Pornic

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Pornic
Aperçu du vieux port et du château de Pornic. À droite, l'embouchure du canal de Haute-Perche.
Aperçu du vieux port et du château de Pornic. À droite, l'embouchure du canal de Haute-Perche.
Blason de Pornic
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Saint-Nazaire
Canton Pornic (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de Pornic
Maire
Mandat
Jean-Michel Brard
2014-2020
Code postal 44210
Code commune 44131
Démographie
Gentilé Pornicais
Population
municipale
14 310 hab. (2011)
Densité 152 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 07′ 00″ N 2° 06′ 00″ O / 47.116667, -2.147° 07′ 00″ Nord 2° 06′ 00″ Ouest / 47.116667, -2.1  
Altitude Min. 0 m – Max. 31 m
Superficie 94,2 km2
Localisation

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Liens
Site web pornic.fr

Pornic est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire).

La commune fait partie de la Bretagne historique, dans le pays traditionnel du pays de Retz et dans le pays historique du Pays nantais.

Pornic a fusionné en 1973 avec les anciennes communes de Sainte-Marie-sur-Mer (dont les habitants s'appellent les Sanmaritains) et du Clion-sur-Mer (dont les habitants s’appellent les Clionnais). Les habitants de la commune, qui s'appellent les Pornicais, étaient au nombre de 14 310 selon le dernier recensement de l'Insee de 2011.

Située au bord de l'océan Atlantique, la ville est connue pour son château et son vieux port. Ses principales ressources sont, au début du XXIe siècle, le tourisme et les produits de la mer. Pornic est également appréciée pour sa faïencerie, son casino, son centre de thalassothérapie, son golf 18 trous et sa fraiseraie.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Pornic dans le département de la Loire-Atlantique.

Pornic est située sur la Côte de Jade, au bord de la baie de Bourgneuf, à 45 km au sud-ouest de Nantes et à 20 km au sud de Saint-Nazaire[1].

Les communes limitrophes sont Arthon-en-Retz, La Bernerie-en-Retz, Les Moutiers-en-Retz, Bourgneuf-en-Retz, Saint-Hilaire-de-Chaléons, Chéméré, Chauvé, Saint-Père-en-Retz, Saint-Michel-Chef-Chef, La Plaine-sur-Mer et Préfailles.

Communes limitrophes de Pornic
La Plaine-sur-Mer, Préfailles Saint-Michel-Chef-Chef Saint-Père-en-Retz
Pornic Chauvé, Arthon-en-Retz, Saint-Hilaire-de-Chaléons, Chéméré
Bourgneuf-en-Retz, La Bernerie-en-Retz, Les Moutiers-en-Retz

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Territoire[modifier | modifier le code]

À l'origine, la commune de Pornic ne comptait que l'actuel centre-ville ; Sainte-Marie-sur-Mer constituait l'actuelle partie ouest et Le Clion-sur-Mer représentait l'essentiel des terres bocagères du nord-est, donc une grande partie de l'actuelle commune qui est une des quatre plus grandes de la Loire-Atlantique.

Géologie[modifier | modifier le code]

Pornic se situe au sud du Massif armoricain, à l'ouest du Sillon de Bretagne, dans le domaine armoricain hercynien qui est en grande partie constitué de granites d'origine hercynienne (zone broyée sud-armoricaine). La formation de son sol date d'au moins 500 millions d'années[2].

Littoral, relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

Sa côte, au nord de la baie de Bourgneuf, est découpée, rocailleuse et parsemée de criques. La ville de Pornic s'est développée autour du port, bâti au pied du château, à l'embouchure d'une rivière vaguement aménagée : le canal de Haute Perche (creusé à l'origine pour relier Pornic au réseau du pays de Retz par l'Acheneau et le Tenu, les travaux n'ayant jamais été achevés). Le paysage de la commune est bocagé et peu vallonné dans les terres.

Climat[modifier | modifier le code]

Pornic se situe dans une zone de climat tempéré.

Hypothèse de climat océanique (Cfb)[modifier | modifier le code]

Selon le site meteo Bretagne présentant des relevés entre 1981 et 2009, Pornic est soumise à un climat océanique, code Cfb de la classification de Köppen (le double de la valeur absolue de la température du mois le plus sec est supérieur à la valeur absolue des précipitations du mois le plus sec, avec des précipitations inférieures 40 mm, un rapport de quantité de précipitations entre le mois le plus sec et le mois le plus humide inférieur à 3, et la température moyenne du mois le plus chaud ne dépasse pas 22 °C), comme la plus grande partie du territoire français[3].

Relevé météorologique de Pornic (entre 1981 et 2009)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 4,2 4,1 6 7,4 10,8 13,4 15,3 15,2 13,2 10,9 7,1 4,8 9,5
Température moyenne (°C) 6,7 7,1 9,6 11,5 15 17,9 19,9 19,9 17,7 14,3 10 7,2 13,2
Température maximale moyenne (°C) 9,1 10,1 13 15,5 19,1 22,4 24,4 24,5 22,1 17,6 12,9 9,6 16,8
Précipitations (mm) 74,2 63,1 55,5 52,4 60,2 35,8 39,2 32,5 62,9 91 89,8 78,5 735,1
Nombre de jours avec précipitations 12,3 10,2 9,8 9,9 10,1 6,8 6,8 6,1 8 12,2 12,7 12,7 117,6
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 5 mm 5,6 5 3,7 3,9 4,3 2,3 2,4 2,3 4,1 6,4 6,6 5,9 52,5
Source : météo Bretagne[3]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
9,1
4,2
74,2
 
 
 
10,1
4,1
63,1
 
 
 
13
6
55,5
 
 
 
15,5
7,4
52,4
 
 
 
19,1
10,8
60,2
 
 
 
22,4
13,4
35,8
 
 
 
24,4
15,3
39,2
 
 
 
24,5
15,2
32,5
 
 
 
22,1
13,2
62,9
 
 
 
17,6
10,9
91
 
 
 
12,9
7,1
89,8
 
 
 
9,6
4,8
78,5
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Hypothèse de climat supra-méditerranéen (Csb)[modifier | modifier le code]

En effet, Pornic n'aurait pas un climat océanique car la ville et ses environs connaitrait une période sèche en été. Selon les règles de la classification de Köppen, un climat supra-méditerranéen doit répondre aux critères suivants : le double de la valeur absolue de la température du mois le plus sec est supérieur à la valeur absolue des précipitations du mois le plus sec (avec précipitations < 40 mm, et un rapport de quantité de précipitation entre le mois le plus sec et le mois le plus humide supérieur à 3), enfin le mois le plus chaud ne doit pas dépasser 22 °C en moyenne. Le climat de Pornic répond à l'ensemble de ces conditions selon certains relevés. La ville a comme record de chaleur 38,1 °C le 4 août 2003 et comme record de froid −11,2 °C le 10 février 1986. La température moyenne annuelle (1971/2000) est de 12,8 °C[4].

Relevé météorologique de Pornic (entre 1971 et 2000)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,8 3,9 5,5 6,8 10,2 12,8 14,8 14,8 12,8 10,1 6,6 4,8 9
Température moyenne (°C) 6,3 7 9,2 10,9 14,4 17,2 19,5 19,7 17,3 13,7 9,6 7,2 12,8
Température maximale moyenne (°C) 8,7 10 12,7 15 18,6 21,7 24,2 24,5 21,8 17,2 12,5 9,6 16,5
Record de froid (°C)
date du record
−10,5
1997
−11,2
1986
−6,8
2005
−3
1986
2,5
1981
5
1969
7
1968
7,5
1986
3
1972
−0,6
1997
−5
1985
−8
1962
−11,2
1986
Record de chaleur (°C)
date du record
16,1
2003
18,8
1998
25,3
1965
28,4
1994
32,5
1992
37,3
1976
37,5
1990
38,1
2003
33,8
2004
29,9
1997
20,8
1992
16
2000
38,1
2003
Nombre de jours avec gel 6,31 5,51 2,07 0,47 0 0 0 0 0 0,1 2,52 5,14 21,69
Précipitations (mm) 72 66,4 51 48,2 55,1 35,7 33,6 27,3 63,5 78,6 84,6 77,9 691,1
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
38
1881
39
1996
40
1984
31,4
1903
43
1950
59
1889
33,5
1943
46
1895
42
1942
86,2
1962
42,4
1994
46
1895
86,2
1962
Nombre de jours avec précipitations 12,38 11,06 9,53 8,9 9,53 6,77 5,6 5,3 8,33 11,1 11,72 12,72 112,59
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 5 mm 5,41 5,03 3,63 3,6 3,9 2,33 1,97 1,83 4,17 5,17 6,07 5,97 48,87
Source : Meteo climat[4]


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare de Pornic est le terminus de la ligne Sainte-Pazanne - Pornic[5].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La ville est desservie par le réseau Lila[5].

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la RD 213, appelée route bleue, reliant La Baule-Escoublac à La Bernerie-en-Retz qui permet l'accès à Pornic via trois échangeurs. L'autre axe principal est la RD 751 qui relie la ville à Nantes. La RD 13, ancien axe principal, traverse la commune d'est en ouest et la relie à La Bernerie-en-Retz et à La Plaine-sur-Mer[6].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Pornic s'est développée autour de son port. À l'origine il ne s'agit que d'une place forte couvrant 7 hectares, avant l'annexion du domaine de Monplaisir qui double sa surface, puis le transfert de 15 hectares de la commune de Sainte-Marie-sur-Mer en 1791, de l'annexion de 123 hectares en 1836, à partir de terrains de Sainte-Marie et du Clion-sur-Mer, pour un total de 153 hectares centrés autour du port, avant la fusion avec les deux communes voisines en 1973, après laquelle la commune totalise plus de 10 000 hectares[G 1].

Port de Pornic, vue du ciel
Ruelle montant du port vers l'église

Avant le XVIIe siècle le bord de mer abrite l'ancien habitat des pêcheurs de morue, appelé le « quartier arabe ». La version la plus courante fait provenir ce nom de l'évocation de parties de villes arabes qui présenteraient les mêmes maisons hétéroclites réunies anarchiquement. Une autre version s'appuie sur la présence de palmiers plantés dans les jardins. À partir du port, des rues étroites remontent vers le bourg. Sur ce coteau sont construites les maisons de marins, charpentiers de navires, cordiers, fabricants de gréements et de voilures. Au fil du temps le port s'envase. La rivière du Cracaud se comble d'alluvions, et, au XXIe siècle, cet ancien port se présente sous la forme d'un jardin. Depuis le bas de la pente, les jardins encadrés de murets de pierre s'échelonnent jusqu'à la rue de la Dette. Cette zone conserve de nombreuses traces de l'habitat ancien[G 2].

La mode de l'hydrothérapie qui se développe à partir des années 1830 permet à Pornic de combiner l'attrait d'une station balnéaire et celui d'une station thermale. La vertu des eaux des sources ferrugineuses découvertes vingt ans plus tôt attirent les Nantais aisés. La ville se développe autour du port et sur le littoral : hôtels, casinos, maisons de bains, villas. Ces dernières sont dotées de jardins arborés, ce qui modifie l'aspect des landes rocheuses couvertes d'ajoncs[G 3]. En 1836, le lieu-dit Gourmalon, sur la rive gauche du port, est rattaché à Pornic. Là, un quartier de villas bourgeoises à l'architecture recherchée voit le jour[G 4].

La rive sud du port est occupée à partir de 1881 par une imposante minoterie, juste à côté de la gare construite en 1875. La voie ferrée arrive dans le prolongement du port, dans un axe est-ouest[G 5].

Au début du XXIe siècle, la Ria, ancien arrière-port envasé, à l'est du port, fait l'objet d'un plan d'aménagement donnant une large part aux aménagements de loisir et à un quartier d'habitation[G 6].

Logements[modifier | modifier le code]

En 2008, l'Insee dénombre près de 11 236 logements sur l'ensemble du territoire communal, soit 1 370 de plus qu'en 1999 ; 6 117 sont des résidences principales (54,4 %) et 4 644 sont des résidences secondaires ou des logements occasionnels (41,3 %). Le nombre de logements vacants (4,2 %) a augmenté de presque 50 % depuis 1968, pour atteindre 475 en 2008[7].

La construction de logements depuis 1949 a connu une accélération après 1989, avec un nombre moyen annuel de nouveaux logements s'établissant à 46 entre 1949 et 1974, 42 entre 1975 et 1989 et 73 entre 1990 et 2004. L'Insee recense 1 262 habitations construites avant 1949 (soit 21,5 %), 1 205 entre 1949 et 1974 (20,5 %), 1 514 l'ont été entre 1975 et 1989 (25,7 %), et 1 899 entre 1990 et 2005 (32,3 %)[7].

Le nombre de logements sociaux a pour sa part augmenté entre 1999 et 2008, passant de 119 à 175, mais ce type de logement ne représente que 2,9 % des résidences principales[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Pornic est attesté au XIe siècle sous la forme latinisée Castrum Porsniti, puis apparaît sous les graphies Pornit en 1130[8], Porsnith en 1187[9], de Pornidio vers 1330[10]. La forme Pornic se rencontre dès le XIVe siècle[11]. Au XIIe siècle, l'abbaye Sainte-Marie de Pornic est dénommée en latin médiéval Abbatia Sanctæ Mariæ de Pornido ou Abbatia Sanctæ Mariæ de Portu nitido[réf. nécessaire] ; le Dictionnaire historique de Bretagne cite encore, sans dates, les formes Sancta Maria de Pornido, de Pornitio, de Pornidio et de Porto Nitido[12]; on rencontre enfin la forme monasteri[um] Beate Marie de Pernidio [sic] en 1435[13]. Certaines de ces attestations comportent la forme latinisée (remise ici au nominatif) Portus nitidus, qui représente une étymologie populaire reposant sur Pornit, fantaisie d'un scribe médiéval : « beau port », « port florissant » ou encore « port coquet, accueillant ».

En breton, langue parlée par des marins d'origine bretonne dans la commune jusqu'au XIXe siècle, la ville se nomme Pornizh, le -zh représentant une forme évoluée du [-t] final. En français, le -c final, d'abord uniquement graphique et sans doute issu au Moyen Âge d'une confusion t / c (phénomène fréquent), a fini par se prononcer [-k].

Pornic possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale : Port-Nitz (écriture ELG)[14].

L'étymologie de ce nom a divisé les spécialistes.

  • Auguste Longnon, l'un des premiers à émettre une hypothèse sérieuse, y a vu une formation gallo-romane *Pruniacus, dérivé toponymique en -acus[Note 1] du nom de personne gallo-romain Prunius, soit « le domaine rural de Prunius ». Or on sait que ce suffixe aboutit normalement en Bretagne à la terminaison -ac. Longnon prévient l'objection en affirmant que la forme moderne en -ic « a été très probablement influencée par la colonie saxonne qui se fixa dans ces parages au cours du Ve siècle »[15]. Cette interprétation est difficilement compatible avec les premières formes relevées, sans doute ignorées du grand chartiste que fut Auguste Longnon.
  • Le toponymiste allemand Hermann Gröhler, grand spécialiste de la toponymie française, émit une deuxième hypothèse[16] que reprit Albert Dauzat dans son dictionnaire : ce nom représenterait peut-être le « lat[in] portus, bret[on] porzh, port, et nom d'homme breton Nitos »[8]. Par « breton », il faut vraisemblablement comprendre ici « brittonique insulaire », originaire de (Grande) Bretagne. Il s'agirait alors d'une formation relativement ancienne, pouvant dater des Ve ou VIe siècles. Cette interprétation est reprise par des ouvrages plus récents, dont celui de Jean-Marie Cassagne et Mariola Korsak qui se contentent de délayer le texte de Dauzat, sans vraiment rien apporter de plus[17]. Hervé Abalain va par contre un peu plus loin en invoquant un nom de personne plus tardif que Nitos, à savoir Neiz[9], qui fait « plus breton », mais ne semble pas nécessaire d'un point de vue linguistique[Note 2].
  • Auguste Vincent fait preuve de davantage de prudence en se refusant à toute interprétation, prouvant en cela que l'étymologie de ce nom pose à ses yeux un problème[18]. Il sera suivi par Marie-Thérèse Morlet, qui ne mentionne pas ce toponyme dans son ouvrage consacré aux noms de personnes dans les noms de lieux[19] — rejet implicite de l'explication de Longnon — et par Ernest Nègre, qui n'inclut pas davantage Pornic dans sa monumentale Toponymie générale de la France[20].
  • On n'en trouve pas trace non plus dans l'ouvrage d'Albert Deshayes consacré à la toponymie bretonne[21]. Cela semble signifier que l'auteur rejette l'hypothèse bien connue de Gröhler / Dauzat, sans toutefois rien proposer d'autre. On notera en particulier qu'à l'article Neiz, nom de personne breton figurant dans divers toponymes, et invoqué plus haut par Hervé Abalain, Pornic ne figure pas, et que l'étymologie de l'anthroponyme Neiz est jugée par ailleurs incertaine. Aucune analyse de Pornic n'est proposée non plus dans l'ouvrage de Jean-Yves Le Moing consacré aux noms de lieux bretons de Haute-Bretagne[22], qui fournit néanmoins quelques formes anciennes datées.
Remarques
  1. Le refus d'analyse de Pornic par un nombre important de spécialistes semble impliquer qu'il existe un problème, quoique celui-ci ne soit jamais clairement formulé. Dans l'état actuel des choses, l'hypothèse Gröhler / Dauzat est la seule à rendre compte du toponyme de manière relativement satisfaisante, quoique sans doute non définitive. Un point en particulier reste en suspens, dans le cadre de cette hypothèse : la datation du toponyme et la nature exacte de ses éléments. En d'autres termes, s'agit-il d'une formation de type gallo-romane PORTU + Nitos, ayant évolué selon la phonétique bretonne, ou d'une formation médiévale plus tardive, reposant déjà sur le breton porzh ?
  2. Ce dernier terme pose un autre problème : comme le fait remarquer Albert Deshayes[23], le breton porzh peut représenter soit le produit du gallo-roman PORTU (latin portus « port ») au sens de « crique, port », soit celui du gallo-roman PORTA (latin porta « porte, ouverture »), qui a pris en breton les sens de « porte, portail ; porte de ville » et de « cour (fermée), puis « manoir à cour fermée, avec porte monumentale ». Or dans cette dernière acception, le mot porzh est un élément toponymique extrêmement fréquent, employé en combinaison avec un nom de personne[24]. Si la situation maritime de Pornic fait immédiatement penser à un « port », il n'en reste pas moins que le sens de « cour » ne semble pas devoir être exclu a priori.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

La découverte entre autres de deux bifaces et d'une hache en pierre polie conduit à estimer la première présence humaine sur le territoire de la commune à environ 100 000 ans avant notre ère. Les mégalithes encore visibles au début du XXIe siècle permettent d'attester le peuplement humain du site de Pornic au Ve millénaire av. J.-C. Une partie du patrimoine mégalithique a été recouvert par les eaux, le niveau de la mer ayant varié au fil du temps[G 7].

Durant l'Antiquité, Pornic dépend de la confédération armoricaine qui règne sur l'Armorique, vaste territoire englobant les actuels Bretagne, Normandie, Maine et Anjou. Elle faisait partie d'un petit pagus : le Pagus Ratiatensis « Pays de Rezé », ancêtre du pays de Retz. Ses habitants étaient, soit des Ambilatres (« Ambiliati »), soit des Anagnutes.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au IXe siècle, Pornic fait partie du comté d'Herbauges, qui regroupe militairement l'ensemble des paroisses et villages du bas-Poitou en lutte contre les invasions Vikings. En 851, le roi de Bretagne, Erispoë, et le roi de France, Charles le Chauve, signent le traité d'Angers qui permet aux Bretons d'élargir leur territoire en occupant le Pays rennais, le Pays nantais et le pays de Retz[25].

Au Xe siècle, le duc de Bretagne Alain Barbe-Torte érige une forteresse dans la vallée de Pornic pour protéger la ville des Vikings. De ce castrum ne subsiste au XXIe siècle que le nom de la rue de la Douve et du chemin des Remparts, et le relief de la butte du calvaire[F 1]. Plus tard elle devient une des résidences de Gilles de Rais, personnage qui a inspiré le conte de Barbe-bleue.

L'histoire de la ville est également liée à celle de l'abbaye Sainte-Marie (à l'origine de la commune de Sainte-Marie-sur-Mer).

Révolution[modifier | modifier le code]

Pendant la Révolution, une part importante des Pornicais est favorable à la République[G 8]. Le 23 mars 1793, la garde nationale, composée de 400 hommes conduits par un prêtre, curé du Clion, s'affirmant « curé républicain », sort de la ville pour récupérer du blé. Les « blancs » (troupes royalistes) en profitent pour attaquer la ville : c'est la première bataille de Pornic. La ville est prise par le marquis de la Roche-Saint-André. Les Paydrets, une fois la victoire acquise, s’enivrent, ce qui permet aux républicains de reprendre la ville. L'armée royaliste compte de nombreuses pertes, et 250 blancs faits prisonniers par les républicains sont fusillés. Le 27 mars a lieu la deuxième bataille de Pornic les insurgés menés par Charette s'emparent de la ville, la pillent et mettent le feu aux maisons supposées abriter des républicains. Un mois plus tard, Charette évacue Pornic devant la menace du général républicain Beysser[G 9].

Depuis le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, l'essor de Pornic en tant que station balnéaire, favorise en 1875, l'arrivée du train et l'inauguration de la gare, suite à la construction de la ligne Nantes - Sainte-Pazanne - Pornic. Cette situation amènera aussi, en 1906, l'inauguration de la ligne de Pornic à Paimbœufvoie métrique) desservant les lieux de villégiature de la Côte de Jade, service qui prendra fin en 1939. À cette époque, de nombreux artistes fréquentent Pornic : des écrivains comme Gustave Flaubert, Paul Léautaud, Michelet, Robert Browning ou Julien Gracq, De nombreux peintres ont également été inspirés par cette ville et ses alentours : Auguste Renoir, Edgar Maxence, Henri Lebasque, Charles Leduc, Jean Henri Chouppe, Charles Jacque, Émile Oscar Guillaume, Fernand Lantoine, Félix Thomas, Gustave Quenioux, Charles Fouqueray, Edouard Porquier, Armand Guillaumin, Gustave Loiseau, Raoul du Gardier, et Max Ernst.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, le 17 juin 1940, le RMS Lancastria est coulé par l'aviation allemande. Une partie des 4 000 à 7 000 morts sont enterrés dans le cimetière anglais de Pornic. La ville est occupée par la Wehrmacht le 26 juin. De nombreuses fortifications sont bâties à Pornic dans le cadre de l'édification du mur de l'Atlantique. L'occupation allemande se prolonge pour les Pornicais durant 9 mois de plus que dans le reste de la France : c'est l'épisode connu sous le nom de poche de Saint-Nazaire (d'août 1944 au 11 mai 1945), dont la reddition effective interviendra 3 jours après la capitulation de l'Allemagne[26].

Pornic fusionne avec Le Clion-sur-Mer et Sainte-Marie-sur-Mer le 1er juin 1973[G 10].

Le 14 avril 2000, de légers dégâts sont constatés au restaurant McDonald's de Pornic. Six militants indépendantistes bretons furent mis en examen pour cet attentat, trois furent mis hors de cause par la suite, les trois autres furent relaxés pour cet attentat par la cour d'assises. Ce dossier pénal donne lieu à controverse[27].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Le décompte des votes du 1er tour de l'élection présidentielle 2007 a révélé à Pornic un taux d'abstention de 12,01 %[28], nettement inférieur au taux national[29]. Les électeurs pornicais ont principalement voté pour N. Sarkozy 37,20 %, S. Royal 21,44 %, F. Bayrou 20,01 %, J.-M. Le Pen 7,74 % et P. de Villiers 4,24 %[28]. M. Sarkozy obtient 6 % de plus qu'au niveau national, Mme Royal 4 % de moins[29]. Cette tendance se confirme au second tour, avec une abstention toujours inférieure à celle du pays entier, car si Pornic vote majoritairement pour M. Sarkozy (60,21 %), devant Mme Royal (39,79 %)[28], c'est avec un écart nettement supérieur à celui de l'ensemble du pays (respectivement 53,06 % et 46,94 %)[29].

Le député de Pornic (9e circonscription) est M. Philippe Boennec (Union pour un mouvement populaire) qui, lors des Élections législatives de 2007, avec 58,70 % arrive nettement devant son opposante Mme Monique Rabin (PS, 41,30 %) en ce qui concerne les votes pornicais au second tour. Au premier tour, M. Boennec avait obtenu à Pornic 48,86 %, Mme Rabin 22,70 %, M. Guillon (UDF-Mouvement démocrate) 8,36 % et M. Cossée (Divers droite) 6,99 %, aucun autre candidat ne dépassant les 5 %. L'abstention a été respectivement de 33,81 % et 31,80 %[30].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1815 1821 Édouard Thomas   démissionne
1821 1827 Jean François Benoist   ancien adjoint
1827 1830 Pierre Perrotin    
1830 1835 Eugène Terrier    
1835 1841 Julien Guichet   meurt pendant son mandat
1841  ???? Julien Quirouard    
1852 1856 Stanislas Bocandé[G 11]   médecin
1856 1860 Guillaume Tardif[G 11]   négociant en bois
1860  ???? Stanislas Bocandé[G 11]   médecin
 ????  ???? Jean-Louis Chollet    
 ????  ???? Achille Landreau    
 ????  ???? Auguste Laraison    
 ????  ???? Louis Simon    
 ????  ???? Alfred Chauvin    
1929 1943 Joseph Girard    
1971 1977 M. Courot[G 12]    
1977 1983 Joseph Girard[G 12]    
1983 1985 Albert Jan[G 12]    
1985 1993 Gilbert Pollono[G 12]    
1993 2014 Philippe Boënnec [Note 3] UMP médecin
conseiller général du Canton de Pornic (1998-2007)
président de la Communauté de communes de Pornic depuis 2001
député de la neuvième circonscription de la Loire-Atlantique (2007-2012)
2014 en cours Jean-Michel Brard Divers droite chef d'entreprise
Les données manquantes sont à compléter.

Fiscalité[modifier | modifier le code]

Taux et produits des impôts locaux à Pornic en 2010 [31]
Taxe Taux appliqué (part communale) Recettes dégagées en €
Taxe d'habitation (TH) 13,95 % 3 819 000
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 14,41 % 2 945 000
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 42,55 % 155 000
Compensation-relais 2 912 000
Cotisation foncière des entreprises (CFE) 22,78 % 962 000

Budget[modifier | modifier le code]

Évolution de l'endettement (en milliers d’€)[32]

Évolution des dépenses d’équipement (en milliers d’€)[32]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Depuis le 1er janvier 2002, la commune adhère à la communauté de communes de Pornic, qui est constituée de huit communes (Arthon-en-Retz, Chauvé, La Bernerie-en-Retz, Les Moutiers-en-Retz, La Plaine-sur-Mer, Pornic, Préfailles et Saint-Michel-Chef-Chef). La commune est représentée au conseil intercommunal par le maire (qui est président de la communauté) et 22 élus communautaires[33].

Sécurité, instances judiciaire et administrative[modifier | modifier le code]

La commune dépend de la cour d'appel de Rennes, du tribunal d'instance et celui de grande instance, ainsi que du tribunal de commerce et du conseil de prud'hommes de Saint-Nazaire[34]. Elle dépend également de la cour administrative d'appel de Nantes[35].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Pornic est jumelée avec plusieurs communes[36] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon le classement établi par l’Insee en 1999, Pornic est une commune urbaine dépourvue de banlieue et non polarisée[37].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 1973, la commune absorbe Le Clion-sur-Mer et Sainte-Marie-sur-mer.

En 2011, la commune comptait 14 310 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 4],[Note 5].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
948 806 834 1 040 1 106 1 228 1 324 1 505 1 497
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 494 1 608 1 630 1 732 1 666 1 809 1 919 1 980 2 017
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 034 2 004 2 101 1 957 2 001 1 910 2 015 2 358 2 460
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
2 759 2 795 8 154 8 704 9 815 11 891 13 681 14 310 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[38] puis Insee à partir de 2004[39]. , pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[40])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (30,5 %) est en effet supérieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

Pyramide des âges à Pornic en 2009 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
1,4 
8,0 
75 à 89 ans
12,0 
19,6 
60 à 74 ans
19,4 
21,4 
45 à 59 ans
20,9 
16,8 
30 à 44 ans
18,8 
13,7 
15 à 29 ans
11,8 
20,0 
0 à 14 ans
15,6 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[41]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Pornic dépend de l'académie de Nantes. Au 1er janvier 2011 les établissements publics d'enseignement primaire sont les écoles Kerlor, les Nondales (Le Clion-sur-Mer) et Les Sablons (Sainte-Marie-sur-Mer) ; les établissements privés d'enseignement primaire se dénomment Ange-Gardien, Saint-Joseph (Sainte-Marie-sur-Mer) et Sainte-Victoire (Le Clion-sur-Mer)[42].

En ce qui concerne l'enseignement secondaire, au 1er janvier 2011 se trouvent sur le territoire de la commune le collège public Jean Mounes[43], le collège privé Notre-Dame de Recouvrance[44] et le lycée public du pays de Retz[45].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Depuis 1993, la ville est animée au printemps et en été par le festival « La Déferlante ». Diverses manifestations culturelles gratuites sont organisées par l'association éponyme dans neuf stations balnéaires de la Loire-Atlantique et de Vendée : Saint-Brevin-les-Pins, Pornic, Barbâtre, Notre-Dame-de-Monts, Saint-Jean-de-Monts, Saint-Hilaire-de-Riez, Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Les Sables-d'Olonne et La Tranche-sur-Mer (du nord au sud)[46].

Santé[modifier | modifier le code]

Un centre hospitalier est installé à Pornic : l'hôpital intercommunal du pays de Retz, qui dispose dans la commune de son siège social et d'une antenne en centre-ville[47],[48].

Sports[modifier | modifier le code]

Historiquement, le football et le rugby (respectivement 450 et 140 licenciés en 2009) sont les activités sportives phare de la ville. L'équipe de basket a atteint la Fédérale (plus haut niveau amateur national) dans les années 1970. À cette époque, l'association de gymnastique l'Envol est créée. Rebaptisée l'Optimiste dans les années 1990, elle compte 240 membres au début du XXIe siècle[G 13].

La ville compte en 2011 une cinquantaine de sections ou d'associations sportives[49]. Les sports nautiques et aquatiques sont fortement représentés : plongée, voile, aviron, kayak, plaisance. La présence d'un terrain de golf 18 trous sur la commune explique l'existence de deux associations proposant la pratique de ce sport[G 14]. Les sports collectifs (rugby, football, volley, handball, basket) et individuels (tennis, arts martiaux, gymnastique, tir sportif) complètent le panel.

Médias[modifier | modifier le code]

Outre les deux grands quotidiens régionaux Presse-Océan et Ouest-France, Le Courrier du Pays de Retz[50] est diffusé à Pornic. Radio locale : Radio Chrono 99.7

Cultes[modifier | modifier le code]

Des lieux de cultes de la commune sont dédiés à la pratique de la religion catholique. Le territoire de la ville fait intégralement partie de la paroisse Saint-Jean-le-Baptiste-en-Retz dans la zone pastorale du pays de Retz, qui dépend du diocèse de Nantes (province ecclésiastique de Rennes). Le culte est pratiqué dans les églises Saint-Gilles de Pornic, du Clion-sur-Mer et Sainte-Marie de Sainte-Marie-sur-Mer[51].

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de la préservation du bord de mer, le Conservatoire du littoral a, entre 1981 et 2011, progressivement acquis 31 hectares du littoral de la Côte sauvage, entre Préfailles et Pornic. La volonté est de « renaturer le site », en détruisant les constructions et en éradiquant les arbres et plantes exotiques au profit des essences locales. Toutes les réalisations humaines sont écartées pour préserver cet espace naturel, une des rares portions du littoral de la Loire-Atlantique à ne pas être urbanisé[52].

Depuis 2002, la commune pratique le tri sélectif[53]. Les déchets ménagers sont collectés par un service de la communauté de communes de Pornic, transitent par un dépôt à Saint-Père-en-Retz, avant d'être incinérés dans l'usine Arc-en-ciel à Couëron[54].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2008, le revenu fiscal médian par ménage était de 19 762 €, ce qui plaçait Pornic au 6 684e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[55].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2008, 8 422 Pornicais avaient entre 15 et 64 ans, les actifs ayant un emploi représentaient 63,8 % de la population, les retraités en représentaient 14,2 %, tandis que 8 % des Pornicais étaient considéré comme autres inactifs. Enfin la population estudiantine représentait 8,2 % des habitants de Pornic[7]

La même année l'Insee recense un taux de chômage de 8,4 % pour la commune[7] contre 9,5 % pour le département[56].

Répartition des emplois par domaines d'activité en 2008

  Agriculture Industrie Construction Commerce, transport,
services
Administration, santé,
enseignement, social
Pornic 2,9 % 7,6 % 7,8 % 53,1 % 28,5 %
Moyenne départementale 2,8 % 14,7 % 7,4 % 46,0 % 29,1 %
Sources des données : Insee[7]

Répartition des emplois par catégories socioprofessionnelles en 2008

  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d'entreprise
Cadres, professions
intellectuelles
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Pornic 2,4 % 8,4 % 9,2 % 23,0 % 37,8 % 19,1 %
Moyenne départmentale 1,7 % 5,4 % 15,3 % 26,1 % 27,8 % 23,7 %
Sources des données : Insee[7]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Selon l'Insee, au 31 décembre 2008 Pornic comptait 1 444 entreprises, 11 d'entre elles comptant plus de 50 salariés dont 5 dans l'administration, la santé, l'enseignement, etc., 4 dans les transports et le service, et 2 dans le commerce[7].

Activité portuaire[modifier | modifier le code]

L'activité liée à l'exploitation des produits de la mer a longtemps été un facteur essentiel de l'économie pornicaise. Même si le port de pêche est toujours actif en 2011, dans des proportions modestes. La flotille du port pêche environ 50 tonnes de produits de la mer par an[57].

L'activité de plaisance quant à elle s'est fortement développée. La ville présente deux ports liés à cette activité : le port départemental de Gourmalon avec 350 mouillages[58], et le port de plaisance de la Noëveillard, aussi appelé Yacht Club International de Pornic (YCIP), qui compte 919 emplacements pour les embarcations de 6 à 25 m[59].

Industrie[modifier | modifier le code]

La conserverie Paulet, basée à Douarnenez, établit à Pornic une conserverie de poissons, qui devient propriété du groupe américain Star Kist. En 1966, l'unité emploie cent personnes, et conditionne 3 000 tonnes de sardines à l'huile. Cette conserverie ferme en 1989[F 2].

En 1947, les Dryander, famille lorraine de faïenciers depuis 1827, fuient leur région d'origine au début de la Seconde Guerre mondiale. Émile Dryander, une fois installé à Pornic, y fonde la Manufacture bretonne de faïence artistique (MBFA), et transforme, aidé de Rémi Doucet, une petite usine électrique abandonnée pour s'y installer[60]. En 1994, l'entreprise prend le nom de Faïencerie de Pornic. Elle produit 800 000 pièces par an[61]. En 2011, la production est de 600 000 unités, la faïencerie emploie 26 personnes[62].

C'est à Pornic qu'est installée depuis 1987 la fabrique du fromage Le Curé Nantais[F 3].

Services[modifier | modifier le code]

Une des entreprises les plus importantes de la ville est le centre de thalassothérapie de Pornic, ouvert en 1990, devenu l'un des quinze premiers du secteur au niveau national en 2006[63].

Une autre entreprise notable dans ce secteur sont les transports Pollono, fondés en 1922[64].

Agriculture[modifier | modifier le code]

La surface exploitée a un peu décru entre 1988 et 2000, passant de 7 005 ha à 6 552 ha. L'élevage bovin est en régression sur la même période (8 910 à 7 412), tandis que le nombre de volailles a fortement progressé, de 22 286 à 70 332[7].

Agroalimentaire[modifier | modifier le code]

La ville l'élevage minoterie Laraison, les établissements Collet, spécialisés dans la préparation de plats cuisinés[64], la maison Cassard, spécialisé dans l'élevage de pigeons de chair, ainsi que la Fraiseraie, experte en produits à base de fruits rouges[65].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Au 1er janvier 2011, Pornic abrite six hôtels (un 1 étoile, trois 2 étoiles et deux 3 étoiles), qui offrent 282 chambres. Les neuf terrains de camping de la ville disposent à la même date de 1 607 places[7].

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 1er mars 2006. Pornic est la première commune de Haute-Bretagne à avoir signé la charte.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Coucher de soleil à sur le port

Outre le vieux port, le sentier des douaniers offre la possibilité de parcourir les 14 km du littoral pornicais[66].

Les plages de la ville se nomment plage de la Birochère, de la Boutinardière, de la Fontaine au Bretons, des grandes Vallées, de la Joselière, de Montbeau, de la Noëveillard, du Portmain, des Sablons, de la Source, de l'Étang et du Porteau[67]. La commune recèle également l'étang du Val Saint-Martin, d'une superficie de 15 hectares[68].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Tumulus des Mousseaux[modifier | modifier le code]

Le tumulus des Mousseaux est le plus important ensemble mégalithique. Il est situé à l'ouest de Pornic, au nord du port de plaisance de la Noëveillard, à 40 mètres au-dessus du niveau de la mer[G 15]. Il se présente sous la forme d'un cairn à trois niveaux, constitué de schiste, recouvrant deux tombes[F 4].

Château des Brefs[modifier | modifier le code]

Le château des Brefs est un château fort construit au XIIe siècle sur l'ancienne commune du Clion-sur-Mer, d'abord en bois, il servait de maison de quarantaine pour le port de Prigny. Reconstruit en pierre le siècle suivant, il garda son aspect médiéval jusqu'au XVIIe siècle, date à laquelle cette propriété des Princes de Condé fut rasée sous le règne de Louis XIII. Sur les caves voûtées fut reconstruit un château de plaisance de style Louis XIII.

Au XVIIIe siècle : le château est modifié et agrandi. Durant les Guerres de Vendée, il est en partie détruit, et menace de tomber en ruine. Au XIXe siècle, il est acheté par une famille de notables locaux les Bocandé (Stanislas Louis Xavier Bocandé est maire de Pornic au milieu du XIXe siècle)[69]. Le château est alors restauré en 1830 dans le style Clissonnais, très en vogue à cette époque dans la région.

Au XXe siècle, Yvonne Dorigny (1889-1983), fille de Léon et Thérèse Bocandé se marie avec Raymond Gallimard, frère et associé de Gaston Gallimard, l'éditeur parisien. Le château va connaitre alors une renommée internationale, et beaucoup d'écrivains y viendront comme : Antoine de Saint Exupéry ou Albert Camus. Simone, l'épouse de Claude Gallimard, la belle-fille de Gaston, continuera la vie littéraire dans cette maison, jusqu'au tragique accident de voiture survenue dans l'Yonne, le 4 janvier 1960 qui coûtera la vie à Michel Gallimard, le fils de Raymond, et à Albert Camus[69].

Le château tombe alors à l'abandon, jusqu'à être ruiné et pillé. En 1989, le bâtiment est restauré par une association, présidé par le conteur Éric Chartier, avec le concours des collectivités territoriales, et la ville de Pornic. Depuis, le lieu est un centre d'art et de culture, où chaque année ont lieu des pièces de théâtre, des expositions d'art, et des soirées littéraires[69].

Château de Pornic[modifier | modifier le code]

Le château de Pornic a été bâti du XIIIe au XVe siècle, modifié au XIXe siècle. La partie la plus ancienne est la tour nord, qui est surmontée de machicoulis. Les bâtiments au centre de la forteresse ont été modifiés au XVe siècle, période à laquelle la tour sud est bâtie. Le château appartient successivement à Gilles de Rais, Jean V de Bretagne, et aux familles Coétivy, Gondy, Villeroy et Brie-Serrant. Il est racheté par les collectivités locales en 1824[F 4].

Autres bâtiments[modifier | modifier le code]

Le manoir de la Touche, datant de la Renaissance (XVIe siècle), héberge régulièrement à partir de 1853 Jules Michelet, qui y rédige une partie de son Histoire de la Révolution française[F 4]. Il y écrit aussi La Mer en 1861[70]. Les halles, propriété de la ville depuis 1825, datent elles du XVIIIe siècle, lorsque le duc de Villeroy et de Retz décide de remplacer le premier bâtiment édifié sur ordre du duc Henri de Gondi en 1609[F 5]. Une folie a été bâtie au XVIIIe siècle à la Mossardière, sur commande de Félix-Louis Quatreville, époux d'un armateur pornicais[F 6]. Typique des maisons de villégiature construite au XIXe siècle, la villa Roche Cahn est ornée de briques rouges, de faïence, et de piliers et terrasses de bois peint[F 7]. On retrouve ces éléments dans l'ancien casino, construit en 1899 sur la plage de Gourmalon. La gare (ligne Nantes - Sainte-Pazanne - Pornic) date de 1875[F 8].

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église du Clion date du XIIIe ou du début du XIVe siècle, et a été remaniée aux XVIIe et XIXe siècles. Son clocher, un clocher-porche, est doté d'un carillon mécanique de 1857 qui peut sonner une octave complet[71]. Il ne reste que des vestiges de l'ancienne abbaye Sainte-Marie de Pornic, dans la cure de l'ancienne commune Sainte-Marie-sur-mer, où l'église Sainte-Marie, de style néo-gothique, date de la fin du XIXe siècle ; elle recèle une pierre tombale, datant du XIVe siècle[72]. L'église Saint-Gilles de Pornic, la troisième construite depuis l'origine, date de la fin du XIXe siècle[71]. Le plus récent édifice religieux est la chapelle Notre-Dame de Gourmalon, inaugurée en 1909, et construite malgré l'opposition du clergé par les habitants du quartier qui trouvaient l'église du bourg trop éloignée[71].

Le cimetière anglais de Pornic (en anglais : Pornic War Cemetery) a été ouvert pour permettre l'inhumation des victimes du naufrage du RMS Lancastria, torpillé le 17 juin 1940. La moitié des 399 tombes du site sont celles des victimes de cet évènement[73].

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Emblèmes[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes modernes de Pornic[modifier | modifier le code]
Blason Blasonnement :
Tiercé en pairle renversé : au premier, de sinople à la cotice en barre abaissée accompagnée en chef à dextre de la tour carillon de l'église du Clion, le tout d'argent ; au second : coupé ondé, au I d'azur à la Vierge à l'Enfant d'or tenant un oculus d'argent de Sainte-Marie et mouvant de la partition, au II de gueules à un porc-épic d'argent, à la trangle ondée d'argent brochant sur la partition ; au troisième, d'azur à une ancre de marine posée en bande et à un fût de canon posé en barre brochant, le tout d'or surmonté d'une étoile du même et accosté de deux mouchetures d'hermine d'argent ; à deux fois parées d'or posées en chevron brochant sur les lignes de partition et brochant sur le tout, au demi-pal d'argent terminé en pointe d'écusson, mouvant du chef et chargé en pointe d'un écusson d'or* à la croix de sable surmonté de deux mouchetures d'hermine de sable l'une sur l'autre.
* Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives (or sur argent).
Commentaires : Depuis la fusion des communes de Pornic, du Clion-sur-Mer et de Sainte-Marie-sur-Mer, la mairie a opté pour un nouveau blason qui reprend les armes respectives des trois communes (voir ci-après). L'ancre, le canon et l'étoile évoquent le lougre La Belle Étoile arraisonné par le Commodore Warren en 1800. La barre d'argent symbolise le canal de Haute-Perche. La tour-carillon du Clion date du XVe siècle : on y allumait des feux, les nuits sans lune, pour guider les navires vers le canal. La « Vierge à l'Enfant » est une vierge-tabernacle, œuvre d'art liée à la paroisse de Sainte-Marie. Le porc-épic (ou hérisson selon d'autres sources) rappelle les moines de Saint Philibert arrivés au VIIIe siècle et sachant défendre leur territoire (prieuré de Sainte-Marie – Brevet d'Hozier, 1704). Il pourrait aussi évoquer l'animal emblème de Louis XII, époux de la reine et duchesse Anne de Bretagne. Les fois (poignées de mains, avec manches) soulignent symboliquement l'unité, l'amitié et la fidélité entre les trois territoires ainsi que leur avenir commun. Les mouchetures d'hermine évoquent l'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance de la ville à la Bretagne. Au centre, l'écusson d'or à la croix de sable est celui du pays de Retz, rappelant l'appartenance de Pornic, du Clion-sur-Mer et de Sainte-Marie-sur-Mer au pays de Retz. Blason conçu par Romuald Renaud en 2010[74],[75].
Anciennes armes de Pornic, du Clion-sur-Mer et de Sainte-Marie-sur-Mer (avant la fusion)[modifier | modifier le code]
Armes de Pornic[modifier | modifier le code]
Blason Blasonnement :
D'azur à l'ancre de marine posée en bande, et à un fût de canon posé en barre brochant, le tout d'or surmonté d'une étoile du même, et accompagné aux quatre cantons d'une moucheture d'hermine d'argent,
Commentaires : L'ancre, le canon et l'étoile évoquent le lougre La Belle Étoile arraisonné par le Commodore Warren en 1800. Les mouchetures d'hermine évoquent l'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance de la ville à la Bretagne. Blason conçu par M. Durivault en 1946.
Armes du Clion-sur-Mer[modifier | modifier le code]
Blason Blasonnement :
De sinople à la barre d'argent chargée de trois mouchetures d'hermine de sable et accompagnée de deux tours-carillons aussi d'argent, l'une en chef, l'autre en pointe.
Commentaires : La barre d'argent symbolise le canal de Haute-Perche. La tour-carillon du Clion date du XVe siècle : on y allumait des feux, les nuits sans lune, pour guider les navires vers le canal. Les mouchetures d'hermine évoquent l'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance de la ville à la Bretagne. Blason conçu par M. Fleury et M. Durivault (délibération municipale du 12 mai 1946), enregistré le 13 mai 1970.
Armes de Sainte-Marie-sur-Mer[modifier | modifier le code]
Blason Blasonnement :
Parti : au premier, de gueules à un hérisson d'or, au chef d'argent chargé de deux mouchetures d'hermine de sable ; au second, d'azur à la « Vierge à l'Enfant » d'or à l'oculus d'argent, soutenue d'une mer d'argent mouvant de la pointe, au chef d'or à la croix de sable, à la bordure de gueules.
Commentaires : La « Vierge à l'Enfant » est une vierge-tabernacle, œuvre d'art liée à la paroisse de Sainte-Marie. Le hérisson (ou porc-épic selon d'autres sources) rappelle les moines de Saint Philibert arrivés au VIIIe siècle et sachant défendre leur territoire (prieuré de Sainte-Marie – Brevet d'Hozier, 1704). Il pourrait aussi évoquer l'animal emblème de Louis XII, époux de la reine et duchesse Anne de Bretagne. Au second parti, le chef est aux couleurs or et sable du pays de Retz : d'or à la croix de sable, rappelant l'appartenance de Sainte-Marie-sur-Mer au pays de Retz. Les mouchetures d'hermine évoquent l'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance de la ville à la Bretagne. Blason conçu par M. Godelaine le 23 mars 1946.

Devises[modifier | modifier le code]

Devise de Pornic[modifier | modifier le code]

La devise de Pornic, Maris Stella Sit Nobis Propitia, signifie littéralement « que l'étoile de la mer nous soit favorable ». La locution Maris Stella correspond ici à l'une des nombreuses appellations de la Vierge Marie, que l'on retrouve dans l'Ave Maris Stella, une prière catholique qui lui est dédiée[Note 6].

Devise du Clion-sur-Mer[modifier | modifier le code]

La devise du Clion-sur-Mer est Semper Virens (Toujours verdoyant).

Devise de Sainte-Marie-sur-Mer[modifier | modifier le code]

La devise de Sainte-Marie-sur-Mer est Ad Jesum Per Mariam (Vers Jésus par Marie).

Pornic dans l'Art[modifier | modifier le code]

Port de Pornic, Charles Leduc (1831-1911)

En août et septembre 1892, Pierre-Auguste Renoir se trouve à Pornic. Il apprécie peu son séjour dans la ville[76]. Cependant, il y peint quatre toiles, dont Voile Blanche et Plage de Pornic[77].

Albert Camus réside au château des Brefs, propriété de la famille Gallimard entre 1942 et 1947, lorsqu'il rédige La Peste[F 1].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Marc Guitteny, Lionel Pasquier et Gilles Viot, Si Pornic m'était conté, La Bernerie-en-Retz, Éditions Marc Guitteny,‎ 2006, 320 p. (ISBN 2-908752-71-9) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Jean-Luc Flohic (dir.) et Michel Tessier, Le Patrimoine des communes de la Loire-Atlantique, t. 1, Charenton-le-pont, Flohic éditions,‎ 1999, 1383 p. (ISBN 2-84234-040-X), p. Canton de Pornic Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. À l'heure actuelle, ce suffixe d'origine gauloise est généralement cité sous la graphie -acum (ou gallo-roman -ACU).
  2. À moins de postuler une formation médiévale plus tardive elle aussi. Le commentaire, expédié en une ligne et demie, ne permet pas de comprendre clairement l'intention de l'auteur.
  3. Réélu en 1995, 2001 et 2008.
  4. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  5. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  6. Charles Péguy, fervent catholique, a réemployé ce surnom dans son célèbre poème « Présentation de la Beauce à Notre-Dame de Chartres » : Étoile de la mer, voici la lourde nappe / Et la profonde houle et l’océan des blés…

Références[modifier | modifier le code]

  • Marc Guitteny, Lionel Pasquier et Gilles Viot, Si Pornic m'était conté,‎ 2006 (voir en bibliographie).
  1. p. 277
  2. p. 178-179
  3. p. 51-52
  4. p. 100
  5. p. 242
  6. p. 316-317
  7. p. 9
  8. p. 46
  9. p. 47-49
  10. p. 283
  11. a, b et c p. 90
  12. a, b, c et d p. 283-284
  13. p. 257-258
  14. p. 258
  15. p. 11-12
  • Jean-Luc Flohic et Michel Tessier, Le Patrimoine des communes de la Loire-Atlantique,‎ 1999 (voir en bibliographie).
  1. a et b p. 954
  2. p. 962
  3. p. 961
  4. a, b et c p. 955
  5. p. 956
  6. p. 957
  7. p. 958
  8. p. 960
  • Autres références.
  1. « Pornic », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 20 septembre 2011)
  2. « Visualiseur Infoterre », sur le portail géomatique d’accès aux données géoscientifiques du BRGM (consulté le 3 octobre 2011)
  3. a et b « Normales climatiques à Pornic (1981-2009) », sur le site de l'association Météo Bretagne (consulté le 3 octobre 2011)
  4. a et b « Station Pornic », sur le site meteo-climat-bzh.dyndns.org de Thibaud Varnier (consulté le 3 octobre 2011)
  5. a et b « Transports », sur le site de la mairie de Pornic (consulté le 3 octobre 2011)
  6. « Plan de Pornic », sur le site viamichelin.fr (consulté le 3 octobre 2011)
  7. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k « Résultats du recensement de la population - Pornic - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  8. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Larousse, Paris, 1963, p. 542a.
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  10. Pouillé du diocèse de Nantes, in Auguste Longnon, Pouillés de la province ecclésiastique de Sens, Recueil des Historiens de France, Paris, 1904, p. 265F.
  11. Compte des procurations, in Auguste Longnon, op. cit., p. 394D.
  12. A. Marteville et P. Varin, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, t. II, 1853, p. 378b.
  13. Heinrich Denifle, La désolation des églises, monastères & hôpitaux en France pendant la guerre de cent ans,  éd. A. Picard et fils, Paris, 1897, t. I, p. 120, pièce no 323 (Supplique présentée au pape Eugène IV, no 294, f° 156).
  14. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 18 mars 2013)
  15. Auguste Longnon, Les noms de lieux de la France, Paris, 1920-1929 (rééd. Champion, Paris, 1979), p. 180, n. 1.
  16. Hermann Gröhler, Über Ursprungs und Bedeutung der französischen Ortsnamen, Heidelberg, t. II, 1933.
  17. Jean-Marie Cassagne et Mariola Korsak, Origine des noms de villes et villages de la Loire-Atlantique,  éd. Jean-Michel Bourdessoules, Saint-Jean-d'Angély, 2002, p. 213b. — Les auteurs, stakhanovistes de la vulgarisation toponymique de l'Ouest de la France, ne sont pas des spécialistes de l'onomastique bretonne.
  18. Auguste Vincent, Toponymie de la France, Bruxelles, 1937.
  19. Marie-Thérèse Morlet, Les noms de personnes sur le territoire de l’ancienne Gaule du VIe au XIIe siècle, Paris, CNRS, t. III (les noms de personnes contenus dans les noms de lieux), 1985.
  20. Ernest Nègre, Toponymie Générale de la France, Droz, Genève, t. I, 1990, t. II et III, 1991.
  21. Albert Deshayes, Dictionnaire des noms de lieux bretons, Le Chasse-Marée / ArMen, Douarnenez, 1999. — Ce « dictionnaire » est en fait une étude thématique, sans index général des noms de lieux étudiés.
  22. Jean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, Kerangwenn, 1990, 480 p.
  23. Cf. Albert Deshayes, op. cit., p. 71a, qui exprime les faits de manière légèrement différente.
  24. Albert Deshayes, op. cit., p. 163a.
  25. « De l'origine à l'an Mil », sur office de tourisme de Pornic (consulté le 30 septembre 2011)
  26. « De 1900 à nos jours », sur office de tourisme de Pornic (consulté le 30 septembre 2011)
  27. Alain Cabon et Erwan Chartier, Le Dossier FLB - Plongée chez les clandestins bretons, Spézet, Éditions Coop Breizh,‎ novembre 2006, 316 p. (ISBN 978-2-84346-296-2), p. 271 à 273
  28. a, b et c « Résultats de l'élection présidentielle - Pornic », sur site officiel du ministère de l'Intérieur de la République Française (consulté le 25 septembre 2011)
  29. a, b et c « Résultats de l'élection présidentielle - France entière », sur site officiel du ministère de l'Intérieur de la République Française (consulté le 8 novembre 2010)
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