Pornic

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Pornic

Aperçu du vieux port et du château de Pornic.
Aperçu du vieux port et du château de Pornic.

Pornic#Blasonnement
Détail
Administration
Pays France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Arrondissement de Saint-Nazaire
Canton Canton de Pornic (chef-lieu)
Code Insee abr. 44131
Code postal 44210
Maire
Mandat en cours
Philippe Boënnec
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes de Pornic
Site internet http://www.pornic.fr/
Démographie
Population 13 681 hab. (2006)
Densité 145 hab./km²
Gentilé Pornicaise, Pornicais
Géographie
Coordonnées
géographiques
47° 07′ 00″ Nord
         2° 06′ 00″ Ouest
/ 47.116667, -2.1
Altitudes mini. 0 m — maxi. 31 m
Superficie 94,2 km²

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Voir la carte administrative


Pornic (Pornic en gallo, Pornizh en breton) est une commune française, située dans le département de la Loire-Atlantique et la région Pays de la Loire.

La commune fait partie de la Bretagne historique, dans le pays traditionnel du Pays de Retz et dans le pays historique du Pays Nantais.


Les habitants de la commune s'appellent les Pornicais et les Pornicaises.

Pornic comptait 13 681 habitants au dernier recensement de 2006.


La commune englobe également celles de Sainte-Marie-sur-Mer (dont les habitants s'appellent les Sanmaritains et les Sanmaritaines) et du Clion-sur-Mer (dont les habitants s’appellent les Clionnais et les Clionnaises).


Pornic est située au bord de l'océan Atlantique. La ville est connue pour son château et son vieux port. Ses principales ressources sont aujourd'hui le tourisme et les produits de la mer.

Pornic est également célèbre pour sa faïencerie, son casino, son centre de thalassothérapie, son golf 18 trous et sa fraiseraie.


Sommaire

[modifier] Géographie

Situation de la commune de Pornic dans le département de Loire-Atlantique

[modifier] Situation

Pornic est située sur la Côte de Jade, au bord de la baie de Bourgneuf, à 50 km au sud-ouest de Nantes et à 25 km au sud de Saint-Nazaire.

Les communes limitrophes sont Arthon-en-Retz, La Bernerie-en-Retz, Les Moutiers-en-Retz, Bourgneuf-en-Retz, Saint-Hilaire-de-Chaléons, Chéméré, Chauvé, Saint-Père-en-Retz, Saint-Michel-Chef-Chef, La Plaine-sur-Mer et Préfailles.

Selon le classement établi par l’INSEE en 1999, Pornic est une commune urbaine dépourvue de banlieue et non polarisée (cf. Communes de Loire-Atlantique).

[modifier] Territoire

À l'origine, la commune de Pornic ne comptait que l'actuel centre-ville ; Sainte-Marie-sur-Mer constituait l'actuelle partie ouest et Le Clion-sur-Mer représentait l'essentiel des terres bocagères du nord-est, donc une grande partie de l'actuelle commune qui est une des quatre plus grandes de Loire-Atlantique.

[modifier] Paysages

Sa côte est découpée, rocailleuse et parsemée de criques. La ville de Pornic s'est développée autour du port, bâti au pied du château, sur les bords d'une rivière vaguement aménagée : le "Canal de la Haute Perche" (creusé à l'origine pour relier Pornic au réseau du Pays de Retz par l'Acheneau et le Tenu, les travaux n'ayant jamais été achevés). Le paysage de la commune est bocagé et peu vallonné dans les terres.

[modifier] Étymologie

Le nom de Pornic vient du gallo-romain porniti : “port”, qui donna Pornit au Moyen Âge, puis Pornic. Au XIIe siècle, l'Abbaye Sainte-Marie de Pornic s'intitulait Abbatia Sanctoe Marioe de Pornido ou Abbatia Sanctoe Marioe de Portu Nitido, Portu Nitido pouvant être traduit par “port coquet et accueillant”.


[modifier] Histoire

Durant l'Antiquité, Pornic fait partie de la confédération armoricaine qui règne sur l'Armorique, vaste territoire englobant les actuels Bretagne, Normandie, Maine et Anjou. Elle faisait partie d'un petit pagus, le pagus ratiatensis, « pays de Rezé », ancêtre du pays de Retz. Ses habitants étaient soient des Ambilatres (« Ambiliati »), soient des Anagnutes, qui tous deux faisaient parties intégrantes des peuples pictons.

Au IXesiècle, Pornic fera partie du comté d'Herbauges regroupant militairement, l'ensemble des paroisses et villages du bas-Poitou en lutte contre les invasions Vikings.

En 851, le roi de Bretagne, Erispoé et le roi de France, Charles le Chauve, signe le traité d'Angers qui permet aux bretons d'élargir leur territoire en occupant le pays rennais, le pays nantais et le pays de Retz.

Au Xe siècle le Duc de Bretagne Alain Barbe-Torte érige une forteresse dans la vallée de Pornic pour protéger la ville des Vikings, plus tard elle deviendra une des résidences de Gilles de Rais, personnage qui a inspiré le conte de Barbe-bleu.

L'histoire de cette ville est également liée à celle de l'abbaye de Sainte-Marie (qui donna naissance plus tard la commune de Sainte-Marie-sur-Mer).

Pendant la révolution, Pornic deviendra républicaine mais en 1793 subira plusieurs attaques des blancs (troupes royalistes) et le 23 mars de la même année elle sera prise par le marquis de la Roche-Saint-André, plus tard elle sera reprise par les républicains qui y feront d'affreux massacres, puis de nouveau le 27 mars les insurgés menés par Charette s'emparent de nouveau de la ville, la pillent et y mettent le feu.

Au XIXe siècle, l'essor de Pornic en tant que station balnéaire, favorise en 1875, l'arrivé du train, suite à la construction de la ligne Nantes - Sainte-Pazanne - Pornic. Cette situation amènera aussi en 1906, l'inauguration de la ligne Pornic - Paimboeufvoie métrique) desservant les lieux de villégiature de la Côte de Jade, service qui prendra fin en 1939. A cette époque, de nombreux artistes fréquentent Pornic : des écrivains comme Gustave Flaubert, Paul Léautaud, Michelet, Robert Browning ou Julien Gracq, De nombreux peintres ont également été inspirés par cette ville et ses alentours : Renoir, Edgar Maxence, Henri Lebasque, Charles Leduc, Henri Chouppe, Fernand Lantoine, Gustave Quenioux, Edouard Porquier, Raoul du Gardier, Max Ernst et Caillebotte,

Pornic annexe Le Clion-sur-Mer et Sainte-Marie-sur-Mer le 1er juin 1973.

Le 14 avril 2000, de légers dégâts sont constatés au restaurant McDonald's de Pornic. Le dimanche 30 avril, dans le Vrai Journal (sur Canal+), Karl Zéro affirme être en possession d'un communiqué de l'ARB qui projetait une tentative d'attentat contre ce McDonald's. Six militants indépendantistes bretons furent mis en examen pour cet attentat, trois furent mis hors de cause par la suite, les trois autres furent relaxés pour cet attentat par la cour d'assises. Ce dossier pénal donne lieu à controverse : voir notamment les points 22 à 27 et 32 dans l'affaire de Plévin.


[modifier] Symboles

[modifier] Blasonnement

Pornic
  • Description : D'azur à l'ancre de marine posée en bande, chargée d'un fût de canon posé en barre, croisés en sautoir et surmontés d'une étoile, le tout d'or, accompagnés de quatre mouchetures de contre-hermine d'argent, chacune posée à un angle de l'écu.
  • L'ancre, le canon et l'étoile évoquent le lougre La Belle Étoile arraisonné par le Commodore Warren en 1800.[1] Les mouchetures de contre-hermine rappellent l'appartenance de Pornic à la Bretagne.

Blason conçu par M. Durivault en 1946[2].

Le Clion-sur-Mer
  • Description : De sinople à la barre d'argent chargée de trois mouchetures d'hermine de sable et accompagnée de deux tours-carillons aussi d'argent, l'une en chef, l'autre en pointe.
  • La barre d'argent symbolise le canal de Haute-Perche. La tour-carillon du Clion date du XVe siècle : on y allumait des feux, les nuits sans lune, pour guider les navires vers le canal.[3]
  • Blason conçu par M. Fleury et M. Durivault (délibération municipale en 1946), enregistré en 1970[4].
Sainte-Marie-sur-Mer
  • Description : Parti : au 1, de gueules à un hérisson d'or, le chef d'argent chargé de deux mouchetures d'hermine de sable ; au 2, d'azur à la “Vierge à l'Enfant” d'or à l'oculus d'argent, soutenue d'une mer d'argent issant de la pointe, au chef d'or à la croix de sable, à la bordure de gueules.
  • La “Vierge à l'Enfant” est une vierge-tabernacle, œuvre d'art liée à la paroisse de Sainte-Marie. Le hérisson (ou porc-épic selon d’autres sources[5]) rappelle les moines de Saint Philibert arrivés au VIIIe siècle et sachant défendre leur territoire (prieuré de Sainte-Marie – Brevet d'Hozier, 1704). Il pourrait aussi évoquer l'animal emblème de Louis XII, époux de la reine et duchesse Anne de Bretagne.[6] Au 2, le chef est aux couleurs or et sable du blasonnement du Pays de Retz : d’or à la croix de sable , rappelant l'appartenance de Sainte-Marie-sur-Mer au Pays de Retz.
  • Blason conçu par M. Godelaine (1946)[7].


[modifier] Devise

La devise de Pornic : Maris Stella Sit Nobis Propitia.[8] Signifie littéralement : Que l'étoile de mer nous soit favorable. Toutefois, Maris Stella fait aussi référence à l'Ave Maris Stella, une prière catholique dédiée à la Vierge Marie.

La devise de Sainte-Marie-sur-Mer : Ad Jesum Per Mariam.[9]


[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
1815 1821 Edouard Thomas démissionne
1827 Benoist ancien-adjoint
1827 1830 Pierre Perrotin
1830 1835 Eugène Terrier
1835 1841 Julien Guichet meurt pendant son mandat
1841 Julien Quirouard
Stanislas Bocandé
Jean Louis Chollet
Landreau Achille
Auguste Laraison
Louis Simon
Alfred Chauvin
...
1929 1943 Joseph Girard
...
1985 1993 Gilbert Pollono
1993 Philippe Boënnec UMP Médecin
Député depuis 2007
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Démographie

Évolution démographique
1936 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999
6032 7108 7179 (1932) 7568 (2134) 8154 (2690) 8704 (3320) 9815 (3835) 11903 (4754)
Nombre retenu à partir de 1962 : Population sans doubles comptes
Évolution démographique de la commune de Pornic sans le Clion et Sainte-Marie
1801 1866 1921 1936 1968
700 1630 1957 2015 2839
Nombre retenu à partir de 1962 : Population sans doubles comptes

[modifier] Langue bretonne

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 1 mars 2006.

[modifier] Lieux et monuments

Le casino de Pornic la nuit

[modifier] Château des Brefs

Château fort construit au 12e siècle sur l'ancien commune du Clion-sur-Mer, d'abord en bois, il servait de maison de quarantaine pour le port de Prigny. Reconstruit en pierre le siècle suivant, il garda son aspect médiéval jusqu'au XVIIe siècle, date à laquelle il fut rasé sous le règne de Louis XIII. Sur les caves voûtées fut reconstruit un château de plaisance de style Louis XIII.

Au XVIIIe siècle : le château est modifié et agrandi. Durant les Guerres de Vendée, il est en partie détruit, et menace de tomber en ruine.

Au XIXe siècle, il est acheté par une famille de notable locaux les Bocandé (Stanislas Louis Xavier Bocandé sera maire de Pornic au milieu du 19e siècle). Le château est alors restauré en 1830 dans le style Clissonnais, très en vogue a cette époque dans la région.

Au XXe siècle, Yvonne Dorigny (1889-1983), fille de Léon et Thérèse Bocandé se marie avec Raymond Gallimard, frère et associé de Gaston Gallimard, l'éditeur parisien. Le château va connaitre alors une renommée internationale, et beaucoup d'écrivains y viendront comme : Antoine de Saint Exupéry ou Albert Camus. Simone, l'épouse de Claude Gallimard, la belle-fille de Gaston, continuera la vie littéraire dans cette maison, jusqu'au tragique accident de voiture survenue dans l'Yonne, le 4 janvier 1960 qui coûtera la vie à Michel Gallimard, le fils de Raymond, et à Albert Camus.

Le château tombe alors à l'abandon, jusqu'à être ruiné et pillé. En 1989, le bâtiment est restauré par une association, présidé par le conteur Éric Chartier, avec le concours des collectivités territoriales, et la ville de Pornic. Depuis, le lieux est un centre d'art et de culture, où chaque année ont lieu des pièces de théâtre, des expositions d'art, et des soirées littéraires.

[modifier] Culture

Depuis 1993, la ville est animée au printemps et en été par le festival « La Déferlante ». Diverses manifestations culturelles gratuites sont organisé par l'association éponyme dans neuf stations balnéaires de la région Pays de la Loire : Saint-Brevin-les-Pins, Pornic, Barbâtre, Notre-Dame-de-Monts, Saint-Jean-de-Monts, Saint-Hilaire-de-Riez, Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Les Sables-d'Olonne et La Tranche-sur-Mer (du nord au sud)[10].

[modifier] Galerie

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens externes

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Pornic.

[modifier] Notes et références

  1. Écus du Pays de Nantes
  2. Écus du Pays de Nantes
  3. Écus du Pays de Nantes
  4. Écus du Pays de Nantes
  5. Écus du Pays de Nantes
  6. Écus du Pays de Nantes
  7. Écus du Pays de Nantes
  8. Écus du Pays de Nantes
  9. Écus du Pays de Nantes
  10. (fr) « Présentation » sur le site officiel du festival « La Déferlante », consulté le 2 juillet 2009


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