Nozay (Loire-Atlantique)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Nozay.
Nozay
Image illustrative de l'article Nozay (Loire-Atlantique)
Blason de Nozay
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Châteaubriant
Canton Nozay
Intercommunalité Communauté de communes de la Région de Nozay
Maire
Mandat
Jean-Claude Provost
2014-2020
Code postal 44170
Code commune 44113
Démographie
Gentilé Nozéens
Population
municipale
3 863 hab. (2011)
Densité 67 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 33′ 55″ N 1° 37′ 26″ O / 47.5652777778, -1.6238888888947° 33′ 55″ Nord 1° 37′ 26″ Ouest / 47.5652777778, -1.62388888889  
Altitude Min. 13 m – Max. 96 m
Superficie 57,7 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique

Voir sur la carte administrative de la Loire-Atlantique
City locator 14.svg
Nozay

Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique

Voir sur la carte topographique de la Loire-Atlantique
City locator 14.svg
Nozay

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Nozay

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Nozay
Liens
Site web http://www.nozay44.fr/

Nozay est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire).

Nozay fait partie du Pays de Châteaubriant ; avant la Révolution, elle faisait partie de la circonscription ecclésiastique et civile dite archidiaconé de la Mée.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Nozay dans le département de la Loire-Atlantique

Nozay est située à 45 km au nord de Nantes, le long de la voie express Nantes-Rennes.

Les communes limitrophes sont Jans, Marsac-sur-Don, Vay, Puceul, Abbaretz et Treffieux.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Nozay était une commune rurale non polarisée (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Communes limitrophes de Nozay
Marsac-sur-Don Jans Treffieux
Vay Nozay Abbaretz
La Grigonnais Puceul Saffré

Toponymie[modifier | modifier le code]

Nozay possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale : Nozàè (écriture ELG, prononcé [no.zə ])[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'occupation du territoire nozéen est attestée dès la préhistoire par l'érection du menhir de Couëbrac, mégalithe en quartz classé Monument historique en 1928[2]. Le paysage de Nozay est alors essentiellement composé de landes et de forêts[3]. Une grande partie de ces landes subsisteront jusqu'au XIXe siècle et ne seront défrichées et mises en culture que sous l'action de l'l'école d'agriculture de Grand-Jouan[4].

En revanche, le bois de la grande forêt d'Abbaretz-Nozay servira dès l'Antiquité de combustible pour l'exploitation des minerais d'étain et de fer. Un torque en or de l'époque gauloise, exposé au musée Dobrée de Nantes, a été découvert en 1878 sur un ancien site sidérurgique du fer, au village du Bé. Concernant les ressources en étain du district d'Abbaretz-Nozay, l'activité minière y aurait été l'une des plus importantes d'Europe dans l'Antiquité[5]. Cependant sa datation est sujette à caution. Sa potentielle origine gauloise n'est que peu fondée. En revanche, du mobilier gallo-romain a été découvert, notamment lors de la remise en fonction dans les années 1950. Signalons également la découverte de poteries mérovingiennes dans ces exploitations[6].

Suite à l'évangélisation du pays nantais au début du Moyen Âge, une communauté chrétienne se fixe au centre du territoire nozéen, autour d'un édifice cultuel associé à une fontaine, qui portera le même nom que le saint protecteur de la paroisse : Saint Pierre-aux-Liens. Les paroisses placées sous l'invocation de Saint Pierre seraient parmi les plus anciennes du pays de Châteaubriant[7]. Et en effet, c'est sur ce site, qui deviendra le bourg de Nozay, nommé de nos jours le Vieux-Bourg, que les sépultures d'un cimetière mérovingien ont été découvertes au XIXe siècle lors de travaux de voirie[8].

C'est donc naturellement que les moines bénédictins de Saint-Florent-de-Saumur fondent à la fin du XIIe siècle le prieuré Saint-Saturnin, non loin du bourg, sa fontaine Saint-Pierre, sa chapelle au milieu du cimetière, et ses premières habitations[9]. C'est de cette époque, et par cet évènement que les premières mentions de Nozay se rencontrent dans le cartulaire de l'abbaye de Saint-Florent-le-Vieil : Nozeio en 1145 et Nozai en 1149[10].

À l'écart de ce bourg, siège du pouvoir religieux, s'était développée le long de l'importante voie de communication Nantes-Rennes, la ville de Nozay, siège du pouvoir économique et politique. L'essor économique provoqué par l'action et l'influence à la fois des moines bénédictins du bourg et des marchands de la ville va entrainer un accroissement démographique de la paroisse jusqu'aux troubles du XIVe siècle[11].

La modeste chapelle du bourg va alors être agrandie, en plusieurs phases du XIIIe siècle au XVe siècle, pour devenir l'église paroissiale Saint-Pierre-aux-Liens, citée dans les sources en 1459 et en 1492. Lors de sa désacralisation au XIXe siècle, elle transmettra son nom à la nouvelle église bâtie plus près de la ville, l'actuelle église Saint-Pierre-aux-Liens. L'église médiévale du Vieux-Bourg de Nozay, ayant échappé à la démolition au XIXe siècle, est classée depuis 1979 au titre des Monuments historiques. Si la fontaine Saint-Pierre existe toujours, l'ancien prieuré Saint-Saturnin a fait place à l'actuel presbytère datant du XIXe siècle[12].

La seigneurie de Nozay, faisant partie du duché de Bretagne, appartenait aux princes de Rieux, branche issue de la famille ducale. Brient le Bœuf y construisit la forteresse de Château-Gaillard qui était située dans le centre du bourg actuel en bordure de la voie Nantes-Rennes. Elle fut détruite au cours de la guerre de Cent Ans. À la suite de cette destruction, fut construit le château de la Ville-au-Chef.

Jean de Laval, seigneur de Châteaubriant, gouverneur de Bretagne, accueille la cour de François Ier à la Ville-au-Chef pendant un mois en 1532. Toutes les gentilhommières de la périphérie sont alors occupées par les courtisanes et courtisans. Pierre Pirault, son secrétaire, est le nouveau propriétaire du château de la Touche, avant de le céder aux Montmorency.

À partir de 1830, l'histoire locale est fortement marquée par l'agronome alsacien Jules Rieffel, fondateur de l'école nationale d'agriculture de Grand-Jouan.

Nozay gardera par la suite son statut de gros bourg agricole, connu notamment pour ses foires. En mai 1968, 300 agriculteurs y manifestent.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à la croix d'or cantonnée de quatre lionceaux du même.
Commentaires : Armes de la famille de Nozay (Armorial de Guy Le Borgne – 1668). Blason (délibération municipale du 8 novembre 1971) enregistré le 19 juillet 1972.

Jusqu'en 1971, la commune de Nozay ne possédait aucunes armoiries. En septembre 1971, le Comité d'Héraldique Urbaine en prit conscience lors de la préparation de la publication du premier recueil des armoiries officielles de la Loire-Atlantique. La commune chargea donc les Archives départementales d'effectuer des recherches. La référence à la famille de "Nozay", dont les armoiries sont : de gueules à la croix d'or, cantonné de 4 lionceaux de même, fut choisie. Ainsi, suivant l'avis des Archives et n'ayant aucune raison de remettre en cause le travail des professionnels, le conseil municipal de Nozay vota l'adoption de ces armoiries le 8 novembre 1971, armoiries enregistrées ensuite le 19 juillet 1972 par la Commission d'héraldique urbaine.

Mais en réalité, et malgré l'homonymie, les membres de la famille de Nozay, qui furent seigneurs de Villemort et de Lyé en Poitou, n'ont jamais possédé aucune terre à Nozay. L'unique et véritable seigneur de Nozay fut Brient Le Bœuf, fils de Brient, fondateur de la baronnie de Châteaubriant, don du duc de Bretagne au XIe siècle. Brient Le Bœuf donna à son fils les terres de Nozay, d'Issé et de Fougeray. Les armoiries de Brient Le Bœuf, de gueules à un bœuf passant, regardant d'or, la queue entre les jambes remontant en pal et fourchée sont aujourd'hui celles de la commune d'Issé.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Seigneurs de Nozay[modifier | modifier le code]

Maires successifs[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs[13]
Période Identité Étiquette Qualité
en 1791 1791 Louis Bouvais de la Fleuriais    
en 1793 en 1793 Louis Hardi   curé
en 1795 en 1795 Toussaint Heureux    
en 1796 en 1796 Claude Victoire Heureux   fils du précédent
1798 1814 Stanislas Hochedé de la Pinsonnais    
en 1814 en 1814 Etienne Joseph Grimard    
en 1817 en 1817 Jean-Pierre Leroux    
en 1830 en 1830 Julien Marie Bizeul    
1834 1848 Jules Rieffel    
22/03/1848 19/10/1848 Eugène Grénon    
en 1848 en 1850 Constant du Bois de Maquillé   page de Charles X, conseiller général de Loire-Atlantique
en 1853 en 1853 Auguste Aubert    
en 1855 en 1855 Julien Bouscasse    
en 1860 en 1860 Stanislas Blanchet    
en 1871 en 1871 Prosper Leroux    
1878 1894 Constant de Maquillé    
1894 1900 Henri de Maquillé   fils du précédent
1900 1931 Alexis Letourneaux père    
1931 1935 Alexis Letourneaux fils   fils du précédent
1935 1944 Alexandre Jenvret    
1944 1970 Joseph Ferré    
1970 1989 Jean Guyon    
1989 1995 Paul Lognoné    
juin 1995 juillet 2004 Christian de Grandmaison[Note 1] UDF  
juillet 2004 2014 Thérèse Avril[Note 2] NC  
2014 en cours Jean-Claude Provost Divers droite animateur de région
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 863 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 051 2 030 1 724 2 216 2 678 2 758 3 002 3 037 3 369
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 439 3 692 3 805 3 791 3 857 4 154 4 157 4 170 3 978
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 966 4 068 4 140 3 708 3 528 3 509 3 338 3 382 4 631
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
3 349 3 242 3 237 3 158 3 050 3 156 3 497 3 581 3 835
2011 - - - - - - - -
3 863 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15]. Pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[16], pour le recensement 2005 : base Cassini de l'EHESS.)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23,3 %) est en effet supérieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

Pyramide des âges à Nozay en 2009 en pourcentage[17]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,3 
7,7 
75 à 89 ans
11,4 
12,2 
60 à 74 ans
13,6 
18,6 
45 à 59 ans
16,8 
21,5 
30 à 44 ans
20,6 
17,6 
15 à 29 ans
15,5 
22,2 
0 à 14 ans
20,6 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[18]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune compte trois monuments historiques :

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2001.
  2. Réélue en 2008.
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 18 mars 2013).
  2. J. Chapron, « Inventaire mégalithique, iconographique, héraldique et archéologique de l'arrondissement de Châteaubriant », in Annales de la Société Académique de Nantes et du département de la Loire-Inférieure, 8e série, 1, 1900.
  3. Guillotin de Corson (abbé), Abbaretz. Monographie historique et archéologique, in Annales de la Société Académique de Nantes et du département de la Loire-Inférieure, 7e série, 9, 1898, ch.1.
  4. René Bourrigaud, « Aimé Antoine Richard Jules François Rieffel », in Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, vol. 31, p. 3208.
  5. Claude Champaud, L'exploitation de cassitérite d'Abbaretz-Nozay (L.I.). Contribution aux problèmes de l'étain antique, dans A.B., 64, 1, 1957, p.46 à 96.
  6. Claude Champaud, « Notice sur trois types d'outils gallo-romains retrouvés dans l'exploitation minière d'Abbaretz (L.I.) », dans Annales de Bretagne, 62, 2, 1955, p.293-299.
  7. Guillotin de Corson (abbé), Abbaretz. Monographie historique et archéologique, dans Annales de la Société Académique de Nantes et du département de la Loire-Inférieure, 7e série, 9, 1898, ch. 2 et 3.
  8. Alcide Leroux, « Découverte de tombeaux mérovingiens à Nozay », Bulletin de la Société archéologique de Nantes, t.XXII, 1883, p.198 à 203.
  9. Documents pour l'histoire de Nozay au Moyen-Âge, textes de Michel Nassiet, édition Collège du Patis Jourdeau, 1986, Bibliothèque des Archives départementales 44.
  10. Marchegay, Chartes nantaises du monastère de St Florent de Saumur, 1877, p.24-25.
  11. J.-P. Leguay & H. Martin, Fastes et malheurs de la Bretagne ducale, 1213-1532, Rennes, 1982.
  12. Association de Sauvegarde du Patrimoine Historique et Artistique de Nozay (ASPHAN).
  13. Infobretagne. Nozay : Étymologie et histoire de Nozay.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  16. « Nozay 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 31 décembre 2012).
  17. « Résultats du recensement de la population - Nozay - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  18. « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  19. « Notice no PA00108763 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. « Notice no PA00108762 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. « Notice no PA00108761 », base Mérimée, ministère français de la Culture.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]