Rezé

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Rezé
Vue partielle de Rezé avec, de gauche à droite, l'hôtel de ville, l'église Saint-Pierreet la Cité Radieuse.
Vue partielle de Rezé avec, de gauche à droite, l'hôtel de ville, l'église Saint-Pierre
et la Cité Radieuse.
Blason de Rezé
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Nantes
Canton Rezé (chef-lieu)
Bouaye
Intercommunalité Nantes Métropole
Maire
Mandat
Gérard Allard
2014-2020
Code postal 44400
Code commune 44143
Démographie
Gentilé Rezéens
Population
municipale
38 932 hab. (2011)
Densité 2 825 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 11′ 26″ N 1° 34′ 10″ O / 47.190602, -1.569457 ()47° 11′ 26″ Nord 1° 34′ 10″ Ouest / 47.190602, -1.569457 ()  
Altitude Min. 1 m – Max. 42 m
Superficie 13,78 km2
Localisation

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Site web Site officiel

Rezé est une commune située en France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire), chef-lieu d'un canton qui porte son nom. Située dans le Pays nantais, dans la Bretagne historique, Rezé a par ailleurs donné son nom au pays de Retz, pays traditionnel dont elle fut la capitale originelle.

La position de la ville, au confluent de la Loire et de la Sèvre, en a fait dès l'Antiquité un site militaire et économique privilégié. Point de passage de la Sèvre, sa situation stratégique entre Nantes et les Marches méridionales de la Bretagne, non loin de la frontière avec l'Anjou et le Poitou, et sa proximité avec la Vendée lui ont valu un passé tumultueux, notamment au cours des guerres de succession de Bretagne (entre Bretons, mis aussi entre la Bretagne, l'Anjou, l'Angleterre et la France), et de la guerre de Vendée lors de la Révolution française. Rezé fut plusieurs fois détruite.

Ancienne commune semi-rurale, très dépendante de l'évolution de Nantes, Rezé s'est fortement urbanisée en moins d'un siècle sous l'influence de celle-ci. S'étant développée autour de ses différents bourgs et hameaux, la ville au passé paysan et ouvrier a dû trouver la voie de son homogénéité, de la maîtrise de sa croissance et affirme son identité dans l'agglomération nantaise par deux symboles : l'ancien village de pêcheurs de Trentemoult et la cité Radieuse de Le Corbusier. En 2011, l'Insee recense 38 932 Rezéens, ce qui fait de la commune la 4e plus peuplée du département.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Rezé dans le département de la Loire-Atlantique.

Rezé est située sur la rive sud de la Loire, entre les vallées de la Sèvre nantaise et de l'Ilette à l'est et celle de la Jaguère à l'ouest, immédiatement au sud-ouest de Nantes. Le centre-ville de Rezé se trouve à trois kilomètres de celui de Nantes.

Les communes limitrophes sont Nantes, Vertou, Les Sorinières, Pont-Saint-Martin et Bouguenais.

Rose des vents Nantes
Loire
Rose des vents
Bouguenais
Jaguère
N Vertou
Sèvre nantaise
O    Rezé    E
S
Pont-Saint-Martin Les Sorinières
Ilette

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Relief[modifier | modifier le code]

La commune s'étend entre la rive sud de la Loire et la rive ouest de la Sèvre nantaise, sur le rebord du plateau de faible altitude (entre 20 et 30 mètres NGF[P 1]) qui se trouve au sud-ouest de Nantes et au nord du lac de Grand-Lieu et se termine par un coteau exposé au nord (site de l'ancien Ratiatum et de l'actuel centre-ville, tout proche). La butte de Praud est le point culminant de la commune (42 mètres)[P 1].

Les terrains plats situés le long de la Loire, au pied du coteau, ont été formés par remblaiement alluvial autour d’anciennes îles (Trentemoult notamment). On y trouve la zone commerciale Atout-Sud et des secteurs du Port autonome. Entre les anciennes îles et les quais de Ratiatum coulait le Seil, bouché par les remblaiements. Il est possible que le Seil ait été le lit initial de la Sèvre, l'embouchure actuelle de celle-ci dans la Loire étant peut-être un canal creusé par saint Félix[KC 1].

Les vallées de la Loire et de la Sèvre présentent sur leurs rives des zones inondables d'un niveau moyen de quatre mètres, et l'action de la Loire provoque le dépôt de sable et de vase entraînant la formation d'îles. Le territoire de la commune gagné sur la Loire mesure 500 mètres de largeur, sur les 900 mètres de largeur de la vallée de la Loire à cet endroit[P 1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes : Loire et Sèvre nantaise.
Principaux cours d'eau de Rezé.

La Loire et la Sèvre nantaise ont conditionné la géologie et l'histoire de Rezé. Rezé est séparée de Bouguenais par le ruisseau la Jaguère, qui prend sa source à Bouguenais et court sur cinq kilomètres avant de se jeter dans la Loire au niveau de la Petite-Californie, tandis que l'Ilette, affluent de la Sèvre long de quatre kilomètres, est la délimitation avec les communes de Vertou et des Sorinières. Le ruisseau du Jaunais prend sa source près des Naudières, s'écoule jusqu'à la Sèvre, et donne son nom à un quartier. Il mesure un kilomètre, de même que le ruisseau de la Balinière, qui prend sa source à Rezé dans le secteur de la Petite Lande puis se jette dans la Loire. Les rives de tous ces cours d'eau forment des coulées vertes au sein de la ville[P 2].

Géologie[modifier | modifier le code]

La commune s'appuie sur un socle granitique et métamorphique. Le sillon de Bretagne, leucogranite hercynien s'étendant de la pointe du Raz à Montaigu, affleure à Rezé. Un fort phénomène de broyage des minéraux appelé cataclase est à l'origine du reste de la composition de la moitié sud-ouest du sol rezéen : du granite écrasé (mylonites[Note 1] et ultra-mylonites[Note 2])[P 3].

Le sol du nord-est de la commune est le résultat de formations métamorphiques (gneiss et micaschistes).

Enfin, outre les cours d'eau (formations alluviales de la Loire et de la Sèvre pouvant atteindre dix mètres de profondeur), le vent (formations éoliennes du quaternaire) et l'action de la mer (placages de sable et gravier pliocènes) ont formé les surfaces géologiques locales[P 4].

Climat[modifier | modifier le code]

Rezé est soumise à un climat de type océanique[1]. Les données concernant le climat de Rezé qui suivent sont extraites d'une source basant le site de relevé des données météorologiques aux coordonnées 47°09'N - 1°37'O[2], ce qui correspond à la position de l'aéroport Nantes Atlantique situé sur la commune de Bouguenais, limitrophe de Rezé, et située sur la même rive de la Loire.

Climatologie de Bouguenais sur la période 1961 - 1990 :
Températures moyennes
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,4 2,8 4 5,9 9 11,9 13,9 13,5 11,8 8,9 5,1 3 7,7
Température moyenne (°C) 5,4 6,2 8,1 10,4 13,6 16,9 19,1 18,7 16,8 13,1 8,6 6 11,9
Température maximale moyenne (°C) 8,4 9,6 12,2 14,9 18,2 21,9 24,4 24 21,8 17,3 12 9 16,1
Source : Infoclimat, relevés 1961-1990[2]


Lors de la canicule européenne de 2003, Rezé a été relativement moins exposée que les régions les plus touchées de France, comme l'indiquent les relevés de température de Météo-France sur la période[3].

Ensoleillement, humidité, précipitations
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Ensoleillement (h) 72 99 148 187 211 239 267 239 191 140 91 70 1 956
Précipitations (mm) 86,6 70,2 69,1 49,9 64,1 45 46,4 44,8 62,2 79,2 86,9 84,1 788,5
Nombre de jours avec précipitations 12,8 11 11,1 8,9 11 7,7 6,7 7 8,4 10,4 11,1 11,5 117,6
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 5 mm 6,1 4,8 4,9 3,6 4,5 2,9 2,7 3,1 3,9 5 6,2 6,1 53,7
Humidité relative (%) 88 84 80 77 78 76 75 76 80 86 88 89 81
Source : Infoclimat, relevés 1961-1990[2]


Malgré la relativement faible moyenne en quantité de précipitation et de nombre de jours de pluie pour le mois d'avril pour la période 1961-1990, c'est en avril 1983 que la plus importante crue de la Sèvre depuis 1770 a eu lieu[4]. Il apparaît que Rezé est dans la zone la moins pluvieuse du bassin de la Sèvre, puisqu'en 1998 on relevait de 780 mm à 1 031 mm de pluie par an selon les stations météorologiques de la zone[5].

Phénomènes
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Nombre de jours avec gel 9 7,6 5,3 1,1 0 0 0 0 0 0,2 2,6 9,7 35,5
Nombre de jours avec neige 1,2 1,3 0,8 0,3 erreur neige-jour-mai n'est pas un nombre (-) erreur neige-jour-jui n'est pas un nombre (-) erreur neige-jour-jul n'est pas un nombre (-) erreur neige-jour-aou n'est pas un nombre (-) erreur neige-jour-sep n'est pas un nombre (-) erreur neige-jour-oct n'est pas un nombre (-) 0,4 1,1 5,1
Nombre de jours avec grêle 0,4 0,6 0,7 0,6 0,2 0,1 0,1 erreur grêle-jour-aou n'est pas un nombre (-) erreur grêle-jour-sep n'est pas un nombre (-) 0,1 0,2 0,3 3,3
Nombre de jours d'orage 0,3 0,2 0,4 0,7 2,3 2,4 2,1 2,3 1,4 1 0,5 0,4 14,1
Nombre de jours avec brouillard 7,3 5,1 3,8 2,3 2,4 2,2 2,2 4,2 5,6 7,5 7,1 8,6 58,2
Source : Infoclimat, relevés 1961-1990[2],[Note 3].


Records
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Record de froid (°C)
date du record
−13
1985
−15,6
1956
−7
1965
−2,6
1973
−0,9
1979
3,8
1975
6,1
1975
5,6
1956
2,8
1952
−3,3
1997
−6,8
1993
−10,2
1962
Record de chaleur (°C)
date du record
17,6
1969
21,4
1960
23,2
1965
27,5
1949
32
1953
36,8
1952
40,3
/1949
37,4
1990
34,3
1961
27
1985
21,1
1955
18,4
1953
Record de vent (km/h)
date du record
112
1990
133
1990
112
1986
90
1990
97
1983
83
1987
76
1988
83
1992
108
1993
115
1987
104
1987
122
1989
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
50,1
1961
31,9
1981
46,8
1967
36,4
1983
46,7
1981
35,9
1968
94,9
1977
53,4
1970
48,2
1975
42,5
1979
39
1970
35,8
1989
Source : Infoclimat, relevés 1961-1990


Le tableau suivant permet de comparer la fréquence de phénomènes climatiques régnant à Rezé avec celles de quelques grandes villes françaises aux climats distincts et caractéristiques[2].

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Bouguenais 1 956 789 5 14 58
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Rezé fut longtemps un bourg semi-rural avant de connaître une expansion urbaine après la Seconde Guerre mondiale. Le développement s'est cristallisé autour des anciens hameaux, et c'est l'absence d'unité qui caractérise l'urbanisation de la ville des années 1950 aux années 1980. Après une courte stagnation, l'augmentation de population a repris, provoquant l'urbanisation croissante et la disparition progressive des dernières zones maraîchères. Deux grands axes routiers ont conditionné le développement urbain : la route vers la côte (Pornic, Noirmoutier) et la route vers le sud, une longue ligne droite qui, venant de la partie rive gauche de Nantes (Pirmil, quartier Saint-Jacques), traverse Rezé du nord au sud.

Étapes de l'urbanisation de Rezé depuis le XIXe siècle

Source : PLU 2007 Nantes métropole[P 5]

La ville alterne logements collectifs et quartiers résidentiels.

Quartiers[modifier | modifier le code]

Rezé a la particularité d’être une ville de quartiers. De ce fait, il n'existe pas de réel centre-ville mais sept grands quartiers englobant parfois de plus petits quartiers : Rezé-Hôtel-de-ville, Trentemoult-Les Îles, Pont-Rousseau, Château, La Blordière, La Houssais et Ragon.

Entre parenthèses, est indiquée la part de population rapportée à la ville entière, basée sur les chiffres de 1999 présentés ici pour donner une indication des poids démographiques relatifs[M 1].

La chapelle Saint-Lupien sur le site archéologique du même nom.
  • Centre administratif, le quartier Rezé-Hôtel-de-ville (10,1 %[M 1]) correspond au site historique de Ratiatum. Il est considéré du point de vue de la signalisation routière comme le centre-ville de Rezé. Outre la mairie, on y trouve la Maison radieuse de Le Corbusier, l'église Saint-Pierre, la chapelle Saint-Lupien et les sites archéologiques.
  • Le quartier Trentemoult-Les Îles (4,4 %[M 1]) se compose de deux parties très différentes : l'ancien port de pêche et la zone industrielle et commerciale Atout sud. L'ancien port abrite maintenant un port de plaisance. Autrefois, il y avait autour plusieurs hameaux de pêcheurs : Trentemoult, Norkiouse, Basse-Île et Haute-Île. L'actuel Trentemoult, avec ses ruelles, son habitat dense, ses maisons individuelles dotées de petits jardins, ses façades colorées, présente des attraits touristiques et résidentiels prisés. La présence de commerces de restauration en fait un lieu d'agrément réputé[P 6]. La zone industrielle et commerciale est implantée juste à côté[M 1], entre Trentemoult et la route de Pornic. Le port fluvial d'origine a longtemps conditionné la vigueur économique du secteur, et la Loire reste un atout majeur, mais c'est plutôt autour de l'axe routier que s'articule la zone, en pleine mutation du fait de la délocalisation d'entreprises couvrant de vastes parcelles (à l'image du site des abattoirs)[P 6].
  • Le quartier de Pont-Rousseau (23,7 %[M 1]), le plus densément peuplé, est aussi le plus anciennement urbanisé. C'était autrefois un faubourg de Nantes, proche de ceux de Pirmil, Saint-Jacques et Dos-d'Âne. Le Pont Rousseau était aussi le départ de la route de La Rochelle. Alors qu'à Nantes, la rue Dos d'Âne est devenue un boulevard de grande circulation, Rezé a conservé l'ancienne rue vers Nantes (actuelle rue d'Alsace-Lorraine) parallèlement à la nouvelle (avenue de la Libération). Le quartier englobe le vaste parc des prairies de Sèvre, avec les vestiges de l'usine de la Morinière. La partie plus au sud, le quartier Saint-Paul, s'articule autour de son église et abrite le cinéma et le théâtre de la ville[M 1]. C'est également une zone de forte densité commerciale[P 6]. De ce fait, elle peut être considérée parfois comme le centre-ville de Rezé.
Le quartier du Château à Rezé.
  • Une partie du quartier du Château (18,7 %[M 1]) est marquée par la présence du plus vaste parc d'habitat social de la ville, construit après la destruction du château de Rezé (domaine de la famille Monti de Rezé) dans les années 1960. On y trouve la médiathèque de Rezé. L'autre partie du quartier, la Trocardière, est constituée de maisons individuelles. C'est là que sont implantés un complexe sportif important, incluant la piscine municipale, et la Halle de la Trocardière, salle d'expositions et de concerts.
  • Vers l'est se trouve La Blordière (13,4 %[M 1]) qui borde la Sèvre, notamment au niveau du quai Léon Sécher. Par ailleurs, l'ancien séminaire des Naudières fut à l'origine le château de la seigneurie Esnaud, d'où « l'Esnaudière » devenu « les Naudières ». Possédant un pôle fédérateur, le centre commercial de la Blordière, le quartier souffre d'un urbanisme manquant de cohérence. Le maillage des rues hérité du passé rural, les différents types de logements hétéroclites, l'absence de centre historique marquant ne sont compensés que par l'animation associative soutenue qui y règne[P 7].
Quartiers de Rezé.
  • Dans le quartier de la Houssais (18,4 %[M 1]), on trouve le château de la Balinière qui abrite l'école de musique et de danse, ainsi que le quartier des Castors, témoin de l'urbanisation des années 1950. La vocation de ce quartier est résidentielle. L'espace qui aurait pu tenir lieu de centre du quartier, avec la présence d'une maison de quartier et d'une école, n'est pas fédérateur. Les commerces ne sont pas centralisés[P 7].
  • Quartier le plus étendu, Ragon (11,4 %[M 1]) est en urbanisation croissante, il comporte les dernières zones en friche ou maraîchères. En limite de la ville voisine des Sorinières, une vaste zone d'activité est aménagée sur le site de la Brosse selon une planification s'échelonnant jusqu'en 2012[M 2]. Possédant un centre naturel concentré autour de l'ancien hameau Ragon, le quartier, après s'être principalement développé le long des axes routiers, s'est accru sous l'effet de programmes d'habitat et de l'implantation d'un important centre commercial en bordure de périphérique[P 7].

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, la densité de population de Rezé est de 2 773,1 hab./km2, soit la deuxième plus forte densité du département après Nantes. À titre de comparaison, Saint-Herblain a une densité de 1 436,3 hab./km2[6].

Catégories et types de logements

2009 1999
Ensemble 18 091 (100 %) 15 864 (100 %)
Résidences principales 17 303 (95,6 %) 15 082 (95,1 %)
Résidences secondaires, occasionnelles 151 (0,8 %) 111 (0,7 %)
Logements vacants 637 (3,5 %) 671 (4,2 %)
Maisons 9 586 (53,0 %) 8 660 (54,6 %)
Appartements 8 464 (46,8 %) 6 966 (43,9 %)
Sources des données : Insee[7].

Entre 1999 et 2009, la part des résidences principales d'au moins cinq pièces est passée de 25,3 % à 29,3 %. Le nombre moyen de pièces d'un appartement est de 3,9 (3,8 en 1999), pour les maisons ce nombre est de 4,5 (4,3 en 1999)[7].

Transports[modifier | modifier le code]

Transports feroviaire[modifier | modifier le code]

Gare de Pont-Rousseau.

Située sur la commune, la gare de Rezé-Pont-Rousseau permet l'accès au TER (Transport express régional). Elle est desservie par les lignes ferroviaires 10 (Nantes - Sainte-Pazanne - Pornic) et 11 (Nantes - Saint-Gilles-Croix-de-Vie), et la ligne d'autocar 12 (Nantes - Challans - Saint-Jean-de-Monts)[8].

Transports en commun - réseau départemental[modifier | modifier le code]

Ce réseau est déterminant pour le déplacement des élèves des établissements rezéens du second degré (collèges et lycées) qui accueillent des jeunes venant des communes du sud du département. Les liaisons par autocar sont gérées par le réseau Lila (anciennement réseau Atlantic). Rezé est concernée par toutes les lignes qui, partant de Nantes, rejoignent Saint-Brévin-les-Pins (1), Pornic (3), Saint-Philbert-de-Grand-Lieu (12), La Plaine-sur-Mer (15), Legé (61) et Vieillevigne (62)[P 8].

Transports en commun de l'agglomération nantaise[modifier | modifier le code]

La Société d'économie mixte des transports en commun de l'agglomération nantaise (Semitan) est chargée de gérer les transports en communs urbains de la commune de Rezé. Deux lignes de tramway relient la commune au reste de l'agglomération en passant par le centre de Nantes, et six lignes de bus (dont une de Chronobus) desservent la ville[9].

Lignes du réseau Semitan parcourant Rezé au 1er novembre 2012
Ligne Type Terminus Service assuré
  2   Tramway Orvault Grand Val-Gare de Pont-Rousseau (une station rezéenne : Gare de Pont-Rousseau) Du lundi au samedi, de h 30 à h 30 environ.

Les samedis, de h 30 à h 30 environ.
Les dimanches et jours fériés, de h à h 30 environ.
Aucun service le 1er mai.

  3   Tramway Marcel Paul-Neustrie (six stations rezéennes : Pont-Rousseau-Martyrs, 8 mai, Balinière, Château de Rezé-Place François Mitterrand ; Espace Diderot et Trocardière)
 C4  Chronobus Les Sorinières - Grèneraie (Nantes) Du lundi au vendredi, de h 30 à h 30 environ.

Les samedis, de h à h environ.
Les dimanches et jours fériés, de h 45 à h environ.
Aucun service le 1er mai.

 30  Bus Trentemoult - Savarières
 33  Bus Espace Diderot - Robinière/L'Aufrère
 36  Bus Neustrie - Grèneraie (Nantes)
 97  Bus Trentemoult - Vertou
 98  Bus Saint-Aignan-Grandlieu - Grèneraie (Nantes)

Transport automobile[modifier | modifier le code]

Principaux axes routiers de Rezé.

Rezé est traversée par le périphérique nantais ; la commune est desservie par quatre échangeurs : le 48a (porte des Sorinières), le 49 (porte de Rezé), le 50 (porte de Retz par laquelle on accède à Rezé via Bouguenais) et le 52 (porte de Bouguenais, qui permet de rejoindre Trentemoult via la D723 qui fait la liaison Nantes-Pornic et Nantes-Noirmoutier).

À partir du nœud routier de Pirmil, point d'accès à Nantes, la RD723, qui dispose de deux fois deux voies et sert d'axe de distribution au secteur économique principal de la ville, la RD137, qui traverse la ville du nord au sud et la RD823, qui rejoint la zone économique autour de l'aéroport Nantes Atlantique, sont les trois axes principaux irriguant la ville, et voient transiter 15 000 à 40 000 véhicules par jour.

Le franchissement de la Loire (le pont des trois continents à Rezé, auquel s'ajoutent le pont de Cheviré, partie du périphérique nantais, et le pont de Pirmil à Nantes), et de la Sèvre (pont de Pont-Rousseau, pont de la Morinière, pont des Bourdonnières), sont difficiles par la route[P 9].

La RD137 est qualifiée de « coupure urbaine », difficilement franchissable[P 9].

Le taux de motorisation des ménages rezéens est un des plus faible de l'agglomération : si à Nantes on compte 1,08 véhicule par ménage, à Rezé ce rapport est de 1,22, inférieur entre autres à ceux de Saint-Herblain (1,31), Saint-Sébastien-sur-Loire (1,39), Bouguenais (1,47), Vertou et les Sorinières (1,56) ou Carquefou (1,62)[P 10].

Par ailleurs, Rezé a rejoint en 2012 le système d'autopartage de Nantes baptisé Marguerite, avec l'ouverture d'une station à côté de la mairie[10].

Liaison Navibus Trentemoult-Nantes à bord du Trentemoult.

Transport fluvial[modifier | modifier le code]

En 1887, la Compagnie de navigation de la Basse-Loire ouvre la liaison fluviale Trentemoult-Chantenay assurée par une vedette à vapeur, le Roquio[11]. La liaison est reprise en 1906 par la Compagnie de transports maritimes des messageries de l'Ouest avec une flottille de bateaux qu'on désigne sous le terme de roquios[12], puis le service municipal des bateaux de Rezé prend le relais de 1931 à 1958[M 3]. Aujourd'hui deux navettes Navibus sur la Loire assurent la liaison Trentemoult-gare maritime de Nantes depuis 2005[B 1]. En hommage à la liaison du XIXe siècle, la station fluviale de Trentemoult est baptisée « Trentemoult-Roquios »[9]. Des projets de nouvelles navettes fluviales sur la Loire et la Sèvre sont à l'étude[P 11].

Transport aérien[modifier | modifier le code]

Rezé se situe à quelques kilomètres de l'aéroport Nantes Atlantique[Note 4].

Déplacements doux[modifier | modifier le code]

Rezé a rejoint en septembre 2011 le système de vélopartage de Nantes baptisé Bicloo avec l'ouverture des deux stations Pont-Rousseau et 8-Mai[13].

Gestion de l'environnement[modifier | modifier le code]

Espaces naturels[modifier | modifier le code]

Sur les bords de Loire, la végétation de friches et ripisylves subit des modifications en raison de l'activité économique du secteur. La plus grande partie des espaces naturels rezéens se situe sur la rive gauche de la Sèvre nantaise. La qualité de cette zone est bonne : la végétation est riche et bien préservée. Le vallon de la Jaguère présente un état de préservation correct. Enfin, des zones de boisement importantes ont été maintenues le long de l'Ilette et du Jaunais, zones qui complètent le bois des Poyaux au sud de la ville[P 12].

Il n'y a actuellement pas de site naturel protégé à Rezé. Dans le cadre de Natura 2000, les berges de Loire et de Sèvre, ainsi que la prairie humide de Beaurivage, pourraient accéder à une protection[P 13].

Exploitation maraîchère (sud de Rezé).

Espaces ruraux[modifier | modifier le code]

Jadis commune rurale, Rezé est aujourd'hui quasi-totalement urbanisée. Les paysages ruraux devenus minoritaires disparaissent peu à peu, et ne devront probablement leur maintien qu'à des choix de préservation, à l'image du bocage de la coulée verte de la ZAC de la Brosse. La partie sud, délimitée par le périphérique nantais, est la zone où l'aspect rural a été le plus conservé, il reste par ailleurs quelques zones maraîchères et viticoles[P 14].

Parc de la Morinière

Patrimoine végétal[modifier | modifier le code]

Les deux tiers de la surface de Rezé sont urbanisés en 2007, et ainsi qu'il est mentionné dans la section Logement, sa densité de population est élevée. Une partie importante de la végétation de la ville est située dans les jardins privés des zones pavillonnaires.

Les parcs et jardins publics sont nombreux. Les jardins de l'hôtel de ville se situent entre la place Saint-Pierre et la Cité radieuse, et couvrent 1 700 m2. Avec une surface de près de 3 hectares, les parcs les plus vastes sont le parc des Mahaudières, qui accorde une place de choix aux magnolias et celui de la Morinière, avec ses platanes et ses séquoias ; ce dernier parc est « remarquable » dans l'inventaire général du patrimoine culturel de la France[14]. À l'inverse, le parc de la Carterie ne couvre que 0,7 hectare, offrant à la contemplation des bassins de nénuphars. Rezé dispose également du parc de la Grève (1,3 hectare, faune et flore des zones inondables), du parc Allain (dit de la Fusée, 1 hectare, tout près de la médiathèque), du parc de la Houssais (0,9 hectare, vestige du parc du château du même nom, qui contient quelques arbres centenaires), le parc de Praud (2,2 hectares) et le parc de la Balinière (1,6 hectare, jardin à la française)[P 14].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes du nom de la ville sont : Ratiaton au IIe siècle[B 2], Rosiare en 340[réf. nécessaire], Ratiaca civitas en 511, Ratiatensis vicus au VIe siècle [B 2], Raciate en 511 (monnaie mérovingienne)[B 2], Raciatus portus au IXe siècle, Razais en 1104, Raciaci portus en 1123, Reziacum en 1150 et 1196, puis Rezaium et Rezeum, Razaium au XIIe siècle, Radesium en 1201, Razay en 1278, Rezayum en 1287, Resay en 1431. Si l'on excepte un Rosey de 1362 (dû à une personne étrangère à la région), la graphie française est longtemps resté Rezay du XVe au XVIIe siècles[15],[KC 2].

D'après les plus anciennes mentions, le nom de Rezé a d'abord été associé à une civitas ou un vicus, c'est-à-dire une cité ou un bourg.

Selon une ancienne théorie, les Ratiates auraient été une tribu gauloise, qu'on associe aux Pictons[B 3].

Les toponymistes et les linguistes ne reprennent pas cette hypothèse, ils analysent les formes anciennes sur la base de deux éléments gaulois[B 2],[B 4].

Le second élément s'analyse vraisemblablement comme étant le suffixe gaulois -ate fréquent dans la toponymie (cf. nom de lieu Condate > Condé). Les formes en -aca, -aci, -acum impliquent une confusion avec le suffixe localisant, et marquant la propriété, -acum lui aussi d'origine celtique. L'un comme l'autre ont abouti à la terminaison dans l'ouest.

Le radical est sans doute le gaulois ratis[B 2],[B 4] (lire rătis) signifiant « fougère » et cité par Marcellus de Bordeaux « Herbae pteridis, id est ficiculae, quae ratis gallice dicitur... »[B 4]. Ce terme est un proche parent du vieil irlandais raith, du gallois redhyn et du breton radenn « fougère »[B 4].

Pour Xavier Delamarre, qui reprend les hypothèses déjà formulées par Georges Dottin, Albert Dauzat, Jacques André et Wolfgang Meid[B 4], Rezé remonte donc à Ratiate « fougeraie » et est un équivalent gaulois des toponymes romans du type Fougerolles, Feucherolles,, etc. Associé au mot pagus, le nom de lieu Ratiate, dérivé avec le suffixe -ensi désignant ses habitants, a donné naissance à l'époque médiévale au pagus Ratiatensis, c'est-à-dire le pays de Retz.

Pour Jean-Marie Cassagne et Mariola Korsak, le toponyme ratiacum ou Villa Ratii viendrait du patronyme gallo-romain « Ratius », nom d'un riche propriétaire terrien qui possédait un vaste domaine à cette endroit, autour duquel le village s'est développé[16].

Les premières traces écrites désignant l'actuel pays de Retz apparaissent au IXe siècle. Jusqu'alors les chroniqueurs tels Grégoire de Tours au VIe siècle mentionnent le Pages Arbatilicus (« Pays d'Herbauges »). En 839 apparaît le nom de Raiz un acte de Louis le Pieux place un domaine de Saint-Viaud in vicaria Ratense.

Le nom de la commune a été traduit Reudied en breton, cependant le breton n'y a pas été la langue courante, et l'on y a toujours parlé le gallo, puis le français[KC 3]. Rezé possède d'ailleurs un nom en gallo : Raezaé (écriture ELG)[17].

Des noms de rue, de lieux-dits, de village, témoignent de la bataille de Rezé de 1154 (voir Histoire). Le lieu-dit La Bataillerie est proche du village du Châtelier (centre probable de la défense d'Eudon). Une tour d'observation a donné son nom à La Mirette (du vieux français Miroet). Entre La Bataillerie et La Mirette, se trouvent le Pré des Bretonnais, les Brettes, les Bertineries et le Bleurdier. Ces noms tirent leur origine du latin bello bellor[réf. nécessaire] et du vieux français bellier signifiant combattre. Au Moyen Âge, le verbe acorer signifie « se lamenter », et aujourd'hui on trouve non loin de la Bataillerie le village de La Coran. On suppose que la parcelle nommée les Mortrais doit son nom au souvenir d'une immense fosse où furent enterrées les victimes des combats et, à côté du Châtelier, un lieu-dit est baptisé la Martrerie (« champ de martyrs »)[15].

D'autres[Qui ?] supposent que l'origine de Bretonnais, Brettes, Bertineries n'est pas liée à la bataille, et situent le combat près de la Morinière, où apparaissent des noms de lieux sans lien avec le monde rural. Outre la Martrerie, on trouve la Machetterie (de machier, broyer), le Clos-Chevalier autre nom du Clos du port[KC 4].

Rezé est bientôt supplantée par deux villes, les actuelles Pornic puis Machecoul[B 5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Peuplée dès la préhistoire comme l'atteste la présence de menhirs du néolithique[F 1], située dans une zone habitée par les Celtes, Rezé a été fondée par les Romains. Dépendante du Haut-Poitou pendant l’Antiquité et le Haut Moyen Âge, elle est conquise par les Francs puis par les Bretons (elle fait partie de la Bretagne historique), avant d'être rattachée à la France[18].

Antiquité[modifier | modifier le code]

La ville est créée à l'époque romaine, sous le nom de Ratiatum, dans une zone probablement peuplée par les Ambilatres[B 6] et les Anagnutes[B 7],[B 8]. Pour vaincre les Vénètes, les Romains arment une flotte de trirèmes aux formes fines, conçues pour éviter les bancs de sable. Ces navires sont peut-être construits à Prigny (alors au bord de la mer) et à Ratiatum[B 9]. Après la victoire définitive des Romains, il semble que les Pictons, alliés des Romains pendant la guerre contre les Vénètes, ont obtenu le contrôle de la rive sud de l'estuaire (les Ambilatres n'ont pas d'existence officielle dans l'Empire romain), et qu'ils ont créé un port nouveau face au site probable de Condevicnum, capitale des Namnètes, qui n'étaient pas, eux, alliés des Romains[M 4].

Vestiges des constructions romaines (en arrière plan la chapelle Saint-Lupien)

Ratiatum est donc fondée sous le règne de l'empereur Auguste, entre l'an 20 av. J.-C. et l'an 10 de notre ère. Elle connaît un développement rapide, ce qui laisse supposer un fort pouvoir d’attraction. Au Ier siècle, Ptolémée[B 10] indique que Ratiatum est la seconde ville de la cité (civitas) des Pictons, après la capitale Limonum (Poitiers)[M 5]. Ce pouvoir s’explique sans doute par le caractère nouveau dans la région de l'urbanisme à la romaine et, surtout, par des atouts économiques exceptionnels[M 6].

La prospérité de la ville de Ratiatum dure tout le premier siècle de notre ère. Elle se développe d'abord plus rapidement que la future Nantes et s'étend sur la rive sud du Seil, un bras de la Loire, sur plus d’un kilomètre de long et trois cents mètres de large, entre le ruisseau de la Jaguère (empiètant sur la commune actuelle de Bouguenais) et les abords de la gare ferroviaire de Pont-Rousseau[M 5]. Au Ier siècle, c'est une ville avec un temple, des villas, des entrepôts, des boutiques le long du port. Mais à la fin du IIe siècle, le port de Ratiatum s'ensable[B 11]. Son déclin s'accentue à partir de la fin du IIIe jusqu'au Ve siècle.

Les raids des Saxons et des Francs commencent en 260. Ratiatum (tout comme Nantes) est pillée et incendiée[B 12]. Mais c'est à Nantes et non pas à Rezé que sont construits des remparts, et Nantes va être encore plus avantagée en devenant, en tant que chef-lieu de cité, le siège d'un évêché chrétien.

Le christianisme est attesté à Rezé au IVe siècle, lorsqu'en en 340, saint Hilaire de Poitiers baptise un de ses premiers adeptes à Ratiatum, nommé Lupien, dont parle Grégoire de Tours. Dès cette époque, le tombeau de Lupien est un lieu de culte, en raison des miracles qui s'y seraient déroulés (un aveugle aurait recouvré la vue, un paralytique l'usage de ses jambes)[KC 5].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Invasions - Conquête bretonne[modifier | modifier le code]

L'évêque Hilaire

Au VIe siècle, Adelfius (Adelphius ou Adelficius), successeur d'Hilaire, « évêque de Ratiatum » participe au concile d'Orléans convoqué par Clovis Ier[KC 6]. En 843, lors de la première incursion des hommes du nord, des moines préservent les restes de saint Lupien en les emportant à Clermont-Ferrand[KC 7].

En 851, le traité d'Angers entre Charles le Chauve et Erispoë fils de Nominoë[B 13] officialise définitivement l'intégration de Rezé et des terres du Sud-Loire au royaume de Bretagne. Le destin de Rezé et sa région devient donc intimement lié à celui de Nantes à partir du IXe siècle : appartenance de la ville à l'évêché de Nantes, au pays de Retz (seigneurie créée par les ducs de Bretagne au Sud-Ouest de la Loire), et au royaume puis du duché, puis de la province de Bretagne.

La vicomté de Rezé est créée à la fin du XIe siècle (vers 981). Hoël, comte de Nantes, attribue le titre à l'un de ses cadets. La position de Rezé, aux confins des possessions du duché breton et des possessions des rois d’Angleterre et de France, en fait le théâtre de guerres jusqu'à la fin du XVe siècle[F 1]. Le vicomte de Rezé est suzerain (directement ou par l'intermédiaire de ses vassaux) de presque toute la rive gauche de la Sèvre depuis Portillon et une bonne partie de la rive de Loire jusqu'au Pellerin[15].

XII e - XIII e siècles[modifier | modifier le code]

Jean II de Bretagne

Le premier seigneur de Rezé à laisser une trace est Roland de Rezay, qui a apposé sa signature sur un acte de donation au bénéfice des moines de Saint-Florent-le-vieil en 1145[B 14]. Une crise successorale intervient en Bretagne en 1154 et aboutit à la bataille de Rezé. À l'origine de cette bataille, le décès du duc Conan III en 1148. Avant de mourir, ce dernier renie son fils Hoël, destiné à lui succéder, prétextant qu'il est bâtard. Avec l'appui des seigneurs de la région de Nantes, dont le vicomte de Rezé, Roland de Rezay, et de Quimper, Hoël se fait proclamer comte de Nantes. Soutenu par les seigneurs du pays de Rennes et du nord de la Bretagne, Eudon de Porhoët, époux de la sœur de Hoël, Berthe, revendique le titre de duc pour son propre compte et celui de son fils Geoffroy. Berthe, elle, prend parti pour son fils Conan, né d'un premier lit. Deux à trois clans se disputent tour à tour le pouvoir en Bretagne. L'alliance de Hoël avec Berthe est à l'origine de la bataille de Rezé de 1154, dont Eudon sort vainqueur sans toutefois écraser les Nantais[B 15].

Les combats sont particulièrement meurtriers, même si l'histoire ne retient le nom que de trois victimes, des chevaliers : Engrès, Borrigan et le pils Payen[KC 4]. De nombreux lieux de Rezé et de villages voisins font référence à cette bataille (voir Toponymie). Eudon prend le dessus sur Conan, mais celui-ci obtient le soutien de Henri II Plantagenêt et triomphe en s'emparant de la couronne ducale. Hoël, vaincu, est chassé de Nantes par les seigneurs locaux qui font appel à Geoffroy Plantagenêt comme protecteur. Celui-ci, frère d'Henri II, devient comte de Nantes qui passe sous domination angevine[KC 8].

Judicaël et son fils Guillaume, seigneurs de « Rezay », sont mentionnés dans un acte de l'abbaye de Geneston. Guillaume succède à son père en 1196 et décède en 1251. Sylvestre de Rezay devient vicomte ainsi que le montre sa signature d'un document concernant la cession de terres à Bouguenais en 1271. Viennent ensuite ses fils et petits-fils Olivier Ier et Olivier II, ce dernier est mentionné dans la charte des Templiers en 1282[B 14]. En 1285, « Olive, veuve de Mathieu de l’Ile » cède aux Templiers la Haute-Île et la Basse-Île, îles de Loire dépendantes de Rezé, qui se trouvent alors assemblées sous le nom d'Îles des Chevaliers. En 1294, Sylvestre II de Rezé répond à la convocation de l’ost (armée) par le duc Jean II de Bretagne[M 6].

Guerre de Succession de Bretagne[modifier | modifier le code]

Charles de Blois

De 1341 à 1345 se déroule la guerre de Succession de Bretagne. Le vicomte Sylvestre III de Rezé combat aux côtés de Charles de Blois (allié du roi de France) contre Jean de Montfort (allié du roi d'Angleterre). Le pays de Rezé est ravagé et pillé : le château de Rezé est totalement détruit comme d’ailleurs tous les châteaux des vassaux du seigneur de Rezé (Pelouailles, les Fromentaux, les Bretesches, la Grand-Haye, les Palletz et la Jaguère)[M 6]. Par la suite, seuls les manoirs (et non plus les châteaux) de la Grand Haye, des Palletz, des Bretesches et la Trocardière (au XVe siècle) sont reconstruits.

Fin du Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le vicomte de Rezay n'a plus de château localement. Sylvestre IV de Rezay ayant acquis des terres poitevines à l'occasion de deux mariages successifs ne réside plus sur le territoire de l'actuelle Rezé, pas plus que son successeur Martin Ier qui se retire en Poitou ou à Briord (Port-Saint-Père). Martin II vend peu à peu les terres de la seigneurie[B 14]. En 1453, le duc de Bretagne vend la vicomté à Guillaume de Saint-Gilles (seigneur de Saint-Fulgent et la Merlatière) qui possède déjà des terres à Rezé et Beaulieu en Saint-Jean-de-Boiseau. Guillaume de Saint-Gilles, qui a combattu les Anglais aux côtés de Jeanne d'Arc, est allié au futur duc Arthur III de Bretagne, le connétable Arthur de Richemont. En 1459, Marie de Saint-Gilles, fille de Guillaume épouse Jean de Trévecar qui devient alors vicomte de Rezé[M 6].

Châteaux et établissements monastiques[modifier | modifier le code]

La construction des châteaux des seigneurs de Rezé et des Palletz date du Moyen Âge. Le premier était bâti sur l'emplacement l'actuel presbytère, le second dans le prolongement vers le sud. Ils jouxtaient plusieurs bâtisses qui étaient possessions des chevaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, héritiers des Templiers, les auditoires des seigneurs des Palletz et de la Trocardière, la halle et l'église. À proximité se trouvaient les chapelles Notre-Dame de la Blanche et Saint-Martin (sans doute fondée par les moines de Vertou). Le prieuré Saint-Lupien relevant de l'abbaye de Geneston se trouvait à l'est du bourg[15].

Du XVe au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

La seigneurie de Rezé passe par mariage à la seigneuriede Guémadeuc à la fin du XVe siècle[B 16]. Aux XVIe et XVIIe siècles, la ville bénéficie de l'essor de Nantes[F 1]. Le domaine de la Chalonnière fait partie des anciens fiefs féodaux acquis par des négociants enrichis. C'est Yves Rocaz qui en devient propriétaire en 1541. Il s'agit d'un riche marchand espagnol, égal des Ruiz et Harouys à Nantes. Il agrandit son domaine en achetant des terres rezéennes à Mauperthuis et à la Galarnière, et est élu maire de Nantes en 1566 ; il est seigneur des Pallets en Rezé et ne doit hommage qu'au roi[B 16].

Gouverneur de Bretagne et chef du parti de la Ligue catholique à Nantes, le duc de Mercœur tient, en 1588, garnison à Rezé et Pont-Rousseau lors de sa campagne contre les Huguenots[B 17]. Alors que le nouveau seigneur de Rezé, Jacques Barrin de la Galissonnière, premier président de la cour des comptes, crée deux foires à Pont-Rousseau, les Monti, une famille noble d’origine florentine, s’installent[M 6] : en 1601 Pierre de Monti devient gendre de la fille d'Yves Rocaz, et en 1603 la Chalonnerie et ses terres deviennent sa propriété[B 16]. En 1616, Bouguenais et Rezé sont occupées par les troupes royales. L’année suivante le roi refuse sa grâce à Thomas Ier de Guémadeuc vicomte de Rezé et époux de Jacquemine de Beaumanoir, décapité en place de Grève à Paris[M 6]. Avec lui s'éteint la lignée, son frère Toussaint ayant été tué en duel en 1606, à l'âge de 26 ans[B 18].

Après la mort de Pierre de Monti en 1625, son fils Yves agrandit le domaine. Après la seigneurie des Pallets en 1632, il prend possession en 1652 de la vicomté de Rezé alors détenue par le marquis de Goulaine. Puis en 1656 il agrandit son patrimoine avec la seigneurie de la Grand'haie, l’année suivante celle des Bretesches puis celle de la Sansonnière. Il cumule les titres de conseiller du Roi, doyen de la Chambre des comptes de Bretagne et maire de Nantes de 1644 à 1647. Apparenté par alliance à Fouquet, surintendant des finances, il lègue à son fils Yves II une fortune importante[M 6].

Ce dernier est au service du roi Louis XIV ; il combat dans les armées qui font campagne en Italie et en Flandres. Yves II de Monti entreprend la construction d’un nouveau château à Rezé, et en 1672 Louis XIV érige la vicomté de Rezé en comté, en récompense des services rendus par la famille Monti au royaume. Ces de Monti s'allient aux de Charette, aux Barbier de La Picauderie et aux de La Guérande[M 6].

Les nouveaux seigneurs tentent de remettre en pratique certains droits féodaux tombés en désuétude : le droit de coutume qui leur donnait par bête traversant Pont-Rousseau deux deniers en temps normal et six deniers les jours de foire (droit dont ils sont déboutés), le monopole de la pêche en Sèvre pour la rive gauche rezéenne, dans le Seil, etc., les droits de potelage ou d'avouillage (un liard par charrette déchargeant de la marchandise à Pont-Rousseau) et un denier par pipe de vin débité, etc.[M 6] Ces droits ne sont abolis qu'à la Révolution.

Au XVIIIe siècle, Pont-Rousseau connaît une activité manufacturière liée au développement du commerce triangulaire. Pots, d'étain, seringues, bouteilles y sont produits[B 19].

Révolution, guerre de Vendée et Empire[modifier | modifier le code]

Le 5 avril 1789, les Rezéens se réunissent en assemblée pour établir leur cahier de doléances, conséquence de la convocation des États généraux. Les droits seigneuriaux sont dénoncés, mais les Rezéens n'ont pas de plaintes à formuler contre le curé de la paroisse, Dupré-Villaine, qui est même choisi comme maire, le premier de la ville, en janvier 1790[M 7], alors que Rezé et l'ensemble du pays de Retz sont intégrés au département de la Loire-Inférieure[F 1]. Il faut attendre avril 1791, pour voir à la tête de la commune un républicain. Il s'agit de Huard, qui prête serment à la Convention le 23 septembre 1792[M 7].

Lors de la guerre de Vendée, de violents combats ont lieu dans le quartier de Pont-Rousseau, le pont est transformé en forteresse en 1793 lors de l'attaque des insurgés vendéens sur Nantes (une travée formant pont-levis). Pour permettre le tir des canons en cas de nouvel assaut, le général Beysser fait raser Pont-Rousseau au niveau du sol jusqu'à une distance de 500 mètres des fortifications[B 20], et les républicains l'emportent sur les Vendéens le 30 juin, puis s'installent aux Naudières. Le comte de Monti est arrêté. Après l’assassinat de neuf paysans du quartier des Chapelles par les Vendéens, la commune est brièvement considérée en état d’insurrection en 1795[M 7].

Ruinée par la guerre civile, la commune ne commence sa reconstruction qu'après 1800. Cette période voit le retour des émigrés. En 1808, deux arcs de triomphe (à Ragon et Pont-Rousseau) sont édifiés à l'occasion du passage de l'empereur Napoléon Ier qui revient d'Espagne. Le regain économique est perceptible, le commerce du blé notamment[M 7].

De la Restauration à la Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La duchesse de Berry, par Thomas Lawrence

La Restauration entraîne la nomination de Joseph de Monti de Rezé, ancien émigré, à la charge de maire. S'opposant à ses velléités de restaurer certains droits seigneuriaux sur les communs, les Trentemousins tentent de faire sécession avec Rezé et veulent s'administrer librement[M 7]. Joseph de Monti de Rezé est légitimiste, il démissionne de la mairie à la suite de la révolution de 1830, son soutien au soulèvement royaliste de 1832 l'ayant compromis. Le château de Rezé est le refuge temporaire des partisans de la duchesse de Berry, qui est finalement arrêtée à Nantes[KB 1]. Jusqu'à l'instauration du Second Empire en 1852, Rezé poursuit son développement, principalement sous la conduite du capitaine de navire et armateur Pierre Giraud[M 7] : après le ré-aménagement du pont de Pirmil (à cette occasion la forteresse de Pirmil est rasée)[KB 2], le pont de Pont-Rousseau est reconstruit (1839), des industries s'installent : fabriques d'engrais, chapelleries, construction navale et savonnerie[M 7]. C'est d'ailleurs à la Morinière en 1837 que la première savonnerie nantaise voit le jour. À une période charnière où la région doit trouver un palliatif économique à la disparition du Commerce triangulaire, le négociant Charles Bonamy tente de lancer une production jusque là dominée par Marseille, le savon. Mais en utilisant, ce qui est nouveau, l'huile de palme. Après une courte association avec un certain Junot, Bonamy se joint à Gustave de Coninck pour bâtir la plus grande savonnerie du royaume. Entreprise de courte durée, l'affaire est cédée en 1842[B 21].

Durant le Second Empire l’industriel Suser établit une tannerie-corroierie à la Morinière[M 7]. L'économie se développe mais les Rezéens connaissent la faim. On compte 6 644 habitants à Rezé en 1854 : 1 093 d'entre eux vivent de la charité publique. Une société de secours mutuels est créée[KB 3]. En 1855, la police procède à une vague d'arrestations dans l'Ouest au motif d'appartenir à des sociétés secrètes dont « la Marianne » ou d'affinités avec les partis républicains ou socialistes : cinquante-quatre Nantais et Rezéens sont arrêtés[KB 4]. Pont-Rousseau est alors très différent du reste de la commune qui est restée rurale, et l'essor du commerce local favorise les idées séparatistes chez les habitants du quartier, les Roussipontains, mais ceux-ci échouent dans leur tentative de faire de Pont-Rousseau une commune. L'ouverture de la ligne de chemin de fer Bordeaux-Nantes en 1866 entraîne le déclin de Pont-Rousseau en détournant le commerce du blé[M 7].

Autre conséquence du caractère particulier de Pont-Rousseau au sein de Rezé, la Ville de Nantes demande après 1870 son annexion, qui n'aboutit pas[M 7]. Au début de la IIIe République, Suser, propriétaire entre autres de la tannerie de la Morinière, est l'homme le plus riche de Rezé[KB 5], alors que les salaires pratiqués dans ses établissements sont les plus bas du département[KB 6]. En 1875, l'éclairage au gaz s'étend, la ligne de chemin de fer Rezé-Pornic entre en service, et un an plus tard un pont est construit pour que le transport par rail franchisse la Loire. La IIIe République est marquée par l'essor de l'école laïque (construction des écoles du Bourg en 1882 et de Pont-Rousseau en 1885). Les crues de 1872, 1904, 1906 et 1910 ont marqué les esprits. La loi de séparation des Églises et de l’État provoque des manifestations en 1906. En 1908, Doulon et Chantenay sont rattachées à Nantes, Rezé y échappe grâce à un avis défavorable du Conseil d'État qui n'y voit pas un caractère d'urgence[B 22] bien que, comme ces deux premières communes, le quartier numériquement le plus important, Pont-Rousseau, soit majoritairement peuplé d'ouvriers[M 7].

En 1904, l'arrivée de l'étape Bordeaux-Nantes du Tour de France cycliste se joue à Pont-Rousseau[B 23]. Les années suivantes, l'arrivée sur Nantes est neutralisée au niveau de Rezé avant d'être conclue au vélodrome du nord de Nantes, notamment lors du Tour de France 1910 où le peloton s'arrête entre Ragon et Les Trois-moulins[B 24].

Depuis la Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

288 Rezéens ont disparu dans la guerre de 1914-1918. La commune s'urbanise, particulièrement le quartier de Pont-Rousseau qui s'étend vers le sud le long de la route de la Rochelle (l'actuelle RD137) si bien que le terminus sud du tramway nantais de l'époque est aux Trois-Moulins, quartier situé sur cet axe. L'école de Ragon est bâtie en 1932, celle de Trentemoult en 1936. Rezé accède alors à l'électricité[M 3].

Alors que le sud de la ville est rural, le nord de la ville est ouvrier (Trentemoult et Pont-Rousseau) : les employeurs principaux sont les chantiers navals de Nantes et l’usine aéronautique de Château-Bougon. 1936 marque les esprits[M 3]. Lors de la Deuxième Guerre mondiale, Rezé subit des dommages[M 8] lors des bombardements sur Nantes. Le 7 mai 1942 des bombes tuent quatre Rezéens près de Norkiouse. Le 4 juillet 1942 le domaine du château de la Houssais reçoit 37 bombes de 250 kg[B 25]. La population se réfugie dans la campagne, souvent au sud-Loire, et les nouveaux bombardements du 8 mai au 2 août 1944 font moins de victimes. Le pont de chemin de fer de Pont-Rousseau est coupé, la Haute-île très touchée. Un avion américain s'écrase dans une tenue maraîchère rue du Jaunais[B 26]. La nuit du 11 au 12 août, Nantes est évacuée par l'armée allemande qui se réfugie au sud de la Loire, en faisant sauter le pont de Pirmil et rendent la Loire impropre à la navigation[B 27]. Rezé est libérée deux semaines après sa grande voisine Nantes, le 29 août 1944.

Un référendum met en échec une nouvelle tentative de rattachement à Nantes en 1946. C'est une période de reconstruction, et le besoin croissant de logements entraîne l'urbanisation massive de la ville : destructions importantes et habitats insalubres dans une ville ouvrière qui plus est, constituent des facteurs importants pour expliquer les traits marquants de l'urbanisation durant la période d'après-guerre. Tout d'abord la fin des années 1940 voit la concrétisation d'importantes réalisations de logements individuels à l'initiative du mouvement ouvrier d'autoconstruction coopérative appelé les Castors ; ensuite, cette période est marquée par l'édification de la Maison radieuse de Le Corbusier en 1953 ; enfin il est procédé à la construction du vaste parc de logements HLM sur le site de l'ancien château des de Monti de Rezé en 1963. Les bus desservent Rezé en 1958, et au début des années 1960 les villages rezéens finissent d'être électrifiés, tandis que le gaz naturel alimente la ville. La zone industrielle des îles apparaît[M 3].

C'est sur les problèmes de gestion de l'urbanisation et de l'environnement que s'ouvre le XXIe siècle[M 3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Hôtel Grignon-Dumoulin, ancien hôtel de ville devenue annexe de la mairie.

Rezé est dans la 4e circonscription législative de la Loire-Atlantique et fait partie de la communauté urbaine de Nantes Métropole. La commune est divisée en deux parties : une partie dans le canton de Rezé, l'autre dans le canton de Bouaye.

Municipalité[modifier | modifier le code]

Au moment des élections municipales de 2014, Rezé était une commune de moins de 40 000 habitants, son conseil municipal est donc composé de 39 élus. Le conseil est constitué du maire (PS), de 14 adjoints (12 PS, PC, Verts) et de 25 conseillers (8 PS, 3 Verts, 2 PC, 1 UDB, UMP, 4 divers droite, 3 extrême-gauche).

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Article détaillé : Liste des maires de Rezé.

Depuis 1949, quatre maires se sont succédé à Rezé :

Liste des maires depuis 1949
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1949 mars 1959 Georges Albert Bénezet RPF  
mars 1959 février 1978 Alexandre Plancher SFIO conseiller général de Bouaye de 1964 à 1970
conseiller général de Rezé de 1973 à 1978
avril 1978 février 1999 Jacques Floch PS avocat
conseiller général de Bouaye jusqu'en 1982
député à partir de 1988
février 1999 avril 2014 Gilles Retière PS professeur de physique-chimie
président de Nantes Métropole depuis 2012
avril 2014 en cours Gérard Allard[19] PS fonctionnaire territorial
conseiller général de Bouaye depuis 2004
vice-président du Conseil général depuis 2011
Les données manquantes sont à compléter.

Entre les élections municipales de 1977 et celles de 2014, le conseil municipal a toujours été pourvu dès le premier tour de scrutin.

.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Les électeurs rezéens votent très majoritairement à gauche ainsi que le laissent apparaître les résultats des consultations électorales depuis 2005.

Le référendum de 2005 appelle à se prononcer par oui ou par non sur la question : « Approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une Constitution pour l'Europe ? ». À Rezé le « non » comptabilise 51,50 % des voix[20] soit trois points de moins que le résultat national[21], pour un taux d'abstention atteignant 30,74 %[20], proche des 30,63 % pour la France entière[21].

Le décompte des votes du 1er tour de l'élection présidentielle 2007 a révélé à Rezé un taux d'abstention de 16,10 %[22], très légèrement supérieur au taux national[23]. Les électeurs rezéens ont principalement voté pour S. Royal 39,76 % (14 % de plus qu'au niveau national), N. Sarkozy 21,20 % (10 % de moins qu'au niveau national), F. Bayrou 18,72 %, J.-M. Le Pen 5,38 % et O. Besancenot 4,99 %[22],[23]. (Total gauche : 51,89 % ; droite : 48,11 %). Au second tour, pour une abstention équivalente à celle du pays entier, Rezé vote très majoritairement pour Mme Royal (64,26 %), nettement devant M. Sarkozy (35,74 %)[22], choix très différent de celui de l'ensemble du pays (respectivement 46,94 % et 53,06 %)[23].

Urne électorale

Le député de Rezé est M. D. Raimbourg (PS) qui, lors des élections législatives de 2007, arrive nettement en tête des votes rezéens devant son opposante Mme C. Thébaudeau (UMP) avec 48,02 % contre 23,33 % au premier tour et 68,89 % contre 31,11 % au second tour. L'abstention a été respectivement de 39,36 % et 42,59 %. Au premier tour, seuls deux autres candidats dépassent les 5 % : M. Yves Aumon (UDF-Modem) 8,21 % et Mme Catherine Esnée Les Verts 5,39 %[24].

L'élection municipale 2008 à Rezé, avec 43,97 % d'abstention, voit la liste de M. G. Retière (PS) avec 60,92 % devancer dès le 1er tour M. P. Seiller (UMP, 21,93 %), M. P. Chauvin (LCR, 9,99 %) et M. S. Louédin (Modem 7,14 %)[M 9].

Les habitants de la commune de Rezé sont répartis sur deux cantons. Lors des cantonales 2008, les Rezéens ont choisi majoritairement les candidats de gauche dans les deux cas. Dans le canton 51 (Rezé)[Note 5], Mme F. Verchère (Parti de gauche) obtient 47,57 % des voix (devant M. M. Bailly (UMP, 15,14 %), Mme C. Pottier-Choppin (Les Verts, 12,95 %), M. Y. Vince (PCF, 11,18 %), Mme M. Johan (UDF-Modem, 6,57 %), Mme O. Borja (FN, 3,18 %) et M. P. Even (UDB, 2,37 %))[25]. Dans la partie rezéenne du canton 54 (Bouaye)[Note 6] M. G. Allard (PS) obtient 53,74 % des voix (devant M. A. Bernard (Divers droite, 23,66 %), M. D. Quéraud (Les Verts, 14,95 %) et M. D. Lucas (PCF, 7,64 %))[26].

Pour les européennes 2009 on décompte à Rezé proportionnellement moins d'abstention que pour la France entière (57,10 %[27] contre 59,37 %[28]). Les listes ayant recueilli le plus grand nombre de suffrages sont : B. Vergnaud (PS, 24,92 %), Y. Jadot (Verts, 22,88 %), C. Béchu (Maj Prés., 17,90 %), les autres listes recueillant chacune moins de 8 % des voix[27]. Une fois encore, le vote de gauche et écologiste est plus important à Rezé que la moyenne nationale (8 % et 6 % d'écart)[28].

M. J. Auxiette (La Gauche en action), président de région sortant, obtient sur la commune 43,73 % des voix au premier tour des Régionales 2010, devant M. C. Béchu (Maj. prés., 17,99 %), M. J.-P. Magnen (Europe Écologie, 17,99 %), M. M. Gicquel (La Gauche vraiment, 8,71 %), Mme B. Neveu (FN, 5,09 %) et trois autres listes sous la barre des 5 %. Au second tour, la liste de M. Auxiette a recueilli à Rezé 74,36 % des voix, contre 25,64 % à la liste de M. Béchu[29].

Lors du premier tour l'élection présidentielle 2012, la participation s'élève à 82 % des inscrits[30], supérieure de deux points et demi au niveau national[31]. Les électeurs rezéens ont placé F. Hollande en tête avec 40,40 % des voix, suivi de N. Sarkozy avec 17,96 %, J.-L. Mélenchon avec 14,85 %, M. Le Pen avec 9,72 % et F. Bayrou avec 9,41 %[30]. M. Hollande réalise un score supérieur de douze points à son résultat national, tandis que M. Sarkozy est en retrait de dix points, M. Mélenchon est plus haut de trois points et Mme Le Pen divise son résultat par deux[31]. Le bloc de gauche totalise donc 61,04 % des voix sur la commune, celui de droite 38,96 %. La tendance se confirme au second tour, où la participation se révèle en retrait avec 81,65 % des inscrits[30], toujours supérieure à celle enregistrée au niveau national, mais d'à peine un point et demi seulement[31]. M. Hollande réalise un score de 68,92 % des suffrages exprimés, contre 31,08 % à M. Sarkozy, étant à noter que le nombre de bulletins blancs et nuls triple pour atteindre plus de 4 % des votants[30]. Le résultat de F. Hollande est donc supérieur de plus dix-sept points à son résultat national, inversement pour N. Sarkozy[31].

À l'occasion des élections législatives de juin 2012, le taux de participation s'est élevé à 59,33 %[32], soit deux points de mieux qu'au niveau national[33]. Le candidat socialiste et député sortant, D. Raimbourg, est arrivé en tête avec 57,22 % des suffrages exprimés, devant Mme I. Mérand-Gauthier, membre du Parti radical, soutenue par l'UMP, qui n'obtient que 15,87 % des voix[32],[Note 7].

L'élection municipale de 2014 voit la commune de Rezé connaître pour la première fois depuis plus de 50 ans un second tour. Au soir du 23 mars, l'abstention s'élève à 45,94 % des inscrits. La liste de M. G. Allard (PS) remporte 47,76 % des suffrages exprimés, suivie par la liste M. P. Seillier (UMP, 34,11 %) et la liste de M. E. Robert (extrême-gauche, 18,11 % des suffrages exprimés)[M 10]. Aucune liste ne se désiste, le 30 mars est donc une répétition du premier tour. Alors que la participation recule à 53,97 %, la liste de M. G. Allard s'impose avec une majorité relative de 47,39 %. La liste de M. P. Seillier progresse nettement, recueillant 36,52 %. Enfin, la liste de M. E. Robert recule avec 16,01 %[M 11].

Jumelages et coopérations[modifier | modifier le code]

Voir l’image vierge
Localisation de Vertou et Morges.

Au 1er janvier 2012, Rezé est jumelée[M 12] avec :

Par ailleurs, Rezé a signé des accords de coopération avec Abu Dis (Territoires palestiniens) depuis 2007, Villa El Salvador (Pérou) depuis 2003, la communauté rurale de Ronkh (Sénégal) depuis 2002[34].

Finances publiques et fiscalité[modifier | modifier le code]

Taux de fiscalité directe

Taxe 2005 2009
d'habitation 21,05 % 22,10 %
foncière sur le bâti 25,37 % 26,15 %
foncière sur le non-bâti 54,39 % 57,10 %
Sources des données : Mairie de Rezé[M 13].

Taxes en pourcentage de la valeur locative cadastrale

En 2009, la dette représentait 3 % du budget de fonctionnement, soit 403 euros par habitant. Le taux d'endettement est donc modeste, et pour comparaison l'endettement moyen des villes de la même strate s'élève à 1 054 euros par habitant. Après une baisse régulière entre 1997 et 2007, l'endettement tend à repartir à la hausse. Le budget pour l'année 2009 est de 49,459 millions d'euros pour le fonctionnement et de 8,691 millions d'euros pour l'investissement[M 13].

Communauté urbaine[modifier | modifier le code]

Rezé est membre de Nantes Métropole. En 2009, au titre de la taxe professionnelle, les entreprises rezéennes contribuent à hauteur de 21,63 %. Pour la taxe d'enlèvement des ordures ménagères, le taux est de 9,47 %.

Sur les 113 sièges du conseil communautaire, Rezé dispose de sept élus. Le conseil municipal du 15 mars 2008 a élu six conseillers de la majorité et un élu de l'opposition pour participer aux décisions de Nantes Métropole[M 14]. Avec la loi du 27 janvier 2014 de modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles, Rezé ne comptera plus de 6 élus sur 93. Selon les résultats de l'élection municipale de mars 2014, cinq élus seront issus de la majorité et un de l'opposition de droite.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

L'Agenda 21 local identifie des enjeux environnementaux, sociaux et de développement durable. Da par sa position la commune a un rôle à jouer dans la trame verte et bleue locale et régionale. De 2005 à 2010, une vingtaine de sites communaux ont fait l'objet d'inventaires faunistiques et floristiques, ont en effet confirmé ou révélé la présence d'espèces patrimoniales. Des enjeux de continuité écologique et d'écologie urbaine figurent dans l'Agenda 21. Le PLU et le SCOT doivent les prendre en compte dans le cadre notamment de la loi Grenelle II.

Qualité de l'air[modifier | modifier le code]

Bien qu'un site de mesure de surveillance de la qualité de l'air soit implanté à Rezé, celle-ci n'est qualifiée qu'à l'échelle de l'agglomération. Les indications obtenues font ressortir que la qualité de l’air est « assez bonne » ou « très bonne » près de 9 jours sur 10 sur la période 2000-2004[P 15].

Nuisances sonores[modifier | modifier le code]

Deux parties de Rezé sont classées parmi les zones affectées par les nuisances sonores de l'aéroport de Bouguenais. Il s'agit pour la plupart de zones de faible nuisances (la Jaguère, la Galarnière, la Classerie, Praud, Vert Praud et la Brosse, ainsi qu'une partie des « îles de Rezé »), auxquelles s'ajoute une zone au centre du quartier Trentemoult-Les-Îles, plus exposé[P 16].

Les axes routiers sont également générateurs de bruit. À Rezé, c'est le périphérique nantais qui est le plus nuisible de ce point de vue, la zone d'impact sonore nuisible étant de 300 mètres de largeur autour de l'axe routier, suivi par la route à destination de l'ouest (Pornic, Noirmoutier)[P 17].

Gestion des ressources[modifier | modifier le code]

Château d'eau à Rezé
Eau potable[modifier | modifier le code]

L'eau potable distribuée au nord de Rezé provient de la Loire ; pompée au niveau de Mauves-sur-Loire, elle subit un traitement à l'usine de la Roche à Nantes. C'est le SIAEP Sud Estuaire qui fournit le sud de la ville, à partir d'une usine basée à Basse-Goulaine[P 18].

Le réseau public de distribution d'eau potable ne comporte plus de partie en plomb. La qualité de l'eau, qui n'est pas classée comme « agressive », n'entraîne pas la dissolution des sels de plomb dans les parties des canalisations privées encore faites dans ce métal. En 2004, les résultats d'analyse étaient satisfaisants quant à la qualité de l'eau potable distribuée à Rezé, où aucune zone de protection de captage n'a été considérée nécessaire[P 19].

Eaux usées[modifier | modifier le code]

L'assainissement des eaux usées est géré par Nantes-métropole. La plus grande partie est récupérée par le réseau collectif, qui achemine les eaux à traiter à la station d'épuration de la Petite Californie à Rezé. Cette station traite les eaux de plusieurs communes du sud-Loire : Saint-Sébastien, Rezé, Vertou, Les Sorinières et Bouguenais. Une fois traitée, l'eau est rejetée dans la Loire. La qualité de l'eau évacuée est jugée satisfaisante. Les boues résiduelles sont, après analyse, utilisées par l'agriculture départementale[P 20].

Déchets[modifier | modifier le code]
Déchèterie de Rezé

Nantes-métropole gère également la collecte et le recyclage des ordures ménagères. Deux fois par semaine, les ordures résiduelles sont ramassées au porte à porte, la collecte sélective s'effectuant elle une fois par semaine. Les encombrants sont également collectés en porte à porte, quatre fois par an. 8 fois par an, un véhicule se présente à Rezé pour la collecte des produits dangereux. Le verre est collecté en une soixantaine de points d'apports volontaires. Rezé dispose d'une déchèterie pour tout déchet non collecté en porte à porte[P 21].

Gestion des risques[modifier | modifier le code]

Risque d'inondation[modifier | modifier le code]

Ce risque est le plus répandu en France, et Rezé est concernée du fait de la présence de cours d'eau, les plus importants étant bien sûr la Sèvre et la Loire. Les anciennes îles (Trentemoult, Norkiouse, Haute Île) sont déclarées zones inondables. Il en va de même pour les rives de Sèvre (Rezé est concernée sur la rive gauche de la rivière). Ces zones conditionnent les plans d'urbanisme et les autorisations de construction[P 22].

La Loire est sujette à trois types de crues : les crues océaniques (pluies durables et générales sur le bassin de la Loire), les crues cévenoles (orages violents, occasionnels sur la partie méridionale du bassin de la Loire, mais d'un effet modéré), et les crues mixtes (combinaisons des deux précédentes, provoquant des inondations importantes). L'effet des marées conditionne l'importance des crues. Il est à noter que la modification artificielle du lit de la Loire en aval a atténué l'effet des crues de la Loire (les crues de 1910 et de 1982 ont donné lieu à des débits comparables, mais le niveau de la Loire était 1,90 m plus haut en 1910)[P 23].

La prévention consiste en un suivi du niveau des cours, de la pluviométrie, de la présence d'éléments encombrants au niveau des ponts et un référencement des zones inondables[P 24].

Le Service maritime et de navigation de Nantes et l'Institution interdépartementale du bassin de la Sèvre Nantaise ont élaboré en octobre 1996 un dispositif d’annonce des crues sur la Sèvre nantaise. Il a pour but la sécurité des riverains en cas de montée des eaux. Cinq stations sont réparties sur le cours pour mesurer la hauteur d'eau : pont de la Branle à Cerizay, Saint-Laurent-sur-Sèvre, Tiffauges, Clisson et Vertou. En cas de dépassement de la cote d'alerte, la préfecture avertit les communes[35].

Risque de mouvement de terrain[modifier | modifier le code]

À Rezé, les cas recensés révèlent des risques de coulées de boue à la suite d'une inondation (1995, Trentemoult), mouvement de terrains après une sécheresse/réhydratation (1991, rue du Clos-Davais), coulée de boue à la suite d'un orage de grêle (1997), et tempête violente (26-27 décembre 1999)[P 25].

Risque technologique[modifier | modifier le code]

Le risque est porté par le transport de matières dangereuses (voies routières et fluviales), et les entreprises classées « à risque ». Sur la commune de Rezé, une entreprise est classée « établissement à risque », cinq autres « établissements à risque secondaire » ; toutes sont situées dans la zone d'activité entre Trentemoult et Pont-Rousseau[P 26].

Risque de nuisances dues à un insecte[modifier | modifier le code]

On note la présence sur Rezé du termite de Saintonge (Reticulitermes flavipes[Note 8]), insecte social dont la nourriture inclut la cellulose présente dans le bois des constructions humaines. L'habitat de ces insectes étant souterrain, la destruction définitive des termitières est pour l'heure impossible. La gestion du risque consiste en un traitement préventif du bois et une prophylaxie dans les zones concernées pour éviter la propagation du fléau. Les zones identifiées sont délimitées comme suit : îlot délimité par la place Sémard, le passage du Puits-Baron, la rue Eugène-Chartier et la rue Jean-Fraix ; îlot délimité par la rue Jean-Louis, la rue Saint-Lupien, la rue de la Chapelle-Saint-Lupien et la rue Georges-Boutin[P 27].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon le classement établi par l'Insee, Rezé est une commune urbaine faisant partie d'un grand pôle[36], une des 24 communes de l'unité urbaine de Nantes[37] ; elle fait donc partie de l'aire urbaine de Nantes[38].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Les données démographiques antérieures à 1793, année du premier recensement en France, sont mal connues. Cependant des documents datant du Moyen Âge de comptage de la population existent. Pour la paroisse de Rezé un décompte des feux a été effectué lors de la réformation générale des feux de Bretagne. De 82 feux en 1392, la ville passe à 60 feux en 1443, soit une baisse de 26,84 %. Certaines études proposent une projection en nombre d'habitants, évalué à 884 en 1443[KC 9].

En 2011, la commune comptait 38 932 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 9],[Note 10].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 466 3 519 4 989 4 756 4 968 4 996 5 277 6 203 6 644
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
7 054 7 209 7 423 6 946 6 849 7 377 7 418 7 431 7 803
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
8 751 8 919 9 424 10 368 11 050 12 325 13 499 16 395 19 000
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
28 276 33 509 35 730 33 562 33 262 35 518 37 333 38 932 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[39] puis Insee à partir de 2004[40]. , pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[41])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22,4 %) est en effet inférieur au taux national (22,7 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (20,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,7 %) est supérieur au taux national (51,9 %).

Pyramide des âges à Rezé en 2009 en pourcentage[42]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,0 
6,6 
75 à 89 ans
11,5 
11,5 
60 à 74 ans
13,4 
19,8 
45 à 59 ans
19,9 
21,5 
30 à 44 ans
19,9 
19,9 
15 à 29 ans
18,0 
20,4 
0 à 14 ans
16,4 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[43]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

La répartition par âge présente un aspect classique. La mairie de Rezé a publié des études présentant les disparités de vieillissement par quartier. Certains quartiers résidentiels (maisons individuelles-pavillons) vont connaître un vieillissement prononcé dans les années à venir.

En 2007, 35 % des ménages étaient composés d'une seule personne (+4 % par rapport à 1999), et il y a approximativement deux fois plus de femmes seules que d'hommes seuls. Les couples avec au moins un enfant représentent environ un quart des ménages (26 %, contre 30,5 % en 1999), la proportion des familles mono parentales passant de 8,7 % en 1999 à 9,6 % en 2007[7].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Rezé est située dans l'académie de Nantes.

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

École primaire Ragon

Entre 1993 et 2003, le nombre d'élèves en enseignement primaire sur la commune a été stable, autour de 3 950. Dans la même période, les établissements publics du primaire ont accueilli 115 élèves de plus, tandis que 100 écoliers de moins figuraient à l'effectif des établissements privés. Selon les quartiers les situations sont différentes, ce qui a conduit à la réalisation d'extensions à Trentemoult, Ragon, Port-au-blé et Chêne-creux (respectivement 67 %, 52 %, 15 % et 11 % d'augmentation d'effectif entre 1994 et 2004)[P 28].

La ville administre douze écoles maternelles et onze écoles élémentaires communales (Pauline-Rolland, Château sud, Chêne-creux, la Galarnière, la Houssais, Jean-Jaurès (pas de maternelle)[44], Maison-radieuse, Ouche-Dinier I et II, Y.-et A.-Plancher, Port-au-blé, Ragon, Roger-Salengro[45]).

Les Rezéens disposent également de deux écoles privées (Notre-Dame et Sainte-Anne-Saint-Joseph), de deux collèges privés (Saint-Paul[46] (724 élèves) et Sainte-Anne[47] (279 élèves)) et d'un lycée professionnel (Notre-Dame[48]).

Le département gère trois collèges (Petite lande[49] (715 élèves), Pont Rousseau[50] (504 élèves), Salvador-Allende[51] (534 élèves)) et la région Pays de la Loire un lycée, le lycée d'enseignement général et technologique Jean-Perrin[52] dans l'enceinte duquel a été créé le lycée professionnel Louis-Jacques-Goussier[53].

Les nombres d'élèves mentionnés pour les collèges sont ceux correspondant à l'année scolaire 2003-2004. Sur ces effectifs, la part des élèves extérieurs à la commune est de 34 % sur la même période[P 29].

Lycée Jean-Perrin[modifier | modifier le code]
Vue générale du lycée Jean-Perrin

En 1962 s'achève la construction du lycée public Jean-Perrin. Il est bâti à l'endroit même où se situait le château des comtes de Monti de Rezé, qui ont habité cette demeure jusqu'en 1927. Le bâtiment et son domaine laissent la place à des constructions modernes, le château rasé en 1959 laissant son nom au quartier. Initialement, il s'agit d'un collège technique de garçons doté d'un centre d'apprentissage mixte. L'établissement change de statut en 1965, et devient lycée technique nationalisé. Il faut attendre 1972 pour que le Sud-Loire soit doté d'un lycée supplémentaire. L'ouverture du lycée nantais voisin les Bourdonnières permet une refonte des enseignements proposés, qui se dénomment dès lors enseignement classique, moderne, et technique industrielle[54].

En 1977 s'ouvre le lycée professionnel Louis-Jacques Goussier (voir paragraphe suivant), ce qui conduit à transformer la désignation du lycée Jean-Perrin sous la forme qu'il a conservé jusqu'aujourd'hui : lycée d'enseignement général et technique[54].

De 1991 à 1997, des travaux importants sont réalisés, nécessitant l'investissement de l'équivalent de vingt millions d'euros, pour résoudre les problèmes de surpopulation et de désuétude des locaux[54].

Aujourd'hui le lycée offre 32 000 m2 couverts, disposant d'un réseau informatique performant, aux 1 000 élèves des filières générales, 500 élèves des filières technologiques. Les lycéens disposent d'un internat mixte d'une capacité de 200 places et d'un restaurant self-service (1 300 déjeuners sont servis chaque jour). L'établissement compte également un gymnase, un plateau sportif, une maison des lycéens et un amphithéâtre audiovisuel[54].

Lycée professionnel Louis-Jacques-Goussier[modifier | modifier le code]

Parallèlement au lycée un CET voit le jour en 1962 ; il est d'ailleurs à l'origine plus fréquenté que l'établissement d'enseignement général (417 élèves, contre 693 en CET). L'enseignement professionnel était considéré comme mieux adapté à la commune semi-rurale qu'était Rezé, tout comme les communes alentour, avec à proximité des pôles industriels (chantiers navals, aéronautique). L'enseignement propose l'obtention d'un CAP en trois ans pour les spécialités : chaudronnerie, électromécanique, vêtements de petite série, lingerie de collectivité, sténo, emplois de bureau, arts ménagers, sténodactylographie de correspondance, ajusteur. Ces sections se maintiennent lorsque le CET devient lycée d'enseignement professionnel (LEP) en 1977, puis lycée professionnel en 1986. En 2000, les classes de 4e disparaissent. En 2008, on dénombre 536 élèves, qui bénéficient d'une formation qui évolue en fonction du bassin d'emploi[B 29].

L'établissement ne prend un nom qu'en 1998, tant il était considéré comme une annexe de Jean-Perrin. Le maire de Rezé de l'époque, Jacques Floch, propose le nom de Louis-Jacques Goussier en hommage à un savant d'origine modeste, au savoir technique injustement oublié, qui a notamment illustré l'Encyclopédie de Diderot, et à propos duquel Diderot écrivait qu'il avait dessiné « tout ce qu'il y a de bonnes planches dans notre encyclopédie »[B 29].

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Manoir de la Classerie, institut ARIFTS-IFRAMES

L'École Normale Sociale de l’Ouest (ENSO) est basée à Rezé depuis 1988. Elle accueille 250 élèves assistants sociaux[55]. Initialement logée dans des bâtiments préfabriqués dans le quartier Ragon, elle a élu domicile dans une aile de l'école Château-Sud. Ces locaux ont été utilisés par le Greta jusqu’en 2005, et ont bénéficié d'un réaménagement en attendant le projet des Bourderies (voir paragraphe plus bas)[B 30].

Géré par une association loi de 1901, l'ARIFTS des Pays de la Loire, l'ARIFTS-IFRAMES la Classerie, basé au manoir de la Classerie, est un institut de formations professionnelles qui accueille les futurs travailleurs sociaux. Il existe depuis plus de trente ans, et a porté auparavant les noms suivants : La Classerie, puis IFRAMES La Classerie[56].

Concernant les deux institutions de formation précédentes, il est prévu de créer un pôle d’enseignement supérieur spécialisé aux Bourderies, afin de regrouper les étudiants futurs travailleurs sociaux du département. Ce site, qui comprend, outre l'Enso et l'Iframes, le CFEJE (Centre de formation d'éducateurs de jeunes enfants) et un foyer de jeunes travailleurs, a entamé sa mise en service en 2009[M 15]. Parallèlement, la Ville de Rezé a acquis le manoir de la Classerie à la suite du déménagement programmé de l'Iframes, qui est devenu de ce fait locataire de la Ville[B 31].

Le lycée Jean-Perrin propose trois formations après le bac : BTS analyses de biologie médicale, BTS domotique et BTS technico-commercial[52].

Depuis juillet 2010, Rezé héberge dans le site des Nouvelles cliniques nantaises l'Institut de formation en soins infirmiers (Ifsi) auparavant installé à Saint-Herblain. Les formations proposées sont : formation initiale en soins infirmiers ; formation initiale d'aide-soignante ; préparation aux concours d'entrée infirmier, aide-soignant, auxiliaire de puériculture et aide-médico-psychologique ; la formation continue en soins infirmiers[57].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Tous les ans, la Fête du quai Léon Sécher est l'occasion d'un rendez-vous festif sur les bords de Sèvre. Concerts, spectacles, promenades en bateau au programme[58].

Les Régates de Trentemoult sont organisées par le Centre nautique Sèvre et Loire (CNSL), les Régates ont plus de cent ans. Le célèbre village de Trentemoult est à l'honneur, ainsi que la Loire puisque les régates y sont organisées. L'ARC programme l'animation musicale[59].

Les Fanfaronnades de Trentemoult, organisées par la fanfare « le GrandMACHINChose » avec l'aide des habitants et des associations locales, présentent des spectacles de fanfares de rue colorées et déguisées. Cette initiative festive est produite sur les bords de la Loire tous les deux ans, les années impaires[60].

Lors de Rezé les couleurs, l'ensemble de la population est invité à participer, en organisant entre voisins et amis des repas, fêtes, animations, concerts, et ce au cours de deux journées. Annonçant cette fête, les Rezéens peuvent arborer, sur les façades des maisons, etc. des éléments correspondant à la couleur de leur quartier. Les couleurs sont attribuées chaque année alternativement à chacun des six grands quartiers[M 16].

Santé[modifier | modifier le code]

Depuis 2003, le regroupement de trois cliniques privées nantaises a permis l'apparition d'un établissement de santé important, les Nouvelles cliniques nantaises, basé sur les communes de Nantes et Rezé au niveau de l'embouchure de la Sèvre[61]. La dernière tranche de travaux s'achève en 2010. Le site dispose d'environ 400 lits, d'un service d'urgences, un service d'hémodialyse, un service de médecine physique et de soins de suite, ainsi qu'un centre de formation d'infirmiers et d'aides soignants.

D'autre part le CHU de Nantes se trouve à 3 km du centre ville de Rezé[Note 11].

Sports[modifier | modifier le code]

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Stade de la Robinière

Rezé dispose de deux complexes sportifs, le stade Léo-Lagrange (complexe sportif Trocardière (Château) : football, piste d'athlétisme en rub-kor, terrain synthétique, tennis couvert) et le stade de la Robinière (Ragon) : football, rugby, tennis, boulodrome couvert[M 17].

La piscine Victor-Jara se situe à la Trocardière. Elle est équipée d'un bassin de 25 mètres de longueur pour 15 mètres de largeur, d'un bassin d'apprentissage, d'une pataugeoire et d'un toboggan de 38 mètres. On y pratique bien sûr la natation, mais également la plongée, le water-polo, l'éveil aquatique et l'aquagym. À proximité, place du pays de Retz, se trouve une piste de bicross et des espaces consacrés à la pétanque et au roller-skating[M 17].

Gymnase de l'Ouche Dinier

En 2009 le stand de tir Hubert Le Gohébel a été ouvert rue des Poyaux (Ragon). Avec une surface de 1 500 m2, ce bâtiment contient vingt postes de tir à 10 mètres (cette compétition est olympique depuis 1984), dix postes de tir à 25 mètres, deux postes arbalète Field à 10 mètres et trois postes arbalète Field à 18 mètres. Pour éviter les nuisances sonores, le stand est partiellement enterré[62].

La ville dispose également d'une patinoire privée[63] (rue de la Trocardière).

Dix gymnases publics sont répartis sur la commune, complétés par cinq gymnases « privés ». En bord de Sèvre (Pont Rousseau) est proposé un parcours CRAPA[M 17].

Une salle des sports de 4 185 places assises est en construction près de la halle de la Trocardière et doit être inaugurée au cours de l'été 2015. Elle permettra l'accueil de rencontres sportives de haut niveau (basket, hand et volley)[M 18],[64].

Clubs sportifs[modifier | modifier le code]

Le Rezé-Nantes Basket 44 regroupe les équipes féminines de basket-ball.

L'Association sportive Bouguenais Rezé (ASBR) est un club omnisport né de la fusion, en 1938, du club de l'Étoile Sportive Rezéenne (club civil) et du club des Ailes Sportives de Bouguenais (club d'entreprise de la Société nationale de construction aéronautique de l'Ouest qui est, depuis 1970, intégrée à Airbus). À l'origine quatre sections existent : athlétisme, cyclisme, football et rugby à XV. En 2008, les 2 200 adhérents pratiquent au sein de 22 sections sportives[65].

Fondé en 1993 le Football Club de Rezé est né de l'union de trois clubs existant à Rezé à cette époque (la ville en comptait quatre), la section sportive des Ailes Sportives Bouguenais Rezé (ASBR), l’Étoile Sportive de Ragon (ESR) et le Rezé Olympic Club (ROC). S'appuyant sur la formation des jeunes, le club a atteint ses objectifs sportifs, en atteignant le plus haut niveau de la ligue pour les seniors, et le niveau régional pour les jeunes[66]. Pour la saison 2009-2010 le club compte 455 licenciés regroupés dans 24 équipes. Cinq d'entre elles évoluent au niveau régional, quinze autres au niveau départemental, tandis que l'équipe fanion évolue en division d'honneur. L'école de foot a obtenu le label Argent pour la qualité de sa formation[67].

En 1966, Hubert le Gohébel (qui a donné son nom au stand de tir de la ville de Rezé), Robert Soldet et Jean-Claude Leray cofondent le Rezé tir sportif. Le club est représenté depuis 1983 au niveau national dans les compétitions de tir à 10 mètres. Christophe Guillet, formé au club, a été champion de France, champion d'Europe et médaillé d'argent aux championnats du monde[62].

À l'origine les nageurs de l'ASBR natation s'entraînaient dans la Sèvre nantaise, le long de la rive gauche, à partir du ponton du Pont-Rousseau. Ce n'est qu'à partir de 1973 que la piscine municipale nouvellement bâtie permit aux nageurs de s'entraîner en bassin. Comme le stipulent les statuts de l'association, le but est « l’apprentissage et la pratique de la natation sportive de compétition »[68]. Discipline récemment proposée, le water-polo est à l'honneur, avec trois équipes engagées dans des compétitions au niveau régional[69].

La section Handball de l'ASBR a été créée en 1973. Entre 1988 et 1998, le club monte les échelons pour accéder au plus haut niveau amateur, la Nationale I, niveau maintenu jusqu'en 2006[70].

Autre section de l'ASBR, ASB Rezé volley-ball est apparue en 1952. Sa devise est : « La formation au service de la compétition de haut niveau. » Actuellement, l'équipe fanion féminine est en Nationale 3, les hommes jouent en régionale 1. Par le passé, l'ASBRVB a atteint le plus haut niveau national amateur (Nationale 1). Une joueuse du club a été sélectionnée plus de cent fois en équipe de France senior[71].

Le club de hockey les Squales de Rezé a fêté ses vingt ans en octobre 2009, l'équipe phare évolue en Nationale 2[72].

Événements sportifs[modifier | modifier le code]

L'Entente rezéenne organise tous les ans, depuis 1985, le tournoi international cadets (TIC) de Rezé, compétition de football qui vient de fêter son 25e anniversaire[73]. L'Entente rezéenne est le résultat du regroupement de quatre clubs de football de la ville (AEPR, ASBR, ESR et ROC), l’OMJRE (Office municipal du jumelage et des relations extérieures), de l'OMS (Office municipal des sports) et de la ville de Rezé, tous désireux de faire du sport, et plus particulièrement du football, le catalyseur d'une rencontre entre jeunes venant de plusieurs pays. À la suite d'une réorganisation, l’Entente rezéenne est constituée du FC Rezé, de l'AEPR, de l'OMS et de la Ville. Le Tournoi international cadets, pour sa 26e édition, accueille douze équipes du 2 au 4 avril 2010[M 19].

Le Rezé Basket International féminin est organisé annuellement par trois clubs : le Cercle Saint-Paul, la section basket de l'Amicale laïque de l'Ouche-Dinier et le Rezé Basket 44, et oppose des équipes féminines junior de huit pays. En 2009, la Lituanie remporte le tournoi devant l'Australie[M 20].

Médias[modifier | modifier le code]

Du fait de la proximité de Rezé par rapport à Nantes, il n'y a quasiment aucune différence de recensement des médias locaux, la presse locale se résumant pratiquement à Ouest-France et Presse-Océan qui contiennent des « pages locales ».

Deux radios FM sont implantées à Rezé : NRJ et Chérie FM. Cependant, elles ont une vocation qui dépasse évidemment les limites de la ville, et ne se revendiquent en rien « rezéennes », mais plutôt nantaises au sens large.

Depuis 2008 existe sur le net TV Rezé, web-télévision d'information sur la ville gérée sous forme d'association loi 1901[74].

Cultes[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-André (près du château de Rezé)

Les Rezéens disposent sur le territoire de leur commune de lieux de cultes catholique, protestant et musulman ; mais pas de lieu de culte israélite.

Pour le culte catholique, la zone pastorale Nantes Sud[75], rattachée au diocèse de Nantes, couvre dix paroisses, dont la paroisse « La Pentecôte » à Rezé, qui dispose des églises Notre-Dame des Apôtres, Saint-Pierre de Rezé, Saint-André de Rezé[76], et la paroisse « Saint-Paul-Notre-Dame-du-Rosaire » dont dépendent les églises Saint-Paul et Notre-Dame-du-Rosaire[77].

Deux églises protestantes sont présentes à Rezé : l'église évangélique de Pentecôte[78], la plus ancienne, et l'église protestante évangélique[79] qui a fait construire un temple en 2012[80].

Sécurité et prévention[modifier | modifier le code]

Une gendarmerie et un commissariat de police sont implantés à Rezé.

Le centre de secours sud-Loire est situé rue de l'Île-Macé, et assure la présence de pompiers à Rezé. C'est l'un des 24 centres du groupement de Nantes du service départemental d'incendie et de secours de la Loire-Atlantique[81].

Économie[modifier | modifier le code]

Parmi les emplois les plus récemment créés à Rezé, la proportion de ceux destinés aux cadres ou aux employés exerçant une profession intellectuelle est en augmentation. La population étant majoritairement composée d'ouvriers et d'employés, la part des emplois situés à Rezé et occupés par des Rezéens a diminué. Une des conséquences en est un accroissement des déplacements pour se rendre à son lieu de travail.

Même si le secteur tertiaire est en expansion, l'industrie reste un atout de Rezé. L'implantation de deux grands centres commerciaux contribue au dynamisme de l'économie locale, la ville drainant une part de la population de l'agglomération du sud-Loire. La politique municipale tend à structurer la ville en s'appuyant sur des pôles de commerce de proximité existant ou à développer. Le tourisme n'a connu que récemment un développement, la capacité de l'accueil hôtelier tend à s'accroître, sous l'effet de la valorisation du patrimoine[P 30]. L'agriculture tend à disparaître[P 14].

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 26 868 €, ce qui plaçait Rezé au 19 762e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[82].

En 2010, 58,9 % des ménages fiscaux rezéens étaient imposés[7].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, les Rezéens ayant entre 15 et 64 ans étaient 24 521. Les actifs ayant un emploi représentaient 67,8 % de cette population (63 % en 1999), les retraités en représentaient 8,5 %, les chômeurs 7,6 %, tandis que 6 % des habitants de Vertou étaient considérés comme « autres inactifs ». Enfin la population estudiantine représentait 10 % de la population de la commune[83].

La même année l'Insee indique un taux de chômage de 6,7 % pour la commune[83] contre 9,5 % pour le département[84].

Répartition des emplois par domaine d'activité en 2009[83],[84]
Agriculture Industrie Construction Commerce, transport,
services
Administration, santé,
enseignement, social
Rezé 0,3 % 7,7 % 5,5 % 50,2 % 36,5 %
Moyenne départementale 2,7 % 14,4 % 7,5 % 46,4 % 29,0 %
Répartition des emplois par catégories socioprofessionnelles en 2009[83],[84]
Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d'entreprise
Cadres, professions
intellectuelles
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Rezé 0,1 % 4,7 % 14,1 % 29,7 % 33,2 % 18,2 %
Moyenne départementale 1,7 % 5,4 % 15,6 % 26,3 % 27,6 % 23,4 %

Entreprises[modifier | modifier le code]

Sur la période 2005-2007, les salariés rezéens travaillent majoritairement (41,5 %) à Nantes, tandis que seuls 21 % des emplois basés à Rezé sont tenus par des résidents de Rezé.

Nombre d'emplois total Industrie Construction Commerce, transports et services Administration, enseignement, santé, action sociale
10 378 706 (6,8 %) 677 (6,5 %) 5 734 (55,3 %) 3 261 (57,5 %)
Source : Données statistiques sur l'emploi au 31 décembre 2010 (Insee)[7]
Aperçu de la zone industrielle des îles

Le port à bois du terminal de Cheviré le long de la Loire, 1er port à bois de France, est en partie implanté sur la commune de Rezé. Plus à l'est, sur un site de 60 hectares, 160 entreprises et grands commerces constituent le centre d'activité principal de la ville, Atout-Sud. Il est à noter que cette zone se trouve en face du Port-au-blé et de la chapelle Saint-Lupien, site de l'antique Ratiatum[M 21].

Les Nouvelles cliniques nantaises ont été construites à partir de 2003, achevées début 2010. Cet important établissement de santé est construit sur les communes de Nantes et Rezé, à l'embouchure de la Sèvre[M 21].

En juin 2012, Nantes Métropole a décidé le transfert du Marché d'intérêt national (MIN) situé jusqu'ici sur l'île de Nantes. La zone dite « de la Brosse » qui lui sera dédié, au sud de la « Porte de Rezé », non loin du centre commercial Océane (en limite de la commune des Sorinières) comptera la même superficie qu'aujourd'hui (soit 20 hectares), et génère actuellement plus de 1 100 emplois grâce à 100 entreprises qui y travaillent[85]. Ce déménagement devrait intervenir d'ici à 2018[86].

Entreprises dont l'effectif est compris entre 101 et 500 salariés
Raison sociale Activité
A.L.V.A. Fonte de corps gras animaux à usage alimentaire et technique
Agence Sécurité Surveillance Service Gardiennage - Surveillance
Castel frères Distribution de vins
Docks Généraux Commerce de gros de quincaillerie Acier et produits T.P. Chauffage, produits pour bardage Produits alu inox et plastique, plastique industriel
Effor Atlantique Entretien de nettoyage industriel, entretien espaces verts
Électricité Réseau Distribution France Distribution d'électricité
Groupe Métalia Chaudronnerie, découpe et emboutissage, mécanique de précision, tôlerie, bâtiment
Servim Nettoyage industriel
Société Armoricaine de Traitement de Surface Traitement de surface Décapage, grenaillage, sablage, peinture poudre et liquide et métallisation
Société de Distribution du pays de Retz Hypermarché, location de véhicules sans chauffeur
Sud Loire Distribution Hypermarché
Source : Kompass[87]

La savonnerie Bernard, dernière représentante de la production industrielle de savon dans l'agglomération[B 32], après avoir choisi de mettre un terme à la production (en cèdant notamment la marque Persavon) pour se concentrer sur le conditionnement et la vente, a connu de graves difficultés en 2005[88] ; c'est à Rezé (la Morinière) que la première unité de production de savon du Pays nantais avait vu le jour en 1837[B 21].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Encore visible en 1636, ce qu'aujourd'hui on suppose être le quai de Ratiatum a disparu au XIXe siècle, les pierres étant utilisées pour construire une route entre le bourg et Trentemoult[KC 10]. Plusieurs fois détruite, (cf. paragraphe histoire, 1345, 1793), Rezé, malgré un imposant passé architectural, n'a plus aujourd'hui beaucoup de monuments visibles antérieurs au XVIIIe siècle. Des fouilles archéologiques révèlent peu à peu les traces qui témoignent du passé des bâtiments, notamment autour de la chapelle Saint-Lupien.

Châteaux et manoirs[modifier | modifier le code]

La Balinière

Le château de la Balinière est une folie du XVIIIe siècle construite sur ordre d'une famille de négociants nantais, les Ducoudray-Bourgaud. Elle a englobé des parties déjà existantes datant du XVIIe siècle, le château d'origine ayant été édifié sous Henri IV. Certains éléments ont été ajoutés au XXe siècle. Elle fut achetée par la ville de Rezé en 1987 pour y abriter un centre musical, les services municipaux réalisant dans son parc le jardin à la française selon les tracés du plan du XIXe siècle[F 2].

La Morinière

Autre folie, le château de la Classerie, construit au XVIIIe siècle, incendié pendant la Révolution puis rénové, accueille aujourd’hui une école d’éducateurs spécialisés. Deux ailes prolongent le bâtiment central, qui possède côté jardin un fronton sculpté représentant une corbeille de fleurs et des instruments de jardinier[F 2]. Le manoir de Praud actuel fut construit en 1845 et habité par le conseiller général et maire de Rezé Philémon Chenantais. Le parc conserve des restes d'un manoir plus ancien. Par ailleurs, le manoir de la Brosse date du XVIIe siècle, tandis que les Naudières, séminaire construit fin du XIXe siècle puis agrandi en 1936, sont bâties sur le site d'un ancien domaine seigneurial.

Rezé compte également nombreuses demeures anciennes comme le manoir de la Morinière, connu de par sa situation sur les bords de Sèvre, la maison du Genêtais datant du XVIIIe siècle, ou encore l'orangerie de la maison de la Bauche-Thiraud (début XIXe siècle). Cette dernière bâtisse a la particularité d'être aujourd'hui située à l'intérieur d'une galerie marchande du sud de la ville. Plutôt que de détruire la maison en question, les promoteurs du projet l'ont conservée et transformée en brasserie se trouvant dans un hall entièrement fermé et couvert.

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

Le clocher de l'église Saint-Pierre, qui jouxte l'Hôtel de ville

Le site Saint-Lupien présente un prieuré du XVe siècle construit sur un sanctuaire mérovingien, lui-même à l'emplacement des constructions gallo-romaines de l'ancienne Ratiatum. Avant la chapelle Saint-Lupien encore en place au début du XXIe siècle, une autre plus ancienne a sans doute auparavant été bâtie puis détruite par les vikings. La messe y est interdite depuis 1777 en raison de son délabrement, mais elle fut un lieu de pèlerinage jusqu'au XIXe siècle. Elle fut transformée en ferme, puis rachetée par la Ville en 1983[F 3]. Ces vestiges sont classés à l'inventaire des monuments historiques depuis le 9 décembre 1986 (mur[89] et chapelle Saint-Lupien[90]).

Article détaillé : Chapelle Saint-Lupien.

La chapelle de la Chaussée fut construite en 1699 par des moines de Saint-Clément, et faisait partie d'une ancienne mission paroissiale. Elle a fait partie d'une maison de campagne aujourd'hui disparue[F 2].

L'église Saint-Paul fut construite en 1842 à la place d'un édifice remontant probablement au XIIIe siècle, pour satisfaire les besoins de la population de cette partie de Rezé, fruit de l'expansion de Pont-Rousseau après la reconstruction d'après Révolution. L'édifice est de style néo-gothique, son clocher ne sera construit qu'à la fin du XIXe siècle[F 4].

Non loin de Saint-Lupien se trouve l'œuvre de l'architecte Chenantais, l'église Saint-Pierre, de style néo-gothique et qui remplace depuis 1867 un sanctuaire du XVe siècle[F 4].

Plus excentrée, fruit de la croissance des anciens hameaux de Rezé, l'église Saint-Vincent-de-Paul bâtie dans le quartier Ragon en 1949 sur la base d'un ancien atelier de construction de brouettes[91].

Tout près de la limite Rezé/Nantes, l'église Notre-Dame du Rosaire fut construite en 1960 par Jean Rouquet, disciple de Le Corbusier, qui a choisi de privilégier la visibilité en utilisant un système de pente et contre-pente, en concentrant les actes religieux autour du chœur, et par un travail sur l'éclairage. La charpente est en bois lamellé-collé[F 5].

Enfin, la chapelle Saint-André est bâtie pour remplacer l'ancienne église devenue l'« Espace Diderot ».

Anciens villages de pêcheurs[modifier | modifier le code]

Port de plaisance de Trentemoult à marée basse.

Les anciens villages de pêcheurs Trentemoult, Haute-Île, Basse-Île et le hameau de Norkiouse ont été, dans la seconde moitié du XIXe siècle, des lieux de résidence pour des marins et des capitaines cap-horniers. Ces derniers se firent construire des maisons bourgeoises[B 1]. Malgré la forte urbanisation de Rezé, ces villages ont conservé leur apparence pittoresque. Le plus grand et le plus touristique, Trentemoult, a été le cadre du tournage en 1991 de La Reine blanche, film de Jean-Loup Hubert et en 2004 de La Demoiselle d'honneur, de Claude Chabrol[M 22].

Article détaillé : Trentemoult.

Architecture contemporaine[modifier | modifier le code]

La crise du logement d'après guerre a conduit à de nombreux projets de logements sociaux de masse. Ayant construit un premier bâtiment du genre à Marseille, Le Corbusier, après un projet sans suite de « Ville radieuse » à Nantes, trouve à Rezé suffisamment de soutiens (dont celui du maire de l'époque, Georges Bénezet) pour réaliser la Cité Radieuse. Le Corbusier privilégie la notion de vie collective dans son projet, le bâtiment est un village avec commerces et une école situé sur le toit-terrasse. L'immeuble construit en un an et demi est un assemblage de modules préfabriqués. L'originalité de l'œuvre tient au système de pilotis libérant l'espace au rez-de-chaussée, aux appartements en duplex, à l'isolation sonore, au parc environnant[F 6]. La Cité, achevée en 1955, fut rebaptisée Maison Radieuse à la demande des habitants.

Article détaillé : Cité radieuse de Rezé.

L'hôtel de ville fut réalisé par Alessandro Anselmi en 1989, ce bâtiment se définit par son vide central et son mur-rideau qui permettent la mise en scène de la Maison Radieuse.

Construite par Jacques Chénieux en 1964, l'église Saint-André fut bâtie selon un plan carré de 30 mètres de côté près des 800 logements de la cité du Château de Rezé. En 1977, la charpente s'effondre sous l'effet d'une tempête. Abandonné par l'évêché, le lieu est racheté par la Ville de Rezé, et devient en 1991 l'espace culturel Diderot, cette transformation étant due à l'architecte Massimiliano Fuksas[F 5].

Les Cap horniers est une résidence HLM qui comporte 40 logements et qui porte son nom en hommage aux grands capitaines au long cours qui habitaient le quartier. Elle a été conçue en 1986 par Dominique Perrault, l’auteur de la bibliothèque François-Mitterrand[M 23].

Imaginé par l'agence d'architectes Barré-Lambot, Norkiouse est un ensemble de trente logements intermédiaires (chacun dispose de son propre accès) et est situé en rive de Loire en aval de Trentemoult. Construits sur l'emplacement des anciens chantiers Bézier, les logements surélevés s'épargnent le risque lié aux inondations et permettent de libérer l'espace nécessaire au stationnement des véhicules. La place centrale est piétonne et s'ouvre sur le fleuve[92]. Ce parc immobilier est géré par La Nantaise d'Habitations (LNH)[93].

Les bords de la Sèvre nantaise

Espaces verts[modifier | modifier le code]

La commune dispose de nombreux espaces verts propices à la promenade et à la détente tels que les prairies et sentiers des bords de Sèvre (rive gauche), le parc des Mahaudières bordant Rezé-Château, le parc de Praud dans le quartier Ragon, le parc de la Carterie près de l'église Saint-Paul ou le parc de la Morinière sur les bords de Sèvre (classé au titre de l'inventaire général du patrimoine culturel[94]). → voir la section patrimoine végétal

Mégalithes et autres curiosités[modifier | modifier le code]

Rezé conserve trois menhirs connus : le Piona (le Haut-Landreau), la Pierre-droite (la Morinière) et la Pierre couchée (les champs Saint-Martin)[F 1]. Il subsiste également plusieurs moulins à vent.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Fondée en 1987, régie par la loi de 1901, l'ARC (« Art et culture à Rezé ») est une association missionnée et subventionnée par la ville de Rezé, conventionnée et subventionnée par le ministère de la Culture et de la Communication (DRAC des Pays de la Loire), le conseil régional des Pays de la Loire et le conseil général de la Loire-Atlantique. C'est la structure de diffusion artistique et culturelle de la Ville de Rezé. L'ARC propose un programme de 40 spectacles pour environ 80 représentations par saison[95].

Salles de spectacle[modifier | modifier le code]

C'est un des rares théâtres à l'italienne de l'agglomération : le théâtre municipal de Rezé est un lieu majeur pour l'ARC qui y programme en moyenne 43 représentations par an, et les associations de la ville qui l'utilisent régulièrement. C'est une salle des fêtes que les architectes Gouin et Ferronnière ont conçue dès 1934 ; mais ce n'est qu'en 1938 qu'elle ouvre ses portes, la construction ayant pris du retard lors des grèves de 1936. En 1939, afin de loger des soldats anglais, l'armée réquisitionne la salle. Elle devient momentanément la chapelle ardente qui accueille la dépouille des Rezéens fusillés par les nazis en 1944. Finalement, en 1957 le théâtre est inauguré. Des travaux sont réalisés en 2004-2006 (architectes : Estève et Boucheton) : changement de la toiture, agrandissement des loges et des locaux techniques, fauteuils, acoustique, éclairage, configuration de la salle, forme de la scène, sanitaires, mise en valeur de la façade, amélioration des accès, accessibilité aux personnes handicapées (artistes et spectateurs). La capacité d'accueil est passée de 509 à 433 sièges[M 24].

La BaraKaSon, salle équipée de 500 places consacrée aux musiques actuelles, sert depuis 20 ans la scène rock nantaise. Elle reçoit chaque année environ 80 groupes locaux, régionaux et nationaux en organisant 25 concerts par an. Pratiquant des tarifs accessibles (moyenne de 10 € par concert), la BaraKaSon favorise la pratique amateur et contribue à la formation musicale[96].

Pour les manifestations plus massives, la Halle de la Trocardière accueille des grands concerts en tournée nationale[97].

Enfin, la ville de Rezé dispose d'un réseau de salles et de centres socio-culturels permettant la présentation de spectacles dans des lieux de contenance inférieure à 150 places, réseau utilisé notamment par l'ARC[98].

Cinéma[modifier | modifier le code]

En 1914, toutes les associations de Rezé sont dissoutes, y compris La Paternelle de Pont-Rousseau. Celle-ci, reconstituée en 1920, est aujourd'hui l'une des plus ancienne de Rezé. Cette association conduit, en 1936, la construction du cinéma Saint-Paul, salle de 525 places rue Julien-Douillard, ce qui permet, en 1938, de présenter la première projection : Notre-Dame de la Mouise.

Après diverses modifications, l'association devient La Paternelle Cinéma Saint-Paul. Au fil du temps, la qualité de la salle s'est améliorée, par exemple en 1955, avec le remplacement des sièges, bien souvent grâce aux initiatives ou au travail des bénévoles. Au cours d'une de ces phases d'amélioration, la capacité de la salle est réduite à 425 au début des années 1980.

Lors du tournage de La Reine Blanche, au début des années 1990, le visionnage des rushs de plateau s'est fait au cinéma Saint-Paul.

En 1995, les dernières modifications en date du cinéma sont opérées : refonte du hall d’entrée, nouvel écran et apparition du son Dolby. Depuis la création, les directeurs ont été : Eugène Gautier (1954 à 1972), Roger Grandjean (1972 à 1986), Lucien Hardouin (1986 à 1999) et Joseph Chauvet (depuis 1999)[99].

La ville de Rezé ne dispose pas d'autres salles. Le premier cinéma rezéen, l'Artistic, a donné sa dernière séance en 1972[F 7]. Les Rezéens peuvent trouver des cinémas et multiplexes à Nantes, Saint-Sébastien-sur-Loire et Saint-Herblain[100].

Médiathèque, bibliothèque[modifier | modifier le code]

Installée dans une ancienne église réaménagée, l'Espace Diderot est la médiathèque de Rezé. Parmi ses missions figurent la promotion de la lecture publique et l'ouverture vers la petite enfance. Régulièrement des auteurs viennent y rencontrer le public. Les Rezéens bénéficient d'une annexe à la bibliothèque de la Noëlle. De plus, un partenariat avec la médiathèque de Saint-Herblain permet la mise en commun des fonds des deux villes[101].

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason[modifier | modifier le code]

Blason de Rezé

D'azur à la nef d'or équipée du même, habillée d'hermine, voguant sur des ondes de sinople, au chef losangé de gueules et d'argent, chaque losange d'argent chargé de quatre burelles d'azur[B 33].

Le chef représente les armoiries des sires de Rezay, vicomtes de Rezé (sceau de 1260). La barque d'or rappelle le passé maritime de la ville. L'hermine évoque l'appartenance de la ville à l'ancien duché de Bretagne. Blason conçu par M. Conchaudron en 1969 (délibération municipale du 30 janvier 1970). Il existe une version avec une couronne ducale, qui évoque l'époque des comtes Monti de Rezé[F 1].

Logotype[modifier | modifier le code]

En 1992, la ville se dote d'un deuxième logotype s'inspirant largement d'une sculpture de Le Corbusier : la Main ouverte, symbole de la ville indienne de Chandigarh. La fondation défendant l'héritage de l'architecte fait alors savoir qu'elle ne souhaite pas voir cette œuvre intégrée dans l'identité visuelle de la ville. La mairie est contrainte de modifier son logo et, en janvier 2002, présente un nouveau dessin[102] :

Le logotype de 2002, relativement proche du précédent, présente trois lectures possibles : « une main évocatrice de la solidarité entre les hommes ; un oiseau synonyme de liberté, d'émancipation ; un bateau qui fait penser au fleuve mais aussi au port d'attache offert à ceux qui s'éloignent ». Un rectangle rouge-orangé, « nuance entre la brique et la tuile, rappelle à la fois le passé gallo-romain de Ratiatum et la chaleur qui émane du sud ». Sous l'oiseau-main-bateau, une vague bleu rappelle le fleuve tandis que l'espace blanc, à la jonction du rectangle orange et de la vague, suggère le rivage : « un lieu d'avenir qui ne cesse de se renouveler en raison des aménagements qui y sont projetés ». Les lettres qui identifient la ville évoquent quant à elles « un mélange de volonté, de rigueur et de douceur, en raison de leurs formes droites et rondes »[102].

Devise[modifier | modifier le code]

La devise de Rezé est : Ratiatum. Respecte ton passé, assure ton avenir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Gautier (1678-1743) : médecin, inventeur d'une machine à distiller l'eau de mer. Né à Rezé.
  • François Bonamy (1710-1786) : médecin, botaniste. Né et mort à Nantes, a vécu à Rezé, près du chemin de la Jaunais.
  • Julien Poydras de Lalande (1746-1824) : premier président élu du Sénat de Louisiane en 1812. Né à Rezé.
  • Jacques Laffitte (1767-1844) : banquier, homme politique, élu député de Pont-Rousseau en 1834.
  • Arsène Leloup (1802-1877) : enseignant et homme politique, maire de Rezé en 1848 et maire de Nantes en 1871-1872.
  • Hippolyte Dubois (1837-1909, Samoëns) : peintre, directeur de l'école des beaux-arts d'Alger de 1885 à 1909. Né à Rezé.
  • Eugène Orieux (23 janvier 1823-21 juillet 1901, Le Croisic) : fils de boulanger, descendant par sa mère d'une famille de pêcheurs, il est d'abord marin avant de travailler pour l'administration de la Loire-Inférieure qui lui doit le développement de son réseau de circulation urbain. Il est un des précurseurs des recherches archéologiques sur le site gallo-romain de Rezé. Il est l'auteur entre autres d'une Histoire et géographie de la Loire-Inférieure (1895), et de textes poétiques. Né à la Haute-Île à Rezé[F 8].
  • Jean-Baptiste Daviais (1878-1945, camp de Dachau) : résistant, militant associatif. Né à Rezé.
  • Emmanuel Ollive (1882-1950) : amiral commandant en chef de l'escadre de la Méditerranée puis, après l'armistice signée par Pétain en 1940, des forces maritimes du sud en poste à Alger. Né à Trentemoult[B 34].
  • Marc Elder (1884-1933) : écrivain, poète. A vécu une partie de sa vie à Trentemoult.
  • Benjamin Péret (1899-1959) : poète surréaliste et engagé. Né à Rezé.
  • Alexandre Hébert (1921-2010) : syndicaliste. Mort à Rezé.
  • Jacques Floch (1938-) : maire de Rezé de 1978 à 1999, député socialiste, spécialisé dans les problèmes liés aux prisons et aux personnes incarcérées.
  • Gilles Retière (1947-) : maire de Rezé depuis 1999 et président de Nantes Métropole depuis juillet 2012.
  • Jean Groix (1950-1991) : militant politique de l'Union démocratique bretonne (UDB).
  • Dominique Raimbourg (1950-) : avocat, député socialiste de la quatrième circonscription de la Loire-Atlantique entre 2001 et 2002 puis depuis 2007. Fils de Bourvil.
  • 20Syl : rappeur des groupes Hocus Pocus et de C2C.

Panorama[modifier | modifier le code]

Vue de Rezé depuis la Maison Radieuse de Le Corbusier.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La source mentionne myolinite, sans doute à tort.
  2. La source mentionne ultra-myolinite, sans doute à tort.
  3. Pour le nombre annuel de jour avec gel, la source mentionne 15,9, sans cohérence avec le détail par mois ; la valeur affichée ici est la somme des valeurs moyennes par mois et est donc sans doute légèrement erronée, mais plus proche de la réalité que le chiffre cité par la source.
  4. 7,5 km entre l'hôtel de ville de Rezé et l'aéroport selon Mappy, consulté le 14 mars 2010.
  5. Les résultats pour le canton entier donnant une majorité absolue à Mme F. Verchère dès le 1ertour, il n'y a pas eu de 2e tour.
  6. Les résultats pour le canton entier donnant une majorité absolue à M. G. Allard dès le 1ertour, il n'y a pas eu de 2e tour.
  7. Les résultats pour la circonscription entière donnant une majorité absolue à M. D. Raimbourg dès le 1er tour, il n'y a pas eu de 2e tour.
  8. La désignation Réticulerme santonensis employée dans la source a été abandonnée au profit de Reticulitermes flavipes[B 28].
  9. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  10. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  11. 5,1 km entre l'Hôtel de Ville de Rezé et le CHU place Ricordeau selon Mappy, consulté le 15 mars 2010

Références[modifier | modifier le code]

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Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • Michel Kervarec, Rezé au XIXe siècle, Nantes, Editions ACL,‎ 1987 (ISBN 2-86723-024-1). Document utilisé pour la rédaction de l’article
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  • Yann Vince, Guide historique des rues de Rezé, Nantes, Coiffard libraire éditeur,‎ 2007 (ISBN 978-2-910366-77-3). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Armel de Wismes, Nantes et le pays nantais, Nantes, Éditions France-Empire,‎ 1995 (ISBN 2-7048-0762-0). Document utilisé pour la rédaction de l’article
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  • Christophe Belser, Petite histoire du pays de Retz, La Crèche, Geste éditions,‎ 2000, 109 p. (ISBN 2-84561-014-9). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Lionel Pirault, Rezé sur les traces de Ratiatum, Nantes, Victor Stanne,‎ décembre 2001, 40 p. (ISBN 2-911330-26-9, ISSN 1159-1722)
  • Robert Bedon, Atlas des villes, bourgs, villages de France au passé romain, Cahors, Picard (Paris),‎ novembre 2001, 351 p. (ISBN 2-7084-0619-1). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Emmanuelle Dutertre, Savons et savonneries : le modèle nantais, Nantes, Éditions Memo, coll. « Carnets d'usine »,‎ 15 septembre 2005, 103 p. (ISBN 2-910391-75-2). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Marc Rapillard, Dictionnaire des lycées publics des Pays de la Loire, Bonchamp-lès-Laval, Presses universitaires de Rennes,‎ 2009, 652 p. (ISBN 978-2-7535-0919-1). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Olivier Pétré-Grenouilleau, Nantes, histoire et Géographie contemporaine, Plomelin, Éditions Palantines,‎ 2008, 2e éd., 299 p. (ISBN 978-2-35678-000-3). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jacques Santrot, Au temps d’Argiotalus, Nantes, Rezé et le port des Namnètes, coll. « Annales de Bretagne et des Pays de l’Ouest 115-1 »,‎ 2008 (lire en ligne).
    Cet article passe en revue les éléments documentaires concernant Rezé (textes, inscriptions, trouvailles archéologiques, monnaies...). Il envisage la possibilité que le lieu nommé Vicus portensis (quartier du port) de la Nantes gallo-romaine soit localisé au sud de la Loire, éventuellement à Rezé (sans remettre en cause l'appartenance formelle de Rezé à la cité des Pictons). Jacques Santrot a longtemps été le directeur du musée Dobrée (jusqu'au 1er septembre 2010).

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