Redon

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Redon
Image illustrative de l'article Redon
Blason de Redon
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine (sous-préfecture)
Arrondissement Redon (chef-lieu)
Canton Redon (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Redon
Maire
Mandat
Pascal Duchêne
2014-2020
Code postal 35600
Code commune 35236
Démographie
Gentilé Redonnaise, Redonnais
Population
municipale
9 576 hab. (2011)
Densité 635 hab./km2
Population
aire urbaine
28 706 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 39′ 08″ N 2° 05′ 01″ O / 47.6522222222, -2.0836111111147° 39′ 08″ Nord 2° 05′ 01″ Ouest / 47.6522222222, -2.08361111111  
Altitude Min. 0 m – Max. 73 m
Superficie 15,09 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la commune

Redon est une commune française, sous-préfecture du département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne.

Redon est le centre de la communauté de communes du pays de Redon et du Pays de Redon - Bretagne Sud.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation

Redon est située au confluent de l'Oust et de la Vilaine, à 60 km au sud-ouest de Rennes, 50 km à l'est de Vannes et 60 km au nord-ouest de Nantes.

Communes limitrophes de Redon
Saint-Perreux Bains-sur-Oust Sainte-Marie
Saint-Perreux
Saint-Jean-la-Poterie
Redon Saint-Nicolas-de-Redon
Saint-Jean-la-Poterie Rieux Saint-Nicolas-de-Redon

Selon le classement établi par l'INSEE, Redon est une commune urbaine, la commune-centre d'une unité urbaine dont la banlieue inclut quatre communes (Saint-Nicolas, Rieux, Saint-Jean-la-Poterie, Allaire)[1]. Cette unité urbaine est le pôle de l'aire urbaine de Redon, qui fait partie de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Communes de la Loire-Atlantique).

Galeries[modifier | modifier le code]

Ville de Redon[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Il existe peu de sources sur ce secteur avant 832.

Découvrant le confluent de la Vilaine et de l’Oust du haut d’une colline, l’archidiacre du diocèse de Vannes, et ses disciples constatent tout l’intérêt du lieu : un site protégé des invasions et calme, idéal pour la méditation. Conwoïon obtient de Ratvili, seigneur du lieu, la donation d’un espace suffisant pour installer le monastère. En 832, un modeste ermitage fait de planches et de branches voit le jour.

Nominoë, alors gouverneur de Bretagne, soutient cette fondation pour renforcer son pouvoir. Entre 842 et 853, une première église en pierres est construite remplaçant ainsi la première bâtisse. Conwoïon y meurt le 5 janvier 868. Il subsiste encore aujourd'hui le cartulaire de cette abbaye qui recense 391 actes en latin. Ce document, propriété de l'archevêché de Rennes, est d'une importance majeure pour les historiens.

Une population s’installe peu à peu autour des bâtiments conventuels, le territoire monastique s’agrandit et donne naissance à une paroisse. Après l’an mil, l’église devient trop petite. La construction d’un édifice plus grand est envisagée.

La ville va se développer autour de ce centre religieux jusqu'à former une petite bourgade rurale et industrielle de près de 10.000 habitants dans les années 1960. Une des industries locales fut la fonderie Pierre Chevalier fondée en 1864.

Au Moyen Âge, Redon va bénéficier du commerce maritime grâce à sa situation sur la Vilaine. Il subsiste aujourd'hui d'anciennes maisons d'armateurs et un bassin.

Rue du Plessis.

Au XIVe siècle, est entreprise la construction de l'enceinte fortifiée de la ville, sous l'égide de l'abbé Jean de Tréal. Elle comporte 3 portes, 3 poternes et 13 tours. De ces remparts, on peut voir aujourd'hui le flanc nord du transept de l'église, la chapelle des Ducs et les remparts au-dessus du quai Saint-Jacques. Les travaux réalisés au centre-ville ont mis au jour d'autres vestiges des remparts, notamment un bastion en face de l'hôtel de Ville, deux tours (XIVe) et un autre bastion (XVIe) place de la République ainsi que des éléments de remparts.

Redon est l'une des 42 villes de Bretagne qui envoyaient des députés au Parlement de Bretagne (États de la Province). Les États se réunirent d'ailleurs 5 fois à Redon, aux XVe et XVIIe siècles.

En 1449, le duc François Ier obtint du pape Eugène IV l'érection de Redon en évêché par bulle pontificale le 10 juin 1449. Le duc aimait Redon, et le fait qu'il voulait y être enterré expliquerait qu'il ait voulu récompenser l'abbaye de ses services. Mais les protestations des évêques voisins de Rennes, Vannes et Nantes, sur les territoires desquels le nouveau diocèse devait prendre son assise, firent avorter l'initiative. La bulle de suppression fut signée le 20 décembre 1449 par le même souverain pontife[2].

Pendant la minorité de la duchesse Anne de Bretagne, la cour ducale s'établit pendant quelque temps à Redon, à la fin de 1488. En février 1489, le roi d'Angleterre Henri VII conclut avec la jeune duchesse - elle n'a que 12 ans - le "traité de Redon" aux termes duquel il s'engage à lui apporter une aide militaire si un conflit devait l'opposer à la France. L'histoire évoluera autrement, puisque Anne épousera deux ans plus tard le roi de France, Charles VIII. Autour de l'abbaye, les activités artisanales et commerciales se sont développées.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Dès le XVIe siècle, la Vilaine est canalisée, favorisant ainsi le développement portuaire. En effet, les navires de mer peuvent remonter jusqu'à Redon, alors avant-port de Rennes. Accostés au port de Vilaine, soumis alors à la marée, les navires peuvent décharger leurs cargaisons à terre ou bien transborder les marchandises sur des barges et bateaux fluviaux qui remontent ensuite la rivière jusqu'à Rennes. Sur le quai Duguay-Trouin, les demeures d'armateurs ou de négociants (XVIIe et XVIIIe) témoignent de cette activité maritime florissante.

Les greniers à sel, rue du Port, la tour Richelieu (XVIIe), le château du Mail (XVIIe), tous deux situés rue du Plessis, l'hôtel Carmoy (XVIIe) rue du Port, ainsi que le monastère des Calvairiennes (XVIIe), rue Saint-Michel et les maisons à pans de bois (XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles) de la Grande-Rue complètent le riche patrimoine architectural de la cité.

Révolution française[modifier | modifier le code]

À la Révolution, trois couvents fonctionnaient encore à Redon : un de l'bénédictins, un de celui des calvairiennes, et un de l'ursulines[3].

En février 1791, la première société populaire est fondée à Redon : elle est la seule du district, même si plusieurs habitants des communes du district se sont affiliés à titre individuel[4].

Avec la constitution civile du clergé, les ordres religieux sont supprimés. Les moines et les moniales sont relevés de leur vœux (13 février 1790), et peuvent quitter leurs monastères. Sur les 9 bénédictins, seuls trois choisissent de rester dans les ordres[5]. Lorsque les sœurs sont expulsées (5 octobre 1792), elles achètent des maisons, et continuent majoritairement de vivre en communauté. Tous (moines et moniales, retournés à la vie civile ou non) perçoivent une pension de l’État, et leurs derniers droits sont liquidés par le district le 30 avril 1793[6].

Les Chouans menacent Redon en mars 1793 : c’est le général Beysser qui écarte le danger. Plus tard dans l’année, c’est Hoche qui à nouveau sauve la ville du pillage[7].

La nouvelle du 9-Thermidor et de la chute de Robespierre est accueillie avec de grandes manifestations de joie[8] ; peu après, l’ensemble des administrations sont épurées (vendémiaire an IV)[9] et l’église de Redon est rendue au culte le 8 prairial an III[10]. Mais la commune reste relativement favorable à la Révolution et à ses avancées, comme le montre la fréquentation des fêtes :

  • l’anniversaire de la prise de la Bastille est célébré en 1794 et encore en 1799, à la fin de la Révolution, avec peu de monde[11] ;
  • l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI, une des fêtes les plus populaires, est institué en 1795 et bien suivi dans le département, et notamment à Redon[12] ;
  • une fête rare, la fête du Malheur, est organisée à Redon le 30 décembre 1794[13].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Château du Parc Anger

En lien avec la construction du canal de Nantes à Brest, le creusement du bassin à flot débute en 1836. Pendant de nombreuses décennies, il devait être le cœur même de la vie redonnaise par son activité portuaire et par le développement des industries au XIXe siècle.

C'est à Redon que le canal de Nantes à Brest coupe la liaison Rance-Vilaine reliant la Manche à l'Océan. Il fut terminé au milieu du XIXe siècle faisant de Redon le carrefour des voies navigables de l'Ouest. Très peu de temps après, Redon devient également carrefour ferroviaire. La gare fut inaugurée en 1862. Elle est située sur les lignes Nantes-Rennes et Paris-Quimper.

Au début du XXe siècle, l'activité industrielle soutenait fortement l'économie locale. Les industries liées à la mécanique ou au textile y étaient très présentes jusqu'au début des années 1980.

La ville embauchait de nombreux ouvriers et employés de l'ensemble du pays de Redon. L'usine de construction mécanique Garnier[14] y fabriquait des machines agricoles depuis la fin du XIXe siècle. Une crise économique profonde déclencha des troubles sociaux graves à la fin des années 1960 et qui se prolongèrent jusqu'au début des années 1980 se soldant par la fermeture définitive de l'usine Garnier[15].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Extrait de la Tabula ducatus britanniae gallis, où l’on peut lire « Rhedon ». Le symbole utilisé signifie urbes minores (villes plus petites).

Le nom de Redon est issu du gaulois roto- (la roue) et est sans rapport avec celui de Rennes et des Redones[16].

La ville devrait son nom au mot Roton qui se transforma en Rodon, mot d’origine celtique désignant un gué, hypothèse qui correspond à la configuration des lieux.

Les formes anciennes sont :

  • Roton (en 832 par le Cartulaire de Redon)
  • Rothon
  • Rotonum (en 1029, Cartulaire de Sainte-Croix de Quimperlé)
  • Rothenum
  • Rothono
  • Regidonum

Le nom breton de la commune reste Redon [17] et se prononce ['redõn].

Économie[modifier | modifier le code]

Le Pays de Redon et Vilaine se caractérise par une industrie très présente dans trois principaux domaines : la cosmétique végétale (groupe Yves Rocher), l'électronique (TES, Asteel) et les équipementiers automobiles (Faurécia, AFC)[18]. 36 % des salariés du territoire sont employés dans l'industrie (350 entreprises industrielles). Le pôle économique de Redon est le plus important du territoire avec notamment les entreprises suivantes :

Port de Redon
  • Asteel, électronique
  • Cargill produit de la pectine à partir de marcs de pommes et d'écorces de citrons.
  • Faurecia, équipementier automobile travaillant notamment pour Peugeot-Citroën localisée à Rennes.
  • BiC fabrication de briquets, rasoirs, stylos...
  • AFC, Armoricaine de Fonderie du Châtelet.

L'économie de services se développe deux fois plus vite qu'en Bretagne bien qu'étant encore sous-représentée. Un parc tertiaire va se créer[Quand ?] autour de la gare TGV de Redon, plateforme ferroviaire de Bretagne-sud.

Le centre hospitalier de Redon emploie entre 400 et 499 personnes[18].

La ville de Redon bénéficie d'un pôle de formation développé en enseignement secondaire comme en formations post-bac.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie de Redon
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1965 Emile Le Brigant DVD Général de l'armée
1965 1970 Joseph Ricordel DVD Chef d'entreprise
1970 1971 Jean-Baptiste Lelièvre CD Inspecteur de l'enseignement - Conseiller général
1971 1983 Jean Tiger RI Commerçant
1983 1995 Pierre Bourges PS Retraité de la fonction publique - Conseiller régional
1995 2001 Alain Madelin UDF-DL Avocat - Député d'Ille-et-Vilaine
2001 2007 Jean-Michel Bollé DVD Haut fonctionnaire - Conseiller général
2007 2014 Vincent Bourguet UDF > UDI Professeur, Agrégé de philosophie
2014 en cours Pascal Duchêne DVD Professeur de philosophie, directeur des études
Les données manquantes sont à compléter.

Lors des élections municipales de mars 2014, Pascal Duchêne (DVD), tête de la liste "Vivre et Réussir Redon", a été élu avec une majorité absolue de 51,97 % soit 1 996 voix contre 48.03 % 1 845 voix pour François Gérard (PS-UDB), tête de la liste "Renouveau et Solidarité pour Redon".

Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du Conseil municipal de Redon

Groupe Président Effectif Statut
DVD - UDI - UMP - Sans étiquette Pascal Duchêne 22 Majorité
PS - Les Verts - UDB - DVG François Gérard 7 Opposition

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 9 576 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 549 3 783 3 777 4 183 4 504 4 506 4 606 5 303 5 882
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 471 5 943 6 064 6 131 6 446 6 537 6 428 6 929 7 034
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 935 6 681 6 699 6 640 6 718 6 698 6 565 7 401 7 869
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
8 876 9 363 9 649 9 170 9 260 9 499 9 461 9 601 9 493
2011 - - - - - - - -
9 576 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2004[22].)
Histogramme de l'évolution démographique


Héraldique et devise[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D’azur au vaisseau équipé et habillé d’argent, voguant sur des ondes du même mouvant de la pointe, au chef aussi d’argent, chargé de cinq mouchetures d’hermine de sable.
« KEAR VIHAN BRUD VRAZ » sur le fronton de la mairie.

Sa devise est Redon, petite ville grand renom, est inscrite en breton sur le fronton de la mairie depuis 1908 sous la forme « kêr vihan brud vraz ».

Culture[modifier | modifier le code]

Redon compte une bibliothèque, située près du parc Anger, un « cinéma associatif » (5 salles) près du port, et un « théâtre ».

Événements, festivals[modifier | modifier le code]

  • Fête de la châtaigne également appelé la foire Teillouse se déroule le dernier week-end d'octobre. C'est à cette époque que la ville est le plus animée. Le centre-ville voit plusieurs dizaines d'étals se monter dans les rues, le marché est ouvert. Il y a de nombreux concerts de musiques traditionnelles sur lesquelles sont dansés des danses bretonnes traditionnelles. De plus le parc Anger voit l'installation d'une fête foraine. Et bien sûr les châtaignes sont grillés près des chapiteaux afin d'en faire profiter tout le monde.
  • Festival de la Bogue d'or (festival de chants, contes et musique de Haute-Bretagne)
  • Taknaw'Parade est un défilé festif « A la Taknaw, on ne se déguise pas pour oublier sa condition mais au contraire, pour affirmer qui l'on est »[23]. La troisième édition a eu lieu en mai 2011[24].
  • Le Calendrier de l'Avent piloté par le Chantier d’insertion Lever le Rideau est fondé sur l’adaptation du principe traditionnel du calendrier de l’avent en un spectacle vivant de théâtre de rue à destination des enfants et il se déroule du premier au 24 décembre depuis 2000.

Langues[modifier | modifier le code]

Localement, on a parlé breton au début du Moyen Âge, Redon étant alors à la limite de l'aire bretonnante, mais le breton y a disparu dès le Moyen Âge.[réf. nécessaire] Le parler local est depuis le gallo, qui fait partie du groupe des langues d'oïl.

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 10 octobre 2008.

À la rentrée 2013, 163 élèves étaient scolarisés dans les filières bilingues publiques et catholiques (soit 12,1% des enfants de la commune inscrits dans le primaire) [25].

Personnages célèbres liés à Redon[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Redon abrite six monuments historiques[27] et une trentaine de bâtiments inventoriés (18 selon la base Mérimée[28], 31 selon la base Glad[29]).

Parmi les six monuments historiques, deux sont classés et quatre sont inscrits.

Les deux monuments classés sont :

  • L’abbatiale Saint-Sauveur[30]. Elle est formée d'une part d'une nef et d'une tour de croisée romane édifiée entre 1170 et 1200, d'autre part d'un chœur et d'une tour de façade gothiques[31],[32]. Elle a été tronquée après un incendie au XVIIIe siècle, le 31 mai 1780, ce qui explique la séparation actuelle entre la tour gothique (à peu près 70 mètres de haut) et la nef (qui faisait auparavant 90 mètres de long).
  • L’abbaye Saint-Sauveur, dont les bâtiments, essentiellement du XVIIe siècle, abritent aujourd'hui le lycée privé Saint-Sauveur.

Les quatre monuments inscrits sont :

  • Le Manoir du Mail, anciennement appelé hôtel du Plessis, rue du Plessis et quai Duguay-Trouin. Situé dans le quartier du port, il fait partie des belles demeures qui marquèrent l'apogée du commerce local au XVIIe siècle[33].
  • L’Hôtel de Richelieu, rue du Plessis, daté du XVIIe siècle. Il est flanqué d'une tourelle d'angle avec un décor marqué par le Style Renaissance[34].
  • L’Hôtel de Carmoy, du XVIIe siècle, 6 et 7 rue du Port, de style Louis XIII[35].
  • L'Ancien couvent des Calvairiennes, 26 rue Saint-Michel, fondé en 1629 par des bénédictines. Il sert aujourd'hui de pensionnat pour handicapés[36].

Parmi les bâtiments inventoriés, on trouve notamment :

  • Chapelle Notre-Dame-de-la-Salette de 1967 par l’architecte René Guichebaron[37],[38].
  • Église paroissiale Saint-Charles de 1975 par les architectes Yves Perrin et Georges Martin[39],[40].
  • Plusieurs ouvrages liés au port et aux cours d’eau de Redon : une maison portuaire[41], la maison éclusière du grand bassin[42], le pont routier de 1845[43], le pont routier basculant de 1937[44], l’écluse marine du port [45], et l’écluse d’isolement [46].
  • Plusieurs bâtiments industriels : une usine de petite métallurgie de 1946[47],[48], une usine de construction mécanique Garnier construit de 1917 à 1962[49],[50], et une usine de boissons non alcoolisées [51],[52]
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Sites pollués[modifier | modifier le code]

Pendant l'été 1986 et en février 1987, des débordements accidentels des cuves de décantation de la société ERRE (Entreprise Redonnaise de Réparation Électrique) se sont déversés dans l'étang de Via, entrainant une contamination aux PCB de l'étang de Via. Vingt ans après le sinistre, la pêche est toujours interdite par arrêté préfectoral. En 2007, les poissons de l'étang présentaient encore un taux de PCB plus de quatre fois supérieur au taux maximal toléré par l'OMS[53].

Transports[modifier | modifier le code]

Redon est placée au cœur des voies navigables de l'Ouest et à proximité de l'océan avec, notamment, un port maritime et fluvial abrité des tempêtes hivernales.

En ce qui concerne les liaisons ferroviaires, Redon est située au carrefour des lignes TER pour Rennes, Quimper et Nantes. Grâce à cette situation, une offre touristique complémentaire de l'offre littorale fait de cette cité historique de Bretagne une étape incontournable en terres gallèses.

Avec la gare de Redon, la ville dispose d'un nœud ferroviaire à équidistance des gares de Rennes, Vannes et Nantes. On y trouve un fort trafic TER avec parfois 2 000 voyageurs par jour.

Redon est un arrêt du TGV Atlantique. Ce dernier met la ville de Redon à seulement 2 h 45 de Paris avec 3 à 4 allers-retours par jour l'hiver et quelques arrêts supplémentaires vers la capitale en période estivale. Des TGV permettent aussi de relier cette gare à Lille et des trains Intercités à Bordeaux[54].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Voir la page de l'INSEE :http://www.statistiques-locales.insee.fr/carto/ESL_CT_cartethematique.asp?lang=FR&nivgeo=COM. Sur la petite carte de France, cliquer sur Départements, puis sur un département.
  2. L'éphémère évêché de Redon
  3. Léon Dubreuil, « Essai sur l’administration générale d’un district pendant la Révolution. Le district de Redon, 1er juillet 1790- 18 ventôse an IV », in Annales de Bretagne, volume 20, tome 1, 1904, p. 93
  4. Léon Dubreuil, « Essai sur l’administration générale d’un district pendant la Révolution. », in Annales de Bretagne, volume 21, tome 2, 1905, p. 235
  5. Dubreuil, Essai..., 20-1, p. 95
  6. Dubreuil, Essai..., 20-1, p. 100
  7. Léon Dubreuil, « Essai sur l’administration générale d’un district pendant la Révolution », in Annales de Bretagne, volume 22, tome 1, 1906, p. 96
  8. Léon Dubreuil, « Essai sur l’administration générale d’un district pendant la Révolution», in Annales de Bretagne, volume 21, tome 4, 1905, p. 521
  9. Dubreuil, Essai..., 21-4, p. 522
  10. Dubreuil, Essai..., 21-4, p. 549
  11. Léon Dubreuil, « Fêtes révolutionnaires en Ille-et-Vilaine », in Annales de Bretagne, volume 21, tome 4, 1905, p. 397-398
  12. Dubreuil, Fêtes..., p. 398-399
  13. Dubreuil, Fêtes..., p. 402
  14. Présentation rapide de l'usine Garnier
  15. Vies ouvrières en Pays de Redon 1930-1980, association Mémoires vives du XXe siècle, 2006, éditions Mémoires vives en Pays de Redon, (ISBN 2-9528273-0-0[à vérifier : isbn invalide])
  16. Noms de lieux bretons, Hervé Abalain
  17. Résultats concernant « Redon » dans la base KerOfis de l’office public de la langue bretonne.
  18. a et b (fr) Le pays de Redon et Vilaine, p.  109.
  19. Léon Dubreuil, « Essai sur l’administration générale d’un district pendant la Révolution. Le district de Redon, 1er juillet 1790- 18 ventôse an IV », in Annales de Bretagne, volume 20, tome 1, 1904, p. 113
  20. Dubreuil, Essai..., 21-4, p. 525
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  23. http://www.redon.maville.com/actu/actudet_-La-Taknaw-parade-se-met-en-ordre-de-marche-_loc-798242_actu.Htm
  24. http://blog2011.taknawparade.org/?m=201105
  25. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  26. Les Esclaves de Bourbon : La Mer et la montagne, Prosper Ève, Karthala, Paris, 2003ISBN 978-2-84586-456-6.
  27. « Liste des monuments historiques de la commune de Redon », base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. « Liste des notices pour la commune de Redon », base Mérimée, ministère français de la Culture
  29. Liste des résultats sur Glad, base du service de l’Inventaire du patrimoine de la région Bretagne.
  30. « Notice no PA00090666 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. « Notice no PA00090664 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. Notice no IA00130923, sur Glad, base du service de l’Inventaire du patrimoine de la région Bretagne.
  33. « Notice no PA00090669 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  34. « Notice no PA00090667 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  35. « Notice no PA00090668 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  36. « Notice no PA00090665 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  37. « Notice no IA00131001 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  38. Notice no IA00131001, sur Glad, base du service de l’Inventaire du patrimoine de la région Bretagne.
  39. « Notice no IA00130924 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  40. Notice no IA00130924, sur Glad, base du service de l’Inventaire du patrimoine de la région Bretagne.
  41. Notice no IA29003872, sur Glad, base du service de l’Inventaire du patrimoine de la région Bretagne.
  42. Notice no IA35048531, sur Glad, base du service de l’Inventaire du patrimoine de la région Bretagne.
  43. Notice no IA35048462, sur Glad, base du service de l’Inventaire du patrimoine de la région Bretagne.
  44. Notice no IA35046897, sur Glad, base du service de l’Inventaire du patrimoine de la région Bretagne.
  45. Notice no IA35046898, sur Glad, base du service de l’Inventaire du patrimoine de la région Bretagne.
  46. Notice no IA35046896, sur Glad, base du service de l’Inventaire du patrimoine de la région Bretagne.
  47. « Notice no IA35000637 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  48. Notice no IA35000637, sur Glad, base du service de l’Inventaire du patrimoine de la région Bretagne.
  49. « Notice no IA35000635 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  50. Notice no IA35000635, sur Glad, base du service de l’Inventaire du patrimoine de la région Bretagne.
  51. « Notice no IA35000643 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  52. Notice no IA35000643, sur Glad, base du service de l’Inventaire du patrimoine de la région Bretagne.
  53. « 35 Redon - Etang de Via, Extraits de presse », Ouest France, 7 janvier 1987, 24 juillet 1987, 22 avril 1988, 16 novembre 1988, 13 octobre 2008
  54. http://www.redon.maville.com/actu/actudet_-Redon-surtout-une-gare-de-correspondances_loc-1705010-1581167_actu.Htm

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Courson (G. de). Récits historiques, traditions et légendes de Haute-Bretagne : l'arrondissement de Redon, 1870 (rééd. Rennes, rue des Scribes, 1991, 205 p.).
  • Laburthe-Tolra (P.) (dir.). Le pays de Redon, Paris, 1985, 196 p.
  • Tiger (J.). Histoire de notre ville. Les temps des abbés : des origines à 1800, tome 1, Redon, 1985, 145 p.
  • Maugendre (L.-A.). Histoire de notre ville. Le temps des maires (1800-1850), tome 2, Redon, 1986, 198 p.
  • Flatres (P.), Les limites du pays de Redon, Mémoires de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Bretagne, tome LXIV, 1987, p. 287-294.
  • Hommerie (B.), Labbé (Y.), Bogue d'or de Redon, ArMen, n° 22, 1989.
  • Labbé (Y.). Le marron de Redon, ArMen, n° 56, 1994.
  • Laloy (P.), Désormeaux (R.). Regards sur le pays de Redon, éd. Apogée, Rennes, 1995.
  • Béchard (G.), Duval (J.), Mémoires en images : Redon, éd. A. Sutton, Joué-lès-Tours, 1996, 126 p.
  • Thual (F.). Redon : le Chant de l'Alouette à vingt ans, ArMen, n° 80, 1996.
  • Mémoires vives en Pays de Vilaine, Vies ouvrières, éd. Mémoires vives, Redon, 2006.

Voir aussi les Annales de l'Association pour la Protection du Patrimoine Historique Redonnais [APPHR].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]