Rio de Janeiro

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Rio de Janeiro
Surnom : Cidade Maravilhosa (Cité Merveilleuse)
Blason de Rio de Janeiro
Héraldique
Drapeau de Rio de Janeiro
Drapeau
Image illustrative de l'article Rio de Janeiro
Administration
Pays Drapeau du Brésil Brésil
Région Sudeste
État État de Rio de Janeiro Rio de Janeiro (État)
Langue(s) Portugais
Maire Eduardo Paes (PMDB)
Code postal 20000-000
Fuseau horaire UTC-3
Indicatif 021
Démographie
Gentilé Carioca, Carioque
Population 6 093 472 hab.[1] (04/2007)
Densité 4 836 hab./km2
Population de l'agglomération 12 620 000 hab.
Géographie
Coordonnées 22° 54′ 35″ S 43° 10′ 35″ O / -22.909793, -43.17625122° 54′ 35″ Sud 43° 10′ 35″ Ouest / -22.909793, -43.176251  
Altitude 380 m
Superficie 126 000 ha = 1 260 km2
Divers
Site(s) touristique(s) Christ Rédempteur, Plages de Copacabana et d'Ipanema, Pedra da Gávea, Carnaval de Rio
Fondateur
Date de fondation
Estácio de Sá
1er mars 1565
Localisation
Localisation de Rio de Janeiro sur une carte
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Rio de Janeiro

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Rio de Janeiro
Liens
Site web http://www.rio.rj.gov.br/

Rio de Janeiro est la deuxième plus grande ville du Brésil derrière São Paulo. Située au sud-est du pays, elle est la capitale de l'État de Rio de Janeiro. Avec ses 6,1 millions d'habitants intra-muros (communément appelés les Cariocas, la variante « Carioques » existant en français) et 12,62 millions dans l'aire urbaine, Rio de Janeiro est l'une des métropoles les plus importantes du continent américain.

Elle est mondialement connue pour son carnaval, ses plages (Copacabana et Ipanema) ainsi que sa statue du Christ Rédempteur au sommet du Corcovado. Elle fut capitale du Royaume du Portugal, à la suite de la fuite de la cour portugaise lors de l'invasion des troupes napoléoniennes (1808-1821), puis de l'Empire du Brésil (1822-1889), de la República Velha (1889-1930), de l’Estado Novo (1937—1945) et du début de la Deuxième République jusqu'en 1960.

En 2013, la ville a accueilli les Journées mondiales de la jeunesse, puis en 2014 elle accueille la finale de la Coupe du monde de football et enfin, en 2016, les Jeux olympiques d'été.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la ville vient de l'ancien nom de la baie de Guanabara, choisi en 1502 par l'un des capitaines de la flotte de l'explorateur portugais Pedro Álvares Cabral, découvreur du Brésil. Selon certains historiens[2], ce nom était à l'origine Ria de Janeiro « baie de janvier », puis une confusion se produisit entre le mot ria, qui à l'époque pouvait désigner une baie ou un bras de mer, et rio « rivière ». Quoi qu'il en soit, peu après, le nom de la baie était fixé sous la forme Rio de Janeiro « rivière de janvier ».

Le mot « carioca » quant à lui vient du tupi[3] et signifie maison des hommes blancs. Le mot est une contraction des mots « kara’iwa », qui signifie hommes blancs en tupi, et « oka », qui signifie maison. Il est important de rappeler que le terme « carioca » désigne une personne qui est née dans la ville de Rio. Pour désigner une personne qui est née dans l'État de Rio, on utilise le terme « fluminense ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant le XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Les Amérindiens furent les premiers habitants de la baie de Guanabara. La tribu Tamoyos vivait autour de ce lieu hautement prolifique.
Les navigateurs de l'Ancien monde ont-ils volontairement ou par dérive atteint cet endroit ? La réponse n'est pas simple et demande à être détaillée.

Au début du XIXe siècle on interpréta la roche au sommet de la montagne Pedra da Gávea ceinturant et dominant la ville de Rio de Janeiro comme une immense sculpture représentant un visage de type européen portant une longue barbe. D'autres éléments de cette tête rocheuse visible à des dizaines de kilomètres auraient été mis au jour. Par la suite, on a prétendu avoir découvert des inscriptions phéniciennes sur la falaise surplombant cette sculpture : Badezir, Phénicien de Tyr, Fils aîné de JethBaal. Un roi phénicien du nom de Badezir ou Badezor, plus connu sous son nom phénicien de Baal-Ezer II fils aîné du roi de Tyr Eth Baal ou Ithobaal Ier régna effectivement sur la ville de Tyr vers 850 avant Jésus-Christ. D'autres découvertes prétendument phéniciennes ont été avancées au Brésil, mais leur « authenticité n'a jamais pu être démontrée »[4]. L'origine initiale de ces falsifications archéologiques est à rechercher dans le climat particulier de la cour de Pedro II empereur « lettré particulièrement passionné de langues sémitiques » en un moment où les études phéniciennes se développaient considérablement en Europe[5].

Les premiers européens (1502-1555)[modifier | modifier le code]

Le site actuel de la ville de Rio de Janeiro fut découvert le 1er janvier 1502 par un des explorateurs portugais Gaspar de Lemos et Gonçalo Coelho[6], accompagné par Amerigo Vespucci qui donne lui-même le nom du lieu[7].

À cette époque, le site était habité par des Indiens Tamoyos qui établirent rapidement un commerce de troc avec les Européens. D'importantes relations commerciales se développèrent, notamment grâce à la profusion d'arbres « couleur de braise », le « Pau Brasil » ou « brasa » (le Brésil en français). Les relations entre Indiens et Portugais n'étaient toutefois pas toujours pacifiques, les Portugais ayant la coutume de prendre les Indiens pour en faire des esclaves. En outre, certaines tribus organisaient souvent des rites anthropophagiques. De plus, les Indiens commerçaient également avec les Français qui portaient des visées coloniales au Brésil.

Rivalités et essor économique (1555-1763)[modifier | modifier le code]

La page « France antarctique » contient une description détaillée des rivalités entre Français et Portugais entre 1555 et 1567, jusqu'à la fondation de la ville de Rio de Janeiro.

Durant le XVIe siècle, de fréquentes attaques menées par les pirates et les corsaires français ravagèrent une partie de la région. En 1555, l'amiral Villegagnon reçut le commandement de la flotte mise à la disposition de Gaspard de Coligny par Henri II pour installer une colonie protestante au Brésil où les protestants français pourraient exercer librement leur religion. Villegagnon construisit le Fort Coligny et s'installa sur une île, dans la baie de Guanabara, qu'il appela la France antarctique. De nos jours, cette île, où se situe le bâtiment de l'École de la Marine de Guerre brésilienne, s'appelle encore « ilha de Vileganhon ».

Toutefois, les Portugais voulant à tout prix empêcher des établissements étrangers sur son territoire, le roi portugais envoya un chevalier, Mem de Sá, afin d'expulser les Français. Ils détruisent le Fort-Coligny et les Français sont chassés de la baie de Guanabara — mais restent dans la région. Seulement en 1565, après deux années de luttes entre les flottes des deux pays, Estácio de Sá, un neveu de Mem, fonda la ville telle qu'on la connaît aujourd'hui. Les Français resteront dans la région de Rio de Janeiro jusqu'en 1572, date des derniers combats qui eurent lieu à Cabo Frio.

La victoire du chevalier portugais Estácio de Sá, le 1er mars 1565, marque la fondation de la ville de « São Sebastião do Rio de Janeiro » (saint Sébastien du fleuve de janvier) en l'honneur du roi Sébastien Ier de Portugal et du saint fêté le jour de sa naissance. Saint Sébastien qui reste le patron de la ville est fêté chaque année.

Vers la fin du XVIe siècle, la couronne portugaise traita le village comme une position stratégique pour le transit atlantique des navires entre le Brésil, les colonies africaines et l'Europe. Plusieurs forteresses furent construites et une alliance fut convenue avec les tribus indigènes pour défendre les colonies des invasions. On fonda, par exemple, dans le voisinage de Rio, Niterói, afin de veiller à la défense de la cité. Les quais de Rio et le Morro do Castello (colline du château, en français), dont le château imitait les châteaux fortifiés médiévaux, formèrent les premières grandes défenses de la ville. Rio de Janeiro était réellement menacé par les nombreuses invasions des flibustiers français et hollandais.

En effet le 21 septembre 1711, alors que la France est en pleine guerre de Succession d'Espagne (le Portugal est alors allié de l'Angleterre en lutte contre la France), René Duguay-Trouin, à la tête d'une expédition de quinze navires et 6 000 hommes, s'empare de la ville de Rio de Janeiro. Les fortifications de cette place paraissaient inexpugnables : en effet, la ville était défendue par sept vaisseaux de guerre, sept forts et 12 000 hommes. Il forcera la ville à payer de lourdes rançons et à libérer 1 000 prisonniers français.


La ville connut son essor pendant le XVIIIe siècle avec la découverte d'or et de diamants dans la région voisine du Minas Gerais vers 1700, devenant un site portuaire plus utile pour l'exportation des richesses que Salvador de Bahia. C'est donc pour des raisons logistiques que l'administration coloniale portugaise en Amérique s'établit en 1763 à Rio qui devint la capitale du Brésil à la place de Salvador de Bahia.

Une capitale européenne (1763-1821)[modifier | modifier le code]

La ville demeura une capitale coloniale jusqu'en 1808. En raison de l'invasion des troupes de Napoléon au Portugal, la famille royale portugaise (la reine Marie Ire, le prince Jean et son fils Pierre) et la plupart des nobles de Lisbonne fuirent au Brésil et s'installèrent à Rio de Janeiro. La capitale du royaume portugais fut donc transférée de Lisbonne à Rio de Janeiro, qui devint ainsi l'unique capitale européenne située à l'extérieur du continent de l'histoire. Le manque d'espace physique et de structure urbaine, permettant aux centaines de nobles portugais soudainement arrivés de se loger, fut comblé au départ par le renvoi des habitants de leur propre logement. Bien qu'ils retournèrent au Portugal en 1821, l'époque passée au Brésil ouvrit les ports commerciaux au marché britannique et éleva le Brésil au statut de royaume uni à la couronne du Portugal.

La capitale de l'Empire du Brésil (1822-1888)[modifier | modifier le code]

Vue panoramique par Marc Ferrez, 1889
Ile Fiscal Palace dans la baie de Guanabara

Le 7 septembre 1822, le prince régent Pierre Ier (qui deviendra plus tard Pierre IV du Portugal) proclama l'indépendance de l'Empire du Brésil et garda Rio de Janeiro comme capitale. La couronne restant entre les mains de la maison royale des Bragance, cet événement tenait plus du partage en deux de l'empire portugais que d'un véritable mouvement indépendant comme on pouvait en voir en Amérique du Sud à la même époque. La monarchie, s'appuyant sur le peuple pour contrebalancer les riches latifundiaires brésiliens, devint constitutionnelle en 1824. En 1831, sous la pression des élites propriétaires, l'Empereur Pierre Ier abdique en faveur de son fils, alors âgé de cinq ans. Pierre II s'engagea dès les années 1850 à lutter contre l'esclavage, dont il interdit l'importation. La culture du café prit de l'ampleur et augmenta l'importance des propriétaires terriens, notamment ceux de São Paulo. Sous son règne, Rio profita de développements majeurs en matière de gaz, de plomberie, de barrages hydroélectriques, de téléphone et de télégraphe. Continuant à lutter contre l'esclavagisme, l'Empire proclama en 1871 que les enfants d'esclaves seraient désormais libres à la naissance. L'esclavage brésilien fut donc condamné à long terme. Cependant, la loi dite « Áurea » (loi d'or) de 1888 de la Princesse Isabelle, la fille de Pierre II, abolissant totalement l'esclavage au Brésil, souleva la résistance des propriétaires qui s'engagèrent alors dans une lutte armée pour renverser le régime. La libération des esclaves entraîna une importante migration depuis les campagnes vers les villes. La première favela (bidonville en français) de Rio fut construite sur les hauteurs du Morro da Providencia (colline de la Providence). Ses habitants étaient pour la plupart des militaires noirs qui s'étaient battus pour leur liberté à Salvador de Bahia et qui tentèrent de profiter des opportunités qu'offrait Rio.

Capitale de la République Brésilienne (1889-1960)[modifier | modifier le code]

Les propriétaires terriens renversent l'empereur Pierre II et son empire en 1889. Après ce coup d'État, la République, sous la présidence du Maréchal Deodoro da Fonseca, fut aux mains des classes dirigeantes détenant le pouvoir économique et qui refusaient l'organisation d'élections libres et maintenaient par la force leur emprise politique. Ils gardèrent Rio de Janeiro comme capitale. Cette république qui perdura de 1889 à 1930, est communément appelée République « Café com leite » (Café au lait en français) puisqu'elle s'appuyait sur les industries cafetières de São Paulo et laitières-bovines du Minas Gerais, la fin de l'esclavage ayant entraîné une diminution du pouvoir de l'industrie sucrière du Nord-Est au profit de l'industrie cafetière du Sud-Est et de l'État de São Paulo. D'ailleurs celui-ci monopolisa le pouvoir central oligarchique, mené par les grands propriétaires, dans laquelle la classe moyenne grandissante poussa au changement. En 1917, le Brésil s'allia aux puissances de la Triple-Entente lors de la Première Guerre mondiale. L'accroissement du commerce permit l'agrandissement d'une classe moyenne mais qui resta soumise à l'oligarchie cafetière, mais s'y opposant sur les questions sociales et politiques. Le renouveau économique d'après guerre ne dura pas longtemps au Brésil. La crise économique éclata en 1922 et des grèves populaires eurent lieu en 1924 ainsi que des manifestations dans la ville de Rio. La République Café au lait répondit par l'établissement de la loi martiale. La crise de 1929, ruinant ses marchés extérieurs, dévasta le pays et sema le discrédit sur l'oligarchie propriétaire et son gouvernement.

La République fut renversée par le coup d'État du 4 octobre 1930 qui intronisa Getúlio Vargas en tant que président de la nouvelle République brésilienne dès 1934. Cet événement permit la montée de la classe moyenne. Vargas établit un État et exécutif fort, plus centralisé, engagea le pays dans le droit de vote universel, le vote des femmes, et le vote à bulletin secret. Il devint dictateur en 1937 et, après avoir soutenu les puissances de l'Axe durant la Seconde Guerre mondiale, le Brésil cédera à la pression des États-Unis et s'engagera au côté des alliés en envoyant un Corps Expéditionnaire durant la reconquête de l'Italie (Bataille du mont Cassin). Il abandonna le pouvoir en 1945. Cependant, plusieurs dirigeants nazis trouvèrent refuge au Brésil, et dans la ville de Rio plus précisément, afin d'éviter le procès de Nuremberg. Vargas parvint à revenir au pouvoir de 1951 à 1954. Accusé, discrédité et acculé, il se suicida à Rio de Janeiro.

La perte du titre de capitale (1955 à nos jours)[modifier | modifier le code]

En 1955, Juscelino Kubitschek fut élu président du Brésil. Une de ses promesses électorales était de bâtir une nouvelle capitale, projet qui avait été maintes fois proposé mais qui avait toujours été rejeté. Il lança donc le projet de Brasilia comme capitale qu'il voulait être une vitrine moderne de la destinée du Brésil, afin de mettre fin à la rivalité historique entre Rio de Janeiro (capitale politique et culturelle) et São Paulo (capitale économique). Kubitschek fit construire cette nouvelle ville mais son coût fut énorme. Le 21 avril 1960, la capitale du Brésil fut officiellement transférée de Rio de Janeiro à Brasilia.

En 1960, la ville de Rio devint la capitale de l'État de Guanabara. Cependant, pour des raisons à la fois administratives et politiques, un décret présidentiel d'Ernesto Geisel, connu sous le nom de « fusão » (fusion en français), remplaça le statut fédératif de la ville et l'intégra à l'État de Rio de Janeiro en 1975. Encore aujourd'hui, certains Cariocas réclament un retour à l'autonomie municipale.

Même si Rio a perdu, de nos jours, la place que jadis elle a occupée en matière politique et économique, elle demeure la vitrine touristique et culturelle du Brésil.

Géographie[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

La majeure partie de la ville fait partie d'une structure géologique appelée le « cristal brésilien ». Les nombreux rochers et granites, formant la base de ce cristal, sont les plus vieux du territoire brésilien. Cette structure a subi plusieurs bouleversements tectoniques qui ont résulté en collines, montagnes et vallées qui caractérisent la côte de Rio. Le « Pão de açucar » (le Pain de Sucre) et le « Corcovado » sont de bons exemples du résultat de ces mouvements tectoniques. En effet, l'État de Rio de Janeiro tout entier propose un paysage de montagnes et de dépressions.

Quartiers[modifier | modifier le code]

Favelas[modifier | modifier le code]

Favela de Rio de Janeiro

Plus de 20 % de la population carioca vit dans des bidonvilles, appelés favelas au Brésil. Les favelas poussent à un rythme soutenu car elles regroupent la population la plus pauvre composée des nouveaux arrivants, de familles sans-travail, de marginaux mais aussi et surtout de travailleurs pauvres. C'est donc le point de chute de tous ceux qui n'ont pas accès aux logements sociaux.

Leurs habitats, souvent concentrés sur les pentes escarpées des collines, est un amalgame de matériaux de fortune récupérés sur les dépôts d'ordures au fur et à mesure des besoins. Cette situation engendre de nombreux accidents lors des glissements de terrains faisant suite la plupart du temps à de fortes précipitations. Celles-ci minent les fondations et font alors glisser des blocs entiers de maisons.

Leur apparence chaotique cache pourtant une organisation précise et très hiérarchisée de l'espace, des règles et des usages. Le pouvoir étant souvent entre les mains des gangs et des narcotrafiquants qui y ont élu domicile. De ce fait, les favelas sont aussi le théâtre de violences, souvent dues au trafic de drogue et à des guerres de gangs. Ville dans la ville, la favela fait peur à qui ne l'habite pas.

Des 968 favelas de Rio[8], Dona Marta, Ladeira dos Tabajaras, Santa Marta, Mangueira, Morro do Borel, Cidade de Deus, Vidigal, Rocinha et Bento Ribeiro sont les plus connues.

Même si les situations entre favelas sont très inégales, depuis quelques années, la municipalité effectue un travail important de « viabilisation », en construisant « en dur », en apportant l'eau, l'électricité et le téléphone. Mais le problème de fond qu'était l'insécurité qui y régnait persiste.
Cependant, depuis que le Brésil s'est vu offrir l'organisation de la Coupe du monde de football de 2014 et celui des Jeux olympiques d'été de 2016 pour la ville de Rio, les pouvoirs publics brésiliens ont décidé d'utiliser des moyens militaires pour déloger les narcotrafiquants avec un certain succès, comme notamment à Vila Cruzeiro à Rio en novembre 2010[9].
Néanmoins, les favelas restent sans aucun doute le plus grave problème de Rio en tous cas du point de vue urbanistique.

Climat[modifier | modifier le code]

La ville de Rio est située dans la zone tropicale. En effet, le Tropique du Capricorne se situe seulement à quelques degrés au sud de Rio. Le climat y est donc tropical avec certains changements locaux dus à l'altitude. La température annuelle moyenne est de 24 °C et les précipitations sont d'environ 1 200 mm par an. La ville se situant dans l'hémisphère sud, la saison estivale dure de décembre à mars et est plus humide que la saison hivernale qui, elle, dure de juin à septembre.

Relevé météorologique de Rio de janeiro
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 23,3 23,5 23,3 21,9 20,4 18,7 18,4 18,9 19,2 20,2 21,4 22,4 21
Température moyenne (°C) 26,3 26,6 26 24,4 22,8 21,8 21,3 21,8 22,2 22,9 24 25,3 23,8
Température maximale moyenne (°C) 30,1 30,2 29,4 27,8 26,4 25,2 25 25,5 25,4 26 27,4 28,6 27,3
Record de froid (°C) 15 16 14 13 12 9 7 10 11 13 14 14 7
Record de chaleur (°C) 43 44 43 42 40 39 40 41 42 43 43 42 44
Précipitations (mm) 130 120 130 100 70 50 40 40 60 80 90 130 1 090
Source : INMET (moyenne 1961-1990)


Végétation[modifier | modifier le code]

Les forêts tropicales recouvrent plus de 90 % du territoire de Rio. Une grande proportion de ce territoire fut dévastée par l'urbanisation et les plantations (café, sucre). Les rares sites préservés de toute trace humaine se trouvent en général sur les pics des chaînes de montagnes. La ville de Rio jouit également de la plus grande forêt urbaine du monde[réf. nécessaire]. La « Floresta da Tijuca », un vestige de la forêt atlantique, fut préservé à l'intérieur même de la ville. La rivière la plus importante de Rio est la « Paraíba do Sul » qui provient de São Paulo et qui marque la frontière entre l'État de Rio de Janeiro et celui du Minas Gerais.

Démographie[modifier | modifier le code]

Rio est la plus grande ville du Brésil après São Paulo. Elle est la capitale de l'État de Rio de Janeiro qui se situe au sud-est du pays. La population de la ville de Rio (appelée Cariocas) comprend environ 6 100 000 habitants (selon les chiffres de 2005) occupant un territoire de 1 256 km². La région métropolitaine de Rio est estimée entre 10 et 12 millions de personnes.

Évolution démographique à Rio de Janeiro
1991 2000 2005
5 480 768 5 857 904 6 094 200
Référence:www.citypopulation.de

Répartition ethnique[modifier | modifier le code]

Comme dans le reste du Brésil, les différentes ethnies composant la population brésilienne sont classées selon une codification qui se prétend précise mais est pour la plupart ouverte à diverses interprétations :

  • Blancs,
  • Noirs,
  • Indigènes,
  • Asiatiques,
  • Pardos ou mulatos (métissage blanc et noir),
  • Caboclos ou Mamelucos (métissage blanc et indien),
  • Cafuzos (métissage indien et noir).

Bien que la plupart des cariocas soient de descendance portugaise ou africaine, plusieurs vagues d'immigration ont contribué à constituer la population de l'ancienne capitale du Brésil. Ainsi, des communautés italiennes, libanaises, allemandes, espagnoles, juives ou encore japonaises coexistent dans les différents quartiers de la ville.

Il n'existe pas de racisme officiel au Brésil, et ce d’autant plus que cette pratique est rigoureusement prohibée. En effet, la Constitution interdit et condamne la discrimination raciale sous toutes ses formes. L’article 1er de la Constitution de 1988 précise que le Brésil « constitue un État démocratique de droit [qui] a pour fondements […] la dignité de la personne humaine ». De plus, l’article 5 de la Constitution précise même que la pratique du racisme constitue une infraction pour laquelle il ne sera autorisé aucune libération sous caution et entraînera une peine de réclusion.

Économie[modifier | modifier le code]

Même si son poids économique ne surpasse pas celui de São Paulo, la ville de Rio demeure la seconde ville économique en importance du Brésil. Elle collabore pour un peu plus de 10 % du PIB brésilien. Elle représente donc le moteur de l'économie de l'État de Rio de Janeiro dont elle est la capitale.

Le tourisme est une grande force économique, grâce aux plages de la ville de Rio mais aussi de l'État de Rio — à la « Região dos Lagos » (Cabo Frio, Búzios), au nord de la capitale; ou à « Côte Verte » (Angra dos Reis, Paraty), au sud. À l'intérieur, à la montagne, les villes de Petrópolis, Nova Friburgo et Teresópolis sont les plus connues. Les villes de l'État de Rio ne sont pas plus loin qu'à 300 km de la capitale.

Jouissant d'un grand potentiel touristique, l'État de Rio dispose également de parcs industriels performants. C'est également à quelques kilomètres de la capitale que se concentrent les plus grandes réserves pétrolières du pays (les villes de Campos et Macaé). De plus, la ville s'est spécialisée dans la métallurgie, la sidérurgie, la mécanique, la chimie, l'agroalimentaire, le papier, l'extraction minière et la construction navale. Mais ce sont vraiment les activités touristiques (la ville est la première destination en Amérique du Sud), bancaires et audiovisuelles (troisième producteur mondial après les États-Unis et le Japon dans le domaine du télévisuel) qui sont le fer de lance de l'économie carioca.

Industrie[modifier | modifier le code]

La plupart des activités industrielles de l'État de Rio se concentrent dans la sidérurgie (Companhia Siderúrgica Nacional — à Volta Redonda), la métallurgie (Álcalis — à Arraial do Cabo), le raffinage du pétrole (raffinerie de Duque de Caxias ou celle de Petrobrás) ainsi que l'automobile (les usines de Volkswagen, à Resende et du groupe PSA, à Porto Real). En plus de ses grandes entreprises, implantées sur le territoire de l'État de Rio (on y dit territoire fluminense), d'autres sociétés de moindre importance, mais essentielles au développement de la région se sont implantées à Rio. Ainsi, les entreprises pharmaceutiques, des transports, de presse et d'imprimerie (Globo), du ciment, de verre ou encore de textile sont les plus compétitives non seulement dans la région mais également à l'échelle nationale.

Agriculture[modifier | modifier le code]

De nos jours, l'agriculture est une activité peu développée à Rio, tant en volume qu'en valeur. Le phénomène de modernisation agricole à partir des années 1970 dans le pays modifia la nécessité du développement de l'économie primaire.

Toutefois, la principale activité agricole est la culture de la canne à sucre, au Nord du État du Rio, à la ville de Campos. La culture de la tomate, du riz, de la fève, du maïs, de la pomme de terre, de l'orange et de la banane contribuent également à l'économie locale. Pour des raisons stratégiques, la ville de Rio semble avoir misé sur le développement du tourisme et des industries secondaires.

Pétrole[modifier | modifier le code]

Les principaux produits minéraux extraits sont les sels marins, le calcaire et le marbre. En 1974, du pétrole fut découvert sur le littoral et dans les eaux profondes au large de la baie de Guanabara. D'importantes installations de plates-formes off-shore pétrolières ont été aménagées alors dans la région. Aujourd'hui, la grande région métropolitaine carioca est la région la plus productive en matière de pétrole au pays, représentant ainsi environ 65 % de la production nationale de pétrole exploité par la compagnie nationale Petrobras. Avec ses 52 600m³ et ses techniques de forage en profondeur détenant des records (près de 2 km), sa capacité de plus de 330 000 barils par jour, ce site est le plus compétitif du pays.

Éducation[modifier | modifier le code]

La ville de Rio de Janeiro, ainsi que celle de São Paulo, sont parmi les plus avancées dans le domaine de l'éducation. De nombreuses grandes écoles et universités nationales ont choisi de s'implanter à Rio telles que l’université fédérale de Rio de Janeiro, la plus grande du pays[10].

Religion[modifier | modifier le code]

La population brésilienne dans son ensemble est sans doute la plus fervente du continent américain, 90 % de ses habitants déclarent pratiquer activement une religion et plus de 97 % qu'ils croient en un Dieu et une religion[11].

Le catholicisme a été la principale religion du pays dès le xvie siècle avec l'arrivée des Portugais et beaucoup d'églises construites par les colons existent toujours. Aujourd'hui, alors que les catholiques forment environ 74 % de la population du pays, seulement 50 % des habitants de Rio de Janeiro se disent catholiques[11].

En 2011, la ville a été choisie par le pape Benoît XVI aux JMJ de Madrid pour accueillir les Journées mondiales de la jeunesse en 2013[12].

Sites touristiques[modifier | modifier le code]

Le Pain de Sucre (Pão de Açúcar)[modifier | modifier le code]

La plage et le quartier de Botafogo vus du Pain de Sucre au Soleil Couchant

Le Pain de Sucre est un pic rocheux à l'altitude de 395 mètres et à la forme si singulière qui a toujours été le symbole de Rio. Les Indiens l'appelaient autrefois Pau-nd-Acuqua, ce qui signifie « haut promontoire pointu et isolé ». Pour les Portugais cela sonnait comme pão de açúcar, et le pic lui-même leur rappelait la forme de ces moules d'argile utilisés pour faire des pains de sucre. Le nom portugais est resté. À l'ouest, on peut découvrir des panoramas de toute beauté, où s'étendent les plages de Leme, Copacabana, Ipanema et Leblon, bordées par les montagnes. À vos pieds, vous apercevrez les quartiers de Botafogo et de Flamengo avec le Corcovado surmonté du Christ Rédempteur. Quelle que soit l'heure, la vue depuis le Pain de Sucre est splendide.

Corcovado[modifier | modifier le code]

La célèbre statue du Christ Rédempteur (Cristo Redentor), bras en croix, se dresse sur le pic du Corcovado d'une hauteur de 710 mètres et que l'on peut apercevoir de tous les quartiers de Rio. La statue mesure 38 mètres de haut. De simple monument religieux à ses débuts, elle est devenue au fil des ans un des emblèmes reconnus internationalement de la ville. L'œuvre, datant de 1931, est due à la collaboration du sculpteur français Paul Landowski et de l'architecte brésilien Heitor da Silva Costa. En 2007, la statue du Christ Rédempteur a été choisie comme l'une des Sept nouvelles merveilles du monde[13] par des internautes allant voter sur un site web indépendant et par téléphone; le soutien à la candidature brésilienne à cette élection avait fait l'objet d'une campagne de soutien privée puis publique[14],[15]. Autour du Corcovado s'étend la magnifique forêt de Tijuca qui s'avance presque jusqu'au cœur même de la ville.

Copacabana et Ipanema[modifier | modifier le code]

Plage d'Ipanema, immortalisée par la chanson Garota de Ipanema (The Girl From Ipanema) de Tom Jobim et de Vinícius de Moraes.
Le Copacabana Palace sur l'Avenida Atlântica (l'avenue Atlantique) face à la célèbre plage de Copacabana.

Copacabana et son prolongement au nord, le Leme, avec ses six kilomètres de longueur qui décrivent une courbe parfaite reste certainement la plage préférée des étrangers. C'est dans les années 1920 qu'elle acquit sa notoriété, avec la construction, en 1923 du prestigieux Copacabana Palace, le seul hôtel de luxe de toute l'Amérique latine à l'époque. En été, sa population se compte par centaine de milliers. Les vendeurs de boissons, de lotions solaires, de chapeaux, de sandales et de cerfs-volants arpentent la plage à longueur de journée.

La plage d'Ipanema se situe dans le quartier résidentiel le plus sélect de la ville. Aujourd'hui, Ipanema est le centre de la mode et de la sophistication. Les plus luxueuses boutiques de Rio bordent les rues d'Ipanema et de Leblon. La plage d'Ipanema, moins étendue que celle de Copacabana, est le lieu de rendez-vous de la jeunesse dorée de Rio (Poste 9) et de la communauté homosexuelle. Moins animée et moins bruyante que Copacabana, Ipanema est sans doute la plus romantique des vingt-cinq plages que compte Rio.

Au sud d'Ipanema, s'étendent des plages plus isolées et donc mieux préservées que les autres. São Conrado s'y situe dans une anse cernée de toutes parts par des montagnes recouvertes d'une dense végétation. C'est là que s'élève le Pedra da Gávea, un énorme bloc de granit bien plus impressionnant par sa forme et par sa taille, avec ses 842 mètres, que le célèbre Pain de Sucre. La plage jouit d'une certaine popularité auprès de la jeunesse de Rio, les jeunes des favelas et les intellectuels s'y retrouvant sur un territoire où la police ne venait jamais avant la création des Unite de Police Pacificatrice. Avec ses dix-huit kilomètres de long, la plage de Barra da Tijuca est à la fois la plus longue, mais aussi la moins fréquentée de Rio pendant la semaine. À l'extrémité de Barra, la petite plage de Recreio dos Bandeirantes s'étire à l'abri d'une jetée naturelle qui forme une véritable baie miniature. Du Recreio, une route grimpe dans la montagne avant de redescendre vers la plage de Prainha, fréquentée par les surfeurs, puis celle de Grumari, merveilleusement isolée.

Baie de Guanabara (Baía de Guanabara)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Baie de Guanabara.
Vue de la baie de Guanabara (image satellite)

La baie de Guanabara, profonde de trente kilomètres, reste un véritable plaisir pour l'œil avec ses deux forts des XVIIe et XIXe siècles qui en gardent l'entrée. Il est facile de traverser la baie de Guanabara pour se rendre à Niterói ou dans les îles, d'où l'on découvre une vue magnifique de la ville de Rio et des montagnes luxuriantes qui la sertissent. L'étape la plus intéressante est l'Ilha de Paquetá, une des 84 îles de la baie, où le paysage n'a pas changé depuis le XIXe siècle. Dans cette île, les voitures ne sont pas autorisées. La plus grande des îles est l'Île du Gouverneur (Ilha do Governador en portugais), où est situé l`Aéroport international Antônio Carlos Jobim.

Pedra da Gávea (la montagne au visage énigmatique)[modifier | modifier le code]

Pedra da Gavea, Rio de Janeiro.

La montagne de Pedra da Gávea culmine à près de 900 mètres d'altitude. Elle surplombe les longues plages de sable fin. On y accède après le Jardin botanique de Rio de Janeiro. On y pratique des sports aériens tels que le parapente depuis le sommet dénudé.

La Pedra da Gávea est célèbre pour la forme particulière de sa falaise, qui ressemble à une immense tête sculptée à même la roche.

Santa Teresa[modifier | modifier le code]

Le tramway de Santa Teresa.

Le quartier de Santa Teresa, aux ruelles pavées et tortueuses, avec ses vues spectaculaires sur la baie, est certainement l'un des plus pittoresques de Rio. La manière la plus attrayante d'y accéder est de prendre le célèbre bonde elétrico (tramways) construit en 1896. Santa Teresa offre de nombreux points de vue de toute beauté. Au deuxième arrêt du tramway, par exemple, on découvrira un panorama splendide sur la baie de Guanabara.

Colline de l'Urca (Morro da Urca)[modifier | modifier le code]

Cette petite formation montagneuse de 220 mètres d'altitude se situe à l'entrée de la Baie de Guanabara. On peut y admirer d'anciens forts et établissements coloniaux du XVIe et XVIIe siècle, devenus des musées. La colline offre également une vue formidable sur la Baie de Guanabara et propose un téléphérique qui permet de se rendre jusqu'au Pain de Sucre.

Forêt de la Tijuca (Floresta da Tijuca)[modifier | modifier le code]

La plus grande forêt urbaine du monde, avec une superficie d’environ 3 200 hectares, regroupe des centaines d’espèces de la faune et de la flore que l’on ne trouve que dans la « Mata Atlantica » et dont plusieurs sont en voie de disparition. Située dans le cœur de la ville, à quelques minutes de la plupart des quartiers de Rio, ses nombreux sites historiques méritent une visite : la cascatinha (petite cascade), la chapelle Mayrink, le Mirador Excelsior, le Baracão, la grotte Paulo et Virginia, le lac des fées et l’étang des solitudes. La forêt, qui se trouve à une altitude variant de 100 à 1 020 mètres, est le réservoir de fraîcheur de Rio. La température y oscille de °C en hiver à 25 °C au plus fort de la canicule. Au XIXe siècle il y avait une plantation de café qui assécha pratiquement les ruisseaux qui alimentaient la ville. Alors, l'Empereur Pedro II chargea un officier de l'armée, le major Manuel Gomes Archer, de refaire la forêt primaire. Ce travail, commencé en 1861, lui a pris 13 années. Cent mille arbres de variétés typiques y ont été plantés. Avec le temps, la forêt a été restaurée dans ce qui est l'un des plus anciens et brillants faits de conservation de terrain du monde et une bonne partie de Rio dépend de ses cours d'eau aujourd'hui. Elle est Parc National depuis 1961.

Le Jardin botanique (Jardim Botânico)[modifier | modifier le code]

Chacun des 141 hectares du jardin botanique héberge des spécimens de la flore brésilienne et mondiale. Les Palmiers Impériaux, principale attraction du jardin, ont été semés sous les ordres du prince régent João VI en 1809. Des arbres séculaires se mélangent à des orchidées, des victoria, des broméliacées, des flamboyants et à une végétation tropicale exubérante avec plus de 235 000 plantes et 5 000 espèces d'arbres. On peut y voir une collection de cactus américains, une serre de plantes carnivores, un pavillon de quatre cents fougères, une forêt de bambous… C’est naturellement qu’il est devenu l‘endroit préféré des amoureux.

Le sambodrome Marquês de Sapucaí[modifier | modifier le code]

Le sambodrome Marquês de Sapucaí (Sambódromo - Marquês de Sapucaí) , bordée de gradins en béton, fut construit en 1984 pour accueillir le prestigieux carnaval de Rio, qui avait lieu auparavant dans les rues de la ville, le plus souvent sur l'avenue Presidente Vargas. Dessinée par l'architecte Oscar Niemeyer, l'avenue Marquês de Sapucaí, d'habitude ouverte à la circulation, se transforme pour quelques jours en la passarela do samba et voit défiler les plus prestigieuses écoles de samba de Rio de Janeiro.

Cathédrale métropolitaine[modifier | modifier le code]

La cathédrale métropolitaine de Saint-Sébastien de Rio de Janeiro se situe au centre-ville, dans le quartier de Lapa. Dans ce quartier passe aussi le bondinho (petit tramway) et les Arcos da Lapa.

Plages de Rio[modifier | modifier le code]

Rio possède trente-six kilomètres de plages.

Transport[modifier | modifier le code]

Les déplacements urbains sont principalement réalisés en voiture, en taxi et en autobus. La ville est dotée de deux lignes de métro totalisant 38 km ainsi qu'un réseau de train urbain, SuperVia, avec un réseau de plus de 264 km. Elle est desservie par les aéroports internationaux Santos-Dumont et Galeão ayant des liaisons quotidiennes avec les grandes capitales mondiales ainsi que l'important pont aérien entre Rio de Janeiro et São Paulo et les nombreux vols intérieurs (Brasilia, Belo Horizonte, Manaus, Salvador de Bahia, Porto Alegre).

Métro[modifier | modifier le code]

le schéma du réseau de Métro de la ville.
Le métro à la station São Cristóvão.

Le métro de Rio fut ouvert au public en 1979. Ses deux lignes qui desservent 33 stations totalisent 38 kilomètres, dont dix kilomètres ne sont pas souterrains :

  • Ligne 1 (General Osório — Saens Peña) ;
  • Ligne 2 (Estácio — Pavuna).

Les infrastructures de ce métro sont inadéquates pour une aussi grande région métropolitaine de plus de 10 millions d'habitants. Aujourd'hui, un projet de développement du métro par la construction de cinq nouvelles lignes est à l'étude.

Tramway[modifier | modifier le code]

La ville possède un réseau de tramway. Composé de deux lignes, il relie le centre ville au quartier de Santa Teresa.

Transports maritimes[modifier | modifier le code]

  • CONERJ (Companhia de Navegação do Estado do Rio de Janeiro)
  • Transtur
  • Ferryboat

Transports aériens[modifier | modifier le code]

L'agglomération possède trois aéroports civils :

Elle possède également trois aéroports militaires :

  • Base aérienne Galeão
  • Base aérienne Santa Cruz
  • Base aérienne Afonsos

Sports[modifier | modifier le code]

Football[modifier | modifier le code]

Les plus importants clubs de football de la ville sont :

La première association de football date de 1902. C'est le Fluminense Football Club. Importé d'Angleterre par un étudiant brésilien, Oscar Cox, ce sport va déchaîner les passions. Témoin les 1 280 buts du « roi Pelé », véritable artiste du ballon rond, meilleur joueur mondial du siècle. La ville abrite également le célèbre stade du Maracanã, qui est en cours de modernisation.

Coupes du monde de football[modifier | modifier le code]

Coupe du monde de football de 1950[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Coupe du monde de football de 1950.

Le Brésil est le pays accueillant la quatrième coupe du monde de football du 24 juin au 16 juillet 1950, bien que ne comportant pas de finale à proprement parler - un mini championnat à quatre termine en effet l'épreuve - le match décisif qui fait office de finale voit s'opposer le Brésil et l'Uruguay au stade du Maracanã de Rio.

Coupe du monde de football de 2014[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Coupe du monde de football de 2014.

Le Brésil sera le pays organisateur de la coupe du monde de football de 2014, douze villes du pays accueilleront les différentes rencontres, dont Rio où les matchs auront lieu au Maracanã. La ville va également recevoir les équipes souhaitant se qualifier pour le mondial entre 2011 et 2013.

Jeux panaméricains[modifier | modifier le code]

Cérémonie d'ouverture des Jeux de 2007
Article détaillé : Jeux panaméricains de 2007.

La ville de Rio de Janeiro a accueilli en 2007 les quinzièmes jeux panaméricains, et s'est donc dotée de nouvelles infrastructures sportives qui seront réutilisées pour les futurs jeux olympiques.

Jeux Olympiques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Jeux olympiques d'été de 2016.

Après s'être portée candidate comme ville hôte pour les jeux olympiques de 2012, la ville a décroché l'organisation des jeux olympiques d'été de 2016, lors d'un vote le 2 octobre 2009 à Copenhague. Les jeux olympiques auront lieu à Rio du 5 au 21 août 2016 sur les différents sites proposés au comité olympique.

Judo[modifier | modifier le code]

La ville de Rio de Janeiro accueillera les championnats du monde de judo de 2015.

Musées[modifier | modifier le code]

Il en existe plus de trente, dont certains ne présentent que des collections très spécialisées, comme le musée de la Pharmacie, du Port, de la Presse ou encore de la Carpologia (science des fruits comestibles).

Musée historique national : ce palais peint en rose, couleur emblématique des constructions impériales, est l'un des plus vieux édifices de Rio. Tour à tour forteresse (ses souterrains servirent de prison aux esclaves noirs au XVIIe et XVIIIe siècles), arsenal, fabrique d'armement, siège de l'académie militaire, il ne fut transformé en musée qu'en 1922. Ses collections, réparties sur quatorze salles, retracent l'histoire du Brésil impérial (XIXe siècle). Il dispose d'une bibliothèque de 70 000 volumes.

Musée national : situé dans le parc de Quinta de Boa Vista, promenade dominicale des cariocas des faubourgs, cet ancien palais fut autrefois la demeure de Joao VI et de la famille impériale, jusqu'à la proclamation de la république en 1889. Il renferme la plus grande collection scientifique du Brésil : zoologie, minéralogie, archéologie, ethnologie. On peut y voir la fameuse météorite tombée dans l'État de Bahia en 1888, le Bendego, qui pèse 5 300 kilos ainsi qu'une curieuse momie de femme égyptienne : ses jambes sont recouvertes séparément de bandelettes (traditonnellement, le corps est enveloppé d'une seule pièce). Autour d'elle, une foule marmonne constamment des prières ; la momie suscite chez les adeptes du rite umbanda beaucoup de dévotion. D'autres collections remarquables se rapportent à la flore et à la faune amazoniennes et aux tribus indiennes (plus de cent quarante dont beaucoup ont disparu).

Musée des beaux-arts : plus grande collection d'art de Rio, elle présente des tableaux des écoles italienne, flamande, espagnole, portugaise, anglaise et péruvienne des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. Mais c'est surtout la galerie brésilienne qui vaut la visite, avec des peintures de l'époque coloniale, du XIXe et du XXe siècles : Portinari, Di Cavalcanti, Pancetti, Anita Malfati, Alfredo Volpi, Manabu Mabe et Djanira.

Monuments[modifier | modifier le code]

Cathédrale de Rio de Janeiro.

Bien que Rio ait été, de 1763 à 1960, la capitale du plus grand pays catholique du monde, il n'y subsiste, hélas, que peu d'églises baroques. Quelques rares et beaux exemples à signaler, cependant:

Nossa Senhora da Gloria: blanche et gracieuse, l'église de Gloria domine de sa hauteur la baie de Guanabara. Construite en 1739, cette ravissante chapelle fut intimement liée à la vie de la famille impériale. Joao VI y porta dans ses bras sa petite-fille, la princesse Maria da Gloria, pour la présenter à l'autel et Don Pedro Ier en fit de même avec le futur empereur Pedro II. On peut y admirer des proportions harmonieuses et une décoration élégante, faite de bois sculptés et d'azulejos.

Monastère de Sao Bento: on peut y écouter tous jours des chants grégoriens à 11h et 17h30. Construit en 1641 par deux moines qui voulaient y fonder leur ordre, ce monastère est un très bel exemple de baroque colonial. Il faut voir dans l'église, l'étonnant travail de bois sculpté, recouvert de feuilles d'or.

Église Sao Francisco da Penitencia : très baroque, entièrement sculptée à la main et livrée, selon l'expression du sociologue Roger Batiste, « au tam-tam de l'or ». Mobilier de jacaranda et lustres d'argent massif qui illuminent, à la tombée du jour, le panneau peint dans le toit de la nef par José de Oliveira, représentant saint François d'Assise en extase recevant les stigmates.

Cathédrale Sao Sebastiao: tout en verre et en béton armé, de forme conique, ultramoderne, elle a été inaugurée en 1976. Au rez-de-chaussée, une crypte surprenante. Ses hautes cloisons sont percées d'orifices permettant d'y glisser des cercueils: c'est le nouveau cimetière de Rio. Au bout de deux ans, on retire les corps enterrés au cimetière pour les installer dans la cathédrale.

Cariocas célèbres[modifier | modifier le code]

Les Cariocas, résidents ou natifs de la ville de Rio de Janeiro, ont participé activement au développement de l'histoire, de la culture, de la musique, de la littérature, de l'éducation, de la science ou encore des technologie du Brésil. Une panoplie d'innovations culturelles et scientifiques, surtout à l'époque où la ville était la capitale fédérale brésilienne, ont été possible grâce à l'apport de ces Cariocas:

Divers[modifier | modifier le code]

Saint Sébastien est le Saint patron de Rio de Janeiro.

Galerie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Algranti, Leila Mezan, O feitor ausente: estudo sobre a escravidão urbana no Rio de Janeiro, Petrópolis, Vozes, 1988.
  • Alvim, Sandra (1940-1997), Arquitetura religiosa colonial no Rio de Janeiro. 2, plantas, fachadas e volumes, Rio de Janeiro, IPHAN, 1999.
  • Alvim, Sandra, Arquitetura religiosa colonial no Rio de Janeiro. 1: revestimentos, retábulos e talha, Rio de Janeiro, IPHAN, 1997.
  • Augeron, Mickaël, "Célébrer les Martyrs de la Guanabara : Rio de Janeiro, lieu de mémoire pour les communautés presbytériennes du Brésil", dans Mickaël Augeron, Didier Poton et Bertrand Van Ruymbeke, dir., Les huguenots et l'Atlantique, vol. 2 : Fidélités, racines et mémoires, Paris, Les Indes savantes, 2012, p. 404-419.
  • Berenstein-Jacques, Paola, Les favelas de Rio: un défi culturel, Paris, l'Harmattan, 2001.
  • Centre national de la recherche scientifique, Les inégalités des communes face à leurs recettes au Brésil: le cas de la région métropolitaine de Rio de Janeiro, 1972-1990, Paris, CSU, 2004.
  • Conniff, Michael L., Urban politics in Brazil: the rise of populism, 1925-1945, Pittsburgh, University of Pittsburgh press, cop. 1981.
  • Deuber-Pauli, Erica, Gilgen-Froidevaux, Christiane, Les Enfants de la Rocinha résistance et survie dans la « cité merveilleuse » de Rio de Janeiro, Paris, Éd. de l'Aire, 1986.
  • Ferreira, João da Costa, A Cidade do Rio de Janeiro e seu termo: ensaio urbanologico, Rio de Janeiro, Prefeitura da cidade do Rio de Janeiro, 1978.
  • Florentino, Manolo, Góes, José Roberto, A paz das senzalas: famílias escravas e tráfico atlântico, Rio de Janeiro, c. 1790-c. 1850, Rio deJaneiro, Civilização Brasileira, 1997.
  • Goirand, Camille, La politique des favelas, Paris, Éd. Karthala, 2001.
  • Mei, Giancarlo. Canto Latino: Origine, Evoluzione e Protagonisti della Musica Popolare del Brasile. 2004. Stampa Alternativa-Nuovi Equilibri. Préface: Sergio Bardotti. Contribution spécial: Milton Nascimento.
  • Needell, Jeffrey D., A Tropical « belle époque » : elite culture and society in turn-of-the-century Rio de Janeiro, Cambridge, New York, Melbourne, Cambridge university press, 1987.
  • Niemeyer, Oscar, Rio: de província à metrópole, Rio de Janeiro, Avenir editora, 1980.
  • Pino, Julio César, Family and favela: the reproduction of poverty in Rio de Janeiro, Westport, Conn, Greenwood Press, 1997.
  • Renault, Delso, Rio de Janeiro: a vida da cidade refletida nos jornais, 1850-1870, Rio de Janeiro, Civilização brasileira, Instituto nacional do livro, 1978.
  • Rosa, Francisco Ferreira da, Rio de Janeiro em 1922-1924, Rio de Janeiro, Prefeitura da cidade do Rio de Janeiro, 1978.
  • Silva, Maria Lais Pereira da, Os transportes coletivos na cidade do Rio de Janeiro: tensões e conflitos, Rio de Janeiro, Prefeitura da cidade do Rio de Janeiro: Secretaria municipal de cultura, turismo e esportes, Departamento geral de documentação e informação cultural, Divisão de editoração, 1992.
  • Revue Incognita no 4, Retratos (Portraits) do Rio de Janeiro, février 2009.
  • Sébastien Lapaque, Théorie de Rio de Janeiro, Actes Sud, 2014.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. IBGE
  2. (pt) Vasco Mariz, 2006, "Os Fundadores do Rio de Janeiro: Vespucci, Villegagnon ou Estácio de Sá?", in Brasil-França. Relações históricas no periodo colonial, Rio de Janeiro : Biblioteca do Exército, p. 80.
  3. Origine du nom carioca.
  4. Maria Giulia Amadasi Guzzo, Les Phéniciens en Amérique ?, dans S. Moscati dir., Les Phéniciens, Stock, Paris, 1997, p. 657
  5. idem, p. 660
  6. (pt) Jorge Couto, 1995, A Construção do Brasil, Lisbonne : Cosmos.
  7. Dictionnaire des noms de lieux – Louis Deroy et Marianne Mulon (Le Robert, 1994) (ISBN 285036195X)
  8. Jean-Pierre Langellier, « A Rio, un mur "écologique" pour contenir une favela » dans Le Monde du 23-01-2009, [lire en ligne], mis en ligne le 22-01-2009
  9. Article RFI du 28 novembre 2010
  10. (en) Éducation à Rio ed Janeiro.
  11. a et b (en) Religions à Rio ed Janeiro.
  12. Les JMJ 2013 à Rio de Janeiro, La Croix, le 21 août 2011.
  13. O Público, 7 juin 2007. Mais de cem milhões escolheram as Sete Maravilhas do Mundo, lire en ligne
  14. La campagne « Vote no Cristo, ele é uma maravilha », d'initiative privée, a reçu le soutien du Secrétariat brésilien aux transports le 24 mai 2007. (pt) lire en ligne.
  15. Le Président Lula da Silva, le ministre Gilberto Gil ont par la suite apporté le soutien officiel à la campagne. Voir par exemple: Ministère brésilien de la Culture, 15 juin 2007 : « Acompanhado de autoridades e personalidades, o presidente da República, Luiz Inácio Lula da Silva, participou na manhã desta quinta-feira, 14 de junho, da solenidade de apoio à campanha para fazer do monumento uma das sete novas maravilhas do mundo. », lire en ligne

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]