Hôtel-Dieu de Nantes
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| Hôtel-Dieu de Nantes | ||
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| Présentation | ||
| Coordonnées | ||
| Pays | ||
| Ville | Nantes (Pays de la Loire) | |
| Adresse | 1 place Alexis-Ricordeau 44093 Nantes Cedex 1 | |
| Site web | www.chu-nantes.fr | |
| Organisation | ||
| Type | Hôpital Universitaire | |
| Affiliation | Centre hospitalier universitaire de Nantes | |
| Services | ||
| Standards | 02.40.08.33.33 | |
| Service d'urgences | Oui | |
| Nombre de lits | 827 | |
| Spécialité(s) |
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L'Hôtel-Dieu de Nantes est le principal et aussi le plus ancien des sept établissements hospitaliers gérés par le C.H.U. de la ville.
Sommaire |
[modifier] Historique
Le premier hôpital de la ville (dit « Notre-Dame-de-Pitié »), fut d'abord situé quartier du Bouffay, rue des Jacobins (derrière la rue de Strasbourg) jusqu'en 1499, avant d'être transféré « rue d'Erdre » (aujourd'hui rue du Vieil Hôpital) près de l'embouchure de cette rivière, jouxtant ainsi le château du Bouffay d'où il prit le nom d'« Hôpital de l'Erdre ». Construit de 1503 à 1508 sous la direction de Guillaume Patissier, cet hôpital devient en 1569, l'Hôtel-Dieu de Nantes.
En 1655, l'édifice fut vendu par la ville et l'Hôtel-Dieu fut transféré sur son site actuel que l'on appelait autrefois la « Prairie de la Madeleine » (celle-ci incorporée plus tard à l'île Gloriette), près de la chaussée homonyme qui la traversait. Ce bâtiment fut terminé en 1662.
De 1856 à 1863, l'Hôtel-Dieu est reconstruit par l'architecte Joseph-Fleury Chenantais. Un vaste square fermé par des grilles (occupant l'emplacement de l'actuelle place Alexis-Ricordeau) en commande l'entrée principale au nord-est. L'emprise de l'hôpital s'étendait alors : au nord, le long du « quai de l'Hôpital » (aujourd'hui disparu), à l'ouest de l'actuelle rue Gaston-Veil (anciennement « rue Hadaudine »), le long du quai Moncousu au sud, et jusqu'à la chaussée de la Madeleine à l'est.
Lors de la Seconde Guerre mondiale, les bombardements alliés du 16 septembre 1943, qui causent la mort de 60 personnes (20 malades et 40 membres du personnel), rendent inutilisables ou irréparables 60 % des bâtiments.
L'édification du nouvel hôpital débuta en avril 1951, et constitua l'un des principaux chantiers de reconstruction dans la ville. L'emprise de l'ancien édifice sera déplacée d'une cinquantaine de mètres par rapport celle du nouvel équipement afin de permettre l'aménagement du futur boulevard Jean-Monnet destiné à doubler la chaussée de la Madeleine. En conséquence, les immeubles situés sur le côté est de la rue Gaston-Vieil sont rasés.
Malgré le décès de l'architecte en chef de Michel Roux-Spitz en 1957 qui ralentira un temps les travaux, le nouvel Hôtel-Dieu sera terminé par son collaborateur Yves Liberge et par son fils Jean Roux-Spitz pour accueillir enfin son premier patient en 1964[1].
[modifier] L'Hôtel-Dieu aujourd'hui
Le bâtiment compte 871 lits de court séjour médicaux et chirurgicaux, et accueille pas moins quinze pôles et services différents (dont le Samu et le service des urgences du CHU).
Il abrite également trois facultés :
- la Faculté de Médecine ;
- la Faculté de Pharmacie ;
- la Faculté de Chirurgie Dentaire.
Il partage son site avec l'Hôpital de la mère et de l'enfant comportant 371 lits, autre structure du CHU regroupant la maternité, ainsi que les services pédiatrique et gynécologique, mais dont les locaux situés Quai Moncousu, correspondent avec ceux de l'Hôtel-Dieu.
[modifier] Notes et références
- Brochure des Archives municipales sur la reconstruction de Nantes, pp. 20-23