Ligne de Nantes-Orléans à Châteaubriant

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Ligne de
Nantes-Orléans à Châteaubriant
Ligne de Nantes à Châteaubriant
via La Chapelle-sur-Erdre et Nort-sur-Erdre
Pays Drapeau de France France
Historique
Mise en service 1877
Fermeture 1980 (fermeture partielle)
Concessionnaires PO (1877 - 1934)
PO-Midi (1934 - 1938)
SNCF (1938 - 1997)
RFF (à partir de 1997)
Caractéristiques techniques
Numéro officiel 519 000
Longueur 64 km
Écartement Voie normale (1,435 m)
Électrification Prévue en 750 Vcc et 25 000 V - 50 Hz pour le tram-train
Nombre de voies Voie unique
Trafic
Propriétaire RFF
Exploitant(s) SNCF
Trafic Desserte fret locale et partielle
Schéma de la ligne

La ligne de Nantes-Orléans à Châteaubriant est une ligne d'intérêt général à écartement standard du réseau ferré national français, reliant les gares de Nantes et Châteaubriant.

Mise en service en 1877 par la Compagnie du Chemin de fer de Paris à Orléans (PO), elle est fermée en 1980 par la Société nationale des chemins de fer français (SNCF). Elle est en travaux pour permettre la mise en service du Tram-train de Nantes (prévue en 2013).

Sommaire

[modifier] Histoire

La ligne ferroviaire de Nantes à Châteaubriant a été ouverte par le réseau d’Orléans le 23 décembre 1877. Lors du dernier service horaire, cette ligne à voie unique de 64 kilomètres était parcourue par trois aller-retour quotidiens : un le matin, un à midi et un le soir. Le dernier train de voyageurs a circulé le 31 mai 1980. La raison réelle de l'arrêt de la ligne fut la volonté d'Olivier Guichard, alors président du Conseil régional des Pays de la Loire et maire de La Baule, d'électrifier la ligne de Paris à La Baule et au Croisic sur la partie entre Nantes et Le Croisic. La direction de la SNCF de l'époque lui demanda de faire des choix économiques sur le département : la ligne de Nantes à Châteaubriant fut dès lors sacrifiée, jugée "non-rentable", l'enquête de l'époque ne prenait pas en compte le service rendu aux usagers. La desserte marchandises ne concerne plus qu'un client embranché à la Chapelle-sur-Erdre (France Boissons) ; la ligne n'est plus parcourue au-delà, vers Châteaubriant.

À la fin des années 1970, dans la perspective de la création à Nantes d'un « métro léger » (le terme de tramway n'a pas été employé dès le début du projet), une partie de la largeur de la plate-forme de la ligne est vendue pour 1 franc symbolique. De nouveau, à la fin des années 1980, le prolongement la ligne 1 du tramway de Nantes vers la station Beaujoire a un impact sur la ligne : les travaux impliquent une traversée à niveau de la voie ferrée.

À deux reprises, dans les années 1990, il a été envisagé sa réouverture partielle, mais ces projets n’ont pas abouti. La première aurait porté sur une prolongation la ligne 1 du tramway nantais jusqu'à la Chapelle-sur-Erdre ou Sucé-sur-Erdre ; La deuxième était une desserte ferroviaire classique de type TER.

[modifier] Tracé

La ligne a son origine à la gare de Nantes appelée à l'époque, Nantes-Orléans. Elle s'écarte assez rapidement des voies de la ligne principale vers Paris pour s'incurver sur la gauche et rejoindre les voies de la ligne de Segré à Nantes-État du réseau de l'État. Parallèles sur environ 1,4 km, les deux lignes restent distinctes à leur création. Au-delà, la ligne continue à s'incurver sur la gauche vers le Nord, contournant ainsi la ville.
Peu avant de franchir la vallée de l'Erdre, la ligne comporte un croisement à niveau avec les voies du tramway de Nantes, protégé côté RFF par deux jalons d'arrêt et par quatre carrés côté TAN, ainsi qu'un embranchement au réseau de la SEMITAN permettant entre autres la livraison des rames de tram par le rail.
Puis, après avoir traversé la rivière sur le viaduc de la Jonelière, elle prend son orientation principale vers le Nord. Elle suit alors la vallée de l'Erdre, en traversant les communes proches de Nantes, aujourd'hui intégrées à son aire urbaine : la Chapelle-sur-Erdre, Sucé-sur-Erdre et Nort-sur-Erdre. Puis elle traverse des contrées beaucoup plus rurales ; à Abbaretz, elle s'incurve vers le Nord-Est pour rejoindre la sous-préfecture, Châteaubriant.

[modifier] Le tram-train

Tram-train de Nantes à Châteaubriant
Citadis Dualis Nantes.jpg
Une rame de tram-train " Citadis Dualis ".
Réseau SNCF
Année d’ouverture 1er semestre 2013
Terminus Nantes et Châteaubriant
Conduite (système) Manuelle, avec 11 conducteurs
Matériel utilisé Citadis Dualis
Dépôt d’attache Gare de Doulon
Points d’arrêt 11
Longueur 64 km
Lignes connexes   1  

Plusieurs fois envisagée, la réouverture de la ligne au service des voyageurs est déclaré d'intérêt général en décembre 2008[1]. La réalisation du projet initialement prévue en deux phases sera finalement effectuée d'un seul tenant entre Nantes et Châteaubriant, pour mise en service devant intervenir entre fin 2012-début 2013[2],[3].
Selon les estimations[4], la ligne doit à terme accueillir plus de 11 000 voyageurs par jour, faisant de cette dernière l'axe ferroviaire le plus fréquenté de la région.
Une probable connexion des lignes 1 et 2 du tramway de Nantes par le pont de la Jonelière est en partie liée à cette réouverture (le premier tronçon entre La Haluchère et Le Ranzay, actuellement en travaux, doit être inauguré en même temps que la ligne[5]).

La fin des travaux sur la ligne doit totalement prendre fin au plus tard en décembre 2012[6].
Il était auparavant prévu de phaser l'ouverture, avec une première étape en 2012 entre Nantes et Sucé-sur-Erdre, puis cette liaison aurait été prolongée jusqu'à Châteaubriant dans les trois années qui suivent, mais en 2010, il a été décidé de faire le projet en une seule fois[7].

[modifier] Les gares

11 points d'arrêt desservis dont :

Par la suite, dans les années à venir et après des aménagements d'infrastructures, le tram-train doit théoriquement être amené à circuler sur le réseau du tramway nantais, permettant par exemple de desservir ainsi 8 stations de la ligne 1 entre la Gare SNCF et La Haluchère.

[modifier] Dépôts / ateliers

Deux ateliers de maintenance sont actuellement en cours de construction :

  • À Doulon, est construit le dépôt des Citadis Dualis de Alstom, sur le site de l'ancienne gare. Dès février 2010, les 7 premières rames y seront affectées (la région en a commandé 15). Le nettoyage et le sablage de ces dernières y sera également effectué. Ce dépôt-atelier sera extensible, pour accueillir à terme jusqu'à 50 rames.
    Après plus d’un an de travaux, le site est désormais opérationnel depuis printemps 2010[8].
  • À la gare de Nantes, à l'emplacement de l'atelier de maintenance des TER Pays de la Loire, et de la gare de marchandises verra le jour un atelier de maintenance lourde des trams-trains. Y seront réalisés les arrêts techniques et gros travaux ne pouvant être faits sur site de Doulon. En cours d'aménagement, le site sera prêt courant 2010[9],[10].

[modifier] Électrification de la ligne

Cette réouverture nécessitera l'électrification de la ligne ferroviaire de Nantes à Châteaubriant sur la totalité de son parcours, selon deux types de courant :

  • 25 000 V alternatif 50 Hz : pour les tronçons situés en zones rurales entre Châteaubriant et La Chapelle.
  • 750 V continu : pour les tronçons des zones urbaines entre La Chapelle et l'entrée de la gare de Nantes (celle-ci étant déjà électrifiée en 25 000 V), ceci afin de ne pas provoquer d'interférence avec le réseau d'alimentation du tramway de la ville qui utilise la même tension, et dont une bonne partie de moitié orientale de la ligne 1 longe la voie ferrée concernée.

[modifier] Desserte du projet d'aéroport du Grand Ouest

La construction d'un tronçon desservant le projet d'aéroport situé à Notre-Dame-des-Landes qui serait greffé à la ligne au niveau de La Chapelle-sur-Erdre est également à l'étude. Selon le Schéma de cohérence territoriale (SCOT) de la Métropole Nantes-Saint-Nazaire, il emprunterait approximativement le tracé de l'ancienne ligne de Nantes à Treillières et Vigneux-de-Bretagne[11]. Ce tronçon permettrait ainsi de relier la gare de Nantes à cet équipement en 30 minutes environ[12].

Les projections de fréquentation d'un tel tronçon ne dépassent pas 2 000 voyages par jour, ce qui est jugé insuffisant au regard de l'investissement, qui ne s’intègrerait par ailleurs pas dans un schéma de desserte à l'échelle du Grand Ouest, mais ne serait tourné que vers Nantes[13]. Les études en cours sur la desserte ferrée de l'aéroport Grand Ouest privilégient donc un barreau ferroviaire lourd entre Savenay et Massérac, s'intégrant dans une liaison rapide entre Rennes et Nantes.

[modifier] Les fréquences

[modifier] De Nantes à Sucé-sur Erdre

Il est prévu 23 aller-retour quotidiens jusqu’à Sucé-sur-Erdre, dont 9 en terminus, soit un tram-train toutes les 30 minutes aux heures de pointe, et un toutes les heures en heures creuses.

[modifier] De Nantes à Nort-sur-Erdre

Il est prévu 16 aller-retour quotidiens jusqu’à Nort-sur-Erdre, dont 9 en terminus, soit une desserte concentrée aux heures de pointe, avec un tram-train toutes les 30 minutes.

[modifier] De Nantes à Châteaubriant

Lors de la deuxième phase, il est prévu 7 aller-retour quotidiens jusqu’à la gare de Châteaubriant.

[modifier] Notes et références

[modifier] Bibliographie

  • Jean-Pierre Nennig, Le chemin de fer de Nantes à Chateaubriant, JPN éditions, 2011 (ISBN 978-2951989887)

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

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