiculaires à la reconstruction mais à la première création de la ville nouvelle (XIXe siècle), et des éléments intéressants comme les étangs du Parc Paysager ou de l'Immaculée (ce sont les américains qui le créèrent pendant la guerre 14-18), qui furent creusés artificiellement pour répondre aux besoins en eau de la ville. (voir première guerre mondiale). La reconstruction de la ville est assurée dès 1943 par l'architecte Prix de Rome Noël Le Maresquier.
[modifier] Étymologie
- Son nom breton est Sant Nazer en breton moderne.
- Señ Neñseir en breton de Loire-Atlantique. voir Breton de Batz-sur-Mer
- son nom en gallo est Saint-Nazère ou Saint-Nazaer.
- D'après Jacques de Voragine, Nazaire vient du mot Nazaréen, qui signifie pur, consacré. [2].
[modifier] Jumelages
Sarrelouis (Allemagne)
Avilés (Espagne)
Saint-Hubert (Canada)
Kribi (Cameroun)
Sunderland (Angleterre)
Peillac (France)
[modifier] Culture
L'histoire, le charme de Saint-Nazaire en font un centre où se retrouvent de nombreux artistes de toutes les disciplines : écriture, peinture, photographie, musique, théâtre... Des films ont aussi été tournés à Saint-Nazaire, comme Le Poulpe, ou Les Vacances de Monsieur Hulot. L'ambiance du roman noir est si présente à Saint-Nazaire qu'il s'y est longtemps tenu le festival Délit d'encre, principal festival de roman noir français. Le personnage de bande dessinée de Hergé, Tintin se rend à Saint-Nazaire dans l'album « les 7 boules de cristal », en compagnie de Milou et du Capitaine Haddock, et arpentent les quais du port à la recherche du Professeur Tournesol.
[modifier] Carnet Culture découverte
Pour rendre la culture accessible à tous les Nazairiens, la Ville de Saint-Nazaire a décidé de créer à partir du 8 septembre 2003 « le Carnet Culture Découverte » (Suivez le guide),
[modifier] Activités musicales
École Nationale de Musique, classes à horaires aménagés, Orchestre symphonique, Orchestre d'Harmonie, différentes grandes chorales, un bagad, une salle de concert de musiques actuelles le V.I.P., le festival « Les Escales » qui rassemble chaque année en août des groupes de musiques du monde entier autour d'un thème, d'autres festivals sont aussi organisés comme Consonances, Résonances, le club des cinq... A noter que l'on trouve une quantité importante de groupes amateurs à Saint-Nazaire, dans tous les styles, situation permise par la présence de plusieurs studios de répétition gérés par des asociations para-municipales, et pratiquant des tarifs peu onéreux. Parmis les formations musicales nazairiennes évoluant dans la région on peut citer : Buffet Froid (chanson swing à textes), R.A.Z (deathcore), Bonesetters (Hardcore cuivré), Bumbklaat (open Hardcore), Delphine Coutant (chanson française), Certal Fabrik (chanson française), Bastard Academy (crust)...
[modifier] Le complexe Ville-Port
En construction autour du port, notamment dans la base sous-marine rénovée il rassemble des cinémas, un musée, et à terme des bars et une discothèque. La ville se retourne sur son axe historique, le port maritime et de commerce, qui à termes accueillera les citées étudiantes de la ville ainsi que de multiples infrastructures modernes et innovantes, comme des centres commerciaux et un nouveau théâtre. Ville port entre dans la logique de développement de cette cité, à l'Est notamment par un projet de Quartier des affaires près de la gare tgv et à l'Ouest par la construction des nouveaux quartiers et du C.H.U (Cité Sanitaire), l'extension de la ville se poursuit à grande échelle.
[modifier] Les musées
L'Espadon est un sous-marin de la Marine Française, désarmé au cours des années 1980. Aujourd'hui il s'agit d'un musée, installé dans la base avancée de sous-marins, une écluse fortifiée. À proximité réside l'écomusée de Saint-Nazaire et en face, de l'autre côté du bassin principal, le complexe Ville-Port.
[modifier] Cinémas, théâtre et Centre Culturel
L'activité culturelle de Saint-Nazaire est vaste. La ville rassemble plusieurs compagnies de théâtre professionnelles dont le Théâtre Athénor (orienté jeune public) et le théâtre Icare, un centre culturel « scène nationale » (le Fanal), des salles de cinéma (les Korrigans, Cinéville, le Jean Bart), des salles de spectacles (salle Gérard Philippe,800 places (démolition prévue fin 2005), le VIP, la Tisanerie, le Jean Bart, 230 places), des écoles d'arts (musique, dessin, danse, théâtre, jeux du cirque...), des maisons de quartier, des galeries d'arts (comme la galerie des Franciscains, le grand café). A noter que la ville est riche d'un grand nombre d'associations culturelles de qualité en particulier dans le domaine théâtral. voir les programmes)
[modifier] La Maison des écrivains étrangers et des traducteurs (MEET)
Elle reçoit tout au long de l'année des écrivains et des traducteurs, qui se voient offrir l'hospitalité dans un appartement au 10ème étage du Building, le grand édifice résidentiel situé sur le port, avec vue sur tout l'estuaire et l'océan. L'auteur a la possibilité de laisser un texte dont le sujet et la forme sont libres et qui sera publié en édition bilingue par la meet s'il est accepté par le directeur littéraire.
[modifier] Pédagogie
Saint-Nazaire abrite le lycée expérimental, lycée public cogéré par les enseignants et par les élèves. Ce lycée se trouve dans le complexe Ville-port au 17 boulevard René Coty.
Le lycée Aristide Briand: 3 500 élèves, un des plus grands lycées de France[réf. nécessaire].
Le collège Jean-Moulin comptant environ 1 350 élèves.
Les écoles publiques primaires Carnot, Jean-Jaurès, Lamartine, Jules Ferry, Fernand Buisson, Boncourt...
Le collège Saint-Louis: 1 000 élèves, internat.
[modifier] Héraldique
Saint-Nazaire fait partie du Pays traditionnel de Brière et du Pays Historique Nantais. Son blason se décrit :
« D'azur à la galère d'argent, voguant sur une mer du même mouvant de la pointe, la voile chargée d'une clef de sable en fasce ; au chef d'argent chargé de cinq mouchetures d'hermine ; à une clef d'or en fasce brochant sur les mouchetures. »
Au début du XXe siècle durant une courte période, le champ fut de gueules et la mer d'azur, ce qui explique l'existence d'une autre version de ce blason.
La devise de la ville est « Aperit Et Nemo Claudit » (elle ouvre et personne ne ferme), en référence à la clé de son blason.
[modifier] Personnalités nées à Saint-Nazaire
- René-Yves Creston (1898-1964), artiste, ethnologue, résistant et nationaliste breton, fondateur du mouvement artistique et social Ar Seiz Breur.
- Odette du Puigaudeau (1894-1991), ethnologue
- Fernand Guériff (1914-1994), érudit, compositeur, historien, journaliste se consacrant principalement au terroir de la presqu'île guérandaise. C'est un folkloriste au sens noble du terme. [1]
- Georges et André Bellec, membres du quatuor vocal : les Frères Jacques
- Gustave Tiffoche, céramiste, peintre et sculpteur, né en 1930 à Saint-Nazaire.
- Olivier Josso, auteur de bandes dessinées
- Colonel Moutarde, illustratrice
- Yann Goulet, (1914-1999), nationaliste breton et sculpteur irlandais officiel de la république d'Irlande.
Autres personnalitées liées à Saint-Nazaire
- Aristide Briand (né à Nantes), avocat et homme politique, Prix Nobel de la Paix en 1926 a été menbre du conseil municipal de Saint-Nazaire du 6 mai 1888 au 22 fevrier 1889.
[modifier] Voir aussi
- Communes de la Loire-Atlantique
- Ateliers et Chantiers de la Loire
- La commune fait partie du Parc naturel régional de Brière
- Société des transports de l'agglomération nazairienne.
- Saint-Marc-sur-Mer
- le Fort de l'Eve
- Les Vacances de M. Hulot, tourné à Saint-Marc-sur-Mer.
[modifier] Bibliographie
- Moret Henri, Histoire de Saint-Nazaire et de la région environnante, Bruxelles, 1977
- Barbance Marthe, Saint-Nazaire : la Ville, le Port, le Travail, Marseille, 1979
- Guériff Fernand, Historique de Saint-Nazaire : de la construction du port à nos jours, avec de nombreuses illustrations, Guérande, 1963


