Redon

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Redon


Administration
Pays France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine (sous-préfecture)
Arrondissement Redon (chef-lieu)
Canton Redon (chef-lieu)
Code Insee abr. 35236
Code postal 35600
Maire
Mandat en cours
Vincent Bourguet
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Redon
Site internet Site de la commune
Démographie
Population 9 601 hab. (2006[1])
Densité 636 hab./km²
Aire urbaine 52 758 hab.
Gentilé Redonnaise, Redonnais
Géographie
Coordonnées
géographiques
47° 39′ 08″ Nord
         2° 05′ 01″ Ouest
/ 47.6522222222, -2.08361111111
Altitudes mini. 0 m — maxi. 73 m
Superficie 15,09 km²

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Redon (Redon en breton et Rdon en gallo) est une commune française, située dans le département d'Ille-et-Vilaine et la région Bretagne.

Sa devise est Redon, petite ville grand renom (sa traduction en breton : Ker vihan, brud vraz !, est inscrite sur le fronton de la mairie depuis 1908).

Redon est le centre de la Communauté de communes du Pays de Redon et du Pays de Redon et Vilaine.

Sommaire

[modifier] Géographie

Situation

Redon est située au confluent de l'Oust et de la Vilaine, à 60 km au sud-ouest de Rennes, 50 km à l'est de Vannes et 60 km au nord-ouest de Nantes.

Rose des vents Saint-Perreux Bains-sur-Oust Sainte-Marie Rose des vents
N Saint-Nicolas-de-Redon
O    Redon    E
S
Saint-Jean-la-Poterie Rieux
Enclave:

Selon le classement établi par l'INSEE, Redon est une commune urbaine, la commune-centre d'une unité urbaine dont la banlieue inclut quatre communes (Saint-Nicolas, Rieux, Saint-Jean, Allaire[2]). Cette unité urbaine est le pôle de l'aire urbaine de Redon, qui fait partie de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Communes de Loire-Atlantique).

[modifier] Histoire

Il existe peu de sources sur ce secteur avant 832. Toutefois, il semblerait que s'y développa le vicus des Redones.

Le nom de Redon est issu du gaulois roto- (la roue) et est sans rapport avec celui de Rennes et des Redones[réf. nécessaire].

En 832, un moine breton du nom de Conwoïon, fonde avec l'aide de l'empereur carolingien Louis le Pieux, l'abbaye Saint-Sauveur de Redon. Conwoïon y décède le 5 janvier 868. Il subsiste encore aujourd'hui le cartulaire de cette abbaye qui recense 391 actes en latin. Ce document, propriété de l'archevêché de Rennes, est d'une importance majeure pour les historiens.

Le fils de Nominoë, Erispoë, bat les Francs à Bains-sur-Oust, au lieu-dit Ballon, en 851.

La ville va se développer autour de ce centre religieux jusqu'à former une petite bourgade rurale et industrielle de près de 10000 habitants dans les années 1960. Une des industries locales fut la fonderie Pierre Chevalier fondée en 1864.

Au Moyen Âge, Redon va bénéficier du commerce maritime grâce à sa situation sur la Vilaine. Il subsiste aujourd'hui d'anciennes maisons d'armateurs et un bassin.

Rue du Plessis.

En 1449, le duc François Ier obtint du pape Eugène IV l'érection de Redon en évêché par bulle pontificale le 10 juin 1449. Le duc aimait Redon, et le fait qu'il voulait y être enterré expliquerait qu'il ait voulu récompenser l'abbaye de ses services. Mais les protestations des évêques voisins de Rennes, Vannes et Nantes, sur les territoires desquels le nouveau diocèse devait prendre son assise, firent avorter l'initiative. La bulle de suppression fut signé le 20 décembre 1449 le même souverain pontife[3].

Au début du XXe siècle, l'activité industrielle soutenait fortement l'économie locale. Les industries liées à la mécanique ou au textile y étaient très présentes jusqu'au début des années 1980.

La ville embauchait de nombreux ouvriers et employés de l'ensemble du pays de Redon. L'usine de construction mécanique Garnier[4] y fabriquait des machines agricoles depuis la fin du XIXe siècle. Une crise économique profonde déclencha des troubles sociaux graves à la fin des années 1960 et qui se prolongèrent jusqu'au début des années 1980 se soldant par la fermeture définitive de l'usine Garnier[5].

[modifier] Économie

Le Pays de Redon et Vilaine se caractérise par une industrie très présente dans trois principaux domaines : la cosmétique végétale (groupe Yves ROCHER), l'électronique (TES, ASTEEL) et les équipementiers automobiles (Faurécia, AFC)[6]. 36 % des salariés du territoire sont employés dans l'industrie (350 entreprises industrielles). Le pôle économique de Redon est le plus important du territoire avec notamment les entreprises suivantes :

  • Asteel, électronique
  • Cargill produit de la pectine à partir de marcs de pommes et d'écorces de citrons.
  • Faurecia, équipementier automobile travaillant notamment pour Peugeot-Citroën localisée à Rennes.
  • Bic fabrication de briquets, rasoirs, stylos...
  • AFC, Armoricaine de Fonderie du Châtelet.

L'économie de services se développe deux fois plus vite qu'en Bretagne bien qu'étant encore sous-représentée. Un parc tertiaire va se créer[Quand ?] autour de la gare TGV de Redon, plateforme ferroviaire de Bretagne-sud.

Le centre hospitalier de Redon emploie entre 400 et 499 personnes[6].

La ville de Redon bénéficie d'un pôle de formation développé en enseignement secondaire comme en formations post-bac.

[modifier] Administration

Mairie de Redon
Port de Redon
Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
1965 1970 Joseph Ricordel DVD
1970 1983 Jean Tiger DVD
1983 1995 Pierre Bourges PS Retraité de la fonction publique
1995 2001 Alain Madelin UDF-DL Député d'Ille et Vilaine
2001 2007 Jean-Michel Bollé DVD Haut fonctionnaire - conseiller général
2007 en cours Vincent Bourguet DVD Professeur et agrégé de philosophie
Toutes les données ne sont pas encore connues.


Lors des élections municipales de mars 2008, le maire sortant, Vincent Bourguet, tête de la liste "Unis pour Redon et le pays de Redon", a été élu avec une majorité absolue de 50.59% soit 2 074 voix contre 49.41% 2 026 voix pour Jean-René Marsac, tête de la liste "Redon coeur de pays"

Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du Conseil municipal de Redon

Groupe Président Effectif Statut
DVD Vincent Bourguet 22 Majorité
PS - Les Verts - UDB - DVG Marie-Claude Juhel 7 Opposition

[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE[7])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
8 876 9 363 9 649 9 170 9 260 9 499 9 601
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

[modifier] Culture

[modifier] Évènements culturels

  • Fête de la châtaigne également appelé la foire Teillouse se déroule le dernier week-end d'octobre. C'est à cette époque que la ville est la plus animée. Le centre-ville voit plusieurs dizaines d'étales se monter dans les rues, le marché est ouvert. Il y a de nombreux concerts de musiques traditionnelles sur lesquelles sont dansés des danses bretonnes traditionnelles. De plus le parc Anger voit l'installation d'une fête foraine. Et bien sûr les châtaignes sont grillés près des chapiteaux afin d'en faire profiter tout le monde.
  • Festival de la Bogue d'Or (festival de chants, contes et musique de Haute-Bretagne)
  • Taknaw'Parade est un défilé festif « A la Taknaw, on ne se déguise pas pour oublier sa condition mais au contraire, pour affirmer qui l'on est »[8]. Sa deuxième édition a eu lieu en mai 2009[9]
  • Le Calendrier de l'Avent piloté par le Chantier d’insertion Lever le Rideau est fondé sur l’adaptation du principe traditionnel du calendrier de l’avent en un spectacle vivant de théâtre de rue à destination des enfants et il se déroule du premier au 24 décembre depuis 2000.

[modifier] Langues

Localement, on a parlé breton au début du moyen âge, Redon étant alors à la limite de l'aire bretonnante, mais le breton y a disparu dès le moyen âge. La promotion actuelle du breton ne fait d'ailleurs pas l'unanimité. La présence au côté du maire d'un adjoint issu du parti breton (mouvement indépendantiste) est sûrement pour beaucoup dans la politique linguistique municipale.[réf. nécessaire]

  • L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 10 octobre 2008.
  • A la rentrée 2007, 13,8% des enfants de la commune étaient inscrits dans le primaire bilingue.[10]

[modifier] Personnages célèbres liés à Redon


  • Tri Yann, chanson Les filles de Redon.

[modifier] Monuments et lieux touristiques

  • L'Abbatiale Saint-Sauveur est une merveille de l’art roman. Elle est représentative de la richesse passée de l'abbaye. Elle est formée d'une nef et d'une tour romane édifiée entre 1170 et 1200. Le chœur et la tour sont gothiques. L'abbatiale a été tronquée après un incendie au XVIIIe siècle, le 31 mai 1780. Cela explique donc la séparation entre la tour gothique (à peu près 70 mètres de haut) et la nef (qui faisait auparavant 90 mètres de long).
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[modifier] Transports

Elle est placée au cœur des voies navigables de l'Ouest et à proximité de l'océan avec, notamment, un port maritime et fluvial abrité des tempêtes hivernales.

En ce qui concerne les liaisons ferroviaires, Redon est située au carrefour des lignes TER pour Rennes, Quimper et Nantes. Grâce à cette situation, une offre touristique complémentaire de l'offre littorale fait de cette cité historique de Bretagne une étape incontournable en terres gallèses.

Avec la gare de Redon, la ville dispose d'un nœud ferroviaire à équidistance des gares de Rennes, Vannes et Nantes.

[modifier] Jumelages

[modifier] Bibliographie

  • Béchard (G.), Duval (J.). Mémoires en images : Redon, ed. A. Sutton, Joué-les-Tours, 1996, 126 p.
  • De Courson (G.). Récits historiques, traditions et légendes de Haute-Bretagne : l'arrondissement de Redon, 1870 (rééd. Rennes, Rue des Scribes, 1991, 205 p.).
  • Flatres (P.). Les limites du pays de Redon, Mémoires de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Bretagne, tome LXIV, 1987, p. 287-294.
  • Hommerie (B.), LABBE (Y.). Bogue d'or de Redon, ArMen, n° 22, 1989.
  • Labbé (Y.). Le marron de Redon, ArMen, n° 56, 1994
  • Laburthe-Tolra (P.) (dir.). Le pays de Redon, Paris, 1985, 196 p.
  • Laloy (P.), Désormeaux (R.). Regards sur le pays de Redon, Ed. Apogée, Rennes, 1995.
  • Maugendre (L.-A.). Histoire de notre ville. Le temps des maires (1800-1850), tome 2, Redon, 1986, 198 p.
  • Thual (F.). Redon : le Chant de l'Alouette à vingt ans, ArMen, n° 80, 1996.
  • Tiger (J.). Histoire de notre ville. Les temps des abbés : des origines à 1800,tome 1, Redon, 1985, 145 p.

Voir aussi les Annales de l'Association pour la Protection du Patrimoine Historique Redonnais [APPHR].

[modifier] Voir aussi

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Redon.

[modifier] Notes et références

  1. données officielles 2006 sur le site de l’INSEE
  2. Voir la page de l'INSEE :http://www.statistiques-locales.insee.fr/carto/ESL_CT_cartethematique.asp?lang=FR&nivgeo=COM. Sur la petite carte de France, cliquer sur Départements, puis sur un département.
  3. (fr) L'éphémère évêché de Redon
  4. Présentation rapide de l'usine Garnier[1]
  5. Vies ouvrières à Redon par l'association Mémoires vives du XXe siècle
  6. ab (fr) Le pays de Redon et Vilaine, p.  109.
  7. Redon sur le site de l'Insee
  8. http://www.redon.maville.com/actu/actudet_-La-Taknaw-parade-se-met-en-ordre-de-marche-_loc-798242_actu.Htm
  9. http://www.articulteurs.org/lire.php?contenu=11
  10. (fr) Ofis ar Brezhoneg: Enseignement bilingue
  11. Les Esclaves de Bourbon : La Mer et la montagne, Prosper Ève, Karthala, Paris, 2003ISBN 978-2845864566.

[modifier] Liens externes

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